Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 15 juin 2017 102 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Entretien d'actualité n°44 - 13/06/2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous de ce premier tour des législatives ?

  • 17:17OuverteRéponse directe

    Quel bilan pour le parti ?

  • 26:42OuverteRéponse directe

    Certains disent que vous auriez une communication trop compliquée.

  • 37:54OuverteRéponse directe

    Certains trouvent que votre programme n'est pas suffisamment proche des préoccupations des Français.

  • 41:24OuverteRéponse directe

    Certains ont aussi reproché que les affiches aient été livrées tardivement.

  • 46:48OuverteRéponse directe

    Autre critique. Certains reprochent que les professions de foi n'aient pas été individualisées.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04InvitéChiffre
    « Il y a eu très exactement 51,3% des électeurs inscrits qui ne se sont pas déplacés. »
  • 2:52InvitéChiffre
    « Ce taux d'abstention a atteint, je crois, plus de 38% en 2007. Il a dépassé pour la première fois les 40% en 2012, et en 2017, pour la première fois de notre histoire, il a pulvérisé le record, il a atteint 51,3%. »
  • 4:10InvitéFait
    « les lois et règlements et les politiques monétaires et budgétaires sont définies ailleurs que par les Français. »
  • 7:54InvitéChiffre
    « M. Macron, au premier tour de l'élection présidentielle, avait rassemblé 8 656 000 électeurs. Au bout des élections législatives, le parti La République En Marche a rassemblé 6 391 000 électeurs. »
  • 9:03InvitéChiffre
    « M. Fillon avait obtenu à la présidentielle 7 212 000 électeurs. Et aux législatives, les Républicains plus l'UDI ont obtenu 4 260 000, c'est-à-dire – 41% des suffrages. »
  • 9:28InvitéChiffre
    « M. Mélenchon, à la présidentielle, a obtenu 7 59 000 – 7 60 000 voix. Aux législatives, la France insoumise a obtenu 2 498 000 voix, c'est-à-dire une chute verticale de moins 64% de ses électeurs. »
  • 10:17InvitéChiffre
    « M. Dupont-Aignan, qui a obtenu 1 695 000 voix à la présidentielle et aux législatives a obtenu 265 000. C'est-à-dire que M. Dupont-Aignan, entre la présidentielle et les législatives de son mouvement Debout la République, a perdu 84%, 84,3% des électeurs. »
  • 11:40InvitéChiffre
    « Moi, j'avais obtenu 332 000 suffrages à la présidentielle. Au législative, nous avons obtenu 149 000 suffrages, une évolution de moins 55%. »
  • 14:04InvitéChiffre
    « Le Front national aux élections régionales avait obtenu, de 2015, avait obtenu 6 019 000 suffrages. En 2017, aux législatives, il a obtenu 2 990 000. C'est-à-dire que son évolution est de moins 50,3. »
  • 14:27InvitéChiffre
    « Debout la France de M. Dupont-Aignan, en 2015, avait obtenu 827 000 électeurs. En 2017, aux législatives, il en obtient 265 000. Il a perdu plus des 2 tiers de ses électeurs, moins 68%. »
  • 14:47InvitéChiffre
    « Les Républicains et l'UDI sont passés de 5 828 000 suffrages en 2015 à 4 260 000 suffrages en 2017. Ils ont donc perdu moins 26,9%. »
  • 21:41InvitéChiffre
    « Imaginons que nous ayons eu les 50 circonscriptions avec 1% des suffrages. Nous aurions obtenu en gros 148 734 suffrages, c'est le score actuel, multiplié par 1,42, ce qui fait quelque chose comme 211 200 €. »
  • 30:53InvitéFait
    « Nous n'avons été médiatisés dans les grands médias à aucun moment de ces élections. »
  • 47:23InvitéFait
    « Nous n'avons pas de fonds publics et que nous n'avons pas d'emprunts bancaires. »
  • 47:35InvitéChiffre
    « une profession de foi nationale qui a été tirée à 48 millions d'exemplaires »
  • 48:57InvitéChiffre
    « En Guyane, on a eu une circonscription, on a fait un très bon résultat avec un excellent résultat, c'est 1,77%. »
  • 51:41InvitéChiffre
    « On a quand même fait 148 734 voix. »
  • 53:50InvitéFait
    « En 2012, il avait donc zéro temps de parole normalement pour les législatives. »
  • 54:07InvitéFait
    « il fallait tenir compte des scores obtenus pendant les élections intermédiaires, du nombre de candidats présentés et également des sondages. »
  • 55:37InvitéFait
    « C'est vraiment se moquer du monde. Il y avait une urgence absolue. »
  • 56:41InvitéFait
    « Soyez assurés qu'il est attentif à ce que les représentants de l'Union populaire républicaine bénéficient de cette préconisation. »
  • 1:02:12InvitéChiffre
    « Nous avons fait 148 734 suffrages à la législative. Le parti radical de gauche en a fait, je crois, 120 ou 130 000. »
  • 1:03:33InvitéFait
    « dans cette commune, M. Mélenchon avait fait trois voix et moi, 63, centralisée au ministère de l'Intérieur. C'est l'inverse qui a été fait. »
  • 1:05:16InvitéFait
    « le Conseil constitutionnel a pour jurisprudence constante de n'annuler une élection que si les fraudes ou les erreurs sont massives au point d'avoir pu modifier le résultat des élections. »
  • 1:06:46InvitéFait
    « On en a des preuves, on en a des preuves filmées, on a d'ailleurs un certain nombre de nos adhérents ou de nos militants qui ont gardé par devers eux une enveloppe non ouverte pour pouvoir le montrer de vrai nuissier. »
  • 1:12:51InvitéFait
    « Si l'on avait fait un sondage en décembre 1940 auprès des Français, il y aurait eu probablement 98% des Français qui auraient approuvé Pétain et il y aurait peut-être eu 1%, même pas, qui auraient approuvé De Gaulle. »
  • 1:14:52InvitéChiffre
    « Je rappelle qu'au Royaume-Uni, il y avait plus de 300 chefs d'entreprise qui ont appelé à voter en faveur du Brexit. »
  • 1:14:39InvitéFait
    « Je rappelle qu'au Royaume-Uni, par exemple, au moment du Brexit, il y avait la moitié, en gros, des médias qui appelaient à voter pour le Brexit. »
  • 1:14:48InvitéChiffre
    « Je rappelle qu'au Royaume-Uni, il y avait plus de 300 chefs d'entreprise qui ont appelé à voter en faveur du Brexit. »
  • 1:14:58InvitéFait
    « Dans les pays scandinaves, une partie importante de l'establishment ou bien des grands médias est contre l'appartenance à l'Union européenne et à l'euro. »
  • 1:15:03InvitéFait
    « Le problème que nous avons en France, c'est un problème de totalitarisme. »
  • 1:15:12InvitéFait
    « La totalité des partis politiques sauf l'UPR, des grands médias, des syndicats, de la quasi-totalité des syndicats, la totalité des chefs d'entreprise, la quasi-totalité des relais médiatiques, philosophiques, etc., ont abdiqué devant cette pensée unique. »
  • 1:19:17InvitéChiffre
    « Le parti animaliste a obtenu 63 000 voix. »
  • 1:20:13InvitéFait
    « Ce seuil de 1% est un peu ridicule. »
  • 1:26:18InvitéChiffre
    « L'abstention a été de 31,3%. »
  • 1:31:39InvitéPromesse
    « La promesse faite par Macron de porter à 2% du produit intérieur brut le budget du ministère des armées hors pension ne serait pas tenu. »
  • 1:33:38InvitéChiffre
    « La France avait prévu de diminuer à 2,7% du déficit budgétaire le budget de 2017. »
  • 1:37:10InvitéChiffre
    « J'ai fait 2,82% dans une circonscription. »
  • 1:37:22InvitéChiffre
    « Dans la ville d'Aulnay-sous-Bois j'ai tangenté les 4% des suffrages. »

Temps de parole

  • Invité97 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Nous sommes le mardi 13 juin 2017. Un regard sur l'actualité en 12 questions avec vous, François Célineau. Bonsoir. Première question à chaud, incontournable. Quel bilan tirez-vous de ce premier tour des législatives ?

0:22
Invité

Eh bien bonsoir à toutes et à tous. Le bilan des élections législatives qui ont eu lieu dimanche 11 juin, d'abord et avant tout doit, pour si on veut regarder les choses avec la hauteur de vue nécessaire, se résume par un phénomène historique sans précédent, c'est l'abstention. L'abstention est le véritable enseignement de ces élections, puisque pour la première fois dans l'histoire de France, je dis bien dans l'histoire de France et pas seulement dans la Vème République, le pourcentage d'inscrits qui se sont abstenus a dépassé 50%. Il y a eu très exactement 51,3% des électeurs inscrits qui ne se sont pas déplacés.

C'est du jamais vu depuis 1848, depuis qu'on a les recensements de la participation aux élections législatives. J'ai d'ailleurs publié dès le soir même un article qui se trouve en ligne sur notre site upr.fr et qui le résume. Le maximum qu'il y avait eu tout au long de cette longue histoire, c'était dans les années 1853-1857, c'est-à-dire sous Napoléon III, dans la partie du Second Empire que les historiens appellent l'Empire autoritaire, avant de passer à l'Empire libéral. C'est à ce moment-là qu'on avait eu des taux d'abstention qui étaient de l'ordre de 35% des suffrages. Et puis ensuite, ça avait beaucoup baissé.

Et je rappelle que dans les années 1970, notamment en 1973 ou en 1978, le taux de participation était de l'ordre de 80%, même davantage, c'est-à-dire que le taux d'abstention était inférieur à 20%. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en gros, les gens se déplacent pour aller voter lorsqu'ils ont le sentiment que c'est très important, que ces élections vont avoir un réel impact sur leur vie quotidienne et sur la politique, et qu'il y a un vrai choix. Lorsqu'ils ont le sentiment qu'il n'y a pas de choix, les gens ne se déplacent pas.

C'est la raison pour laquelle, pendant très longtemps, c'était les records de l'Empire autoritaire de Napoléon III, donc la première partie du Second Empire, encore une fois 1852, je crois, et 1857, où il y avait eu 35% d'abstention. Ce qui se passe maintenant depuis plusieurs années défie l'imagination, ou en tout cas montre une rupture de nature historique, puisque nous avons battu le record de 1867 en 2002, lorsque le premier tour des élections législatives a connu en 2002 un taux d'abstention supérieur à 35%. Ce taux d'abstention a atteint, je crois, plus de 38% en 2007.

Il a dépassé pour la première fois les 40% en 2012, et en 2017, pour la première fois de notre histoire, il a pulvérisé le record, il a atteint 51,3%. Pour tous les politologues, les vrais, les gens sérieux, pour tous les historiens, il y a un signal rouge qui s'est allumé. Ça veut dire que désormais, une majorité de Français ne croient plus dans le choix politique qu'il aurait présenté. C'est extrêmement grave. C'est d'une gravité sans égale, d'autant plus que ça n'est pas... Une fois, ça s'inscrit sur une tendance historique.

Et cette tendance historique, d'ailleurs, elle démarre en fait à partir de 1992-97, c'est-à-dire à partir du moment où la France a perdu sa souveraineté et son indépendance nationale, avec la ratification du traité de Maastricht, l'adoption de la monnaie européenne, et toutes les mesures qui s'en suivent, c'est-à-dire que les lois et règlements et les politiques monétaires et budgétaires sont définies ailleurs que par les Français. Alors bien entendu, les Français qui s'abstiennent ne savent pas que la relation de cause à effet... C'est d'ailleurs tout le problème que rencontre l'UPR.

C'est d'expliquer les relations de cause à effet qui existent entre notre appartenance à l'UE et le fait que nos élections n'ont plus de sens. Mais même s'ils n'en connaissent pas la raison principale, la raison de départ, les Français en mesurent bien les conséquences. Ils ont le sentiment qu'en fait, tout est joué. En fait, ils ont le sentiment qu'à partir du moment où M. Macron a été élu. Tout le reste s'ensuit. D'ailleurs, les médias n'ont pas arrêté de leur mettre dans la tête que M. Macron allait avoir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale. Il n'y a d'ailleurs pas eu de débat au cours de ces élections législatives.

J'y reviendrai tout à l'heure quand on commentera nos résultats. Il n'y a eu aucun débat de fond. Alors que les personnes qui ont un petit peu de bouteille, les gens qui ont plus de 45 ans ou de 50 ans se rappellent que dans les années 70 ou 80 du XXe siècle, il y avait des débats très approfondis au moment des élections législatives. Il faut ajouter aussi que depuis que l'adoption du quinquennat a eu lieu, les élections législatives sont juste dans la foulée de l'élection présidentielle et qu'il y a un effet de saturation. Les Français sont fatigués, d'autant plus qu'il y a maintenant cette innovation venue d'outre-Atlantique qui est les primaires.

Donc les Français ont eu droit à la préparation des primaires des Républicains, du Parti socialiste, les casseroles de M. Fillon, la primaire de... Enfin c'est arrivé après la primaire de l'UE des Républicains, puis sont arrivées les casseroles de M. Fillon, la primaire des socialistes, la primaire de LV, puis la campagne pour le premier tour et le deuxième tour des élections présidentielles. Les Français sont saturés. Maintenant, on leur offre les élections législatives. Donc il y a une fermeture d'esprit des gens qui trouvent que trop, c'est trop.

