L'ÉTRANGE COÏNCIDENCE DES PERQUISITIONS CHEZ MÉLENCHON
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Qui pouvait ignorer, en France que nous étions, depuis 15 jours, dans l’attente d’un remaniement ? »
- 0:30Fait
« L’enquête préliminaire a débuté il y a plus d’un an et demi. »
- 1:00Fait
« Je pense que le scénario ne prévoyait pas que nous réagissions politiquement. »
- 1:30Fait
« Ce qui a fonctionné, c'est notre protestation et je le redis, Ca ne sert à rien de faire une escalade judiciaire Ca n'a pas de sens. »
- 2:00Fait
« Une pour cette affaire là, et l'autre pour les comptes de campagne qui est un traquenard »
- 3:00Fait
« On avait peut être pas besoin de déployer autant de moyens sous cette forme là. »
- 3:30Fait
« La seule chose qui pose problème en terme de démocratie, c'est quand il y a une intervention de police dans le siège d'un parti politique. »
- 4:00Fait
« Quand il s'agit de partis d'opposition, il y a un risque effectivement que le pouvoir s'en serve contre des partis d'opposition. »
- 5:00Fait
« Ce remaniement est un absolument non évènement, tout le monde s'en fou d'accord ? »
- 5:30Fait
« On a le sentiment d'une sorte de panne. »
- 6:00Fait
« Ce remaniement est celui d'un régime en fin de course »
- 7:00Fait
« Christophe Castaner dont Edouard Philippe ne voulait pas est ministre de l’Intérieur. »
- 7:30Fait
« Ce sont donc deux fidèles, deux obligés du président qui verrouillent la place Beauvau. »
- 8:00Fait
« Le monde est petit surtout dans la police. »
- 9:00Fait
« Hier, 16 députés, venus de la République en marche, de l’UDI ou des Radicaux ont créé un groupe parlementaire baptisé Libertés et territoires. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qui pouvait ignorer, en France que nous étions, depuis 15 jours, dans l’attente d’un remaniement ? Qui pouvait encore ignorer qu’après le départ de Nicolas Hulot, l’affaire Benalla et la démission de Gérard Collomb, le pouvoir comptait sur ce ravalement pour se relancer ? Et voilà que le jour-même de l’annonce du gouvernement, des effectifs de police se précipitent pour perquisitionner le domicile de Jean-Luc Mélenchon et ceux d’une dizaine de ses collaborateurs.
Sans oublier le siège de la France Insoumise et celui du parti de gauche. Une coincidence, nous dit-on. Un pur hasard de calendrier.
La justice est indépendante. Comment prêter foi à cette argumentation ? L’enquête préliminaire a débuté il y a plus d’un an et demi.
Et voilà que tout à coup, il devient urgent de perquisitionner ? Craignait-on que Jean-Luc Mélenchon se réfugiât au Vénézuela, lui qu’on trouve tous les mercredi à l’Assemblée nationale ? Comment croire cette faribole ?
Il eut été si simple de programmer l’opération quelques jours après l’annonce du nouveau gouvernement pour dissiper le soupçon. Ou de désigner un juge d’instruction, magistrat indépendant à la différence du ministère public, comme ce fut le cas, jusqu’ici, dans toutes les affaires mettant en cause une formation politique. Où encore de convoquer Jean-Luc Mélenchon pour l’entendre comme cela a été le cas ce matin.
A moins qu’on ait voulu qu’il en soit ainsi. A moins qu’on ait voulu que cette perquisition ait bien lieu le jour du remaniement. La cerise sur le gâteau en quelque sorte.
Pour le chef de la France insoumise, cela ne fait pas de doute : Je pense que le scénario ne prévoyait pas que nous réagissions politiquement. Le scénario qui était prévu, c'était un remaniement et le lendemain, l'étalage dans la presse Premièremerent : de fuites opportunément distribuées, je ne sais pas de quoi Et puis l'image pitoyable de tous les membres de la France Insoumise convoqués au tribunal de Nanterre pour se faire notifier : nous ne savons pas non plus quoi. Et tout ça évidemment n'a pas fonctionné.
Ce qui a fonctionné, c'est notre protestation et je le redis, Ca ne sert à rien de faire une escalade judiciaire Ca n'a pas de sens. Nous parlons ici d'un signalement fait part une femme du front national il y a 1 an et demi, d'accord ? Et on nous fait une perquisition, moi on m'a dit "On vous en fait 2 en même temps" Une pour cette affaire là, et l'autre pour les comptes de campagne qui est un traquenard J'ai déjà dit que je demandais que tous les comptes de campagne soient ré-examinés.
Et je suis d'accord pour que le mien le soit. Pour ce qui de L’opération de destabilisation, c’est raté. En revanche, l’emballement médiatique est au rendez-vous.
Les images aidant, voilà qu’on s’interroge avec gravité sur la réaction de Jean-Luc Mélenchon et de ses amis. Etait-elle appropriée ? Oubliée la hiérarchie de l’info.
L’écume de l’événement chasse la complexité du réel. On peut disserter à l’infini sur le volume sonore et l’attitude de tel ou tel. Mais ce qui doit d’abord interroger, c’est la date et l’ampleur de cette perquisition.
