Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 31 mai 2026 27 min

Dominique de Villepin est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

19h32 sur France info. C'est l'heure du grand entretien. Et pour commenter et commencer, première réaction de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin.

Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être parmi nous.

Victoire du PSG. J'imagine que vous avez regardé cette victoire hier soir. Est-ce qu'elle redonne la fierté au pays comme l'a dit le chef de l'État ?

C'est un exemple à suivre. le chef de l'État dit et c'est un bon exemple juste avant la Coupe du monde. Donc souhaitons que ce soit de bonne augure pour notre équipe nationale et c'est tout le sport qui était à la fête ce weekend parce que nous avons eu aussi la très belle victoire de W Bayama en finale avec San Antonio, Moïse Coamé au tennis.

Donc euh les tricolores sont à la fête et dans cette équipe, il y a quelque chose de particulier, c'est le corps collectif. On pourrait même dire un esprit mousquetaire pour un pour tous. Il y a deux choses de particulière dans son équipe à à mon humble avis.

Euh la première, vous avez raison, c'est le collectif. La deuxième, c'est que le patron de cette équipe, l'entraîneur, a apporté un nouvel esprit et et qui pourrait d'ailleurs servir à la France toute entière puisqu'il a cassé l'habitude traditionnelle en football où les avants marquent des butes et sont à l'avant, les arrières sont à l'arrière. Là, il a donné la même consigne à tout le monde.

Faites le boulot, soyez partout sur le terrain, courez. Je veux voir tout le monde courir. Et cette idée qu'il n'y a pas de séparation entre la première ligne et la deuxième ligne, je trouve c'est un formidable exemple pour la France tout entier et la jeunesse d'aujourd'hui et une mobilisation qui est indispensable quand on veut remettre de l'ordre dans un pays qui malheureusement est en souffrance.

Vous avez vu, j'imagine aussi hier soir ce qui s'est passé dans les rues de la capitale et un peu partout en en France l'envers du décor. Les violences, il y a eu de la casse. Le le ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, 780 interpellations explique que la situation était sous contrôle.

Vraiment vous avez vous avez l'expérience de ça parce que vous avez affronté plusieurs semaines des meutres et vous dans un contexte très différent. Tout à fait différent bien sûr. Et vous aviez fait jouer l'état d'urgence. absolument tout à fait différent puisque là nous sommes devant des événements sportifs donc des événements prévisibles qui sont euh qui sont susceptible d'être préparés euh longtemps à l'avance.

Euh mais à cet égard, il faut saluer la mobilisation des forces de l'ordre qui comptent des victimes parmi elles et c'est quelque chose de tout à fait inacceptable. La plus grande fermeté doit être au rendez-vous elle était sous contrôle la situation comme le dit le ministre de l'intérieur selon vous soir on voit bien compte tenu des débordements que ce n'était pas tout à fait le cas. Donc il y a des erreurs il y a des leçons.

Il y a des leçons par exemple par exemple en matière de maintien de l'ordre je pense que l'un des objectifs euh les plus important c'est de séparer ce que nous connaissons comme étant les plus violents du reste de la population qui veut fêter l'événement. Il faudrait il faudrait le faire préalablement. Alors il y a il y a d'abord la traçabilité de ceux qui sont ces groupes violents et donc faire en sorte qu'ils puissent être isolés dans le cadre de ces de ces manifestations et éviter qu'il ne se mélange avec la population.

Je crois que très en amont, il y a une culture sportive aussi à développer. ce que font d'autres pays notamment en matière de mobilisation citoyenne pour la préparation de ces événements saturés par des citoyens qui sont chargés de surveiller ce type d'événement, d'accueillir mais aussi de veiller à tous les débordements des volontaires enfin c'est les gens qu'on des volontaires en liaison avec la ville en liaison avec les clubs en liaison avec les associations. Il y a véritablement à davantage prendre en compte ce risque quadrillé par cette présence qui doit anticiper certains risques et isoler ces groupes violents que l'on connaît, que l'on voit agir et qui doivent ne pas se mêler à la foule de ceux qui sont là.