Alors ce contexte-là, qui est porteur de beaucoup d'inquiétude pour l'avenir, parce que les gens qui ne vont pas voter, ce n'est pas des gens qui soutiendront M. Macron et son gouvernement en cas de coup dur. Ça veut dire qu'il y aura très peu de gens qui soutiendront M. Macron en cas de coup dur. Alors dans ce contexte-là, eh bien tous les partis politiques ont vu, presque tous en tout cas, ont vu le nombre de leurs électeurs s'effondrer par rapport à l'élection présidentielle et même par rapport aux élections régionales. Je voudrais à ce propos, parce que ça a été le cas de l'UPR, et certains ont crié sur le fait qu'on avait perdu des voix, c'était incroyable, etc.

Non, ça n'a absolument rien d'incroyable. C'est ce qui se passe d'ailleurs à toutes les élections législatives qui suivent la présidentielle. Nous avons un expert qui nous avait prévenu que nous allions perdre environ la moitié des voix, comme tout le monde, entre la présidentielle et les législatives. Il y a non seulement eu le phénomène d'ailleurs de l'abstention hors norme, mais il y a eu un autre phénomène, c'est l'explosion des petites listes. Voilà. On n'a jamais eu autant de listes, enfin de listes de candidats pour les législatives qu'en 2017.

La moyenne nationale était, je crois, de 16 à 17 candidats par circonscription, avec des records à 25 ou 26 candidats, ce qui provoque évidemment un émiettement des voix. Donc il y a un effondrement du nombre d'électeurs entre non pas le parti, mais le candidat qui était poussé par tel parti et les résultats du parti aux législatives. Cet effondrement commence par M. Macron lui-même, parce qu'on y parle d'un raz-de-marée pour M. Macron. Mais je rappelle que M. Macron, au premier tour de l'élection présidentielle, avait rassemblé 8 656 000 électeurs. Au bout des élections législatives, le parti La République En Marche a rassemblé 6 391 000 électeurs.

Ça veut dire qu'il a perdu 26% des suffrages. Comme on va le voir, c'est une chute moindre que les autres. C'est pour ça qu'il y a cet effet d'optique d'un raz-de-marée. Mais c'est simplement qu'il a une chute moins importante que les autres. On va le voir d'ailleurs tout à l'heure. L'UPR a perdu 55% de ses électeurs. Mais regardons les suivants. Mme Le Pen, à la présidentielle, a obtenu – et je parle seulement du premier tour – je ne parle pas du second tour, où elle a obtenu aux alentours de 11 millions de voix. Au premier tour, Mme Le Pen a obtenu 7 678 000 électeurs. Et aux législatives, donc 6 semaines après, elle a obtenu 2 990 000 électeurs, c'est-à-dire – 61% des voix.

Nous, nous avons fait – 55. Je ne dis pas que c'est bien ce qu'on a fait. Mais je dis simplement que Mme Le Pen a fait pire. Le FN a baissé plus gravement. On continue d'ailleurs. M. Fillon avait obtenu à la présidentielle 7 212 000 électeurs. Et aux législatives, les Républicains plus l'UDI ont obtenu 4 260 000, c'est-à-dire – 41% des suffrages. C'est un peu mieux que nous, mais c'est quand même une chute verticale. D'autant plus d'ailleurs que la chute faisait suite elle-même à une chute des voix à la présidentielle. M. Mélenchon, à la présidentielle, a obtenu 7 59 000 – 7 60 000 voix.

Aux législatives, la France insoumise a obtenu 2 498 000 voix, c'est-à-dire une chute verticale de moins 64% de ses électeurs. Bien pire que la nôtre, qui a été de moins 55, je le rappelle. M. Benoît Hamon, à la présidentielle, avait obtenu un score extrêmement faible pour le PS. Il avait connu déjà une chute énorme, puisqu'il n'avait fait que 9% des suffrages. Il avait obtenu 2 291 000 voix. Là, il a obtenu encore moins 1 686 000. Donc ça fait moins 26%, mais c'est moins 26% par rapport à un désastre. Le pompon, le record de l'effondrement, c'est M. Dupont-Aignan, qui a obtenu 1 695 000 voix à la présidentielle et aux législatives a obtenu 265 000. C'est-à-dire que M.

Dupont-Aignan, entre la présidentielle et les législatives de son mouvement Debout la République, a perdu 84%, 84,3% des électeurs. Donc là, ça a une signification politique. Ça veut dire que M. Dupont-Aignan a été victime, comme tout le monde, de la montée de l'abstention et de la multiplication des listes. Mais il a été également victime du choix politique, de l'alliance politique qu'il a nouée avec Mme Le Pen entre le 1er et le 2e tour. Il a presque perdu 9 électeurs sur 10. C'est tout à fait considérable. Et puis M.

Lassalle, qui avait obtenu 435 000 voix à la présidentielle aux législatives, la chute a été supérieure à 95% parce que je crois qu'il n'a eu que 2 ou 3 candidats qui se sont présentés en son nom. Il n'a pas pu faire autre chose. M. Poutou, qui avait obtenu 394 000 suffrages à la présidentielle. Le NPA n'a pu présenter que 35 candidats. Donc ils ont perdu plus de 95% de leur suffrage. Et puis votre serviteur, François Asselineau. Moi, j'avais obtenu 332 000 suffrages à la présidentielle. Au législative, nous avons obtenu 149 000 suffrages, une évolution de moins 55%. Alors je vais pas dire que c'est bien. Évidemment. Je suis triste. Je vais avoir l'occasion d'y revenir dessus.

Je suis attristé de constater que les appels pourtant innombrables que j'ai faits à la mobilisation pour que les gens aillent voter en insistant sur l'importance d'aller voter, aller voter, aller voter, aller voter... Malheureusement, je pense que... Et ça a été suivi par tous les gens qui me suivent sur Internet. Mais il y a aussi beaucoup de gens qui ne me suivent pas sur Internet, qui m'ont découvert notamment sur les grandes chaînes de radio et de télévision et qui – j'en reparlerai dans un instant – ne savaient même pas que l'UPR présentait des candidats. C'est ça, le problème que nous, nous avons eu.

Et néanmoins, avec moins 55% des suffrages, ce qui n'est pas très bien, je le reconnais, on a quand même fait moins pire, si j'ose dire, que le FN, que M. Mélenchon ou que M. Dupont-Aignan, c'est-à-dire des principaux opposants au système. Alors pour clôturer, je dirais que Lutte Ouvrière a fait moins 31% par rapport au score de Mme Artaud, donc un peu mieux que nous. Et quant à M. Cheminade, je crois qu'il a présenté 2 ou 3 candidats. Donc lui, par rapport à la présidentielle, il a perdu 98% de ses électeurs. Alors ça, c'est la différence entre la présidentielle et le premier tour des élections législatives 5 semaines après.

Mais les esprits des puristes feront remarquer, ils auront raison, que le candidat à l'élection présidentielle, c'est pas un parti politique. C'est un homme ou une femme qui est en général – c'est presque toujours le cas – soutenu par un ou plusieurs partis politiques. Mais ce n'est pas le parti politique stricto sensu. Donc certains nous ont reproché. On dit qu'il faut comparer par rapport aux dernières élections nationales, c'est-à-dire les élections régionales du 6 décembre 2015. Et certains, quelques personnes nous ont reproché d'avoir perdu des voix par rapport à ce que nous avions fait le 6 décembre 2015. Alors c'est exact. Nous avons perdu des suffrages.

On avait obtenu 189 000 suffrages en décembre 2015. Là, on a obtenu à peu près 148 000 suffrages. Donc on a perdu 21,2% des suffrages entre décembre 2015 et les élections législatives. Mais qu'ont fait les autres ? Le Front national aux élections régionales avait obtenu, de 2015, avait obtenu 6 019 000 suffrages. En 2017, aux législatives, il a obtenu 2 990 000. C'est-à-dire que son évolution est de moins 50,3. Là où nous, nous avons perdu 21% des suffrages entre les régionales de 2015 et les législatives de 2017, le Front national a perdu plus de la moitié de ses électeurs. Debout la France de M. Dupont-Aignan, en 2015, avait obtenu 827 000 électeurs.

En 2017, aux législatives, il en obtient 265 000. Il a perdu plus des 2 tiers de ses électeurs, moins 68%. Là où nous, nous n'avons perdu que 21% des suffrages. Les Républicains et l'UDI sont passés de 5 828 000 suffrages en 2015 à 4 260 000 suffrages en 2017. Ils ont donc perdu moins 26,9%. C'est-à-dire que leur chute a été plus importante et plus grave que celle de l'UPR. ELV, ils ont passé de 1 440 000 suffrages en 2015 à 974 000. Ils ont perdu moins 26,9%. C'est une chute plus importante que celle connue par l'UPR. Le PS, le PCF, le Front de Gauche et le Parti Radical de Gauche, mis tous ensemble, sont passés de 5 967 000 suffrages au régional de 2015 à 4 906 000 en 2017.

C'est une chute de moins 17,8%. Un peu moins forte que la nôtre, c'est exact. Ça recouvre d'ailleurs des évolutions contradictoires parce que le PS a subi un véritable effondrement. Mais en revanche, est apparue une force complémentaire qu'on a intégrée dans le score de 2017, qui est le score de la France insoumise, qui n'existait pas, mais qui s'est substituée en partie à une petite partie du PS, une petite partie du Front de Gauche. L'extrême-gauche, entre 2015 et 2017, est passée de 334 000 suffrages à 175 000. Ils ont perdu 47,6% des suffrages.

Et donc dans cette évolution générale, le score de l'UPR qui est passé de 189 000 suffrages en 2015 à 148 734 en 2017, moins 21,2%, eh bien je suis désolé de le signaler. Je suis ravi de le dire. Mais désolé pour les gens qui nous critiquent. Ça n'est pas un si mauvais score que cela. Je ne vais pas dire que c'est un bon score. Mais dans la mesure où on a été quasiment ceux qui se sont le moins effondrés, ça n'est pas un si mauvais score. Pourquoi tous ces partis se sont effondrés ? Je répète qu'il y a eu aux législatives une très forte abstention. Il y a eu d'ailleurs une forte abstention aussi en 2015, mais qui avait beaucoup plus de listes qu'au régional.

Et puis bien entendu qu'il y a eu le phénomène En Marche. C'est le phénomène En Marche qui a drainé, a aspiré toute une partie des électeurs. Ça veut donc dire au total que nous, nous avons été moins impactés que les autres. Ça veut donc dire... C'est un indice. S'il y en a d'autres, on y reviendra. C'est un indice comme quoi... Et finalement, l'électorat de l'UPR, c'est pas un électorat parfaitement figé, parfaitement captif. Mais c'est un électorat qui a tendance à mieux résister que les autres.

17:17
Présentateur

— Mais justement, parlons de l'UPR. Quel bilan pour le parti ?

17:24
Invité

— Alors le bilan, il a... Venant après l'élection présidentielle, qui avait déçu les électeurs, puisque certains de nos électeurs, de nos sympathisants, imaginaient... Je ne parle pas de ceux qui prenaient un petit peu leur rêve pour des réalités et qui pensaient que je serais élu au premier tour. Ça fait sourire avec le recul du temps. Mais c'est normal. Quand on croit une idée, il y a des gens qui s'enthousiasment et qui perdent un peu de vue la lourdeur, l'inertie du suffrage universel. Mais c'est vrai qu'à l'élection présidentielle, moi, personnellement, j'espérais faire aux alentours de 2 ou 3. Bon. Ça, c'est soldé avec 0,92. Ça a été une douche froide pour beaucoup de gens.

Et j'ai été moi-même un peu déçu. Là, nous avons obtenu 148 734 suffrages aux élections législatives. Et ça a été perçu comme une nouvelle douche froide. Et certains ont même dit que voilà, c'était la fin du mouvement parce qu'on baissait. Non, c'est pas du tout la fin du mouvement. Je viens de l'expliquer. Ah oui, il y a certains qui me disent « Oui, oui, vous voulez vous défausser de vos responsabilités ». On va parler de mes responsabilités. On va d'ailleurs parler des responsabilités de tout le monde. Mais vous voulez vous défausser des responsabilités parce que vous vous comparez aux autres. Non, non, je ne me défausse absolument pas de mes responsabilités. On va en parler.

Mais il faut quand même être raisonnable. On ne peut pas dire que le score de l'UPR est un désastre absolu lorsque l'on voit que sur tous les critères que je viens de citer, nous avons fait plutôt mieux que les autres. Voilà. Même si ça n'est pas très bon. Évidemment, nous avons fait moins bien qu'en marche. Ça, c'est évident. Mais tout le monde a fait moins bien qu'en marche. Mais sinon, on a fait plutôt mieux que les autres dans le désastre.

Donc c'est quand même un élément à prendre en considération et qui doit nous donner un petit peu de baume au cœur, en tout cas qui doit nous permettre de prendre un petit peu de distance par rapport à la déception que j'ai éprouvée, comme tout le monde, en voyant ces résultats. Bon. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que nous avons une déception dans la déception. C'est que j'espérais que nous obtiendrions 50 circonscriptions avec plus de 1%. Malheureusement, nous y avons échoué. Nous avons obtenu seulement 39 circonscriptions où on a dépassé 1%. Et c'est ça pourquoi j'avais fixé cet objectif. Parce que c'était la clé, le sésame, pour obtenir des financements publics.

