L'Équipe de France peut ressouder les français ? / Réchauffement climatique : la France en retard ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
...mètre 100 au programme entre Ajetmo et Bordeaux, le grand rendez-vous des sprinters. Tous les grands sprinters ont remporté au moins une fois cette arrivée d'étape à Bordeaux. Pascal Chanteur, notre consultant. Bonsoir Pascal.
Bonsoir à toutes et tous.
Juste avant que le sprint ne se lance, nous sommes à 3 km de l'arrivée. Rappel de ce qui s'est passé sur l'étape du jour.
Eh bien écoutez, une étape qui a été contrôlée par l'ensemble des équipes de sprinters avec deux échappés, Baptiste Verstoffer ainsi qu'un coureur de la Cajara Royal qui se sont fait reprendre à une vingtaine, un peu plus d'une vingtaine de kilomètres de l'arrivée et là les équipes de sprinters se sont mis à l'oeuvre pour amener le maximum de confort à leur sprinter pour qu'ils puissent s'en donner à cœur joie dans la dernière ligne droite.
Oui, juste un mot sur ces deux échappés du jour. Vous l'avez dit, le fameux français Baptiste Verstoffer qui avait fait déjà plus de 150 kilomètres seul avant-hier et puis donc Jakub Autrouba qui est un check de l'équipe Cajara Rural. Sur ce final, on a un gros travail notamment des cofidis, Pascal Chanteur.
Oui, c'est obligatoire. C'est un parcours très sinueux, assez étroit avec beaucoup de courbes et virages et donc il est important d'arriver bien placé, disons, dans les 30 premiers pour pouvoir faire un sprint dans de bonnes conditions. On voit l'équipe d'Alpessin, de l'équipe de Philipsen. Et là, il a son poisson pilote. Il a Van Der Poel bien placé aussi pour pouvoir l'amener dans la dernière ligne droite.
Et oui, Mathieu Van Der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor. Chanteur, ils sont à 2 kilomètres de l'arrivée. Juste un mot, puisque nous arrivons à Bordeaux, il a fait très chaud. Est-ce que c'était supportable aujourd'hui, Pascal Chanteur ? Oui, quand même.
Oui, oui. Ils sont partis sous un temps couvert avec un peu plus de 32 degrés, donc tout à fait correct. Et là, nous dirons qu'à Bordeaux, il fait 36, 37 degrés. Donc, c'est relativement supportable et qu'il plus est que c'était plat avec un peu de vent. Donc, tout va bien.
Oui, on rappelle que vous avez fait plusieurs fois le Tour de France, Pascal, et que vous savez ce que ça veut dire rouler sur 36, 37 degrés, même si pour nos auditeurs de Sud Radio, effectivement, ça paraît incroyable. 1,4 km de l'arrivée. 1,4 km de l'arrivée maintenant. Allez, on envoie le final. C'est parti donc avec l'équipe de Jasper Philipsen et son poisson pilote, la star Mathieu Van Der Poel, le petit-fils de Raymond Poulidor, qui dans les rues de Bordeaux, après être passé sur le pont Simone Veil, emmène le peloton tambour battant. Ils sont passés au dernier kilomètre. Le français en chien, champion de France pour Ineos.
Dorian Godon n'est pas très loin, mais nous allons avoir une grosse bagarre avec notamment les coéquipiers de Olaf Koei, le néerlandais qui s'est imposé à peau. Olaf Koei qui semble un petit peu détaché maintenant de la tête de la course. Jasper Philipsen, ancien maillot vert, semble très très bien passé. Jasper Philipsen avec dans sa roue, le coureur de l'équipe Astana, Max Kanter. L'allemand, ça va être vraiment très très très serré. Voilà le dernier relayeur pour l'équipe Alpessin et pour Jasper Philipsen, tous les mêmes, Warren Schold. Et cette victoire, sa quatrième sur le Tour de France pour Tim Merlire. Décidément, Pascal Chanteur, là on a eu, est-ce que c'est bien Tim Merlire ?
Oui, c'est bien Tim Merlire. On a eu vraiment une explication entre les plus grands sprinters du peloton, Pascal Chanteur.
Oui, Tim Merlire avait déjà démontré lors du dernier sprint, quand Kohlge avait gagné, qu'il était l'un des tout meilleurs. Il faisait deuxième. Et là, aujourd'hui, il a rétabli la hiérarchie. C'est l'un des tout meilleurs sprinters du monde et il l'a démontré encore aujourd'hui.
Bon, on retrouve d'ailleurs Max Kanter, l'allemand qui est dans le final et qui avait encore marqué des points au classement par points. Les gros sprinters se décident, mais la déception, c'est pour l'équipe d'Hécathlon CMA-CGM puisque son sprinter Olaf Koi, coéquipier de Paul Sexas, s'est fait battre largement aujourd'hui. Donc, confirmation de ce que je vous disais, Merlire devant Waringshould, Girmaï et Kanter. Et Philippe Seine, cinquième place. Pardon, je ne vous avais pas donné le cinquième, mais ça va quand même assez vite. Merci Pascal, on se retrouve tout à l'heure pour l'analyse de l'étape. C'est parti pour Les Vraies Voix.
Avec Matoc, l'affineur des Pyrénées depuis 1950, en tête de peloton du savoir-faire fromager.
Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.
Bonsoir, les Vraies Voix de l'été. Comment allez-vous en ce lendemain de fête de victoire française contre le Maroc en football ? Restez toutefois bien à l'ombre. Une pensée pour tous ceux qui souffrent de la canicule ou de la clavicule, puisque c'est la blessure la plus courante chez les cyclistes du Tour de France. Ça fait rire en plateau très bien. Alors, demandez le sommaire. Dans un instant, nous vous posons la question du soir. À force de réunir la population autour de leurs victoires et de leurs valeurs, les joueurs de l'équipe de France semblent créer l'unanimité dans le pays. Hashtag Coupe du Monde, l'équipe de France peut-elle ressouder les Français ? 18h05, le grand débat.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, tenait ce matin une cellule interministérielle de crise consacrée à cette nouvelle canicule. Le gouvernement active un plan hors sec, chaleur extrême. Nous débattrons sur cette question. La France est-elle en retard pour lutter contre le réchauffement climatique ? Réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube. Nos vraies voix, ce soir, sont là. Voilà ! Alors, toute la semaine, j'ai taquiné notre magnifique réalisateur Maxime Sénat, aucun lien avec le pilote, pour l'entrée de nos vraies voix. Et là, il nous met le générique.
Pour celui, mesdames et messieurs, qui, ce soir, vous livre sa dernière grande prestation de la saison 2025-2026, avant d'aller dormir chez la dame de Haute-Savoie, de partir en vacances, l'immense ancien magistrat et président de l'Institut de la Parole, mesdames et messieurs, Philippe Bilger. Immense, c'est à peine acceptable. Voilà ! Il nous a... Bravo ! On a fait peur au troisième ! Alors, le deuxième, il est là ! René Chiche, journaliste pour le site idbox.com. Idbox.com. Oui, alors, mais ça, c'est mon problème. Je n'ai jamais été très bon en anglais. Of course ! Voilà ! Of course ! Ok, so... And you are... For sure ! For sure ! You are also a worker for Galaxy TV ? Absolutely ! Yes !
Oui ! Bon, alors, on va parler français ! Oui ! Retenez-vous, Frédéric ! Très, très bien, René ! Et je suis très ému de faire la dernière émission de la saison. Tous les deux ! Avec son éminence, Philippe Bilger. Exactement ! Et puis, nous avons aussi Mathieu Hocque, le directeur général du Fin Tank, Le Millénaire, qui, tenez-vous bien... Qui a été victime de la canicule. Va s'asseoir dans un instant. Ah, il vient tout de même ! Oui, il vient tout de même, mais, puisque nous parlons cinéma avec René Chiche, nous avons une bonne nouvelle, on joue et on vous offre des cadeaux. Écoutez ça ! Ah bon ? C'est le moment de jouer à l'occasion de la sortie de, vous connaissez, Vaïana. Oui !
Ah bien sûr ! Mes petits enfants longuers ! Oui, bien sûr ! Il paraît que c'est très bon ! Voilà ! Alors, Vaïana, la légende du bout du monde, les cinémas UGC et Sud Radio vous offrent vos places pour le Matin des Héros, le 12 juillet. Très bien ! Voilà, c'est ça ! Donc, une matinée exceptionnelle dans les cinémas UGC, pensée pour les familles, avec animation et activité proposée aux enfants 45 minutes avant la projection du film. Ce qui veut dire que si vous avez à côté de chez vous un cinéma UGC, vous pouvez gagner non pas une, non pas deux, non pas trois, mais quatre ! C'est extra ! Quatre places ! Bah oui, parce qu'on y va en famille. Pour cela, vous envoyez un SMS. Écoutez bien !
SMS 7-20-18. Au 7-20-18, vous écrivez sur le SMS Sud. S-U-D, hein ! Bon, l'instant, là, c'est bon, on est bien. Voilà, bonne chance ! Donc, Sud au 7-20-18 par SMS. Vous pouvez, donc, gagner quatre belles invitations pour le cinéma UGC, ce dimanche, hein, le 12 juillet, pour les matinées spéciales des héros et le film Vaiana, la légende du bout du monde. Bonne chance ! On donne le vainqueur à l'antenne tout à l'heure, 7-20-18. Vous envoyez Sud !
Les Vraies Voix Sud Radio
Nous pouvons commencer ! Je peux vous demander, Frédéric, comment fait-il que René et moi, nous n'ayons pas été convoqués pour le matin des héros ? Alors, peut-être parce que, étant vous-même des héros, vous êtes dans le film. Oui, mais justement ! Allez, ça va ! Bon, on essaye, bien sûr, de s'amuser, parce qu'on est prêts à partir et notre 3e Vraies Voix n'est toujours pas assise. Je pense qu'il a peur. Je pense qu'il a peur. Alors, lançons la question du soir. La question du soir ?
Merci. Les Vraies Voix Sud Radio
La question du soir. Donc, hier, la France s'est imposée 2-0 face au Maroc. Une 6e victoire de rang pour les hommes de Didier Deschamps qui filent en demi-finale avec une étiquette de favori pour remporter la Coupe du Monde. Le moral des Français remonte, nous vous interrogeons. Allez-y, sur le compte... Alors, sur le compte YouTube, je ne sais pas si on dit le compte YouTube. Voilà, sur la chaîne YouTube, précisément. L'équipe de France peut-elle ressouder les Français ? Ça avait déjà été le cas en 98. Philippe Bilger, vous percevez un mouvement comme ça autour de cette équipe ? Parce que ce n'est pas que du sport, le football.