Reton, on parle de rituel qui se répète et s'aggrave comme une forme de culture de la violence ou de l'émeute qui s'installe. C'est pas la première fois dans le pays. Est-ce que vous avez les mêmes mots ?

Comment vous les jugez ces violences ? inacceptable et il y a une forme d'exutoire qui s'exprime à cette occasion, la colère qui s'exprime ici et là dans la société française propre à la France trouve là c'est c'est une particularité malheureusement que l'on retrouve plus souvent en France et cette récurrence on ne peut pas s'y habituer donc il faut casser ce cycle la la réponse sécuritaire est nécessaire mais elle ne peut pas être la seule réponse. On ne peut pas uniquement surenchérir.

Et donc je crois qu'il y a des dispositifs de maintien de l'ordre qui doivent être adaptés et il y a en amont un certain nombre de bonnes pratiques pour tous ceux qui aiment le sport et pour toutes ces grandes manifestations. Reconnaissons que ce weekend nous avions 180 190000 personnes en plus qui étaient accueillies pour des grands événements. absolument qui était présente à Paris et d'autres garos et donc il faut faire face à plusieurs risques à la fois ça implique véritablement une culture de ces événements que nous n'avons pas suffisamment par des des forces de l'ordre de la gestion du maintien de l'ordre Bruno Retaillot candidat dans la course à la présidentielle parle de crise d'autorité euh qui ne se résoudra pas dit-il aujourd'hui sur X sans s'attaquer au désordre migratoire il fait un lien avec l'immigration et ce qui s'est passé hier, est-ce que est-ce qu'il a raison ?

Mais Bruno Rotaillot est coutumier du fait, si je puis dire, lier les événements, même quand ils n'ont que peu de choses à voir, c'est une pratique qui relève de l'amalgame. Je crois que il faut prendre les événements pour ce qu'ils sont, essayer d'apporter des réponses et éviter de faire de la politique politicienne, de l'idéologie dans ces circonstances. Ce sont des problèmes extrêmement distincts et évidemment politiquement on peut surfer sur cette vague.

Je ne crois pas que ce soit tout à fait la meilleure que la majorité des gens qui étaient là hier soir soit né en France à mon avis. Bien sûr, mais c'est c'est pour cela que donc la question de l'immigration est quand même pas très bien posée. Absolument.

Mais mais nous avons à prendre en compte chacun de ces problèmes. La question d'immigration pose la question à la fois de l'intégration de ceux qui arrivent en France, ceux qui sont illégaux, ceux qui au contraire arrivent dans des conditions de légalité. Il y a tout un travail à faire sur la politique de la 2e génération qui sont parfaitement français et qui malgré tout restent montrer trop souvent du doigt dans notre pays.

Donc nous devons distinguer et je crois que toute tentative de mélanger ces sujets complique à chaque fois la capacité d'apporter la juste réponse. Cette victoire, c'est aussi celle du Qatar qui possède le PSG. Certains s'inquiètent d'une forme d'influence.

Certains même disent d'emprise économique sur notre pays. Est-ce qu'il faut s'en inquiéter ou pas ou s'en réjouir ? Là, nous sommes dans le sport.

Il y a d'autres investissements qui sont faits par ailleurs et nous devons rester vigilants pour que la souveraineté française, c'est un des grands enjeux et je pense que dans la campagne présidentielle, c'est une des grandes questions qui sera posées. Rester souverain, garder la maîtrise. Ça se pose, ça se pose vis-à-vis de la Chine en matière industrielle.

Ça se pose vis-à-vis des États-Unis en ce qui concerne les plateformes numériques et l'intelligence artificielle. C'est un sujet qui n'est pas limité à un pays [raclement de gorge] mais qui concerne aujourd'hui l'ensemble des domaines, le secteur financier, le secteur du numérique, de l'intelligence artificielle et bien d'autres. Il y a des gens qui vous portent pas forcément dans leur cœur et qui vous accusent ou qui vous reprochent en tout cas d'avoir des liens trop étroits avec soit le Qatar, soit la Chine même on a dit.

