Budget de la Sécu adopté: la réaction d'Olivier Faure, Premier secrétaire du PS
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi ce sourire ce soir ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Vous avez convaincu des députés LR de voter pour ?
- 2:41RelanceRéponse directe
Quelle réponse à Mathilde Panot sur le respect du mandat de rupture avec le macronisme ?
- 3:21RelanceRéponse directe
Les insoumis ont voté contre la suspension des retraites, quel est le sens de ce vote ?
- 5:42OuverteRéponse directe
Faites-vous partie de ce bloc central en soutien au gouvernement ?
- 6:22OuverteRéponse directe
Êtes-vous désormais dans une opposition utile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Fait
« j'ai cherché à convaincre mes collègues parce que ce soir c'est d'abord une victoire du parlement »
- 1:58Fait
« Personne ne enfin ceux qui sont dans l'opposition y restent et ceux qui étaient dans la majorité je sais pas très bien où ils sont »
- 2:41Fait
« le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose »
- 3:56Fait
« il y avait des ordonnances qui étaient évidemment derrière »
- 4:34Fait
« C'est pas en inventant des grands soirs qui ne viennent jamais »
- 5:42Fait
« les gens qui attendent le grand soir, le grand soir, il n'est pas encore à notre porte »
- 6:22Fait
« il y a un bloc qui s'est opposé c'est LFI et le RN massivement à l'unanimité »
- 8:23Fait
« il a d'autres voies possibles »
- 8:59Fait
« les délais sont trop courts »
- 10:16Fait
« ils veulent des économies mais sur qui et sur quoi ? »
- 11:33Promesse
« il y aura une loi spéciale pour parer au plus pressé »
- 13:28Fait
« les tarifs des mutuels ont été fixés au mois de juin et donc qu'ils avaient déjà anticipé cette augmentation »
- 15:20Chiffre
« on est à plus de 20 milliards d'euros »
- 18:38Fait
« ils n'ont même pas été négociés avec le premier ministre à aucun moment »
- 19:23Fait
« il s'est passé quelque chose de malheureusement assez simple et une maladie assez répandue qui est la présidentielle »
Temps de parole
- ?100 %
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Et ce soir, première réaction en direct sur ce plateau de l'un des vainqueurs de la soirée. On va voir s'il le dit comme ça. Lui également le patron du Parti socialiste Olivier Fort qui va faire son entrée sur ce plateau. Allez-y Olivier Fort, on vous laisse le temps de vous installer. Vous serez interrogé ce soir par Julie Ahed, par Marie Chan et par moi-même. Soyez le bienvenu. Bonsoir. Bonsoir. Le sourire ce soir. Bah le sourire oui parce que le sourire raisonnable visiblement. Oui, raisonnable parce que c'est d'abord c'est un moment important, un moment difficile aussi. Je comprends qu'il y a des gens qui hésitent et ils étaient nombreux. Euh et puis en même temps une une satisfaction pour les Français parce que ce projet s'il n'avait pas été adopté h
nous entrions dans une crise et avec au fond le retour de tout ce que nous avons cherché à retirer de ce projet pendant le mois et demi pendant lequel nous avons négocié et nous-même nous avons évolué. Au départ, nous étions très hostiles à ce projet et puis parce que les concessions ont été faites, parce qu'il y a eu des bougées importantes du gouvernement, on a parlé beaucoup de la suspension de la réforme des retraites, mais ce qui touche tout le monde, c'était les pensions de retraite, les prestations sociales, la hausse enfin le doublement des franchises médicales. C'était toute une série de sujets qui allaient impacter directement l'accès aux soins des Français et même leur retraite également, leur pouvoir d'achat et donc c'était important de pouvoir
