Engie : audition de Catherine MacGregor
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
qui est chargé puisque nous avons l'honneur et le plaisir de pouvoir auditionner madame Catherine McGregore directrice générale d'ENJ et que nous aurons ensuite après l'audition la présentation par nos deux rapporteurs Frédéric Buval et Michelinj de leur rapport sur le projet de loi vicher Outreem pour lequel nous serons en séance la semaine prochaine et sur lequel notre commission est saisie au fond. Donc je vous l'ai dit. Bonjour madame la directrice générale.
Nous sommes très heureux de vous accueillir ce matin. Vous êtes directrice générale d'J depuis janvier 2021. Le monde de l'énergie n'a plus de secret pour vous puisque vous avez accompli l'ensemble de votre carrière professionnelle au sein de grands groupes du secteur.
Vous avez débuté chez Schlumberger où vous avez exercé pendant 23 ans, d'abord comme ingénieur jusqu'à devenir présidente de l'activité de forage. Vous avez ensuite occupé pendant 2 ans les fonctions de directrice générale de Technipp énergie entreprise spécialisé dans l'ingénierie et les technologies destinées aux infrastructures énergétiques avant de rejoindre NJ. Vous êtes d'ailleurs aujourd'hui l'une des quatre femmes dirigeantes d'une entreprise du CAC 40.
Pour mémoire, le groupe NG est né en 2008 de la fusion entre Gaz de France et Suè. L'État français détient à ce jour plus de 23 % de son capital social et la caisse des dépôts et consignation un peu plus de 3 %. Si la fourniture de gaz naturel est son cœur de métier historique.
Votre groupe s'est considérablement diversifié puisqu'il est aujourd'hui présent dans la production et la fourniture d'électricité renouvelable dans la construction d'infrastructures énergétiques ou encore dans les services d'efficacité énergétique. J est l'actuel leader en France sur plusieurs segments comme le solaire, l'éolien ou encore la production de biométhane. Votre groupe est aussi le deuxè producteur national d'hydroélectricité.
NJ est également bien sûr présent à l'international. À titre d'exemple, vous avez récemment mis en service le plus grand parc éolien terrestre d'Afrique d'une capacité de 650 MW implanté sur les bords du golfe de Suèze en Égypte. Une telle infrastructure permet d'alimenter 1 million de foyers en énergie propre.
Par ailleurs, lors du dernier salon du bourger, vous avez conclu un contrat avec le groupe Airbus afin de l'accompagner dans sa stratégie de décarbonation d'une vingtaine de sites industriels en Europe. Je souhaite, madame la directrice générale, tout d'abord vous interroger sur les objectifs climatiques européens. L'Union européenne s'est fixée à travers le paquet ajustement à l'objectif 55 un premier objectif de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 et un second objectif de neutralité carbone en 2050.
En novembre dernier, lors de la présentation de la 2e édition de votre scénario de décarbonation de l'Europe à horizon 2050, vous sembliez optimiste s'agissant de l'objectif pour 2030, mais beaucoup plus réservé quant à l'atteinte de l'objectif fixé pour 2050 que vous subordonnez au déploiement de technologies qui sont encore au stade de développement comme la capture et le stockage de carbone. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point en nous indiquant les leviers d'action que vous identifiez peut-être au rendez-vous en ce domaine ? En outre, vous vous êtes opposé à l'instauration d'une nouvelle cible de 90 % des émissions en 2040 à laquelle songer Bruxelles.
Vous considérez qu'un tel objectif serait contre-productif ? Pourriez-vous préciser votre pensée en la matière ? Le deuxième sujet que je souhaite aborder est celui de l'instabilité géopolitique et de ses conséquences sur vos activités et les prix que vous pratiquez.
La guerre en Ukraine et les paquets de sanctions décidées contre la Russie ont conduit l'Europe à se détourner progressivement du gaz russe dont la part dans les importations de l'Union européenne s'est levée à 19 % l'an passé si l'on additionne les importations par gaz auuc et par gaz naturel liquéfié. Alors que les Étatsmembres souhaiteraient mettre fin à ces importations en provenance de Russie au plus tard en 2027, la Hongrie, très dépendante du gaz russe vient de signer un contrat de 10 ans avec NJ pour couvrir un peu moins de 5 % de sa demande annuelle. Actuellement, auprès de quel pays vous fournissez-vous en gaz naturel et comment tenez-vous compte des sousbrut géopolitiques dans votre stratégie d'approvisionnement ?
Par ailleurs, l'accord commercial conclut cet été entre les États-Unis et l'Union européenne comporte un volet énergétique qui prévoit des achats d'hydrocarbure américain à la fois gaz naturel, pétrole et combustible nucléaires pour un montant de 750 milliards de dollars sur 3 ans auquel s'ajoute 600 milliards de dollars de nouveaux investissements européens aux États-Unis. Dans quelle mesure votre groupe est-il concerné par cet accord ? Les mesures que je viens d'énumérer répondent-elles aux intérêts des entreprises énergétiques françaises et européennes ou constitue-t-elle une contrainte supplémentaire dans la définition de votre politique stratégique ?
Enfin, notre commission a toujours veillé à ce que nos concitoyens et nos entreprises puissent accéder à une énergie abordable. Depuis le 1er juillet 2023, date de disparition des tarifs réglementés de vente de gaz. Comment le prix du gaz proposé par NJ a-t-il évolué ?
Notamment au regard du prix repère publié chaque mois par la commission de régulation de l'énergie à destination des clients résidentiels ? Voilà madame la directrice générale, déjà de très nombreux sujets que j'ai brossé devant vous. Mes collègues bien sûr ne manqueront pas de compléter un certain nombre de ces questions et d'en proposer de nouvelles.
Une fois que vous serez exprimé, je passerai la question la la parole à d'abord nos spécialistes qui suivent plus particulièrement au sein de la commission économique ces sujets en lien avec le secteur de l'énergie. Et ensuite, j'ouvrirai la parole à l'ensemble de nos commissaires et nous prendrons alors les questions trois par trois afin que vous puissiez répondre à ces séries de questions. Je rappelle que donc cette audition fait l'objet d'une captation vidéo et d'une diffusion en direct sur le site internet du Sénat.
Madame la directrice générale, je vous cède la parole bien volontiers. Je vous remercie parce que je sais que cette date n'a pas été facile à trouver dans votre agenda et on le comprend tout à fait. C'est la raison pour laquelle euh quand on était dans la période de d'instabilité, de non reprise des travaux parlementaires, on avait dit "On conserve la date, on ne bouge pas" parce qu'on n'est pas sûr ensuite que madame la directrice générale puisse de nouveau retrouver un créneau dans les meilleurs délais.
Je vous laisse la parole. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les vice-présidents et vice-présidents, mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs. C'est vrai que c'est toujours finalement le bon moment de parler d'énergie et jamais un mauvais moment.
On a toujours des sujets d'actualité autour de de l'énergie, sujet stratégique s'il en est. Donc très heureuse d'être avec vous ce matin pour partager effectivement quelques éléments de notre vision de la transition énergétique et un peu plus précisément du système énergétique tel qu'il doit se dessiner en France puisque nous avons une situation qui est assez assez spécifique. Peut-être un point très important pour nous, c'est que vous l'avez souligné hein, le contexte géopolitique, politique, mondial et pour le moins chahuté.
Et dans ce contexte, malgré tout, notre groupe garde le cap. Il garde le cap de cette transition énergétique à peu près dans tous les pays où nous sommes actifs avec bien sûr trois convictions. D'abord que cette transition énergétique quand elle est si elle est bien menée, elle peut être source de compétitivité et elle est également source de souveraineté.
Ce qui aujourd'hui dans le monde et le contexte que l'on connaît est de plus en plus important. Deuxième conviction, cette transition énergétique, elle permet de rapatrier un certain nombre de moyens de production locaux et donc de déployer de l'activité, de déployer de la croissance et donc aussi souvent pour les pays qui l'adoptent une opportunité formidable et salée également pour la France. Et enfin troisème conviction, c'est que cette transition énergétique, elle a de ça particuliers qu'elle ne peut pas se faire sans les territoires.
Et j'y reviendrai avec à la fois des exemples et des idées peut-être sur notamment le grand sujet de la PPE. Alors quelques mots peut-être pour commencer. Vous avez fait une introduction sur NG, donc je vais pas tout reprendre.
Vous l'avez très bien dit, le un groupe avec une histoire très riche, une présence très forte en France et en Belgique. 98000 salariés hein dans le monde, 46000 en France avec une raison d'être qui est inscrite dans nos statut d'accélérer la transition énergétique avec effectivement un objectif de décarbonation puisque nous souhaitons être net zéro carbone à l'horizon 2045. Et pour un groupe qui vend du gaz, euh c'est pas une mince affaire.
Nous avons transformé le groupe euh depuis en tout cas mon arrivée pour s'assurer à la fois que nous restions euh fidèles à cette raison d'être et en même temps que l'ensemble de nos activités et notre modèle de création de valeur était aligné avec cette raison d'être avec si je simplifie effectivement une activité en amont qui est une activité de production d'électricité. Alors moi je suis énergéticienne, je peux pas m'empêcher de parler de gigw mais en gros notre capacité de production d'électricité à travers le monde c'est 100 GW. Donc un réacteur nucléaire en moyenne est de 1 GW.
Donc 100 GW c'est beaucoup. à peu près la moitié proviennent des énergies renouvelables. Le reste c'est encore de la production à partir de centrale à gaz et également bien sûr du nucléaire hein puisque nous sommes l'opérateur historique des centrales nucléaires en Belgique.
Et nous avons une ambition hein de nous développer significativement dans les renouvelables que nous associons aujourd'hui avec les batteries. On y reviendra hein. Les renouvelables et le stockage bien sûr vont de pair.
Euh je suis sûre qu'on pourra en discuter lors de la session questions réponse. Et en France, vous avez souligné effectivement que nous étions très importants, notamment premier opérateur éolien et solaire et deuxième dans l'hydraulique. Donc ça c'est la partie amont.
La partie avale c'est nos clients, nos clients particuliers, nos clients industriels pour lesquels nous sommes présents et nous vendons à la fois de l'électricité et du gaz. avec en France 5 millions de foyers que nous fournissons en électricité et 6 millions en gaz. Donc on est quasiment aujourd'hui aussi présent en gaz et en électricité auprès de nos clients particuliers.
Et puis entre les deux, entre la production et les clients, nous avons bien sûr le sujet des infrastructures parce que il faut bien acheminer toute cette électricité, toute cette énergie vers nos clients. Donc nous sommes bien sûr les opérateurs traditionnels historiques des infrastructures gazières en France avec quasiment l'ensemble des opérations, pas toutes puisque il y en a quelques-unes qui sont opérées par d'autres mais en grande majorité les infrastructures gazières c'est chez nous. Et puis effectivement des infrastructures aussi électriques que nous ne dévelopons pas en France bien sûr puisque c'est euh la le euh le le terrain réservé euh de RTO respectivement et Enéis mais par contre dans les autres pays nous opérons, nous développons des infrastructures électriques également.
Et enfin quand on on parle infrastructure très important le rôle des infrastructures décentralisées avec une présence très très forte dans les réseaux de chaleur hein dans la beaucoup beaucoup des des villes à travers le territoire. Nous opérons les réseaux de chaleur qui permettent de délivrer de la chaleur compétitive et le plus décarbonée possible à nos clients avec on espère bien sûr de plus en plus des réseaux de froid. Voilà avec une ambition celle d'être la meilleure utility de la transition énergétique.
On est assez fier chez NG de répéter ce mot utility. Pardon, c'est un mot anglo-saxon, mais j'aime bien, j'en aime la racine qui est qu'en fait on a un rôle utile à jouer et que si oui, il faut arriver à dégager euh des marges de manœuvre financière pour pouvoir continuer à investir, c'est environ 10 milliards d'euros que nous investissons chaque année chez NGJ. Donc il faut arriver à à créer de la valeur et en même temps, il faut le faire de la manière la plus responsable possible au profit, au bénéfices de la société, de nos clients, clients industriels, les citoyens, nos collaborateurs.
Donc nous avons vraiment une vue assez équilibrée du partage de la valeur et de du rôle que nous avons à jouer avec une boussole, la transition énergétique mais pas à tous les coups. Il faut qu'elle reste abordable plus possible et qu'elle soit fiable. Et pour ça, évidemment, mesdames et messieurs, sans surprise, le pragmatisme s'impose.
On narrivera pas à faire une transition énergétique si on est dans le dogme ou dans l'idéologie. Pour ça, il faut reconnaître que nous allons avoir besoin de toutes les énergies décarbonées pour arriver à conduire cette transformation. C'est pas une technologie et pas l'autre, c'est bien toutes les technologies dont nous allons avoir besoin.
Cet objectif de neutralité carbone à 2050, vous l'avez souligné madame la présidente, il est très ambitieux pour l'Europe. Il est aussi en France, il va passer par une électrification massive. Donc aujourd'hui, je vais beaucoup parler d'électricité parce que l'électrification est un levier de décarbonation.
Pourquoi ? parce que c'est beaucoup plus facile de décarboner l'électron que les autres sources de d'énergie. En revanche, si on maximise et si on est le si on réussit le mieux ce mouvement d'électrification, au mieux on arrivera à 50 % de l'énergie finale.
Donc pour décarboner entièrement le système énergétique, il va falloir s'atteler non pas juste à l'électricité mais également aux molécules. D'où l'importance bien sûr du gaz qui reste très important dans le système énergétique mais qu' va falloir décarboner. C'est pour ça que j'ai souligné le fait que il va les défis technologiques et économiques surtout pour décarboner cette molécule sont encore en face de nous.