Voilà. Et nous n'avons donc pas de financement public. Voilà la cruauté de cette situation pour les 5 ans qui viennent. Je voudrais quand même préciser quelques éléments d'appréciation, là aussi, sur ces questions de financement public. Il faut savoir qu'au moment de la présidentielle, on avait fait le calcul, il y avait eu 180 circonscriptions, on avait dépassé 1%. Là, on est tombé à 39. Ce qui prouve comment il y a un effet, une moindre mobilisation. C'est pour ça que j'avais dit, redit, redit. Enfin, on ne peut pas me le reprocher de ne pas l'avoir dit. À toutes mes interventions, j'ai appelé les gens à la mobilisation. Malheureusement, la mobilisation a été insuffisante.

Ce qui est triste, ce qui est vraiment presque rageant, c'est qu'il s'en est fallu d'un cheveu pour qu'on parvienne à avoir 50 circonscriptions. Puisque si le seuil n'avait pas été de 1%, 1,0%, mais de 0,95%, là, on a 52 circonscriptions où on a dépassé les 0,95%. Il s'en faut parfois de quelques... Par exemple, le soir du premier tour, on avait calculé qu'il y avait 38 circonscriptions, on avait dépassé 1%. Puis il y a une circonscription, la troisième circonscription de l'Oise, où il y a eu un recalcul dans la nuit, et on nous a attribué une voie de plus. Et la voie de plus a fait passer de 0,99% à 1,0 et quelques. Et donc on a eu 39 circonscriptions.

Ce qui veut dire qu'au total, on aurait probablement eu les 50 circonscriptions avec plus de 1% si on avait eu simplement 300 ou 400 voies dans ces 9 circonscriptions manquantes au total, c'est-à-dire une poignée de voies dans chacune des circonscriptions. C'est ça qui est rageant. La deuxième chose que je voudrais dire, c'est que maintenant, nous n'avons pas de financement public. C'est très embêtant, c'est triste, mais il n'y a quand même pas mort d'homme. Et les sommes en jeu qui sont importantes, très importantes pour un particulier, restent relativement modestes au niveau des partis politiques. Imaginons que nous ayons eu les 50 circonscriptions avec 1% des suffrages.

Nous aurions obtenu en gros 148 734 suffrages, c'est le score actuel, multiplié par 1,42, ce qui fait quelque chose comme 211 200 €. Bon, mettons, si on avait eu 150 000 suffrages, c'était bon. On avait quoi ? On avait à peu près 200, 212 000 € par an de financement public. C'eût été mieux que zéro. Mais ça n'est pas non plus quelque chose d'énorme. Je rappelle que, par exemple, le financement des affiches et des bulletins de vote nous a coûté 800 000 €. C'est-à-dire que ce financement public que nous aurions obtenu nous aurait permis à peine de couvrir les frais d'affiches et de bulletins de vote pendant 4 ans. Il faut voir les mesures.

Je rappelle aussi que lorsque j'ai lancé au mois de décembre dernier un appel à cotisation près de nos adhérents et cotisants, nous voici maintenant 6 mois après, nous avons reçu plus de 1 700 000 €. C'est-à-dire en gros 8 fois plus que le financement public sur 6 mois. En d'autres termes, et c'est là où je lance un appel à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent, il ne faut pas se laisser quand même obnubiler par cette affaire de financement public. Nous n'y sommes pas parvenus.

Mais si tout le monde se cotise, si notamment tous les nouveaux adhérents qui ont adhéré avec la présidentielle rejoignent les adhérents précédents en ne baissant pas les bras, en nous versant leur cotisation annuelle, en nous faisant des dons le cas échéant, nous pourrons en gros essayer de maintenir les objectifs que nous nous étions fixés, c'est-à-dire par exemple d'avoir un siège à Paris qui soit plus important, d'y avoir un studio de télévision, modeste mais quand même, avec de belles proportions, de recruter quelques personnels, peut-être de recruter un journaliste professionnel, peut-être d'avoir une chaîne de télévision web avec plusieurs émissions par semaine, également de développer les documents d'analyse que nous pourrons les traquer, les affiches, etc.

Donc en fait, c'est un manque à gagner que nous avons reçu, mais ça n'est pas quelque chose d'extrêmement handicapant non plus. Après tout, l'UPR s'est développé pendant 10 ans sans toucher à un sou de financement public. Ça va continuer. Voilà. Voilà ce que l'on peut dire sur ce score.

Je voudrais dire aussi que nous nous sommes présentés dans 574 circonscriptions, que le ministère de l'Intérieur, d'ailleurs, a annoncé que nous avions présentés dans 570, que nous avons mené une enquête interne, que nous maintenons que nous nous sommes présentés dans 574, mais que nous avons découvert qu'il y a en effet 4 candidats qui, au moment du dépôt de leur candidature, ont déposé leur candidature en mentionnant Union Populaire Républicaine. Nous avons les photocopies de leur dépôt. Et ce sont dans les préfectures, probablement, que quelqu'un de zélé a classé ça en divers.

Donc nous allons de nouveau écrire au ministère de l'Intérieur pour demander la réinscription de ces 4 candidats dans les candidats de l'UPR. Je rappelle que c'est notre gloire à tous. Et je remercie et je ne remercierai jamais assez tous les candidats, tous les titulaires, tous les candidats suppléants, tous les militants qui se sont mobilisés et toutes les membres de l'équipe de campagne qui ont travaillé jusqu'à 4 heures du matin pendant des jours et des jours, tous ces gens qui se sont mobilisés pour rendre possible le fait que l'UPR a été le parti qui a présenté le plus de candidats aux élections législatives. Alors évidemment, le résultat est décevant. Je suis le premier à le mesurer.

Ça, c'est vrai. Mais les esprits évoluent. Les esprits réfléchissent. Nous avons été présents. Tous les tracts qui ont été distribués n'ont pas été distribués en vain. Progressivement, nous nous incrustons dans le paysage. Je rappelle encore une fois que si on compare aux élections régionales de 2015, eh bien nous avons nettement moins baissé que la quasi-totalité des autres partis politiques. Nous avons été victimes, en effet, de l'abstention massive. Nous ne sommes pas propriétaires de nos électeurs. Mais nous progressons dans les mentalités. C'est un signe d'espoir quand même.

26:33
Présentateur

La critique est aisée et le critique dans l'aisance, disait Jules Renard. Vous avez bien voulu répondre à toute une série de critiques qui ont été vues notamment sur les réseaux sociaux. Par exemple, certains disent que vous auriez une communication trop compliquée.

26:52
Invité

Oui. Alors depuis que les résultats sont tombés, eh bien on a vu arriver deux types de courriers. À la fois des gens qui se sont exprimés sur les pages Facebook, parfois dans des termes un peu crus ou éminemment injurieux. Donc nous avons enlevé les plus agressifs. Mais on a laissé le débat se dérouler. Et nous avons reçu donc à la fois sur les réseaux sociaux et sur notre site ou sur mon adresse personnelle deux types de courriers. D'une part, des courriers d'encouragement, de remerciements qui m'étaient adressés, qui étaient adressés aussi à l'ensemble des cadres du mouvement, à l'ensemble des candidats. On a reçu beaucoup de lettres d'encouragement. Ne vous démotivez pas.

Ne baissez pas les bras, etc. Et puis on a reçu aussi un certain nombre de critiques qui nous sont parvenues. Alors je remercie toutes les personnes qui nous ont fait des encouragements. Certains ont envoyé des messages extrêmement gentils. Et nous y sommes très sensibles. Parce qu'il y a quand même derrière ces résultats, il y a des êtres de chair et de sang qui ont consacré des heures et des heures pour travailler la plupart bénévolement pour l'UPR, qui ne méritent pas qu'on leur crache à la figure, parce que nous avons baissé de 21% des suffrages par rapport aux régionales de 2015, alors que tous les autres partis ont baissé de 40% ou 50% ou 60%. J'insiste encore une fois là-dessus.

Je trouve qu'il y a des gens qui ont passé les limites de la décence, surtout lorsqu'il s'agit de personnes qui critiquent et qui eux-mêmes n'ont absolument pas levé le petit doigt. Il y a d'ailleurs en général une forte corrélation entre les uns et les autres. Néanmoins, je crois qu'il est important de répondre aux critiques, parce que je ne suis pas... Il y a des gens... J'ai vu des gens qui disent que je me défile... Non, je me défile absolument pas. Je ne me suis jamais défilé de ma vie en quelque circonstance que ce soit. Je ne vais pas me défiler de parler de ce bilan, d'autant plus que je trouve que ce bilan, encore une fois, est très décevant et c'est une douche froide.

Et comme tout le monde, j'ai été très déçu. Mais ça n'est pas... Et j'insiste là-dessus. Si quelqu'un le regarde de façon honnête, ça n'est pas un résultat aussi catastrophique que certains veulent bien le dire. Avant de répondre à ces questions, je voudrais quand même dire quelque chose qui me paraît important et qui est fondamental. Nous n'avons été médiatisés dans les grands médias à aucun moment de ces élections. C'est ça, la réalité de la situation. La réalité de la situation, c'est que... Je vais répondre à toutes les questions. Mais il faut quand même que les gens, sauf s'ils sont de mauvaise foi, comprennent que M.

Macron et son mouvement En Marche ont dû bénéficier d'à peu près 95% non seulement du temps de parole, mais des commentaires et tous les partis et tous les médias. C'était le raz-de-marée et puis les sondages. C'est ça, la mise en condition. On a mis dans la tête du peuple français que de toute façon, l'affaire était pliée, qu'En Marche aurait la majorité. C'est ce qu'ont inventé les Américains. Ça s'appelle la prophétie autoréalisatrice. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles il y a eu une telle abstention.

C'est que malheureusement, beaucoup, beaucoup, beaucoup de Français sont encore victimes de cette manipulation et se sont dit « Bon ben c'est plié, c'est pas la peine d'y aller, c'est Macron qui va l'emporter ». C'est ça qui est très vicieux. Et j'insiste sur le fait que nous n'avons pas été médiatisés du tout. Nous, depuis la fin du premier tour de l'élection présidentielle, nous avons eu 0h, 0min et 0s sur tous les grands médias du pays alors que nous étions le parti qui présentait 574 candidats, qui en présentaient le plus, alors que j'avais obtenu près de 1% des suffrages à la présidentielle. Le scandale numéro 1, il est là.

Et il est là d'autant plus que toutes les études montrent qu'il y a une corrélation quasi parfaite entre le nombre de minutes passées dans les médias et le résultat dans les urnes. C'est quand même ça qu'il faut que les gens qui suivent ça avec intention aient à l'esprit. C'est pas sur des sujets. Alors des sujets qu'on... Voilà, on n'aurait pas fait si on n'aurait pas fait ça. Alors on va y en parler. Alors la première question que vous me dites, c'est que j'aurais une communication trop compliquée. C'est une plaisanterie. J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire. Ok, j'y reviens. Il y a des gens qui disent, oui, vous employez des mots trop compliqués, uberisation.

Non, je crois que tout le monde comprend. Et puis même si on ne comprend pas un mot, je crois que mes analyses se démarquent sur la scène politique française par au contraire leur extrême compréhensibilité, si je veux dire, leur extrême limpidité. Ce que je dis est toujours extrêmement clair et net. Et j'ai déjà eu l'occasion de le dire, mais j'insiste de nouveau.

Si ce que je disais, si la communication que je fais personnellement, la communication du mouvement plus généralement, était trop compliquée, était trop intellectuelle, eh bien nous aurions, par construction, nous aurions nos meilleurs scores dans les circonscriptions de France où il y a le plus de diplômés de l'enseignement supérieur, c'est-à-dire en gros les quartiers les plus riches, c'est-à-dire Neuilly, le 16e arrondissement de Paris, le 5e, 6e et 7e arrondissement de Paris, donc les endroits où il y a des étudiants, etc. Et en revanche, nous aurions... Enfin des étudiants, des diplômés.

En revanche, nous aurions des scores très mauvais dans les quartiers très populaires où il y a, par construction, beaucoup moins de diplômés de l'enseignement supérieur. C'est exactement le contraire qui est vrai. Mais je rappelle que c'est à Neuilly, dans les circonscriptions les plus huppées de la banlieue parisienne ou de la région lyonnaise ou dans les... Comment dirais-je ? Dans le 5e, 6e et 7e arrondissement de Paris, c'est là que nous faisons les plus mauvais scores de France. Là où nous faisons les meilleurs scores de France, c'est à Mont-Plajoli, dans le quartier du Val-Fouré.

C'est dans l'ensemble de la Seine-Saint-Denis, en particulier à Aulnay-sous-Bois, où je me suis moi-même présenté. C'est dans les quartiers défavorisés, notamment à l'est de la capitale, les quartiers nord de Marseille, etc. C'est là que nous faisons les meilleurs scores. Donc ça n'est pas vrai. C'est pas que notre communication est trop compliquée. En fait, le vote, les gens comprennent... Il y a des gens qui comprennent. Et le vote est beaucoup plus un vote, j'allais dire, de catégorie sociale. Il y a les laissés pour compte de la mondialisation et des politiques européennes qui votent plus et qui votent davantage pour nous.

