Budget 2026 : vers un 49.3 ou des ordonnances ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que cette méthode est une surprise ou pas ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Peux-tu expliquer la différence entre 49.3 et ordonnance ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce que du coup de l'une ou l'autre méthode dépend la survie de Sébastien Lecornu ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Quelles conséquences politiques d'un ou l'autre choix et que feront les socialistes ?
- 7:30RelanceRéponse directe
Est-ce que le PS et les LR pourraient voter une censure après ordonnance ?
- 9:30OuverteRéponse directe
Comment comprendre les déclarations de la ministre des comptes publics ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Amélie de MontchalinFait
« Le gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche tout avancer. »
- 1:00Rassemblement nationalFait
« Ce n'est pas la faute du groupe Rassemblement national et de l'UDR et ses 140 députés. C'est pas la faute des insoumis et de leurs 70 députés. »
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Le gouvernement dit stop au débat budgétaire à l'Assemblée par la voix du ministre des relations avec le parlement. Sébastien Lecornu a décidé d'interrompre les débats qui devaient se poursuivre vendredi puis lundi. Mesdames, malgré la volonté constante du gouvernement de créer les conditions d'un vote sur le projet de loi de financement de l'État pour 2026, nous constatons que ce vote ne pourra pas avoir lieu.
Quelques heures plus tôt, Amélie de Montchalin avait dû préciser en séance les deux options sur la table pour que la France ait un budget en 2026 le 493. Et effectivement au bout de 70 jours, il y a cette option euh d'ordonnance qui est une option euh qui n'a jamais été utilisée mais qui pour autant bah est une option que le gouvernement pourrait activer. Le gouvernement estime que c'est l'opposition du RN et de LFI qui empêche tout avancer.
Mais le Rassemblement national a accusé Matignon de mensonge pour masquer son incapacité à rassembler une majorité. Ce n'est pas la faute du groupe Rassemblement national et de l'UDR et ses 140 députés. C'est pas la faute des insoumis et de leurs 70 députés.
C'est parce que la majorité absolue du PS jusqu'au LR est incapable de se mettre d'accord sur un budget. Même critique de l'autre côté de l'hémicycle où le président de la commission des finances a dénoncé un jeu de dupe. Le gouvernement parce qu'il est incapable de faire passer un texte qui est minoritaire joue avec le parlement de manière et hontée.
Le Premier ministre doit prendre la parole dans la journée pour présenter des mesures de compromis qui seront retenues soit dans les ordonnances, soit dans le texte qui passera avec le 493 avec le risque de se faire censurer par l'Assemblée nationale et on va analyser tout ça avec vous. Bonjour Arnaud Benedetti, merci d'être avec nous comme tous les vendredis Arnaud directeur de la nouvelle revue politique et bonjour Tam Tranoui. Bonjour on est également ravi de vous recevoir Tam directrice adjointe de la rédaction de public Sénat.
On l'a vu hier soir en plein débat budgétaire à l'Assemblée. Le gouvernement qui annonce donc renoncer au vote sur le budget. Suspension des débat.
Il y en aura pas aujourd'hui, il y en aura pas lundi. Est-ce que d'abord Tam sur la méthode c'est une surprise ou pas ? Alors que ça intervienne hier soir à minuit.
Personne évidemment n'avait prévu cela. Mais ce que l'on savait c'est qu'il fallait absolument pour le gouvernement interrompre les débats avant le vote de la première partie. ce vote, il devait intervenir au plus tard mardi, mais on voyait bien comment était en train de se dérouler les discussions dans l'hémicycle et ça allait intervenir peut-être aujourd'hui ou demain.
Or et bien le problème c'est que si la première partie à savoir le volet recette était rejeté par l'Assemblée nationale, le gouvernement était complètement coincé. C'est-à-dire qu'il ne pouvait pas faire la stratégie que l'on voit maintenant, c'est-à-dire soit passer par une ordonnance budgétaire, on va y revenir, soit passer par l'article 49 aligné 3 pour faire passer le budget. S'il y a rejet, et ben voilà, tout est rejeté, tout s'interrom et là il était complètement coincé, c'était retour à la case départ.