aboutir. Et donc, il a fallu convaincre euh les députés, y compris hors de votre camp, vous avez essayé de convaincre aussi des députés LR de voter pour. Vous avez réussi peut-être ce soir, ils sont 18 à avoir voté pour. J'ai vu en fait qu'il y avait un journaliste qui avait évoqué le fait que j'avais parlé à un député Len dans un couloir en lui disant non pas de voter comme je l'ai lu pour Sébastien Lecornu. C'était pas le sujet. Personne ne enfin ceux qui sont dans l'opposition y restent et ceux qui étaient dans la majorité je sais pas très bien où ils sont. Bon enfin en tout cas la réalité c'est que j'ai cherché à convaincre mes collègues parce que ce soir c'est d'abord une victoire du parlement. Donc vous avez cherché à convaincre des députés à l'air aussi
mais chercher à convaincre des gens de toute formation politique plutôt à gauche. Mais vous démz l'argument c'était pour aider Sébastien Lecnu. C'est pas pour Mais pourquoi voulez-vous que j'aide Sébastien Lecornu ? suis de gauche, il est de droite. Mais ce soir, c'est une victoire d'abord du parlement lui-même parce que imaginez que après un mois et demi, on dise aux Français et aux Français, "Écoutez, on a négocié, on a obtenu des choses mais à la fin on en veut pas." Quel constat tirerait-il ? Je sais bien que il y a des gens qui se nourrissent de l'antiparlementarisme et qui considèrent que le parlement ça ne sert à rien. Et bien ce soir, le Parlement a montré qu'il servait à quelque chose et qu'après un débat nourri qui n'était pas médiocre, qui était un débat important, intéressant
avec des positions qui se sont exprimées, on a pu à un moment trouver un chemin qui n'est pas le chemin de quiconque. En réalité, c'est vrai que la gauche aurait adopté, certainement, si elle était majoritaire absolue, un autre budget et la droite, l'évidence, c'est que c'était pas son budget. Olivier Fort ce soir le tomb de critique qui s'aistes notamment venu de la gauche notamment venu de la France insoumise cité tout à l'heure je vous ai cité ce que disait tout à l'heure Mathilde Panot qui disait que vous et les insoumis vous aviez été élus sur un mandat de rupture avec le macronisme et que vous ne respectiez plus ce mandat là ce mandat de rupture avec le macronisme. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Mais Mathde Pan ce soir, elle a voté en réalité contre le fait
que désormais etth bien par exemple les personnes de retraite euh vont pouvoir être réindexé que on va pouvoir Oui. Mais enfin c'est quand même un problème, c'est que si on avait voté contre, on serait revenu au projet originel avec les ordonnances H et qu'aurait obtenu les Français le gel de leurs pensions, de leur prestation, le doublement de leur franchise médicale. Mais vous vous connaissez l'argument des insoumis sur ce pointl c'estàd que si on allait aux ordonnances, il y avait censure et le gouvernement tombait parce que vous auriez voté et vous auriez fait tomber aussi sans doute le gouvernement. Écoutez, je fais pas de politique fiction. Moi ce que je sais c'est que les insoumis ont été carb Vous venez d'en faire de la politique fiction en disant s'il en avait pas
voté, il y aurait les ordonnances. Bah parce que c'était le cas. Il y avait des ordonnances qui étaient évidemment derrière. Et moi ce que je vous dis c'est que quand je vois que les insoumis qui se sont battus avec moi dans la rue contre la réforme borne ont voté, tenez-vous bien, contre la suspension de la réforme des retraites, contre pas abstention, pas euh parti faire un tour pendant qu'on voté là-dessus. Non, ils ont voté contre. Quel est le sens de gens qui se sont battus et qui disent "Mais parce qu'on a pas tout obtenu, c'est pas encore l'abrogation, donc la suspension c'est pas assez, donc on vote contre." Enfin, moi quand j'ai une victoire possible maintenant pour les gens, pour ceux qui vont pouvoir partir plutôt à la retraite, je la prends parce que c'est
