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DébatFrance 24 (sur YouTube)· 2 septembre 2026 42 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Présidentielle 2027 : Le Pen-Mélenchon, un duel inévitable ? • FRANCE 24

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 40 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse partielle

    Comment sortir de ce duel Mélenchon-Le Pen ? Que se passe-t-il au centre ?

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce duel est un moment populiste ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Les sondages à 8 mois ont-ils une valeur ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une volonté de rupture et de radicalité dans la campagne ?

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Quelle est la sociologie du vote RN et LFI ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon est-il encore très concurrencé par Édouard Philippe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Emmanuel RivièreFait
    « Les Français ne voient rien. Donc, de ce point de vue-là, ils sont un peu agacés, déçus, fatigués. »
  • 4:42Emmanuel RivièreFait
    « Le vote du Rassemblement national, c'est pas une population qui s'est paupérisée, hein. »
  • 5:59Virginie LegayFait
    « Les deux candidats qui promettent de renverser la table, c'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, c'est ceux-là qui crantent. »
  • 9:00Stéphane VernayFait
    « C'est pas les sujets de Marine Le Pen. Et ça s'est un peu vu, en fait. »
  • 10:17Édouard PhilippeFait
    « Je pense que la proposition du Rassemblement National est inconstitutionnelle, scandaleuse sur le fond. »
  • 11:29Emmanuel RivièreFait
    « Elle est là, elle est candidate, elle dit que c'est elle et elle dit à l'intérieur de son mouvement que ça sera comme elle le décide. »
  • 14:54Stéphane VernayFait
    « Le vote utile, c'est ce qui gouverne le vote des Français. Ça s'est vu au municipal très très efficacement et ça a été très très présent en 2022. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:05

Bienvenue dans le débat. La campagne pour la présidentielle est lancée. Selon les sondages, la dynamique électorale de Jean-Luc Mélenchon pourrait lui permettre de se hisser au second tour face à Marine Le Pen favorite au premier tour. Alors face à ce duel potentiel, les candidatures de la gauche non mélenchoniste à la droite LR se multiplient. Le PS organise une primaire en octobre pour choisir son candidat parmi les cinq déclarés. Dernière en date, le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Raphaël Glucksmann est le favori du scrutin. Au centre, Édouard Philippe et Gabriel Attal mènent chacun une campagne tambour battant. Et puis du côté de LR, Bruno Retailleau est l'un des candidats déclarés avec Xavier Bertrand. Alors face à ce duel potentiel

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Mélenchon-Le Pen, les appels à une primaire de la droite et du centre se font plus insistants. Alors comment sortir de ce fameux duel ? Que se passe-t-il au centre et à ? Et qu'attendre de la primaire du ? On va poser ces questions à mes amis à mes invités. Emmanuel Rivière est avec nous ce soir. Bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes politologue, spécialiste de l'opinion. La guerre civile n'aura pas lieu, c'est votre livre, co-auteur donc chez Robert Laffont avec Nicolas Prissette. Nous avons avec nous Stéphane Vernay. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là, rédacteur en chef délégué de Ouest-France, éditorialiste en charge de la politique. Bienvenue. Virginie Legay est avec nous ce soir. Bonsoir. Vous êtes éditorialiste politique. Merci donc à tous les trois

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d'être là. Nous sommes donc à huit mois, huit mois du premier tour de l'élection présidentielle. Bien sûr, rien n'est joué, mais une constante en ce moment est là, c'est cette domination de Marine Le Pen au premier tour, on le voit dans tous les sondages. Et puis une dynamique de campagne favorable à Jean-Luc Mélenchon. Donc ce duel Le Pen-Mélenchon au second tour, Stéphane Vernay d'abord, est-ce qu'il ? Est-ce que c'est comme le dit Brice Tinturier par exemple, une sorte de moment populiste. On peut voir ça on peut voir ça comme ça, oui, effectivement. Après, rien n'est rien n'est rien n'est joué. De toute façon, là, on est à on est à Alors, effectivement, toutes les enquêtes d'opinion, tous les sondages nous nous prédisent aujourd'hui un second tour euh a priori euh Marine Le

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Pen euh Jean-Luc Mélenchon entre Enfin, ça fait partie des possibilités, c'est pas voilà, enfin, bon, euh En même temps, si vous voulez, je pense qu'il faut être très très raisonnable, très réaliste et s'inspirer de ce qui s'est passé précédemment. En fait, les sondages les sondages les intentions de les sondages sur les intentions de vote 8 mois avant la présidentielle n'ont absolument aucune valeur. Il peut se passer plein de choses. même les ? rien n'est écrit. Non, mais c'est pas ça, c'est intéressant. Ça ça ça donne ça donne un ça donne un une photo un point de vue de de l'état des des choses du moment aujourd'hui, sauf que on vote pas dimanche prochain. Donc, vous avez des dynamiques qui peuvent se créer, il peut y avoir des renversements de situation,

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il peut Voilà, et rien n'est sûr. On a on Dans le passé, on a vu plein de gens qui étaient annoncés comme favoris euh qui ont été totalement déclassés dans la dernière ligne droite et c'est pas c'est pas c'est pas à 8 mois que ça se joue. C'est beaucoup plus les choses s'affinent beaucoup plus proche du scrutin. Là, aujourd'hui, on est très loin, donc il peut encore se passer plein de choses. Encore une fois, rien n'est écrit. Donc, on verra. Monsieur de la Rivière, vous êtes ? Est-ce qu'il y a tout de même une sorte de volonté de rupture, une recherche de radicalité qu'on ressent dans le ? Ouais, il y a de toute évidence, et il y a pas que dans les sondages d'intentions de vote qu'on le voit, on le voyait aussi dans les les baromètres qui traduisent la le

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rapport des Français à la politique et à leurs dirigeants euh un très profond mécontentement qui est lié à la manière dont on est gouverné et à la manière dont les gens se sentent peu écoutés, peu considérés. Euh donc, on est proche du divorce, car après, ça il y a il y a tout un tas de de causes qui peuvent être des causes institutionnelles, des causes sur euh la la situation du pays, mais Il y a une colère. Ça se traduit il y a une Enfin, ça ça prend différentes dimensions. Mais en tout cas, il y a la conviction qu'on ne peut pas continuer comme ça. Euh et en fait, c'est une conviction qui est très partagée par la classe politique parce que à l'échelle nationale, c'est pas du tout la même chose à l'échelle locale, ça fait quand même des décennies qu'on s'engage dans les présidentielles,