Oui, je ne tournerai pas en dérision cette unité sportive qui est en train de se coaguler autour de l'équipe de France et qui a rarement autant dominé une Coupe du Monde jusqu'à maintenant. Et donc, mais simplement, je continue à ressasser qu'il est très dommage que notre pays n'ait plus en définitive comme lien véritable et authentique que les victoires du football ou du rugby. Je trouve... Ou des Jeux Olympiques aussi. Ou des Jeux Olympiques. Vous avez raison. Je trouve cela un peu dommage. Ce ne serait pas exclusif d'une joie sportive, mais il me semble que la joie sportive remplace ce qu'on n'est plus capable d'engendrer.
Oui, mais alors du coup, vous répondez correctement à la question, finalement, Philippe Gilbert. En général, j'ai fait... Oui, alors c'est ça. Au moment où j'ai dit correctement, je me suis dit, là, c'est comme si j'étais son professeur. Ce que jamais je ne me permettrais. Mais effectivement, non, précisément, vous avez répondu à la question, mais vous ouvrez une autre question sur laquelle je lance René Chiche. Je vous écoute. Oui, ce que vient de dire Philippe Bilger, c'est-à-dire, oui, c'est bien le foot, tout ça, mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Oui, alors pour moi, le foot, c'est un moment...
Les victoires actuelles de l'équipe de France, c'est un moment de bonheur, oui, qui va vite passer. Et à mon avis, vous voyez, ce n'est pas pour moi les victoires en sport, il ne faut pas les surestimer, surtout quand c'est une équipe de France. C'est toujours des moments... D'abord, le foot, excusez-moi, j'adore le foot, comme vous le savez, mais le football, ce n'est pas non plus quelque chose qui concerne les 66 millions de Français. Il ne faut pas croire. Bien sûr. Sur les 66 millions, il y en a peut-être quoi ? Allez, 15 millions de personnes qui aiment le foot.
Sur les 15 millions de personnes, il y en a peut-être vraiment 1 million qui sont vraiment concernés, qui connaissent vraiment bien le foot. Le reste, ils aiment bien le foot lorsqu'il y a des grands événements comme la Coupe du Monde, etc. 19 millions hier devant M6, quand même. Non, ça c'est des spectateurs. Oui, d'accord. Sans compter ceux de Binsport et sans compter ceux qui regardent dans les... Oui, non, justement, c'est un moment un peu spécial. L'équipe de France, Coupe du Monde, quart de finale, c'est un événement. C'est exactement la raison pour laquelle on pose la question sur l'importance de cette victoire. Eh bien, moi, je ne pense pas que...
Parce que la question, c'est est-ce que ça va ressouder les Français ? Quand j'ai lu ça dans le groupe WhatsApp. Oui, oui, c'est ça. Eh bien, déjà, il faudrait déjà se dire est-ce que les Français sont vraiment dessoudés pour qu'ils soient ressoudés ? Excusez-moi. Non, mais sérieusement, parce que pour moi, il y a une fracture. Non, sérieusement, parce que pour moi en plus, et je ne veux pas être trop long, j'espère, mais... C'est déjà le cas. Je suis toujours un peu long, excusez-moi, vous le savez.
Non, mais ce que je veux dire, c'est que moi, je ne crois pas que le sport est un outil qui permet de créer une unité dans une nation, vous voyez, parce que pour moi, une nation, c'est un tel conglomérat d'individualité, de particularisme, c'est un tel réseau de tellement de choses différentes que pour moi, d'abord, l'unité d'une nation, pour moi, ça n'existe pas. Sauf que René Chiche, ça ne vous a pas échappé. Pour avoir la majorité dans un pays, c'est 50% en plus quelque chose et à partir du moment où cette majorité existe, eh bien, elle domine puisque c'est le principe de la démocratie. Ça n'a rien à voir ça. Dans un instant, nous y revenons. La question reste posée.
Le début de l'émission a été complètement chamboulé avec l'arrivée du Tour de France, avec le retard de Mathieu Hauck qui vient d'arriver. Bonsoir, Mathieu Hauck. Bonsoir. Désolé. Qu'est-ce qui se passe ? Ça a beaucoup bouche à nez à Paris. On a pensé que vous aviez peur de nous affronter. Sans doute. Dans un instant, la question, vous y répondez. Allez-y sur la chaîne YouTube et au 0800 26 300 300. Dites-nous ce que vous en pensez. Est-ce que cette victoire de l'équipe de France et ce chemin magnifique qu'elle propose en Coupe du Monde peut ressouder les Français ? 0800 26 300 300. Zach est au standard. A tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio. Vraies voix Sud Radio. 17h20, Frédéric Brindel.
Les vraies voix et cette question du soir qui vous fait beaucoup réagir. L'équipe de France peut-elle ressouder les Français après son parcours exceptionnel en Coupe du Monde, sa qualification pour les demi-finales ? Tiens, une étude IFOP fiduciale parue avant les quarts de finale d'hier disait que 68% des Français croyaient à une victoire de l'équipe de France en cette Coupe du Monde. À titre de comparaison, il n'était que 46% en 2018 avant le sacre des bleus sur le sol russe.
Pour répondre à tout cela, Philippe Bilger est avec nous, ancien magistrat et président de l'Institut de la Parole, Mathieu Hock, directeur général du Fin Tank le millénaire, et René Chiche, journaliste sur le site idbooks.com et pour Galaxy UTV. Galaxy Press TV, mais bon, c'est pas vraiment. Ah, tu le voyais ? Non, mais c'est sympa de le dire. En fait, je vais vous le faire sur toutes, quoi. Bon, plusieurs réactions. Et alors, Quentin Saunier est avec nous, il vérifie un petit peu ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Il y a une tendance à cette question. Est-ce que les Français... Alors, entendons-nous bien, c'est une consultation auprès des auditeurs de Sud Radio.
Sud Radio, évidemment. Alors, ça dit quoi, la question ? L'équipe de France peut-elle ressouder les Français ? Eh bien, la tendance est assez nette. 85% estiment que, non, l'équipe de France ne peut pas ressouder les Français. Comme René Chiche. Comme René Chiche, exactement. Voilà. Mais, en tout cas, hier soir, les supporters festoyés, dont potentiellement nos chers auditeurs Sud Radio, écoutaient cette joie des supporters français. Il faut dire ce qui est. Mbappé, trop fort. Non, les blues sont trop forts. Bien joué au Maroc. Et, bah, moi, je prends les demi. Ça a été un match magnifique. Il y a une première mi-temps qui a été assez compliquée. Mais on s'est réveillé en deuxième mi-temps.
Mbappé a été magnifique comme d'habitude. Dembélé, il est venu compléter. Et je pense que sans Bonou, le Maroc aurait pris deux buts en plus. C'est magnifique. On est en demi. Franchement, un match incroyable. Ils nous ont fait vibrer. Les Marocains n'ont rien fait. On les a battus. On est tellement bons. On est tellement bons. Et les supporters ne sont pas les seuls à avoir réagi. Les politiques aussi. Que disent les politiques ? Ils ont réagi sur X. Emmanuel Macron, le président, nous dit « Fierté pour nos bleus. Bravo au Maroc. Immense adversaire ce soir comme il y a quatre ans. La France est en demi-finale avec panache et fraternité.
Et même la ministre des Sports, Marina Ferrari, a réagi. Elle dit « Au terme d'un très beau quart de finale, nos bleus décrochent leur qualification pour le dernier carré de la Coupe du Monde. Bravo aux lions de l'Atlas pour leur parcours remarquable. Tous derrière les bleus le 14 juillet prochain. » Alors bon, nous sommes sur Sud Radio et on parle vrai. Et il y a des déclarations qui sont mises dans le cadre de notre consultation à cette question. Et certains évoquent les origines africaines de nos joueurs et disent qu'en ce sens, ils ne se sentent pas concernés. concernés. C'est une partie, je suis obligé de le dire. Il y a certains commentaires de la sorte.
Mais moi, les vrais voies, j'allais vous chercher justement là-dessus. Puisque cette équipe de France, un peu comme celle du handball qui a tout gagné, qui a rendu fier, incarne le multiculturalisme, les multi-origines, qu'elles soient sociales ou régionales ou plus généralement géographiques, est-ce que finalement, ce socle rassemble l'ensemble, Philippe Bilger ? Non, je n'en suis pas sûr. Mais il faut bien voir que si nous avons cette équipe de France d'aujourd'hui, c'est que certains des footballeurs africains et français, bien sûr, ont des qualités physiques exceptionnelles. On peut le voir dans différentes activités sportives. Je crois que René, vous l'aviez dit, il y a trois semaines.
Et donc, je crois que ça n'est pas cela qui les rassemble. Mais j'allais dire, le fait que vous ayez posé cette question est d'autant plus important qu'en réalité, c'est un sentiment personnel. Comment dirais-je ? Je ne sens pas un enthousiasme délirant autour de cette Coupe du Monde. C'est particulier parce que moi, je le sens. Moi, je le sens. Juste une seconde, Frédéric. Parce que la France domine trop et que pour l'instant, elle ne trouve pas d'équipe à faute. Mathieu Hock, alors on peut le dire, vous êtes métisse pour ceux qui ne nous regardent pas. Papa, il est au Congo-Brazaville. Voilà, c'est ça.
Franchement, moi je trouve que cette Coupe du Monde avec ce fabuleux capitaine qui a été cité plusieurs fois, Kylian Mbappé, dont les parents sont d'origine, alors qui pour le papa Cameroun et qui pour la maman Algérie incarne cette France avec cette multi-origine qu'elle a cherchée de par son aspiration à coloniser aussi, disons de tout l'heure. Ensuite, après, par rapport à votre question, moi, évidemment, je me reflète, je suis la génération. J'ai le même âge que Kylian Mbappé, j'ai les mêmes profils de parents, j'ai grandi dans le même type de logement et dans le même type de quartier que lui. C'est l'exception que ce ne soit pas en Ile-de-France mais en province.
Vous n'avez pas le même salaire, je crois. Et je n'ai pas le même salaire. Et pas le même type de jeu, on m'a dit également. Mais pour autant, en fait, la question que vous posez, si on en traduit une déclinaison politique, ça sous-entendrait aussi, je sais que ce n'est pas votre question, mais c'est ça que ça sous-entend, c'est est-ce que l'équipe de France est le reflet de la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon ?
Et là-dessus, parce que c'est ce que veut dire la France insoumise, c'est l'idée qu'aujourd'hui, la France, une nouvelle France issue de l'immigration notamment, issue de l'immigration africaine, donc maghrébine et subsaharienne, arrive et, en quelque sorte, remplace les générations passées. Ça, c'est le discours de Jean-Luc Mélenchon. Mais espagnol aussi, avec les hernandaises, les deux frères hernandaises, n'oublions pas. Et là, moi, je ne pense pas, je pense que cette équipe de France, elle est le reflet, effectivement, d'une partie des quartiers populaires, de la France, etc.
