Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France
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Bonjour à tous. Heureuse de vous retrouver et de vous accompagner tout au long de ce dimanche. Bienvenue dans BFM Politique, votre rendez-vous du dimanche midi avec BFM Business et avec le Parisien aujourd'hui en France.
Dans un instant, notre invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Il est député de l'Essonne, il est président de Debout la France et il est tête de liste pour les européennes où il est crédité de 7 à 8% des voix et c'est en hausse. D'ailleurs, la plupart des républicains le considèrent aujourd'hui comme une menace pouvant siphonner une partie de leur électorat. Il se dit gilet jaune de cœur et il soutient la plupart de leurs revendications, notamment le référendum. On y reviendra. Mais avant d'interroger notre invité, on fait un point sur l'actualité de ce dimanche midi avec Florence Dupont.
Bonjour Apolline. Et on commence avec ce drame à Courchevel. Un incendie s'est déclenché dans un immeuble du centre de la station qui est hébergé des saisonniers. Le bilan est lourd. Deux morts, quatre blessés graves. Le feu a débuté vers 4h30 du matin. Mais les causes de l'incendie sont encore inconnues. Une enquête va être ouverte. Guillaume Barqui.
C'est au beau milieu de la nuit, à 4h30 du matin, que l'incendie se déclare dans cet immeuble du centre de Courchevel 1850.
Le bâtiment de gauche, le dernier étage a été un peu touché. Et le sud de droite aussi. Mais c'est vraiment sur le dernier étage que ça a vraiment brûlé là, oui.
Le feu gagne vite du terrain et prend au piège une soixantaine de personnes, essentiellement des travailleurs saisonniers. C'est un bâtiment qui n'est pas un bâtiment public. C'est un bâtiment qui était dédié au logement et qui était occupé par des saisonniers. Donc nous sommes en train de regarder en termes de procédure ce qui avait été mis en place précédemment. Les plus gravement touchés ont été héliportés vers des centres hospitaliers de la région. Les autres travailleurs présents dans l'immeuble ont été évacués dans la salle communale de la station, pris en charge sur le plan médical et psychologique par les secours.
Il leur a fallu 3 heures et 30 minutes aux 70 forces d'intervention pour maîtriser la situation et éviter la propagation aux immeubles voisins. Une enquête de la gendarmerie a été diligentée. A ce stade, la piste de l'accident est privilégiée par les autorités.
Le sous-préfet de Courchevel a tenu un point presse. Frédéric a apporté des précisions sur les circonstances de l'incendie. Malheureusement, le bilan est assez lourd puisque 2 personnes sont décédées dans cet incendie. Nous recensons 4 blessés graves dont le pronostic vital n'est pas engagé. Les blessés graves ont été touchés à la fois par le fait d'avoir sauté des étages pour échapper aux flammes ou parfois par le fait d'avoir été brûlés ou intoxiqués par les émanations de monoxyde de carbone. Et au-delà de ces 4 blessés graves qui sont attentivement suivis, il y a 21 blessés légers dont l'État n'inspire pas d'inquiétude mais qui ont quand même fait l'objet d'un suivi médical ce matin.
84 000 gilets jaunes ont manifesté hier dans toute la France autant que le week-end dernier.
La mobilisation se poursuit ce dimanche avec les femmes gilets jaunes puisqu'elles appellent à se réunir à Paris et se sont donné rendez-vous devant la tour Eiffel. On vous retrouve à Anne-Sophie Varmont, une manifestation qui se veut pacifique.
Tout à fait, c'est le mot d'ordre de cette manifestation qui est pacifique. Alors vous le voyez, les femmes gilets jaunes, elles sont rassemblées, vous le disiez, juste à côté de la tour Eiffel. Petit à petit, ce rassemblement, il grossit. On était tout à l'heure à quelques dizaines et là, on est vraiment à une petite centaine de femmes gilets jaunes qui se sont rassemblées ici. Ça fait une petite heure qu'elles sont là sur cette place et elles vont bientôt prendre la route pour un parcours qui va les emmener jusqu'à la place de la Bastille. Un parcours qui va passer par des grandes artères parisiennes.
Donc le mot d'ordre, c'est d'être pacifique, mais c'est aussi de passer des revendications spécifiques des femmes, notamment pour les mères au foyer, pour les femmes qui sont isolées ou alors pour aussi les femmes qui sont sans emploi. Des revendications qu'elles, elles jugent spécifiques et qu'elles n'arrivent pas à faire passer dans les rassemblements avec les hommes. C'est pour cela qu'elles sont là aujourd'hui. Elles disent sur la page consacrée au rassemblement, nous ne voulons pas rester dans le silence. Nous voulons que les choses changent avec les femmes avec lesquelles nous avons discuté.