En conclusion, d'ailleurs, je voudrais ici passer une petite vidéo qui fait en ce moment le buzz sur Internet. Il s'agit d'une candidate du mouvement En Marche de M. Macron dans l'Inde-et-Loire qui s'appelle Mme Kolbock. Mme Kolbock a obtenu au premier tour 34% des suffrages. Personne ne la connaissait. 34% des suffrages. Et elle va être très probablement élue au deuxième tour. Elle va probablement être élue députée. Alors, écoutez comment cette dame s'exprime à la télévision et dites-moi ensuite, si vous avez compris ce qu'elle dit, dites-moi ensuite qui a une communication compliquée et qui a une communication correcte. On l'écoute. Faut-il changer de modèle social français ?

À partir du moment où le modèle social français, effectivement, par rapport à la crise actuelle, ce n'est pas quelque chose qui est contradictoire avec les propositions d'Emmanuel Macron sur l'évolution de l'emploi. Par rapport à la situation actuelle. Je pense qu'effectivement, le problème de Michelin, c'est une situation qu'il faut faire attention pour ne pas la généraliser sur le territoire. Notamment, il y a d'autres industries comme l'entreprise Klein ou n'importe que j'étais rencontrée et qui disent qu'effectivement, il y a besoin d'un soutien de l'État.

Et le programme que je soutiens, que je n'annonne pas, le programme d'Emmanuel Macron, prévoit ça sur le CICE, c'est-à-dire au lieu de transmettre de l'argent à la fin de l'année pour aider les entreprises, en baissant directement les charges sociales et patronales, et aussi par rapport à un territoire. Aider aussi un territoire par les infrastructures que je veux mettre en place, notamment sur le transport, qui peut enclaver aussi l'emploi, et un point attractif. Alors, cette vidéo, elle est pathétique.

J'avoue que personnellement, j'avoue que j'ai trouvé particulièrement cocasse le regard complètement consterné des journalistes qui se regardent, qui n'ont rien compris à ce que dit cette candidate, mais qui savent, c'est ça qu'ils se voient dans leur regard pathétique, qu'ils savent qu'il ne faut surtout pas qu'ils la critiquent. Elle dit n'importe quoi. C'est une espèce de saluigondi qui ne veut rien dire. Probablement a-t-elle été à l'école de En Marche, puisque je rappelle quand même que c'est exactement ce que faisait M. Macron lui-même, c'est-à-dire dire des phrases qui n'ont aucun sens.

Et on voit que les journalistes, là, ils savent qu'ils n'ont pas le droit de la critiquer parce que c'est En Marche et Macron, et que Macron est En Marche, on ne doit pas critiquer en France. C'est formidable. Donc ils sont là complètement consternés. Alors ça, je pense que cette vidéo... Alors je ne dis pas que tous les candidats d'En Marche sont comme ça, bien sûr, mais il y en a quand même un bon paquet qui suivent la voie de leur maître, c'est-à-dire un programme qui n'existe pas, des propositions, des phrases qui sont complètement vides de sens. Eh bien Mme Kolbock a fait 34% des suffrages. Il va probablement être élu au deuxième tour. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que ça n'est pas la communication qui compte. Ça veut dire que pour énormément de Français, c'est le drame auquel on est confronté. C'est que ce qui compte, c'est l'étiquette. Et que dans la mesure où les médias ont dit « En Marche, En Marche, En Marche va obtenir la majorité des voix », il y a eu beaucoup d'électeurs, 34% des électeurs étant des votants, pas des électeurs, il y a eu 50% d'abstention, mais il y a eu donc à peu près 16% des électeurs dans cette circonscription d'Indre-et-Loire, c'est-à-dire un électeur sur 6 qui n'a même pas fait attention à ce que disait Mme Kolbock. Ils sont allés voter pour Mme Kolbock, comme leur disaient les médias.

Voilà la situation tragique dans laquelle nous sommes.

37:54
Présentateur

Au chapitre des critiques toujours, certains trouvent que votre programme n'est pas suffisamment proche des préoccupations des Français.

38:02
Invité

Premièrement, je répondrai ce que je viens de répondre. Allez voir les autres, allez voir En Marche. Et en quoi ce qu'a dit cette dame était proche des préoccupations des Français ? Je ne sais pas. Moi, je dis que notre profession de foi qui avait mis au dos toute une série de propositions qui étaient extrêmement concrètes.

Je rappelle que nous proposions l'augmentation drastique du SMIC dès le mois de juillet, l'augmentation des retraites, que nous proposions le retrait immédiat des troupes dans des guerres illégales, que nous proposions la suppression de 4200 postes d'élus, que nous proposions l'arrêt immédiat des fusions forcées de communes, que nous proposions d'avoir des mesures radicales en matière de délocalisation, en matière de défense de l'environnement. Enfin, je renvoie à tout notre programme, en fait. En fait, des gens qui disent que nous ne sommes pas auprès des préoccupations des gens, tout simplement, n'ont pas vu le programme.

Pas tout à fait quand même, parce qu'il est vrai qu'il y a des gens qui reprochent à l'UPR de ne pas se prononcer sur les sujets les plus clivants. C'est vrai qu'il y a des gens, suivez mon regard, venus de l'extrême droite, qui voudraient que nous prenions des positions très fermes sur la question de l'immigration. A contrario, il y a d'autres personnes qui voudraient que l'on prenne des positions extrêmement allantes sur la lutte contre le capitalisme, etc. Tout ça, c'est vrai. Mais en réalité, ce qui se cache derrière ces demandes, ce sont des électeurs du FN qui voudraient que l'UPR devienne le FN, ou des électeurs de Mélenchon qui voudraient que l'UPR devienne Mélenchon. Voilà.

Mais si, et je répète que ça ne serait plus l'UPR, je répète que depuis le début, la charte fondatrice de notre mouvement a imposé que toute une série de sujets clivants, les plus problématiques, soient mis de côté afin de rassembler les Français largement sur notre objectif central qui est la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Mais pour autant, c'est le cas de l'un, ça ne veut pas dire que notre programme ne s'adresse pas aux questions quotidiennes des Français. C'est vrai. Alors, il y a une question, il y a une sous-question dans ce reproche qui est fait, c'est qu'il y a des personnes qui voudraient, en fait, que nous ne respections plus notre charte.

Peut-être certains envisageraient même que nous fassions, que nous courions après le dernier sujet de, comment dirais-je, qui est mieux la sphère Internet. Voilà. Il y a des gens qui voudraient que l'on parle des chemtrails, que l'on parle de tel ou tel, des gaz de schiste, de l'électricité nucléaire. Alors, j'ai déjà expliqué que sur tous ces sujets, nous aurons des grands débats nationaux le moment venu. Alors peut-être, effectivement, que ça dissuade de quels ou tels électeurs. Mais il faut bien voir que l'objectif que nous avons, c'est de rassembler.

Ça n'est pas de faire des biens millimétriques ici ou là pour gagner telle ou telle élection et, au bout du compte, risquer de faire perdre plus de gens que l'on en acquiert.

41:24
Présentateur

Certains ont aussi reproché que les affiches aient été livrées tardivement.

41:27
Invité

Oui, alors j'ai vu ce genre de critiques qui ont été formulées par des candidats, par des militants qui voulaient coller les affiches. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer, d'expliquer les choses. D'abord, elles ont été livrées, disons, elles n'ont pas été livrées parmi les premières, c'est exact. Il y a d'autres candidats qu'on avait avant nous. Mais il y a d'autres candidats qu'on eus après nous. Je l'ai constaté, notamment dans les circonscriptions de Seine-Saint-Denis. Lorsque nous avons collé les affiches, il y avait la moitié des panneaux qui étaient vides. Donc on ne peut pas dire qu'on a été livrées spécialement en retard. On n'a pas été livrées spécialement en avance, c'est vrai.

La deuxième chose que je voulais dire, c'est que ces retards ne sont pas imputables ni à moi, ni à l'équipe de campagne. Nous avons pris du retard pour plusieurs choses. La toute première, c'est que l'imprimeur nous avait accordé un tarif très intéressant, parce qu'on est quand même à la recherche de minimiser les coûts, à la condition que nous lui transmettions toutes les affiches à imprimer en même temps. Et pas au goutte-à-goutte, pas l'eau par l'eau. Ça nous imposait donc d'avoir toutes les affiches prêtres au même moment.

Il se trouve, et j'ai eu l'occasion de le dire, que dans quelques cas, il en suffit d'un, on a eu des quelques cas où un candidat, une candidate ou un suppléant, deux jours avant la fin, avant le débat final, d'un seul coup, il nous a dit qu'il ne voulait plus être candidat ou suppléant, alors que ça faisait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, qu'il avait dit qu'il était d'accord. Voilà. Donc il a fallu, en catastrophe, changer les associations de financement avec les noms. Il a fallu également, en catastrophe, confectionner des nouvelles affiches. Et comme c'était le dernier changement conditionnel envoie à l'imprimeur.

– Ça nous sait d'ailleurs, ça fait partie des enseignements que nous avons mis de côté. On est en train de compiler tous les problèmes que nous avons rencontrés et dont nous tiendrons compte en 2022 pour les législatives de 2022, comme d'ailleurs pour toutes les élections intermédiaires, les régionales, les municipales, etc. c'est que maintenant, on apprend en marchant, on va corriger ces questions-là, on s'y prendra plus tôt encore que nous ne l'avons fait et on fera signer au candidat un engagement sur l'honneur à ne plus décider de ne plus être candidat. Alors, ce n'est pas la seule raison. C'est que par ailleurs, notre imprimeur a fait des diligences normales.

Mais ensuite, on a eu des problèmes avec le routeur, le routeur de l'imprimeur parce qu'il a pris plus de temps que prévu pour une raison. C'est que comme nos affiches ont été un petit peu retardées par ces affaires et qu'évidemment, le routeur est au même moment obligé d'envoyer des affiches pour tous les autres candidats, voilà, on avait perdu notre tour. Donc c'est vrai qu'on a eu des retards de cette nature. Le troisième mot que je voudrais dire, c'est que la critique qui est ainsi faite me paraît quand même une critique un peu facile. Je comprends la frustration des gens qui sont larmes au pied et qui voudraient coller des affiches et qui n'en ont pas.

Mais d'une part, il y avait encore beaucoup d'affiches de l'UPR qui existaient dans les cartons que les gens pouvaient coller. Deuxièmement, je rappelle que dans toutes les circonscriptions où il y a eu des colleurs, ils ont pu coller sur les panneaux que ce n'était pas forcément un inconvénient de ne pas coller trop tôt parce que beaucoup d'affiches ont été abîmées ou lacérées. Enfin pas beaucoup, mais dans un certain nombre de cas. Moi, je l'ai vu notamment dans Paris ou en banlieue. On n'a pas eu pas mal d'affiches. Donc il a fallu faire un deuxième passage. Donc c'est à prendre en considération.

Et puis, je voudrais dire aussi que malheureusement, on a constaté que dans quelques circonscriptions, dans un certain nombre de circonscriptions, les affiches qu'on avait envoyées n'ont pas été collées tout simplement parce que nous avons eu un défaut de militants. Et puisqu'on en est à tous mettre sur la table, eh bien je voudrais dire que nous avons été déçus dans un certain nombre de circonscriptions de constater que malgré les appels nombreux que j'avais faits, eh bien on a eu... Alors il y a eu des gens qui se sont mobilisés, bien entendu.

Mais par rapport au nombre d'adhérents, on a eu beaucoup de gens qui ne se sont pas mobilisés pour aider à coller des affiches, à distribuer des tracts. Alors il est arrivé dans un certain nombre de circonscriptions que notre candidat ou le suppléant soit seul pour distribuer des tracts. Ça n'a peut-être pas pesé non plus pour rien dans les quelques voix qui nous ont manquées pour atteindre les 50 circonscriptions. Voilà. Donc moi, je suis le responsable, donc je veux bien répondre à ça. Mais il faut aussi comprendre que dans un parti politique, c'est une œuvre collective où chacun doit prendre sa partie du fardeau. Voilà. Beaucoup l'ont fait. Je les en remercie infiniment.

Mais c'est vrai qu'on aurait pu avoir aussi une meilleure mobilisation de nos adhérents et de nos militants. Et ils ont d'ailleurs, il faut le reconnaître, parfois, des circonstances atténuantes. Ceux qui ne se sont pas mobilisés, d'abord parce qu'ils sont comme tout le monde, et à commencer par moi, c'est-à-dire qu'ils sont fatigués parce que nous avons eu une campagne présidentielle, puis ces élections législatives, alors que nous sommes encore une petite structure. Ils ont comme tout le monde une vie de famille. Nous n'avons pas de permanents qui sont payés. Enfin on a une poignée de permanents au siège national.

Mais tous les gens sont des militants qui prennent sur leur temps et sur leur argent pour aller coller des affiches. Tout ceci, évidemment, ça se paye.

46:48
Présentateur

Autre critique. Certains reprochent que les professions de foi n'aient pas été individualisées.

46:54
Invité

Alors ça, c'est une critique que j'admets sur le fond, mais pour laquelle j'ai une réponse immédiate. C'est bien entendu, dans l'idéal, il aurait fallu avoir une profession de foi individualisée pour tout le monde, pour chaque candidat. Chaque candidat aurait eu sa profession de foi. C'est exact. Le problème, c'est que, ça on le savait, le problème, c'est que, d'une part, c'était un travail vraiment très très important, encore plus de travail pour une toute petite équipe. Je rappelle que nous n'avons pas de fonds publics et que nous n'avons pas d'emprunts bancaires.