Ils sont atteignables mais il va falloir effectivement actionner tous les leviers et il va s'agir de développer le biométhane, l'hydrogène, les molécules dérivées de l'hydrogène afin de s'attaquer à ces autres 50 % qui ne pourront pas être en fait électrifiés. Donc c'est c'est vraiment le le point qui est important, c'est que l'électrification va nous aider beaucoup mais ne suffira pas. Il va falloir bien sûr adresser le sujet des molécules.
Le sujet des molécules est très important également. Pourquoi hein ? parce que le gaz a des propriétés spécifiques.
La molécule, elle se stock, elle se distribue, elle se transporte. Donc elle apporte énormément de résilience à nos systèmes énergétiques. Et puis tout simplement pour des raisons réalistes que il y a certaines applications industrielles dont on ne voit pas aujourd'hui la possibilité d'être électrifié, soit parce que c'est des montées des processurs extrêmement extrêmement élevées, soit ce sont des processes qui ont besoin de gaz et donc il va falloir trouver des solutions à leur apporter qui restent des solutions gazières.
Je partage avec vous sur le sujet du gaz et cette conviction que nous avons chez NG que l'alliance de l'électron et la molécule est très importante pour maintenir cette transition énergétique et en garder le coût abordable. C'est qu'un mardi d'hiver, en 2025, la puissance appelée électrique sur les réseaux était de 87 GW. La puissance fournie par le gaz sur le même territoire ce même jour était de 123 GW.
Donc pour ceux qui imaginent que on va se passer du gaz, on voit bien que en fait la réalité un jour d'hiver fait que le gaz va rester très important et va nous apporter la pointe dont on va avoir besoin. Et donc par rapport à ces sujets un peu disons passionnés parfois du chauffage, est-ce qu'il faut enlever les chaudières à gaz et cetera ? Non, nous ne pouvons pas supprimer le gaz des systèmes de chauffage.
En revanche, électrifions ce qui peut être électrifié et partons sur des systèmes hybride qui fait que on utilise l'électricité décarbonée le plus bon marché possible en base et puis quand on a besoin, le gaz vient en appoint. Ça nous permet bien sûr aussi d'utiliser les infrastructures existantes qui bien sûr en terme d'investissement est également une conclusion de de pragmatisme qui est ce qui nous anime dans pour pour résoudre ces défis significatifs. Donc l'alliance de l'électron et de la molécule.
Et maintenant je vais me concentrer un petit peu sur le système électrique he puisque il nous occupe beaucoup. Il s'agit pour accompagner cette électrification, il faut être au rendez-vous côté production. Et c'est vraiment un point important parce que aujourd'hui parfois on regarde les chiffres de la demande, on dit que la demande en électricité, elle est pas assez élevée et donc il faut arrêter de développer des moyens de production.
Or il faut avoir cette conviction que puisque on veut décarboner notre système énergétique, il va falloir électrifier, la demande d'électricité va augmenter et donc il faut être rendez-vous il faut être au rendez-vous du côté de la production. Et avec cette conclusion hein, quand on regarde les chiffres que ni nos capacités hydro ni le parc nucléaire actuel même si on l'étend dans la durée ne pourront absorber cette demande additionnelle. Le nouveau nucléaire bien sûr va jouer un rôle mais va jouer un rôle plus tard hein.
On est plutôt sur du 2038 avec des coûts qui sont encore attendus mais qui seront forcément beaucoup plus chers que le nucléaire amorti. Et donc aujourd'hui, il n'y a pas d'autre choix mesdames et messieurs les sénateurs et les sénatrices, les sénatrices et les sénateurs. Nous n'avons pas d'autre choix que ce développement rapide des renouvelables électriques avec les moyens de stockage et de flexibilité que représentent les centrales à gaz.
Ce sont nous ce qu'on appelle des développements sans regret qu'il faut faire pour accompagner ce mouvement d'électrification. Je fais un petit encart pour vous rassurer sur l'acceptation de ces énergies renouvelables par nos populations. Je sais que parfois quand on regarde et quand on écoute le débat politique, on a l'impression que personne ne veut des renouvelables.
En fait, les sondages sont assez sans appel hein. 84 % des Français aujourd'hui sont favorables aux énergies renouvelables et je rajouterai que plus ils vivent près des projets et plus ils les aiment. ce qui est un petit peu contreintuitif mais qui est aujourd'hui en tout cas ce que nous a montré les sondages.
Donc une image positive des énergies renouvables et donc il faut y aller, il faut développer ces énergies renouvelables et bien sûr les combiner à cette filière nucléaire qui est une force pour la France qu'il faut continuer à développer soit en étant dans les parcs le plus possible soit bien sûr en investissant dans le nouveau mais tout ça va prendre du temps. Sachant que bien sûr les renouvelables en général sont très compétitifes. Les prix ont beaucoup baissé, mais en revanche nous notre responsabilité de développeur et c'est j'allais dire un engagement que nous prenons tous les jours, c'est qu'il faut privilégier les projets qui sont les plus compétitifs.
Nous pouvons faire des projets renouvelables avec en gros, il y a deux modèles. Il y a un contrat directement avec des clients où là ça ne coûte rien à l'État. Ou alors on travaille avec un mécanisme de soutien à ce qu'on appelle le CFD qui permet à l'investisseur une juste rémunération de son capital investi et lui donne la visibilité sur le prix de l'électricité pendant la période d'amortissement du projet hein.
En gros, ça peut être 15 ans, ça peut être 20 ans. Mais ce prix là, il sera d'autant plus bas que l'investissement sera compétitif. Et c'est pour ça que mesdames et messieurs, chez NG, nous nous battons sur quoi ? sur la visibilité, sur garder le cap, sur l'établissement de filière.
Parce que vous savez, un industriel, il a besoin d'avoir des effets d'échelle. Il a besoin d'avoir de la visibilité. il a besoin de dire à ses fournisseurs, "Voilà le nombre de panneaux solaires que je vais commander sur cette durée.
Voilà le nombre d'inverteurs. Voilà le nombre de personnes dont je vais avoir besoin. Et c'est cette visibilité qui va contribuer au fait que les coûts vont diminuer et donc finalement le CFD et donc le mécanisme de soutien à l'État coûtera moins cher.
Donc on a aujourd'hui très intérêt à être à la fois exigeant sur la compétitivité des projets. Et moi je dis souvent pourquoi faire du solaire dans certaines régions s'il y en a déjà trop ? Non, favorisons plutôt les batteries ou couplons le nouveau solaire avec les batteries.
Faisons des projets suffisamment grands et là j'en j'en j'en fais aussi appel appel à vous. Il y il y a des sujets autour de lasanne. Il y a des sujets aujourd'hui bien sûr de permis de on aime les petits projets en France parce que c'est vrai que c'est plus facile mais ça n'aide pas la compétitivité et ça se retrouve dans le prix du CFD.
Vous voyez, faire du solaire en France à 70 ou 80 € du MWh, ça pose question quand on peut en faire à 30 ou en 35 en Espagne. Et je parle pas bien sûr du Moyen-Orient ou de la Chine. Donc donc voilà, je pense qu'il y a effectivement des progrès à faire en terme de s'assurer que on fait les bons projets renouvelables et là on va vraiment apporter une solution au système électrique que nous voulons développer ensemble au côté du nucléaire de l'hydroexistante dont j'ai bien sûr que j'évoquerai également et cetera visibilité stabilité meilleur moyen de faire les meilleurs projets de limiter au maximum la dépendance aux subventions qui doit être bien sûr un objectif que nous avons commun.
Alors, peut-être un petit pas de côté sur le contexte international pour vous dire que ce mix optimal que que nous pour lequel nous nous que nous prenons chez NG, il est en fait privilégié absolument partout à travers le monde. La France ferait figure d'exception de décider que nous ne ferions que du nucléaire. Nous serions mesdames et messieurs, les seuls à faire ce choix.
L'énergie décarboné aujourd'hui, elle est vue d'abord comme un avantage concurrentiel mondial. En 2024, la Chine, elle a installer à elle seule c'est 278 GW d'énergie solaire, 80 GW d'éolien. La Chine en 2024, 70 % des nouvelles capacités mondiales.
À ce rythme, la Chine construit en renouvelable l'équivalent de plusieurs dizaines de centrales nucléaires chaque mois. Elle démontre ainsi une capacité industrielle et logistique hors norme bien sûr puisque non seulement elle installe ses projets mais bien sûr elle développe son industrie. Elle a la Chine à pivoter quasiment l'ensemble de son industrie vers la décarbonation et l'industrie verte notamment l'énergie mais pas que.
Bien sûr le secteur automobile envoie également les effets. Mais ce qui est intéressant c'est que la Chine fait également du nucléaire. Oui.
Donc la Chine ne fait pas le choix, elle fait les deux et elle a aujourd'hui 56 réacteurs en exploitation, 30 en construction. Il n'arbitre pas entre nucléaire et renouvelable. Et c'est le point vraiment important. plus près de chez nous hein, les énergies renouvelables, elles présentent représentent aujourd'hui la moitié de la production électrique de l'Europe.
On était à 45 % de l'électricité produite en Europe en 2024 provenant des énergies renouvelables et les pays comme la Suède, la Finlande, l'Espagne combinucléaire est renouvelable ou encore la Belgique he où je vous l'ai rappelé, nous sommes l'opérateur nucléaire, il y a une combinaison de ces deux tech de ces deux technologies. Je me suis un petit peu penchée sur le sujet de la Pologne qui est aussi un pays extrêmement intéressant qui se repose encore aujourd'hui sur des technologies basé à base de charbon donc très très carboné et elles elles font le saut la Pologne fait le saut et s'engage massivement dans le développement des énergies non renouvelables pour bien sûr assurer sa transition hors du charbon l'Italie également qui est un pays qui est un grand euh qui se repose énormément sur la production d'électricité à partir du gaz a produit en 2024 plus de 43 % de son électricité à partir des renouvelables. Elle équilibre son système et elle a une ambition de tripler ses renouvelables à un horizon assez court.
Pourquoi ? Parce que elle ne veut plus dépendre uniquement du prix du gaz pour la fixation de son prix d'électricité. Prix du gaz qui est principalement fixé par les importations et donc veut évidemment améliorer sa souveraineté.
Donc voilà un petit peu cette vision de mix électrique que nous prenons. Un mix électrique qui va donc se reposer sur l'ensemble des technologies et qui va amener un prix du marché du gros le plus bas possible. C'est important parce que je vous rappelle hein, il y a toujours une différence entre les prix qui vont être vus par nos clients que ce soit les clients industriels ou les clients particuliers et le prix du marché du gros.
Donc aujourd'hui, plus on arrive à être au rendez-vous côté de production, plus on va faire baisser les prix de l'électron sur les prix du marché du gros. Et ensuite, il va falloir activer les autres leviers qui sont bien sûr le gros sujet des taxes. Je pense que vous allez sans doute me poser une question sur la fiscalité de de l'électricité.
Si on veut bien sûr favoriser l'électrification, ben il y a un levier qui consiste à regarder le sujet de la taxe sur l'électricité. Et puis le troisème levier, c'est bien sûr le coût des transports et de la distribution. Donc là, on est sur l'infrastructure, ce qui nous ramène bien sûr à tout ce travail de dire il faut qu'on soit intelligent côté production pour pas développer des projets qui servent à rien qui ensuite vont coûter très cher aux infra et ça effectivement ça va retrouver sur la facture du consommateur et du client.
Donc on est bien aujourd'hui avec cette vision qu'il faut optimiser le système et en fait limiter les coûts et les développements de l'ensemble du système. Pas simplement de regarder une seule brique de ce système. C'est bien sûr important.
Alors euh aujourd'hui en France, on est sur quelques commentaires sur la situation du marché électricité. On est dans un moment particulier puisque comme vous savez nous arrivons à la fin de l'arène qui a été extrêmement décriée mais qui a quand même beaucoup contribué bien sûr à la protection des clients industriels et particulier puisque ça permettait de au fournisseurs d'accéder à 100 TWh d'électricité à un prix défi en tout concurrence à 42 € du MWh. Évidemment, le fait que l'arène aujourd'hui va s'arrêter a forcément un un impact légèrement inflationniste sur les prix d'électricité, c'est mathématique.
En revanche, aujourd'hui, on regarde les prix en France avec l'Espagne, ils sont parmi les plus bas en Europe, hein. On est aujourd'hui plutôt autour de 20 € du MWh en dessous de l'Allemagne. On est en relatif dans une situation qui est relativement favorable du côté du marché du gros à transformer bien sûr après dans les factures et à la fois et les contrats les contrats pour nos industriels mais aussi les factures pour les particuliers.
Et peut-être un point qui est important également c'est cette transformation du côté production dont j'ai parlé et si bien sûr il faut développer avec le solaire les batteries. Il y a aussi cette situation que parfois dans la journée, on a trop d'électricité, vous savez le fameux phénomène des prix négatifs. Donc une idée et c'est vraiment le le sujet là que nous avons voulu prendre à bralcor chez NG avec notre offre happy hour vert, c'est de dire mais finalement si à un moment il y a trop d'électrons, si on arrive à mettre en face plus de demandes que d'habitude, finalement ces électrons au lieu d'être gâchés serviront et serviront de manière finalement très économique au client final qui est capable de consommer ces électrons dont on a trop à un moment donné.
D'où cette idée de dire à nos clients, à certains clients qu'ils le veulent et qu'ils le peuvent, déplacer leur consommation. Et donc pendant 2 heures, on va leur offrir avec cette offre euh tous les électrons qui veulent évidemment dans la capacité de leur de leur installation euh ils vont pouvoir utiliser et donc programmer des machines, des aspirateurs et cetera euh et tout ça va venir baisser leur leurs factures. Donc c'est un une expérience que nous faisons, hein.