Il est surtout question évidemment de parler de garde d'enfants, aussi de parler de revendications sur le pouvoir d'achat. Et le RIC qui revient, car ce rassemblement, il est parallèle de celui d'hier, mais il ne veut pas se dissocier. Elles veulent juste être là dans le calme, loin des violences, de certaines violences qu'elles déplorent. Et donc c'est pour cela qu'elles se rassemblent. D'ailleurs, c'est le deuxième rassemblement du genre. Il y en avait déjà eu un le 6 janvier dernier à Paris, dans d'autres villes en France. Et le 6 janvier, elles étaient entre 300 et 500 à s'être rassemblées.
Merci beaucoup Anne-Sophie Varman. Manifestation, rassemblement qui se poursuivre alors que les Français sont invités à échanger, à discuter. Pas moins de 200 consultations ont déjà eu lieu dans le cadre du grand débat national. Elles se poursuivent aujourd'hui très concernées par les débats. Les seniors, ils sont nombreux à venir échanger avec une revendication forte. Les retraites, les jeunes, eux, semblent moins intéressés pour le moment. Du coup, les élus cherchent à les impliquer davantage.
Adélaïde Mangin, Anne-Sophie Varman. Pour ce premier jour de débat bandol, des gilets jaunes s'étaient bien mêlés à l'assemblée des participants. Mais si l'on scrute attentivement l'auditoire, difficile de trouver une personne de moins de 30 ans. Alors quand Jérémy prend la parole, c'est presque inattendu. Gérard, retraité à Bandol, tente d'expliquer la quasi-absence de jeunes ce jour-là.
Ils ont des difficultés, je dirais, peut-être à s'exprimer. Avec les cheveux blancs, on y va de façon plus... on est plus à l'aise, entre guillemets, dans un débat.
À Palaiso, dans l'Essonne, même constat. Plus de 140 personnes sont venues participer au débat, mais peu de jeunes sont présents. Yasmine Lycéenne, de 17 ans, est l'une des seules. Pour elle, il faut proposer une nouvelle forme de débat. Au lieu de rester tous assis, on peut essayer de parfois rester debout, de faire des sortes de petits ateliers. Par exemple, je ne sais pas, des petits ateliers où on discuterait du coup de la citoyenneté. D'autres ateliers, est-ce qu'il faudrait abaisser l'âge du vote ? D'autres ateliers, comment s'engager plus ?
L'animateur du débat à Palaiso a donc décidé de donner la possibilité à certains jeunes de piloter eux-mêmes des débats pour qu'ils puissent s'approprier, dit-il, ce mode d'expression. Voilà pour l'essentiel. On vous retrouve à Pauline de Malherbe pour BFM Politique. Merci beaucoup Florence. Et mon invité, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, Pauline de Malherbe. Dans un instant, on va parler avec vous d'Europe. Vous êtes tête de liste pour les élections européennes. Et on peut dire que l'Europe, c'est au cœur vraiment aussi de votre logiciel, c'est-à-dire le rapport entre la France et l'Europe et la question, bien sûr, de la souveraineté.
On va revenir notamment sur ce traité qui sera signé dans deux jours entre la France et l'Allemagne, le traité d'Aix-la-Chapelle. On va revenir sur le grand débat. Vous vous dites gilet jaune de cœur. Et à mes côtés, comme chaque dimanche pour vous interroger, Henri Vernet, du Parisien aujourd'hui en France, avec qui vous reviendrez aussi sur les alliances politiques que vous pourriez faire pour les européennes. Vous avez toujours attendu, espéré une alliance des droites. On va pouvoir voir si c'est en chemin. Et puis Emmanuel Lechypre, avec lequel vous reviendrez notamment sur la question du pouvoir d'achat, qui est au cœur des revendications des Gilets jaunes. A tout de suite.
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Bonjour, Apolline de Malherme. Merci d'être avec nous. Vous êtes députée de l'Essonne, vous êtes président de Debout la France et vous êtes la tête de liste de Debout la France pour les européennes. Je le disais tout à l'heure, on va y revenir. Vous êtes crédité pour l'instant de 7 à 8% et ce chiffre est en hausse au fur et à mesure des différents sondages. Et vous vous dites d'ailleurs, proche du mouvement des Gilets jaunes, pas forcément du mouvement lui-même, mais dans le cœur, vous dites partager un certain nombre de leurs revendications. On va y revenir longuement. Mais je voudrais d'abord qu'on commence par ce qui va se passer mardi.
Mardi, dans deux jours, la France et l'Allemagne vont signer un traité ensemble qui s'appelle donc le traité d'Aix-la-Chapelle, traité entre la République française et la République fédérale d'Allemagne sur la coopération, je cite, et l'intégration franco-allemande. Et depuis quelques jours, vous parlez beaucoup de ce traité et vous en avez notamment fait une vidéo dans laquelle vous sous-entendez que c'est fait un peu sous le manteau, ce traité. Je voudrais qu'on écoute les mots que vous utilisez. J'en ai assez de ce grand chaud aux frais du contribuable qui dissimule de vrais enjeux, de vraies décisions qui, elles, sont prises en secret, en cachette, en secret.