C'est vrai, mais elle est aussi le reflet d'un savoir-faire français et qui, lui, est un vrai savoir-faire français parce qu'aujourd'hui, dans les centres de formation que j'ai fréquenté aussi quand j'étais plus jeune dans mon enfance, mais on apprend aujourd'hui le professionnalisme à un niveau qui, peut-être, n'existe pas et n'a pas d'équivalent dans le reste des pays européens et le reste des pays du monde. La France, il faut savoir qu'aujourd'hui, dans la 7 Coupe du Monde 2026, 100 joueurs sont nés en France. 54 joueurs sont nés en Ile-de-France. C'est le bassin de joueurs le plus important de la planète bien plus que les Brésiliens.
En fait, un peu comme ce qu'était le Brésil il y a quelque temps aujourd'hui. Il y a de plus en plus de binationaux dans le monde. Y compris au Maroc, par exemple. Une bonne partie des joueurs marocains, y compris les meilleurs, Boidi, etc., sont nés en France. Il a été formé en France. Il a même joué et il a été 7 ans pour l'équipe de l'équipe de France des jeunes. Fabrice nous appelle au 0 826 300 300. Doloron, Sainte-Marie. Bonsoir, Fabrice.
Bonsoir à vous tous, à vous quatre.
Oui, bien vu. On est pile quatre. Et quel honneur. J'apprends que quand même j'interviens pour l'ADER de Maître Bilger. Ah oui ? Enfin l'ADER, je ne voudrais pas laisser croire que je n'aurais plus le bonheur de vous entendre. On a tout essayé. J'ai mis Fabrice dans le cou, Philippe. On a tout essayé. La dernière de la saison. Allez-y. Donc cette équipe de France, elle ressoute quelque chose au niveau français ou pas pour vous ?
Non, pour moi, ça va être très très bref. Ça va être... Je rejoins complètement... J'en veux presque à René Chiche. Il a tout dit. Il a dit ce que j'allais dire.
Je vais développer quand même. Alors Fabrice, justement, Fabrice, vous avez vu, vous connaissez ma passion pour le vélo parce que vous êtes Doloron, Sainte-Marie, tout ça, etc. Bah oui, on doit marquer une petite respiration. Oui, avec Gilbert Ducloassal. Vous restez bien avec nous, Fabrice. Vous nous dites ce que vous en pensez. On revient vraiment. C'est une histoire de quelques petites minutes. On poursuit notre débat. L'équipe de France peut-elle ressouder les Français ? A tout de suite.
17h20, les vrais voix Sud Radio.
Sud Radio. L'été, en lendemain de fête, la France a éliminé le Maroc. La France est en demi-finale de la Coupe du Monde et des liesses populaires sont en train de se mettre en place. La joie, on entend partout. Nous vous posons la question à vous, les auditeurs de Sud Radio. L'équipe de France peut-elle ressouder les Français, finalement ? Nous sommes allés très loin. Nous avons parlé des origines des joueurs. Nous avons parlé de la réaction des politiciens. Nous avons évoqué comment les politiciens pouvaient, justement, utiliser cette configuration d'équipe. Nous avons un trio magnifique autour de la table. Philippe Bilger, ancien magistrat et président de l'Institut de la Parole.
Mathieu Oc, le directeur général du Fin Tank Le Millénaire. Et René Chy, journaliste du site idebooks.com. Messieurs, nous étions juste avant avec Fabrice au 0800 26 300 300. Je lui ai coupé la chic, tout simplement parce qu'il y a des obligations, vous savez, en radio. Je vous retrouve depuis Oloron-Sainte-Marie. Fabrice, vous êtes là ? Je suis toujours là, oui. Bon, on ne revient pas sur ce qu'on a dit. Vous, donc, du coup, est-ce que la symbolique de cette équipe de France peut quand même apporter quelque chose, un vent positif dans le pays ? Moi,
je pense que, comme je disais, le soufflet va retomber très vite. Il y a quelque chose de totalement différent par rapport à 98 et 2018 que l'on ne parle pas, qu'on ne maîtrise pas. En 98 et en 2018, les élections présidentielles étaient 4 ans après. une éternité. On est en plein dedans et cette élection va attiser tellement de haine, on va dire, parce qu'elle va être très, très violente à mon avis. Je pense que le soufflet va retomber très, très vite. On va vite retomber dans la réalité du quotidien. Et en plus de ça, je pense qu'on va avoir, pardon, mais une nouvelle fois, si jamais l'équipe de France est championne du monde, on va encore avoir
un président qui va en faire des tonnes. Ça va exaspérer les gens, surtout en cette période-ci. Enfin, lui, il est tranquille, il ne se représente pas en même temps, donc on est tranquille pour ça.
Oui, mais il y a un tel désamour que ça va exaspérer à ce moment-là qui est assez énorme. Vous savez ce qui passe énormément sur les réseaux sociaux en ce moment ? Il y a une colère énorme liée au sport. Le PSG a été champion d'Europe, très bien. Il y a eu une réception à l'Elysée. Quelques semaines après, les filles du handball de Metz
ont été championne de l'Europe. Alors là, si vous me prenez par les sentiments, alors là, bravo. Alors là, je dis bravo. Bon, vous savez que moi, j'ai commenté pendant 20 ans l'équipe de France à la télé et les filles notamment et les Messines, effectivement, première victoire dans ce qui est l'équivalent de la Ligue des Champions avec notamment la fantastique Sarah Bouctite, élue meilleure joueuse de l'année. Bon, merci Fabrice pour ce clin d'œil. Alors, comme on est un petit peu décalé, je fais le tour de chacun de nos éditorialistes. Réaction. Il y a une donnée politique. On a parlé de... C'est fort ce qu'a dit Mathieu Hocq. C'est l'équipe de France, la Nouvelle France, Mélenchon, etc.
Marine Le Pen. Bon, Philippe Bilger. Est-ce qu'il y a un message politique dans cette équipe ? Mais Mathieu a raison. C'est ce que voudrait laisser entendre Mélenchon lorsqu'il a lancé aussi cette histoire de Maillot. Mais précisément, si on peut voir tout de même une forme de consensus positif dans ce rassemblement autour d'une équipe de France qui ne nous fait pas honte, c'est précisément qu'il n'y a pas de Nouvelle France. Alors ensuite, on peut relativiser l'effet sur le rassemblement national. Au sens large, bien sûr. Donc, au fond, il me semble, Frédéric, que nous sommes tous à peu près d'accord. Oui, oui, oui. René Chiche.
De toute façon, en plus, je trouve que ce serait une grave erreur de la France Insoumise. Déjà, le fait d'avoir fait leur maillot qui ressemble à celui de l'équipe de France, c'est déjà pour moi une erreur... J'ai dit, une erreur même morale, vous voyez, par rapport à l'ensemble de la population française, je trouve ça ridicule. Et par rapport à l'équipe de France. La France Insoumise ? Oui. Je n'ai pas vu ça. Ah bah si. Ça m'a échappé, alors. Bien sûr. Ah, d'accord. En Chant 27. Bien sûr. Pour 2027. Ah oui, j'ai vu ça. Oui, alors j'ai vu ça. Ah oui, d'accord. Déjà, c'est une première erreur.
Si ils estiment vouloir profiter d'une éventuelle victoire de la Coupe du Monde, en Coupe du Monde de cette équipe de France, une équipe de France, effectivement, diverse, avec beaucoup de joueurs, comme on l'a dit, issus de différentes... Enfin, différentes régions du monde. Voilà, exactement. Différentes régions du monde. Ce qui est très bien, moi, je trouve, d'ailleurs. Mais ça serait une autre erreur, à mon avis. Maintenant, l'histoire de Macron qui va recevoir éventuellement la France à l'Elysée, bon, ça, c'est bien. C'est un passage obligé, oui. C'est un passage obligé. Il le fait bien. Sauf avec Mbappé, c'était un peu too much. Ah, dans le terrain. Oui, c'est ridicule.
Franchement, c'est ridicule. C'est ridicule pour le terrain au Qatar, c'est ça ? Oui, au Qatar. Voilà, contre l'Argentine. Et Mathieu Ock, pour conclure sur ce sujet, sur lequel on aurait pu faire finalement plus d'une heure, Mathieu Ock, donc, cette équipe de France, elle va envoyer des messages qui vont être repris dans la campagne, finalement. Ou par, en tout cas, elle peut être instrumentalisée par certains pour véhiculer des messages politiques.
Soit d'ailleurs par la France Insoumise pour véhiculer le message politique de ce qu'est la Nouvelle France, soit parfois par le Rassemblement National qui, parce que certains joueurs de l'équipe de France à titre individuel prennent position contre le Rassemblement National, l'exemple de Marcus Thuram, le Rassemblement National, Jordan Bernal, on l'entend beaucoup tweeter en disant ce sont des millionnaires, etc., qui sont déconnectés des réalités du peuple, etc. Donc, on va dire qu'un peu tout le monde peut instrumenter les équipes de France alors qu'il ne faudrait pas le faire. Et pour répondre à votre question de fond, est-ce que ça va réconcilier les Français ?
Le problème, en fait, c'est que jamais le pays n'a été autant fracturé. Quand on prend le sondage de la Fondation Jean Jaurès sur fractures françaises et donc le baromètre sur les fractures françaises d'octobre 2025, il dit bien que 90% des Français considèrent que leur pays est en déclin. À titre de comparaison, en 2017-2018, c'était deux tiers. Donc, on a quand même aujourd'hui 90%, c'est quelque chose d'énorme. Et surtout, près de 40% des Français considèrent que le déclin est irréversible.
Donc, ça veut dire que même un événement heureux aussi majeur que peut être la victoire de l'équipe de France en Coupe du Monde, malheureusement, n'arrivera pas à résorber ce type de clivage et de fractures qui sont pour le coup très profondes dans notre société. Allez les Bleus ! Et on suivra évidemment, alors là où c'est fort, c'est que la demi-finale contre soit l'Espagne, soit la Belgique, ça sera le 14 juillet. Imaginez-vous ! Encore un symbole que nous nous prenons. Allez, le tour, pas de France, mais de vous, des Vraies Voix, le tour de table. Philippe Bilger, c'est votre dernier de la saison, donc seul contre tous concernant le sénateur Spiner.
