François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour François Patria, merci beaucoup d'être l'invité de cet entretien sénateur de Côte d'Or, vous êtes le patron du groupe RDPI Renaissance, les sénateurs macroniste. On va revenir sur le salon de l'agriculture parce que vous êtes également ancien ministre de l'agriculture sur les municipales. Mais d'abord l'actualité, c'est l'ambassadeur des États-Unis à Paris convoqué au CAD d'Orsais hier pour ses propos après le le meurtre de Quentin.
Il ne s'est pas présenté. Est-ce que c'est une humiliation pour la France ? Je pense que surtout c'est de sa de sa part une une tout à fait inadmissible.
Vous savez quand on se permet dans un pays de porter des jugements sur ce qui se passe à l'intérieur du pays alors que dans son pays lui-même, savez-vous que le nombre de de d'homicid aux États-Unis est si fois supérieur à celui de la France. Donc venir donner ici des leçons dans un pays où on est l'autre me paraît tout à fait à la fois inadmissible, inapproprié et pas correct. Et c'est pour ça qu'il avait été convoqué, sauf qu'il est pas venu.
Est-ce que la France se fait marcher dessus par l'administration Trump ? Elle ne fait pas marcher dessus. Il refuse de venir.
Bon, contact. Il n'empêche que le président de la République en train de dire quelque chose de la France. Je je j'entends bien mais il est dans la méthode de son mentor qui est monsieur Trump qui est par ailleurs de sa famille et aujourd'hui se mépris pour l'Europe.
Il il le dit sur tous les sur tous les tons. Il l'explique dans tous les interviews. Il le fait.
Bon, il se croit il se croit tout permis parce qu'il pense que que comme monsieur Trump, la loi c'est lui, l'ordre c'est lui, il le fait comme tel. Ça méritera sans doute des suites de la part du de la part du du gouvernement français compte tenu du fait que un ambassadeur qui qui ne répond pas à une invitation, c'est non seulement une maladresse mais c'est une grossièreté. Pour le moment, la suite, la réponse de Paris, c'est lui interdire tout contact avec le gouvernement.
Ça c'est une réponse adéquate. C'est pas trop timide ? Écoutez, c'est déjà un premier pas.
On va voir effectivement comment il a déjà été convoqué une fois. C'est pas c'est pas la première fois. Je trouve son attitude inadmissible, à la fois blessante et contraire aux usages diplomatiques.
Mais est-ce que ça dit pas quelque chose du fait que pour les États-Unis aujourd'hui la France c'est plus une puissance ? Emmanuel Macron c'est pas un président fort. C'est pas c'est pas non.
On va pas toujours venir à Emmanuel Macron. Si on peut paser de choses. Non, je pense que c'est vis-à-vis de l'Europe aujourd'hui.
Le président Trump pense que l'Europe ne compte pas. Le Paul pense qu' même un adversaire qu'il veut affaiblir l'Europe. Tous les moyens sont bons pour affaiblir l'Europe.
Raison de plus pour que l'Europe soit tunie pour faire répondre d'une seule voix et faire savoir à monsieur Trump qu'elle n'entend pas aujourd'hui se laisser dicter ses lois, ses désidérats. On l'a vu d'ailleurs sur les droits de douanes et justement les droits de douanes de 10 % qui entrent en vigueur hein ce matin. Comment répondre et est-ce que l'Europe sera suffisamment unie et ferme pour réposter à Donald Trump ?
Je crois que dans un premier temps euh même si c'était compliqué, c'était difficile, l'accord qu'elle avait obtenu était un accord qui permettait d'éviter le pire. Mais vous savez comment fonctionne monsieur Trump ? Il fait le maximum pour revenir après et pour obtenir ce qu'il veut.