Nous n'aurons pas plus de 100000 clients qui seront sous cette offre, mais c'est pour vous montrer que aujourd'hui le profil de production est en train de se transformer. Il faut que nous soyons agiles et les fournisseurs ont un rôle très important. Là, le rôle de la concurrence parmi les fournisseurs est importante également puisque la concurrence parmi les fournisseurs amène l'innovation, amène bien sûr des services clients plus performants, mais aussi l'innovation dans nos offres et cette capacité à amener les bénéfices de la transition énergétique directement auprès des clients avec ce genre d'offre. et nous sommes aujourd'hui assez innovants avec cette offre, mais les autres bien sûr le feront et et c'est la multiplication de ces offres qui va permettre finalement de réunir ces deux mondes, ce monde de la production avec un certain profil et le monde de la consommation.
Donc voilà un petit peu comment on envisage cette transformation entre la baisse du prix du gros avec et en ver vers bien sûr une baisse de la facture et une baisse de l'électricité pour nos clients. Alors, j'ai beaucoup parlé hein de l'électricité. Je vous rappelle que l'électricité c'est à peine 25 % de notre consommation finale d'énergie et donc on va devoir bien sûr activer l'ensemble des sources, la chaleur, on espère bientôt le froid avec les collectivités locales, la décarbonation de l'industrie, le biométhane dont la croissance est importante pendant ces 10 dernières années.
On espère que le potentiel du biométhane va être réactivé avec la mise en place des certificats de production de biométhane et CPB et puis d'autres solutions comme la géothermie. Voilà un petit peu sur le système électrique, système énergétique. Peut-être un commentaire aussi sur à quel échelon devons-nous traiter la politique énergétique ?
Et il y a pas de solution unique à cette question. On a besoin de planification au niveau national, on a besoin de visibilité, on a besoin de cap. C'est une évidence.
Le mix énergétique, il s'inscrit dans un temps long. Les investissements, c'est du temps long et donc nous avons besoin d'avoir de la visibilité. C'est pour ça que je trouve que le cadre politique proposé par le Sénat notamment à travers la PPL Grémier, cet cadre politique, il est précieux.
On l'appelle de notre vœu. On a besoin d'un cadre, on a besoin de savoir vers où on va, on a on a besoin d'avoir une vision. On a besoin de savoir que l'ensemble des technologies vont avoir une place dans le mix énergétique français.
En revanche et c'est là où je pense que il peut y avoir un petit peu de flexibilité. Parfois on se crispe sur la définition d'un objectif par technologie au niveau central. Est-ce que c'est 18 GW ou c'est 17,5 ?
Moi, je dirais finalement le niveau de précision de chaque objectif par technologie est peut-être moins important pour nous que se dire "On y va, on va développer les renouvelables, on va développer les batteries, on va bien sûr développer le nucléaire existant et et lancer ces nouveaux nucléaires comme comme le comme la comme le le gouvernement décide de le faire et avec bien sûr la la compétence et les capacités de DF, on a besoin d'y aller. Après, je suis pas sûre qu'on ait besoin d'avoir chaque objectif à la décimale près et parfois on se crispe beaucoup au niveau central sur la définition de ces chiffres alors même que finalement avoir des clauses de revoyure et se dire on y va, on développe et puis tous les 5 ans on fait un point et on se dit comment marche le système avec tout ce qu'on est en train de développer. Je pense que c'est pareil hein, faire preuve de pragmatisme un petit peu quand même comme ça qu'on opère dans les entreprises.
Peut-être un point où on pourrait disons s'améliorer avec quand même un travail très important que vous faites, je le sais, mais sur la simplification, la zéro, la zéro artificialisation nette, j'arrive pas à le dire. Tout ça, c'est très important pour nous aider à faire les projets de taille significative. J'en ai parlé mais on a besoin d'un cadre, on a besoin de visibilité, on a besoin de stabilité et de la vision pour le système énergétique.
Donc ça c'est le niveau central. Après très clairement la transition énergétique, elle est mise en œuvre par une appropriation très forte des territoires, des élus locaux, des citoyens. Et c'est là où je pense qu'effectivement donner un peu plus de liberté, de capacité d'arbitrer de décision même à des niveaux en dessous me paraît très important puisque finalement qui mieux que l'échelon local pour décider combien de solaires, combien d'éoliens et où mettent tous ces projets, il me semble que ce rééquilibrage entre central et local est très important.
Pourquoi ? Parce que quand je vois cette ce magnifique magnifique projet de l'île Dieu Noirmoutier qui est un gros projet éolien offshore que nous sur lequel nous travaillons depuis euh je sais plus moi ça fait 12 ans 13 ans on y arrive on est en train de le mettre en service 2 ans de construction seulement pour ce projet sont des projets qui sont relativement faciles à mettre à mettre en service. C'est 2 ans 800000 vend.
C'est avant que ça prend du temps. Mais voilà, en 2 ans, on est en train de faire sortir de mer un magnifique projet. Ce que je peux vous dire mesdames et messieurs, c'est que ce projet et n'aurait jamais vu le jour sans un soutien très fort des Vendéens, des citoyens, des élus locaux à tous les niveaux, à l'île Dieu, au département. cette ce soutien soutien et challenge challenge avec une vraie exigence par exemple de créer suffisamment de jobs et de postes de de d'emploi pardon de création d'emplois locaux et donc on était très fier quand on est allé inaugurer une des phases importantes du projet de réaliser que sur l'île Dieu qui est quand même aujourd'hui une île très touristique nous sommes en train de créer 66 jobs 66 c'est pas énorme et sur une île petite île comme il Dieu c'est quand important sont des postes permanents pour assurer la maintenance de ces de ce projet.
Donc voilà un petit peu la transition énergétique à l'œuvre avec à la fois un fort besoin du soutien des territoires et bien sûr les territoires en bénéficient à la fois grâce aux emplois à la filière industrielle partiellement locale et bien sûr des retombées fiscales qui sont importantes. Je sais que il y a des changements de cadre à ce sujet et je ne dirai pas tellement plus que je pense que la stabilité fiscale est importante. pardon de me répéter mais changer les règles du jeu alors que les investissements ont été pris avec une certaine règle évidemment c'est c'est un problème.
J'ai pas mal d'exemples sur l'implication des territoires dans la transition énergétique. Je pourrais en parler pendant des heures, je vais pas le faire, mais aussi vous dire que peut-être pour aller du côté du gaz hein, le biométhane est avant tout une énergie locale et tous les projets que nous avons de biométhane ne se passent bien que quand ils sont complètement, j'allais dire portés par les agriculteurs qui peuvent en dégager un complément de rémunération sans bien sûr les divertir de leur objectif premier hein qui est bien sûr de produire pour de l'agriculture mais ça leur permet évidemment d'avoir un complément de rémunération avec les enjeux climatiques qui parfois leur font font peser sur leur production des aléas très significatifs et puis bien sûr le biométhane ça nous permet aussi d'avoir des engrais biologiques avec un digesta local et pareil dont le prix n'est plus soumis aux aléas bien sûr des des matières premières que nous devons importer. Voilà donc le rôle des territoires est extrêmement important.
Les citoyens d'ailleurs ne citeront pas, j'ai évoqué he le sondage, je vais pas y revenir, mais une conviction que aujourd'hui les Français sont beaucoup plus en faveur en faveur de la transition énergétique que on pourrait le dire. Enfin et dernier point, j'ai parlé de l'échelon national, j'ai parlé de l'échelon territoire, je ne peux pas ne pas parler de l'échelon européen et de l'importance de maintenir l'intégrité du marché européen. La France aujourd'hui a de la chance, elle exporte de l'électricité vers ses pays européens, ce qui bien sûr est une source de revenu, hein, en exportant, mais elle peut également importer.
Je vous rappelle qu'elle a importé massivement de l'électricité en 2022. Euh le marché européen est en train de se développer notamment avec tous ces développements des énergies renouvelables qui vont coûter très très peu à produire he puisque le coût marginal de la plupart des énergies renouvelables est très bas. En optimisant ce marché européen, nous allons en bénéficier ici en France.
Ça me paraît très important parce que je sais que parfois il y a cette tentation de dire redevenons une île. Euh nous en tant qu'énergéticien euh nous sommes très très inquiets de cette idée de recouper la France, de cette capacité à échanger tous les quarts d'heures avec ses voisins européens pour permettre à l'Europe et à la France de maintenir les les coûts les plus bas de l'électricité possible. C'est vraiment une conviction très forte que nous av que nous avons et d'ailleurs les Britanniques sont sortis avec le Brexit.
Ils sont en train aujourd'hui de prendre des mesure pour revenir réêtre réintégrer le marché européen de l'électricité. Voilà mon dernier point. Et donc un mot pour conclure euh madame la présidente, donc l'énergie se pense se dessine évidemment sur le temps long euh avec quand même euh aujourd'hui cette conviction que elle ne peut se faire qu'avec les citoyens, les territoires.
Le groupe NJ est complètement engagé envers nos objectifs climatiques mais aussi pour jouer ce rôle en France auprès de nos collaborateurs, nos fournisseurs, nos clients, que ce soient les entreprises, les particuliers, les territoires qui veulent rester attractifs, compétitifs avec bien sûr le soutien et l'engagement de leur élus. Nous pensons que c'est possible, qu'il va falloir que nous travaillions ensemble et donc en ça je vous remercie d'abord pour l'intérêt que vous portez à ce sujet très compliqué. Vous vous m'avez flatté en disant que j'ai je connaissais tout sur l'énergie parce que j'y ai fait toute ma carrière.
Il y a pas un jour, on n'apprend pas quelque chose sur l'énergie. Le sujet est extrêmement compliqué et donc c'est pour ça que je trouve que c'est extrêmement bien que vous preniez le temps de vous pencher sur ces sujets compliqués et si nous pouvons aider à éclairer le débat à notre place, nous sommes très heureux de pouvoir le faire. Merci beaucoup.
Et bien un grand merci madame la directrice générale. Nous avons bu vos paroles. En tout cas c'est mon cas.
Euh on vous remercie pour votre présentation, cette intervention très claire, très précise, très détaillée et tout à fait passionnante. Tant et si bien que je n'ai pas cessé de de décrire le nom de l'ensemble des commissaires. Je crois qu'il y a pratiquement pas un seul membre de la commission qui n'envisage pas de vous poser une question.
Donc c'est dire l'intérêt que votre audition peut susciter. Et sans plus tarder, donc comme je vous l'ai annoncé au début de mon propos, on va laisser la parole à trois spécialistes qui vont donc vous poser des questions et auxquelles vous pourrez répondre avant d'ouvrir plus largement à l'ensemble de nos commissaires. Et on commence par le premier d'entre eux qui est Daniel Grébiller puisque vous avez fait également référence et on vous en remercie à la proposition de loi sur la simplification et la programmation de l'énergie dont Daniel est l'auteur.
Daniel, je te laisse la parole. Ensuite Patrick Chauvé et Jean-Jacques Michot. Oui, merci madame présidente.
La directrice générale, chers collègues, je me joins au propos de notre présidente pour votre la qualité de votre intervention. Je la qualifierai même de brillante intervention tellement nous avons besoin effectivement d'avoir une vision énergétique et je reprends votre expression de cadre. Nous avons besoin d'un cap énergétique qui est un enjeu absolument stratégique pour le développement, la compétition. de nos entreprises, de l'économie française à travers l'Europe et à travers le monde.
C'est dans cet esprit d'ailleurs que en constatant l'absence de cadre pour la France que le Sénat que nous avons déposé ce texte qui a été examiné à deux reprises au Sénat avec un parcours très très particulier depuis le début. C'est un texte qui n'a pas eu de chance avec les dissolutions. Enfin, je pas refaire toute l'histoire.
Mais il n'empêche qu'aujourd'hui effectivement certains pressent pour que la PPE3 sorte. Comprenez que pour nous au niveau du Sénat, au niveau du législateur, nous considérons qu'une qu'un décret sans texte législatif, c'est bien fragile. Donc nous souhaitons avoir votre point de vue euh sur son contenu actuel.
Et effectivement dans ce texte, je reprends aussi vos propos. Il y a une certaine vision énergétique de court terme et de long terme. Le court terme, c'est sur le renouvelable et tous les renouvelables, j'ai bien au pluriel, je veux pas les énumérer, euh ils sont à l'intérieur, y compris les renouvelables innovants. et il nous intéresse de à travers ma question de connaître votre point de vue sur l'état de ce texte et sur comment voyez-vous effectivement l'atterrissage d'un texte législatif tant nécessaire à la sécurité d'un décret PPE3.
L'autre point 2è question concerne la consommation énergétique de la France qui au cours des 5 dernières années [Musique] a connu des des évolutions pas forcément au rythme qu'on avait imaginé initialement contenu que la réindustrialisation française n'est pas forcément au top tel qu'on aurait pu le souhaiter tel qu'elle est nécessaire pour notre pays. Néanmoins des technologies, je pense au data center sont des technologies extrêmement énergivores. Les centre de données lié à l'intelligence artificielle, on est quand même à des niveaux de consommation de 460 TW d'extré en 2022 sur l'équivalent de la consommation énergétique annuelle de la France.
Et d'après l'Agence internationale de l'énergie, la consommation des data center 2030 sera de 945 terurs, soit plus du double de la consommation actuelle. Euh donc là là aussi question euh on voit bien qu'à Marseille devenu 2 6e hub international mondial la captation des ressources électriques pour les par les centres de données est devenu un sujet d'inquiétude et de crispation notamment avec le port de la cité fosséenne. Donc ma question est simple aussi puisqu'elle vous concerne en tant que patronne d'I mais aussi aux membres du conseil d'administration de Microsoft.