Et non seulement c'était une charge de travail, mais c'était également beaucoup plus cher parce que nous avons fait une profession de foi nationale qui a été tirée à 48 millions d'exemplaires et qui a été conçue pour qu'elle fonctionne à peu près dans toutes les circonscriptions, sur laquelle on a mis d'ailleurs en photo d'accueil une vingtaine de nos candidats, mais on n'a pas pu mettre les 574, c'est exact. Mais sinon, il aurait fallu faire quoi ? Il aurait fallu faire ce que font les très grands partis politiques, c'est-à-dire que nous aurions dû faire 574 professions de foi différentes. En fait, on a fait la même, on a individualisé les professions de foi que dans l'outre-mer.

Mais au niveau national, nous ne les avons pas individualisées parce que ça a fait évidemment tirer un seul document en 48 millions d'exemplaires. C'est évidemment beaucoup, beaucoup, beaucoup moins cher que de publier 574 documents différents en 90 000 exemplaires. Voilà, c'était vraiment une question de coût. J'ajoute d'ailleurs au passage que nous avons fait des professions de foi individualisées dans les départements d'outre-mer ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et forcés de constater que les résultats que nous y avons obtenus n'ont pas été spectaculairement différents de ceux de la métropole. Aux Antilles, ils ont même été décevants.

En Guyane, on a eu une circonscription, on a fait un très bon résultat avec un excellent résultat, c'est 1,77%. Un autre, on a fait zéro tout simplement parce que notre candidate au dernier moment a vu son conjoint être décédé. Donc d'un seul coup, elle a décidé de ne plus être candidate. Donc ça, ça a été un aléa que l'on ne pouvait pas prévoir. À l'île de la Réunion, on a fait quand même des scores. on a eu 4 circonscriptions sur 7 où nous avons dépassé 1%. Mais c'était des scores qui étaient quand même en retrait par rapport à la moyenne des élections régionales et de la présidentielle comme ailleurs.

Donc voilà, en Nouvelle-Calédonie, on a eu des scores assez mauvais pour le coup, alors qu'on avait eu des meilleurs scores à la présidentielle avec 2,4% au niveau du territoire. Là, on a eu des scores mauvais parce qu'il y a eu une très grande focalisation en Nouvelle-Calédonie pour ses législatives sur la question institutionnelle du référendum de l'année prochaine sur l'indépendance ou non de la Nouvelle-Calédonie. Et puis les médias ont donné une énorme priorité aux candidats locaux très connus alors que ça n'était pas le cas pour la présidentielle. Voilà. Donc on avait fait un très bon score pour la présidentielle. On a fait un score vraiment décevant en Nouvelle-Calédonie. Voilà.

Tout ça pour dire que les professions de foi ne font pas tout loin de là. Loin de là. Évidemment que pour les législatives de 2022, si nous avons beaucoup plus d'argent, évidemment que nous ferons comme les autres. On essaiera d'avoir des professions de foi avec la photo de chaque candidat mais ça nous coûtera beaucoup plus cher et on en revient toujours à ce nerf de la guerre qui est l'argent.

50:40
Présentateur

François Célineau, n'aurait-il pas fallu présenter moins de candidats en leur allouant davantage de moyens ?

50:47
Invité

C'est encore une critique que j'ai entendue. Alors là, je ne sais pas très bien à quoi répondre parce qu'on ne sait pas. Avec des « si », on mettrait pari en bouteille comme dit le proverbe. Oui, peut-être que si on avait présenté moins de candidats, on aurait pu mettre un petit peu plus d'argent mais on n'aurait pas eu suffisamment d'argent parce que l'économie sur les 500, sur les mettons 200, si on avait présenté 350 candidats au lieu de 574, l'économie sur les 274 professions de foi, on aurait peut-être fait tirer, je ne sais pas, 15 millions de professions de foi en moins. Peut-être on aurait pu faire des professions de foi individualisées. Je n'ai pas fait le calcul dans ces 350.

Ça reste à démontrer. Je ne suis pas sûr que ceci aurait changé et la donne. Ce dont je suis en revanche pratiquement certain, c'est que nous aurions fait beaucoup moins de voix au niveau national. On a quand même fait 148 734 voix. Si on avait été dans 350 circonscriptions au lieu de 574, il y a forcément, on aurait fait beaucoup moins de voix. Ça, c'est évident. Peut-être, peut-être, certains peuvent se dire qu'on aurait mis plus, qu'on se serait davantage focalisé pour ne pas dépasser les 50 circonscriptions avec 1%. Parce que c'est le paradoxe de la loi qui ne tient pas compte du nombre total de voix obtenues mais qui tient compte des 50 circonscriptions avec 1%.

J'y reviendrai tout à l'heure peut-être. Mais on aurait eu, comme on aurait eu beaucoup moins de voix, le gain financier eût été beaucoup plus faible. Et puis encore une fois, un parti politique, c'est un parti qui se présente partout. Nous resterons, nous restons maintenant bien dans l'esprit. Nous nous sommes présentés partout. Et je me permets d'insister sur le fait, et vous le savez bien, toutes les personnes qui ont adhéré à l'UPR, elles ne l'ont très rarement fait au bout de quelques jours. Elles l'ont fait au bout d'un mois, deux mois, six mois, un an.

Je répète qu'actuellement, nous avons planté des petites graines qui sont en train de germer pendant la présidentielle et pendant les législatives. Et c'est important que nous ayons été présents partout.

52:52
Présentateur

Certains trouvent que vous n'êtes pas assez réactifs pour intervenir auprès du CSA, du ministère de l'Intérieur, du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel.

53:00
Invité

Alors là, effectivement, il y a eu tout un flot de critiques... Enfin tout un flot, pas un flot, mais il y a eu quand même pas mal de critiques qui sont venues d'un certain nombre de nos adhérents, électeurs, sympathisants, qui étaient d'ailleurs des critiques que je peux comprendre, des gens qui piaffent d'impatience, qui sont scandalisés par la situation, l'injustice incroyable dans laquelle nous sommes tenus et qui voudraient que l'on agisse du point de vue juridique. Alors d'abord, je voudrais dire à toutes ces personnes que nous ne restons pas du tout inactifs. On ne reste pas inactifs. On va prendre les questions les unes après les autres. Le CSA.

Le CSA, nous avons écrit au CSA, notamment après la décision qui le CSA a prise suite à la demande de En Marche. Vous savez qu'En Marche avait dit qu'il n'avait pas assez de temps de parole compte tenu... Parce que quand on appliquait les règles, En Marche n'existait pas. En 2012, il avait donc zéro temps de parole normalement pour les législatives. Donc En Marche avait saisi le Conseil d'État. Le Conseil d'État s'était tourné vers le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel avait dicté une nouvelle jurisprudence en disant qu'il fallait tenir compte des scores obtenus pendant les élections intermédiaires, du nombre de candidats présentés et également des sondages.

Donc selon ces critères, l'UPR méritait, notamment en termes de nombre de candidats présentés, mais aussi en termes de scores intermédiaires, méritait d'avoir plus que zéro. On a donc écrit au CSA et le CSA nous a répondu une lettre, une lettre que je vous mets à l'écran et que vous allez voir maintenant. Alors je rappelle que nous avions saisi le Conseil supérieur de l'audiovisuel dans la foulée de la nouvelle jurisprudence du Conseil constitutionnel. qu'on avait écrit, donc on avait écrit, je crois que c'était le 30 mai au CSA, qui nous a répondu en prenant une marge significative le 7 juin, c'est-à-dire quatre jours avant le premier tour.

Et je rappelle que la campagne se terminait le 9 juin, le vendredi 9, au soir, sur le CSA. Et M. Schramek nous a donc envoyé un courrier, enfin m'a envoyé un courrier suite à la saisine en disant « M. le Président, vous sollicitez l'intervention du Conseil supérieur de l'audiovisuel afin que des représentants de l'Union populaire républicaine soient invités à s'exprimer dans les médias audiovisuels en vue du premier tour des élections législatives. Le Conseil en a délibéré lors de sa séance du 7 juin 2017, c'est-à-dire deux jours avant la fin de la campagne alors qu'on l'avait saisi fin mai. Donc c'est vraiment se moquer du monde. Il y avait une urgence absolue.

Je vous rappelle qu'en marche, là, le problème d'en marche a été réglé en 24 heures. M. Schramek poursuit en disant « Réunis en collège plénier le 31 mai, le Conseil avait constaté pour la période du 1er au 28 mai que sur la plupart des antennes, les différentes formations politiques au niveau national et dans les circonscriptions n'avaient pas bénéficié d'un accès équitable à l'antenne. Et comment ? Puisque nous, nous étions quand même très très en arrière alors qu'évidemment, en marche, bénéficiait M. Macron, bénéficiait absolument des sollicitudes de tous les grands médias. Le CSA, M.

Schramek, le président du CSA poursuit en disant « Il s'est inquiété par son communiqué du même jour de la possibilité pour les radios et les télévisions de rétablir les équilibres à 10 jours du 1er tour du scrutin. En conséquence, le Conseil les a encouragés fermement à mettre en œuvre au plus vite les correctifs nécessaires. Soyez assurés qu'il est attentif à ce que les représentants de l'Union populaire républicaine bénéficient de cette préconisation.

» Voilà la réponse du CSA que nous allons donc réécrire au CSA parce que force est de constater que la lettre du CSA qui nous est parvenue le 7 juin, mais enfin, ils avaient déjà fait une préconisation comme ils l'ont dit le 31 mai, qui était générale et le 7 juin, spécialement pour nous, n'a absolument pas été suivi des faits. Plus exactement, j'ai France 3 qui est venu me filmer sur le marché des pavillons sous bois pendant 5 minutes et j'ai eu droit, je crois, le vendredi, à un passage d'à peu près 10 secondes ou 15 secondes à 13 heures. Voilà la réalité de la situation. Alors tout ceci est quand même extrêmement grave.

Tout ceci est grave parce que je me permets d'insister sur le fait que si nous avions... Si la loi avait été respectée, c'est-à-dire si nous avions obtenu à peu près 1% du temps de parole conformément au 1% que j'ai obtenu à la présidentielle et si ça avait été d'ailleurs amélioré par le fait, selon la jurisprudence du Conseil constitutionnel, que nous étions le parti présentant le plus de candidats dans le plus de circonscriptions en France, normalement, nous aurions dû avoir peut-être 1,5 ou 2% du temps de parole. J'aurais donc dû être invité normalement à la... Comment dirais-je ? Chez Bourdin sur RMC, sur France Inter, j'aurais dû avoir peut-être un... Comment dirais-je ?

Un 13 heures sur une chaîne de télévision nationale, une matinale sur France 2, etc., etc. Ce n'est pas faute qu'on ait appelé. On a appelé, appelé, appelé. On avait d'ailleurs eu des contacts, ça devait se faire et puis au dernier moment on nous a appelé pour dire que non. Voilà. Donc, j'insiste sur cet aspect des choses. Nous sommes bien intervenus auprès du CSA. Le CSA nous a fait la réponse que je viens de vous dire qui est une réponse satisfaisante sur le fond dont on va se prévaloir maintenant puisqu'en gros il nous donne raison même s'il ne le dit pas explicitement mais il dit quand même qu'il s'est inquiété et qu'il a rappelé la nécessité mais en fait ça n'a été suivi d'aucun effet.

Voilà la situation. Je voudrais à ce propos d'ailleurs élargir le débat au-delà du CSA pour parler des questions de communication. Il y a un document qui est sorti, un graphique qui est sorti récemment que je voudrais qu'on présente maintenant qui est le nombre, le pourcentage des articles qui ont été consacrés pendant l'élection présidentielle aux différents candidats dans l'ensemble de la presse. Ça ne concerne même pas l'audiovisuel. Ça ne concerne que la presse. Et si vous regardez ce graphique, vous constaterez qu'en 1 arrive qui donc ? M. Macron. En 2, qui donc Mme Le Pen. En 3, qui donc M. Fillon. En 4, qui donc M. Mélenchon. En 5, qui donc M. Hamon.

c'est-à-dire exactement l'arrivée du tiercé dans l'ordre. Et puis ensuite, vous avez, alors avec un décrochage très loin derrière, vous avez M. Dupont-Aignan, etc. Si vous vous souvenez, il n'y a que... C'est exactement l'ordre d'arrivée. À 2 exceptions près, c'est que M. Poutou a eu plus d'articles que M. Lassalle alors que M. Lassalle est arrivé à 1,29 alors que Poutou a fait 1,1. Et la deuxième exception, c'est moi, puisque moi, j'ai eu moins d'articles que Mme Arthaud, alors que j'ai eu 0,92, tandis que Mme Arthaud a fait 0,6 à la présidentielle. Voilà. Ça veut donc dire... Et là, je renvoie à tous les spécialistes. Et là, ça n'est que les couvertures de la presse. Mais si on avait...

On les aura dans les mois qui viennent. Certainement, des études vont être faites sur le sujet. Si on a la couverture médiatique en plus, on s'apercevra que ceux qui font l'élection, ce sont les grands médias. Je l'ai déjà dit tout à l'heure. J'y reviens. Il faut arrêter de passer notre temps à critiquer l'UPR, à critiquer... Le problème numéro 1 que nous avons, ce sont les médias et les médias qui nous traitent particulièrement mal puisque, alors que j'ai eu l'avant-dernier passage dans les médias, j'ai terminé devant Mme Arthaud. Ça veut donc dire que nous avons une meilleure mobilisation des électeurs que ce que pensent les médias. Alors la question ne portait pas que sur le CSA.