Le Parlement n'est pas au courant. Je veux vous alerter sur l'hypocrisie de ce grand débat, sur ces mensonges secrets, sur ces abandons permanents du président de la République. Je voudrais qu'on revienne sur ces mots que vous utilisez. Vous dites que c'est en secret, qu'il y a une manière d'Emmanuel Macron de dissimuler ce qui se passe réellement, que ça se passe en cachette, c'est votre mot, et qu'il y a même du mensonge. Ce traité, il est sur Internet intégralement, je l'ai d'ailleurs imprimé, je l'ai avec moi. En quoi est-ce un secret ? Eh bien, tout simplement, il y a un grand débat. On en parle beaucoup à la télévision.
Et ce qui m'a le plus énervé, le plus choqué, pour être précis, c'est qu'on a déjà eu le coup avec le pacte de Marrakech sur l'ONU, qui est un pacte très important, qui a été signé, qui a fait tomber un gouvernement en Belgique, qui a été l'objet d'un débat en Allemagne. Il y a eu le refus des Américains, des Hongrois, des Israéliens, etc. Et le pacte de Marrakech est passé comme ça, en douce, au moment de la crise des Gilets jaunes. Il y a eu le traité, je vais revenir... On va y revenir sur le pacte de Marrakech. J'arrive au traité d'Axta-Chapelle. Mais moi, je serais comprendre pourquoi... Pardon, pourquoi vous utilisez ces mots ? Mais j'arrive au traité d'Axta-Chapelle.
Encore une fois, tous ceux qui nous écoutent peuvent l'imprimer. Ça fait 10 passes, on peut lire. Mais heureusement qu'on en a parlé à quelques-uns, parce qu'il n'y a pas eu de débat au Parlement. On n'en a jamais parlé, notamment dans la lettre à tous les Français du président de la République, qui ne parle pas de ses engagements internationaux. On a eu aussi un traité de libre-échange avec le Canada, qui s'applique et qui n'a toujours pas été adopté par le Parlement français. Donc ce que j'ai voulu dire, et on va parler d'Axta-Chapelle, c'est qu'il y a des décisions fondamentales, qui contraignent ensuite la vie du pays, qui ont des conséquences.
Alors, président, sur ce mot de contraignant, il n'est pas contraignant, au sens... Il respecte la constitution française qui reste la règle absolue. Le Kèche n'a pas donné lieu à un débat.
Non, non, je voudrais qu'on reste sur Axta-Chapelle.
Axta-Chapelle. Axta-Chapelle, la France va donner à l'Allemagne, en pratique, en pratique, c'est pas obligatoire, mais c'est en pratique, c'est un engagement de la France, la co-décision de Fête sur l'usage de son siège à l'ONU, et rentre dans une coopération militaire très étroite.
C'est quand même compliqué. Je suis attaché... Attendez, Apolline de Malherbe, je suis profondément attaché.
Vous venez de dire, en pratique, ça va revenir à... Je l'ai, je vais vous le lire l'article. Apolline de Malherbe, je suis gaulliste. J'ai profondément cru toujours en la réconciliation franco-allemande. Les belles images d'Adenauer et de De Gaulle, magnifiques. Cette réconciliation franco-allemande ne peut fonctionner que sur un pied d'égalité. Or, depuis des années, la France et ses présidents successifs donnent tout à l'Allemagne sans jamais de contrepartie. Nous avons un atout extraordinaire en France. C'est notre siège à l'ONU. Le siège au Conseil de sécurité de l'ONU qui donne un veto. Siège permanent, je voudrais juste qu'on précise les choses.
Il y a 5 pays qui ont le siège permanent, dont la France, effectivement, l'Angleterre, les Etats-Unis, la Russie et la Chine. C'est le fruit du sang de nos grands-parents et de nos parents. Ce siège à l'ONU nous donne une marge de manœuvre. Si Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont pu dire non à la présence des troupes-là... C'est parce qu'ils avaient ce droit de veto. Si à l'époque, on avait été obligés de consulter la malle, si on s'était engagés à consulter l'Allemagne, eh bien, Dominique de Villepin n'aurait pas fait ce discours. Et peut-être que nos soldats auraient été en Irak. Ce que je veux dire par là... Je voudrais qu'on fasse pause, maintenant. Non, mais je fais pause.
Ce que je veux dire par là, Pauline de Malherbe, c'est que je n'accepte pas qu'un débat aussi important sur l'avenir de notre défense nationale, de notre diplomatie, passe à l'as. Ce que je n'accepte pas, c'est que l'Allemagne, en contrepartie, ne fasse pas d'efforts sur des sujets économiques, sur des sujets énergétiques. Ce que je n'accepte pas, c'est les premiers articles qui nous mettent dans la main d'un modèle économique, toujours le même, qui a échoué et qui explique la crise des Gilets jaunes. Alors, on s'arrête deux secondes, Nicolas Dupont-Inence.
Vous avez déjà dit beaucoup de choses et je voudrais quand même qu'on revienne sur certains des termes.