Oui, alors, je veux prévenir mes amis et les auditeurs, bien sûr, et vous-même, Frédéric, si j'ai choisi ce sujet, c'est que Spiner était l'avocat de Mme Halimi dans le procès du gang des barbares. Et ça a été un procès... Vous étiez le procureur général. Voilà, ça a été un procès très éprouvant et notamment à cause de l'attitude de maître Spiner dans les suites du procès. Il n'a cessé, de mon point de vue, évidemment, de me chercher des noives comme si, en réalité, en permanence, il voulait me prendre en défaut. Ça, c'est important pour expliquer pourquoi, en définitive, quand... C'est très honnête de votre part. Vous rappelez le contexte.
Quand je l'ai vu mis en examen pour corruption passive à la suite d'un comportement qu'il nie avoir eu, entendons-nous, parce qu'il aurait, en gros, facilité l'octroi d'un appartement à une femme avec laquelle il aurait eu des rapports sexuels, eh bien, il conteste les faits. En tant que maire du XVIe, rappelons-le. Voilà. Il est mis en examen pour corruption passive. Ce qui me gêne, c'est que le Sénat a encore fait preuve d'une négligence, d'un retard, puisqu'à cause de cette négligence, il n'a pas pu être placé sous contrôle judiciaire.
Autrement dit, on va peut-être réparer la bévue, j'ai cru le comprendre, mais n'empêche que de la part du Sénat et du service compétent, ça fait un petit peu négligeant, approximatif. Voilà la raison pour laquelle cette nouvelle, à la fois politique et judiciaire, m'a non pas réjoui, il serait totalement indécent de se réjouir d'une transgression, mais du moins c'est quelque chose qui a confirmé le point de vue tout à fait négatif parfois que j'avais sur cette personnalité. Bon, évidemment, l'enquête est en cours, c'est un contrôle judiciaire précisément et bien sûr, nous suivrons l'évolution de ce thème. René Chiche, vous aviez, finalement, oui, on n'a pas à vous à vous contrôler.
René Chiche, on a, alors, assez rapide, vous, vous êtes pour la création d'une chaîne privée de gauche. Alors voilà, je vais l'expliquer rapidement et tout de suite, je précise que je ne suis pas du tout un militant de gauche, pas du tout, vraiment. Mais oui, quand je vois la chaîne CNews à laquelle collabore de temps en temps, je crois, Mathieu Aucun, et dont Philippe Bigard était un excellent pilier, une chaîne d'opinion de droite. CNews, bon, c'est une chaîne d'opinion singulière. Pour moi, pour beaucoup d'entre vous, on va parler. C'est une chaîne d'opinion, quand même, mais quand même. C'est bon, on les a cités, maintenant, on passe à autre chose.
Je trouve qu'il serait intéressant qu'une chaîne privée de gauche, financée, peut-être, c'est ce qui circule actuellement peut-être par Mathieu Pigat, d'ailleurs, qui, il y a six ans, vous savez, il y a six ans, était sur le point de racheter LC à l'époque, parce qu'il y avait de graves problèmes, il s'est associé avec Xavier Gignel et il voulait racheter. Grand chef d'entreprise, donc c'est le projet, vous vous êtes pour.
Eh bien, je trouve que pour, justement, le débat démocratique, voyez, une chaîne d'opinion de droite qui s'affirme, qui a tout à fait le droit d'exister comme CNews, eh bien, devra avoir en face d'elle une vraie chaîne privée de gauche qui aurait ses opinions avec des vrais journalistes, des vrais commentateurs, des vrais chroniqueurs, et non pas toujours dire ah oui, mais il y a France Télé qui est un peu de gauche, il y a France Inter qui est aussi un peu de gauche, ce n'est pas le cas, et ça c'est du public en plus. Voilà, moi je suis pour la création d'une chaîne privée de gauche.
En fait, à l'image de ce qui se fait dans la presse écrite, c'est-à-dire, on a toujours dit le Figaro à droite, Libération à gauche. Ah oui, voilà. Alors, c'était votre... C'était votre seul contre tous. Voilà, c'était votre seul contre tous. Si je vous branche, mais vraiment 30 secondes chacun, allez, on relève le défi messieurs, soyez gentils. Mathieu, allez-y, en 30 secondes. CNews est créé et ITélé devient CNews en février 2017. Selon Reporters sans frontières, la France était 39ème pays au classement de la liberté de la presse et du pluralisme, etc.
Aujourd'hui, CNews est dans le paysage politique et pour autant, le classement de la France a augmenté puisque la France est maintenant 23ème ou 24ème. Donc, au contraire, je pense que c'est bien d'avoir des chaînes qui effectivement reflètent la pluralité des opinions au plus réel, y compris sur CNews. Donc, en fait, oui, votre proposition s'il y a des gens qui sont prêts à financer ça, bien évidemment. Plutôt pour. Philippe Bilger. René, votre idée est tout sauf absurde. La seule chose qui me gênerait dans cette initiative, c'est qu'au fond, on validerait les défauts substantiels d'information d'une chaîne comme CNews et demain comme la chaîne de gauche privée.
C'est-à-dire qu'au fond, on validerait une incorrection dans la déontologie journalistique. C'est intéressant. Parce qu'il n'y aurait, on prétendrait avoir un équilibre parce qu'il y aurait une chaîne de gauche. Mais intrinsèquement, il n'y aurait pas de pureté déontologique. Messieurs, vous avez été parfaits sur la concision. Tout de suite, on se retrouve. Vous restez bien, les vrais voix, avec un auditeur fil rouge qui va se retrouver, ministre, qui va vous défier et qui va préparer le grand débat de tout à l'heure. vous savez, la France est en plan hors sec suite à ces canicules. Donnez-nous votre point de vue. Est-ce que la France est en retard par rapport au réchauffement climatique ?
A tout de suite.
17h20, les vrais voix sud radiaux.
Avec cette actualité incroyable. Alors, on vient de parler de France-Maroc, l'équipe de France en Coupe du Monde. Nous parlerons tout à l'heure de cette urgence, un plan hors sec pour la canicule. Soyez prudents, on y reviendra. La France, le gouvernement met en place un certain nombre de décisions. Et puis aussi, n'oublions pas cette guerre, cette guerre qui repart d'une certaine manière entre l'Iran et les Etats-Unis. Nous parlerons d'ailleurs tout à l'heure de cette véritable mise à mort décrétée par les Iraniens à l'encontre du président Trump. Ce sera l'objet de l'info en plus tout à l'heure.
Et justement, sur ces sujets d'actualité, nous vous sollicitons, vous, les auditeurs fidèles de Sud Radio, et nous avons demandé à Hector d'être ministre.
Les vraies voix Sud Radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.
Bonsoir, le Montpellierain Hector. Oui, bonsoir. Bonsoir, merci de donner la parole. Bon, bon. Combien de degrés à Montpellier ? Je crois qu'on est autour des 36. Je n'ai pas vérifié, mais je le fais. C'est le ressenti qui est le plus important. Bon, il y avait plusieurs options. Dites-moi, en ce moment, avec cette pression et notamment cette histoire de tensions de nouveau très très fortes entre l'Iran et les Etats-Unis, en tant que ministre des Armées, quelles seraient, vous, vos trois propositions ? Allons-y, relevons le défi. Première proposition, Hector. Alors, j'en aurai quatre, exactement. Allez-y. Alors, la première, ce serait déjà de faire une vraie défense civile.
Enfin, une défense, une défense que court comme sur le modèle suisse ou des Pays-Baltes. Ah, oui. Ça permettrait d'avoir un contingent pour la défense nationale assez important, d'entraîner, de faire un vrai entraînement réel et non pas des journées d'appel inutiles où les gens n'entraînent rien. Rien. On est dans la série « Ressoudons les Français » d'ailleurs, d'une certaine manière. Ça permettrait de ressouder d'ailleurs les Français autour du drapeau et d'ailleurs, je conditionnerais ça.
On pourrait obtenir comme ça le droit de vote, c'est-à-dire que ça commencerait à 18 ans et ce serait une condition pour, par exemple, passer les permis exactement comme sur le modèle de la journée d'appel. Oui, ce qui se fait en ce moment. OK, deuxième point. Deuxièmement, avec l'actualité, on voit très bien que nos flux logistiques sont compromis. Donc, il y a déjà un truc qui est en train d'être fait, mais c'est refaire partir la filière petit calibre parce qu'on ne produit plus nos cartouches en France. Il faut le savoir.
Et ensuite, faire vraiment un plan drone, c'est-à-dire faire comment l'Ukraine ou les Ukrainiens maintenant sont capables de faire des unités de construction de drones mobiles, c'est-à-dire qu'ils sont difficilement traçables avec des imprimantes 3D et si ils ont besoin d'un drone de reconnaissance, ils l'impriment, il est prêt, et un drone suicide et ainsi de suite et de vraiment augmenter le drone. Parce que le drone, c'est vraiment affirmé comme un élément majeur, évidemment. Vous le voyez en Iran, il y a ça.
Et ensuite, la quatrième mesure, des anciens combattants, ce serait en fait de vraiment s'occuper des anciens combattants parce que j'ai bon nombre de collègues qui ont été laissés à la rue, notamment après l'Afga et le Mali. Et surtout, que ce soit vraiment une reconnaissance nationale, un peu comme sur le modèle des Etats-Unis où ils ont commencé, même s'ils ont encore beaucoup de problèmes, où ils ont commencé à faire une journée des vétérans et ainsi de suite. Et là aussi, oui, mais là encore, on est dans ressoudon le peuple français aussi parce que c'est la transmission, c'est important.
Je peux vous garantir et je pense notamment à un collègue père de famille, un ancien du troisième Rima qui est mort, enfin, qui s'est suicidé en 2024 pendant les JO. Et je voulais lui rendre hommage et c'est parti de cette cohorte de camarades que l'Afga a continué à tuer au fil des années. Oui. Merci beaucoup Hector. On se retrouve dans un instant pour le débat. Vous nous revenez pour le débat concernant la canicule. Merci pour cet éclairage. Vous restez avec nous. On va, en revanche, solliciter un autre auditeur. On va aller à Lédenon dans le Gard. Olivier, bonsoir.
Oui, bonsoir.
Alors, on vous a avec nous aussi et vous, alors, votre défi ce soir, c'est le jeu de l'été.
Les vraies voix sud radio, le quiz de l'actu.
Alors, non, ce n'est pas du tout le quiz de l'actu, c'est ce qu'on appelle se tromper, mais là, c'est l'été. Alors, messieurs, depuis le début, je dis messieurs parce qu'on a des messieurs, là, des fois, on a des dames, bien sûr, mais vous avez au cœur de ce jeu la Coupe du Monde de football. et donc, déjà hier, nous avons lancé ce test. Olivier, est-ce que vous vous y connaissez en football ?