comme ça qu'on doit faire de la politique. C'est pas en inventant des grands soirs qui ne viennent jamais. Parce que moi, je veux bien aller jusqu'au bout de votre fiction, on aurait 10 sous. Et qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous pensez sérieusement que insoumise serait majoritaire à elle seule au parlement et qu'elle pourrait imposer l'aboration de la réforme des retraites ? Tout le monde sait bien que ça n'est pas le cas. S'il y avait demain une émission du chef de l'État, est-ce qu'on est sûr que Jean-Luc Mélenchon serait élu ? Est-ce que vous pouvez me dire vous à travers les enquêtes d'opinion alors que les enquêtes d'opinions disent exactement les elles disent que c'est le plus mauvais candidat face à Jordanie Bardella au second tour qu'il serait
battu à plat cag vous le dites aussi vous le dites aussi vous que ce serait le plus mauvais des candidats mais je regarde les sondages je ne suis pas sondeur je dis simplement que l'évidence c'est que il parvient lui à unir toutes les droites entre elles contre lui. C'est pas là le sujet. Ce que je veux dire, c'est que les gens qui attendent le grand soir, le grand soir, il n'est pas encore à notre porte. Et donc si on n pas de grand soir, au moins qu'on ait pas des matins blem avec des gens qui découvrent demain matin que finalement leurs pensions vont diminuer. On est à la veille de Noël. Ouais. Est-ce que vous pensez que les gens ils veulent qu'on leur dise "Mais vous savez que si demain il y a une élection présidentielle, peut-être que un homme ou une femme de gauche
l'emportera et donc à ce moment-là vous serez récompensé de vos efforts." Non, ce qu'ils veulent savoir, c'est maintenant ce qui peut se passer et savoir que l'année prochaine leur pouvoir d'achat sera préservé grâce à nous. C'est ça que j'ai cherché dans ce débat là et uniquement cela. Ouais, on évoquait les critiques à Serbes de la France insoumise, elles sont aussi venues de la part du Rassemblement national, sans surprise. Et quand on regarde cette photographie de qui a voté quoi aujourd'hui dans cet hémicycle, est-ce que constate que ce bloc central s'est élargi au Parti socialiste ? C'est assez étonnant de le constater. Est-ce que vous considérez aujourd'hui faire partie finalement de cette majorité qui n'en est plus une, mais en tout cas des critiques qu'on vous adresse ? Est-ce
que vous faites partie de ce bloc là en soutien finalement du gouvernement ? Non mais c'est aussi ridicule de dire que je suis dans un bloc central avec les macronistes que de dire que LFI égale le RN. Je pourrais dire ça aussi. Il y a un bloc qui s'est opposé c'est LFI et le RN massivement à l'unanimité unanimement. Donc est-ce que je dis ce soir que LFI le Ren c'est la même chose ? Je dis que non. H je dis que ce n'est pas la même chose. De la même façon que quand moi je vote sur un texte avec des macronistes, avec des gens qui sont issus de ce fameux bloc central, je ne suis pas devenu macroniste, ils ne sont pas devenus socialistes. Mais donc vous êtes désormais dans une opposition utile. Ce sont les mots employés notamment par Boris Valot aujourd'hui dans dans le monde. Est-ce
que ça veut dire que dans les prochains jours, alors qu'on va parler bientôt du du budget de l'État qui va revenir à l'Assemblée nationale, est-ce que là encore vous allez être dans cette opposition constructive et peut-être allez-vous envisager à nouveau des alliances avec le camp macroniste ? Mais là-dessus, soyons justement, c'est bien que vous me posiez la question, en réalité sur la partie du budget de l'État, on est pour l'instant très loin d'être proche d'un compromis. H ce qui s'est passé en première lecture, vous avez observé que d'ailleurs tout le monde avait voté contre la première lecture, mais nous sommes très loin de la moindre concession qui a été accordée à la gauche sur un budget sur lequel nous demandons nous de la justice fiscale. Nous demandons à ce que ce ne