Et je vous en remercie parce que c'est la première fois où dans une émission, on en parle. J'ai choisi de commencer par ça parce que je pense que c'est une chose importante. Et vous avez raison. C'est une chose importante et qui est importante aussi pour comprendre votre position. Mais je voudrais quand même revenir sur des mots. Les mots, je les ai fait entendre à l'instant, de mensonges, de secrets. Bon, on constate quand même en réalité que ce n'est pas non plus totalement en secret. En tout cas, les mots que vous avez choisis sont un peu plus forts que la réalisation. Si, si, si, excusez-moi, Pauline de Maillard. Pardon, mais il n'y a pas de secret. J'ai la lettre au français.
Tout le monde peut les lire. Mais vous plaisantez. Non, au minimum, vous pouvez dire qu'il n'y a pas eu suffisamment de débats. Le gouvernement n'en a même pas parlé à l'Assemblée nationale. Non, ce n'est pas parce qu'il n'en parle pas que c'est un secret. Écoutez, il y a un grand débat qui s'ouvre. Nous en parlons dans une émission fondamentale de politique. La politique de Maillard, excusez-moi, on en parle pourquoi ? Parce qu'il y a deux, trois personnalités politiques comme moi. Parce que c'est l'actualité dans deux jours. Oui, dans deux jours, il va être signé. Et je trouve ça important qu'on... Il va être signé.
Il n'y a pas beaucoup de pays démocratiques ou un traité aussi important qui lie la France à l'Allemagne, sans d'ailleurs en oubliant l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, etc. C'est un vrai problème. Oui, d'accord, mais cela veut dire qu'on donne notre privilège diplomatique et militaire, on le partage par un consentement mutuel dès le départ. Avouez que c'est quand même fort de café. Revenons sur les mots que vous avez employés. Vous avez dit, par exemple, que Dominique de Villepin, en l'occurrence, n'aurait sans doute pas pu faire son veto. Rappelons simplement qu'à l'époque, l'Allemagne était d'accord avec l'imposition française sur l'Irak, donc elle ne s'y serait pas opposée.
Mais souvenez-vous qu'à l'époque, l'Espagne, l'Angleterre, Barroso étaient hostiles. Donc on peut avoir des cas de figure très différents. Je reviens juste sur ce que vous avez dit. Vous avez dit, nous aurions dû consulter l'Allemagne, donc nous n'aurions pas pu le faire. Non. Si nous avions dû consulter l'Allemagne, nous l'aurions fait tout de même, parce que l'Allemagne était d'accord avec l'Allemagne. Et si l'Allemagne n'était pas d'accord sur une autre... Mais il y a des scies, on peut mettre des scies tout le temps. Oui, mais moi je ne lis pas la politique de la France. C'est comme ça que vous faites un petit bout avec des scies tout le temps. Attendez, excusez-moi.
La politique de la France appartient aux Français. Et j'estime qu'un président de la République...
Si on revient sur ce qu'a dit l'Allemagne, l'Allemagne était d'accord, c'est tout.
Un président de la République n'a pas à donner le pouvoir de dissuasion nucléaire, le pouvoir du siège à l'ONU, n'a pas à se mettre dans la main d'un partenaire qui de surcroît lui renvoie dans la figure une politique unilatérale. C'est quand même Mme Merkel qui a amené un million de migrants en une année, c'est Mme Merkel qui a négocié dans le dos de la France un accord avec la Turquie, c'est Mme Merkel qui a arrêté son programme nucléaire et relancé le charbon qui pollue la France, c'est Mme Merkel qui prend des décisions économiques sans jamais consulter la France, et c'est le président de la République française qui se soumet à l'Allemagne. Je ne l'accepterai jamais.
Je veux une relation équitable. Je comprends parfaitement que vous vouliez une relation équitable, c'est tout à fait votre question. Ce que je ne comprends pas, c'est que vouloir une relation équitable égale mensonge secret. Ben oui, je dis ce que je pense. Vous n'avez pas le sentiment de surjouer, de grossir les traits ? Non, je ne surjoue pas parce qu'on a eu il y a un mois le pacte de Marrakech qui va entraîner une submersion migratoire. Mais comment faire une submersion ? Vous savez ce que ça veut dire submersion ? Oui, je le sais. Ça veut dire être entièrement recouverte. Oui. Est-ce que la France va être entièrement recouverte ?
C'est l'expression de M.Colomb, ministre de l'Intérieur de M.Macron. Ça organise, vous dites, une submersion ? Oui, ça va favoriser. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que dans le pacte de Marrakech, il est écrit, et voilà pourquoi M.Trump l'a refusé, le Japon, la Hongrie, Israël, ça assimile les migrants économiques aux demandeurs d'asile. Et ça s'oppose à la capacité des pays à réguler l'immigration de manière libre. Et je vais même plus loin. Le pacte de Marrakech, dans un article, je crois que c'est l'article 23, mais vous me corrigerez si je me trompe, punit de peine d'amende les médias qui ne se féliciteraient pas des bienfaits de l'immigration. Donc il y a un moment...