Arnaud, vous la la comprenez cette stratégie de la part de Sébastien Lecornu ? Bah, il essae de mettre la pression pour essayer de trouver un compromis euh avec ceux qui pourraient éventuellement euh permettre de faire euh adopter ce budget. Il y a pas d'autres objectif, si vous voulez à la stratégie euh qui est celle en effet euh de la suspension des débats et T l'a très bien dit, c'est que mardi et ben vous avez une butée qui elle est incompressible en l'occurrence.
Euh maintenant, il y a deux questions si vous voulez essentielles. D'abord, c'est le contenu des propositions que va retenir et que va faire le Premier ministre. Est-ce que sur ces propositions et ce contenu, il va y avoir des mouvements notamment du côté des socialistes qui permettraient de faire passer ce budget ?
Ça c'est une première question. Deuxième sujet, c'est le véhicule. Et le véhicule, il a autant d'importance que le contenu parce que vous comprenez que ce n'est pas tout à fait la même chose de passer par le 493 que de passer par les ordonnance.
Je rappelle quand même une fois, c'est que encore une fois, c'est que on n jamais légiféré par ordonnance, je veux dire, sous en matière budgétaire, sous la 5e République et que la dernière fois qu'on a utilisé, je crois, des ordonnances dans l'histoire parlementaire française pour régler un budget, vous savez à à quoi ça remonte ? À la restauration. Donc ça serait quand même une véritable première même sous voyez la 4e République et la 3e République, on arrivait à trouver des compromis pour essayer de faire passer un budget.
Tamam, avant de parler des conséquences politiques hein, du choix de l'une ou de l'autre méthode, on a compris que maintenant c'était soit 493, soit ordonnance. On va faire d'abord un peu de pédagogie. Est-ce que vous pouvez nous expliquer la différence entre 493 et ordonnance ?
Qu'est-ce que c'est exactement ? Alors, une ordonnance budgétaire et effectivement ça serait une première absolue, c'est l'article 47 de la Constitution qui prévoit l'ordonnance. C'est-à-dire que si le délai de 70 jours est écoulé et il est écoulé depuis le 23 décembre, le gouvernement peut passer par une ordonnance pour faire passer son budget sans du tout demander son avis au Parlement.
Il faut bien faire la différence entre une ordonnance et une habilitation à légiférer par ordonnance. On connaît, c'est l'article 38 de la Constitution. C'est-à-dire qu'il y a un repassage par le parlement.
Là, pas du tout. Et donc ça ouvre énormément de questions euh au niveau juridique, au niveau constitutionnel parce que on ne sait pas normalement le texte qui devrait passer, ça doit être le projet de loi initial du gouvernement, mais on en est même pas sûr. Certains constitutionnalistes nous disent on peut mettre quand même les amendements qui ont été discutés de façon consensuelle via un projet de loi de finance rectificative.
Voilà, on sait pas qui est-ce qui est vraiment compétent. doit passer d'abord par le conseil d'étame puis ensuite qui est-ce qui peut être saisi ? Est-ce que ça peut être le conseil constitutionnel ?
On en est pas sûr. Enfin bref, et surtout bah c'est quand même une espèce de bombe au niveau démocratique, une bombe parlementaire qui vient qui va complètement à l'encontre de tout ce qu'a dit Sébastien Lecnu depuis le début des débats à savoir remettre le budget dans les mains du Parlement que le parlement puisse débattre jusqu'au bout. Donc ça c'est le volet ordonnance.
Le volet article 493, ça on en a infiniment euh l'habitude. C'est-à-dire que euh le gouvernement euh essaie de faire passer son texte euh en engageant sa responsabilité, il dit euh voilà voilà le texte que je vous demande de euh que je veux faire passer par le parlement. Si le parlement n'est pas d'accord, il y a la possibilité d'une motion de censure.