Là, je pense que monsieur Trump a été en grave difficulté, mise en cause par une cour qui lui est théoriquement favorable. ça veut dire que quand même les choses sont un peu dramatiques et graves, qu'il essaie de de fonfaronner comme il l'a fait de façon totalement décousue dimanche soir euh donc ou samedi soir pardon et je je crois que aujourd'hui il nous faut toujours répondre d'une seule voix qu'il est possible de de de tenir tête à monsieur Trump. Le président Macron l'a fait sur l'Ukraine, il l'a fait il l'a fait avec beaucoup de détermination.
Ça a été salué par les les tous les alliés, tous nos partenaires. Et bien, il faut qu'on fasse le même sur les droits de douanes, des droits de douanes qui qui coûtent cher aujourd'hui et puis parce que personne ne sait comment il va falloir rembourser ce qu'il a prélevé et des droits de douan en fin de compte qui lui coûte cher à lui aussi puisqu'il coûte très cher aux Américains et que l'inflation monte aux États-Unis que la vie chère et que la contestation monte chez lui. Moi je pense que dans un an monsieur Trump sera dans de graves difficultés. des droits d'an qui impactent certains secteurs agricoles.
Sébastien Lecornu est ce matin au salon de de l'agriculture à la rencontre de nos agriculteurs qui connaissent de multiples crises. Je le disais, vous avez été ministre de l'agriculture François Patria. Est-ce que les quinquenas d'Emmanuel Macron ont été en échec sur le plan agricole ?
Alors écoutez, je vais vous dire, je suis élu depuis maintenant presque un demi-ècle. Pendant ce demi-siècle, j'ai fait les salons de l'agriculture tous les ans. Tous les ans, j'ai connu des difficultés et tous les ans, il y a eu des crises.
Mais des crises comme ca, il y en a eu peu. Je pense que dire que le quinquena d'Emmanuel Macron n'aurait pas été favorable à l'agriculture, c'était un contresens et un non sens. Je pense que les grandes lois vous par exemple je prends trois sujets sur la sur l'agriculture.
La retraite pour SMIC personne ne l'avait faite, tout le monde l'avait demandé depuis des années. L'assurance récolte est une mesure aujourd'hui dans les conditions climatiques qu'on connaît de permettre de sauver les récoltes, sauver l'agriculteur. C'est nous qui l'avons voté.
La loi égalime, elle a du elle elle a pas totalement réussi ses ces mais elle permet aujourd'hui aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie et elle permet aujourd'hui à la viande de se tenir très bien. Jamais les cours de la viande n'ont été aussi dramatique. Il y a la dermatose à côté, il y a un problème sanitaire mais sur le plan économique des couleurs ça a été fait.
Sur le plan fiscal, il y a eu des mesures qui ont été faites pour des provisions pour décaler qui sont importantes. Sur le plan de l'environ, sur le plan des aides aux agriculteurs y compris pour s'améliorer pour les structures. Nous l'avons fait une loi agricole, nous l'avons fait.
Je ne suis pas sûr dernièrement encore 300 millions de décidés par le ministère de l'agriculture et le gouvernement pour pouvoir faire face aux crises immédiates. Que c'était dans les crises viticoles, que c'était dans les crises diverses. Aujourd'hui, il y a des filières qui se portent mieux.
Il y a des filières qui ont des difficultés. dans l'agriculture, il y a toujours des crises. Toujours, toujours.
C'est un ministère de crise, mais il y a aussi des réponses structurelles qui n'ont toujours pas des problèmes structurel qui n'ont toujours pas trouvé de réponse. La question du revenu des agriculteurs qui reste encore à un sujet, les questions environnementales, pas d'interdiction sans solution, ça il y a toujours pas de réponse. Est-ce que Emmanuel Macron, il a beaucoup promis, il a eu beaucoup de mots mais finalement il y a pas eu beaucoup d'actes et de faits concrets derrière.