Moi, je veux bien que le président de la République passe 6 heures avec les maires, et j'en suis ravi, pour parler de l'assainissement, de choses importantes que d'ailleurs... Et je soutiens les maires dans leurs revendications. Mais, parallèlement, on n'a pas le droit d'engager la France sans consulter le Parlement, sans faire un débat public. Et les Français peuvent lire les textes. Exactement. Tout le monde peut lire les textes qui sont sur Internet. Et je suis ravi, grâce au moins à ma vidéo, on lira le texte. J'insiste sur un point. Non, mais Nicolas Dupont, il y a un point. J'insiste sur un point. Il sera très difficile après. Non, il ne le donne pas.
Il prévoit une procédure de concertation permanente.
Vous dites, je n'accepte pas que l'on abandonne le siège de la France à l'ONU.
L'article 8... Je n'ai pas dit qu'il le donne, j'ai dit qu'il abandonne. Qu'il abandonne le siège de la France à l'ONU. Il n'est absolument pas prévu dans ce texte. Je voudrais quand même que les choses soient dites. Que le siège de la France à l'ONU soit abandonné. Il est prévu. Il est dit... Les deux États s'engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité, l'admission de la République fédérale d'Allemagne en tant que membre permanent. C'est-à-dire... Vous oubliez un autre article. L'admire. Madame la Pauline de Malerme. Ça, oui. Mais vous oubliez un autre article.
L'autre article qui est juste au-dessus. Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, les deux États coopéreront étroitement. Mais en aucun cas, la France ne l'a changé. Je voudrais juste... Si, si. Cela veut dire concrètement... Pourquoi vous faites ça ? Mais si. Mais parce que je le pense. Pourquoi vous faites ça ? Vous les avez lus, les textes. Mais je l'ai lu. Cela veut dire concrètement, Madame la Pauline de Malerme, qu'avant chaque décision de l'ONU, où la France a sa liberté donnée par le général de Gaulle, par l'effort de tous les présidents, François Mitterrand n'aurait jamais, jamais abandonné cela.
Cela veut dire que les gouvernements français, l'ambassadeur de France à l'ONU, ira voir l'ambassadeur allemand pour avoir sa co-décision. Je dis que c'est inacceptable. Parce que pourquoi pas aller voir les Anglais ? Pourquoi pas aller voir les Espagnols ? Pourquoi pas aller voir les Italiens ? Et si on veut vraiment faire quelque chose de commun, on ne le fait pas par automaticité. C'est tout. Alors, vous avez eu au minimum une forme... Et je suis clair là-dessus. Il y a une forme d'ambiguïté. Tiens, quand même, voilà, les gens pourront lire le texte. Mais reconnaissez que j'ai le droit d'avoir la mienne. Tout à fait.
Et que ceux qui m'accompagnent, qui sont attachés à la liberté de la France, liront ce texte. Et j'ajoute que ce qu'il y a de plus grave dans ce texte, c'est peut-être pas ça, c'est sur le modèle économique. Parce que je reviens à la crise des Gilets jaunes. Si nous sommes dans la pauvreté de masse, si les Français voient leur pouvoir d'achat réduit, si les Allemands ont exigé avec Bruxelles devoir réduire les pensions de retraite, parce que la désindexation des pensions de retraite de nos concitoyens, sur l'inflation, elle est écrite dans les engagements de la France vis-à-vis de l'Union européenne. Et c'est sur demande de l'Allemagne.
Eh bien, c'est parce que, dans ce traité, on s'engage sur un modèle économique, qui est un modèle d'appauvrissement collectif, de concurrence déloyale, de mondialisation inhumaine. Et ce que je veux dire, et je me réjouis vraiment qu'on ait ce débat, c'est que quand on signe des traités, et vous savez, je me suis opposé à Nicolas Sarkozy quand il a signé le traité de Lisbonne, et aux Républicains. Donc, ce n'est pas une question de droite et de gauche. C'est que les gouvernements français ont pris l'habitude de signer des traités qui, après, limitent leur marge de manœuvre dans le gouvernement de la France.
Mais les Américains, les Chinois, les Japonais, les Marocains, les Israéliens, les Algériens, tous les pays du monde refusent cela. Et je ne vois pas pourquoi. On se lirait les mains toujours. Je veux que la France soit libre de ses mouvements pour servir son peuple. Voilà pourquoi je dis ça. On comprend Nicolas Dupoignan sur le fond. J'alertais moi également. Eh bien, vous faites votre métier de journaliste. Je fais mon métier d'homme politique. Les mots que vous utilisez. Je voudrais également qu'on écoute Bernard Monod. Bernard Monod, il est eurodéputé, anciennement Rassemblement National, devenu debout la France.
Et lui, il avait été plus loin sur le texte d'Aix-la-Chapelle, pas seulement en disant qu'on abandonnait le siège, chacun jugera en fonction du texte, mais carrément qu'on allait lâcher l'Alsace et la Lorraine. Je voudrais qu'on l'écoute.
