Florian Philippot : sacré débat sur LCI !
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Florian PhilippotPromesse
« Il faut quitter l'OTAN en plus de quitter l'Union Européenne, avoir une France libre avec une voix qui porte. »
- 3:00Florian PhilippotChiffre
« Ils ont créé 650 milliards d'euros de dettes avec les confinements, le Covid, etc. Strictement pour rien. »
- 4:00Florian PhilippotFait
« L'OTAN n'a plus de raison d'être. C'est une structure qui aurait dû disparaître avec la guerre froide il y a une trentaine d'années. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, j'étais en débat aujourd'hui sur LCI. Vous allez voir, alors c'est des thèmes un peu différents. On a parlé notamment de politique étrangère, d'Ukraine, de Russie, d'OTAN.
Moi je dis qu'il faut quitter l'OTAN en plus de quitter l'Union Européenne, avoir une France libre avec une voix qui porte. Vous verrez tout cela évidemment. Ils n'étaient pas d'accord avec moi en face, mais je pense qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont.
On a parlé aussi de pouvoir d'achat. En tout cas, moi j'ai parlé des salaires et des retraites, parce que ça me paraît être la base des tarifs publics, de l'énergie. Et puis évidemment, nous avons parlé d'impôts.
J'ai quand même rappelé aussi aux macronistes en face de moi, députés macronistes, qu'ils ont créé 650 milliards d'euros de dettes avec les confinements, le Covid, etc. Strictement pour rien, si ce n'est pour détruire le pays, les libertés et les gens. Vous verrez ça.
Là aussi, on a parlé Frexit, on a parlé Brexit. Bref, je crois que c'était extrêmement intéressant. Et je crois qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont, et surtout les porter maintenant aux responsabilités.
Vous me direz ce que vous en pensez en commentaire. N'hésitez pas à commenter, bien évidemment. Moi, je vous attends très, très, très, très nombreux ce samedi 12 février.
Ça va être un samedi très spécial parce qu'on accueille les convois de la liberté. Alors, ce ne sera pas la même chose qu'au Canada. Vous le savez bien, je ne vous vends pas du rêve, parce que contrairement au Canada, les syndicats, les fédérations professionnelles ne sont pas du tout dans le mouvement.
Mais il y a quand même une soif. Il y a une soif très forte. Il y a beaucoup de patriotes qui participent, qui vont, qui soutiennent, qui sont là, qui font de l'émergement solidaire.
Et nous les accueillons samedi 14h à Paris. Maître Divisio et tant d'autres seront là, notamment 14h Palais Royal à Paris ce samedi 12 février. Peut-être même qu'on fera quelque chose avant.
Si c'est le cas, je vous préviendrai dans les heures et les jours qui viennent. En tout cas, samedi, notez bien, venons avec des milliers, des milliers, des dizaines de milliers de drapeaux français en soutien. Bien évidemment, et c'est extrêmement important, continuez de vous abonner à cette chaîne YouTube.
Un clic, un abonnement, c'est fait. Ça donne de la visibilité à tout ce travail. Venez, venez, venez aux patriotes.
Je vous attends. Il y a un élan extraordinaire de résistance, de libération, un souhait de s'en sortir, d'aider les enfants, la France, l'humanité, la liberté, la souveraineté, la dignité d'un peuple. C'est ça, nos valeurs.
C'est ça, nos combats. C'est ça, pourquoi on se bat ensemble. Le mot ensemble est extrêmement important.
Alors moi, je vous attends aux patriotes. C'est le lien pour adhérer ou réadhérer, reprendre votre adhésion annuelle. C'est le même lien.
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Ou pensez-y, mais pensez-y en fin de vidéo. Parce qu'on ne peut pas y arriver si on est désuni, si on est séparé, si on est seul et isolé. Par contre, on peut tout si on est ensemble.
Allez, bonne vidéo, vive la France. Et voilà les principales réactions à ce sujet. Florian Philippot, il doit y aller en Russie.
Emmanuel Macron est pour faire quoi ? Oui, il doit y aller. Mais le problème, c'est qu'on a appris qu'il avait passé un coup de fil de 45 minutes à Joe Biden juste avant, si vous voulez.
Donc je crains que ce coup de fil soit plus que de la coordination, mais soit là pour prendre ses ordres, en quelque sorte, ce qu'il doit dire. Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron, sur la Russie, qu'est-ce que va-t-il proposer ? Ça fait des années qu'il soutient les idiotes sanctions européennes de l'Union européenne contre la Russie, qui ont vraiment mis de l'huile sur le feu.