Il y a eu il y a eu énormément d'actes et ceux qui veulent bien réfléchir aujourd'hui le le concède, j'en ai parlé avec le président de la FNSA, j'en ai parlé avec les avec des responsables agricoles de mon territoire que je rencontre chaque chaque mois à côté. D'abord honnêtement, citez-moi un président de la République qui a eu autant d'égard avec l'agriculture et qui a pris autant de temps au salon de l'agriculture. Mais c'est un peu ce que disent des agriculteurs qu'il a beaucoup parlé effectivement au début il y a eu les états généraux de l'alimentation et finalement derrière il y a pas eu beaucoup de faits concret.
Faut pas dire qu'il a parlé, il était moi j'ai encore fait ce salon l'ouverture avec lui samedi, filière par filière que c'était la filière volard, la filière pêche, la filière mouton, les filières tout qu'une des filières, il a apporté des réponses positives de mesures qui ont été prises. De mesures qui ont été prises. Regardez, les syndicats sont très mécontents le traitement de la dermatose.
Heureusement Heureusement qu'on a appliqué l'abattage systématique que conteste les syndicats agricoles aujourd'hui. On maintenant il n'y a plus de cas de dermatos à l'heure actuelle. Il en aura peut-être bien de temps, printemps mais là il y en a plus.
Heureusement qu'il a été ferme. Je pense que il d'abord il est très attaché au monde rural. Deuxièmement, je ne connais pas un président qui connaisse les problèmes agricoles comme il les connaît et qui est tenté d'y répondre.
Et qui est tenté d'y répondre. Nous l'avons répondu par des lois importantes, je vous assure par par des lois importantes et par des mesures pris. Mais il faut tenir compte du fait aussi que euh vous avez vous avez évoqué le le problème des difficultés.
Je crois que la complexité, il y a un problème sur lequel effectivement on a échoué. Je crois qu'on n'est pas capable aujourd'hui de simplifier les procédures pour le monde agricole. C'est de ça, c'est de l'exaspération.
Elle vient surtout parce que les problèmes de revenus ont toujours été redondant mais elle vient surtout des difficultés que rencontre la l'agriculture face aux administrations. Et là effectivement je pense que on n'est pas on n' pas été assez ferme. Le chef de l'État n'a pas été assez ferme pour pouvoir simplifier penser qu'un viticulteur aujourd'hui bourguignon doit déclarer à 27 organismes les douanes, la fiscalité, l'agriculture, l'environnement des et que c'est très très compliqué et que les normes qu'on leur implique et qu'aujourd'hui les normes administratives sont vraiment trop exagérées et qu'il faut à tout prix revenir sur ce sujet.
Mais il y a il y a pas que ça parce que si les problèmes avaient été résolus, il y aurait pas besoin d'une nouvelle loi d'urgence agricole. Il y en a une qui est prévue qui sera examinée au Sénat en juin. Qu'est-ce que vous en attendez ?
On a fait beaucoup, j'étais moi-même rapporteur d'une loi agricole sur monsieur Lepasse, des lois agricoles, on a fait tous les ans. Des lois agricoles justement, pourquoi il y a besoin d'une nouvelle loi si les problèmes avaient été résolus ? Parce que parce que nous pensons aujourd'hui encore que dans dans la gestion de l'eau, dans la gestion de l'énergie, dans la gestion de la diversification, il y a des moyens d'arriver d'apporter les revenus nouveaux et supérieurs au monde agricole et qu'il faut les faciliter.
Mais il y a aussi dans cette loi des choses prévues sur le revenu, l'équilibre entre producteur, distributeur. Bon, c'est les problèmes sont encore là. François Patria.
Mais non, mais une partie des problèmes ont été résolus. le revenu des agriculteurs qu'on le veille ou non. Regardez la Pâque, tout le monde pensait que la Pâque était soué Emmanuel Macron s'est battu comme la PAC comme personne mieux même que Jacques Chirac Pque et on va les conserver encore.
Vous pensez qu'il va y arriver là à Bruxelles ? Il il est en position, il a assez de poids pour défendre la PAC française. Mais bien sûr qu'aujourd'hui le président de la République saura défendre la Pâque comme il l'a fait comme il a été ferme sur le Mercosour.