soit pas toujours les mêmes qui payent, pardon, et que on ait le sentiment que un moment les ultra riches ne sont pas les seuls épargnés par le bud. Et vous avez pris soin de dire pour l'instant mais parce que je suis ouvert au dialogue toujours si demain en fait je prends un exemple qui n'est plus possible parce que le règlement de l'assemblée fait queon ne peut plus réintroduire la taxe Zucman mais simplement pour être compris moi je continue à la porter je continue à croire que si demain nous sommes majoritaires, nous devrons imposer la taxe duman parce qu'elle permet d'introduire de la justice et notamment de faire payer ceux qui ne payent jamais rien et qui sont pourtant les plus riches entre nous. Mais ça a priori c'est un un niet total. Mais c'est un niet total en première
lecture et de toute façon parce que ça n'a pas été adopté en première lecture nous ne pouvons pas y revenir en deuxème lecture. Mais il a d'autres voies possibles. Moi j'aimerais par exemple que bah par exemple sur la surtaxe de l'impôt sur les sociétés il était de 8 milliards à l'an passé, il est passé à 4 milliards cette année et le Sénatal l'a même ramené à zéro. Et bien par exemple, ça fait partie des sujets sur lesquels j'espère qu'on débattra mais on verra bien ce qu'ils sont ce qu'ils sont prêts à faire et comment est-ce qu'on envisage ce PLF. Mais pour l'instant, je vous le dis, on est tellement loin que je peux même pas dire le compte n'y est pas, c'est que pour l'instant, il n'y a aucune voie de passage pour arriver à alors que ça vous semblait plus facile
avec le budget de la sécurité sociale initialement ou ou le chemin était compliqué également ? Ça me paraissait compliqué aussi. Donc je ne dis pas que nous n'arriverons à rien, h je dis simplement que pour l'instant l'évidence c'est que nous n'y arriverons pas dans les délais qui nous sont fixés et donc vraisemblablement nous passerons par une loi spéciale pour éviter ce qu'on appelle le shutdown à la française enfin pour éviter que paralysie budgétaire tout soit paralysé vous êtes convaincu que la loi spéciale sera l'outil utilisé par le premier ministre ce soir ça fait je n'en sais rien ça paraît inéluctable selon vous mais ça me paraît enfin je vous dis à partir de ce que je connais et de ce que je comprends de ce que sont prêts à ces gens qui appartiennent au bloc central.
Les délais sont trop courts en fait. C'est ça. Bah les délais sont courts et surtout et je vois l'opposition très nette de toute forme de à toute forme de justice fiscale par les LR, par Horizon, par ensemble pour la République, par le modèem et donc je ne vois pas très bien comment on y parviendrait. Si demain ils sont prêts à réinstaller des outils qui sont ceux de la justice fiscale, par exemple en faisant un ISF qui rapporte vraiment de l'argent, s'ils sont prêts à revenir sur la tax, s'ils sont prêts à abandonner la fin de la CVAE, s'ils sont prêts, il y a toute une série de sujets sur lesquels on peut discuter. Ils seront prêts si vous vous êtes prêts en contrepartie à faire des économies, mais euh qui nous disent lesquels ? Parce que c'est toujours pareil en fait,
ils veulent des économies mais sur qui et sur quoi ? Moi, je suis prêt à ce que sur le projet de loi de financement de la sérité sociale par exemple pour revenir à l'OPLFS, on aurait pu faire des économies nombreuses. Vous avez aujourd'hui 80 milliards d'exonérations de cotisation sociale qui sont distribuées aux entreprises chaque année. On aurait très bien pu en reprendre une partie. toutes ne sont pas inutiles. Je j'entends bien que une partie de ces cotisations ne sont pas payables par les PME par exemple et puis parce que il y a aussi une concurrence avec International et qu'il faut faire attention à ne pas faire n'importe quoi. Enfin, quand vous avez des entreprises comme euh je vais pas les citer mais enfin allez-y allez LVMH euh ST microélectronique Michelin, c'est