Si la motion de censure est adoptée, et bien le texte est considéré comme rejeté. Si la motion de censure n'est pas adoptée, et bien le texte est considéré comme adopté. Et c'est pas du tout pareil de ne pas voter une motion de censure, de s'abstenir sur une motion de censure et de voter un budget.
Ça n'a rien à voir au niveau du geste politique. Et c'est là qu'on sait que le gouvernement est en train de négocier notamment avec les socialistes pour essayer de faire passer son budget et de d'avoir un accord de non censure. Allez.
Non, mais la voix de l'ordonnance clair, ça infirme tout le discours qui est le discours de Sébastien Lornu depuis sa nomination à Matignon. Quand il nous dit sur le péron de Matignon que la 5e République est rentrée dans le moment le plus parlementaire de son histoire, il veut bien dire que il saisit et il laisse le soin au Parlement de débattre et de trouver des compromis sur un budget. Là, en la matière, quand vous choisissez la voie de l'ordonnance, vous dessaisissez le parlement d'une de ces prérogatives qui est une des prérogativ essentielle dans l'histoire du parlement, c'est-à-dire de délibérer sur un budget et de voter ou de ne pas voter sur budget.
Il est évident que le 493, si vous voulez, n'a pas du tout la même portée que l'ordonnance. Le 493, c'est encore le parlement qui est saisi du budget et qui peut oui ou non se prononcer sur ce budget, le refuser, voter une motion de censure. Le 493, on est dans un moment on est dans un moment parlementaire.
Mais si vous voulez, tout le problème vient dans cette affaire, c'est que l'on a diabolisé depuis maintenant de très nombreuses années cet article 493 qui est un article qui euh a été introduit euh dans la Constitution de la 5e République qui avait été pensé et on l'a oublié trop historiquement déjà par euh de nombreux responsables politiques de la 4e République qui eux avaient compris que face au blocage dans lequel se retrouvait parfois la 4e République, il fallait un outil de parlementarisme rationalisé comme on a dit de la Constitution de la 5e République. Et aujourd'hui, bien finalement, tout le monde se trouve piégé. Tout le monde se trouve piégé.
Ceux qui ne voulaient pas le 493, c'est-à-dire les socialistes, mais dont certains disent que finalement il faudrait peut-être passer par le 493 parce que ça arrangerait tout le monde et notamment eux principalement. également le le Premier ministre qui en disant qu'il n'utiliserait pas le 493 à mon sens a fait une faute politique parce que le 493 est un outil constitutionnel dont on ne peut pas se dessaisir parce qu'à un moment donné on voit bien on en a besoin. Donc voilà, on se retrouve dans une situation qui est d'une complexité inédite sous l'entrée publique.
Oui, ça a été notamment diabolisé à la suite de récemment de tout le débat sur la réforme des retraites hein. aussi ça qui a fait que l'article 493 est devenu symboliquement l'article le plus antidémocratique possible et cetera au niveau d'une partie de l'opinion publique. Et c'est vrai que du coup, vu ce qu'on est en train de de nous montrer comme alternative à côté de l'ordonnance, il paraît soudainement extrêmement raisonnable et parlementaire he l'article 493 et ce que vous dites Ard, ça ça me rappelle quand même, rappelez-vous quand Sébastien lecornu a dégainé le 3 octobre sa promesse de ne pas avoir recours à l'article 493.
Nous étions tous les trois ici même sur ce plateau et nous nous étions ditous mais comment est-ce qu'on peut analyser ça ? Et on s'était dit quand même il doit y peut-être y avoir le sujet de l'ordonnance budgétaire derrière la tête. Aujourd'hui, on a l'impression que l'ordonnance, elle sert aussi à revaloriser éventuellement l'article 493 parce que parce que voilà, on se dit euh avec l'article 493 euh finalement, il y a quand même la possibilité de de bâtir un texte un petit peu avec les parlementaires, d'avoir choisi avec eux les amendements, ce qui n'est pas normalement possible via une ordonnance.