La question portait sur le ministère de l'Intérieur. Le ministère de l'Intérieur, nous l'avons saisi également. On a d'ailleurs diffusé la lettre de saisine du ministère de l'Intérieur et la réponse de M. Collomb. Nous l'avons saisi parce que le ministère de l'Intérieur a refusé de nous classer en UPR et en nous maintenant dans une classe indifférenciée de divers. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer tout ça. Je renvoie à la lettre qui est en ligne sur notre site. Donc évidemment, nous ne sommes apparus nulle part sur le site du ministère de l'Intérieur, nulle part dans les sondages, nulle part dans les relevés des résultats et dans les relevés de ce que faisait la presse.

C'est un déni de démocratie. C'est volontaire. Quand on accumule tout ça, on voit bien qu'il y a une volonté absolument permanente de cacher l'existence même de l'UPR. Comment peut-on admettre qu'un parti politique qui est celui qui présente le plus de candidats n'a pas droit à sa couleur nominative ? D'ailleurs, le parti radical de gauche a son étiquette PRG dans les résultats du ministère de l'Intérieur et nous, nous ne l'avons pas, nous nous sommes noyés dans les divers alors que l'UPR a fait plus de voix que le parti radical de gauche. Nous avons fait 148 734 suffrages à la législative. Le parti radical de gauche en a fait, je crois, 120 ou 130 000.

S'agissant du ministère de l'Intérieur, je signale, on l'avait dit qu'on a saisi le Conseil d'État. Le Conseil d'État a décidé de répondre avec lenteur, n'est-ce pas ? C'est pas comme pour En Marche. Nous attendons toujours en ce mardi la réponse du Conseil d'État quant à notre inscription comme une couleur particulière. Enfin, le reproche sur le Conseil constitutionnel. J'ai vu un certain nombre d'internautes qui me reprochent, qui reprochent collectivement à l'équipe dirigeante, qui même me soupçonnent d'avoir des pensées malveillantes contre mon propre mouvement.

Certains pensent que c'est pas normal que nous n'ayons pas protesté auprès du Conseil constitutionnel au moment des élections présidentielles et que nous n'ayons pas protesté avec l'affaire des circulaires électorales, des professions de foi manquantes pour les législatives. Alors, je vais répondre à cette critique. Premièrement, s'agissant de l'élection présidentielle, certaines personnes, beaucoup d'internautes, ont signalé le cas d'une commune en Auvergne, je crois, où il y a eu une permutation du nombre de voix que j'avais obtenue par rapport à celle qu'avait obtenue M. Mélenchon. C'est-à-dire, je crois, dans cette commune, M.

Mélenchon avait fait trois voix et moi, 63, centralisée au ministère de l'Intérieur. C'est l'inverse qui a été fait. Alors moi, quand on m'a dit ça, j'ai dit, c'est effectivement très intéressant, si c'est exact, il faudrait déjà vérifier, mais enfin, beaucoup de gens m'ont signalé. Mais ce que j'ai dit, c'est-à-dire, j'ai lancé un appel pour que, sur Facebook et auprès de nos militants, pour qu'on me donne d'autres cas à travers toute la France. Personne n'a trouvé d'autres cas. Certains ont dit, oui, mais il y a eu 0% de bulletins blancs et nuls à Lyon. C'est pas normal, c'est vrai que c'est pas normal, mais ça a été ensuite corrigé. C'était une erreur de transcription au niveau national.

Ce qui fait que, pour l'instant, je n'ai pas vu, pour l'instant, de preuves probantes qu'il y ait eu des fraudes massives sur ces questions. Et je insiste sur un aspect des choses qui est très important, c'est que, pour l'élection présidentielle, on peut saisir le Conseil constitutionnel pendant 48 heures après les résultats. 48 heures après les résultats. Donc nous, nous n'avions pas les moyens pendant 48 heures après les résultats du deuxième tour, on n'avait pas les moyens de contester, parce que le seul exemple que j'avais, c'était celui que je viens de citer, c'est très insuffisant.

Je voudrais s'y aller aux gens plein de bonne volonté et qui sont furieux des résultats, que même s'il était avéré qu'il y avait 10 ou 15 endroits où on m'a enlevé des voix, le Conseil constitutionnel a pour jurisprudence constante de n'annuler une élection que si les fraudes ou les erreurs sont massives au point d'avoir pu modifier le résultat des élections. C'est-à-dire que même si on avait trouvé 15, 20, 50 bureaux de vote où l'on met à retirer 200, 300, 500 voix, même dans ce cas, le Conseil constitutionnel aurait reconnu qu'il y avait eu une erreur mais n'aurait pas annulé l'élection puisque de toute façon, ça n'aurait pas suffi à me qualifier pour le deuxième tour.

Voilà la raison pour laquelle nous n'avons pas saisi le Conseil constitutionnel parce que nous sommes redevables également de la renommée de notre mouvement. Moi, je n'ai pas envie. Moi, je saisis le Conseil d'État ou je saisis le CSA ou je saisis le ministre de l'Intérieur à bon escient. Je ne veux pas saisir le Conseil constitutionnel à mauvais escient sachant que nous n'avons pas matériellement quelque chose pour faire valoir notre bon droit.

Le Conseil constitutionnel, en revanche, nous allons le saisir pour l'affaire des circulaires électorales des législatives parce que c'est vrai qu'il y a une quinzaine de circonscriptions où les circulaires électorales, les professions de foi, n'ont pas été envoyées aux électeurs par la société de routage, d'ailleurs société privée, qui tout simplement n'a pas mis dans les envois aux électeurs notre profession de foi, pas plus d'ailleurs que notre bulletin de vote. Donc ça, c'est un truc avéré.

On en a des preuves, on en a des preuves filmées, on a d'ailleurs un certain nombre de nos adhérents ou de nos militants qui ont gardé par devers eux une enveloppe non ouverte pour pouvoir le montrer de vrai nuissier, etc. Je me permets de signaler que nous ne sommes pas les seuls. Il y a eu des dysfonctionnements assez importants dans un certain nombre de circonscriptions qui ont affecté l'UPR en prédilection, si j'ose dire, mais aussi d'autres mouvements politiques. Il y a eu des mouvements, le Front National, France Insoumise, l'extrême-gauche. De façon générale, les petits partis politiques ont été victimes de ces dysfonctionnements.

Alors là, c'est vrai que nous allons porter cette affaire devant le Conseil constitutionnel. Nous avons préparé les courriers, mais nous pourrons saisir le Conseil constitutionnel qu'à l'issue du deuxième tour, c'est-à-dire lundi ou mardi de la semaine prochaine. Nous allons donc le faire. Mais moi, je ne suis pas du tout certain de la suite des résultats puisque je crois savoir que la jurisprudence du Conseil constitutionnel est en la matière n'est pas très favorable. C'est-à-dire que même s'il y a des professions de foi qui n'ont pas été adressées, je crois que le Conseil constitutionnel n'a pas cassé pour autant les élections.

Moi, je ne peux pas changer la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Non plus que je ne peux pas changer la Constitution ni les lois. Donc il faut que les gens qui me font confiance comprennent que nous défendons bec et ongle nos intérêts en tant que de besoins dans le cadre de la législation existante hélas, hélas, c'est comme ça.

1:08:28
Présentateur

Une dernière critique. Certains affirment que les Français ne seraient pas d'accord avec la sortie de l'Union européenne et de l'euro et qu'il faudrait donc mettre de l'eau dans votre vin.

1:08:40
Invité

Alors ça, c'est une critique de fond. On a eu tout à l'heure des critiques sur le fait que la communication n'était pas bonne, qu'on ne parlait pas assez des problèmes quotidiens des Français ou alors toutes les critiques sur les affiches arrivaient trop tard, le fait que la profession de foi n'a pas été livrée ou le fait qu'elle n'était pas individualisée, tout ça, c'est des critiques. Là, c'est une critique tout à fait différente. Il y a en effet un certain nombre de personnes qui disent « le problème, c'est que les Français ne sont pas d'accord avec, ne seraient pas d'accord avec la sortie de l'Union européenne. Ça leur fait trop peur ou la sortie de l'euro et donc, il faut changer.

» Alors, ça, c'est une critique que je comprends mais que je ne pourrais en aucun cas admettre parce que les gens qui font cette critique se méprènent sur ce qu'est l'UPR. Pourquoi est-ce que j'ai créé l'UPR et pourquoi il y a des gens qui nous ont rejoints ? C'est pas pour avoir des postes. Ce n'est pas pour gagner les élections à tout prix et pour faire le contraire de ce que nous pensons. Moi, si c'était ça, je n'avais pas créé l'UPR, j'aurais pu être ministre depuis belle lurette. Si j'ai créé l'UPR, c'est pour répondre au problème de fond des Français.

Le problème de fond de la France, c'est que sa souveraineté et son indépendance nationale ont été volés et que tant que nous serons dans l'Union européenne, dans l'euro et dans l'OTAN, le désastre va se poursuivre et s'accélérer. Et ce n'est pas parce qu'une majorité de Français ne seraient pas d'accord ce qui reste à démontrer, mais même si tel et tel cas, ce n'est pas pour autant que je vais dire « Vous avez raison, il faut rester dans l'Union européenne ». C'est en vertu de ce genre de raisonnement d'ailleurs que tous les partis politiques proposent une autre Europe.

Est-ce que vraiment, les gens qui me font confiance me voient en train de dire « Bon, finalement, on va mettre de l'eau dans notre vin, on va dire « On fait une autre Europe, un autre euro, on ne parle plus de la sortie de l'euro ». » C'est exactement d'ailleurs le débat qui en ce moment agite le Front national ou si j'ai bien compris M. Philippot est complètement minorisé et que maintenant le Front national a décidé de ne plus vouloir sortir de l'euro. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Soit on considère que l'euro, c'est formidable et à ce moment-là on est pour, soit on considère que c'est une catastrophe et à ce moment-là on est contre, mais on ne peut pas considérer que c'est une catastrophe et dire « Oui, mais les Français ne sont pas prêts, donc il faut... » Non. Ça c'est en fait... D'ailleurs c'est un truc venant du Front national parce qu'il y avait une phrase une fois qu'avait dite M. Jean-Marie Le Pen, je me rappelle, qui pour une fois j'avais trouvé que c'était une phrase qui était pas mal lorsqu'il avait dit qu'il préférait être battu sur ses idées qu'être élu sur les idées des autres. Force est de constater que ce n'est pas le cas d'ailleurs.

À supposer d'ailleurs que le Front national n'ait jamais voulu sortir de l'euro. Nous, nous voulons... Nous ne voulons pas arriver au pouvoir à tout prix. Nous voulons arriver au pouvoir pour changer la destinée de la France. Moi, ça ne m'intéresse pas d'être ministre de M. Macron dans le cadre d'un élargissement que je ne sais pas quoi. Ça ne m'intéresse pas. Je me salirais. Je travaillerais contre mon pays.

Donc effectivement, nous sommes dans une situation difficile parce que c'est vrai probablement et on le voit bien quand on parle tout autour de nous et tous les militants l'ont bien vu que lorsque l'on parle autour de soi de la nécessité de sortir de l'UE et de l'euro, c'est vrai que ça fait peur à beaucoup de gens. C'est exact. Mais comment ne serait-il pas autrement puisqu'ils sont formatés par des médias et des partis politiques qui ont tous baissé les bras, qui obéissent tous au diktat des médias qui disent « Oui, c'est la catastrophe ».

Il faut bien comprendre que moi, je suis quelqu'un de courageux et que les gens qui m'ont rejoint sont des gens courageux et que dans la mesure où on sait ce qu'il faut faire, nous le disons et que cela plaise ou ne plaise pas contre vents et marées à temps et à contre-temps. Si l'on avait fait un sondage en décembre 1940 auprès des Français, il y aurait eu probablement 98% des Français qui auraient approuvé Pétain et il y aurait peut-être eu 1%, même pas, qui auraient approuvé De Gaulle. C'est la réalité parce que les Français disent « Non, non, non, on ne va pas recommencer la guerre, on a été vaincu par les Allemands ». Qui avait raison au bout du compte ? Donc c'est la même chose.

Il ne faudra pas compter sur moi pour faire évoluer la charte fondatrice ni même d'ailleurs les éléments constitutifs de l'UPR puisque je rappelle que dans l'association UPR dont j'ai déposé les statuts à la préfecture de police de Paris en 2007, il est précisé la sortie de l'Union européenne et de l'euro, c'est les objectifs centraux du mouvement. Voilà. Donc je comprends, enfin j'ai du mal à comprendre à vrai dire, mais je peux comprendre que des gens parmi nos adhérents, parmi nos sympathisants soient fatigués, lassés, vaincus par le découragement et se disent après plusieurs années maintenant on n'y arrive pas.

Quand je parle à mes collègues de travail, à ma famille, etc., il y a beaucoup de gens qui disent non, non, non, on ne peut pas sortir de l'Union européenne et de l'euro, donc il faudrait changer. À ce moment-là, je leur dis désolé, mais ça veut dire que vous n'avez plus votre place à l'UPR. C'est comme si quelqu'un était allé voir De Gaulle en 1941 ou 1942 en disant oui, finalement, on n'y arrivera pas, donc il faut être pour une autre Europe hitlérienne. De Gaulle leur a dit désolé, vous n'avez plus votre place dans la résistance. C'est aussi simple que ça. Voilà.