qui ont obtenu parfois des avantages considérables qui distribuent des dividendes qui sont parfois l'équivalent de ce que l'État leur permet de gagner en les exonérant cotisation sociale. Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est logique ? La réponse d'un socialiste, c'est non. Bon bah là, on n pas pu obtenir ces économies là. J'espère que dans un avion où nous aurons une majorité, nous pourrons le faire pour expliquer à celles et ceux qui nous regardent ce soir là, il va y avoir des délais très contraints pour obtenir un budget d'état avant le 31 décembre. Et vous nous dites ce soir, c'est peu probable. Donc, il y aura une loi spéciale pour parer au plus pressé, pour glisser vers 2026 et pour en réalité reprendre en 2026 ces débats autour du budget de l'État. Qu'est-ce que vous
dites ce soir à Sébastien Lecnu ? On s'appelle, on discute comme on a su le faire et trouver un chemin sur le budget de la sécurité sociale, peut-être que au bout du bout dans quelques semaines, on on peut réussir aussi à trouver un chemin sur le le budget de l'État. Et j'ajoute, est-ce que vous vous êtes entretenu ce soir avec le premier ministre ? Mais je crois qu'il a réuni ses ministres, je n'en suis pas donc en fait et je n'entends pas en être. Donc il y a pas de Non, non, je ne l'ai pas eu et je sais bien que la légende se répand, qu'on se parlerait toutes les heures ou presque. C'est très loin d'être la réalité. Nous sommes chacun de notre côté en fait. Nous avons simplement la seule chose qui nous a relié, c'est que nous avons fait la même analyse du
moment dans lequel nous étions. Il n'y a pas de majorité. Le Parlement doit reprendre ses droits, chacun doit être responsable et donc l'absence de 493 oblige chacun à prendre sa responsabilité y compris sur le budget de l'État. Donc on peut aussi s'entendre, vous pouvez aussi vous entendre au fin des fins sur le mé sujet et c'est la première fois depuis que la constitution de la 5e existe. Je suis parlementaire depuis plus de 10 ans. La réalité c'est que je n'ai jamais eu autant le sentiment d'être parlementaire que ce soir. Pourquoi ? Parce qu'habituellement on arrive, on dépose des amendements, on les défend, parfois ils sont adoptés mais à la fin on sait que il y a un papa ou une maman qui arrive et qui dit "Écoutez les enfants, vous avez assez joué maintenant 493
et là c'est fini." Et donc cette fois-ci, il y avait pas de 493. Nous savions que chaque vote comptait, qu'à chaque moment, nous avons pu obtenir des gains, parfois des pertes aussi. Le fait pas seulement de mon groupe, de tous les groupes parlementaires. Vous dites "Il y a des gains sur le pouvoir d'achat. Euh, il y a aussi des pertes pour le pouvoir d'achat. Le milliard d'euros qui va être réclamé avec ce budget de la SQ au Mutuel, ce sont les Français qui vont le payer. Ça c'est une perte pour leur pouvoir d'achat, on est d'accord ?" Non. Non. Non. pour vous savez très bien pourquoi parce que les tarifs des mutuels ont été fixés au mois de juin et donc qu'ils avaient déjà anticipé cette augmentation et qu'ils avaient déjà augmenté les tarifs. Donc vous pensez que ce milliard ils ne le
récupéreront jamais. Ils n'avaient pas prévu de baisser leur tarif après le vote du PLFSS. Donc la réalité c'est que cette hausse là avait déjà été anticipée par les mutuels et que désormais en fait je ne vois pas pourquoi il devrait que vous ne voyez pas pourquoi. Très bien. Mais à partir du moment où ce soir on leur dit il y a un milliard en plus l'an prochain, rien ne les empêche l'an prochain de dire attendez ce milliard va falloir le récupérer sur tel et tel contrat. Mais rien n'empêche jamais personne. Simplement en fait la réalité c'est quand même que ils ont aussi des cootisans qui vont aussi leur dire leur fête. Ils vont aussi leur dire que ils ne peuvent pas enfin ils n'accepteront pas de voir leur cotisation augmenter indéfiniment alors même que elles ont