Ça fait des années qu'il est dans les pas de l'OTAN, même s'il avait un temps critiqué l'OTAN en disant qu'elle était en état de mort cérébrale, mais ça c'est en 2010, mais en 2021, il en a dit le plus grand bien. Donc on ne comprend plus très bien, si vous voulez, où il en est. Il soutient l'atlantisme.
Il se met dans les pas des États-Unis. Aujourd'hui, il rentre dans ce récit abracadrantesque, selon lequel...
Réchiens, que le faisait mieux. Oui, il le fait bien mieux que moi. Selon lequel, il y aurait possibilité d'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Je n'y crois pas une seule seconde. On est toujours dans ce récit où les États-Unis cherchent en permanence un ennemi. Alors on a eu la Syrie, on a eu l'Irak du temps de George Bush, vous savez, avec les petites fioles de Colin Powell à l'ONU.
On a eu la Libye, là d'ailleurs BHL veut qu'on attaque la Russie comme il voulait qu'on attaque la Libye en 2011. On a eu la Serbie, etc. Bref, on voit bien qu'on est embarqué en permanence dans une espèce de politique hyper agressive contre la Russie, où on fait croire aux gens qu'il y a une menace de guerre imminente, etc.
Donc on positionne des troupes. Moi, je veux sortir de cet engrenage. Et pour sortir de cet engrenage, il faut que la France soit un pays libre.
Donc qu'elle sorte des sanctions de l'Union européenne. Pour ça, il faut sortir de l'Union européenne, tout simplement. Et qu'elle sorte de l'OTAN.
L'OTAN n'a plus de raison d'être. C'est une structure qui aurait dû disparaître avec la guerre froide il y a une trentaine d'années. Et donc, il faut que la France retrouve sa voie, une voie de paix, une voie d'équilibre, une voie intelligente, et non pas une voie suiviste, une voie guerrière, une voie belliqueuse, une voie américaine, une voie de l'OTAN.
Une petite précision sur le coup de fil entre Joe Biden, vous avez raison, et Emmanuel Macron, a priori, c'était pour des échanges d'informations, les toutes dernières informations américaines sur la situation autour de l'Ukraine. C'est en tout cas ce qui a été dit. Je sais que le récit officiel ne va pas nous dire que Macron est allé chercher ses ordres.
J'en suis bien conscient. Mais je pense que c'est le cas. Vous pensez que Macron, un peu à l'image d'un Tony Blair des années 2000, est une sorte de caniche de Joe Biden ?
Totalement. Malheureusement, la France, mais ça n'a pas commencé avec Macron. Ça a commencé avec Sarkozy, quand on a réintégré le commandement intégré de l'OTAN.
Je pense qu'il faut quitter l'OTAN, tout simplement, et qu'il faut que la France retrouve une voie intelligente. Parce que le problème, c'est que là, on est en train de pousser la Russie dans les bras de la Chine. C'est pas malin.
Je veux dire, c'est pas malin. On a à coopérer en toute indépendance. La France doit rester parfaitement indépendante des États-Unis comme de la Russie.
Mais on n'a pas à jeter la Russie dans les bras de la Chine. C'est complètement contraire à nos intérêts nationaux. Jean-Philippe.
Et puis, il y a un enjeu dont on ne parle pas assez. C'est le fameux Nord Stream 2, vous savez, le gazoduc qui passe par la mer Baltique et dont les travaux ont été achevés à la fin de l'année dernière. Ce qui est gênant pour les Américains qui se sont empressés de nous dire « Bon, Européens, ne vous inquiétez pas, en cas de conflit, on a négocié pour vous avec l'émir du Qatar, vous aurez du gaz Qatari. » Donc, si vous voulez, on voit bien...
D'ailleurs, c'est pour ça que l'Allemagne, elle, est assez prudente dans ce conflit, contrairement à la France qui joue par suivisme contre ses intérêts nationaux. Elle, l'Allemagne, qui a des intérêts forts dans ce gazoduc...
Il faut quand même rappeler qu'il y a 40% du gaz utilisé en Europe...
Il vient de Russie. Il vient de Russie, voilà, pour l'instant. Oui, il est moins cher.
Il est moins cher, mais les prix n'arrêtent pas de flamber. Oui, il reste moins cher. Et si vous voulez, donc, ça, il y a un enjeu derrière, économique, stratégique, énergétique et évident, ce qui fait qu'effectivement, l'Ukraine considère qu'il y a moins de problèmes et de tensions et de risques que les États-Unis eux-mêmes.