Donc, ce qu'il faut voir aussi au passage, c'est que nous avons un combat de titans à mener parce que nous sommes en guerre face à une oligarchie qui a mis la main sur les médias de communication. Le problème Le problème qu'il y a en France comme dans les pays du sud de l'Europe, c'est qu'il n'y a pas la diversité d'opinions qui existent, par exemple, au Royaume-Uni. Je rappelle qu'au Royaume-Uni, par exemple, au moment du Brexit, il y avait la moitié, en gros, des médias qui appelaient à voter pour le Brexit. Je rappelle qu'au Royaume-Uni, il y avait plus de 300 chefs d'entreprise qui ont appelé à voter en faveur du Brexit.

Je rappelle que dans les pays scandinaves, une partie importante de l'establishment ou bien des grands médias est contre l'appartenance à l'Union européenne et à l'euro. Le problème que nous avons en France, c'est un problème de totalitarisme. J'utilise le mot à dessin, c'est-à-dire que la totalité des partis politiques sauf l'UPR, des grands médias, des syndicats, de la quasi-totalité des syndicats, la totalité des chefs d'entreprise, la quasi-totalité des relais médiatiques, philosophiques, etc., ont abdiqué devant cette pensée unique. La France est un pays où on n'a pas le droit de vouloir sortir de l'Union européenne dans la pensée dominante. C'est une anomalie complète.

Regardez ce qui se passe au Royaume-Uni, ce qui se passe en Norvège, en Islande, en Suède, en Finlande, au Danemark, aux Pays-Bas. C'est une anomalie complète en Pologne, en République tchèque, en Hongrie. C'est une anomalie complète qu'il y a en France. Je ne me résoudrai pas à ce musèlement de la pensée politique en France et à cette interdiction de penser, ce qui de toute façon va arriver, c'est la destruction de l'Union européenne. Alors nous ne le sais le jour ni l'heure. Je rappelle que la grande société de futurologie et d'intelligence économique Strafford aux États-Unis, qui est la principale, a prévu que l'Union européenne de toute façon allait se disloquer.

Alors effectivement, eh bien il faut continuer, continuer encore notre travail de bénédictin, notre travail de formation. Moi, il y a bien sûr, bien sûr, ça m'arrive aussi, moi, dans mon propre entourage professionnel, familial, amical, il y a des gens qui poussent des cris d'orfraie lorsqu'ils me voient, enfin ils ne le font plus maintenant parce qu'ils me connaissent, mais qui ne sont pas d'accord, qui disent non, non, il ne faut pas sortir de l'Union européenne de l'euro. Et alors ?

Moi, ce que je vois, c'est que quand même notre message passe, intéresse de plus en plus que les résultats aux élections, c'est une chose, mais que quand même, nous avons énormément progressé avec la participation aux présidentielles et aussi aux législatives. Nous avons beaucoup progressé, de plus en plus de gens s'intéressent à nous et nous devons poursuivre et poursuivre. Rappelez-vous cette phrase de Churchill qui disait « Jamais, jamais, jamais n'abandonnez jamais ». Et Churchill, qui est quand même le lion de la Seconde Guerre mondiale, le lion britannique, avait aussi cette autre formule « Le succès est constitué d'une succession d'échecs accueillis avec optimisme ».

1:17:31
Présentateur

Comment expliquez-vous que le parti animaliste obtienne le financement public et pas l'UPR ?

1:17:38
Invité

Alors ça, c'est encore une autre critique qui est arrivée. Vous voyez qu'au passage, que je ne me défile pas et que je pense qu'il est utile. Mais moi, je suis un démocrate. D'ailleurs, je signale qu'au prochain Conseil national de l'UPR, nous allons débattre de toutes ces questions, de voir comment améliorer... Parce qu'il y a certainement des choses à améliorer. On peut améliorer... J'en parlais tout à l'heure, la Web TV. On peut améliorer... pour une vraie étape télévision UPR. On doit pouvoir améliorer notre communication. On doit pouvoir améliorer plein de choses. C'est exact. Mais en tout cas, l'UPR ne cessera pas d'être l'UPR. En tout cas, ça sera sans moi.

C'est-à-dire que l'UPR a une charte fondatrice et a des statuts. Donc il y a des choses à améliorer. On va en débattre. On va en débattre lors du Conseil national. Et d'ailleurs, tous les candidats suppléants, etc., ont reçu une lettre, un courrier de Rémi Renaud avec une adresse courriel pour faire passer leurs suggestions, leurs conseils et leurs critiques pour les années à venir. Comment améliorer notre situation ? Alors la question que vous me posez, effectivement, c'est sorti. On a appris hier que le parti animaliste, sorti d'un chapeau, ce parti a été créé il y a 7 mois, allait avoir des financements publics. Bon.

On a appris aussi, d'ailleurs, que je crois que c'est une nouvelle donne de M. Laroulturou qui va aussi avoir ses financements publics. Alors je regarde ça à un petit peu près. Je signale que l'UPR, je l'ai déjà dit plusieurs fois, a obtenu 148 734 suffrages, c'est-à-dire 0,67% des voix au niveau national aux législatives, alors que le parti animaliste a obtenu 63 000 voix. Donc nous avons fait 2,5 fois de plus de voix que le parti animaliste. Sauf que le parti animaliste n'a présenté qu'environ, je crois, 80 candidats et a obtenu que, sur ces 80 candidats, parce qu'il n'avait pas trouvé d'autres candidats, d'ailleurs, qu'il y en a, dans 5 ans de circonscription, où il dépasse 1%.

Alors, à mon avis, la loi est mal fichue, parce que je trouve que la loi devrait accorder des financements aux vrais partis politiques qui ont une couverture nationale. Par exemple, plutôt que de dire 5 ans de circonscription où on dépasse 1%, il devrait y avoir, par exemple, au moins, je ne sais pas, au moins 100 000 voix obtenues au niveau national avec des candidats dans 2 tiers des circonscriptions. Sinon, il y a un effet de seuil terrible. Par exemple, nous, on avait, voilà, je crois, je le disais tout à l'heure, alors, ce seuil de 1% est un peu ridicule.

Je pense qu'un parti comme le nôtre qui est présent dans 574 circonscriptions et qui fait une moyenne de 0,67 mérite davantage, avec ses 148 000 suffrages, d'obtenir des financements publics que le parti animaliste qui n'a été présent que dans 86 des circonscriptions, c'est-à-dire dans 15% des circonscriptions et qui s'est focalisé pour obtenir plus de 1% dans 50 circonscriptions. Alors, j'ajoute par ailleurs, s'agissant du parti animaliste, que moi, je suis un peu consterné. J'invite ceux qui s'intéressent à aller regarder le site. Bon, voilà, ils n'avaient pas de campagne. Ils n'ont pas fait de campagne.

On n'a pas vu les candidats, je crois, en tout cas, là où ils se présentaient, pratiquement pas. Simplement, ils avaient une affiche avec une photo de chat, un petit chat, voilà. Je rappelle d'ailleurs au passage que sur Internet, il y a des vidéos avec des petits chats qui jouent avec des pelotes de laine et qui font 4 millions, 6 millions de vues, 8 millions de vues, voilà. Moi, on va voir ce qui se cache derrière ce parti animaliste. Moi, je n'excuse pas que ce soit une escroquerie complète, voilà. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ce n'est pas l'UPR, ça. Ce programme, le programme du parti animaliste, c'est le bien-être animal. C'est une cause très respectable.

D'ailleurs, ça figurait sur notre profession de foi. Il y a des choses comme ça. Mais enfin, le parti animaliste n'a rien à dire ni sur le chômage des Français, ni sur le bombardement des Syriens, des Libyens, ni sur le SMIC. Le parti animaliste ne dit pas un mot sur l'augmentation constante de la délinquance et de l'insécurité. Le parti animaliste ne dit rien sur... En fait, tout ce qui intéresse à la vie des Français, quoi. Ce n'est pas le parti animaliste, c'est le parti minimaliste, en fait. Bon, voilà. C'est comme ça. Moi, je pense que les gens qui ont voté pour le parti animaliste, il y en a qui, à mon avis, ont dû se dire « Tiens, ça va les... Les... Les, c'est le...

Derrière ce les, c'est la classe politique. Ça va les ennuyer, ça va les embêter. Plutôt que de m'abstenir ou de voter nul, je vais voter pour un truc, je vais voter fun, je vais, comme on dit maintenant, c'est-à-dire je vais voter pour le parti animaliste. Voilà. Mais tout le monde a bien compris que ce parti animaliste n'est pas capable d'accéder au pouvoir, n'est pas capable d'avoir une politique... Voilà. On ne fait pas un parti sur le bien-être animal et sur l'adoption des chats. Donc il ne faut quand même pas se moquer du monde. Voilà.

Ça prouve au passage cette affaire qu'il y a quand même quelque chose qui ne va plus dans la société politique française et dans la société française tout court. Voilà. C'est ça qui est extrêmement regrettable. Quant à Nouvelle-Done, alors là, ils ont fait 23 000 suffrages. Comment est-ce qu'ils ont les 1% ? Parce qu'ils se sont acoquinés avec un parti qui est région de France ou je ne sais pas quoi. Ce sont des régionalistes et des crypto-indépendantistes, d'ailleurs, qui se cachent là-dedans. Donc c'est une espèce de syndicat de placement. Voilà. Nous, on n'a pas fait ça.

1:23:10
Locuteur

Voilà.

1:23:10
Invité

Moi, je préfère que nous ayons un manque à gagner de 210 000 € d'argent public par an, mais que nous soyons droits et fermes dans nos convictions, que nous n'ayons pas fait d'alliance honteuse avec des partis indépendantistes ou des partis, je ne sais pas quoi, ou des partis ultra-européistes. Ou je préfère certains... Je connais un de nos cadres à l'UPR qui a dit qu'on aurait dû faire une affiche en mettant un petit chaton comme ça, voilà, et je serai tenu dans mes bras. Bon. Non. C'est peut-être les limites de votre serviteur. Moi, je considère que la France, elle est en train d'être détruite et qu'elle mérite mieux que ce genre d'ânerie.

1:23:55
Présentateur

Et sur la scène européenne, François Asselineau, quelle est votre analyse des élections générales britanniques ?

1:24:02
Invité

Ah ! Nous voilà maintenant sortis de cette question des élections législatives en France pour passer aux élections législatives au Royaume-Uni. Alors, il y a un truc qui m'a quand même assez sidéré, mais que je trouve quand même extrêmement intéressant. C'est que Mme May, en effet, a raté son pari. Elle a procédé à une dissolution anticipée de la Chambre des communes, procédé à ce qu'au Royaume-Uni, on appelle les élections générales. Elle anticipait sur la foi des sondages qu'elle aurait un raz-de-marée de députés du Parti conservateur. En fait, elle en a perdu quelques-uns parce qu'elle a fait moins que prévu. Donc tout ça dont acte.

C'est vrai que sa situation, ça prouve d'ailleurs au passage que ça porte rarement ses fruits de dissoudre une Assemblée nationale. Et regardez ce qui s'était passé en France, par exemple, en 1995 ou en 1997, pardon, lorsque Jacques Chirac avait dit sous l'Assemblée nationale, c'était un petit peu le même titre de raisonnement, il avait là aussi raté son opération. Moi, à mon avis, il ne faut pas bousculer le calendrier électoral. Mais néanmoins, il y a quelque chose que je trouve assez extraordinaire dans ces élections britanniques. C'est le compte-rendu qui en a été fait en France.

En France, quand vous voyez les articles qui ont été diffusés ou les médias qui ont été diffusés dans la presse, vous en aviez, il était question d'un échec cinglant, échec cinglant de Theresa May. Voilà. Dans d'autres médias, on nous parle d'un échec, comment dirais-je, quasiment catastrophique pour Theresa May. Dans un autre encore, on nous explique que Mme Theresa May, elle a raté des élections catastrophiques, etc., etc. Bon. Alors, il faut quand même revenir aux chiffres. Mme Theresa May, elle a obtenu 42,4% des suffrages. C'est-à-dire, et la participation, l'abstention, pardon, a été de 31,3%. Retenez bien ces chiffres. Mme Theresa May est arrivée en tête.

Elle a obtenu 42,4% des suffrages. L'abstention a été de 31,3%. Maintenant, on compare avec ce qui s'est passé en France. Le mouvement En Marche de M. Macron, qui a été présenté par la même presse comme ayant bénéficié d'un raz-de-marée, le mouvement En Marche au premier tour a obtenu 32,4% des suffrages, c'est-à-dire 10 points de moins que Mme Theresa May. Quant à l'abstention, j'en ai parlé tout à l'heure, elle a fait 51,3%, c'est-à-dire 20 points de plus qu'au Royaume-Uni. C'est-à-dire que les résultats de M. Macron sont très mauvais par rapport à ceux de Mme Theresa May, objectivement.