déjà augmenté l'an passé et que cette hausse de 1 milliard que vous évoquez elle est absorbée déjà par vous nous dites ce soir que c'est possible en réalité c'est possible malgré tout malgré tout ce que vous dites c'est possible qu'il y a un prochain mais même s'il y a pas de taxe de 1 milliard de toute façon c'est possible vous enf nous ne contrôlons pas et c'est heureux nous ne contrôlons pas toutes les entreprises de France quand on prélève des impôts sur les entreprises Vous pouvez avoir le même discours. D'ailleurs, je suis surpris que ceux qui s'interrogent sur la taxe sur les mutuels s'interrogent pas quand on attaque les entreprises. C'est la même chose. Elles peuvent dire bah on va le répercuter sur les prix parce qu'on veut des marges qui soient suffisantes. Donc
quand vous augmentez les impôts des grandes entreprises, elles peuvent dire bah écoutez demain on le répercutera sur les clients. Donc tout est toujours possible. simplement à un moment, il y a une rationnalité qui doit jouer aussi et tout le monde doit jouer le jeu parce que le patriotisme c'est ça n'est pas simplement le fait des parlementaires, ça peut être aussi le fait des chefs d'entreprise, des mutualistes, de toutes celles et ceux qui ont en commun notre pays. Vous l'entendez d'ailleurs le le vous entendez l'inquiétude des patrons aujourd'hui encore qui signent des tribunes dans les journaux qui disent que cette assemblée nationale là, elle est déconnectée des réalités économiques du pays, qui se disent inquiets, qui voient le déficit filer. Qu'est-ce que vous leur répondez
ce soir ? Mais que le déficit filerait s'il n'y avait pas de PFSS. Jusqu'à quelle heure ? Et que c'est précisément parce que nous avons voté un PFS toujours. Ah bah il file toujours. Bien sûr. On est à plus de 20 milliards d'euros. Oui, on est un peu plus de 20 milliards d'euros. Mais si on en partie à cause du Parti socialiste qui a demandé des dépenses supplémentaires en partie parce que nous avons cherché à protéger les Français parce que nous considérions que il était impossible de demander à des gens qui ont déjà tant de mal à finir leur fin de mois de leur prélever en plus le montant de l'inflation. C'est ça que nous avons obtenu. Mais en fait, si on veut trouver de l'argent, nous avions des réponses. Nous aurions pu augmenter la CSG sur le capital davantage que nous l'avons fait.
Nous aurions pu aussi supprimer des des exération de cotisation. J'entends ces chefs d'entreprise qui nous disent "Ah, ça va pas mais enfin que sont-ils prêts à faire eux ? Est-ce que vous ne trouvez pas que c'est parfaitement anormal que dans un pays comme le nôtre qui euh avec des gens qui se présentent libéraux qu'il y ait 211 milliards des deux entreprises chaque année ? 211 milliards et ils ne veulent rien lâcher. Bah écoutez, moi je comprends pas. Et donc bah s'ils veulent trouver des économies, j'ai une liste à leur proposer. Olivier Fort entre vous et Boris Vallot, il y a encore quelques semaines, vous agitiez un jour sur deux la menace de la censure. Est-ce que vous considérez ce soir que le Parti socialiste ne menace plus de censurer le gouvernement ou
est-ce que ce chiffon rouge peut revenir dans les prochains jours ? Vous avez raison, vous avez raison de préciser et tout à l'heure, je l'ai dit en introduction, nous avons au fur et à mesure de la discussion évolué. Pourquoi ? Parce que au démarrage, quand on ne voit rien venir, quand on pense qu'il n'y a aucun accord possible, évidemment que nous considérons que il n'y a aucune raison d'aider ce gouvernement. Et donc quand les choses se passent bien, qu'il y a des compromis possibles, là nous pouvons y compris aller jusqu'à voter un projet de loi de fin de la sécurité sociale parce que nous avons le sentiment que nous avons pu protéger les Français. Donc en l'État, mais donc cette évolution, elle n'est liée qu'à une seule chose, c'est à l'évolution du gouvernement. Donc c'est
