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« Macron doit être arrêté et jugé! » Florian Philippot

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Florian, je te tutoie parce que tout le monde sait qu'on se connaît bien. Ce rendez-vous, il est hyper intéressant parce qu'il rassemble tous les sauf Rény, sauf, comme d'habitude, M. Asselineau.

Et je le trouve d'autant plus fort qu'il est à un moment où Emmanuel Macron a fait un discours de dingue sur l'Union européenne à Munich. Est-ce que tu peux me donner ton avis sur ce discours ? Oui, oui.

D'ailleurs, je pense que tout le monde aurait dû venir. M. Asselineau aussi, il était invité, il aurait dû venir.

C'est son choix. En tous les cas, je remercie le mouvement politique citoyen. C'est une belle initiative.

Et ça tombe bien parce qu'effectivement, Macron vient de faire...

Peut-être, il en a fait beaucoup des discours scandaleux. Mais là, c'est peut-être le discours le plus scandaleux qu'il ait jamais fait, effectivement, à Munich. Et moi, je pèse mes mots, mais je pense qu'après un tel discours, immédiatement, il aurait dû être arrêté et jugé.

Car il a fait un discours non plus de trahison de la France, de négation de la France, en disant « maintenant, c'est l'Europe ». Et il a même dit, littéralement, « si on s'intéresse au pouvoir national de nos pays, on fait une grave erreur ». Oui, c'est une négation des nations.

C'est une négation totale. D'abord, quand on se fait élire président de la République française, c'est normalement qu'on aime la France, qu'on a envie de la servir, dans un monde normal. Bon, lui, on sait qu'il a été construit pour autre chose, pour détruire la France.

Mais même, c'est simplement une obligation constitutionnelle. La Constitution dit que le président de la République doit défendre la souveraineté et l'indépendance de la France. Pas de l'Europe, pas de l'Union en peine.

Donc là, c'est pour moi un discours d'une exceptionnelle gravité. Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'a pas été suivi. Il s'est même pris des vents, des baffes du chancelier allemand, de l'administration Trump, qui n'est pas là-dessus.

Lui, il lance ses délires, mais le reste du monde n'avance pas, Dieu merci, dans cette direction. Moi, ce genre de discours, normalement, vu la trahison de ses prérogatives constitutionnelles, après ce genre de discours, il devrait être arrêté et jugé. Et je le dis clairement, je le dis sérieusement.

Car il a fait un discours, même plus de trahison, mais de négation de la France. Il a dit maintenant, je ne parle plus de la France, je parle de l'Europe. Il a dit, et si on s'intéresse au pouvoir national, alors on fera une lourde erreur.

C'est inadmissible de dire ça quand on est chef d'État. Quand on a l'obligation, normalement, même, je veux dire, ça devrait être naturel. Normalement, quand on se fait lire président de la République, c'est pour servir la France.

Normalement, ce n'est pas pour la trahir, mais lui, il a été fabriqué pour ça. Mais même, c'est une obligation constitutionnelle, tout simplement. Il doit défendre l'indépendance nationale.

Il ne le fait pas, il fait l'inverse. Donc c'est un discours particulièrement scandaleux. Ce qui est rassurant à Munich, c'est que l'Allemagne n'a pas suivi.

Oui, on a bien vu que quand même, il s'était pris des vents par le chancelier allemand. Il s'est pris un vent énorme par le chancelier allemand qui n'a pas du tout fait le même discours. Les Américains, eux, disent au contraire, l'Union européenne, c'est vraiment un sujet problématique pour vos nations.

Donc on sent que le courant du monde, il n'est pas dans le sens de ce que veut Macron. Dieu merci. Pour l'instant, on doit compter sur des forces étrangères pour nous aider un peu.

Oui, parce que je te coupe, parce qu'on a le directeur de la BPI qui a dit, avancer en Europe suppose d'accepter de faire des sacrifices nationaux et de laisser parfois la priorité à d'autres pays. Ça aussi, c'est un truc de dingue. C'est complètement délirant.

Cet homme est le directeur général de la Banque publique d'investissement, c'est-à-dire la politique stratégique de l'État en matière d'économie d'investissement. C'est fondamental comme poste. Et il est en train de nous dire, mais il crache le morceau pour moi.

Il dit, au nom de l'Europe, on doit sacrifier de l'intérêt national et faire la place à nos petits copains, donc allemands, italiens, polonais, etc. Vous croyez qu'il y a un seul autre gouvernement au monde qui dit ça ? Évidemment que non.

Tout le monde défend ses intérêts, c'est tout à fait normal. Tout le monde défend ses entreprises, tout le monde défend son industrie. Et bien non, sauf nous, parce que nous sommes dirigés par des traîtres.

Donc cet homme, dans un monde normal, il devrait être limogé sur le champ. Au contraire, je pense que Macron va lui remettre une médaille. Mais ce qui est intéressant, c'est que pendant des décennies, ils nous ont vendu l'Europe en disant que ça va être la France en grand.

Ça va être un surcroît de souveraineté, de puissance pour la France. Maintenant, ils ne disent plus ça. Maintenant, ils disent la vérité.

Construire l'Europe, c'est antinomique avec l'existence de la France. Et c'est bien qu'ils le disent clairement. Comme ça, les Français l'entendent et ils comprennent.

On ne peut pas faire les deux en même temps. Soit c'est la France, soit c'est l'Union européenne. Alors, dernière question, qui est un peu la question que tous les souverainistes veulent savoir.

Est-ce que tu penses qu'il va y avoir l'union des souverainistes pour les présidentielles derrière une grande figure ? Écoute, moi j'ai proposé en juin 2025, les Patriotes, on l'a validé d'ailleurs par un référendum interne, une primaire des souverainistes qui était la solution pour avoir un candidat unique. Malheureusement, UPR et DLF ont refusé.

Je ne sais plus rien. Beaucoup d'autres ont souscrit à cette idée qui était au cœur d'ailleurs des assises d'Arras en septembre. Donc, il n'y en aura pas de primaire.

Bon, dommage. Mais il y a peut-être une autre solution. C'est qu'il peut y avoir une figure rassembleuse.

Moi, je m'engage. Je me dis que ça peut être Philippe Devilliers, s'il en a envie. Tu l'as vu hier d'ailleurs.

Je le vois régulièrement. Effectivement, j'ai dîné avec lui hier. On a reparlé de ça.

Je ne sais honnêtement pas s'il sera candidat ou pas. Personnellement, je le souhaite et il sait que je le souhaite. Après, c'est lui qui décidera.

En tous les cas, pour moi, c'est le meilleur dans notre camp Frexiteur aujourd'hui. C'est le plus rassembleur. Et on est dans une telle situation de gravité de la France où le pronostic vital est quand même engagé.

On est presque en guerre. On n'a plus de liberté. Il n'y a plus d'agriculture, plus d'industrie.

C'est la catastrophe. On n'a pas le droit de faire la fine bouche ou de dire, moi, je veux absolument y aller pour y aller. Mais pour faire quoi en fait ?

Pour faire chacun 1%. C'est quoi le but ? Il faut quand même être raisonnable et choisir la meilleure solution.

Et en plus, si vous êtes dans la campagne plutôt qu'en dehors, vous avez plus d'influence. Donc, moi, je serais très heureux d'être dans la campagne avec lui. Eh bien, écoute, merci beaucoup pour ces quelques mots.