Donc, on est dans le scénario classique, en fait, qui se reproduit depuis des décennies à échelle régulière, les États-Unis qui inventent un conflit, qui inventent une tension, qui inventent un problème pour aller ensuite faire semblant de résoudre le problème qu'ils ont créé eux-mêmes. Ben, ça suffit, ça. Je vais dire, au moins, un moment, ça suffit.
Il faut qu'on arrête ces bêtises. Jacques Chirac avait su dire non en 2003 à George Bush et à la guerre en Irak. C'était magnifique.
Depuis, on ne sait plus dire non. On ne sait que dire oui, voire en devance, comme la Libye en 2011. Là, j'ai vu que BHL appelait à ce qu'on aille faire la guerre en Russie.
Pour moi, c'est très, très mauvais signal. Quand BHL dit quelque chose, il faut prendre le sens inverse. Sauf que, selon les Américains, Saddam Hussein avait la 4ème armée du monde.
Selon les Américains, il y avait des armes de destruction massive en Irak en 2003, etc. On se souvient de Colin Powell devant le...
Voilà, c'est ça. On n'est pas en train de suivre les Américains. Moi, je suis d'accord sur l'histoire.
Vous savez qui a souffert en premier des sanctions de l'Union en peine contre la Russie ? Les agriculteurs français. Parce que, résultat, ils n'ont pas pu vendre des produits comme ils les vendaient traditionnellement en Russie.
Et effectivement, les Russes se sont mis donc à produire, à cultiver, à élever ce qu'ils achetaient avant à la France, à l'agriculture française. Donc, il faut qu'on arrête ce jeu-là. Ce jeu-là, peut-être qu'il fait le jeu d'une petite caste américaine.
Je ne dis même pas du peuple américain. Il y a eu une petite caste américaine qui a intérêt à ça. Il ne fait absolument pas le jeu de l'intérêt national français.
La question des sanctions mérite d'être posée. Pas à chaud, pas à chaud. Pas en ce moment à chaud au moment où le président est en Russie.
La question des sanctions, ça fait 8 ans qu'on doit la poser. Le problème, c'est qu'on ne la pose pas. On ne fait que les aggraver.
Et Macron a demandé des sanctions en permanence. Donc, c'est pour ça que moi, je dis la question de fond. C'est quel est notre rapport à l'Union européenne ?
Moi, je pense qu'il faut en partir. Quel est notre rapport à l'OTAN ? Je pense qu'il faut en partir.
Et je suis cohérent parce que je veux une France parfaitement souveraine, parfaitement libre, parfaitement indépendante. C'est cette France-là qui peut avoir une voix intéressante dans le monde et qui est attendue dans le monde. Ce n'est pas la France vassalisée qui est intéressante pour les peuples.
Une France qui n'intéresse plus du tout les investissements étrangers, oui, alors une voix qui porterait beaucoup, c'est sûr. Non, mais je reconnais la cohérence de votre position. Vous pensez que sortir et copier le Brexit, vous êtes pour la sortie de l'Union européenne.
Vous nous aviez promis que la City allait s'effondrer, que le Royaume-Uni allait dériver vers le Groenland et allait s'effondrer. Pas que la City allait s'effondrer, mais que ça allait très mal se passer. Oui, c'est le cas.
Cinquième puissance mondiale, nous, on est passé septième. C'est le cas. Non, écoutez, regardez ce qui se passe en Irlande du Nord en ce moment.
On ne pouvait pas dire que le Brexit a été bénéfique pour les Anglais. Il y a une contestation du gouvernement de l'Irlande du Nord parce qu'ils ne supportent pas la mise en place de l'accord. Il y a des problèmes en Irlande du Nord.
Écoutez, de toute façon, très bien. Pour le Brexit, on s'était déjà vu. Il n'y a pas de problème.
Continuez. Il n'y a pas de souci. Je vous rappelle la propagande qui est faite sur le Brexit.
Monsieur Philippot, vous pouvez quand même admettre qu'en diplomatie, ce n'est jamais tout blanc et tout noir. C'est-à-dire qu'on est quand même dans des nuances de gris. C'est un petit peu compliqué.
C'est-à-dire qu'on a des accords et des motifs de se fâcher. La Russie, c'est ce qui se passe aussi au Mali. C'est ce qui se passe en Syrie.
Et puis, ils n'ont pas attendu les sanctions pour développer le blé dans la zone qu'on appelle RUC, Russie, Ukraine, Kazakhstan, qui est devenue une zone productrice de blé qui participe à l'excédent mondial, d'ailleurs, à la sécurité alimentaire mondiale à un bon niveau. Je ne suis d'accord que ça défend leurs intérénations. Ils n'ont pas attendu les sanctions pour le faire.