Oui, mais vous avez puer, monsieur Geoffrein, vous êtes un grand journaliste, que ceux qui disent cela n'ont jamais pu apporter le moindre élément. Donc, ça fait partie des rumeurs et des suspicions. On ne lutte pas, on ne lutte pas contre les fantasmes.

Euh, c'est facile. B, vous avez travaillé pour des entités dans ces pays-là, j'imagine. Je n'ai jamais euh la moindre relation financière et ma société n'a jamais eu la moindre activité en liaison avec le Qatar.

Et c'est une chose qui est bien établie, ce qui ne veut pas dire que d'autres responsables politiques n'ont pas eux beaucoup profité de cette relation, mais en l'occurrence pas moi. H casteur à mal français, c'est une question que qui est posée dans le dans le bandeau sur France info. Il y a les le maintien de l'ordre, il y a la question de l'autorité.

C'est une vaste question. Elle touche à l'éducation, elle touche à la question des parents. On peut s'attaquer à cette question là véritablement d'un point de vue politique.

Bien sûr, la question de l'autorité, elle commence par l'exemple. Elle commence par la capacité de l'État à faire respecter un certain nombre de principes et les mêmes qui prôent l'autorité sont parfois pront à déboulonner l'état de droit quand ça les arrange ou à critiquer même personne que vous à Bruno Retaillot et en ce qui concerne pensez que c'est c'est critique de la mais je je crois qu'il faut être conséquent, il faut être cohérent. On ne peut pas à la fois euh critiquer telle et telle disposition française, législative ou euh juridique et en même temps vouloir systématiquement recourir à l'autorité en plaidant pour la surenchère et c'est pareil pour le droit international.

Vous savez, nous sommes dans un pays où il faut accepter de respecter des principes. Le principe sanctionner les parents, le principe d'autor ce qui cassent ou faire payer les casseurs, ça peut être des solutions. Là encore, c'est la droite et l'extrême droite qui mettent ces propositions sur la table.

Bonne ou mauvaise idée la surenchère, c'est la seule solution que trouvent ceux qui en désespoir de cause considèrent qu'il faut constamment sanctionner. Ce sont les mêmes qui a 20 ans étaient pour la fessée, étaient pour les gifles. Considérant que ce n'est qu'en étant sévère physiquement qu'on pouvait obtenir un résultat.

Cela ne conduit pas, on le sait tous, au résultats que l'on souhaite. Donc il faut embarquer l'ensemble de notre société. Nous avons une jeunesse aujourd'hui qui est oui en perte de repère et les réseaux sociaux, toute une série de de nouveaux éléments contribuent à cette perte de repère.

L'exemple, c'est un premier élément. la capacité à fixer une exigence avec eux et à les accompagner. Et puis c'est le travail de l'éducation aussi, l'éducation au sein de la famille mais aussi l'éducation à l'école.

Et que les bonnes pratiques sportives puissent s'apprendre dès l'école, ça fait partie des de ces réflexes qu'il faut essayer de développer. Il y a une culture de la vie en commun. Il y a une culture de la vie commune qui est essentielle et qui doit reposer autour de valeur.

Bon, vous n'êtes pas candidat mais si vous l'étiez vous président, il faudrait revaloriser les professeurs, mettre le paquet sur l'éducation. Nous avons une chance historique. Nous arrivons dans une période où pendant les 10 prochaines années, il y a 1700000 élèves qui vont qui ne seront plus là.

Donc la question se pose de savoir comment nous allons affecter les montants qui sont aujourd'hui dans notre budget et est-ce que nous allons l'utiliser pour pas en profiter pour faire des économies. Alors alors on peut en profiter pour faire des économies. Je crois qu'il y a une urgence à revaloriser la situation des enseignants.

La situation des enseignants, quand on la compare à un certain nombre d'enseignants étrangers, elle est catastrophique, elle est inacceptable. Et puis on peut aussi repenser notre façon euh de concevoir l'école comme lieu. Est-ce que l'école c'est simplement une école où on développe l'intelligence ou est-ce qu'on développe aussi la personnalité, la sensibilité ?