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quel que soit le camp, en disant "Ça va être la rupture, le changement c'est maintenant et vous allez voir ce que vous allez voir, et cetera." et les Français ne voient rien. Donc, de ce point de vue-là, ils sont un peu agacés, déçus, fatigués. À côté, bon, et alors, après, il y a quand même un point important, c'est que le le statut dans les sondages, qu'il faut regarder avec la plus grande prudence, comme Stéphane le disait, n'est pas du tout le même pour Marine Le Pen et pour Jean-Luc Mélenchon. Elle, elle est très solidement installée sur un socle de popularité, sur la baisse du rejet, sur le fait que son électorat se reproduit très facilement d'une élection à l'autre. Euh, Jean-Luc Mélenchon qu'on pourrait qualifier pour plutôt les une population déclassée, une population

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en périphérie ou population en crainte de déclassement, mais le le le vote du Rassemblement national, c'est pas une population qui s'est paupérisée, hein. Euh, il y a assez peu de lien entre la situation sociale et le revenu et le vote du Rassemblement national. C'est un un vote qui est maintenant dominant dans toutes les catégories d'actifs, c'est quand même Bon, c'est-à-dire, en gros, entre 30 et 75 ans, c'est Marine Le Pen qui domine aujourd'hui dans les intentions de vote, mais il y a pas que les sondages, il y a eu les élections et on a vu aussi que ce vote était assez dominant, mais correspondant aussi à une sociologie dans les zones les zones rurales. Euh, pour finir, mais parce que c'est quand même un point important de conversation, Jean-Luc Mélenchon, il est

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encore très concurrencé par Édouard Philippe, il est il rassemble la moitié des voix de gauche, mais enfin, la la gauche c'est 30 % donc, de ce côté-là, l'affaire n'est pas jouée, surtout qu'il y a beaucoup de porosité dans l'espace qui va entre Mélenchon et Le Pen. Est-ce qu'il y a une prime au dégagisme du coup, euh, Virginie Le Guay, à votre ? Bah, on voit bien que les deux candidats qui promettent de renverser la table, c'est Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, c'est ceux-là qui crantent, d'abord parce que ils sont à peu près en ordre de bataille, il y a eu un peu de flottement avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, mais aujourd'hui, c'est Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon, il il y va depuis le début, c'est lui et personne d'autre et ça suit derrière. Marine Le Pen, elle a

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un programme qu'elle décline de façon plus ou moins habile. Là encore, l'interdiction du voile aux moins de 15 ans, on verra. Mais mon propos n'est pas tout à fait là. Donc ces deux-là crantent, mais ils crantent d'autant plus que en face, il y a soit trop de monde, soit personne. Et et que finalement, on on ne peut pas être à droite, au centre droit ou au centre gauche, c'est-à-dire tout l'espace qui reste, dire "Ah, le plus grand danger, le danger le plus mortel, la chose la plus terrible pour notre pays, ça serait que l'un ou l'autre arrive au pouvoir et pire encore que l'un ou l'autre se retrouve au deuxième tour." Certains disent "Ça serait délétère, ça serait mortifère, ça serait tout ce qu'on veut." et ne pas se mettre en ordre de bataille. Parce qu'on voit

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bien ce qui est en train de se passer. Édouard Philippe pense qu'il a toute légitimité à y aller tout seul. Gabriel Attal pense qu'il a toute légitimité à y aller de son côté. Pareil pour Bruno Retailleau. Et à ce petit jeu-là, le temps passe. On a dit qu'on était à 8 mois, mais on est à 7 mois et demi du premier tour. Et euh si les Français n'ont pas l'impression que en face de ceux qui veulent renverser la table, il y a des gens qui veulent vraiment se mettre, j'allais dire, en ordre de marche pour dire aux électeurs de de droite, euh là je parle du centre droit, du centre gauche, il y en a beaucoup quand même qui ne veulent voter ni Jean-Luc Mélenchon, ni Marine Le Pen. Et tous ces électeurs-là, ils sont un peu pour l'instant frustrés de se dire "Mais

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à quoi ils jouent nos ? Qu'est-ce qu'ils font pour nous montrer que l'heure est sérieuse, que l'heure est ?" qu'on peut peut-être essayer de s'entendre et de n'avoir qu'un seul candidat et pour ça ne pas attendre décembre ou janvier. Et oui, mais ça c'est effectivement toute la problématique, puisque vous mentionniez euh cette interdiction du voile dans l'espace euh public, donc qui est remis sur la table hein par Marine Le Pen. Euh Bardella, lui, minimise la portée de de cette mesure. Stéphane Vernay, pourquoi est-ce qu'elle euh remet cette proposition d'interdire le voile sur la table, alors qu'elle a elle a elle est favorite du ? Pourquoi reparler d'un sujet aussi clivant au sein de ses troupes. Enfin, en tout cas, Jordan Bardella, lui, n'est pas forcément sur cette ligne.

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Alors, moi je pense qu'il y a il y a potentiellement plusieurs raisons. D'abord, en fait, c'est c'est une proposition qui a plus d'une dizaine d'années, c'est quelque chose qui est qui est dans les cartons depuis longtemps. Euh, elle n'a pas elle n'a aucun sens, enfin, pour plein de raisons, ouais, c'est pas c'est pas la question, mais si vous voulez, le le fait de la remettre sur la table maintenant lui permet aussi de d'attirer euh et les les micros, les caméras, de monopoliser l'attention sur un sujet très clivant. Et en fait, elle elle c'est une façon aussi d'imprimer un tempo à la campagne et pendant qu'on parle de ça, on parle pas du reste, on parle pas d'autres choses. Donc moi je pense qu'il y a il y a une il y a il y a il y a une une démarche euh tactique

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dans cette histoire. Et puis elle je pense qu'elle elle le fait aussi en se disant que de toute façon le vote communautariste euh musulman et cetera est déjà acquis ou marqué du côté de de du de de la France insoumise, euh de de Jean-Luc Mélenchon et que donc elle a elle a potentiellement peu à peu à peu à perdre sur ce sur cette histoire-là. En même temps, si vous voulez beaucoup à gagner, en fait, de je crois pas, mais bon, ça ça c'est c'est une autre question, mais Et Marine Le Pen Rivière quand même beaucoup à une Jordan Bardella minimise, en tout cas, la proposition. ça ressemble beaucoup à une vieille tactique de campagne électorale. Il y a une pré-rentrée de la campagne qui s'est passée à euh ce qu'on appelle la Rêve, c'est-à-dire les universités de rentrée

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du Medef. On a parlé d'aides publiques, on a parlé financement de la dette, on a parlé redistribution, on a parlé retraites, on a parlé fiscalité et cetera. C'est pas les sujets de Marine Le Pen. Et ça s'est un peu vu, en fait. Et c'est Si les sujets de la campagne présidentielle portent là-dessus, euh elle va avoir un problème parce que son électorat est divisé sur ces questions-là. Et donc il y a un vieux truc qui est balancé dans sur la table, une proposition bien costaud, bien provoquante, qui oblige tout le monde à réagir parce qu'on peut pas rester indifférent à quelque chose comme l'interdiction du port du voile dans l'espace public. Et du coup, ça comme l'a dit Stéphane, ça a quand même recentré. On est encore loin de de l'élection, mais au moins ça euh