Euh la France peut-elle faire face à une telle croissance de la demande d'électricité, de tels voisins sont-ils compatibles avec les objectifs de neutralité carbone ? Que le groupe NJ s'est fixé pour 2045, vous l'avez rappelé, mais aussi que le géant Microsoft s'est fixé pour 2030 en prant même une empreinte carbone négative à cette échéance. Et ma dernière question, nous arrivons au terme, vous avez beaucoup parlé du renouvelable, nous arrivons au terme des contrats d'achat de renouvelable, que ça soit en photovoltaïque, que soit en biogaz.
Comment se positionne le groupe NG sur la fin de ces contrats alors que les investissements sont toujours en capacité de production ? Merci beaucoup. Merci Daniel.
Patrick Chauvé. Merci madame la présidente, madame la directrice générale. Pour tordre le coût aux attaques portant sur les énergies renouvelables, vous avez publié une tribune dans le Figaro le 4 septembre dernier.
Vos propos sont volontairement offensifs, je les ai trouvé personnellement intéressants. Vous donnez notamment plusieurs chiffres qui méritent d'être cités. D'après vous, dans l'hypothèse où le prix de l'électricité resterait bas, le soutien aux énergies renouvelables s'élèverait à 50 milliards d'euros sur les 10 prochaines années, loin des 300 milliards d'euros annoncés par les opposants à ces énergies.
En revanche, en cas de flambé du coût de l'électricité, les énergies renouvelables rapporteraient de l'argent. Vous annoncez, vous avancez le montant de 5,5 milliards d'euros engrangés par l'État français pendant la dernière crise énergétique, c'est-à-dire en l'espace de 2 ans. Vous ajoutez, je vous cite, que lorsque l'État engage 1 € de soutien, les entreprises investissent 6 € en France.
Une seule éolienne rapporte 10000 € par an en fiscalité locale. Fin de citation. Enfin, toujours selon vous, les énergies renouvelables auraient créé 50000 emplois directs, des emplois durables et non délocalisables qui participent à la réindustrialisation du pays, dites-vous.
Comme vous le savez, la proposition de loi déposée par notre collègue Daniel Grémier, dont je suis le corpporteur contient plusieurs dispositions en faveur des énergies renouvelables et des carbonés énergies renouvelable au pluriel. La ligne de notre commission n'a d'ailleurs jamais dévié sur ce sujet car ces énergies sont indispensables pour atteindre la notalité carbone en 2050. À l'occasion de cette loi, nous avons d'ailleurs déposé un amendement demandant l'étude de l'impact financier sur toutes les formes de production d'énergie quel qu'elle soit.
J'en viens à ma question. D'après vos données financières, quelles sont les énergies renouvelables les plus efficientes au regard d'une part du coût de construction et de fonctionnement des infrastructures et d'autre part de leur rendement ? Je vous remercie.
Puisque Jean-Jacques Michot n'est pas là, je cède la parole à Fabien Guay qui est un des corrapporteurs sur notre rapport sur l'hydroélectricité. pas du tout en tant que remplaçant Fabien hein, que personne ne se méprenne là-dessus et en même temps tu pourras déjà poser aussi ta question que tu avais prévu de poser. Merci Fabien.
Merci madame la présidente, madame la directrice générale. Euh une réflexion très courte et deux questions. Euh ma première réflexion, c'est bon, moi aussi j'ai lu comme Patrick la tribune dans le Figaro. prenez régulièrement la parole dans un contexte où je pense qu'il y a besoin de remettre de la rationalité dans le débat politique euh et souvent une hystérisation sur les questions d'énergie euh à l'Assemblée nationale mais aussi parfois un peu ici notamment sur ces questions d'énergie renouvelable.
Et moi, je partage avec vous une chose, c'est que on va avoir besoin d'électrifier et évidemment il faut du nucléaire existant, du nouveau nucléaire, mais pendant ce temps-là, parce que le nouveau nucléaire c'est 25 ans, si on veut électrifier les usages et répondre à tous les besoins d'avenir, même si évidemment il faut réduire le volume évidemment sur la question euh de de de de de rénover nos nos bâtiments, il y aura besoin et donc il y a besoin d'énergie renouvelable et notamment moi je pense qu'une des des questions fortes que vous avez rappelé sur la Chine, c'est qu'en même temps qu'il développe très fortement les énergies renouvelables, ils en sont aussi les auteurs de production, ce que nous n'avons pas aujourd'hui et que malheureusement nous n'avons pas su soutenir assez. Donc nous sommes dépendants si on veut progresser dans les énergies renouvelables aujourd'hui nous sommes dépendants des autres. Donc il faut construire cette chaîne industrielle et j'espère que le discours que vous avez ici et qui a l'air largement apprécié sur tous les bancs inondera nos nos moments budgétaires et que celles et ceux qui sont contre les énergies renouvelables se rappelleront de l'audition que nous vivons.
Et la deuxième chose c'est que par contre j'ai un désaccord avec vous. Moi, je pense que l'on on peut être en désaccord avec le fonctionnement du marché européen tel qu'il est aujourd'hui. Mais là aussi, on peut pas appeler à la rationalité et et et dire ce que vous avez dit.
J'en suis désolé, mais c'est un désaccord que nous avons déjà eu l'occasion d'en débattre. Sortir des mécanismes de construction du prix du marché européen veut pas dire rompre aujourd'hui avec les le système de solidarité. Je rappelle que les premières interconnexions c'est 1967 et la construction du marché européen tel que nous le connaissons aujourd'hui c'est 97.
Donc on a fonctionné pendant 30 ans dans un autre système et donc nous pouvons y revenir. Et de toute façon, comme nous y sommes restés, nous revivons des crises parce que le système de marché, le système libéral tel qu'on le connaît ne vit que grâce à des crises. Deux questions simples.
Moi la question sur la Chem puisqu'on a été coprapporteur avec Patrick Jean-Jacques et Daniel d'un rapport que nous avons rendu il y a 15 jours. Madame la présidente, comment vous vous voyez J le règlement du conflit que nous proposons et que nos collègues aussi à l'Assemblée nationale proposent de passer du régime des concessions à celui des autorisations ? Et que comptez-vous faire en tant qu'actionnaire presse majoritaire, je crois, à la CHM et à la CNR d'investissement, d'avenir dans les barrage que vous détenez ?
Et la deuxième question, elle ne vous surprendra pas, c'est les questions d'emploi. Évidemment, on ne peut pas faire la transition sans les salariés, les travailleuses et les travailleurs dans leur diversité. Pour être honnête, j'ai déjà eu l'occasion de vous interpeller sur la question de la vente d'homme énergie qui va concerner 5000 personnes dont 3000 techniciens implantés dans l'ensemble de nos territoires.
Pouvez-vous nous en dire plus aujourd'hui ? Est-ce que vous envisagez une vente à la découpe qui à mon sens serait une catastrophe pour les techniciens et les techniciens ? Où est-ce que vous voulez vendre un groupe entier et où vous en êtes de cette vente ? parce que évidemment comme beaucoup d'autres, je suis attaché à garder les savoir-fais ici en France.
Je vous remercie. Merci Fabien. Voilà madame la directrice générale pour répondre à nos trois commissaires.
Merci. Merci beaucoup pour votre pour toutes vos questions sur la question du cadre et de la PPL telle qu'elle a été envisagée. Donc évidemment un besoin de de cadre donc ça je vais pas y revenir.
Euh un équilibre entre le nucléaire et les renouvelables nous nous va très bien et je pense que c'est vraiment ce enfin j'ai j'ai je suis allée suffisamment dans les détails là-dessus. Donc donc nous on est plutôt assez assez favorable euh avec peut-être des points des points d'attention pour nous hein, c'est le fait de pas avoir aujourd'hui la PPE et autant j'ai j'ai souligné le fait que il y avait parfois des objectifs qui étaient euh qui étaient trop contraignants ou avec un niveau de précision trop important. En revanche, par exemple, sur des dispositifs tels biométhane, on a besoin d'avoir cette visibilité.
Euh et donc c'est pour ça qu'on est plutôt aujourd'hui assez euh désireux de voir les sujets avancés là-dessus. Euh donc Biométhane est un point et puis bien sûr sur les appels d'offre en général les appels d'offre offshore he si on n pas j'ai pas parlé spécifiquement de cette filière très importante. Le ce qu'on a fait là en 2 ans pour pouvoir le répéter et réduire les coûts parce que ce projet éolien offshore il faut se dire la vérité hein.
Le prix de l'électricité le prix du CFD il est assez élevé parce que c'était un prix qui avait été fixé en 2011. Aujourd'hui, l'éolien offshore est beaucoup plus compétitif, les turbines sont bien plus performantes. Donc, on arrive à faire de l'éolien offshore de manière plus compétitive.
Donc, il faut y aller et plus on peut y aller, plus on peut donner de la visibilité sur les appels d'offre et puis plus on va permettre de réduire les coûts, d'avoir des effets d'échelle. Je reviens un petit peu à à certains des arguments et des éléments que j'ai indiqué tout à l'heure. Euh voilà, un petit peu sur sur le cadre.
Il y avait une question sur la les data centers. Donc effectivement euh je pense que les data centers euh c'est c'est une chance pour la France et pour l'Europe euh parce que il y a quand même aujourd'hui aussi un sujet de souveraineté digitale et je pense que c'est important que de même on a aujourd'hui des Mistrrales et des très belles entreprises dans l'IA. L'aspect infrastructure doit également à mon avis suivre, même si bien sûr avoir des data center en France ne suffira pas à développer une souveraineté totale, mais c'est quand même une brique.
Donc moi ça me paraît important. En revanche, je pense qu'il faut s'assurer que ces data center soient une chance pour la France et pour l'Europe. Et pour ça, effectivement un certain niveau d'exigence quant à leur capacité à ne pas être inflation sur les près de l'électricité me paraît très important.
Une exigence sur les émissions de CO2 évidemment. Donc vous avez dit la plupart des grosses hyperscalers comme on les appelle ont pris des engagements climatiques importants. Je pense que c'est très important de s'assurer que il s'y tiennent et que dans certains cas même ils contribuent au développement du mix dont j'ai parlé tout à l'heure en leur demandant de l'additionnalité.
Donc additionnalité, c'est un terme un peu barbare, mais ça veut dire simplement bah si vous allez arriver avec l'équivalent de la consommation d'une ville de 100000 personnes avec votre data center, développer l'équivalent en moyen de production décarboné en France. Plutôt que de venir se brancher sur notre énergie électricité nucléaire qui aujourd'hui est abondante, il y aura forcément un effet inflationniste. Demandons-leur, oui, on a de l'énergie très bas carbone en France, donc on a un avantage, mais venez contribuer à des nouveaux moyens de production.
Donc voilà un petit peu pour moi comment cette dynamique data center elle elle doit se elle doit se se se concrétiser. Donc une chance pour la France mais assurons-nous que ça soit vraiment une chance pour la France sur la question de la fin des contrats. Donc effectivement un des points importants, c'est le mécanisme de soutien au renouvelable. en fait, il est fini dans le temps.
Donc au bout d'un moment, on sort de ces obligations d'achat, de ces mécanismes de soutien et donc là, on est exposé au prix du marché où on va se contracter avec un client directement. Et donc ça nous permet d'utiliser nos électrons, on va les mettre dans notre portefeuille et ensuite on va les offrir à des clients, des clients industriels et cetera. J'en ai pas parlé tout à l'heure, mais il y a un sujet qui est extrêmement intéressant évidemment et qu'il faut absolument soutenir, c'est le sujet du repowering.
C'est un peu barbare comme nom, mais ça consiste à dire que quand un projet est arrivé en fin de vie, souvent c'est quand même des technologies d'il y a 15 ans, d'il y a 20 ans. Et donc souvent des turbines par exemple pour l'éolien qui ont le mérite d'être là d'avoir été accepté souvent bien approprié par l'entourage les territoires et donc peuvent être remplacés par des turbines plus modernes. Parfois même on peut en enlever pour avoir des capacités soit équivalent soit supérieures.
Et là on a vraiment la transition énergétique la plus vertueuse parce que finalement vous avez des éoliennes. On les remplace on les upgrade on les modernise et on fait baisser les coûts se faisant. Donc voilà un petit peu des sujets hein quand on pense que c'est une vraiment une bonne question parce qu'on on considère aujourd'hui les énergies renouvables comme relativement émergentes.
En fait ça fait un moment maintenant qu'on en installe et donc il y a des nouvelles générations, des capacités et tout ça ce sont des opportunités bien sûr pour continuer à profiter des économies d'échelle et de la de bien sûr de de des nouvelles technologies qui font baisser les coûts. Donc ça c'est un point un point important euh sur la question des énergies renouvelables et et ma et ma tribune enfin la tribune que j'ai publié dans le Figaro. Je je j'ouvre une petite parenthèse hein.
C'est vrai que euh il y a un certain nombre de fake news sur les sujets de l'énergie, il faut le dire. Et euh et euh moi, j'ai été assez frappée euh parmi mes collaborateurs que face euh finalement à un certain nombre de fake news, il y avait une tentation de se taire et de ne rien dire avec euh vous savez euh une réaction qui voit malheureusement assez souvent, c'est presque, j'allais dire un peu une tétanie ou la sidération en disant "Mais fake news euh c'est tellement pas rationnel que on va pas aller euh voilà, on va pas dans ce débat. Bah nous parce qu'on va pas défendre parce que on n'est pas dans le rationnel.
Nous on est rationnel dans l'entreprise on est plutôt rationnel et donc ça sert à rien d'aller débattre voyez. Et j'ai réalisé que on avait une responsabilité quand même chez NGJ responsabilité d'entreprise quand on voit des fake news de dire mais non c'est pas comme ça c'est pas ça. C'est pas 300 milliards.