Donc il y a une autre façon de pratiquer l'école et de s'ouvrir à tous ceux qui ont qui font face à des difficultés et qui sont souvent en marge de ce système solaire. On va évidemment parler de la situation internationale parce que votre voix pèse euh sur ce qui se passe au Moyen-Orient, sur ce qui se passe au Liban. Dans un instant, vous êtes évidemment ancien ministre des affaires étrangères, mais puisqu'on est sur le national, essayons d'y voir un peu plus clair.

Euh vous avez créé un mouvement qui s'appelle le mouvement humaniste. Vous êtes un peu l'homme politique de droite préféré des électeurs de gauche. Jean-Luc Mélenchou vous respecte.

Vous êtes allé à la fête de de l'humanité. Votre mouvement il penche d'un côté d'un autre. Mon mouvement il se fixe un objectif simple.

Je regarde la carte politique française, vous avez deux masses de granit à l'extrême droite et à l'extrême gauche. Et puis vous avez au milieu un plateau océanique avec un archipel qui tel l'Atlantide est en train de couler au fond de la mer. Euh dans ce contexte, si l'on veut sauver quelque chose euh quel que soit euh le regard que l'on porte sur les différents partis politiques du bloc central aujourd'hui, tous font face à des difficultés et il n'y a personne qui peut prétendre rassembler les Français.

Donc le travail me paraît être de façon prioritaire de rassembler les Français, de les rassembler plutôt les gens qui sont dans ce cet espace central mais sans sans du tout oublier les autres. Les rassembler aujourd'hui quand tout flotte ou tout coule, c'est d'abord créer des ponts, créer des passerelles. Et le moment venu et bien c'estes ponts et ses passerelles avec la droite, avec la gauche, avec LFI, avec les électeurs du R et sans exclusive.

Non, en l'occurrence, nous avons ces deux masses de granites qui elles sont bien identifiées et solidement constituées. Donc, c'est tout ceux qui flotte entre les deux avec l'idée de ne pas demander à chacun d'abandonner ses convictions. L'idée du débauchage me paraît complètement péril.

Il faut au contraire les prendre tels qu'ils sont. Socialiste n'a pas envie d'être autre chose que socialiste. Voulez dépasser.

Je pense qu'il faut rassembler des sensibilités des forces politiques en acceptant leur différence. Ça a été en d'autres temps, il va falloir concevoir un projet exactement un projet qui soit ouvert. C'est pour ça que quelque chose d'un peu caricatural Emmanuel Macron a essayé déjà mais ça Oui, mais en l'occur non, il a essayé, il a pas véritablement tenté.

Ce qu'il faut faire aujourd'hui, c'est avant même de déclarer sa candidature, chercher à rassembler. Si vous déclarez votre candidature et vous dites "Moi, je veux rassembler". Ce que font d'ailleurs certains Édouard Philippe ou Gabriel Atal, et bien oui, rassembler autour de moi, c'est un peu limitatif.

Moi, je considère que la démarche, la bonne démarche, c'est de rassembler, de de de conjuguer des forces politiques et à partir de là de voir celui ou celle qui sera le mieux placé pour vous voulez prendre les forces politiques existantes pour les rassembler ou vous parlez des électeurs mais les électeurs les forces politiques qui sont toutes orphelines. On voit bien qu'aujourd'hui dans la dans la fragmentation politique au sein de l'air ou au sein du parti socialiste, vous avez un candidat qui souhaite se déclarer. Vous avez trois ou quatre candidats qui surgissent immédiatement.

Il y a bien un moment où il faudra être réaliste et choisir ceux qui seront les mieux placés pour gagner face au Rassemblement national. Pour l'instant le recours dans les intentions de vote, on n'y est pas puisque vous êtes crédité de Mais je ne suis pas candidat. C'est vrai que vous n'êtes pas candidat et ça peut changer.

Dominique de Ville, je vous l'accorde si vous le Je ne suis pas candidat mais je suis en campagne d'idées, de rencontres et de projets. Alors en campagne d'idé pour vous situer Dominique de Villepin puisque vous êtes testé sans même être candidat, c'est une forme de privilège. J'aimerais qu'on puisse savoir sur quelques questions très importantes pour les Français qui seront au cœur de la campagne où vous où vous êtes où vous situez déjà la dette stop ou encore ?