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repositionne. Il y a enfin, c'est une des compétitions de la d'une campagne électorale, ce que les Anglo-Saxons appellent l'agenda setting, c'est comment faire en sorte que le débat porte sur les bons enjeux sur lesquels vous êtes clairement positionnés. Et c'est comme ça qu'on fait. Et du coup euh Édouard Philippe a réagi hein ce matin sur France Inter euh sur ce sujet très clivant évidemment. Tous les autres réagissent, on va l'écouter. Je peux ne pas être à l'aise avec le port du voile, je l'ai dit, mais ça ne veut pas dire que je dis qu'il faut l'interdire. Je je pense que la proposition du Rassemblement National est inconstitutionnelle, scandaleuse sur le fond. Mais dans les principes républicains, il se trouve qu'il y a et depuis très longtemps la liberté

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religieuse. Donc, ceux qui veulent exercer leur liberté religieuse dans le respect de la loi, euh qui ne sont pas des fonctionnaires ou des agents publics qui eux sont tenus à une stricte neutralité et c'est tant mieux, et bien ils ont le droit d'exprimer leurs convictions religieuses. Alors là justement, est-ce qu'ils pourraient pas tous s'unir autour de ce sujet face à à Marine Le ? Marine Le Pen a obtenu ce qu'elle cherchait, recentrer le débat autour d'elle et autour d'une proposition qu'elle porte depuis 2012 avec plus ou moins de succès parce que d'ailleurs après chacune des campagnes présidentielles qui se sont précédées, elle a dit "Oui mais enfin bon, finalement, je suis pas sûre." Bon, elle est sûre, elle elle revient cette proposition. Elle elle sert aussi à

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marquer son autorité en interne. Elle sert aussi à dire à tous ceux qui soutiennent Jordan Bardella et des lignes assez différentes "C'est moi et je décide ce que je décide et vous avez intérêt à suivre." Mais la difficulté pour elle, ça va être que si Jordan Bardella continue à ne pas suivre tout à fait ce qu'elle dit parce que lorsqu'il a été interrogé sur cette proposition, il a dit "Oui enfin on fera pas la police du vêtement." Sous-entendu euh on verra bien. Et autre autre précision, cette proposition, elle est euh soumise à un référendum, référendum qui est pour l'instant euh n'est pas encore organisé, n'a pas encore vraiment les motifs pour s'organiser. Donc tout ça est est soumis à pas mal de points de suspension. Mais peu l'ichaut à Marine Le Pen. Elle elle

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est là, elle est candidate, elle dit que c'est elle et elle dit à l'intérieur de son mouvement que ça sera comme elle le décide. Même chose pour la retraite, Jordan Bardella, il avait une toute autre idée de la retraite. Lors lorsqu'elle a été invitée la semaine dernière justement à ce fameux débat du Medef, j'imagine laquelle on était tous, elle a dit "Ah mais moi je reviens à mon idée qui est la mienne, c'est-à-dire une retraite entre 60 et 62 ans selon l'âge du début de travail." Là aussi, c'est c'est une c'est une proposition euh que pour l'instant euh qui n'emporte pas l'unanimité totale à l'intérieur de de de et qui a provoqué plus ou moins euh directement d'ailleurs le départ de monsieur Durvi qui était le conseiller économique de Marine Le Pen, de Jordan Bardella et aujourd'hui de

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plus personne. Donc elle est là aussi sur une ligne qui n'est pas si simple que ça et euh je je j'en terminerai pour dire que à 7 mois et demi du premier tour, bien malin qui pourrait dire si effectivement l'avance très importante dont elle dispose aujourd'hui ne risque pas de s'éroder sur des coups comme ça qui sont plus des coups que des réalités qu'elle pourra mettre à exécution. Est-ce qu'on peut parler euh Stéphane Vernez face justement à ce duel potentiel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, est-ce qu'il peut y avoir la problématique du vote utile qui reprenne ou est-ce que c'est une vieille lune, plus personne ne croit un vote utile aujourd'hui en ? c'est pas une vieille lune, c'est l'inverse. Je pense que cette Ça va revenir. Bah oui et ce sera le

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cette problématique, elle va être extrêmement forte l'année prochaine. Euh le Enfin je vois qu'Emmanuel euh a des choses à à dire sur le sujet mais moi moi je Moi je je je suis persuadé que ça va ça va jouer énormément. Et d'ailleurs, je suis persuadé qu'il va y avoir un un écrémage énorme en fait et qui va en en réalité qui va se baser sur un principe très simple. Dans les camps où les gens auront la le seront persuadés qu'en fait ils n'ont aucune chance de gagner, [grognement] il y aura multiplication des candidatures et maintien des candidatures parce que ils prépareront ils seront tous en train de préparer l'après, à savoir les législatives qui sont fondamentales pour les partis politiques parce que nous on arrête pas de parler de la présidentielle mais pour

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les partis le eux ils pensent à leur survie au coup d'après et pour eux le coup d'après c'est les législatives parce que le financement public des partis politiques il se base sur les résultats des législatives. Donc tous ceux qui se disent "De toute façon c'est cuit, on peut pas gagner." Ils vont avoir la tentation de de d'avoir leur propre candidat à la présidentielle, ils iront jusqu'au bout pour pouvoir exister pendant la séquence présidentielle pour pour en se disant "J'ai une chance d'avoir euh de de de meilleurs résultats euh aux législatives." Ce qui à mon avis va être très potentiellement très préjudiciable à la gauche parce que c'est c'est c'est ça risque de ça risque de se terminer par euh une candidature du Parti communiste Fabien Roussel, une

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candidature des Verts Marine Tondelier, euh une candidature Place publique peut-être un un un candidat Parti socialiste et cetera et un émiettement en fait. Alors que pour le centre et la droite je pense qu'ils ont beaucoup plus de chance de se réunir peut-être en décembre, peut-être en janvier, que sais-je. S'ils se disent qu'à un moment donné il y en a un des trois là entre Édouard Philippe, Gabriel Attal et euh et euh et Bruno Retailleau, euh enfin bon je s'ils se disent qu'en fait en s'en s'entendant il y a peut-être une chance que ça que ça fonctionne d'arriver au d'en avoir un qui arrive au deuxième tour et et et de et de battre Marine Le Pen. Et je pense que leur leur probabilité de s'unir est beaucoup plus forte à droite et au centre qu'à gauche qu'à gauche aujourd'hui sur cette