Oui. Avec le résultat qu'on connaît. Il il a peut-être été ferme mais le le Mercosour il va être appliqué.
Est-ce que sur sur la PAX, il obtiendra plus il n'est pas encore il est encore appliqué aujourd'hui. On pourrait parler du mercour si vous le souhaitez plus longuement mais je pense que lui en tout cas était ferme. Il il faut voter à plusieurs.
Il peut pas voter pour les Romains, pour les Polonais ou pour les Italiens. Donc que la France, elle a été ferme. L'app l'appel a été fait contre cette décision aujourd'hui.
Le Mercosour, il faut en parler plus largement. Mais vous pensez qu' qu'il ne sera pas appliqué le Parlement européen a voté pour saisir la la justice européenne ? Euh est-ce que vous pensez qu'elain Vererleyen en tiendra compte ou que le mercour sera Je ne le vois pas.
Vous savez sur le mercour on est aussi dans l'irrationnel. Moi j'ai connu une époque de ma vie parlementaire où il y a eu des morts, des manifestations dans le sud de la France dans le midi terrible. Lorsque l'Espagne et le Portugal sont entrés dans le marché commun.
Les français disaient que c'était la ruine, qu'on allait tout perdre, qu'on allait pas y arriver, ça ne pouvait pas marcher. Regardez aujourd'hui, est-ce que maintenant quelqu'un penserait à sortir l'Espagne ou le Portugal du marché commun ? Donc je crois qu'il faut garder un peu de raison, un peu de hauteur, voyir quels sont les les avantages.
Le problème du mercour, c'est le problème de l'importation de la viande d'aujourd'hui et l'importation de la viande ne viendra pas beaucoup. Ce que craignent les agriculteurs, c'est qu'on nit pas les moyens de contrôler. Ça, je le comprends avec eux, les moyens de contrôle si on apporte des produits qui ne correspondent pas aux normes de notre pays.
Donc, c'est là-dessus qu'il faut insister aujourd'hui. Le jour où on aura les moyens de contrôle des clauses miroirs que le chef de l'État a obtenu, alors on pourra avancer. Un mot, un dernier mot sur le projet de loi agricole.
Il est prévu au Sénat en juin. Pour le moment, il est pas prévu à l'Assemblée. Est-ce que vous le regrettez ?
Est-ce que vous demandez au gouvernement de trouver une date rapidement ? D'abord, je n'attends pas tout du projet de loi agricole. Il y aura dedans des mesures qui j'espère qui j'espère simplifieront la vie du monde agricole dans toute la partie administratif qu'il a aujourd'hui pour remplir le contrôle.
Je le souhaite. Mais est-ce que vous souhaitez qu'il soit voté avant l'été ? Est-ce qu'il faut l'inscrire à l'assemblée rapidement ?
Le temps parlementaire est toujours celui-là. Je vous d'abord on a un agenda parlementaire qui est chargé qui est nourri des textes importants. Ce soit sur les transports que ce soit sur la fin de vie que ce soit sur la Nouvelle-Calédonie que ce soit on a déjà important.
Bon, ce texte là, le président et le premier ministre ont voulu qu'il soit concerté pour qu'il soit efficace, il faut qu'il réponde vraiment aux attentes. Pour qu'il réponde aux attentes, il y a quand même un temps de concertation pour qu'il soit rédigé avec le monde agricole, qu'on ne fasse pas une loi pour rien. Si on veut pas faire une loi pour rien, prenons le temps.
Prenons le temps. Il faut mieux qu'elle soit votée 6 mois plus tard et qu'elle soit efficace que 6 mois plus tôt et qu'elle soit inefficace. Avant la loi d'urgence agricole, la majorité sénatoriale a déposé une loi du plomb 2.
La première, une partie de la première avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Elle vise notamment à réintroduire un pesticide contesté, controversé la Cétamipride. Est-ce que les sénateurs Renaissance vont voter cette loi du plom ?