D'autant petite précision pour faire passer un budget, c'est pas 1493 mais 393. Un sur le volet recette, donc mardi prochain, un sur le volet dépenses et un sur le vote final du texte. Quelles conséquences politiques d'un ou ou l'autre choix et que feront les socialistes ?
On va écouter Emmanuel Grégoire qui est le candidat socialiste à la mairie de Paris, également député de Paris l'été ce matin sur TF1. Arnaud, est-ce que du coup de l'une ou l'autre méthode dépend la survie de Sébastien Lecnu ? Est-ce que ça va être plus compliqué de d'obtenir la mensuétude des socialistes via des heures de manches ?
Ah clairement. Bah de toute façon, il a tout dit là Emmanuel Grégoire. On voit bien que le recours aux ordonnances pour toutes les raisons qui ont été indiquées euh constitue pour les socialistes quelque chose qui est difficilement acceptable.
En plus, n'oublions pas que dans 2 mois, vous avez des élections municipales. Donc, il va falloir expliquer à une partie de l'électorat de gauche que on a accepter que le budget soit réglé par voie d'ordonnance. Et monsieur Grégoire quand il parle, il pense aussi à ses élections municipales dans 2 mois parce qu'il a quand même une candidate de la France insoumise à Paris.
C'est quand même des éléments non mais c'est des éléments importants qui vont jouer dans le calcul et dans les anticipations des socialistes. Après euh je pense qu'en effet depuis quelques jours et depuis quelques semaines, on entend des voix et notamment celles de François Hollande au sein du Parti socialiste qui disent que finalement l'utilisation du 493, il lancit quelque chose lui en tant qu'ancien président de la République et peut-être un moyen de sortir de cette de ce de ce blocage. Voilà.
Est-ce que ça ça veut dire que les ordonnances c'est Sébastien le cornu moine soldat ? Ma mission c'était un budget avec les ordonnances sur un budget c'est pas grave si je tombe derrière. Oui bah c'est enfin on ne sait pas si c'est lui qui trouve que c'est pas grave de tomber derrière mais parce que la plupart des rumeurs mais enfin bon là c'est très difficile de savoir si c'est de l'information ou l'intox disent que c'est notamment Emmanuel Macron qui est extrêmement favorable aux ordonnances.
Bon, il y a un on va quand même dire qu'il y a quand même un avantage aux ordonnances, c'est que quoi qu'il arrive, normalement vous avez un budget et c'est quand même c'est quand même ça parce que le l'article 493 si vous vous faites censurer, vous n'avez pas de budget et là aussi c'est retour à la case département. Certains même du côté de LR, par exemple Philippe Juvin, faisait valoir que au moins avec les ordonnances, vous aviez ce problème-là qui est enfin réglé. Et on a bien vu euh notamment bah avec la situation géopolitique actuelle euh bah que il y a un moment où certains réclament maintenant d'avancée notamment pour euh le budget de la défense.
Mais est-ce que du coup à contrario c'est pas plus facile pour le PS et les LR de voter une censure après ordonnance que de voter un une censure après 493 parce que ça veut dire quand mme il y a quand même effectivement moins moins de de conséquences de de conséquences sur directement sur le budget et peut-être qu'ils auraient donc au moins endossé bah la responsabilité d'avoir tout fait capoter sur le budget ce qui effectivement actuellement commence à être difficile à gérer notamment au niveau des élections municipale, vous avez des entreprises, vous avez des gens qui sont coincés pour certains prêts, pour certaines choses très concrètes en l'absence de budget. Je voulais quand même rajouter que hier Sébastien le Cornu avant toute cette séquence a a reçu un certain nombre de journalistes et fait passer des éléments de langage. D'une part pour dire que bah tout pour lui restait ouvert hein et que euh même si on passait par ordonnance, il ne se faisait pas imposer cela par le palais de l'Élysée.
Et le deuxième élément qu'il a tenté de faire passer, c'est expliquer que même si on a l'impression qu'il n'y a aucune discussion dans l'hémicycle, il y en a en sous-main. C'est-à-dire qu'il continue réellement à négocier avec les socialistes et qu'on est sur une discussion dit-il en tout cas qui est responsable, qui est technique, qui est sur le fond qu'on parle logement, qu'on parle environnement, qu'on parle réellement fiscal. On va on va écouter là-dessus à Méine Moncharlin dans quelques instants.