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base-là. Et justement il y a justement sur d'abord cette problématique du vote utile, ça va ça va revenir pour ne échapper à ce duel Mélenchon-Le Pen. Oui il y a il y a deux choses différentes, il y a le front républicain. C'est-à-dire cette union de tous contre l'Assemblée nationale. Donc là on peut effectivement se demander ce qu'il en reste et dans quelles conditions il peut être réactivé. La dernière fois qu'on a voté il était présent. Il a fonctionné en 2024. [grognement] Le vote utile c'est maintenant ce qui Oui aux législative Le vote utile, c'est ce qui gouverne le vote des Français. Ça s'est vu au municipal très très efficacement et ça a été très très présent en 2022. 2022, en fait, on était déjà dans une logique à trois pôles

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gauche, centre, extrême droite et tous les les leaders de chacun des trois pôles étaient au second tour au-dessus de 20 % et les nains ont été ratiboisés. Y compris des gens dont les électeurs pensaient du bien, mais ratiboisés parce qu'ils n'étaient pas utiles. Et la grande question qu'on peut se poser pour 2027, c'est est-ce qu'on va être encore dans une logique ternaire avec la perspective d'avoir après 8 mois, 7 mois et demi de Marine Le Pen ? C'est-à-dire encore trois leaders représentant ces trois pôles-là, puisque voilà. qu'il y ait un leader qui rassemble Oui, mais du coup, si si les gens se font pas le boulot et comme les Stéphanie, il y a plein de raisons pour qu'ils le fassent pas, les électeurs le

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feront. Mais l'autre scénario, c'est une logique binaire. Oui ou non, Marine Le Pen présidente. En Pologne, ça a fini par devenir binaire, en fait. C'est pour ou contre le PiS. Tout tout le combat contre la l'extrême droite réactionnaire en Europe de l'Est, ça finit par un vote binaire. En Roumanie, il y avait deux candidats. Face à Orban, il y avait qu'un candidat. Et c'est c'est c'est une vraiment c'est une question, c'est que le vote utile, non seulement c'est peut-être pas une vieille lune, mais ça va peut-être finir par être utile avec un vote utile dès le premier tour en calculant le second tour et c'est un gros enjeu parce qu'il y a aujourd'hui des gens qui se disent je vais chercher dès le premier tour, non pas qui peut être au second tour de mon camp, mais qui sera le

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meilleur adversaire de Marine Le Pen. Virginie, oui, le vote utile, il va jouer d'autant plus que les électeurs et là j'en reviens à quand même ce qui constituera le point de bascule de cette élection, c'est-à-dire les électeurs du centre-droit, du centre-gauche, qu'on appelle le pôle central. S'ils sentent que leurs candidats sont trop faibles, trop fragiles, s'ils ont mis trop longtemps à s'unir, si leur union n'est pas assez sincère et si on arrive à l'élection présidentielle avec un un un ordre qui n'est qu'apparent et dans le fond un très grand désordre des pensées, des idées, des structures, bah je pense que les électeurs se diront "Bon, c'est pas la peine, je vais pas gâcher mon vote du 1er tour, je vais directement peut-être voter pour Marine Le Pen." Et

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c'est ça le grand danger, euh je crois, dont ils ne sont pas conscients. Ils imaginent tous que tranquillement, ils garderont leurs petites réserves d'électeurs, quel que soit le moment où ils se décideront à s'unir. Mais c'est pas comme ça que ça va se passer. Et je rejoins tout à fait ce qui vient d'être dit. Les électeurs, ils sont très stratèges et ils vont se dire "Entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, moi je préfère Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon." Mais ceux qui préféreront Marine Le Pen, ils le diront tout de suite, parce qu'ils ne prendront pas le risque de donner un gros score à euh Jean-Luc Mélenchon et surtout pas une voix qui serait perdue d'avance si elle partait chez Édouard Philippe, qui aurait été trop faible, ne parlons pas

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de Gabriel Attal ou de Bruno Retailleau. Donc entre les deux, c'est elle qui gagne. Enfin, en tout cas, c'est ce que montrent tous les sondages. c'est l'écart le plus important si elle est Si elle est face à Jean-Luc Mélenchon, c'est l'écart le plus important. Pas sûr. Après, moi juste une une une autre nuance sur le sur le Juste une petite précision sur le vote utile, moi je pense qu'il va jouer à plein, mais je il faudrait pas que ça conduise les candidats à faire une à commettre une erreur fondamentale qui serait de se dire "En fait, j'ai toutes mes chances si je suis identifié comme le candidat ou la candidate du barrage à Marine Le Pen." Rassemblement national. Celles et ceux qui vont construire leur campagne là-dessus et rien que là-dessus, "Votez pour moi, ça empêchera

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Marine Le Pen de gagner", ils ils ils ils vont rater le coche complètement. On a besoin d'avoir des candidats qui portent un vrai projet, structuré, organisé, et cetera, et qui soient porteurs d'espérance, et cetera. Sinon, en fait, excusez-moi je de le dire très crûment, euh il y aura le d'abord vous gagnez pas et en plus derrière, il y a la promesse d'un d'un d'un d'un merdier sans nom. C'est-à-dire, c'est totalement déprimant. Euh vous pouvez très bien vous on peut avoir un candidat qui est élu par défaut juste pour faire barrage à Marine Le Pen. Derrière, jamais il aura la majorité à l'Assemblée nationale. Et on se on se retrouvera à à nouveau avec une situation avec un pays ingouvernable, la capacité à monter une politique cohérente parce que personne pour voter

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les décisions et cetera. Donc on sortira pas d'une espèce de pétardière. Pour pour en sortir collectivement, il faut aussi que le choix se fasse par adhésion et non pas juste par en contre ou par défaut. Il faut un projet et puis un candidat. [raclement de gorge] Exactement. Si on écoute justement on va écouter Laurent Wauquiez hein puisqu'on parle du centre et de la droite, on l'écoute tout de suite.