Je suis un peu la Coupe du Monde, oui.
Bon, alors, vous savez que la FIFA, l'organisateur, a demandé à chaque équipe de mettre ses joueurs en file indienne et de se présenter en prononçant clairement leur nom, donc vous avez chaque nation qui prononce leur nom. À l'écoute de ces noms, vous allez devoir reconnaître le pays. Eh oui ! Alors, bon, évidemment, des fois, il y a des pièges parce qu'on parlait de la binationalité tout à l'heure. Olivier, vous faites équipe avec qui ? Avec René Chiche, avec Mathieu Hoc ou avec Philippe Bilger ?
Avec René Chiche.
Alors, vous avez raison, en général, il est fort, mais c'est surtout quand c'est de la musique. Mais là, quand on a l'oreille musicale, on peut. Donc, Mathieu et Philippe, vous êtes ensemble. Alors, écoutez bien, donc, cette série. vous allez le plus vite possible. Les 23 joueurs peuvent passer. On va faire avant les 23, quand même. Et essayez de retrouver le pays. Olivier, René, Mathieu, Philippe, écoutez bien, il faut répondre le plus rapidement. C'est parti. Quel pays ? Alisson Becker. Brésil. Oh ! J'avais pas entendu. Il a dit Alisson Becker. Alors, faites un coup d'oreille. C'est énorme. C'est énorme. C'est Mathieu. Mathieu et René. Donc, vous êtes contents d'être avec Mathieu.
Non, j'ai avec Philippe. Ah non, vous êtes Philippe. Ah non, oui, je vous réagis. Oui, ma langue a fourché. Je suis un peu comme l'arbitre de France-Paraguay. Je fais n'importe quoi. Donc, la paire, Mathieu et Philippe mènent 1-0 contre le duo Olivier-René. Olivier, vous entendez bien ? On est d'accord quand on passe les extraits ? Oui, je vous l'entends. Je ne les connais pas tous. Non, on est bien d'accord. Moi non plus, malheureusement. Alors, quel pays ? Écoutez bien. Yaya, Ousmane Diomandé. Euh, Franf. Non. Dembélé. C'est légal. Côte d'Ivoire. Attendez, vous dites quoi Olivier ? Vous avez dit quoi Olivier ? Maroc. Non, c'est pas Maroc. Côte d'Ivoire ? Côte d'Ivoire.
Oui, c'est Côte d'Ivoire. Attends, mais j'ai entendu Dembélé à un moment donné. Non, mais vraiment, c'est défaut. Il a dit Diomandé. C'est-à-dire que Diomandé. Ah ben alors, vous connaissez très bien le foot, j'ai l'impression que vous. Oui, vous allez vous faire tirer les oreilles, Philippe. J'ai pris beaucoup de défaites pendant des années. Alors, écoutez bien, écoutez bien, vous n'étiez pas loin Olivier, mais bon, c'est pas ça. Attention, troisième extrait. Le premier arrivé à 4 points à gagner. Troisième extrait, quel pays ? Jordan Pickford. Esri Consa. Angleterre.
Declan Wright.
Johnson. Vous n'avez pas répondu Olivier, on est d'accord. Non, parce que je n'ai pas entendu. Il n'a pas entendu. Il faut que ce soit à plein pot. Il a répondu Angleterre, effectivement. Philippe, vous êtes avec le bon coéquipage. Tout le monde, oui, on est fait. Là, oui, on est bon gagné. Alors, on va le mettre bien fort. Et surtout, Olivier, si vous avez la réponse, répondez bien fort. René, vous pouvez jouer, bien sûr. D'accord. Donc, ça fait 3-0, balle de match. Écoutez bien, quelle équipe ? Zion, Suzuki. Yikinari. Japon. Oh, Japon. René, Chiche. Suzuki. Oui, en fait, il n'y connaît rien en foot, mais en scooter.
Et comme il s'appelle Suzuki, vous marquez votre premier point, Olivier, avec René. Ça fait 3-1. Attention, très simple, quelle équipe ? Yacine, Yacine, Maroc, Maroc, il est très, il est dur, ce Mathieu. C'est dommage, parce qu'Olivier, il est très fort, même si on entendait quelque chose, il y a une erreur. Mathieu et Philippe s'imposent. Désolé, Olivier, vous... Pardon, Olivier, pardon. mais je reviendrai, je reviendrai,
j'aimerais bien revenir au lieu d'être ministre, j'aimerais moi président. Ah,
on le fera, on fera l'ensemble, on fera je et moi président. Allez, c'est parti, on est terriblement en retard. Dans un instant, les infos, à tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio.
Sud Radio.
Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Bradel.
Les vraies voix de l'été, c'est donc reparti en pleine canicule, vous l'entendez, avec ce point très important de Rémi André, le plan hors sec déclenché par le gouvernement. Nous y revenons dans un instant avec nos vraies voix, que je vous représente. Philippe Bilger, ancien magistrat et président de l'Institut de la parole, René Chiche, journaliste pour le site idbooks.com, site de cinéma. C'est un site qui existe depuis 15 ans. Alors, très à l'histoire, mais voilà. Nouvelle technologie, numérique et culture. Voilà, et aussi Galaxy TV. Alors, Galaxy TV, c'est une grosse agence de presse TV qui fait pas mal de documentaires, de reportages pour plusieurs chaînes. Vous êtes partout.
Je suis partout. Vous êtes aussi chez moi, le soir, entre 20h et 22h. C'est noté. Je suis partout. Mathieu Oc est là, directeur général du Cintank, le millénaire aussi. Vous êtes partout également ? Partout également. Oui, voilà, très bien. Alors, si je vous parlais de cinéma quand même, c'est que vous savez qu'il y a un jeu. Oui ! On peut gagner. Allez, c'est parti. Puisque nous connaissons le ou la gagnante à l'occasion de la sortie de Vaïana, la légende du bout du monde. Les cinémas UGC et Sud Radio vous offrent vos quatre invitations pour la matinée des rôles du juillet dans votre cinéma UGC. Vous deviez envoyer le SMS. On a tiré au sort.
Et mesdames et messieurs, le 13 à portée bonheur, nous allons dans les bouches du Rhône. Bonsoir Delphine. Bonsoir Frédéric. Vous habitez, je prononce le S à la fin de la ville où vous habitez ou pas ? Oui, allez-y, allez-y. A Rognonas. A Rognonas. C'est très bien dit, c'est ça. A Rognonas. Merci. Bon, vous êtes une fan de cinéma ? Oui. Ah oui. Malheureusement, au grand regret de mon époux, j'adore le cinéma. Alors, si vous lui dites, regarde, j'ai quatre invitations, je t'emmène avec les enfants ou la famille ou je ne sais pas qui vous voulez parce que vous avez quatre invitations, il va quand même s'y mettre. Rassurez-nous. Oui, il aime bien. Avec moi, il est obligé. de toute façon.
Bon, alors, de temps en temps, jetez un oeil sur le travail de René Chiche, là, idbooks.com, c'est bien. Vous conseillez quoi en ce moment comme film, René ? Alors, cette semaine, il y a la bataille de Gaulle, pour ceux qui n'ont pas dû voler. Le second est formidable. Voilà, c'est les plus récents, je vous parle des plus récents. Oui, voilà. Il y a un film qui vous a marqué ces derniers temps, Delphine, ou pas ? Non, je n'ai pas encore eu un film qui... Ça fait un bout de temps que je n'ai pas eu de film qui m'a autant marqué qu'Amélie Plain. mercredi ? Oui. J'en parle. Je lui conseille la semaine prochaine.
En tout cas, là, vous irez voir Vaiana, la légende du bout du monde dans votre cinéma UGC à côté de chez vous. Quatre invitations, bravo ! Vous êtes du genre à gagner souvent, Delphine ? Le 13 me porte bonheur. Peut-être que c'est ça. Eh bien, moi aussi, figurez-vous, moi aussi. Merci beaucoup, Delphine. Bonne soirée. C'était une excellente soirée. Merci. Et bravo encore à vous.
Les vrais voix Sud Radio.
Le gouvernement déclenche donc le plan inédit hors sec, chaleurs extrêmes qui permet au préfet de coordonner tous les moyens publics et privés nécessaires en cas de situation urgente. La France considérée comme, je cite, pas prête par le Haut Conseil au climat. Nous vous posons la question, la France est-elle en retard pour l'hôter contre le réchauffement climatique ? Quelle impression ça vous donne vu de votre expertise, cher Vraivois, au pluriel, Philippe Bilger ?
Alors d'abord, mon cher Fred, même si nous savons traiter de tout, je ne pourrais pas prétendre être un spécialiste de ces problèmes-là et je rejoindrai assez volontiers, si je l'avais bien compris, un propos du président il y a quelques semaines qui en gros se défendait devant l'inaction qu'on lui reprochait en disant mais c'est un phénomène totalement surprenant par son intensité et par définition on ne pouvait pas s'y préparer. Je crois que l'argument est un peu spécieux mais tout de même je crois que la défense, l'apologie qu'il fait n'est pas complètement absurde. Donc le procès peut-être en partie injuste.
Alors autour de cette question il y a les faits et il y a notamment cette urgence le plan hors sec vous parliez de spécialistes en voici un éminent d'ailleurs le lieutenant-colonel Frédéric Harraud porte-parole de la sécurité civile bonsoir alors on dit mon colonel quand c'est lieutenant-colonel j'avais appris ça à l'armée on est bien d'accord ?
C'est dans mon souvenir exactement merci merci beaucoup bon ce plan hors sec il était nécessaire parce que là on a l'impression que la France est dépassée par cette vague double vague de canicules alors effectivement c'est une vague de canicules significative qui arrive et qui succède à d'autres qui ont précédé et face à ça il fallait une réaction qui soit surtout coordonnée et c'est tout l'intérêt de ce plan hors sec parce que dans plan hors sec d'abord il y a un plan et effectivement l'objectif c'est de planifier de prévoir à l'avance qui va faire quoi quels seront les endroits les matériels les capacités qui seront pris en compte pour répondre à une crise de ce type là mon colonel ce qu'il se passe là je parlais de cette deuxième lame d'une certaine manière cette deuxième vague c'est ça qui fait la différence qui vous place vous et tous vos hommes et vos femmes dans une situation d'extrême difficulté en tout cas c'est ça qui mobilise l'ensemble de la société et en particularité en particulier la sécurité civile hors sec c'est organisation de la réponse de la sécurité civile donc l'objectif c'est bien pour tous les acteurs de la sécurité civile on pense évidemment aux pompiers mais également tous les moyens nationaux les brigades militaires de sécurité civile les associations agréées de sécurité civile croix rouge protection civile etc de connaître à l'avance qui doit faire quoi et à quel moment c'est pour donner un outil au préfet pour organiser les maraudes pour aller au plus près des plus vulnérables pour faire ce qu'on appelle le aller vers aller chercher les gens qui d'eux-mêmes ne se manifesteraient pas et avoir prévu à l'avance les structures dans lesquelles on peut les accueillir et leur apporter ce qui leur manque et en l'occurrence de la fricheur alors Philippe Bilger vous interroge mon colonel compte tenu des dérèglements climatiques est-ce que par définition il est possible de tout connaître de ce qui adviendra ou est-ce que c'est une tâche impossible ?