Donc bien sûr qu'il faut la réduire dans le cadre 3000 dans le cadre d'une trajectoire pluriannuelle. C'est pas quelque chose qu'on peut faire en 5 minutes sur un comptable. Donc donnons-nous 4 5 ans de façon à revenir au il faut donc un un sérieux budgétaire une rigueur budgétaire.

Mais bien sûr, c'est ça s'impose à nous. 5 % de déficit pour sûr. Donc il faut avancer vers les 3 % justement pour y avancer les c prochaines é beaucoup de candidats dans l'espace central veulent toucher aux retraites.

Les retraites, on travaille plus longtemps au-delà de 64 ans. Stop. Alors encore vous avez dit que vous aviez un projet pour les retraites.

C'est le moment c'est le moment de donner que j'ai énoncé il y a il y a un an qui est de cesser de d'être obsédé par la fixation d'un âge pivot et donc je rallie volontiers la position qui a été celle de Laurent Berger etappelle une retraite à point à ce momentlà. une retraite à point avec une part de capitalisation publique et de ce point de vue-là, je tiens à cette idée de public avec la création contrairement à Gabriel avec la création d'un fond de souveraineté et de solidarité qui permettra de recueillir une partie de l'épargne des Français avec un intérêt substantiel qui qui permettra de maintenir en France et et d'investir en France sur des grands projets de la transition écologique. on a les fruits beaucoup plus tard donc ça résout pas la question immédiate.

Oui, mais ça du déficit et de la dette. Oui, ça résout de la dette. Ça résout surtout la question des grands investissements qu'il nous faut faire pour financer l'investissement.

Bah oui, mais qu'est-ce que sera la France si nous ne sommes pas capables de lancer le chantier de l'intelligence artificielle et si nous subissons la dépendance vis-à-vis de l'Amérique dans ce domaine ? Que serons-nous si en matière écologique, nous ne sommes pas capables d'apporter les réponses indispensables ? Tout cela coûte cher et nous avons besoin des finances CL pour vous situer également sur les impôts.

Stop ou encore vous avez vu qu'il y a une proposition qui monte énormément pour donner du pouvoir d'achat, enfin augmenter les salaires dans ce pays. C'est vraiment la priorité des Français. Pourquoi pas augmenter la CSG, la TVA ?

Elle monte dans l'espace central justement cette proposition. La priorité c'est de c'est de revenir après 10 ans où la politique qui a été menée a perdu toute vocation à l'exemplarité de revenir à l'exigence de justice sociale. Donc je suis pour que nous sollicitions d'abord la contribution de ceux qui sont les plus aisés dans notre pays.

Il faut donner l'exemple. On a vu en euh euh 2017 que la première décision du gouvernement, ça a été de baisser les APL et de supprimer l'impôt sur la fortune. Je crois que nous devons, on le rétablit, nous devons redonner des signaux à notre pays de ce que la justice sociale ne sera pas la variable d'ajustement et dans la mesure où il y aura des efforts à faire, il est important que ce soit les plus aisés qui donnent l'exemple.

Ça ça veut dire rétablir l'IFI comme il était ou bien c'est aller au-delà mais une fois de plus il y a des propositions. Il y a il y a cette taxe du par exemple. Mettons les choses sur la table et et merci Laur Geoffrein de poser cette question parce que elle va de père avec celle des retraites.

Il nous faut une méthode. Nous avançons sans méthode depuis trop d'années. La méthode c'est de faire en sorte qu'un consensus puisse émerger.

Une de mes convictions, c'est que n'importe quel candidat qui sortira l'élection présidentielle avec 50 % plus une voix ne pourra pas faire de grandes réforme dans ce pays sans un très large soutien de la population. La méthode, que ce soit une commission des sages pour les retraites, que ce soit une conférence sociale, que ce soit une convention citoyenne puis un référendum, elle doit conduire à faire émerger une volonté générale. Notre pays a perdu la référence de l'intérêt général.

Donc moi, je tire les leçons des erreurs que j'ai moi-même commises. Vous avez eu la gentillesse de citer le CPE. Tirons les leçons des échecs.