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Plusieurs candidats de droite au premier tour, c'est prendre le risque qu'il n'y en ait aucun au second tour. Plusieurs candidats de droite au premier tour, c'est offrir sur un plateau à Jean-Luc Mélenchon son son ticket pour le second tour. Mes amis, que faut-il pour que tout le monde ouvre les ? Nous n'avons pas le luxe de nous payer plusieurs candidats de droite. Il faut le rassemblement de la droite. Alors, comment rassembler la droite ? C'est aussi Est-ce qu'il faut une primaire, pas de ? C'est vrai que l'idée de la primaire revient. Bon, Édouard Philippe c'est le centre avec Gabriel Attal mais évidemment ils veulent aussi récupérer cet électorat donc ils pourraient rassembler peut-être. Tout reste

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une question. Bah, une question encore plus épineuse quand on a ce problème aujourd'hui, c'est définir où commence la droite et où elle s'arrête. Oui, déjà. Et si on regarde où en sont les les électeurs, bah voilà, il y a une très grande porosité dans les thèmes de prédilection, dans les comportements électoraux entre les gens qui aujourd'hui sont proches des Républicains et les électeurs du Rassemblement national. Donc cette cette rhétorique suppose que dans son raisonnement, Laurent Wauquiez euh inclut Édouard Philippe. Sinon, ça ça ne pèse pas assez pour dire "Ben, c'est pourrait rassembler euh justement LR, ça pourrait aller de LR au centre

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Et c'est c'est c'est toute la question et c'est pour ça dont on disait tout à l'heure ben Virginie a très bien dit pourquoi il y a un avantage Le Pen, un avantage Mélenchon, c'est que eux sont candidats, c'est clair, sur un périmètre défini qui pèse qu'il pèse pour LFI, moins que le Rassemblement National, mais c'est très clair. Et entre les deux, c'est pas très clair et donc là, le raisonnement arithmétique, ça fait longtemps que les Français l'ont fait. Ils ont parfaitement compris comment ça fonctionnait une présidentielle, il y a que deux places au second tour et donc plus on est divisé, euh plus c'est c'est compliqué. Euh maintenant, on rentre dans le jeu de la politique et on a vu ce que ça donnait au Parti Socialiste, c'est quelle primaire, dans quelles

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conditions on organise des primaires, suffisamment euh euh porteuses pour que les gens se disent "Il vaut mieux que je passe par la case par la case primaire." Et là, les les conditions sont pas sont pas réunies, mais théoriquement, le raisonnement euh tient de toute évidence. Alors, évidemment, Édouard Philippe ne souhaite pas du tout euh de primaire, hein. Lui est candidat, Gabriel Attal aussi, donc déjà il y a une rivalité entre les deux. Est-ce qu'ils pourraient renoncer l'un en faveur de l'autre à un moment ? Il y en a un qui a l'argent du parti, l'autre qui est plutôt mieux placé dans les sondages. Alors, on a longtemps dit que ils ils avaient passé un accord secret euh qui ferait que si en décembre ou en janvier, il y en a vraiment un qui se détache

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loin devant l'autre, l'autre appellerait à soutenir celui qui serait en tête des sondages. Mais moi, je voudrais dire une chose, revenons-en à une règle simple. Ce qui sauvera ce bloc central qui aujourd'hui est perdu dans les calculs, les arrière-pensées, les les les les vraiment les les les On est loin de la vraie politique. Mais ce qui sauvera ce bloc central, c'est lorsque Édouard Philippe, qui est pourtant en campagne depuis très longtemps, et les autres se diront "Mais moi j'ai un projet et je vais y aller." J'ai entendu ce matin Édouard Philippe. Édouard Philippe, il a été interrogé sur euh l'école, sur euh tout un tas de choses. Et très souvent, il a dit "Oui, alors je déclinerai le moment venu." Mais on a envie de lui dire "Mais le moment, il est venu. On

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est en septembre, l'élection elle est mi-avril. Qu'est-ce qu'est-ce qu'il ?" Et pardon, et le quelques minutes plus tard, j'entendais euh François Hollande qui disait exactement la même chose. Il disait "Oui, alors non, on verra. Oui, enfin, je ne sais pas, on verra si je suis mais je vais faire un livre qui explique bien ce que je vais faire. Mais enfin, je trouve que c'est jouer avec les électeurs et surtout c'est jouer avec le feu. Parce que si ces gens-là se disent pas "Bon, il faut quand même que je convainque, il faut que j'enthousiasme, il faut que j'entraîne, il faut que les gens adhèrent à quelque chose de moi." et pas à se disent "Ah, il fait des bons calculs, il a plein de petites idées formidables." C'est pas ça la politique. La politique et surtout

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l'élection présidentielle, c'est entraîner et c'est que les gens disent "Ah, ben lui quand même, finalement, on l'avait sous-estimé mais il est bien mieux que ce qu'on pensait." On en est loin pour l'instant. Oui, mais justement parce que pour l'instant, il y a pas de candidat qui rassemble tout le monde. Il y a Et d'ailleurs, Gabriel Attal a dit "Il n'y a pas de candidat naturel de du camp." en fait, c'est plusieurs choses. Moi, je suis complètement d'accord avec ce que vient de dire Virginie. En fait, c'est ce que je disais tout à l'heure, il faut un projet, il faut l'enthousiasme, il faut créer une dynamique. Mais ce que je comprends aussi, c'est que les gens dont on parle, ce sont des gens qui ont déjà fait plusieurs campagnes présidentielles, qui sont des ils sont

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des gens des des ce sont des politiciens madrés et cetera. Ils savent comment ça marche, ils savent comment ils savent qu'une campagne c'est long et qu'il faut tenir la route jusqu'au bout. Et ce qu'on oublie cette année, c'est que jamais jamais une campagne électorale pour la présidence de la République n'a commencé aussi tôt. C'est délirant en fait. On avait les premières les premières annonces et cetera, les programmes et le les premiers les premiers euh les premiers meetings au printemps dernier. C'est de la folie. En fait, une campagne présidentielle, si vous voulez tenir la route, si vous voulez tenir le rythme, c'est euh c'est à l'automne que vous la démarrez et c'est et c'est le début c'est le début On y est ? non, il y a pas encore. [rires] C'est trop tôt en fait.

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Et donc en fait, si vous voulez, je pense que et et une dernière chose euh le les Pourquoi est-ce que les sondages deviennent pertinents en fait plutôt en ? Parce que en réalité, c'est aussi le vrai moment dans lequel les campagnes présidentielles commencent à percoler dans l'esprit des Français et des Françaises. Je pense qu'on est encore trop tôt. Nous, on se on se on se passionne pour ces questions. On a fond dedans parce que c'est notre métier. Mais moi, je suis pas sûr que les gens aient pas d'autres chats à fouetter en ce moment. En même temps, ils font campagne. Il y a 5 ans, on était à fond

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à la rentrée, Zemmour pas Zemmour, les candidats et cetera. Au lendemain de la primaire, j'étais à Kantar Public à l'époque, j'ai fait un sondage en demandant aux gens "Est-ce qu'il y a aujourd'hui un candidat pour lequel vous avez envie de ?" Et si oui, ? La moitié des gens me disaient "Non, c'est trop tôt. J'ai pas de nom à vous proposer. J'ai pas Voilà, c'est c'est c'est trop tôt." Des gens capables par ailleurs d'avoir une vision sur la société, une vision politique c'était trop tôt. Donc il y a il y a ce décalage entre les deux. Après, le problème du calendrier, il a aussi une autre incidence par rapport à la sagesse qui inviterait à se retirer, c'est que quand vous avez euh dépensé de l'argent pour votre campagne euh bah vous avez un peu envie d'aller