Nous on pense que c'est plutôt 50 c'est pas de hyper précis mais c'est certainement pas 300. Et voilà pourquoi. Et voilà, donc je me permets de de donner un petit peu le contexte à cette prise de parole qui je crois a été commentée, en tout cas parfois même critiquer, mais je pense que c'est quand même notre rôle parce que si on prend des mauvaises décisions, dans quelques années, on se tournera vers nous, on nous dira "Mais pourquoi vous n'avez rien dit ?" On pense que c'est notre rôle effectivement et et donc c'est c'est un petit peu le propos hein de euh de de le de ma réponse tout à l'heure, c'est de dire "Oui, je je je suis vraiment prête à" et et NJ est prêt à jouer son rôle et à contribuer au débat.
Et vous m'avez posé la question "Laquelle des énergies renouvelables préférais-je ?" C'est un petit peu comme choisir lequel de ses enfants on préfère. C'est très difficile.
Non, mais sachant qu'ils ont tous des avantages et des inconvénients très clairement et que si vous commencez à dire "Bah moi, en fait, je ne fais que du solaire." vous allez avoir un problème parce que vous allez avoir le profil solaire, il est connu hein, je fais le geste avec ma main. Euh, on adore le solaire, c'est très compétitif mais il a un certain profil de production.
Donc je fais comme ça, ça c'est le prix de l'électricité en fait. Il est comme ça en en profil de production. Donc si on ne fait que du solaire, on va avoir un problème parce queon va pas demander à tout le monde de faire sa son sa ses sa lessive à midi.
Enfin, vous voyez, le truc ne marche pas. Donc donc c'est vraiment bien un mix qu'il faut développer. Euh l'éolien a des avantages très très importants.
C'est très compétitif l'éolien, l'éolien en mer en particulier. Les batteries évidemment solution de stockage, l'hydro et le nucléaire. Le nucléaire, j'en parle un petit peu moins parce qu'on n'est pas l'opérateur référence en France, mais on est un opérateur en Belgique et évidemment des avantages et les inconvénients.
Bien sûr, l'avantage c'est que c'est la l'électron décarboné de en en quantité avec un profil très stable. L'inconvénient bien sûr, c'est le sujet des déchets hein qui aujourd'hui enfin c'est c'est pas un secret. On a on a versé chez NG, on a fait un chèque de 15 milliards d'euros cette année au gouvernement belge pour être dédommagé du traitement des déchets à long terme de la partie nucléaire.
Donc on va être resté responsable à hauteur environ de 10 milliards d'euros sur la partie de démantellement. Donc on va s'occuper du démantalement des centrales et en revanche c'est le gouvernement belge qui maintenant va s'occuper de la gestion des déchets sur des siècles et des siècles. Et pour ça ça à côté à l'opérateur NJ 15 milliards nous avons fini de payer la semaine dernière.
Voilà donc ça c'est le renouvelable. Donc renouvel pardon nucléaire nucléaire plein d'avantages mais quand même des inconvénients et en particulier pour le nouveau nucléaire il va y avoir un sujet de coût et sur les renouvelables et ben ces profils qui sont un petit peu moins prévisibles l'éolien mais quand vous avez 3 jours et vous n'avez pas de vent voilà vous pouvez pas faire que du que de l'éolien voyez et le petit sujet dont j'ai pas beaucoup parlé ce sont de centrales à gaz qui vont jouer un rôle dans ce mix presque plus important que jamais puisque justement quand votre mix énergétique rencontre des difficultés, soit parce que le temps, soit parce queil y a il faut arrêter les centrales nucléaires parce que l'eau l'eau du rô est trop chaude ou parce qu'il y a pas de vent ou parce queil y a ou c'est la nuit et il y a pas de solaire voilà et que vous avez ou qu'il y a il y a plus assez d'eau parce que malheureusement il y a des sécheresses et donc même l'hydro aujourd'hui ben quand il y a des sécheresses on voit bien que la la production c'est pas le cas aujourd'hui mais la production de l'hydro de l'hydro peut être affectée on est bien content d'avoir les centrales à gaz qui vont venir rôle à point et plus on décarbone le gaz et mieux c'est. Mais même une centrale à gaz qui n'opère que quelques heures par an finalement en terme d'émission de CO2 va émettre très peu et va jouer un rôle fondamental.
C'est pour ça qu'on insiste beaucoup hein sur nos centrales à gaz et la le besoin absolu de les maintenir sur le réseau. C'est très très important les centrales à gaz également. Voilà.
Donc il y a pas en fait le message clé, c'est que on ne peut pas opposer les technologies les unes aux autres et qu'on va avoir besoin d'un mix équilibré. D'où bien sûr ce besoin de planification pour s'assurer que l'ensemble des technologies soit bien intégré et puis ensuite donner de la flexe au aux échelons plus locaux. Monsieur Gayet a parlé effectivement et très justement du besoin impératif de développer une filière industrielle. euh on va pas pouvoir tout fabriquer en France, mais oui, si on peut euh avoir suffisamment de visibilité sur nos projets, faire des projets de taille significative, on va pouvoir donner euh et passer des commandes potentiellement à des usines locales, françaises ou européennes en ce qui concerne les panneaux solaires.
Ça me paraît important, mais même indépendamment des panneaux solaires, on parle beaucoup des panneaux solaires. Chaque projet et c'est pour ça que c'est les un les 6 € dont on parle, chaque projet qu'on construit évidemment est vecteur d'emploi en France. Donc il y a le sujet de la filière panneau solaire, mais il y a aussi la filière de quand vous construisez des projets, ben vous allez créer des emplois sur le marché européen de l'électricité.
Je sais que et je comprends l'analogie qui est faite, je me permets, hein, je sais que c'était pas une question, mais simplement pour vous éclairer sur le fait que le marché électrique européen a changé de manière radicale. Aujourd'hui, le marché électrique européen ne fonctionne pas du tout de la même manière qu'il fonctionnait il y a 30 ans. Aujourd'hui, les échanges se font de manière quasi instantanée.
C'est à hauteur de quart d'heure. Tous les quarts d'heur, on optimise ce marché européen. Donc quand vous pensez et si vous réfléchissez au fait qu'on va pouvoir sortir du marché européen, ne vous projetez pas 30 ans en arrière, c'est une autre réalité.
Donc l'avantage que vous laissez sur la table en sortant du marché européen n'est pas du tout le même que celui il y a 30 ans. Et encore une fois, c'est l'expérience qu'on font les Britanniques aujourd'hui en se disant qu'ils vont ils veulent revenir au marché européen, construire plus d'interconnexion avec le continent et réintégrer les règles du marché européen. Parce que des accords bilatéraux, oui, vous pouvez les faire, mais c'est pas ça qui vont vous faire réagir en 15 minutes.
Si vous avez une situation de blackout, une situation de problème technique en France, pouvoir importer, il va falloir être extrêmement réactif. D'où l'importance de rester intégré dans ce marché européen. Et vous m'avez posé une question sur le social. euh EHS, aucune intention de de vendre cette magnifique entreprise à la découpe, hein, monsieur G.
Aucune. Le Ouais, ouais. Non, aucune.
Le process est en cours. Euh, il prend un petit peu plus de temps que nous ne voulions et nous ne sommes pas contents parce que ça rajoute de l'incertitude auprès de nos collaborateurs. Donc, nous sommes aujourd'hui très engagés pour le conclure et le mener à bien avec responsabilité euh bien sûr sur la qualité du projet. industriel et social aussi et la CHM et la chem et donc sur la chem alors règlement du conflit bien sûr hein aujourd'hui l'hydro en France n'est nulle part hein bien sûr un conflit de de longue halein donc nous sommes évidemment positifs avec avec ce qui se dessine he comme comme solution donc très très positif on est évidemment content que la CN PNR aujourd'hui soit préservé du changement puisque la concession a été renouvelée à l'horizon 2041.
Nous sommes positifs sur la l'opportunité d'avoir accès à des produits de flexibilité puisque comme vous le savez, on a un acteur qui est très important et donc sachant que la réforme si elle passe he va figer à jamais bien sûr le paysage concurrentiel en tout cas je sais pas si c'est à jamais mais va figer pendant très longtemps le paysage concurrentiel. Il nous paraît important de pouvoir mettre à disposition des autres fournisseurs un certain montant de la production, ce qui en terme social évidemment n'aura pas d'impact, mais qui va nous permettre nous de continuer à enrichir les offres que nous faisons pour nos clients. Donc ça c'est plutôt des aspects positifs de la réforme et nous avons des discussions qui restent encore aujourd'hui sur l'optimisation des vallée du sud-ouest donc de la chem où nous espérons pouvoir avoir finalement une optimisation qui nous permettrait d'envisager effectivement de pouvoir développer un peu plus la chem.
Voilà, il me semble avoir fait le tour, je pense. Merci madame la directrice. Donc comme il y a de très nombreuses questions, je vais demander à nos commissaires d'être très concis lorsqu'ils vont poser leurs questions et d'éviter autant que faire ce peu les redondances.
Donc on passe à une série donc de trois intervenants et Jean-Claude Tissau. Merci madame la présidente. Je vais être bref.
J'avais deux questions, j'en ai plus qu'une puisque vous avez je voulais aborder la problématique de la filiale EHS mais vous avez répondu clairement à mon collègue Fabien Gayet. Moi, j'aurais une question. Euh Jean-Claude, mets un peu mieux ton micro s'il te plaît.
Je suis un peu loin du micro. Ouais, je veux mettre sur tes genoux. Non.
Euh vous prenez l'accélération de la décarbonation de vos activités. Vous dites même que euh c'est votre raison d'être en en alignant notamment sur l'objectif européen zéro carbone à horizon 2050. Ce discours est donc particulièrement loin bien sûr et sa déclinaison passe notamment par une augmentation de la production d'énergie renouvelable.
Euh moi, j'aimerais vous entendre sur la question de l'énergie solaire et plus précisément sur la baisse des tarifs de rachat de l'électricité produite de l'électricité pardon produite en toiture sur les petites installations photovoltaïques et comment est-ce que vous au niveau du groupe NJ vous avez accueilli cette réglementation à la baisse ? Merci Guilin Cambier. Très bien.
Merci madame la présidente. Madame la directrice générale, je vais pas rebondir sur la législation sur l'artificialisation des sols. On sait bien qu'ici le dogmatisme ça peut interdire la transition énergétique à certains territoires.
Mais bon, je voudrais vous interpeller sur le biogaz et les territoires. NG met en avant avec raison son lien avec les territoires. Vous l'avez encore pris au début de votre intervention.
Dans les Haut-Fances, dans le nord, on a la chance d'être très peuplé et en même temps d'être une un espace agricole. Et donc, on dispose de ressources tant euh en déchets que euh en production végétale. Et ça pourrait être une partie de la solution en particulier dans les territoir plus périurbain ou périphérique.
Est-ce que vous intégrez cette dimension de proximité et de maillage dans le choix de vos projets ? Anne Chain Larch, c'est très bien pour l'instant. Voilà, en complément de ce que vient dire mon collègue, nous avons en Sénémarne le déploiement d'unités de méthanisation.
Beaucoup de de foyers sont actuellement en gaz citerne, ce qui est à des prix exorbitants. Ils sont vraiment pieds et mains liés au distributeur. Je voulais savoir dans quelle mesure NJ pouvait s'associer au déploiement des réseaux parce que les réseaux sont très coûteux et si les collectivités veulent se lancer dans ce déploiement, c'est hors de prix.
Voilà, vous avez beaucoup développé sur le le biométhane. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre partenariat avec les territoires et avec ces déploiements ? Voilà, madame la directrice générale, si vous voulez bien répondre à ces trois questions.
Alors, solaire en toiture, du point de vue du groupe, nous ne sommes pas euh directement, en tout cas pas affectés de manière significative. En revanche, peut-être un commentaire général, ce qui est vraiment très très compliqué, c'est de changer les règles du jeu. Voilà.
Donc donc ça c'est c'est vrai que c'est très compliqué quand des investissements sont en en engagés de changer les règles, c'est évidemment délétaire. Après, je pense qu'il faut effectivement être conscient du fait que euh certains pays ont favorisé énormément le développement du solaire distribué, du solaire en toiture, du solaire chez le particulier et que il peut y avoir des effets négatifs sur le réseau également. Donc il faut bien garder à l'esprit hein que dans le système électrique et je sais que RTE et Néis seront sans doute d'accord avec moi, mais faut qu'on fasse attention à bien maîtriser la production.
Et donc le solaire en toiture doit être développé quand ça fait sens économiquement, qu'il est compétitif et qu'il faut bien en maîtriser aussi les effets sur le réseau. Voilà. Donc il faut il faut je pense être assez attentif à ces à ces effets de bord possible.
On a vu au Brésil notamment ou même au Pays-Bas des effets assez avec là pour le coup les prix négatifs encore plus amplifiés euh alors que voilà quand vous avez trop de un moment de trop de solaire à une heure, rajouter du toit du du solaire en toiture très subventionné à petite échelle, c'est pas forcément le meilleur la meilleure utilisation du denier public. Donc encore une fois, je pense que bien avoir en tête comme boussole le coût la compétitivité, ce qui veut pas dire opposer les technologies aux autres, mais être assez sélectif sur l'ensemble des technologies qu'on développe. Voilà sur votre excellente question sur le solaire en toiture, sur le biogaz local intégré.