La réforme des retraites abandonné par Emmanuel Macron est un bon exemple et faisons en sorte de construire un chemin qui sur le plan de la cohésion de la société de notre pays rende le plus acceptable possible l'effort indispensable qu'il faudra faire. Je voudrais qu'on parle de l'international. Les Français vous écoutent sur ces sujets-là.

Euh au Moyen-Orient, c'est toujours l'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran. Donald Trump dit pefiner euh sa réponse aux Iraniens, mais euh il menace toujours de frapper. Il dit même que l'Iran s'est engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire.

Est-ce que vous croyez que c'est encore possible de parvenir à un accord ? Alors, c'est très difficile et c'est d'autant plus difficile que cela passe par un constat que ni les États-Unis ni Israël ne sont aujourd'hui prêt à faire, c'est que la voie qu'ils ont employé euh ne pouvait conduire qu'à l'impasse. Il faut constater l'impasse de l'utilisation de la force sans stratégie politique et à partir de là reprendre chacun des sujets là où on l'a laissé.

Ce qui veut dire sur le nucléaire reprendre une négociation sérieuse. C'est pas en 15 jours ni même en 60 jours qu'on peut régler la question nucléaire. Ne pas oublier la question des missiles qui menacent les États du golf comme Israël.

Ne pas oublier la question du Esbola et du Hamas. Parce que nous voyons qu'aujourd'hui nous voyons qu'aujourd'hui tout est lié. On ne peut pas isoler la question de l'Iran, de la question de la Palestine et de Gaza et de celle du Liban aujourd'hui.

Touché pression. Quel moyen de pression ! peut avoir le meilleur le meilleur moyen alors le meilleur moyen de pression que l'on a sur le régime iranien c'est que malgré tout ces interventions successives ont profondément frapper le régime iranien et en particulier sur le plan économique.

Donc ils ont besoin d'une bouffée d'oxygène en matière financière. Ils ont donc besoin d'obtenir les bases d'un acteur et notamment les avoir et les États-Unis et les États-Unis ont besoin de sortir de ce guépier euh qui aujourd'hui tient le monde entier suspendu à la situation dans le D3 d'Ormuse. Donc on est dans une situation un mauvais accord ou un accord pas forcément parfait et meilleur qu'un est toujours préférable qu'un mauvais accord.

Un processus politique doit être engagé et nous devons exiger la garantie d'un bon accord, mais ça prendra du temps, mais le faire sur des bases qui soient des bases clairement et sérieusement posé. Et pour cela, nous devons aider l'Amérique qui est en total désarrois diplomatique, qui n'a pas le savoir-faire diplomatique pour gérer une situation aussi complexe. Et de ce point de vue-là, j'estime que l'Europe et la France devraient être davantage en initiative, davantage en proposition parce que ce n'est pas monsieur Wkovarette Kouchner qui vont trouver la réponse à la grande question nucléaire iranienne.

Vous mentionniez tout à l'heure le Liban. La nouveauté, c'est que Benjamin Netaniaou a étendu son offensive euh dans au-delà de du fleuve l'itanie, donc au-delà de la zone sud, la zone tampon. Euh, il a planté son drapeau aujourd'hui dans la forteresse médiévale de Beaufort au nord du fleuve d'Italie.

C'est à la fois symbolique et stratégique. Est-ce que vous vous craignez une nouvelle occupation d'Israël au Liban ? Nous y sommes.

C'est pas que je crains c'est que c'est la réalité aujourd'hui quotidienne. Vous pensez qu'ils veulent rester ? Je pense que Benjamin Netaniaahou a besoin de se mettre en position de force pour préparer les élections.

Il le fait au Liban en grignotant tous les jours un peu plus euh le territoire libanais et il le fait à Gaza puisque désormais c'est 70 % du territoire de Gaza qui va être occupé. On lui dit que c'est le seul moyen d'éradiquer le groupe terroriste du Esbola au Liban qui n'est pas que dans le Nous le savons bien. Ils n'ont pas réussi à éradiquer le Hamas qui continue à représenter une force même si elle est très affaiblie et ils n'ont pas éradiqué le esbola.