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au bout pour faire 5 % et accéder au remboursement. Donc si la décision vient trop tard, ça va devenir plus coûteux, la la décision. Le problème du bloc central malgré tout dans cette logique un peu de renversement de la table, c'est qu'il est sortant. Il est sortant aux yeux des Français. Il a assumé 10 ans de politique et on peut toujours jouer la rupture, c'est plus difficile. N'est pas Sarkozy qui veut pour expliquer que on était dans la majorité, mais qu'en fait tout va être tout va être nouveau. Et donc c'est ça l'équation. On a d'un côté Marine Le Pen pour toutes les raisons sur lesquelles on va revenir, très installée. On a un bloc central qui théoriquement pourrait être bah le camp du barrage parce que s'il y a encore un barrage pourrait voir récupérer au second tour

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les voix de la gauche mais ça sera une troisième fois ça va faire beaucoup et on a une gauche qui n'a pas le bon candidat de deuxième tour euh parce que Jean-Luc Mélenchon est la personnalité la plus rejetée aujourd'hui et parce que euh à gauche de Marine Le Pen à droite de Mélenchon dans les sondages. Non non il est pas en tête il est en tête dans les sondages à gauche oui mais la gauche elle pèse 30 % donc il en fait la moitié. Donc la marche est longue quand même entre 19 % ce qui est son point haut aujourd'hui dans le sondage IFOP et 51 % au second tour. Mais rien ne dit rien ne dit qu'il a pas déjà atteint le maximum de ce qu'il peut atteindre dans le cadre de cette campagne. Il a un point haut aujourd'hui mais euh voilà il faut tenir la durée. une dynamique. Bah c'est sûr

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c'est c'est surtout qu'en fait il a c'est c'est le c'est objectivement honnêtement la France insoumise c'est le camp le plus organisé le plus structuré le plus prêt et euh qui euh enfin je veux dire il y a que Jean-Luc Mélenchon qui est capable de faire un meeting de lancement de campagne avec plus de 25000 personnes il y a il y a que Jean-Luc Mélenchon qui est capable de réunir 10000 personnes à ses universités d'été. Les autres sont complètement riches jeune aussi pour Jean-Luc Mélenchon. encore une fois faut faut faut tenir la route jusqu'au bout et rien ne dit qu'en fait il est pas déjà à son point haut et le le le risque il y a une petite erreur qu'il faut pas faire c'est de penser que quand une courbe euh augmente il faut la prolonger. On a tendance intellectuellement à les

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prolonger. Ça ne vaut que dans certains cas et là c'est pas le cas pour le pour le coup faut pas prolonger la courbe Mélenchon. Je dirais deux choses sur Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon quand on entend son récit politique il dit toujours qu'il a failli être élu c'est totalement faux. D'abord il a jamais été au second tour mais il a été quatrième puis troisième ça n'en fait pas encore pour l'instant quelqu'un qui est sûr d'arriver au second tour. C'est vrai que aujourd'hui il rassemble d'autant plus de voix qu'à gauche il y a personne qui s'impose et qu'il y a tout un électorat qui l'écoute et qui se dit bah lui on l'entend on l'entend, mais parce que les autres ne sont pas audibles. Et c'est exactement ce qui se passe avec Marine Le Pen. On l'entend parce que les autres

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ne sont pas audibles. Marine Tondelier, par exemple, elle n'est pas audible. On va on va l'écouter. inaudible, Marine Tondelier. on va l'écouter. Je suis candidate avec pour slogan "Pour l'écologie", ça normalement maintenant vous avez compris, et "Pour l'union". Bah, il y a plus de primaire, mais il y a toujours pas de solution. On va dans le mur pour la troisième fois en trois élections présidentielles. faites aujourd'hui alors, Marine ? Parce que tout ça, on l'a su. écrit à tous nos partenaires. Nous avons eu un certain nombre de réponses. Nous échangeons avec les autres. Nous rencontrerons tout le monde dans les semaines qui viennent et nous ne lâcherons rien, ni sur l'écologie, ni sur l'union. Donc c'est la problématique encore hein de l'union de la gauche là

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Oui, et puis Marine Tondelier qui ne lâche rien. Moi, je suis quand même étonnée qu'elle n'ait pas su se saisir de tous les sujets qui sont arrivés dans l'actualité cet été et qu'elle en ait pas fait vraiment quelque chose d'extrêmement euh prégnant. Euh on l'a pas tellement entendue euh euh euh euh à part la clim ou à part je ne sais pas quoi. Il La clim, c'était Marine Le Pen. Oui, en plus. Et et et et le plan celui celui dont on a reçu les propositions, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et euh Marine Tondelier, elle est éternellement suspectée de vouloir rallier Jean-Luc Mélenchon, ce dont elle ne se cache d'ailleurs à peine. Donc Marine Tondelier, elle va passer à la trappe dans cette affaire parce que les électeurs l'ont parfaitement compris. Donc s'ils ne veulent pas euh qu'elle

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veu- que que leur vote aille vers Jean-Luc Mélenchon, ils ne ils ne ils ne ils ne la considéreront pas du tout. Vous êtes d'accord Stéphane Vernay avec ce qu'elle vient de ? Tondelier veuille se se rallier à Jean-Luc Mélenchon, non, je crois pas du tout en fait. Mais le problème, c'est que les Non, les écologistes sont profondément divisés aujourd'hui, mais ils l'ont déjà été à plusieurs reprises dans leur histoire. Ils ont l'habitude de ce genre de choses. Aujourd'hui, c'est la la ils n'ont pas encore choisi. Non, mais c'est ça. La problématique des écologistes, c'est de dire "Alors, est-ce qu'on soutient Raphaël ? Est-ce qu'on soutient Jean-Luc ? Ou est-ce que c'est Marine Tondelier qui représente le le le parti toute ?" Euh Moi, je pense que ils ne pas l'économie d'un vote

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interne. Il il faudra qu'ils demandent à leurs militants euh dans les dans les semaines ou les mois dans le mois qui vient peut-être d'ici octobre-novembre pour se pour se déterminer. De toute façon, j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure, à partir du moment où la gauche se dira "De toute façon, c'est cuit, on ne fera rien, personne d'entre nous ne peut gagner l'année prochaine." à ce moment-là, ils maintiendront tous leurs candidatures et vous aurez 4 ans Oui, alors justement, mais ils le paieront cher aux législatives. ? Ils s'imaginent qu'ils peuvent sauter l'obstacle parce qu'ils disent si on admettons que ce raisonnement tienne et qu'ils disent "On a aucune chance." ce qui est possible. Mais vous croyez que les électeurs aux législatives vont dire