Oui, on sait pas faire en fait le biométhane autrement que en étant extrêmement intégré dans nos territoires, dans l'écosystème local. Euh ce qui est pas facile hein, c'est où mettre le curseur notamment en terme de taille parce que si vous êtes extrêmement diffus et très petit, la production du biométhane est très cher et donc il faut quand même arriver à faire des effets d'échelle et donc il faut arriver à faire des méthaniseurs qui ont une taille qui soit pas complètement souscritique mais on peut le faire, on arrive à faire donc ces tailles moyennes mais qui sont et qui restent intégré bien accepté ou Là, il faut bien évidemment organiser tout l'écosystème, donc organiser la collecte bien sûr des intrans. Et c'est là où il y a un petit peu, j'allais dire en en mauvais français, le sweet spot ou le le l'endroit un petit peu optimisé entre coût et puis acceptation locale, intégration logistique parce que si vous êtes trop loin bien sûr des intran, il va y avoir un coût logistique.
Donc il y a vraiment c'est un système qu'il faut optimiser qui se trouve quelque part au milieu. Euh voilà et déploiement de réseaux locaux de de gaz. Là là je vais vraiment vous euh vous diriger vers GRDF qui je pense est c'est le mieux à même à répondre à un besoin local de développer un réseau normalement en s'appuyant sur son réseau existant pour potentiellement le le densifier.
Mais je prends le point et on pourra peut-être en parler avec Laurence, la directrice générale de de GRDF. Merci. Merci.
Alors, nouvelle série de questions, Viviane Artigalas. Oui, merci madame la présidente, madame la directrice générale. La précarité énergétique de nos concitoyens augmente.
Elle est d essentiellement à la précarité financière des médes, à la fin du bouclier tarifaire et à l'augmentation du poids de la facture énergétique dans les budgets. Le montant de chaque du chèque énergie est beaucoup trop faible pour couvrir les dépenses des plus modestes. Et bien que l'électricité soit un bien de première nécessité, on constate une hausse des impayés.
Une directive européenne incite les Étatsmembres à soutenir les ménages précaires en établissant des prix réglementés. Avec mes collègues, j'ai donc déposer une PPL créant une tarification spéciale de l'électricité en faveur des ménages modestes. Quelle serait votre position face à ce texte qui porte une véritable mesure de justice sociale et limiterait les impayés ?
Dans le même ordre d'idée, que pensez-vous de la mise en place de tarification spéciale pour les artisans et PME, TPE afin de protéger leur activité ? Je vous remercie. Merci Martine Berté.
Merci madame la présidente. Madame la directrice générale, je suis rapporteur pour avis au nom de la commission des affaires économiques sur le compte d'affectation spéciale participation financière de l'État. À ce titre, j'aimerais connaître votre sentiment au sujet de la présence de l'État au capital d'J.
En effet, après la fusion Suèg de France, l'État a mené à partir de 2015 une politique de désengagement qui s'est matérialisée par plusieurs vente de participation. Poursuivant cette dynamique, la loi Pact de 2019 a autorisé l'État à céder l'intégralité de sa participation sous réserve de conserver au moins une action spécifique. L'objectif était de permettre à NG d'ouvrir son capital à d'autres investisseurs, notamment pour financer la transition vers le renouvelable, tout en garantissant à l'état un certain contrôle sur les activités de l'entreprise.
Depuis cette date, l'environnement énergétique, économique et géopolitique a changé. La participation de l'État au capital d' NJ est restée stable à un peu moins d'un/art. Quel rôle a joué cette qualité d'actionnaire de l'État dans vos choix stratégiques lors de la crise énergétique, notamment concernant les sources d'approvisionnement et dans votre stratégie en matière de transition écologique ?
Et selon vous, alors je ne vous questionne pas sur l'aspect politique, mais bien dans une logique purement économique, l'État doit-il aller a-t-il vocation à se désengager à terme en conservant seulement une action spécifique ? Je vous remercie. Zousso.
Merci madame la présidente, madame la directrice, je voudrais revenir sur l'hydroélectricité puisque au mois d'août, il y a eu un accord entre l'Europe et la France pour à nouveau investir sur des grands barrages. Et moi je suis je viens du TAR et de Locitanie. On a beaucoup de bages hydroélectriques dans les Pirénées, mais plus beaucoup de sites disponibles et aussi des associations environnemental farouchement opposé à toute création de barrage.
Je voulais savoir quelle était la prospective d'J en en matière de création de nouveaux barrages en France et en Europe. Et une deuxième question, puisque vous avez évoqué les éoliennes à l'île Dieu, vous venez de d'assembler les trois premières éoliennes flottante au large de Port la Nouvelle et c'est un secteur hyperventé et je voudrais savoir quelles sont vos perspectives de développement sur ce secteur de la Méditerranée. Merci madame la directrice générale.
Alors, je vais essayer d'être d'être brève peut-être sur euh moi moi je suis un petit peu hésitante à cette idée de prix réglementé mais c'est presque plus de la terminologie parce que euh quant au plus haut de la crise énergétique, le bouclier terrifaire a été celui qui a protégé les consommateurs, c'est pas le tarif réglementé, hein. Donc peut-être une question de de terminologie. En général, quand on la transition énergétique avec le prix du CO2 va coûter plus cher à un moment donné à ceux qui utilisent des produits plus carbonés et il me semble extrêmement extrêmement important effectivement de protéger les ménages les plus précaires.
Je je pense qu'il y a enfin il y a une vraie il y aurait une vraie injustice sociale et à mon avis la transition énergétique serait rejetée par nos citoyens et ils auraient à mon avis raison si le coût de la transition énergétique était porté par l'ensemble des citoyens quel que soit leur capacité à supporter ce surcoup. Et donc un fléchage pour protéger les ménages les plus précaires me paraît très important. cette la mécanique de de cela.
Honnêtement, j'ai j'ai pas toutes les solutions. Je pense que le chèque énergie est un mécanisme qui a le mérite d'exister. doit doit-il être euh plus soit soit plus ciblé, soit plus voilà, je ça je ne sais pas, j'en j'en je suis pas forcément la mieux placée pour le dire, mais en tout cas oui, je pense qu'il faut qu'on se soucie de protéger le plus possible les ménages les plus modestes et sans cela, je pense que la transition énergétique est à risque.
C'est c'est très et c'est très important et et peut-être que d'ailleurs j'aurais dû en parler dans mes propos interactifs parce que quand on parle du coût de la transition énergétique, on pense beaucoup subvention et cetera, mais à la fin c'est le coût pour chacun d'entre nous et notamment ceux au faible pouvoir d'achat doivent être protégés par ces surcours. Ça ça me paraît vraiment important, très important et un très très bon point euh sur le sujet de du capital de l'État au capital d'J. Peut-être de deux points.
Lors de la crise énergétique, les énergéticiens se sont mobilisés et avec une coordination que moi j'ai juge franchement assez bonne avec le ministère de l'énergie, avec Ber sur ces sujets, bouclier tarifaire, sécurité d'approvisionnement, stockage de gaz, importation d'électricité, exportation de gaz, enfin toutes ces choses qu'on a dû faire pendant la transition énergétique, protection des consommateurs et ça s'est passé, j'allais dire avec les autres très énergéticiens. Certains sont 100 % euh détenus par l'État, d'autres pas du tout et et nous au milieu. Voyez ce que je veux dire ?
Et tout ça finalement a très bien fonctionné. Donc je pense que au moment à des moments de crise, l'intérêt national pour les entreprises comme les nôres, je pense qu'il est il est clair. Et voilà donc et les et les ministères et les services je pense font plutôt assez bien ce travail.
Euh après pour nous euh l'État au capital pour NG, ce qui est très important c'est l'alignement sur la stratégie et aujourd'hui euh on a ça euh avec la PE qui est évidemment très engagé hein sur ces sujets climatiques et donc aujourd'hui la chance d'avoir euh avec notre actionnaire APE un bon alignement entre ce que nous essayons de faire et ce donc soutien la sur la stratégie et donc voilà donc j'ai pas d'autres commentaires hein c'est questions de l'actionnariat bien sûr il faut avant tout les poser à l'actionnaire Nous l'entreprise, on n pas vraiment notre mot à dire, mais voilà quelques éléments de réponse en tout cas pour éclairer votre réflexion sur le sujet sur l'hydro. Euh l'hydro c'est c'est le rêve. On aimerait en faire quand on a de l'hydro, on veut jamais la laisser partir euh parce que c'est vraiment c'est c'est vraiment une technologie qui a aussi ses vulnérabilités, hein, parce que il y en a aucune qui n'en ont pas, mais c'est vrai que c'est sont des des en plus bon des des des cathédrales presque naturelles maintenant avec le temps, la nature qui a repris ses droits dans ses donc vraiment des c'est sont des endroits assez spectaculaires.
Le sujet quand même, c'est que pour construire des nouveaux barrages, c'est extrêmement extrêmement compliqué aujourd'hui en France, mais j'allais dire dans la plupart des pays euh en tout cas occidentaux. Euh sachant que l'Inde par exemple développe massivement massivement notamment des steps hein, euh donc des des technologies de stockage à partir d'hydro évidemment la Chine, mais en France ça nous paraît beaucoup plus compliqué. Donc on va on va essayer.
Je sais que EDF a a un programme mais je pense qu'on va être plutôt sur de la modernisation, sur du développement de l'existant, mais vraiment faire des nouveaux barrages aujourd'hui en France, ça me paraît un petit peu utopique. Voilà. Et les éoliennes flottantes, on aime beaucoup la technologie.
Les courts restent encore un petit peu élevés par rapport à l'éolien en mer posé. en revanche bien sûr pose des avantages enfin offre des avantages soit en Méditerranée parce que bien sûr les fonds sont très profonds et puis aussi parfois permet d'aller un peu plus loin des côtes donc en terme d'appropriation d'acceptabilité c'est un petit peu mieux mais toujours à mettre en regard avec bien sûr le coût de l'infra parce que le coût du transport de l'électricité ou de la connexion au réseau, si vous êtes très loin peut devenir prohibitif mais en revanche on est effectivement très heureux de d'avoir bien progressé sur ce projet qui est un projet projet un petit peu iconique et pionnier en Méditerranée. Merci.
Alors, nouvelle série de questions, ça être toujours aussi concis Bernard Bui. Merci madame la présidente, merci madame la directrice générale pour la clarté de vos réponses. Moi j'aurais une question très rapide peut-être provocatrice.
Quel est votre regard sur les effets de la loi d'accélération de la production d'énergie renouvelable de 2023 ? Yannique Jadeau ? Merci.
Euh merci madame la présidente. Euh merci madame la directrice générale. Euh juste un commentaire et deux questions si vous me permettez euh sur le pragmatisme euh des objectifs.
Je pourrais être d'accord avec vous si il y avait une volonté politique de la stabilité, de la prévisibilité et à ce moment-là, on peut avoir du pragmatisme quand la France ne respecte pas ses objectifs en matière d'énergie renouvelable, que ces objectifs sont souvent des plafonds, que il y a l'instabilité administrative, financière, juridique, législative qui euh déstabilise en permanence les filières d'énergie renouvelable, je pense que avoir des objectifs par énergie, c'est aussi une façon de rassurer les filières. Ça c'était mon commentaire. Ma question c'est euh quel est pour vous au fond un prix d'équilibre du de du marché de l'électricité sur le marché ?
C'est quoi 70 € le MAW ? C'est quelque chose comme ça ? Et on voit bien que dans ce que pourrait être un prix euh d'équilibre, euh le nucléaire existant rentre dedans, euh les énergie renouvelables rentre dedans, le gaz évidemment rentre dedans aussi.
Mais euh est-ce que euh vous considérez, donc ça peut être une perspective, vous trouverez intéressante de mettre les EPR2 dans ce prix de l'électricité à 70 € le mégaateur, comment on peut faire ? Et puis un point que vous qu'avez posé la présidente et sur lequel vous n'avez pas réagi répondu, c'est la question du gaz de chiste parce que un moment donné tout ce que vous expliquez tout ce que vous expliquez et moi j'y suis j'y suis très favorable sur les dynamiques d'J mais il y a la partie sombre d'J qui est le gaz de chiste américain qui est et vous le savez extrêmement polluant et nous met dans une dépendance nous met dans une dépendance qui est pas compatible avec l'objectif de souveraineté que vous avez évoqué. Donc, est-ce que vous participez pas aussi d'une certaine façon à NG, à une dépendance-àis d'une énergie extrêmement polluante aujourd'hui piloté par un président qui franchement ne souhaite ni le la protection du climat ni le bien-être de l'Union européenne et comment au fond vous voyez cette cette part sombre d'J dans laquelle vous allez quand même des deux pieds.
Merci. Merci Daniel Fargeot. Daniel.
Oui. Bon, merci madame la présidente, madame la directrice générale, merci pour la qualité de vos propos. C'est toujours une chance de vous avoir parmi nous.
Alors, ma question, vous vous l'avez dit, vous le soulignez, la question de la production d'énergie en Europe par et pour les Européens est un sujet majeur de souveraineté. est important qu'un cadre stable permette de réaliser la transition énergétique et la décarbonation. Pourtant, ces objectifs de transition énergétique sont à double tranchant et je pense par en particulier au secteur de l'automobile extrêmement fragilisé en Europe.
La Commission européenne a donc assoupli ses engagements sur la réduction des émissions de CO2 et prévoit un plan d'action pour l'automobile. Je voulais donc savoir comment se positionne NG dans cette double exigence de transition énergétique et de souveraineté. exigences qui dans certains secteurs viennent se percuter et déstabiliser tout un pont de notre industrie.
Je vous remercie. C'est à vous madame la directrice générale. Euh OK, merci.
Euh alors la loi d'accélération, la loi d'accélération euh un un petit peu un petit peu décevant euh mais je pense que on n'est pas très objectif non plus puisque autour il y a quand même eu le sujet moratoire qui a été discuté mis sur la table début juillet. Il y a quand même l'absence de PPE. Donc aujourd'hui, si je dois le résumer un petit peu familièrement, pardonnez-moi, tout ça flotte.