Mais Arnaud, je voudrais vous faire réagir à ce que dit ce matin Sylvain Mayard. Il était l'invité de ces news européens. Il appelle les socialistes à demander le 493.
Il y a deux choix que vous l'avez parfaitement dit ou le 493. Mais dans ces cas-là, il faut que euh je le dis aussi à votre micro, il faut que le Parti socialiste parce que nous le Premier ministre avait fait cette promesse de pas utiliser le 493, mais il faut que le le les le PS appelle aussi euh à le Premier ministre à à utiliser le 493. Voilà, on entendait Macronist demander ça.
Est-ce qu'il s'est piégé tout seul finalement Sébastien Lecornu ? Oui, mais en fait tout le monde est piégé dans cette affaire parce que je rappelle quand même que l'une des conditions euh d'un accord de non censure pour le PS c'était le non recours au 493. Et ça, il faut pas quand même oublier, c'était il y a quelques mois, c'était ben pas si longtemps que ça.
Donc et monsieur le CNU aussi est piégé. Mais en fait l'alternative c'est soit le 493 soit la censure parce que encore une fois entendu les déclarations de monsieur Grégoire et la plupart des leaders socialistes sont plutôt aujourd'hui sur cette cette option. Donc euh il est évident que euh pour les socialistes, ça va être compliqué aussi parce que quand même euh il va falloir que ils reviennent sur ce qu'ils ont dit qu'ils reviennent sur ce qu'ils ont dit et encore une fois dans un contexte en plus euh électoral euh lié au au municipal.
Donc euh tout ça euh finalement fait que socialistes comme gouvernement se retrouvent dans une situation où ils sont particulièrement contraints les uns comme les autres. Mais vraisemblablement, le seul moyen aujourd'hui pour les uns et pour les autres de sortir de ce mauvais pas et ben c'est de se dédire tout simplement. Et vous l'avez dit sur le fond le gouvernement qui maintient qu'il continue de travailler sur on va écouter la ministre des comptes publics Amélie Monchalin.
On revoit notre copie du gouvernement et et j'assume devant vous avec beaucoup d'humilité il y a des choses qu'on a proposé qui ne manifestement ne fonctionnent pas et ce qu'on met sur la table c'est donc des nouvelles propositions et le premier ministre dira au partis politiques qu'est-ce que vous en pensez ? Comment on avance ? Parce que nous ce qu'on veut c'est pas du n'importe quoi, c'est de mettre de manière transparente à cœur ouvert pour tous les Français pas dans des accords de champ, pas à côté des débats.
Comment on avance ? Comment vous comprenez ce que je viens de dire la ministre des public ? Ben, je comprends qu'effectivement ce que ce que je vous disais, ces négociations qu'il y a un petit peu en sous main, elles sont en train de donner lieu à un certain nombre d'amendement où on nous a dit qu'il y avait des discussions concrètes autour du logement, de l'environnement, de la fiscalité, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises.
Rappelons comment ça s'est passé quand même les discussions dans l'hémicycle de de l'Assemblée. Bon, déjà, il y a eu un rejet du budget la semaine dernière en commission et puis depuis le début de l'examen de de mardi, en fait, le gouvernement se retrouvait face à un budget où tout ce qu'il proposait était détricoté et notamment cette mesure qu'il est qu'il a négocié avec les socialistes, qu'il souhaite voir revenir dans le texte, c'est la surtexte de bénéfic sur les grandes entreprises à 6,3 milliards d'euros. Ça c'est je vous donne prends cet exemple très concret.
Euh l'année dernière, en 2025, c'était fixé à 8 milliards. Euh on avait des discussions pour que ce soit à 4 milliards et puis là ils ils avaient réussi à trouver un accord avec euh le le Parti socialiste pour le fixer à 6,3 milliards. C'est-à-dire ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale.