Alors ce qu'on connaît c'est une tendance et cette tendance on la voit bien on a connu 2003 avec ce caniculti qui a donné le la pour les années à venir et on se rappelle de l'impact à l'époque que ça avait pu avoir sur les EHPAD et sur nos anciens et d'ailleurs les mesures qui avaient été prises suite à ça de créer ces locaux dans les EHPAD pour les accueillir de faire des registres canicules pour ceux qui étaient isolés et on montre aujourd'hui finalement leur efficacité on se rend compte que les choses ont évolué d'abord en termes de gradients de température on a des chaleurs encore plus fortes on voit des canicules qui se successivent et puis on voit que la société a changé un peu aussi en 25 ans et qu'on a par exemple un nouveau public qui se trouve explosé je pense à la dernière vague de juin où on a vu des gens qui continuent à faire du sport ou des canicules et on a eu de nombreux arrêts cardiaques liés à ça donc les choses ont changé et notre réponse de sécurité civile doit changer également au regard de tout ça et c'est l'objet de ce plan hors sec qui vise à cibler les rôles de chacun pour donner cet outil en une fois aux préfets c'est les préfets qui sont à la manœuvre sur le terrain au plus près du terrain et grâce au plan hors sec et bien ils ont un outil à disposition pour organiser leurs réponses question de Mathieu Hock oui bonjour bonsoir mon colonel étant donné que les dérèglements climatiques ne sont pas uniquement par exemple les canicules mais qu'on peut aussi y inclure les grands froids les inondations les sécheresses etc est-ce que des équivalents en termes de plan au plan hors sec sont mis en place par exemple pour prévoir un hypothétique grand froid ou autre dérèglement oui parce que rappelons quand même juste pour le petit clin d'oeil qu'hors sec veut dire organisation de la réponse de sécurité civile allez-y mon colonel exactement et c'est pour ça qu'on a des hors sec qui sont thématiques qui sont vraiment dédiées à l'ensemble des alors au plus gros en type de crise que l'on va pouvoir que l'on va pouvoir rencontrer alors on a effectivement ce plan chaleur extrême et qui dénote parce que c'est quelque chose de nouveau et qui fait face à un risque qui a changé de nature on va dire depuis ces dernières années mais en tout cas cette organisation de la sécurité civile ces plans existent déjà dans d'autres domaines et on les a déjà activés régulièrement au gré des différents événements qu'on a pu connaître grand froid ou autre alors mon colonel juste pour conclure parce qu'on doit vous libérer on avait plein de questions mais est-ce que la situation d'aujourd'hui vous avez déjà un oeil sur ce qui s'est passé un peu partout en France est-ce que c'est une journée dite délicate ou alors ça s'est calmé sur le front des feux par exemple alors la journée était encore quand même une journée de mobilisation pour la sécurité civile parce qu'effectivement en plus de cette vague de chaleur pour ce qui concerne les feux on a également ce vent qui s'est maintenu dans certaines zones dans le sud qui font que les moyens ont été positionnés on a un travail qui se fait conjointement avec Météo France du jour pour le lendemain notamment et donc on va travailler chaque soir pour établir la carte d'abord de la météo des forêts et établir la carte du prépositionnement du prépositionnement des moyens forêts terrestres dans les massifs et puis des moyens aériens qui vont être positionnés à l'avance pour pouvoir frapper au plus tôt et attaquer les feux naissants puisque c'est une stratégie française dans la matière Merci beaucoup lieutenant-colonel Frédéric Harrault porte-parole de la sécurité civile nous continuons de débattre avec nos vrais voix et vous les auditeurs de Sud Radio 0826 300 300 la France est-elle en retard pour lutter contre le réchauffement climatique alors oui c'est aussi une décision politique par rapport à cette question importante positionnez-vous n'hésitez pas à donner votre avis aussi sur la chaîne YouTube on se retrouve mais vraiment dans une seconde
17h20 les vrais voix Sud Radio 17h20 Frédéric Bradel
le plan inédit hors sec chaleurs extrêmes décrété par le gouvernement ce matin le contexte est difficile le Haut Conseil pour le climat juge que la France n'est pas prête à gérer les conséquences du changement climatique je cite la France doit prendre ses responsabilités en sortant des énergies fossiles et en ne contribuant plus au réchauffement climatique d'ici 2050 nos trois vraies voix avec nous en débattent et vous aussi les auditeurs au 0826 300 300 Philippe Bilger René Chiche et Mathieu Oc Philippe Bilger alors finalement c'est un peu c'est un peu un marronnier certains disent si Macron en a fait beaucoup pour l'environnement d'autres non pas assez est-ce que la France à travers son président et à travers ses politiques lancées finalement est en retard ou en avance ?
Encore une fois Frédéric sans être un spécialiste je crois que je vais m'en sortir par une formule qui ne sert en général à rien il en fait beaucoup plus que ce que ses adversaires prétendent moins que ce que les écologistes raisonnables souhaitent je crois on ne peut pas dire objectivement que par rapport à certaines demandes écologiques raisonnables et équilibrées me semble-t-il que la France est en avance je crois René Chiche vous sentez que la France n'est pas en avance ?
Non alors c'est-à-dire que c'est un petit peu mi-figue mi-raisin quoi je dirais bon la France quand même a fait des choses depuis quelques années sans esprit partisan il y a eu un plan d'adaptation au changement climatique il y a eu des stratégies pluriannuelles d'énergie il y a eu pas mal de choses qui ont été mises en plan vraiment on ne peut pas dire que la France n'a rien fait par rapport pour justement se parer au réchauffement climatique qui arrive la question c'est pas tant est-ce qu'elle a fait quelque chose mais est-ce qu'elle a fait dans le bon sens alors souvent il y a des plans qui sont mis en place qui sont annoncés et souvent c'est ce qui revient souvent d'ailleurs lorsqu'on disait avec des gens dans les municipalités dans les partenaires souvent sur le terrain ces plans ne sont pas mis concrètement en place voilà l'action et alors aussi pour quelles raisons souvent parce qu'actuellement on se trouve aussi dans une situation politique un peu compliquée et au niveau budgétaire les choses ne se goupillent pas vraiment donc on peut dire que la France essaye de faire des choses on ne peut pas dire que c'est un pays inactif ça ce serait faux de dire ça mais et dernière chose il y a par contre depuis quelques années des choses qui auraient dû être mis en place des choses un peu je dirais même de base comme par exemple l'installation de volets ça aurait pu être fait depuis 10 ans parce qu'on parle du réchauffement climatique depuis 20 à 25 ans de volets c'est à dire dans les immeubles un truc tout simple de mettre des volets dans les immeubles ça peut exister il y en a des volets dans les immeubles il y a beaucoup d'immeubles qui n'ont pas de volets il y a beaucoup d'immeubles la question c'est est-ce qu'on a encore des passoires thermiques et la réponse c'est oui ça c'est oui bien sûr mais justement la France a sur certains certains volets je sais le cas de le dire n'a pas mis en action des choses qui auraient pu être mises en place alors je ne veux pas vous voler la parole mais je la donne à Mathieu politiquement la France est-ce qu'elle est en retard mais je n'ai pas l'impression par rapport aux autres pays non moi non plus en fait j'aurais deux niveaux de réponse le premier niveau de réponse c'est sur le bilan d'Emmanuel Macron et je rejoins à peu près ce qui a été dit c'est à peu près mitigé et il a beaucoup annoncé et effectivement dans les faits c'est compliqué par exemple on prend les grandes mesures qu'il a faites c'est-à-dire le fonds vert par exemple donc c'est l'argent débloqué pour les collectivités ça ça a plutôt bien marché mais récemment le fonds vert a été tari puisque pour des raisons budgétaires si on prend la loi AGEX et sur l'économie circulaire des choses ont été mises en place sur les sacs en plastique etc ça va plutôt dans le bon sens le problème qu'il a le problème du bilan présidentiel c'est la question énergétique c'est que le nucléaire et au début il a fait fausse route en fait on parlait de foot tout à l'heure il n'a pas un contre-pied sur le nucléaire exactement sur l'énergie ensuite le deuxième point et c'est là où il y a peut-être c'est peut-être dommage d'un point de vue structurel sur la France c'est que les canicules les épisodes caniculaires on n'apprend pas que ça existe depuis cette année la première canicule c'est 2003 on a fait en sorte et vous n'étiez pas né mais en 1976 on a eu une aussi mais on a demandé aux français de travailler plus pour récolter de l'argent pour mettre à niveau les services publics les services essentiels par rapport aux épisodes caniculaires ça s'appelle la journée de solidarité ça a permis de récolter 36 milliards d'euros c'est énorme depuis 2003 et en effet ces 36 milliards d'euros les français peuvent se dire mais qu'est-ce qu'on a fait de tout cet argent de notre travail qu'a-t-il été fait et je pense qu'un des vrais enjeux de la politique environnementale et énergétique et surtout environnementale c'est qu'elle a été un peu les politiques sont un peu dépossédées par l'administration par des agences nationales telles que par exemple l'ADEME sur la maîtrise de l'énergie et du développement durable ou l'ANA l'agence nationale sur l'habitat sur la rénovation des bâtiments qui en fait dépossèdent les politiques des dispositifs qu'ils essayent de mettre en place et ça ne fonctionne pas et ça coûte énormément d'argent aux français donc ça c'est le côté système à la française exactement l'ADEME c'est quand même 300 millions d'euros de fonctionnement par an avec ça on peut financer énormément de canadaires ou de moyens opérationnels pour les pompiers 0800 26 300 300 Hector notre auditeur fil rouge de Montpellier de retour Hector vous avez écouté ce qui se dit est-ce que vous en tant que français observateur vous vous dites on est dans les temps on a anticipé le problème on a fermé les yeux
alors je vais être évidemment très provocateur plan plan rempart plan
alors on vous entend on vous entend très très loin Hector c'est comme si vous étiez loin du combiné est-ce que c'est le cas
c'est mieux là comme ça
ah bah oui c'est mille fois mieux allez-y Hector reprenez plan plan en temps plan c'est un vrai tambour c'est la spécialité c'est-à-dire qu'avant les latins les romains disaient que gouverner c'était prévoir là gouverner c'était réagir alors on parle de réchauffement climatique oui on fait des plans alors on fait des super alors des agents ça a des trucs c'est incroyable ça me fait penser un peu à l'arcom c'est-à-dire des agences auxquelles on peut placer des copains utiliser le pognon pour autre chose ce qui est initialement fait et avec 36 milliards apparemment tous les expats auraient pu être équipés de climat déjà brompés pour nos pauvres pour nos pauvres anciens qui meurent en fait de chaleur bref à côté de ça mon bon chance paysan dit que à constater puisqu'avec mon père on avait une vigne c'est bizarre quand on plante des arbres notamment les températures baissent automatiquement en plus ça fixe le sol donc quand il y a des grosses des grosses inondations ça fixe un peu plus le terrain ça évite que la vigne soit embarquée les problèmes des haies aussi ça on n'en parle pas en France par exemple on a rasé toutes les haies qui bordaient les champs savoir que ça avait un double intérêt oui ça faisait un peu l'effet coupe-feu voilà il y a plein de choses comme ça et notamment en Corse il y a eu un problème d'eau que la Sarajeille d'ailleurs a rétabli il y a des années de ça il y a eu des projets de retenue collinaire c'est à dire que on fait des mini-majorages un peu partout on fait repartir des petites rivières qui sont asséchées et de fait vous permettez il y a un peu plus d'évaporation d'eau mais ça permet d'avoir des précipitations ça permet aussi de faire des réserves d'eau pour les paysans pour notre société agro-pastorale qui est encore assez et qui s'y est opposé ?