Écoutez, je peux vous dire qu'il y en a il y en a certains qui l'ont voté. Ils l'ont voté et je les comprends par ailleurs parce qu'ils pensent aujourd'hui qu'ils ont chez eux des productions qui vont mourir. Vous allez la voter ce ceux qui produisent.
Je verrai je verrai comment va se passer le débat sur la cami du plomb fait son texte de loi sur la citam il peut passer il peut passer y compris à l'assemblée. Il le fait par provocation aujourd'hui. J'ai bien compris que on n' pas réussi le challenge de dire pas de suppression sans solution. les solutions vont venir.
Il est aujourd'hui, moi je suis je suis sur le monde agricole, je suis un grand défesseur du monde rural, j'en suis issu moi-même. Je pense qu'il y a des sujets sur lesquels aujourd'hui non seulement l'opinion publique mais surtout la santé des français est en jeu. Alors dans la loi du plomb, vous savez ce qu'il y a ?
Il y a permettre les États-pris d'un temps donné le temps qu'on trouve une solution, c'est-à-dire 6 ans. Je l'ai voté en première lecture. Vous avez vu la réaction des Français ? 2 millions de personnes ont signé. les français ne comprennent plus et il risque d'y avoir demain une un désamour de l'agriculture alors qu'aujourd'hui les Français soutiennent leurs agriculteurs si on continue à prendre des mesures qui vont les heurter.
Je pense que il y a des molécules aujourd'hui, il y a des solutions malgré tout qui permettent d'avancer. Alors on me dit que sur l'arboriculture il y en a pas. Je ne sais pas.
Donc moi je comprends les les sénateurs. Donc vous hésitez à le voter en raison de ces 2 millions de personnes. Je serai plutôt sur l'abstention sur le texte pour ce qui me concerne.
Voilà, je ne veux voterai pas compte parce que il y a dedans euh une exigence, je vous l'ai dit, de simplification de norme sur le problème de l'eau aussi. Vous comprenez que sur le problème de l'eau, regardez ce qui tombe comme eau en ce moment. Regardez, il est tombé 200 mm d'eau chez moi, au lieu de 100 mm pendant ces 2 mois.
Est-ce que cette eau de l'hiver n'est pas l'eau de l'été ? Est-ce qu'on peut pas mieux la stocker ? Est-ce qu'on peut pas faire mieux des bassines ?
Bien sûr, je suis défenseur des bassin a besoin des rétentions d'eau à côté. Là, on est trop lent, il faut accélérer. C'est un sujet vous parlez vous parler des choses qui ont été promises et pas faites.
Il y avait un varen de l'eau en 2021 conduit par Julien de Normandie qui a travaillé sur ces questions qui a abouti à la conclusion qui falait mieux stocker l'eau. Qu'est-ce qui s'est passé ? On a autorisé des grandes mégaabassines, elles ont été autorisées.
La multiplication des retenus se fait, il y a une plus grande facilitation aujourd'hui pour le faire. Nous avons avancé dans le domaine, pas suffisamment mais nous avons avancé. Autre sujet, c'est Emmanuel Macron qui organise ce matin une réunion pour se pencher sur la lutte contre les groupes violents, ultra ou extrêmes après le meurtre de Quentin de Rank à Lyon.
Qu'est-ce que vous attendez de cette réunion ? D'abord, j'entends dire le président s'occupe de l'international, il est désirté, il n'est plus et cetera. J'entends en plus j'ai pu voir que l'accueil du président au salon de l'agriculture n'était pas ce qu'on me dit tous les jours.
Ça a été un un salon qui s'est passé dans le calme, une discussion qui a été franche des trans qui étaient loyaux, des contestations. Mais ça s'est quand même bien passé. Contrairement à ce que j'entends tous les jours.