Donc c'est difficile de juger de l'effet du noix quand tout le reste envoie de tels signaux contradictoires. Et je pense que c'est un petit peu ce que vous disiez, monsieur Jade, en disant en fait on manque la confiance n'est plus là aujourd'hui. Et donc je discutais avec un de mes développeurs, j'étais dans les Haut de France justement et me parlait d'un projet éolien.
C'est courageux hein, l'éolien dans les Haut-Dance. Il m'expliquait qu'il avait un super projet dans desoliens dans les Haut-Fance. Euh très accepté, très bien soutenu par les élus locaux, les citoyens.
Le projet parfait. Ouais, ça arrive, ça arrive. Plus que vous le plus que vous ouais un petit projet.
Et alors ce qu'il me disait, c'était assez particulier, c'est que ce projet, il n'avançait pas aujourd'hui parce que l'administration ne voulait pas approuver un permis qui avait qui cochait absolument toutes les cases. Et donc, il y avait un sujet là de manque de je sais pas de d'alent, de courage, de je voilà. Donc donc on peut faire à la fin, vous savez, on peut faire tous les lois du monde, mais à un moment il faut avoir une vision, il faut embarquer en fait tout le monde.
Si vous avez dans l'administration des gens qui ne veulent pas faire de l'éolien, tout le monde va trouver un voyez et donc ce jeune homme là, c'est c'est 3 ans hein de de travail de quotidien pour arriver à monter un projet comme ça, il a tout ce qu'il faut. Il coche toutes les cases, le projet est super et puis voilà et c'est dans le Nadland. Voilà.
Donc ça c'est un exemple concret où effectivement je pense qu'on a besoin et c'est pour ça que vous avez raison aujourd'hui un problème de confiance. Donc c'est vrai que une manière de dire de payer à ce manque de confiance et de dire on va mettre des objectifs dans la loi et cetera, c'est un peu la poulet l'œuf en fait parce que à la fin on devrait pas avoir besoin de faire ça. Je pense que le plus important c'est de convaincre en fait ben le parlement, l'ensemble des parlementaires, des citoyens qu'il va falloir aller sur toutes les technologies et qu'on va y aller.
Voyez ? Et à ce moment-là, vous avez ce truc un peu vertueux où finalement on n plus besoin de se battre sur les 18 ou 17 et demi hein. Si si je peux me permettre.
Ça c'est ça c'est mon alors sur les prix les prix donc je sais pas si on peut vraiment parler de prix d'équilibre. Vous savez, dans un monde parfait avec la manière dont le prix est formé sur le marché européen, si vous avez énormément énormément énormément de renouvelable, à un moment donné les prix vont quand même sur le prix du marché, donc sur le prix de marché gros. Donc j'enlève la taxe et bien sûr les réseaux.
Sur cette partie-là, les prix devraient quand même baisser puisque les coûts marginaux de production de renouvelable, c'est zéro. Donc plus vous avez une renouvelable, plus à un moment donné les prix, ça va se traduire. Donc il y a pas vraiment de de sujet coût d'équilibre.
Ce qui est sûr, c'est que euh EPR2 le coût, on le connaît pas. Voilà. Donc aujourd'hui, on sait pas.
Donc le nouveau nucléaire a priori bien sûr sera au-dessus, mais maintenant on fait du nouveau nucléaire. Certes, le coût va être important, mais il y a aussi d'autres raisons. Je pense que un un pays qui a la chance d'avoir une filière nucléaire, moi il me semble que a plutôt intérêt à la maintenir, notamment si il est présent dans le nucléaire militaire.
Je pense que ça a du sens du point de vue stratégique de continuer à investir dans le nucléaire pour la France. Après, on peut avoir une discussion sur la sur le dimensionnement combien de PR, vous voyez ? Parce que effectivement le nouveau nucléaire a priori va être plus cher que le renouvelable.
Ça c'est euh ça ça aujourd'hui c'est enfin la il y a plus besoin d'en faire la preuve. Voilà. Et la parsombre d'enji.
Oui, la parsombre d'enji. Donc je m'inscris en faux évidemment euh il y a pas de parom d'J. Sauf que pas beaucoup parlé jusque là.
Non mais si j'ai j'ai parlé du fait que nous sommes un acteur gazier sur le sujet sur la partie infrastructure mais aussi sur les clients. Donc on on vend du gaz à nos clients, on ne produit pas de gaz et pour vendre du gaz à nos clients, on en achète. Et donc on en achète euh à un certain nombre de fournisseurs.
On en a acheté euh à la Russie avant la guerre. Aujourd'hui, on n'en achète plus. Donc NG n'achète plus de gaz russe.
Euh et on a évidemment une politique de diversification importante de nos fournisseurs pour éviter de créer des nouvelles dépendances. Et d'ailleurs hein, nous étions pas dépendants du gaz rus puisque c'était moins de 20 % en fait notre la part russe dans nos appro visionnement chez NG c'était moins de 20 %. Donc on a vraiment une politique de diversification et on achète aujourd'hui bien sûr du GNL des États-Unis mais on va pas dépasser des pourcentages qui créeraient une nouvelle dépendance.
Voyez, on est vraiment aujourd'hui très focalisé. C'est la meilleure moyen de se dérisquer et ça ça s'applique à peu près à tout hein. C'est à tout en fait.
Euh il faut diversifier des approvisionnements et donc on diversifie nos approvisionnements avec sur la partie GNL américain effectivement une exposition au gaz de chist mais on est aujourd'hui les plus exigeants NG donc moins somb peut-être que les autres au sens où on demande à nos fournisseurs puisque nous ne produisons pas le gaz de chisse on l'achète à des producteurs. On leur demande en fait des un process de suivre un process le plus exemplaire possible pour le sourcing de leur gaz de chisse, la production et cetera avec notamment des engagements sur l'eau et cetera. C'est un engagement.
Ah mais non mais on a des contrats. Non non mais on a des contrats. On a des contrats avec des fournisseurs qui eux-mêmes s'engagent auprès des producteurs à suivre certaines pratiques.
Non non on a cette traçabilité aujourd'hui sur nos contrats. Nous on nachète pas le gaz russe. Ah nous le NG n'achète pas. nos terminaux peuvent importer mais le portefeuille d' NG non on avait des contrats longs on avait en fait on avait des contrats avec Gazprom et aujourd'hui ces contrats ne sont pas en activité des moyens pour faire apparaître de gaz contrée vertueuse alors qu'en fait il y a pas que du gaz vertueux par rapport à c'est le se sur le le marché spot du du GN en tout cas on n' pas de contrat aujourd'hui avec la Russie, ça c'est sûr.
Et et le là où on est vraiment très attentif, c'est sur nos contrats GNL effectivement où on demande à nos fournisseurs d'être exemplaire. Si je peux renouveler la question de la présidente qui disait par rapport à l'accord entre madame Van Derlen et monsieur Trump, est-ce que NJ est pro est une est une entreprise proactive pour aller faire plus de gaz américains, donc plus de gaz de chiste ? Alors aujourd'hui, notre politique d'approvisionnement n'a pas changé et je vous rappelle que nous avons en plus une ambition et une trajectoire de décarbonation d'être neutre en carbone à 2045.
Ce qui veut dire que nos achats de gaz fossiles et nos ventes de gaz fossiles d'abord et les achats correspondants qu'on met en face en décroissance de manière régulière jusqu'à 2045. Un acteur privé aujourd'hui n'a pas euh enfin le le 750 milliards aujourd'hui ne se traduisent pas du tout en réalité pour les acteurs privés que nous sommes. J'ai tout dit.
Ah oui pardon. Excusez-moi. Pardon. une question très très importante euh qui concerne effectivement le cadre européen et notamment les politiques européenne de décarbonation.
Euh ce qui me d'ailleurs fait euh rejoindre votre question euh tout à l'heure sur euh la trajectoire de décarbonation de l'Europe et les différents objectifs. Donc moi je pense alors je je suis pas dans le secteur automobile donc c'est peut-être un petit peu facile pour moi de dire mais mais je pense que c'est très très compliqué de faire des zigzags sur des sujets aussi structurants que l'industrie, les filières industrielles. Et justement, j'étais dans les Haut-D avec cette excellente entreprise le safre.
Mais en en discutant avec des personnes de de du territoire, il m'a indiqué que il y avait des plans de faire de la giga une giga factory, donc d'investir dans cette giga factory. Mais si tout à coup on dit ben l'électrique on sait pas 2035 finalement on a pu enfin c'est dramatique aussi hein pour ces nouveaux investissements. Moi, je je suis plutôt en général en faveur de ne pas changer euh les politiques de décarbonation.
Je pense qu'il y a rien de pire en fait, les zigzags, les stop and go. Donc donc voilà, sans avoir évidemment regarde enfin et sans être bien sûr sans subir directement les conséquences de ces de ces objectifs ambitieux. Donc ça c'est un point.
Et le deuxième point, c'était par rapport à cette trajectoire de décarbonation et le fameux passage à à 2000 2040. En fait, effectivement, nous nos scénarios de décarbonation montrent que on n pas forcément besoin de d'être aussi euh avancé que 90 % pour arriver à la neutralité carbone en 2050. Autrement dit, on pourrait se contenter d'un objectif moins dur.
Et aujourd'hui, compte tenu du sujet quand même principal qui nous occupe qui est le coût de la transition énergétique et également un message très attendu des industriels autour de la simplification, de la bureaucratie, il me semble que ça serait envoyé le mauvais message que de dire "On va prendre le passage 1040 et on va être encore plus sévère que ce qu'il faudrait". Je pense que ça envoie le mauvais message. Je pense que les Européens aujourd'hui sont très inquiets.
Sont très inquiets de la compétitivité, la bureaucratie, la ils ont besoin de recevoir des messages d'amour positif, de simplification et je suis pas sûr que ce message de dire à 2040 il faut être à - 90 aille dans dans le bon sens. Et en et je pense que la confiance, le moral euh la confiance en les institutions sont des ingrédients qui sont extrêmement important et qu'il faut préserver. Alors nouvelle série de questions avec Christian Redon Sarasi.
Oui, merci madame la présidente, madame la directrice générale. Beaucoup d'usages connaissent aujourd'hui en un effet rebond. C'est au fur et à mesure que l'efficacité énergétique des systèmes s'améliore, les usages se multiplient et annulent les gains, ce qui entraîne une montée encore plus forte de la consommation.
Si je prends l'exemple de l'IA, le matériel est de plus en plus puissant mais les modèles deviennent aussi de plus en plus lourds et gourmands en ressources et donc même des progrès d'optimisation ne subissent pas à endiguer et à réguler la croissance de demande. Donc face à ce risque de devoir peut-être arbitrer entre une consommation pour des uses domestiques et des recours qui vont devenir de plus en plus massifs pour des usage essentiel comme la santé, les mobilités, le fonctionnement des services publics, pensez-vous qu'il faudra qu'il faudrait envisager des régulations ou des plafonds de consommation pour certains services très intensifs ? Sébastien Plat.
Merci madame la présidente. Madame la directrice générale. Étant sénateur de l'Ode et particulièrement engagé sur le le développement de l'écosystème éolien offshore et l'hydrogène décarboné à Port la nouvelle.
J'ai lu une étude de l'IE EEFA publié le 7 avril 2025 qui dit que la France ne parviendra pas à atteindre ses objectifs d'installation d'éolien offshore en 2023 en 2032. Nous ne disposerons que de 3 GW opérationnels alors que l'objectif est de 18 GW. Donc queles selon quelles sont selon vous les raisons de cet échec ?
Et puis ensuite ça a rien à voir du tout sur le sujet. Vous savez que le mégafeu euh de cet été qui a ravagé une partie de mon territoire des corbières euh pour le construire à la forêt, j'espère que nous pourrons compter sur NGJ par le rachat de la belle bacarbone dédiée. Merci madame Anne-Catherine Boisier.
Merci madame la présidente, madame la directrice euh merci pour ce tableau des situations énergétiques. Je pense qu'on on partage globalement votre vision et cette nécessité de renforcer ce mixte énergétique qui existe déjà mais qui a besoin d'être consolidé pour faire face aux nouvelles échéances. On partage aussi, je pense votre le point enfin la nécessité de de rester intégré au marché européen pour assurer une un approvisionnement.
Et vous comprenez la question de de ma collègue qui évoquait tout à l'heure la précarité énergétique des ménages. Vous comprenez que les parlementaires se soucient aussi de la tenabilité financière de ce système. pour les Français quand quand on voit que l'abonnement de base est passé de 97 € en 2012 à 233 en 2025 que RTE ou Nedis prévoit chacun des des programmes d'intervention de plus de 100 milliards dans les 15 années à venir et que le rapport sur l'impact du budget vert annexé au PLF 2025 nous précisait que la facture énergétique des ménages les plus pauvres se montait à plus de 13,5 % de leur revenus total en 2025.
Donc c'est un sujet majeur. Je veux savoir comment vous appréhendez cette maîtrise des prix dans votre réflexion. Et vous faisiez tout à l'heure référence à un prix européen.
Je voudrais savoir où on peut trouver les prix européens parce que il me semblait qu'il y a des prix par pays mais pas de prix européens mais en tout cas voilà. Et puis dernière petite question pratique c'est comment est-ce que vous preniez en compte les aspects de cybersécurité dans vos infrastructures critiques ? Merci.
Voilà madame la directrice générale de nouveau beaucoup de questions. Beaucoup de questions. Alors sur l'IA effectivement on en a parlé un petit peu tout à l'heure mais je pense que c'est c'est très important que les opérateurs de data center contribuent au développement de nouveaux moyens de production et c'est le meilleur moyen finalement de protéger et d'éviter des surcouts pour le système électrique local.