les écologistes les escro-logistes non non non les écologistes par exemple on voit l'histoire des bassines du coup on va avoir des paysans avec un réchauffement climatique au lieu de 36 milliards d'euros on peut avoir une vraie politique de reforestation de gestion aussi de l'eau parce qu'en fait le problème c'est quoi ?
c'est pas tant la chaleur c'est l'eau et c'est aussi de faire baisser la température notamment dans les villes et notamment l'histoire des bassines qui permettent donc de stocker de l'eau on a vu qu'il y avait eu de grosses chutes d'eau et que finalement effectivement on pourrait s'en servir merci Hector juste pour conclure rapidement Hector oui donc c'est exactement ça au lieu de prévoir gouverner ses prévents c'est gouverner ses prévents c'est déréagir c'est-à-dire que là en fait on va gérer les morts on va gérer ah il fait chaud et en plus des messages comme d'habitude je m'hydrate machin c'est du paternalisme c'est de l'intestilisation qui est pénible et qui au final ça devient inaudible alors oui parce que vous effectivement on l'a bien compris vous êtes très très très au fait de cette question mais il y a des gens qui ne savent pas trop regardez moi pourtant je suis dans le milieu du sport quand vous avez un jogger qui va courir à midi 13h bon il a tout faux mais il faut le redire voilà bon merci Hector c'était très très très enrichissant ce que vous nous avez dit je voulais la réaction donc par rapport à la question qu'on a posée la France est-elle en retard pour lutter contre le réchauffement climatique qu'est-ce que ça dit donc sur le site Youtube de Sud Radio Quentin Saunier et bien écoutez on vous a posé la question le sondage est assez serré seulement 75% de nos auditeurs combien dit ?
64% parce que vous êtes un peu enrhumé c'est pour ça d'ailleurs je dis bravo parce que vous êtes venu vous avez une sacrée crème évidemment vous êtes quand même le seul qui a attrapé un coup de froid en pleine canicule il faut le faire c'est énorme il faut le faire donc 64% 64% voilà de nos auditeurs qui estiment que la France est en retard pour lutter contre le réchauffement climatique on a beaucoup de commentaires pour cette question Enzo qui nous dit quand bien même ce serait le cas la France n'est responsable que d'un pour cent des émissions mondiales et on a Daniel qui nous dit au lieu de mettre du béton partout nous devrions planter des arbres nous irons mieux c'est un sacré conseil oui c'est important bon merci beaucoup Quentin c'est un beau sujet effectivement avec des experts avec des regards mais surtout surtout soyez vigilants écoutez bien les recommandations dans un instant nous abordons un sujet et on va en parler avec nos vrais voix une véritable mise à mort déclarée par les Iraniens à l'encontre du président des Etats-Unis Donald Trump nous aurons le général Paloméros avec nous les trois vrais voix Philippe Bilger Mathieu Hauck et René Chiche sont avec nous à tout de suite les vrais voix
17h20 les vrais voix Sud Radio
Sud Radio
table mise à mort qui a été décrétée contre Donald Trump décrétée par les Iraniens alors c'est tout un tas d'interrogations que nous nous posons avec les vrais voix Philippe Bilger René Chiche Mathieu Hauck c'est dans ce cadre que nous retrouvons François-Louis Bourneau
les vrais voix Sud Radio
l'info en plus François-Louis Bourneau c'est votre rendez-vous et dites-nous en plus sur cette affaire écoutez mon cher Frédéric vous l'avez très bien intitulé Israël a transmis à Washington des informations selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump alors moi je vais poser la question à notre général Jean-Paul Paloméros qui est avec nous bonsoir Jean-Paul bonsoir bonsoir mon général vous êtes ancien chef d'état-major de l'armée de l'air et commandant suprême de l'OTAN je vous pose cette question quand on parle d'assassiner Donald Trump est-ce que c'est de la science-fiction un nouveau complot ou alors une vraie réalité de guerre mon général ?
Écoutez
dans le monde dans lequel on vit et avec tous les extrémismes qui s'y expriment je pense que Donald Trump n'est en sûreté nulle part enfin il n'est en sûreté évidemment il a un service d'ordre il a un service de protection à la hauteur mais on l'a vu avec Charlie Kerr on l'a vu aux Etats-Unis il a à peu près le même niveau de menaces qu'à l'extérieur est-ce que maintenant la question qui sous-entend tout ça c'est est-ce que les Iraniens veulent vraiment tuer Donald Trump ou permettrait d'en douter un tout petit peu je ne vais pas faire de science-fiction ou de complotisme mais enfin c'est une source israélienne on sait que Netanyahou meurt d'envie de repartir en guerre c'est sa stratégie c'est sa vision je ne suis pas sûr que les Iraniens veulent se payer entre guillemets ce luxe et ce risque d'une manière ou d'une autre de tuer le président américain effectivement avec la portée alors on se dit bon les deux pays sont en guerre peut-être que dans le but du jeu de la guerre c'est de tuer le chef d'état de l'autre bon mais dans ce contexte-là c'est particulier alors cher général les trois vrais voix sont prêts pour vous poser les questions Philippe Bilger mon général comment dire est-ce que la manière au moins imprévisible parfois erratique surprenante changeante dont Donald Trump conçoit sa politique étrangère est-ce qu'elle n'est pas d'une certaine manière créatrice de menaces personnelles qui n'existaient pas dans la diplomatie classique oui vous avez raison c'est la violence qui est élevée au rang d'institution c'est pas forcément uniquement Donald Trump mais ça en fait partie s'imposer par la violence aujourd'hui c'est quand même la marque des conflits que ce soit en Ukraine que ce soit au Moyen-Orient oui bien sûr c'est très déstabilisant parce qu'en plus ça crée une incertitude permanente qui déstabilise les pays qui déstabilise les pays du Golfe en particulier qui déstabilise les marchés internationaux il est temps quand même que Donald Trump revienne si possible à une certaine réalité parce que le monde virtuel dans lequel il vit se confronte à une dure réalité qui est celle de la mort de la guerre et des victimes que ça peut causer et des dégâts sur l'excellence et les économies mondiales Alors deuxième question pour vous général Jean-Paul Paloméros René Chiche Alors mon général est-ce que vous ne pensez pas que les funérailles de l'ayatollah Khamenei qui sont déroulées durant quelques jours là en Iran sont finalement la preuve que l'opération Trump contre l'Iran est un échec parce que vu la façon dont les nouveaux dignitaires du régime iranien se sont exposés publiquement pour assister à ces funérailles dont le nouveau commandant des gardiens de la révolution d'ailleurs est-ce que vous finalement vous ne pensez pas que cette opération de Trump d'ailleurs moi je pense qu'il y a une fatwa contre Trump alors ça ne veut pas dire qu'il va être exécuté tout de suite enfin une tentative mais je pense qu'il y aura une fatwa contre lui qui va durer des années et on ne sait pas ce qui peut arriver plus tard mais bref par nature elle existe puisqu'il qualifie le grand Satan les Etats-Unis etc pour reprendre ma question générale est-ce que vous ne pensez pas encore une fois que la façon dont sont déroulées ces funérailles sont la preuve que le régime iranien finalement a quand même remporté une victoire contre la superpuissance qui est Général Paloméros Général Paloméros Oui indéniablement je l'ai déjà dit et je crois exprimer aussi le point de vue de beaucoup c'est une défaite incontestablement c'est une défaite pour des tas de raisons manque de but précis
atteignable par des voies militaires décision
d'un cessez-le-feu très prématuré et complètement bancal aucun effet réel sur la convention sur la dissuasion conventionnelle qui représente les missiles balistiques nucléaires on ose même trop en parler et puis l'échec se maliteste il y a effectivement ces grandes manifestations le pouvoir islamique il est vraiment bien rodé pour créer aussi de la masse et bien bien ménager et bien motiver les troupes et les foules mais le dernier point et vous le connaissez très bien maintenant c'est le détroit d'Orbouz c'est offrir le détroit d'Orbouz comme ça en cadeau dans cette guerre ratée par Donald Trump et qui dure avec ses sous-brosseaux parce qu'évidemment maintenant il faut subir tous les symptômes et les syndromes qu'elle a engendré c'est ça le fond du problème c'est que maintenant ils sont obligés de mener une guerre mais par défaut pour essayer de restaurer le trafic dans l'étroit d'Orbouz alors que le problème du trafic dans l'étroit d'Orbouz c'est la crédibilité et c'est la maîtrise du risque en quelque sorte c'est la confiance que les différents opérateurs peuvent avoir mais aujourd'hui la confiance elle est largement entamée donc oui c'est un vrai fiasco c'est mon avis avec l'ensemble de l'économie mondiale qui est affectée et à prévoir d'ailleurs une hausse alors ça a déjà été le cas avec la reprise des frappes des deux côtés avec la hausse de l'essence Mathieu Hawke Bonsoir mon général moi j'avais une question entre guillemets simple c'est pour vous par rapport à cette information dont on prend des pincettes puisqu'elle nous vient des services israéliens mais que quelles sont selon vous les perspectives pour l'Iran dans la mesure où aujourd'hui on peut dire qu'ils ont plutôt effectivement gagné d'un point de vue politique cette première partie de la guerre alors c'est une victoire mais comme toute victoire elle a ses limites c'est une victoire temporaire maintenant tout dépend de savoir si oui ou non Donald Trump et ses équipes se reprennent et relancent une véritable guerre mais qui soit totalement maîtrisée pas sous la forme qu'ils ont connue aujourd'hui plutôt à mon sens une guerre économique parce que ce qui me semble c'est qu'à partir du moment et en particulier le patron militaire des opérations dans cette région a lancé son embargo je crois que là ça a commencé à faire très mal à l'Iran et je pense que c'est la seule voie viable aujourd'hui ça va être difficile bien sûr on peut pas créer une victoire avec ça mais il n'y a que ça dans le long terme parce que le point faible iranien aujourd'hui il est clair ça reste son économie c'est ce qui a mis les gens dans la rue c'est ce qui peut les remettre dans la rue éventuellement et je vois pas d'autre certainement pas une opération militaire pour gagner la bataille d'Ormouz ça sera pas possible c'est trop facile aujourd'hui pour les gardiens de la révolution de bloquer l'étroit d'Ormouz avec trois drones les pétroliers qui s'enflamment comme si c'était des allumettes non ça c'est perdu comme bataille la guerre économique ça je crois oui la guerre économique justement on est en plein dedans avec les prix de l'essence on en reparlait Philippe Bilger mon général vous êtes tellement passionnant que des questions nous viennent sans arrêt pardon pour cette question très naïve mais est-ce que vous admettriez que depuis quelques années avec ce qui se passe à Gaza la barbarie du 7 octobre l'Ukraine l'Iran l'idée de guerre qui semblait avoir un peu disparu comme solution de règlement des conflits est en train de revenir en force et en ce qui me concerne très modestement c'est quelque chose qui m'angoisse est-ce que je me trompe ou est-ce que en réalité on a toujours eu ça comme fond de toute vie internationale ?