C'est-à-dire qu'il y a une stratégie conduite par la Russie. C'est ça la question. Pourquoi eux défendent leurs intérêts nationaux et nous n'en avons pas le droit de défendre les nôtres ?
Nous défendons nos intérêts nationaux si parfaitement, simplement, ils sont conçus comme étant très étroitement corrélés à ceux de nos partenaires. Cette indépendance de la France que vous n'arrêtez pas de vanter, en fait...
J'espère que vous la défendez. La indépendance de la France est demandée par la Constitution française. Non, mais cette indépendance de la France telle que vous la défendez, c'est-à-dire en sortant de tous les accords internationaux.
Ça n'a pas de sens. Pas les accords internationaux, tout ce qui est supranational. Pas la coopération.
En tout cas...
Il y a un premier dispositif supranational auquel vous venez de faire référence, dont la gauche française a fait les frères en 1981, c'est le système monétaire. Nous appartenons au FMI. La gauche a renoncé à son programme social et donc nous n'avons plus la marge de manœuvre de faire du keynésianisme.
Nous sommes d'accord avec ça. Mais moi...
Il faudrait en sortir aussi. Et puis je vais vous parler d'où l'intérêt monétaire. C'est extrêmement important.
La gauche a renoncé à son programme social à cause du système monétaire européen. De ce débat. Messieurs, dames, on va vous ramener en France tout ce temps qu'on est parce qu'on va parler, s'il vous plaît, du pouvoir d'achat.
Cette idée de réserver les HLM aux Français et le pouvoir d'achat. Moi, je pense qu'il faut du logement social, clairement. Il faut construire de toute façon.
Il faut du logement social. Ce qu'il faut éviter, c'est qu'on crée des ghettos. Ghettos communautaires, ghettos, parce que de toute façon, ça n'est bon pour personne.
Ça ne permet pas l'assimilation et ça n'est pas bon pour les riverains. Personne n'est content là-dedans. Donc, si on veut régler les problèmes migratoires, il faut régler à la base.
Il faut qu'il y ait beaucoup moins de monde qui rentre en France, clandestins ou légaux. Et il faut que ceux qui doivent partir partent réellement, ce qui n'est plus le cas. Je pense que ça, ce sera une politique extrêmement sérieuse.
Mais sur le pouvoir d'achat, si on parle de pouvoir d'achat, moi, je pense que le problème en France, c'est le niveau des salaires et des retraites. Beaucoup trop bas. Beaucoup trop bas.
Donc, il faut augmenter salaires et retraites. Et SMIC, d'ailleurs, c'est ce que propose la Vient-Ausselle. Mais pas simplement comme ça, en le décrétant.
C'est en changeant un système économique. On s'est mis en concurrence avec le monde entier. C'est le libre-échange.
Ça fait une pression à la baisse sur les salaires des ingénieurs, des travailleurs, des ouvriers, des salariés français. Parce qu'on se met en concurrence avec des pays qui n'ont pas du tout le même niveau économique, le même niveau environnemental, le même niveau social. Donc, il faut une dose de protectionnisme.
Pour ça, il faut que la France maîtrise son commerce. On en revient au même problème. Aujourd'hui, le commerce est maîtrisé par l'Union Européenne, pas par la France.
Il faut en sortir. Donc, ça, c'est une première chose. Pareil pour le travail détaché.
Le travail détaché crée une pression à la baisse sur les salaires dans un certain nombre de secteurs. Ce que vous dites pose problème à la France. Et quand vous parlez du commerce, j'imagine que vous incluez le commerce extérieur.
Ça n'a pas l'air de poser de problème à l'Allemagne. À l'Allemagne, non, parce que l'Allemagne bénéficie de ce système. À chaque fois que l'Union Européenne signe un accord de libre-échange, elle vend des voitures allemandes.
L'Allemagne est dans l'Europe aussi. Oui, mais justement, le problème, vous voyez, c'est qu'on nous a fait croire qu'on avait les mêmes intérêts, ce qui n'est pas vrai. On n'a pas souvent des intérêts complètement concurrentiels et contradictoires.
Nous vendons donc avec ces accords européens de libre-échange, par exemple, des grosses berlines allemandes aux Canadiens, aux Américains, etc. Et en échange, ils nous vendent des produits agricoles que nous, Français, avec une très grande agriculture, nous produisons. Donc, il y en a un qui est gagnant, il y en a un qui est perdant.