pour ça que nous ne censurons pas le gouvernement. Mais si demain le gouvernement revenait avec l'idée de produire euh je sais pas moi des taxations sur euh les plus modestes pour équilibrer son budget, mais dans la seconde qui suit, mais son censure, elle est déposée parce que nous ne pouvons pas accepter d'être en contradiction avec ce pourquoi nous avons été élus. Mais je serais pas un peu un peu culotté, pardon, après tout ce que vous avez pu obtenir avec ce ce budget de la SCU, vous êtes encore là ce soir à nous dire potentiellement euh on peut le censurer. Non, je vous dis que si demain, mais je sais bien que après ce que vous avez obtenu, je sais bien que l'intention du Premier ministre n'est pas de venir demain nous prendre en ciseau et venir proposer au
Parlement un projet de budget qui serait en contradiction complète avec ce que nous portons. Donc pour l'instant, ce que je dis c'est que pour que nous allions jusqu'à l'abstention sur le projet de loi de finance, ça supposerait qu'il y ait des concessions puissantes et qu'il permettent de la justice fiscale là aujourd'hui où il y en a pas. Et donc pour l'instant le compte effectivement n'y est pas. Est-ce que le vote de ce soir c'est un clou de plus sur le cercueil de l'alliance entre les socialistes et les insoumis ? Mais moi, j'aime pas parler de cercueil, de clous, de tout ce que vous voulez. Je suis en désaccord profond avec ce qu'ils font. Je ne comprends pas que il n'accepte pas l'idée de jouer le jeu du parlement. On ne peut pas dire "Je veux une 6e République qui soit plus
parlementaire où le parlement serait enfin souverain finir avec le avec Jupiter et puis quand on n pas de 493 quand on a enfin un parlement souverain dire je veux rien négocier avec personne." Ils n'ont même pas mais rendez-vous compte Maxime Skitech qu'ils n'ont même pas été négociés avec le premier ministre à aucun moment. Ils ont considéré qu'il y avait pas de discussion possible. Mais comment voulez-vous ensuite expliquer que vous voulez demain un parlement souverain, un parlement qui soit celui qui permettrait d'entrer dans un régime parlementaire et en finir avec le présidentialisme à la française ? Il y a quelques mois encore alors il y a quelques mois encore vous signez une alliance avec ce même groupe avec la France insoumise là. Maintenant, vous
êtes vous êtes là à nous dire ils sont des irresponsables. Euh vous ne comprenez pas leur jusqu'au boutisme. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps, l'espace de quelques mois ? Comment vous analysez le comportement de vos ex alliés ? On peut dire ça comme ça maintenant s'est passé. Il s'est passé quelque chose de malheureusement assez simple et une maladie assez répandue qui est la présidentielle avec des gens qui sont obsédés par la présidentielle. Il y a que ça qui compte. Donc alors même que c'est le parti qui nous expliquait que euh le président tout-puissant c'était l'horreur et qu'il fallait se rendre incarter au plus vite. Désormais plutôt que de passer par le parlement, il y a plus qu'une élection qui compte. C'est la présidentielle. La présidentielle, la