Donc quelle est la solution ? solution, c'est de viser un véritable désarmement et du Hamas et du Esbola. Ce qui implique un processus diplomatique qui a pour première conséquence d'imposer à Israël de se retirer de ces territoires.

Donc je crois que là il y a un phasage, il y a une exigence stratégique qui s'impose et c'est la responsabilité de la communauté internationale. L'Europe avec les États du golf, nous avons effectivement demandé une réunion du conseil de sécurité. Mais aussi les moyens de pression sur Israël sont pratiquement nuls de la part des Européens.

Mais c'est là où il faut placer Israël devant ses responsabilités et c'est là où nous devons utiliser tous les instruments qui sont les nôtres vis-à-vis du gouvernement Netaniaahou. Nous sommes trop faibles, nous sommes peu cohérents et euh nous n'existons pas sur la scène diplomatique. Il faudrait menacer de rompre les relations.

Mais c'est pas menacer de rompre, c'est utiliser les outils qui sont les nôtres, les moyens de pression, l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël qui est indispensable à Israël. Il ne s'agit pas du tout de mettre en en cause la sécurité d'Israël. Il s'agit de faire comprendre à Israël que l'insécurité qui est créée par la politique menée aujourd'hui par Israël menace toute la région, menace l'équilibre économique international et menace directement les intérêts de l'ONU.

Dominique du Villepa avec Laurent Geoffrin. On voulait aussi vous vous interroger sur la Russie et plus particulièrement sur ses réseaux en France. Euh Xenia Fedorova, l'ancienne patronne d'RT France, euh la chaîne Rehatouet euh interdite de diffusion en France depuis euh et d'ailleurs dans toute l'Europe, hein, l'invasion de de l'Ukraine en en 2022.

Euh cette femme euh a antenne ouverte sur ces news pour dérouler sa propagande russe. Est-ce que c'est normal ? Non.

Non, c'est tout à fait anormal. Les conditions dans lesquelles cette responsable, cette ancienne responsable et journaliste qui n'est peut-être pas d'ailleurs journaliste, ses journées en France doivent être clarifiés. dans quelles conditions un visa a pu être accordé, quels sont le cas échéant, il faudrait le supprimer, pardon.

Le cas échéant, il faudrait le supprimer à de cause examiner et connaître comme dit très bien la police, les tenants et les aboutissants. Mais vous souhaitez des sanctions l'arcis. Mais mais mais je mais je souhaite d'abord la lumière.

Vous voyez, je ne veux pas faire des conclusions prématurées, mais connaissons les raisons de sa présence en France. Elle est peut-être là pour des raisons extrêmement importantes. Il y a pas de raison qu'on qu'on le cache pour Mais elle a toute sa place sur C News ou pas pour vous ?

Mais C News est une chaîne d'opinion. Chez News doit assumer le fait de donner la parole à quelqu'un qui critique directement les intérêts de la France et de l'Europe. Je trouve cela curieux mais enfin entre vous et moi, ce n'est pas la seule chose curieuse sur cette chaîne de télévision.

Donc on entend bien qu'il y a dans cette interview le début d'un programme, vous avez des des idées à faire valoir même plus si nous avions plus de temps. A beaucoup plus que le début d'un programme pour cette affaire des statuettes quand même nos confrères de complément d'enquête l'ont révélé. C'est un cadeau de l'avocat.

Non, ils n'ont rien révélé du tout. C'était que vous avez accepté que vous regrettez avoir accepté. Vous vous concédez une erreur.

Non. Oui, mais je précise cela a été à l'époque indiqué par monsieur Bourgi dans le cadre d'une interview donnée à Jean-Pierre El Cabache en 2011, le 12 septembre 2011. Il avait déjà évoqué tout ça.

Donc vous voyez, il y a rien de très nouveau. Il y a rien de très nouveau sous le soleil. Si vous êtes mis en examen, je ne crois pas que ce soit forcément ce qui se ce qui se présente.

C'est pas l'option la route. Vous êtes en route vers l'Élysée Dominique de Villepin. Ben exactement.

Merci franchise. Merci à vous. Merci. [rires] Voilà. unei déclaration de candidature sur Franço.