Et ben même ça, ce qui a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, ça ne passait plus dans l'hémicycle, dans dans les discussions là en nouvelle lecture. Ça typiquement c'est une mesure qu'il va tenter de sans doute de remettre telle qu'elle dans le texte. Qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est qu'aujourd'hui Sébastien Lecnu va prendre la parole. Il va donner le texte avec un certain nombre d'amendements de compromis qu'il a réussi à discuter. Donc sans doute avec les socialistes, peut-être avec aussi une partie du groupe LR parce que l'abstention socialiste ne suffit pas.
On sait que LR au Sénat est farouchement opposé au compromis qui est en train de se dessiner. Mais à l'Assemblée, c'est une autre histoire, hein. Il y a vraiment euh des partitions qui sont pas les mêmes du côté des LR du Sénat et du et des LR de l'Assemblée nationale et il va tenter et ben de montrer un texte qui peut sur lequel il peut espérer avoir une non censure en passant par un 493.
Je pense qu'il va il va sonder, il va voir les réactions. S'il voit que que si que ça paraît déjà extrêmement difficile et foutu, bah peut-être qu'il ira sur la voie la la plus rude, à savoir l'ordonnance. Ouais, il peut réussir le strike le grand chem.
Sébastien le Corn avoir un budget pas être censuré. Tout est possible mais la censure est possible aussi. Euh mais si vous voulez le problème essentiel c'est une histoire de face cette affaire aussi.
Il faut sauver la face. Il faut sauver notamment la face des socialistes en l'occurrence euh pour que ils acceptent finalement que le gouvernement recourt à l'article 493 afin de pouvoir faire passer ce budget. Après, si vous voulez, il y a des questions d'arbitrage aussi parce que jusqu'à quel point vous faites des concessions socialistes sans que du côté de LR, ça devienne inacceptable aussi.
Euh donc, il y a cette question-là du dosage des concessions que vous faites aux uns et aux autres. Donc, ça c'est un exercice compliqué. Alors, c'est vrai que le groupe parlementaire LR à l'Assemblée nationale n'est pas tout à fait sur la même ligne pour des raisons qui sont quasiment existentielles pour un certain nombre de parlementaires que ceux que les sénateurs.
Mais à un moment donné là aussi, jusqu'où eux peuvent-ils d'une certaine façon accepter des compromis qui apparaîtront à une partie de leur électorat comme des compromis qui sont inacceptables ? Ça aussi c'est une question. Vraiment tout est dans la dose dans cette affaire.
Oui, juste un sujet sur le fait que si il y a 493 et que il parvient à ne pas être censuré mais faut y arriver trois fois effectivement volet recette vol de pense et puis volet final. Du côté du Sénat, il a déjà été acté qu'à priori il y aura un rejet direct à savoir une motion une motion préalable qui serait adoptée ici. C'est ça sera vraiment pas possible de de pouvoir voter sur ce texte.
Ils ont déjà décidé qu' qui qu' qui qui qui rayit ça de leur ça veut dire qu'on comprenne bien que le Sénat ne remodifie pas, que le dernier mot sera à l'assemblée, que donc il y aura pas de nouvell. Voilà, on par on partirait on partirait là-dessus et ça tout cela se terminerait seulement mi-février hein. Je rappelle que quand même au mois de décembre, il espérait encore pouvoir terminer avant fin janvier.
C'està-dire que on est quand même extrêmement près des élections municipales et ces discussions budgétaires qui se tiennent dans un contexte international compliqué avec la question quit du budget de la défense qui pour le moment ne peut pas être augmenté faute d'accord budgétaire hier Emmanuel Macron l'a évoqué dans ses vœux aux armées cette augmentation budgétaire on va écouter la réaction du député européen Christophe Gomard ancien chef du renseignement militaire il était ce matin notre invité pour il a fait surtout un auto satisfait site de ce qu'il ait fait pour la défense euh qui était pas justifié qui de mon point de vue pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être que un peu déçu. C'est-à-dire qu'il annonce Warby et Orby qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget.