Le problème, c'est que le perdant, c'est toujours le même. Il s'appelle la France. Donc, il faut maîtriser, faire une dose de patriotisme économique, de protectionnisme.
Et ça, ce sera très bon pour les salaires et pour les retraites. Je pense aussi qu'il faut baisser les tarifs publics, comme l'énergie. Pour cela, il faut sortir du système européen de libéralisation.
On l'a fait pour EDF, c'est n'importe quoi. On avait l'énergie largement, l'électricité la moins chère d'Europe largement, parce qu'on a un parc nucléaire, aujourd'hui, pour contenir la hausse, on est obligé de demander à EDF de dépenser 8 milliards, l'État rajoute 8 milliards. Tout ça est délirant, tout ça pour entretenir une concurrence qui n'a pas de raison d'être.
Donc, il faut sortir de ça, avoir un monopole public national de l'énergie. Et je vous assure que là, on redonnera vraiment du pouvoir d'achat aux Français. Florian Philippot, puis on écoutera aussi Frédéric de Grozeil.
Alors, sur l'augmentation des salaires du SMIC, moi, j'y suis très favorable. Et je rappelle que si on avait écouté les discours du grand patronat depuis le 19e siècle, les salaires n'auraient jamais bougé en France parce qu'à chaque fois, on nous annonçait que ça allait être l'effondrement, que ce n'était pas possible, que ce n'était pas gérable. Moi, je pense qu'une économie saine, ce n'est pas une économie où les salaires stagnent.
Je pense aussi d'ailleurs aux fonctionnaires qui ont leur point d'indice qui est gelé depuis, je ne sais pas, 10 ans, c'est ça, 12 ans. Enfin, tout ça, absolument. Tout ça est dépressif, récessif, en fait, en économie.
Il faut que ça bouge, il faut que ça avance. Donc, il faut augmenter, évidemment, les salaires. Mais je pense qu'on peut le faire que si on a un contexte qui change économique, qu'on aille vers le patriotisme économique, qu'on réserve des marchés publics réellement aux entreprises françaises, notamment aux petites, aux créateurs, aux PME, aux TPE.
Mais ça, aujourd'hui, c'est interdit par le code du marché public, des marchés publics, parce qu'il dépend, encore une fois, du droit européen. Donc, il faut être sérieux jusqu'au bout. Tant qu'on est dans ce système-là, une une en peine euro, on ne réglera pas la question des salaires et des retraites.
C'est-à-dire que c'est bien d'être crédible. Quand on veut changer les règles du jeu, il faut d'abord montrer qu'on est capable de gagner avec les règles qu'on pourrait en changer. Qu'est-ce qui vous fait dire qu'on perdra en attractivité ?
Je pense qu'on gagnera beaucoup. Non, je pense qu'en annonçant qu'on sort de tous les accords internationaux, c'est vraisemblablement. Et en particulier, le Frexit, c'est le poids de la dette qui va exploser du jour au lendemain.
Même si, nominalement, elle ne changera pas. Je pense que c'est le système actuel qui nous endette terriblement. D'ailleurs, pour la dette, vous avez mis 650 milliards d'euros de dettes pour les confinements, etc., qui ne servaient strictement à rien.
Ils ont aggravé le problème du Covid. Comment ça ? Les confinements ont aggravé le Covid ?
Bien sûr, ils ont servi strictement à rien. Ils ont créé plein de problèmes de dépression, de suicide, de faillite, etc. Lisez l'étude de Stanford ou de Hopkins, les confinements n'ont servi strictement à rien.
On peut regarder aussi les interviews de Félmich et de Judith. On peut trouver tout ce qu'on veut sur Internet. Hopkins, c'est pas mal.
Vous êtes parti sur quelque chose qui est très loin de la question. Vous avez une proposition, je dirais, modérée, raisonnable, qui ne coûtera pas des sommes folles au budget de l'État. La France est un pays qui est un paradis fiscal pour les très très riches.
Donc, on leur demande de participer un peu plus. C'est vrai, c'est un pays où il y a le plus de créations de millionnaires et de milliardaires. Donc, ça, c'est totalement faux la propagande de dire qu'ils sont hyper taxés.
C'est pas vrai. Je parle des très très riches. Par contre, c'est un enfer fiscal pour les classes moyennes.
Donc, rétablir effectivement de la progressivité dans l'impôt, remettre l'ISF et soulager les plus pauvres et les classes moyennes. Et je pense que la TVA n'est pas du tout un bon impôt. Au contraire, ça, c'est une vraie politique de justice.
C'est pas les efficacités.
Florian Philippot