Ce traité funeste s'emploie à faire sortir ces régions frontalières françaises du giron du territoire national. En quelque sorte, l'Alsace repassera sous gestion allemande et la langue administrative sera l'allemand. M. Macron, lui, tel un judas,
va livrer l'Alsace et la Lorraine à une puissance étrangère. Bernard Monod, dont je précise d'ailleurs qu'il est avec nous sur ce plateau puisqu'il fait partie de votre public. Cette vidéo a été retirée depuis mais elle avait été donc faite, présentée publiquement. Comment vous pouvez accepter qu'on aille si loin ? Je ne l'aurais pas formulé comme ça. Je lui ai dit parce que je pense qu'il n'y a pas besoin de le formuler comme ça pour attirer l'attention des Français. Il faut donner peur du grand méchant loup ?
C'est un peu comme un conte. Non, mais je ne l'aurais pas formulé comme ça.
Il le sait et on s'en est expliqué. Parce que moi, je suis franc, même avec mes partenaires. En revanche, les eurodistricts, c'est un peu technique, mais les eurodistricts, ce sont des zones frontalières. Ce sont des zones qui sont entre la France. Et l'Allemagne, exactement. J'estime que le droit national doit s'appliquer en Alsace. Et plutôt que de compliquer la vie des Alsaciens avec de nouvelles normes, je préférerais qu'on rende à l'Alsace sa région. Et Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle, est ici et partage ce combat. On a mêlé l'Alsace à la région Grand Est. C'est absurde. Il y a une région alsacienne. Vous voulez d'ailleurs vous rendre sur place ?
Je comprends l'identité alsacienne, je comprends le travail des frontaliers, mais je ne veux pas que dans un eurodistrict, on ait des lois séparées. Je suis pour l'unité de la nation, la coopération avec l'Allemagne, une coopération d'égal à égal. Je crois qu'il faut arrêter toutes ces procédures, tous ces traités qui compliquent la vie des Français. C'est tout. Et je voudrais, une bonne fois pour toutes, qu'on s'occupe de pouvoir d'achat, qu'on s'occupe de liberté d'entreprendre dans notre pays, qu'on permette à la France d'avoir sa politique sans se lier les mains avec l'Allemagne, avec l'Italie, avec etc.
Mais faut-il, Nicolas Poignan, que vous considériez les Français comme des enfants pour leur raconter un peu des comptes ? Pour leur raconter des comptes ? Il y a Judas, il y a le grand méchant loup. Chacun a ses paroles. Moi, je vous dis une chose, c'est que dans le système politique français, s'il n'y avait pas des hommes et des femmes, libres, qui sont chez nous et ailleurs, qui disent les vérités, tous ces traités auraient été signés en douce et les Français se seraient rééveillés groggy. Je peux vous dire, heureusement qu'on est là pour dire les choses aux Français et après, chacun est juge. Nous sommes en démocratie. Et chacun fait son travail et chacun peut lire.
Et vous faites très bien votre travail, je le sais, Apolline de Malherbe, et je m'en réjouis. Parce que des journalistes libres, il n'y en a pas tant que ça. Eh bien, il faut pouvoir poser les vraies questions. Nicolas Poignan, on accueille tout de suite Henri Vernet, autre très bon journaliste, du très bon journal de Parisien. Les faits, toujours les faits. Bonjour Henri.
Bonjour Apolline. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous êtes tête de liste de votre parti, debout la France, aux élections européennes. Oui. Si vous êtes élu, le 26 mai prochain, député européen, est-ce que vous abandonnerez votre fauteuil de député national pour aller siéger,
pour aller faire votre travail de député européen au Parlement de Strasbourg ? Mais bien sûr. Est-ce que vous croyez que j'ai... Vous vous y engagez ? Mais je suis totalement engagé. Je vais vous dire pourquoi je fais ce choix difficile. Parce que j'ai la passion de mon pays. Mais parce que je considère que nous sommes à un moment historique européen. où on a l'occasion enfin de réorienter la construction européenne vers la belle Europe que j'aime, qui est l'Europe des nations libres, démocratiques, on en a parlé, où chaque peuple décide de son destin de manière libre, mais avec des projets de coopération, comme Airbus, comme Ariane, qu'il faut multiplier dans les domaines d'avis.
Ça veut dire quoi ? Pour faire cette belle Europe, comme vous dites, il faut détruire l'Europe qui existe aujourd'hui. Il faut la changer de front en comble. Elle n'a pas besoin de moi pour être détruite. Qu'est-ce qu'il faut faire, notamment ? Elle s'auto-détruit. Elle s'auto-détruit. D'ailleurs, à chaque fois qu'il y a un vote, les peuples votent contre. Et de plus en plus... Vous parlez des quelques référendums. Dès qu'il y a un référendum, il y a un vote, non. Et ce qui est extraordinaire, et je m'en réjouis, c'est que partout dans l'Europe, des peuples, des nouveaux leaders émergent. Ils ne sont pas anti-européens.
Alors ce sont qui les leaders ? Vos modèles, c'est qui ? C'est Salvini en Italie ? C'est Orban en Hongrie ?