Euh dans les faits à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût de retenté matériel, on aura pas plus de char, d'avion, de canon à la fin de cette loi de cette loi de programmation militaire. Voilà. C'est-à-dire que ces discussions budgétaires, elles ont un impact concret sur les différents budgets, notamment le budget de la défense.
Une augmentation est prévue pour le moment, elle est bloquée avec l'impact dont parlait Thierry Gomard sur l'achat de matériel, l'effort de réarmement. Oui, c'est c'est un impact sur toute façon l'ensemble de la vie de la nation hein également et puis aussi sur la charge de la dette hein quand même, il faut pas l'oublier parce que ça aussi c'est un des quand même problèmes essentiels auquels aujourd'hui le pays est confronté. Euh oui.
Alors, on peut, ça explique vraisemblablement cette affaire du budget de la défense, la pression que peut mettre le président de la République sur euh le Premier ministre pour maintenant aller très très vite et pour mettre la pression justement sur les parlementaires. À mon avis, Emmanuel Macron, lui, euh, dans son fort intérieur est vraisemment favorable à l'utilisation des ordonnances pour aller au plus vite quitte, je veux dire, à ce qu'il soit en effet contraint ensuite à à une à une censure de son de son gouvernement. Ouais.
C'est ce qu'on nous a c'est un message qu'on a beaucoup entendu he même au moment où on faisait passer la loi spéciale dire que le principal problème posé par cette loi spéciale c'est que on ne pouvait pas avoir les 3 milliards et demi de plus prévus sur le budget 2026 pour la défense parce qu'effectivement le principal ministère perdant c'était celui-là et on a bien compris c'est vrai que quand on considère la séquence on voit bien que ce qu'il a été dit hier sur la base aérienne Distre Ben Ça vient aussi apporter de l'eau au moulin de ce budget qui doit être absolument adopté. Emmanuel Macron a été très clair. Il a dit "Nos armées sont notre assurance vie.
L'histoire ne pardonne ni l'impréparation, ni la faiblesse. C'est quand même une forme d'avertissement pour dire alors qu'il y a tous ces bouleversements géopolitique que nous vivons, pensez quand même que la semaine dernière au Parlement, on a demandé un débat sur la situation internationale en visant le Venezuela. Il va avoir lieu lundi prochain, il va y avoir le Venezuela, euh le Groenland et bien sûr l'Iran qui vont être au menu de toutes ces discussion.
Il y a quand même l'idée que on ne peut pas rester euh comme ça immobile, coincé euh sur euh le budget avec des forces politiques qui ne parviennent pas à discuter alors que se passe des choses aussi graves et que notamment sur le sujet de la défense, il y a et ben le fait qu'on doit absolument se préparer au niveau budgétaire. Il a aussi eu un avertissement euh à l'industrie de la défense qu'il a considéré comme très en retard par rapport au niveau de préparation auquelle on doit arriver. Merci à tous les deux.
Merci pour cette analyse. On va terminer par l'histoire du jour. Elle nous emmène à l'abayie Notre Dame des Neiges.
C'est en Haute Lois un ha au lieu de la montagne deschoise. Lui en plein renouveau parce que lors d'inondation en octobre 2024, elle a connu d'importants dégâts. Il était tombé ce jour-là 1224 piscines olympiques selon les estimations des religieuses.
C'est c'est très précis. 500000 € de dégâts. Il a donc fallu rénover.
Les religieuses installées depuis 2022 n'ont pas renaclé à la tâche pour faire rayonner le site. La fréquentation est passée de 20000 visiteurs en 2022 à 65000 l'an dernier. Elles ont également fait une exploitation agricole en conversion à l'agriculture bio et après rénovation.
C'est en mai que l'accueil et les boutiques devraient rouvrir avec à la clé [musique] un emploi créé. Voilà pour cette dernière histoire. Merci Tam, merci Arnaud d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivi. On vous souhaite un très bon weekend. On se retrouve l'indice. [musique]
Amélie de Montchalin