c'est une question qui est tout sauf naïve mais ça je m'en doutais un peu depuis des années je me souviens d'avoir travaillé en état-major peu importe et d'avoir été marqué par le fait que les grandes puissances se réarmaient alors que nous on était en plein délire je dirais ou en tout cas on baignait dans le bonheur et on se disait ça y est c'est fini la guerre froide je ne vais pas revenir sur les dividendes de la paix c'est un peu du réchauffé mais ça a quand même des effets et moi ce qui m'inquiétait à l'époque j'étais que jeune colonel après tout c'était de me dire mais pourquoi la Chine pourquoi la Russie pourquoi et on finit par comprendre que en fait ce choc à la fois peut-être de civilisation mais surtout d'intérêt mondiaux est en train de se produire avec ce choc terrible entre les Etats-Unis et la Chine mais qui s'est fait évidemment par des effets secondaires terribles sur ces complets parce que derrière tout ça en fait il y a une lutte de très grande puissance la Russie se voulant une grande puissance mais démontrant qu'elle l'est de moins en moins même si elle a encore des outils très dangereux c'est pas ce que je veux dire mais elle ne joue pas du tout dans le même cours que les Américains et les Chinois donc on a lâché les Nations Unies ont été dévalorisées c'est ça le premier point on n'y croit plus pour différentes raisons c'est devenu tiers mondial d'un côté et de l'autre côté ça ne remplit pas sa fonction le Conseil de sécurité qui a fait de bonnes choses par le passé n'est plus capable aujourd'hui d'élever le débat de parler de la nucléarisation du monde et des choses comme ça c'est terrible et là on ouvre sur plein d'autres questions et juste il nous faut conclure mon général et c'est très frustrant mais oui juste une conclusion mais je pense qu'on vous rappellera la semaine prochaine parce que ça ne fait que commencer mais juste oui si vous pouviez terminer pour votre conclusion rapide s'il vous plaît la violence s'établit maintenant il est temps que nous je dirais français nous européens pour ceux qui se reconnaissent dans cette idée d'un bien commun de valeur commune qu'on reprenne le dessous en main c'est vital c'est critique et pas seulement dans le domaine de la défense dans tous les domaines stratégiques c'est le moment clé parce que sinon on va continuer à payer les pots cassés on va continuer à subir on va continuer à être des proies donc oui pour une Europe une France
évidemment forte déterminée à créer son avenir oui pour une Europe qui garantit des intérêts et des valeurs et non pour le saccage
de tous ces biens qu'on a construits qui ont été construits par nos parents nos grands-parents et qui nous ont laissé un bel héritage merci beaucoup général Paloméros Jean-Paul Paloméros ancien chef d'état-major de l'armée de l'air et commandant suprême de l'OTAN merci François-Louis Bourneau on vous retrouve tout à l'heure de 19h30 à 20h dans la libre antenne absolument mon cher Frédéric on vous appelle pourquoi les auditeurs on 0826-300-300 c'est eux qui jouissent les sujets ce soir ils veulent parler des feux de forêt qui continuent et aussi des fortes chaleurs c'est un sujet lié on le rappelle ça continue de faire beaucoup de dégâts en France mais aussi en Espagne et puis on parlera un petit peu de ce match France-Maroc aussi mon cher Frédéric on va continuer la coupe du monde dans un instant le tour de France
et bien que d'événements
entre cette terrible guerre qui reprend entre cette canicule qui nous étouffe entre ces beaux événements sportifs coupe du monde de football les tours de France oui il y a des moments où aussi on se fait plaisir et bien faisons-nous plaisir c'était l'arrivée du tour aujourd'hui
Les Vraies Voix Sud Radio
et autour de Philippe Bilger de Mathieu Hoc et de René Chiche nos trois Vraies Voix du soir nous accueillons Pascal Chanteur notre consultant bonsoir Pascal bonsoir à toutes et tous bon vous faites attention on est à Bordeaux aujourd'hui je sais votre passion
ah non là on vient d'arriver à Bordeaux mais là j'arrive sur Bergerac
ah plus alors oui oui mais c'est la même tendance parce qu'effectivement vous êtes aussi de Bergerac rappelons-le aujourd'hui septième étape au lendemain du show de Pogacar dans le Tourmalet 175 km 100 étaient au programme entre Agedmo et Bordeaux le grand rendez-vous des sprinters victoire donc magnifique des Belges une nouvelle fois ils sont très très forts en sprint nos amis Belges donc Tim Merlier le meilleur d'entre eux s'est imposé devant un Norvégien Waring Sold Girmay alors lui c'est l'Erythrée Kanter un Allemand et encore un Belge Philippe Seine où étaient les français bon on s'y attendait mais pas de français déception aujourd'hui Pascal
non mais comme on l'a dit il y a quelques jours de cela notre meilleur français sortant du Giro n'a pas pris le départ du Tour de France Paul Manier
au sprint
voilà exactement et donc à partir de là nous n'avons pas de cohorts français qui sont en capacité de pouvoir rivaliser avec l'ensemble des sprinters étrangers
pourquoi Bordeaux c'est devenu la légende des sprinters Pascal ?
parce que c'est le relief de l'étape en général parce que généralement on arrive des Pyrénées on sort des Pyrénées et on traverse les Landes les Landes avec très très peu de difficulté à l'abri ce qui rend une course assez stéréotypée sur le fait que c'est contrôlé par les équipes de sprinters
parce qu'aujourd'hui les deux attaquants Baptiste Verstoffer le jeune français de l'équipe l'auto-intermarché et le tchèque Yacoub Otrouba ont essayé ont essayé évidemment repris à 17 km de l'arrivée autour de la table ça vous inspire quoi ?
René Chiche alors moi je ne suis pas du tout un grand spécialiste du CQ je connaissais mieux avant non mais une question un peu pratique si je peux me permettre elles sont toujours pertinentes vos questions avec une telle canicule qu'il va y avoir là exactement excusez-moi Pascal ce chanteur expliquez comment les coureurs peuvent accomplir ce genre d'étape avec une telle canicule si j'osais c'est vraiment la bonne question et que tout le monde se pose c'est ma question il faut avoir confiance en vous vous faites le point Chiche allez-y Pascal Chanteur
alors il faut savoir que depuis le départ il est véritablement important de signaler comme vous l'avez dit que la canicule est présente mais on est dans des températures relativement encore correctes quand je dis correctes ça peut choquer un certain nombre de personnes qui n'ont pas l'entraînement et puis la condition physique des coureurs cyclistes professionnels aujourd'hui nous sommes partis d'Agetmo avec une température de 31 32 degrés avec un temps couvert qui a permis de pouvoir récupérer avec un vent avec un petit vent qui a permis d'avoir un peu de fraîcheur et on est arrivé sous une température élevée mais encore relativement appréciable par rapport aux températures qu'on a vécues dès le début du Tour de France on était à 36 donc nous aujourd'hui on a des protocoles qui sont mis en place avec la possibilité de pouvoir s'hydrater et de s'arroser correctement avec les véhicules qui sont mis à leur disposition et des motos qui sont mises à leur disposition qui leur permettent de pouvoir s'hydrater fortement
bon voilà alors oui mais vraiment très rapide Philippe non mais rapide je vais faire référence à la culture de Pascal le jeune Vestrofer c'est sans doute un Alsacien ils ne sont jamais mauvais ces gens là et est-ce qu'il ne vous rappelle pas le fabuleux Asseine d'Orfer Asseine fordère Roger Asseine fordère oui l'Alsacien il est un peu jeune Pascal non mais il commence bien
alors si je lui en parlais à Baptiste clairement il me dirait qu'il ne connait pas très bien
donc je savais que ma réponse la réponse serait rapide en revanche il peut nous rappeler un Jackie Durand etc etc des échappés au long cours c'est ça
voilà c'est un véritable baroudeur dans le vrai sens du terme et de rouler en tête de peloton ou échapper comme il le fait ne lui fait pas peur
et si vous allez à côté de Colmar il y a le restaurant de Roger Asseine fordère où je suis allé déjeuner qui est génial c'était un marrant bien sûr merci Pascal Chanteur on se donne rendez-vous à 19h spécial Tour de France Vincent Lavenu sera avec nous et bien sûr notre autre consultant Samuel Dumoulin on se dit tout sur ce qui s'est passé aujourd'hui et sur ce qui va se passer demain merci à Mathieu Hock à René Chiche qu'on retrouvera dans les quelques jours qui arrivent en revanche il va danser et dormir chez la dame de Haute-Savoie bonne vacance Philippe Bilcher et tout de suite on retrouve quelqu'un qui lui n'est jamais en vacances Thomas Binet avant les infos et le Tour de France Viens dans mon immeuble avec Loislet et Descremont présente Sudra