Parce qu’il y va de l’indépendance de la justice et du bon exercice de la vie démocratique. Remettons l’Eglise au centre du village : l’affaire, ce ne sont pas tant les cris et les bousculades que le détournement d’une mission de police judiciaire par le pouvoir. On écoute sur ce point Jean-Luc Mélenchon.
Des images tournées par Quentin Rossi. Donc j'interpelle votre conscience de gens qui êtes censés : faites de l'information. Pas vous interroger pour savoir si Mélenchon est aussi Méridional qu'il en a l'air : il l'est.
Et je mets au défi l'un, quelconque d'entre vous dans une scène pareille de garder le flegme britannique que sans doute vous avez. Moi, je n'en suis pas capable. Le sujet n'est pas mon comportement Et ceux qui disent que ce sont des procédures normales Peut être que ce sont des procédures normales, Quand il s'agit de saisir des gangs, mais quand il s'agit des militants politiques Qui n'ont absolument rien à se reprocher, et qui ont une vie entière faite de dévouement Et bien figurez-vous, que c'est une violence terrifiante que des choses comme celles là.
Cette mise en scène judiciaire et policière trouble jusqu’aux parlementaires de la droite républicaine. Même ceux qui désapprouvent le comportement de Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition. Ainsi Philippe Gosselin, député LR de la Manche et vice-président de la commission des lois.
On avait peut être pas besoin de déployer autant de moyens sous cette forme là. Les bureaux n'allaient pas s'envoler, ou alors on aurait pu le faire il y a déjà quelques semaines, quelques mois. Et donc, dans ce sens là, et c'est ce qui est d'ailleurs la difficulté, c'est que la réaction de Mélenchon, est un peu alimentée par cette maladresse je trouve de la Justice.
Philippe Gosselin n’est pas le seul à s’interroger. Le député de Seine-Saint-Denis, Jean-Christophe Lagarde, patron du groupe UDI à l’Assemblée pointe les dérives de cette perquisition. La seule chose qui pose problème en terme de démocratie, c'est quand il y a une intervention de police dans le siège d'un parti politique.
C'est aujourd'hui chez France Insoumise, c'est chez d'autres hier. Le fait que la police intervienne, et aspire les fichier d'un parti politique, voir les secrets d'un parti politique, ça pose une difficulté car quand c'est dans les mains de la police, c'est dans les mains du pouvoir. Je pense qu'on a intérêt à légiférer pour se dire que quand on intervient dans un parti politique les fichiers des adhérents, ça ne peut pas regarder la police et la justice parce qu'à ce moment là quand il s'agit de partis d'opposition, il y a un risque effectivement que le pouvoir s'en serve contre des partis d'opposition.
Ca c'est un risque démocratique. Et le remaniement ministériel dans tout ça, me direz-vous ? Ce sont les députés de tous bords qui en parlent le mieux.
Ecoutez ce florilège que j’ai recueilli avant-hier : Ce remaniement est un absolument non évènement, tout le monde s'en fou d'accord ? Ca n'a absolument aucune conséquence politique, puisqu'on a un président de la République qui nous dit : Je ne changerai pas de politique. Donc le jeu de chaises musicales peut continuer Ca ressemble beaucoup aux combinaisons de la 4e République.
On voit bien dans l'équilibre général de ce remaniement, que chaque pion a été dosé en fonction de son appartenance et pas de sa compétence. On a le sentiment d'une sorte de panne.15 jours de tergiversations pour un gouvernement qui est un gouvernement de fidèles, c'est la Macronie qui s'ouvre à la Macronie.
Cela prouve soit que le Président a un peu perdu les pédales, soit que il a essuyé tellement de refus Qu'il est revenu à la case départ. Ce remaniement est celui d'un régime en fin de course Soyons honnêtes, Il y a quand même quelques enseignements à tirer. D’abord, le Premier ministre a perdu son bras de fer avec le président.
Christophe Castaner dont Edouard Philippe ne voulait pas est ministre de l’Intérieur. Peu rompu aux affaires policières, Castaner est flanqué de l’ancien patron de la DGSI, Laurent Nuñez, bombardé secrétaire d'État à la sécurité intérieure. Qui avait propulsé Nunez à la tête de la DGSI en juin 2017 ?
Emmanuel Macron. Ce sont donc deux fidèles, deux obligés du président qui verrouillent la place Beauvau. Et pour faire bonne mesure, on en a rajouté un troisième.
Le successeur de Nunez à la tête de la DGSI, un certain Nicolas Lerner, est issu de la même promotion de l’ENA qu’Emmanuel Macron. Le monde est petit surtout dans la police. Quant au nouveau souffle que ce remaniement devait entraîner, ce sera pour une autre fois.
Jour après jour, la majorité continue de s’effriter. Hier, 16 députés, venus de la République en marche, de l’UDI ou des Radicaux ont créé un groupe parlementaire baptisé Libertés et territoires. C’est le 8e groupe parlementaire.
Jamais, sous la Ve République, l’Assemblée n’en a compté autant. A part ça, tout va bien...
Jean-Luc Mélenchon