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"Ah bah oui, nous on les adore nos candidats, on va voter pour eux." Mais non, ils sont en train d'organiser leur propre disparition. Même chose pour la droite, s'ils n'arrivent pas à faire une vraie campagne avec des vrais candidats, ils organisent leur propre disparition. Primaire en tout cas au PS au mois d'octobre, Raphaël Glucksmann qui est le favori, Olivier Faure donc premier secrétaire du PS déclaré candidat il y a il y a quelques jours. Donc là, il y a tout de même une primaire, il y a il y a quelque chose qui se passe tout de même Emmanuel Rivière. Donc est-ce que Non, vous avez l'air d'en douter. Bon déjà Raphaël Glucksmann il a je dirais le la nouveauté un peu, il incarne un peu une sorte de candidature un peu nouvelle. Bon Il y a quelque chose qui est prévu.

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Il y a un rendez-vous, il y a un agenda, il va y avoir une primaire, on en connaît les dates, il y aura deux tours, on connaît les modalités. Euh une des questions clés, ça va être est-ce qu'il y aura un débat ou des débats avant ces ? C'est très important parce qu'il y a encore il y a encore des il y a des gens qui s'intéressent à la politique dans ce pays et qui suivent un peu la politique dans les débats parce que dans les débats il se passe des choses intéressantes contrairement à ce que d'aucuns pourraient dire, il se passe des choses intéressantes, on comprend mieux comment les uns et les autres se se positionnent. Donc là, c'est une petite occasion pour un candidat d'émerger. Bon, après il y a la dimension de la primaire et là bah le piège il était dès le départ,

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c'est-à-dire qu'à partir du moment où euh la primaire ouverte à l'ensemble des candidats de des électeurs de gauche et des candidats de gauche a été écartée et qu'elle a été écartée faut faut faut voir le texte de la motion qui a été majoritaire. C'est aux militants socialistes de choisir leur candidat. Vous refermez mais vous refermez aussi sur un petit nombre d'électeurs. C'est favorable à qui dans ce ? C'est piégeux parce que vous êtes sur une primaire très incertaine, il va y avoir quelques dizaines de milliers de votants vraisemblablement. Sinon on est plus dans la logique de laisser les militants choisir donc on peut voter en payant 15 euros je crois ce qui va pas susciter un vote de millions de personnes et du coup c'est très incertain parce que vous avez effectivement un électorat

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à Raphaël Glucksmann ou ? Alors moi je suis sondeur, si je vous disais si je vous disais sur un corps électoral si petit moi voilà qui est le favori je serai en faute professionnelle. C'est très incertain d'avoir un alors ou alors il faut être très très très affûté sur les comportements des électeurs du du et des militants du Parti socialiste mais ça va dépendre de qui est là en fait c'est Raphaël Glucksmann c'est vrai que la primaire peut être piégeux pour un piège pour lui parce que on ne sait pas si ce corps électoral là va considérer c'est le bon candidat. Virginie Parce que entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann enfin ils sont quand même pas sur la même ligne d'ailleurs. je je ne suis pas sondeur alors je vais peut-être pouvoir dire ce qu'Emmanuel ne

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peut pas dire mais et moi il me semble très probable que Raphaël Glucksmann qui a qui a négocié tout l'été avec le Parti socialiste pour qu'il reprenne une partie de ses propositions euh sente que face à la faiblesse des autres candidats parce qu'il faut quand même pas se raconter d'histoires ils sont tous très faibles il représente peut-être même s'il ne fait pas partie réellement du Parti socialiste peut-être la meilleure option pour arriver à faire une campagne qui se tienne et il est possible qu'il gagne cette primaire et il est possible que il ne se rallie qu'à la condition où il a compris que l'appareil ce qu'il en reste les les ceux qui vont voter ce qu'il en reste voteraient pour lui et s'il gagnait cette primaire. Moi je veux bien faire ce petit pari avec vous.

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Moi juste un mot [rires] moi je pense que les primaires pas des machines à perdre, des fois ça marche et en fait vous pouvez créer une dynamique et une dynamique forte quand vous avez des primaires avec 2 millions de votants, 3 millions de votants. Donc ouvertes, ce qui est Oui, ça a eu lieu. Là, le je moi je pense que la les l'erreur est majeure, vous allez vous retrouver avec un truc qui aura même pas 100000 votants. L'image qui va être donnée, en fait, elle est dramatique. Débat ou pas débat, si vous voulez, si à l'arrivée on dit "Bah oui, il y a eu 80000 votants à la primaire pour départager les candidats du Parti socialiste." il y aura un candidat. Donc ça Est-ce que ça a ce mérite ? Non mais alors vous savez même pas parce que comme le disait très bien Emmanuel,

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quand vous la le quand le le la base électorale est aussi faible, d'abord vous pouvez pas savoir ce qui va sortir dynamique. et et vous pouvez vous retrouver avec des des des des des schémas, on a déjà vu ça, c'est c'est arrivé aux Verts, c'est arrivé aux Républicains. ? quand vous vous retrouvez avec un vote où vous avez, je sais pas moi, trois candidats et vous avez 30 33 % 33 % 33 % des voix des des des des voix pour chacun et que celui qui gagne euh gagne avec deux trois pouillèmes, euh vous vous vous créez pas la dynamique, vous tranchez rien du tout, vous vous réglez pas la question et le risque d'avoir en fait des des des perdants qui au lieu de se rallier et de soutenir celui qui a gagné, euh le dégomme le dégomme dans la foulée. D'autres l'ont dit aussi, c'est déjà

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arrivé, hein, c'est un peu le pari de François En fait, tous ceux qui veulent Tous ceux qui regardent En fait, il y a tous ceux qui veulent être dans cet espace-là, qui se disent euh "Bah, je vais pas je vais pas sortir maintenant." mais qui rêvent que la primaire accouche d'un candidat dont on se dirait assez vite "Ah bah, ça va pas le faire." et donc on a besoin de moi. Donc après la question de savoir si ces gens qui font ce rêve-là ont une capacité d'agir et d'influencer sur le vote des électeurs, mais c'est vrai que voilà, c'est un peu le pari que font certains. Alors, François Hollande dit "Bah, s'il y a une dynamique." euh mais pour les raisons qu'expliquait euh Stéphane Vernay, conditions sont pas totalement réunies pour créer une dynamique. S'il y a une