Donc donc je pense que oui, il faut il faut mettre un certain niveau d'exigence et puis bien sûr continuer à travailler sur l'efficacité énergétique. On en a un petit peu moins parlé mais c'est quand même un point important hein. J'étais en train de discuter hier avec un de mes collaborateurs qui me rappelait finalement moi mon client industriel je vais lui faire baisser sa facture en faisant deux choses.
Un ça va être plus vert et de il va consommer moins. Je vais faire les deux il va se verdir et sa facture va baisser. Et c'est vraiment l'esprit hein de cette transition énergétique, c'est qu'il faut aussi être efficace.
Je sais qu'on en parle un petit peu moins mais ça reste un sujet extrêmement important. Euh j'ai noté le point sur l'incendie. Je je prends note Guillaume, si tu veux bien.
On va regarder ce voilà, je sais je sais de de quel sujet vous parlez. Et sur l'éolien offshore, on revient en fait au à ces sujets PPE et cetera. C'est très important de cadencer les appels d'offre.
Je pense que on avait commencé plutôt une dynamique assez positive. Je pense que la creux avait vraiment été monté en cadence, c'était bien mais là ça flotte de nouveau. Et donc c'est très important parce que pareil pour ces économies d'échelle, voyez pour les pour que notre technologie d'éolienne flottante, elle devienne compétitive, il faut que bien sûr massifier.
Il y a pas de massifier se donner des perspectives, c'est vraiment important. Euh sur le sujet, il y a non, il y a pas aujourd'hui il y a pas de prix européen, il y a un marché européen et ensuite parce que chaque pays est interconnecté aux autres et que ces interconnexions ne sont pas parfaites, effectivement, il y a des différences de prix entre les différents pays. C'est c'est c'est bien c'est bien le sujet. sur la tenabilité.
En fait, tout ce que j'ai essayé de dire tout à l'heure dans mes propos introductifs doivent contribuer à garder le coût du système énergétique système électrique le plus bas possible, y compris les coûts de réseau. Donc les batteries par exemple bien placées peuvent aider à diminuer un investissement réseau. Parce que si vous avez par exemple un goulet d'étranglement, vous pouvez avoir un point où au lieu de vous dire je double ma capacité, je mets une batterie avant, ça vient stocker l'électricité qui en surplus et je la dispatche au moment où il y a moins de circulation sur ce réseau.
C'est un exemple un peu simpliste théorique, mais ce que je veux dire, c'est que en optimisant le système, c'est comme ça qu'on va effectivement s'assurer que les coûts de distribution, les coûts de transportation sont le moins élevés possible. Mais il y aura quand même des investissements, hein, ça c'est clair. Mais vous voyez, dans cette dans cette facture, il y a trois éléments.
Il y a le prix de l'électron et ça aujourd'hui, on va savoir le faire baisser. Il y a les taxes et ça c'est voilà un autre sujet. Et puis effectivement le coût des réseaux.
Donc oui, le coût des réseaux vont augmenter, mais si on travaille bien sur le prix de l'électron et puis après les taxes, c'est une question là, c'est vraiment une question de politique publique, hein. Euh je on va arriver à rendre tout ça tenable euh aujourd'hui, hein. Nous, sur nos particuliers, les prix sont plutôt plus bas que dans l'ensemble des pays européens, en tout cas des pays européens où nous sommes présents.
Mais c'est vrai que la partie taxe est assez significative, donc il y a peut-être des moyens. Voilà. Et puis il y a le sujet bien sûr euh ménage précaire.
Je pense que c'est vraiment ces deux sujets qu'il faut essayer de alors mes collègues, madame la directrice générale doit nous quitter à 11h30, ce qu'on peut aisément comprendre. Euh donc il reste quand même sep questions. Donc je vais les prendre tout ensemble et soyez très très concis et vous ferez une réponse globale et une conclusion.
Alors euh Frédéric Buval rapidement Frédér. Merci madame la présidente, madame la directrice générale d' NJ. NJ est un acteur majeur de la transition énergétique y compris dans les territoires du trammarin où les enjeux sont spécifiques.
Dépendance aux énergies fossiles importé coélevé de production et vulnérabilité accouille aux effets du changement climatique. Pourriez-vous nous préciser quelle est aujourd'hui la stratégie d'enrem et comment le groupe entend accompagner ces territoires dans leur trajectoire vers une automie énergétique durable et décarbonée ? Jean-Luc Pro.
Bonjour. Très rapidement rapidement ton micro président très rapidement puisqu'on a beaucoup travaillé ensemble étant dirigeant d'un groupe qui s'appelait Dalkia vous imaginez aujourd'hui dans les réseaux de chaleur deux questions il nous semble aujourd'hui quand je m'entretiens avec mes anciens collègues que vous êtes en train de vous désengager un peu dans la dans tout ce qu'on pourrait dire performance énergétique sur les bâtiments des villes et les bâtiments communaux. Est-ce que c'est vrai ou pas ?
Deuxième question qui me semble importante. Comment NJ compte-il protéger les TPE et PME demain matin dans le cadre de la prix de volatilité des prix sur l'énergie du kilowh ? Daniel Salem.
Merci madame le présidente. Merci madame la directrice générale. Votre présentation était très intéressante et on partage un certain nombre de points et je vous remercie aussi pour votre engagement dans la lutte contre la désinformation qui qui fait rage aujourd'hui.
J'ai euh commis avec Pierre Cupers un un rapport sur la méthanisation en 2021. Euh vous avez parlé beaucoup de biogaz. Euh bon, on a pointé tous les atouts de la métanisation, mais également un certain nombre de de faiblesses et de défis, en particulier euh la problématique de la ruée sur la biomasse et de la compétition qui se fait avec l'élevage.
Dans le Grand Ouest, on a perdu 11 % de beau vin dans les 5 dernières années. Donc, il y a une vraie problématique. Alors bien entendu, ce n'est pas lié qu'à la métanisation mais il y a parfois une concurrence déloyale liée à des métaniseurs qui viennent effectivement on parle de on les compare avec des penses de vaches et bien ils viennent consommer l'herbe, ils viennent consommer le maïs et ils sont en concurrence avec les avec les éleveurs classiques.
Donc voilà, vous avez parlé également de de taille optimale pour un méthaniseur. Quelle est cette taille pour vous puisque est-ce qu'elle est de 30 tonnes par jour ou de 50 tonnes par jour ? Et je terminerai juste sur le stockage batterie.
Il y a des grosses évolutions. Comment les voyez-vous ? Quel est le prix aujourd'hui d'un stockage d'un kilwh ou d'un MWAWh dans une batterie et quelles sont les perspectives d'avenir ?
Merci Franck Montaoget. Oui, merci madame la présidente. Merci madame pour votre présentation très très intéressante.
Je vais prolonger la la question, la dernière le dernier point de de mon collègue Daniel Salmon euh par rapport à au développement du stockage en batterie que je qualifie à grande échelle à terme, est-ce que vous considérez que que ce que ce process, cette façon de de de procéder, de stocker et de nature à changer euh la la perspective du des rapports entre énergie renouvelable non pilotable et euh production classique par exemple nucléaire ou autres première voilà et quelles sont les modalités de de d'utilisation de cette énergie que vous stockez ? Quel type de contrat par rapport au réseau de transport ou de distribution ? Est-ce que vous faites exclusivement donc du stockage et de l'injection ?
Est-ce que vous faites du soustrage ? Et et comment tout ça s'articule ? Voilà euh pour pour bien pour bien pour bien comprendre et euh est-ce que c'est les batteries que vous utiliser sont de production nationale ou pas ?
Et je termine par une remarque, c'est pas une question. Je trouve vraiment regrettable dans nos débats que l'on parle toujours de coût euh de production sortie centrale et qu'on ne raisonne pas coût complet, c'est-à-dire coût de production sortie centrale, coût de réseau et coût de flexibilité. Parce que si on raisonne comme ça, on change la donne des modes de production les uns par rapport aux autres, me semble-t-il.
Merci. Merci Franck. Éveline Renault Garabédian, présidente, madame le directeur général, depuis 2020 NJ a réduit considérablement sa présence à l'international 70 pays et aujourd'hui 31 pays dans lesquels vous travaillez.
En août dernier, NG a également annoncé réduire ses investissements dans les énergies renouvelables aux États-Unis face du fait de de la de l'événement politique et économique incertain pour redéployer des moyens vers les zones Afrique, Moyen-Orient, Asie. Ma question est la suivante : comment l'appréciation des risques géopolitiques et réglementaires ainsi que des données économiques et financière orientell vos décisions de retrait de certains pays et de redamment d'activités dans d'autres ? Merci.
Réy Cardon et Vincent Lou. Merci madame la présidente, madame la directrice générale, peut-être une question dans le contexte budgétaire compliqué. Euh il y a eu effectivement une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises qui a été dans le PLF 2025.
Pensez-vous que cette contribution du coup doit rester exceptionnelle ou elle doit rester plutôt régulière puisque au vu et puis alors peut-être une et ça c'est pour ma curiosité combien NJ va contribuer même si l'exercice est pas totalement terminé 2025 mais c'est simple curiosité. Vincent. Merci madame la présidente, madame la directrice, parfait.
Vous avez été vous avez été parfaite, admirable. Euh j'ai fermé les yeux, j'ai cru entendre madame Mourlon de la DGEC et j'ai rouvert les yeux, mais non, c'était pas madame Mourlon. Donc vous avez quasiment le même discours.
C'était admirable. Vous dire que je comprends qu' NJ a besoin de de de CSP fortes pour au final quand il y a de l'intermittence vendre du gaz et des turbines à gaz. Comme en Belgique, vous vous montez une très grosse turbine à gaz avec un investissement de 650 millions d'euros.
Moi, j'ai une question qui est très simple. Quand serez-vous prêt à signer des contrats avec la Creux à moins de 60 € sur des ENR pour que enfin on puisse rêver ? Voilà.
Donc si vous n'avez pas la possibilité de répondre à toutes ces questions, vous pourrez aussi faire parvenir les réponses par écrit à nos interlocuteurs. Et effectivement parce que je pense que je vais pas avoir le temps parce qu'on a on arrive à malheureusement à la fin même s'il y a il y a vraiment beaucoup de d'excellentes questions. Euh peut-être très très brièvement effectivement nous sommes présents euh pas uniquement euh en France euh mais également en Nouvelle-Calédonie et nous sommes engagés auprès de nos collaborateurs euh notamment sur euh l'opération euh d'électricité donc distribution et euh euh présent euh sur la enfin voilà sur l'électrification très actif sur les États-Unis et et en général le cadre dont nous avons besoin peut-être effectivement ressoulligner l'importance d'avoir un cadre stable avec une certitude sur quand on vous donne un permis, on vous l'enlève pas. euh un cadre aussi euh stable en terme de tarif doués par exemple he comme vous savez les droits de douanes aux États-Unis sont en train de changer mais peut-être pour essayer de de regénéraliser un petit peu puisque je vais pas pouvoir répondre à toutes les questions, c'est souligner le fait qu'aujourd'hui l'Europe et la France elle a vraiment une carte à jouer.
Elles ont une carte à jouer parce que elles peuvent aujourd'hui apporter de la stabilité sur ces domaines là. l'engagement climatique, la décarbonation, se dire qu'on a un compa, qu'on change pas tous les deux tous les de secondes, qu'on qu'on reste très engagé, ça peut être un avantage aussi pour les investisseurs qui cherchent toujours la visibilité et un cadre stable. Et ce qui est un petit peu dommage en France, c'est pour ça que moi je me suis beaucoup agitée hein sur ces sujets PPE et cetera, c'est que cette carte là on narrive pas à la jouer.
On devrait la jouer. J'allais dire même au-delà du sujet stabilité politique, mais au moins se donner à un cadre sur on veut décarbonner, on va développer l'ensemble des énergies et on y va. Ce que je peux vous assurer, c'est que même un groupe comme NJ, nous ferions plus de projets encore si nous avions ce cadre là et nous serions plus compétitif sur les appels d'offre creux.
Pour les raisons que j'ai dites, c'est très difficile aujourd'hui d'être compétitif sur le solaire si vous faites des microprojets. Donc tous ces leviers là sont vraiment à actionner et c'est ça qui va nous permettre à la fois d'avancer et d'être d'être compétitif. Voilà, je suis désolée, je vais pas pouvoir répondre à l'ensemble des des questions.
Je je m'en excuse mais j'ai je dois partir à 11h30 donc tout à fait. On on le comprend tout à fait et éventuellement vous pouvez peut-être faire parvenir on va faire parvenir à l'ensemble des questions auxquelles on a pas répondu des éléments écrits très compris sur vous avez été à chaque fois très très précise et très voilà sur chacune des questions et donc je sais que vous le saurez de nouveau pour celles et ceux qui ont posé les questions et qui malheureusement par manque de temps n'ont pas pu obtenir les réponses immédiatement en tout cas on vous remercie et très sincèrement madame la directrice générale d'avoir accepté cette audition du temps que vous nous avez consacré. Vous avez bien compris combien la commission des affaires économiques est engagée sur ces sujets extrêmement volontariste et en connaissant voilà très bien je pense parce que c'est des sujets que l'on travaille depuis de très nombreuses années et aujourd'hui il y a une véritable expertise au sein de notre commission.
On vous en remercie et puis euh passez une bonne journée et voilà, continuez à à porter euh ce ces messages qui sont à la fois concrets, pragmatiques et réalistes, mais qui en même temps laissent quand même entrevoir euh ce besoin de vision, de visibilité et d'espoir. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la présidente.
Merci. Est-ce que vous acceptez de prendre une photo ? Bien sûr.
Bien sûr. Non, non. avec madame la la directrice générale en plus.
Voilà.
Dominique Estrosi-sassone