La presse française, dans un cas, nous présente échec cinglant de Mme Theresa May, apocalyptique, et nous présente dans l'autre cas M. Macron comme étant un raz-de-marée, victoire d'un seul homme, de M. Macron, etc. Voilà ce qu'est la presse française. C'est un scandale, c'est un scandale de mauvaise foi, de propagande et hontée en faveur du candidat des milliardaires. Alors, pour le reste, eh bien Mme Theresa May, effectivement, le problème qu'il y a en Angleterre, au Royaume-Uni, pardon, c'est que c'est un scrutin uninominal majoritaire à un tour et non pas à deux tours comme en France.

Ça veut dire c'est un scrutin uninominal pas majoritaire, excusez-moi, c'est un scrutin uninominal à un tour. Ça veut dire qu'au Royaume-Uni, c'est le candidat qui arrive en tête qui empoche la circonscription. Voilà. C'est aussi simple que ça. Même s'il fait 40%, si le suivant fait 39%, c'est le candidat qui arrive en tête qui empoche la circonscription.

1:28:14
Locuteur

Bon.

1:28:15
Invité

Donc, il n'y a qu'un seul tour. Voilà. C'est le système tel qu'il existe au Royaume-Uni. Je signale d'ailleurs que Mme Thérésa May, le Parti conservateur, avec les 42,4, a augmenté de 5,5 points le nombre de ces électeurs par rapport aux dernières élections. Donc, on ne peut pas parler d'un échec cinglant. La participation est élevée. L'abstention est faible par rapport à nous, à 31,3. Ce Parti conservateur a fait 5,5 points de plus. Elle avait fait 37,1... Comment dirais-je ? 36,9. Elle passe, je crois, à 42,4. C'est ça. Ça doit faire... Ça fait le décalage. Voilà. Alors, c'est vrai qu'elle perd un certain... Quelques députés.

Donc, du coup, elle a été obligée de faire alliance avec d'autres. Ce qui est vrai aussi, c'est que le Parti travailliste a grimpé de 9 points, le Parti de Jérémy Corbyn. Mais les électeurs qui ont voté pour Jérémy Corbyn l'ont fait sur des questions sociales, c'est-à-dire qu'ils veulent une augmentation des salaires. Mme Theresa May avait fait des déclarations qui ont été mal perçues sur la question des héritages, où il s'agissait notamment de prélever des héritages sur la fiscalité de l'héritage au Royaume-Uni. Donc, c'est des questions internes qui n'ont d'ailleurs absolument rien à voir avec la question du Brexit.

Il y a même encore mieux, c'est que le Parti qui était le plus favorable au Brexit, le plus favorable à l'Union européenne, pardon, le Parti libéral a perdu 0,4 points et le Parti indépendantiste écossais qui était ultra-européiste et qui voulait un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse s'est pris une gifle puisque non seulement il a perdu je ne sais plus combien de points mais qu'il a perdu et il est passé de 56 députés à 31 et il a perdu près de la moitié de ses députés.

Ce qui signifie en définitive que Mme Theresa May a été en effet elle a raté son pari elle a été un peu fragilisée mais pour des questions de politique intérieure mais absolument pas pour la question du Brexit bien au contraire on voit au contraire qu'il y a eu plus d'électeurs qui ont voté pour elle alors il y en a un qui s'est effondré c'est le UKIP mais ça c'est normal puisque le Brexit ayant été voté le parti de Nigel Farage maintenant elle n'intéresse plus beaucoup les électeurs parce que son objectif a été atteint.

1:30:43
Présentateur

Retour en France quelles sont les dernières nouvelles du gouvernement ?

1:30:47
Invité

Les dernières nouvelles du gouvernement aujourd'hui donc nous sommes mardi 13 juin on apprend qu'il y a un nouveau scandale concernant M. Richard Ferrand le ministre de la cohésion du territoire qui vient d'être sorti je ne sais pas ce qu'il va en être en attendant M. Ferrand a quand même un balotage favorable donc il va peut-être être élu député ça veut donc dire que si les électeurs votent pour ce monsieur il ne faudra plus ensuite qu'il se plaigne d'avoir des affairistes au gouvernement.

Là ce qui est important quand même ce sont les déclarations qui ont été faites il y a deux types de déclarations au cours des jours récents il y a eu les déclarations de Mme Sylvie Goulard ministre des armées j'ai déjà expliqué ce que je pensais de l'intituler du ministère des armées mais Mme Goulard elle a fait des déclarations assez tonitruantes la première elle a expliqué que la promesse faite par Macron de porter à 2% du produit intérieur brut le budget du ministère des armées hors pension ne serait pas tenu déjà voilà déjà la première promesse annoncée le gouvernement commence à peine que déjà on annonce que les promesses faites ne seront pas tenues la deuxième qui est encore plus scandaleuse c'est que Mme Goulard a dit qu'il fallait arrêter en gros que le ministère français de la défense parce que je préfère l'appeler le ministère de la défense achète français voilà elle considère que c'est très très bien si le ministère français de la défense achète des produits américains ou des produits allemands ce qui signifie d'une part qu'elle contribue à enterrer l'industrie militaire française qui est quand même un des fleurons notamment à l'exportation mais ça veut dire d'autre part qu'elle se met pieds et poings liés dans la main des américains ou des fournisseurs étrangers parce que si pour acheter vos armes vous avez recours à des fournisseurs étrangers vous avez intérêt à filer doux avec ces fournisseurs étrangers là sinon ils vous couperont la vente de pièces détachées mme goulard mme goulard témoigne encore une fois que cette femme déteste en fait son propre pays c'est ça c'est une femme qui déteste la France c'est une femme qui ne jure que c'est une ultra ultra ultra ultra ultra ultra européenne c'est une nationaliste européiste qui nous entraîne à la guerre elle est exactement c'est une cocardière bleue aux étoiles d'or cette femme qui déteste la France et qui est prête à nous livrer comme ça pieds et poings liés devant l'oligarchie financière et les américains tout ça avec la bénédiction de monsieur Macron bien entendu et puis il y a une autre déclaration qui vient alors cette fois-ci du premier ministre aujourd'hui monsieur Édouard Philippe qui a fait savoir qu'il attendait dans les jours qui viennent un rapport de la cour des comptes sur l'exécution budgétaire pour 2017 mais que d'après ce qu'il pensait c'est que en fait la France n'arriverait pas à tenir les engagements de réduction du déficit budgétaire pris vis-à-vis de Bruxelles la France avait prévu de diminuer à 2,7% du déficit budgétaire le budget de 2017 et monsieur Édouard Philippe nous dit oui mais c'est pas de notre faute c'est la faute des précédents ils avaient fait des mesures électoralistes qui vont nous coûter beaucoup d'argent au passage je rappelle quand même que dans le gouvernement précédent même s'il avait pris la poudre d'escampette depuis un peu plus d'un an il y avait quand même l'inénarrable Macron qui avait quand même été ministre de l'économie bon monsieur Philippe n'a pas osé sans doute mettre en cause la gestion de monsieur Macron au ministère de l'économie dans le fait que la France ne va pas réduire comme prévu le déficit budgétaire donc ça veut dire quoi ça veut dire que probablement le déficit budgétaire pour 2017 pour la énième fois va dépasser les 3% et ça veut dire que selon toute probabilité c'est d'ailleurs ce que j'avais annoncé pendant la campagne électorale et bien le gouvernement pour la n plus unième fois va prendre des mesures de très grande sévérité budgétaire voilà selon toujours ce raisonnement stupide qui est que pour diminuer le déficit budgétaire il faut diminuer les dépenses de l'État j'ai déjà expliqué que ça paraît intuitif mais c'est justement une erreur c'est que si on diminue les dépenses de l'État en période de récession les recettes de l'État qui dépendent de la fiscalité et donc de l'activité économique soutenue ou non par l'État les recettes dégringolent encore plus vite voilà donc on est lancé dans la poursuite de la même politique depuis M.

Juppé c'est d'ailleurs normal puisque Édouard Philippe était l'âme d'année d'Alain Juppé ne l'oublions pas cette politique que nous menons depuis 1995 donc ce qui est au programme c'est l'application des grandes orientations des politiques économiques c'est les oucasses de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne c'est la poursuite de la même politique que nous allons avoir lorsque tous les flonflons des élections vont s'être éteints les Français vont partir en vacances vont pouvoir faire quelques barbecues en famille à la campagne et puis rendez-vous au mois de septembre ils découvriront qu'entre temps le droit du travail a été saccagé et que les mesures très sévères en matière budgétaire ont été prises et notamment augmentation non peut-être pas de la TVA mais de la CSG ce qui revient exactement au même ponction sur les petits salaires diminution du nombre de fonctionnaires désorganisation des services de l'État etc.

voilà ce qui est au programme de En marche c'est pas En marche avant c'est En marche arrière

1:36:09
Présentateur

et bien voilà cet entretien d'actualité arrive à son terme votre conclusion monsieur Asselineau

1:36:15
Invité

très bref parce que j'ai été très long mais il y avait matière j'ai tenu comme vous l'avez vu à répondre à je crois la plupart de toutes les critiques qui ont été formulées suite aux résultats des élections législatives je m'adresse ici à toutes celles à tous ceux d'entre vous qui suivez l'UPR bien sûr que c'est des moments qui sont difficiles voilà on est triste on aurait aimé faire de meilleurs résultats on aurait aimé notamment que les gens qui avaient voté pour moi à la présidentielle votent pour moi à eau législative encore aurait-il fallu qu'ils sachent que nous étions présents n'oubliez jamais ça moi j'étais candidat à l'élection législative dans la 10ème circonscription de la Seine-Saint-Denis je n'ai pas parlé de moi j'ai fait le meilleur résultat évidemment j'ai fait 2 de nos candidats j'ai fait 2,82% dans une circonscription j'avais fait 2,02 un mois avant à la présidentielle et dans la ville d'Aulnay-sous-Bois j'ai tangenté les 4% des suffrages mais j'aurais aimé moi-même faire un meilleur score parce que j'étais quand même très très très bien accueilli il faut de la persévérance en toutes choses il faut de la persévérance de la persévérance et de la persévérance et il faut aussi ne pas baisser les bras et savoir mettre la main la main à la pâte y compris financièrement donc je me ici je vais commencer à souhaiter des bonnes vacances pour ceux d'entre vous qui partaient à partir de la mi-juin en vacances progressivement nous allons un peu à ralentir le rythme de ces entretiens d'actualité ou de ces directs j'en ferai encore avant le mois de juin et j'en ferai certainement encore au mois de juillet mais avant de partir pour l'été je voudrais dire ici un message d'espoir et de confiance nous avons eu un long chemin mais au bout du compte c'est nous qui détenons la vérité et nous allons voir ce qui va en être à l'automne lorsque les français vont découvrir avec effroi qu'ils ont la même politique que Sarkozy et que Hollande empire j'ai une demande à faire puisque nous n'avons pas la moyen d'obtenir les financements publics il faut qu'on trouve les financements d'une autre façon nous allons au cours des jours et des semaines qui viennent augmenter considérablement l'activité de la boutique UPR on va mettre en ligne beaucoup plus de produits on va faire des innovations on va également faciliter les versements de dons par prélèvement automatique ce qui existe mais c'est insuffisamment connu on va améliorer le système et je voudrais ici m'adresser à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui comprenez la gravité du moment vous voyez que l'UPR reste toujours droite quels que soient les aléas des événements je vous demande d'adhérer d'ailleurs depuis le résultat des élections législatives nous avons eu pas mal d'adhésions qui sont parvenues comme quoi il y a quand même des gens en France qui ont de l'intelligence et du cœur donc adhérez à notre mouvement faites-nous des dons faites-nous des cotisations vous savez que si vous payez l'impôt sur le revenu vous pourrez déduire les deux tiers de votre impôt l'année prochaine lorsque vous aurez reçu les reçus fiscaux voilà je conclue toujours un petit peu de la même façon mais c'est important si au lieu d'avoir là nous avons nous sommes passés de 14 000 à 28 000 adhérents en l'espace de 6 mois on a doublé au cours des 6 premiers mois de l'année 2017 ce que nous avions mis 10 ans à bâtir je ne sais pas si vous vous rendez compte et bien si au lieu d'avoir 28 000 adhérents alors que j'ai eu 332 000 électeurs si on avait 100 000 adhérents 100 000 adhérents 100 000 adhérents je peux vous assurer que d'ores et déjà les médias ne peuvent plus vraiment faire le silence sur nous mais si on avait 100 000 adhérents si on devenait le premier parti en nombre d'adhérents on changera les choses c'est la raison pour laquelle je veux bien être le lampiste sur lequel tout le monde tire lorsqu'il y a des mauvais résultats d'ailleurs tout le monde ne tire pas en fait c'est une toute petite minorité qui a fait quelques critiques très féroces la grande grande majorité soutient non seulement moi mais le bureau national et toute l'équipe de campagne mais si vous croyez dans notre projet collectif et bien il faut que vous preniez en main tous autant que vous êtes tous autant que nous sommes comme je l'ai fait moi-même et vous donc prendre la décision enfin d'adhérer et de faire adhérer vos proches et de poursuivre ce travail de sape inlassable qui est le nôtre ce travail de sape de l'oligarchie ce travail d'éducation populaire je vous remercie de la confiance que vous faites à l'Union Populaire Républicaine vive la République et vive la France retrouvez nos analyses nos propositions adhérez ou faites un don sur upr.fr retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer au direct Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos pour nous aider à rétablir la démocratie poussez-nous abonnez-vous partagez Sous-titrage Société Radio-Canada

1:41:33
Locuteur

Abonnez-vous Sous-titrage Société Radio-Canada