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dynamique, on aura pas besoin de moi, mais s'il y a pas de dynamique, je suis là. Je suis là et fortement qu'il y aura pas de dynamique. Mais oui, mais en même temps, Raphaël Glucksmann est plutôt bien placé dans les sondages a priori donc s'il gagne s'il gagne il y a peut-être Il est bien placé dans les sondages parce qu'il représente un espoir. Est-ce que est-ce que quand on regarde les sondages est-ce que son entrée en campagne a été ? Est-ce que sa déclaration de candidature est-ce qu'il suscite ? Ça c'est une question à laquelle je serais bien incapable de répondre. dans la rivière là-dessus. Juste la litanie des noms des bien placés dans les sondages qui ont perdu les primaires. [rires] Nicolas Hulot, Xavier Bertrand, Alain Juppé c'était une primaire ouverte c'était un petit peu

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différent. Cécile Cécile Duflot n'était pas la favorite en 2006 pour la primaire du Parti socialiste. Donc voilà et et Cécile Duflot qui était bien placée dans les sondages qui a perdu la la primaire de 2000 2016 et cetera et cetera. Donc les électeurs peuvent tenir compte de ça mais pas toujours. Les militants les 80000 20000 c'est beaucoup 80000. C'est beaucoup 80000. Juste moi je pense que si la primaire du Parti socialiste est un fiasco ça renforcera l'idée qu'il y aura pas de primaire pour départager les candidats du centre et de la droite et moi je pense qu'il y en aura pas ils en veulent pas en fait. Et ça se fera sur la base des sondages et surtout je pense que ça se fera entre eux sur la base de négociations internes. Entre eux par exemple Édouard Philippe

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et Gabriel Attal en particulier. Est-ce que moi je préfère négocier des ministères, des des listes pour les législatives. moi c'est plutôt ça je pense qu'ils vont négocier c'est-à-dire c'est je reviens à ma marotte hein c'est-à-dire le vrai le l'éléphant dans la pièce c'est les législatives. Est-ce que vous négociez dans ces cas-là c'est des circonscriptions qui soient gagnables et que vous réservez à vos candidats. Parce que le financement des partis politiques il se base sur le nombre de de de voix que vous faites au premier tour des législatives par avec vos candidats mais vous avez un bonus très important je crois que c'est de l'ordre de 2000 euros par an pour chaque député élu. Donc si vous avez un groupe qui est conséquent vous existez toujours sur la

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scène publique pendant toute la durée de la législature mais en plus vous avez vous avez de l'argent qui rentre dans les caisses. Et pour ça, bah vous avez tout intérêt à vous dire OK, on se met d'accord, si toi tu gagnes plus que des ministères ou des accords gouvernementaux, entre Attal et Philippe, hein, en fait, c'est Entre Attal et Philippe, et éventuellement Retailleau et les Républicains. Mais les Républicains, alors peut-être peut-être que Bruno Retailleau n'a pas plus envie que ça, mais moi je vous promets que chez les Républicains, je pense qu'ils y pensent et qu'ils ont eux ont envie en fait d'avoir de trouver un un terrain d'entente. Ah oui, tout à fait. Je vous rappelle qu'il est président du groupe du du du groupe parlementaire, il est président des Républicains à la

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Je suis tout à fait d'accord pour dire que les législatives, c'est vraiment le nerf de la guerre, parce que c'est là où on a de l'argent et c'est là où le parti peut exister. Mais quand on voit ce qu'est devenue la droite, ce qu'est devenue la gauche, combien de députés ils ont aujourd'hui, et le fait qu'ils n'ont pesé finalement que très peu dans toutes les négociations qu'il y a eu autour du budget, ou quand ils pesaient, c'était franchement à jamais décisif. Je vois mal comment après une campagne présidentielle qui aura été ratée, les électeurs se diraient "Ah, mais on va leur donner beaucoup de députés parce que on y croit vraiment." Mais non, c'est maintenant que ça se joue la survie des législatives. C'est pas on enjambe la présidentielle pour se réveiller aux législatives. Les

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électeurs, ils ont de la mémoire. Ils vont se souvenir de qui leur a parlé, qui leur a pas parlé, qui s'est adressé à eux, qui leur a proposé des vraies choses qui les intéressent, et ils vont pas tout d'un coup aux législatives se dire "Mais ils sont formidables finalement ces ces gens-là." C'est pas vrai. C'est maintenant et s'ils ratent cette marche-là, ils rateront la prochaine. Elle est déjà d'ailleurs très très petite pour eux la marche. Quand on voit Quand on voit que la droite, euh l'anciennement RPR, UDR, tout ce que vous voulez, et le parti socialiste se sont succédé au pouvoir assablement jusqu'à l'arrivée d'Emmanuel Macron, on se dit que là ils sont relégués dans le fin fond du fin fond du classement. Et donc, en mot de conclusion, Emmanuel

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Rivière là-dessus. Bon, rien n'est joué, hein, donc bon, effectivement, Mélenchon-Le Pen au deuxième tour, on voit que en tout cas la position au centre est compliquée. qui est très important dans le dans l'état actuel du pays, c'est ça peut se jouer aussi sur la capacité à rassembler ou à donner le sentiment qu'on va diviser le pays. Il y a la question du projet, faire envie évidemment. Mais la question que se poseront peut-être les Français, c'est de dire est-ce que on est reparti pour la guéguerre pendant l'augmentation de la tension, de la violence politique qu'ils rejettent ou est-ce qu'on a peut-être quelqu'un qui pourrait calmer le jeu et Quelqu'un de raisonnable en fait pourrait rassembler, c'est quand même la question qu'on pose. Dans une époque dans une époque où on parle de

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radicalité de à l'image des électeurs et des citoyens de ce pays qui sont beaucoup plus raisonnables qu'on ne l'imagine et plus raisonnables que leur classe politique. Vous êtes d'accord, ils sont raisonnables les électeurs en ? Est-ce qu'ils vont regarder les programmes sur la dette, les programmes sur l'emploi, sur les ? je encore une fois je pense que rien n'est écrit et que les et que les choses vont se se cristalliser dans les derniers dans les derniers temps et qu'il y aura un besoin de stabilité de de de de de de enfin surtout dans un monde qui est extrêmement extrêmement incertain qui est devenu extrêmement incertain, extrêmement dangereux. En fait, on voit bien au niveau de la situation internationale et cetera. Donc je je je je pense qu'il y aura enfin je

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je je reste optimiste sur le sur l'issue. Le le problème étant que effectivement aujourd'hui aujourd'hui honnêtement on ne sait pas qui est capable d'incarner ça. Merci beaucoup d'avoir participé à cette émission donc à 7 mois et demi du scrutin Virginie Le Guay, Stéphane Vernay, Emmanuel Rivière. Vous restez avec nous sur France 24, on se retrouve demain. Et merci.