présidentielle. Il faut que Macron démissionne. Il faut que on l' tout de suite dans Imaginez que si Macron démissionne ce soir, dans 35 jours, vous avez le premier de l'élection présidentielle. En 35 jours, on vote. Moi ce que je dis à toutes celles et ceux qui aujourd'hui espère avec la gauche dans 35 jours, est-ce que quelqu'un est sûr que nous n'aurons pas commis le pire en mettant le pied à l'étrier à Jordan Bardella ? Et bien moi, je crois que nous avons plutôt intérêt à faire en sorte de réfléchir à deux fois, de faire en sorte que le Parlement retrouve ses droits, que le Parlement soit souverain, que le Parlement soit enfin respecté. ce que ce soit et ce qui me plaît. Justement Olivier Fort, on a pu lire dans la presse ces derniers jours que vous étiez d'une certaine manière
chafoin euh de voir que ce que vous faisiez, les efforts que vous faisiez comme patron du Parti socialiste pour obtenir ce budget pour qu'il a un compromis à l'Assemblée ne se traduisent pas dans les sondages en votre faveur, notamment dans les sondages d'intention de vote pour pour 2027. Qu'est-ce que vous dites ce soir ? Enfin, c'est une victoire pour moi et on aurait pu écrire ici fort première victoire. Non, pas du tout. C'est pas ma victoire franchement. Cette victoire c'est celle de toutes celles et ceux qui croient au parlement et moi je crois au parlement. Je suis un parlementariste convaincu. Et donc ce soir je je n'ai jamais tiré la cha mais pas à chaque fois du tout. J'ai dit parce que la question m'a été posée de dire mais ça vous profite pas dans les sondages ?
Bah oui, ça me profite pas dans les sondages. Et alors ? pas mon problème. Mon problème c'est un moment d'être juste et de pouvoir me regarder dans un miroir et me dire que ce que j'ai fait était utile à mon pays et aux gens que j'entends protéger. Et c'est ça qui me qui me motive chaque matin. Pourquoi je me lève ? Pourquoi je me dis chaque jour, allez on y repart, on se bat et cetera. Parce que je crois, j'ai des convictions. Je suis pas simplement mu par l'idée que demain pourrait me porter je ne sais vers quel destin. On verra bien. C'est pas le sujet. Vous vous parliez du virus de la présidentielle. dont à lesfill seraient obsédé. Certains pourraient vous rétorquer que vous vous êtes atteints par le virus de la trouille d'une éventuelle dissolution. C'est aussi ça
peut-être le clé. La clé. Vous n'avez pas la trouille, c'est certain. Et ça revient en boucle hein chez vos adversaires au Rassemblement national. Marine Le Pen encore ce matin dit, je la réclame cette dissolution, mais certains décrivent aussi que dans le Bloc central et au Parti socialiste, vous auriez beaucoup pas à perdre d'une élection anticipée nouvelle. C'est faux. Vous vous n'avez pas du tout peur d'un retour les sondages tous les sondages qui sont sortis sur les législatives montrent au contraire que nous nous sommes dans en forte progression et donc il n'y a aucune crainte de notre part et tous la même chose hein les sondages et même non vous parlez pas on parle pas des mêmes je parle des sondages sur les législatives et donc ce que je dis c'est que tous ces
sondages là montraient que nous avions plutôt à gagner à une dissolution qu'à perdre mais nous n'avons pas fait un choix qui était un choix partisan un choix qui revenait à nous servir mais à servir les français et les français et c'est quand même la grande différence avec ceux qui jouent. Il y a des gens qui font de la politique avec beaucoup de cynisme. Ça n'est pas notre cas. Si il y a une chose dont on peut nous créditer, c'est notre sincérité. Dans un moment comme celui-là, nous n'avons pas fait un choix qui nous favorise. Nous avons fait un choix qui est un choix qui peut-être d'ailleurs, c'est ce que vous écrivez ce soir, vous marquez le cornu première victoire. Mais moi, je suis pas là pour servir monsieur le cornu. Je suis là pour servir les Français. Et
pourtant, peu importe ce que vous écrirez sur vos écrans de télévision, ça m'est égal ce que je fais. La fierté que j'ai ce soir, c'est de pouvoir rentrer dans ma circonscription et ce soir leur dire "Les gars, les filles, et ben vous m'yez demandé de vous protéger, je l'ai
Olivier Faure