Que ce soit M. Di Maillot du mouvement 5 étoiles ou M. Salvini en Italie ? Je remarque d'ailleurs qu'ils ont 70% de popularité parce qu'ils défendent leur pays et ils veulent rester dans l'Europe, mais ils veulent revoir complètement les règles. Que ce soit M. Orban, que ce soit les Polonais, que ce soit les Danois, que ce soit les Orbitiens. Donc Orban, c'est plutôt un modèle pour vous ? C'est l'Europe ? Écoutez, c'est très curieux. Tout le monde critique Orban. Ce n'est pas parfait, sans aucun doute. Il n'y a pas d'immigration. Il a bloqué. Il y a 5% de chômage. Il y a la sécurité. Les entreprises affluent. Donc c'est curieux. Ça, c'est sur le prospectus. Non, ce n'est pas le prospectus.
Ce sont des statistiques. Parce que là, je pense que ça mérite d'aller voir de très près. Ce sont des statistiques. Et donc, moi, je trouve très curieux la manière dont on informe les Français parce que quand il y a un chef d'État, et il a été réélu trois fois, c'est curieux. Je ne crois pas que M. Hollande ait été réélu ni M. Macron sera réélu. Donc cela veut dire que ce sont des chefs d'État qui gouvernent en fonction de leur peuple et qui veulent construire une Europe qui protège de l'immigration massive. C'est un point fondamental. Et qui ne soit pas une Europe de concurrence déloyale. Les deux grands mots de l'Europe aujourd'hui, c'est quoi ?
C'est le fait qu'on ne maîtrise plus les changements de population et c'est le fait que le niveau de vie baisse. Moi, je veux une Europe où on revoit les règles, où la commission de Bruxelles est supprimée, supprimée, où on ne donne plus 9 milliards d'euros par an. 9 milliards... Enfin, on en donne un...
Là, vous parlez de quoi ? Du solde net de la France ?
Qu'est-ce qu'on donne ? Je veux le rendre aux retraités français...
Enfin, on ne donne pas un fonctionnement européen. Sauf en population, qu'est-ce que c'est d'ailleurs ? Excusez-moi.
C'est-à-dire pas un changement de population ? Excusez-moi. Attends, je reviens. Deux choses. Et je reviens après. Chaque année, on donne 11 milliards de plus qu'on ne reçoit. Sous Jacques Chirac, qui n'était pas anti-européen, on donnait 2 milliards. Avec Emmanuel Macron, si la liste en marche fait des scores, et si Emmanuel Macron reste au pouvoir, on passera à 20 milliards. Il s'est engagé. C'est les dépenses supplémentaires.
Ça veut dire qu'au lieu de financer l'enseignement supérieur, la recherche, de réindexer les pensions de retraite, on donne notre argent à une organisation qui donne 10 milliards à la Turquie, qui donne des milliards à l'Albanie, qui donne des milliards à l'Ukraine, qui a des salaires exorbitants, qui gaspille l'argent public. Eh bien, on parle beaucoup dans les grands débats où est-ce qu'on va faire des économies. Moi, je propose qu'on réduise de 80% la somme qu'on donne à Bruxelles et ainsi, on récupérera beaucoup d'argent. Ça ne veut pas dire qu'on ne fera rien. On pourra travailler sur des projets industriels, scientifiques. Je veux une Europe. C'est comme une copropriété.
Le syndic va être remis à sa place. Sa facture va être réduite. Et il ne va pas s'occuper de notre appartement, de notre vie. En revanche, le syndic de l'immeuble, Europe, doit s'occuper des parties communes. Qu'est-ce qu'on fait dans le numérique ? Qu'est-ce qu'on le fait en intelligence artificielle ? Qu'est-ce qu'on fait face à la Chine, face aux États-Unis, dans des domaines clés ? Moi, j'ai été en Italie mercredi. J'ai été en Anglais. Vous avez vu d'ailleurs Salvini ? Vous montez des alliances, c'est ça ? Vous le saurez bientôt. Attendez, ça, c'est pas très... Vous parlez de journalisme, de transparence. Je ne peux pas engager les interlocuteurs que j'ai vus.
Ils rendront public le moment venu. Et donc, c'est plutôt les populistes ? C'est-à-dire plutôt Salvini ? Plutôt le gouvernement ? Je suis le seul homme politique français avec deux boules à France à avoir signé déjà un accord avec un parti, ECR, conservateur réformiste européen, qui a 22 pays. Si je vais à Strasbourg et à Bruxelles, et si les électeurs le veulent, je vais pour la première fois faire sortir ce qu'on appelle les souverainistes ou les eurosceptiques ou les eurosréalistes français de l'isolement. Je veux nouer des partenariats.
Là-dessus, vous avez une concurrente qui est quand même Marine Le Pen
et qui t'a l'impression que vous.
Excusez-moi, vous vous trompez sur un point.
Marine Le Pen a quatre partenaires dans son groupe, cinq partis, autrichiens, traditionnels, de la droite extrême. Justement, je fais cette liste et je propose une autre vision parce que j'ai négocié avec 22 pays et parce que justement, je veux faire sortir de l'isolement les souverainistes français.
Vous voyez que Marine Le Pen va finir un meeting commun par exemple avec Salvini ?