Le président il est dans son rôle aujourd'hui. Quand on a des phénomènes de violence tels que ceux qu'on connaît aujourd'hui, si jamais il ne disait rien, on dirait voilà, il est un international. Ce qui se passe en France, il s'en fout.
Or le président regardez, il alterne chaque semaine un déplacement à l'international et pas des moindres. Il y va quand même pour des sujets sur lequel est écouté entendu. Il vient d'aller en Inde pour vendre pour des milliards de rafales en particulier.
Il va retourner avec la commission des volontaires, la coalition des volontes pour parler de l'Ukraine et les leaders à la matière. Mais dans le même temps, mais j'en ai parlé avec lui récemment, il se désintéresse pas du tout de la vie intérieure. Il est allé chez Arcelor Mitard la semaine dernière.
Il est allé à Hautson voir des agriculteurs il y a 15 jours. Aujourd'hui, le problème de la violence dans ce pays, tout le monde le sait, il monte comme il monte ailleurs. Il y a des attentats aux États-Unis, il y a des attentats en Allemagne, il y a des attentats en Angleterre, il y en a partout chez nous. et le fait que dans notre société, il y ait des groupuscules capables de monter des factions, de monter des actes terroristes, de monter des actes homicides à côté, que le plan de la République réunisse les ministres concernés pour savoir aujourd'hui comment on peut lutter contre cette violence politique et cette violence.
Je trouve que c'est une bonne chose. Mais du coup, qu'est-ce que vous attendez comme mesure concrète ? Il y aura sans doute des dissolutions de Je pense qu'il y en a.
Il y aura des mises en garde, il y aura des des des mises en demeure et j'espère qu'on qu'on supprimera certaines de ces ligues qui qui aujourd'hui créent des drames et créent de désordre dans ce pays. Est-ce que comme l'a dit François Hollandier, vous pointez la responsabilité morale de la France insoumise dans ce qui s'est passé à Lyon ? Bien sûr, mais je pense savez je je ne fais pas de la part des choses.
Je je dis savez un jour j'ai dit je conteste je conteste toutement la position du rassemb national mais nul ne dira jamais assez ce que Jean Mélenchon a fait de mal à notre pays. Je pardon pas Mélenchon Mélenchon a fait notre à notre pays. que et je crois aujourd'hui qu'effectivement la France insoumise par les liens qu'elle a avec la jeune garde par la volonté qu'elle a de créer le chaos, elle a la volonté de créer le chaos par tous les moyens de chaos.
Ce chaos, elle entend l'établir pour mettre un timat révolutionnaire. Le schéma de Jean-Luc Mélenchon, c'est que l'extrême droite arrive au pouvoir et que demain il y ait la guerre civile. Est-ce que ça aura des conséquences euh politiques notamment sur votre parti au législative ?
Il y a eu des désistements en faveur de candidats qui étaient aussi des candidats de la France insoumise pour faire barrage au RN. Est-ce qu'il en sera encore de même lors des prochaines élections ? Pour ce qui me concerne, les choses sont claires.
Je n'étais pas favorable au républicain. Je n'étais pas J'ai pensé que d'avoir fait aujourd'hui d'avoir fait là je vous dis c'est parce que c'est très grave d'avoir fait voter des gens plutôt du centre ou de droite pour des gens d'extrême gauche. Ils s'en mordent beaucoup les doigts aujourd'hui et maintenant ils n'hésiteront plus.
On m'avait fait voter une fois pour des gens d'extrême gauche, pour des gens qui aujourd'hui veulent le chaos, la révolution, l'islam gauchisme dans ce pays. Mais je préfère voter pour un RN. En fin de compte, moi je dis que je n'étais pas favorable.
Je dis pas que c'est Gabriel Natal. Je dis que le choix qui a été fait, je mets pas en cause une personne en général et surtout pas le président de mon parti. Mais je pense que le fait d'avoir fait le choix, je l'ai dit, je l'ai dit que l'erreur qui avait été commise en 2024, c'était pas la dissolution, c'était le fond républicain.
Parce que là, on a totalement brouillé, totalement brouillé les cartes. On a fait voter des gens qui m'ont dit qu' qui ne recommenceraient jamais. On a fait voter des gens de droite pour des gens d'extrême gauche, des vents de gauche pour des gens de droite.
Certes, on a sauvé quelques députés de d'un parti auquel j'appartiens de Renaissance, mais il n'empêche que le résultat a été celui qu'on a à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, il y a un remanement qui a été annoncé avant dimanche au cours duquel notamment Rachid Adati devait quitter le gouvernement puisqu'elle est candidate au municipal à Paris. Or, elle est encore là.
C'est Rachid Adati aujourd'hui la chef du gouvernement. Elle est pas chef du gouvernement, elle est ministre de la culture. Visiblement, elle décide du calendrier du remanement.
Non, écoutez, d'abord parmi les candidats qui sont aujourd'hui maire, aucune n'a démissionné, pas plus le coque que monsieur le ministre de de la ruralité ou que le la ministre des sports. Donc la campagne, elle va commencer. Elle n'est pas commencée aujourd'hui officiellement.
On est à 3 semaines. On peut être ministre et candidate. Bien sûr, bien sûr.
Moi, j'ai été les deux dans une époque donc je me souviens ça. On peut on peut faire tout à fait les deux. Ça c'est pas Et dans l'histoire de la de la République, j'ai connu même des premiers ministres qui étaient candidats.
Attendez donc euh hein premier ministre qui était candidat. Souvenez-vous, vous avez le sentiment que monsieur Badur était premier ministre, qu'il était candidat. Donc on peut être ministre et candidat.
Oui. Rachid Adati a dit qu'elle quitterait le gouvernement. Elle le fera dans les heures qui viennent et ne poussons pas l'excès.
Vous savez quand aura lieu le remanement ? Comment vous savez quand aurait lieu ce mini remanement ? Je pense qu'il aurait eu dans la semaine ici il aurait cette semaine avant la fin de la semaine mais que c'est pas remaniment c'est un déjà le ministre des comptes publics a été nommé.
Madame Leco a dit a souhaité souhaité que revenir au parlement et comprend par ailleurs. Donc il y aura deux ou trois personnes et le fait que ça se fait d'ailleurs que que un des ministres a déjà été remplacé fait que ce sera un non événement. Des municipales découleront les résultats des élections sénatoriales.
Ce sera en septembre prochain. Est-ce que Renaissance réussira à regarder un groupe au Sénat ? Oui, je le pose.
D'abord euh d'abord nous nous avons 10 qu'ils sont réis ils ne sont pas réligibles. Donc le groupe existe déjà. Pour le reste, je regarde un peu.
C'est compliqué hein. Vous savez que vous savez que la dernière fois moi j'ai fait campagne en me disant tout le monde j'allais perdre. J'étais sénateur macroniste et je suis allé voir les maires je leur ai dit écoutez c'est ça va être compliqué de voter pour moi monsieur le maire.
Je suis plutôt âgé déjà je reconnais. Et puis je suis macroniste. M' dit mais non pas du tout ça me gêne pas.
Ça veut dire vous serez encore écoutez on va attendre les élections municipales parce que c'est très mathématique. C'est très mathématique. Je regarderai l'état des lieux.
J'ai d'une part j'ai encore en vie. Ensuite je me sens encore la force de le faire. D'un autre côté il y a de ma part une chose qui me tient à cœur c'est l'éthique et puis les choses bien.
Quand on a mon âge aujourd'hui se présenter aux élections, est-ce que c'est éthique ? Est-ce que c'est noble ? Donc j'hésite.
Voilà. Bon, donc réponse début avril. Réponse avril.
Merde, le temps. J'ai jusqu'au je sais j'ai jusqu'au 4 septembre. Bah, vous viendrez nous le dire, on espère.
Merci beaucoup. Merci François Patria euh d'avoir été notre invité.
François Patriat