Mais s'il n'y a qu'un parti à Strasbourg...
Mais vous auriez bien aimé ?
Je serais ravi. Mais à Strasbourg, il va falloir peser. Et Marine Le Pen, je vous le signale, n'est pas candidate. Elle ne sera pas à Strasbourg. Elle n'est pas tédoniste. Mais est-ce que vous pourriez trouver comme une alliance ? Vous m'avez posé une question tout à l'heure. En gros, pourquoi vous y allez ? Pourquoi vous ne restez pas au Parlement ? Parce que je considère que si on veut régler la crise des gilets jaunes, que si on veut relancer le pouvoir d'achat en France, que si on veut réduire l'immigration, il faut enfin qu'on ait des gens sérieux à Strasbourg, alliés avec des personnalités sérieuses qui gouvernent, et qu'on change le logiciel traditionnel français.
Soit on se soumet à Mme Merkel, soit on râle dans son coin.
Alors un mot sur les alliances, justement. Donc est-ce que vous avez monté une alliance avec Marine Le Pen en 2017 dans l'entre-deux-tours de la présidentielle ? Est-ce qu'aujourd'hui, ça reste encore une possibilité ? Ou est-ce que finalement, vous considérez qu'aujourd'hui, il y aurait une espèce de problème Marine Le Pen, qu'elle n'est plus trop à la hauteur ? Comment est-ce que vous envisagez ?
Alors je vais être très franc. Je ne renie en rien l'alliance que j'ai faite avec Marine Le Pen, parce que beaucoup de Français, d'ailleurs, dans la rue, viennent me voir en me disant, vous n'avez pas compris à l'époque, et maintenant qu'on est sous le gouvernement de M. Macron, on comprend. Je suis le seul homme politique qui a pris date contre Macron. Et nous avions bâti une belle alliance avec Marine Le Pen, parce qu'elle avait accepté, sur certains points, de changer son programme. Et que j'avais maintenu mon indépendance. Pour les Européennes, je lui ai proposé d'aller même plus loin. Et je lui ai dit, il faut tirer les leçons de l'échec de la présidentielle.
Pourquoi tu n'as pas été élue ? Alors vous avez mis un petit peu ça sur le compte de son débat raté. Il faut un programme plus sérieux, parce que les Français n'ont pas été convaincus. Et il faut que les alliances soient beaucoup plus larges, et il faut aller jusqu'aux Républicains. J'ai même écrit à Marine Le Pen, et je lui ai dit, je lui ai envoyé un programme, un programme européen. Elle ne m'a jamais répondu. Et j'ai compris qu'elle ne concevait l'Union qu'à sens unique, si on défend son parti. Et je pense qu'elle fait fausse route, parce que l'enjeu pour l'opposition, ce n'est pas d'avoir un parti, le Front National, aussi haut que soit-il, ce n'est pas d'avoir non plus M.
Wauquiez, qui gouverne tout seul, qui veut gouverner tout seul. Est-ce que lui vous répond ? Est-ce que vous l'avez recruté ? Il vous répond ? Je pense qu'on ne gagnera face à Emmanuel Macron que lorsqu'on aura une coalition avec un programme sérieux et pas de coup politique. C'est une question d'alliance et d'organisation. Mais sur le fond, vous êtes d'accord ? Non, c'est dans la démarche. C'est que je crois que, en fait, c'est marrant, enfin c'est marrant, c'est triste même, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez sont fabriqués pareils. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que chacun croit qu'il suffit de défendre leur boutique, d'être les premiers, et ils vont succéder à Macron.
Et moi, j'en ai assez de voir la droite perdre à cause de l'orgueil et de la logique de parti. Et je militerai inlassablement, même si je n'ai pas réussi là pour les européennes, je militerai inlassablement en prévision de 2022 pour que les partis et les égaux s'effacent et qu'on travaille en commun. Mais travailler en commun, Henri Vernet, cela veut dire accepter un programme qui réponde à l'attente des Français. Et je considère que la politique, ce n'est pas simplement des personnalités, des coûts, c'est le sérieux des propositions. Mais ça,
tout le monde tient ce discours-là. Ah non, excusez-moi. Après, la difficulté,
c'est quand vous voulez le mettre en œuvre. Est-ce que du côté des Républicains... Ah ben ça, vous avez raison sur un point. C'est qu'il y a un moment... Oui, mais les Français, pourquoi il y a tant de Français dans la rue ? Je voudrais quand même vous poser cette dernière question. Pardonnez-moi, Apolline de Malherbe. Il y a tant de Français dans la rue, pourquoi ? Et pourquoi il y a cette défiance des partis politiques ? 9% des Français croient dans les partis politiques. Ce n'est pas à cause de ces comportements, à votre avis ? Donc moi, j'ai envie de changer ça. Je le fais comme je peux. Pour le changer, est-ce que du côté des Républicains...
Nicole Dupoignan, juste une dernière question sur les alliances possibles. Est-ce que vous aurez des ralliements du côté des Républicains ? Oui. J'espère, vous verrez. Qui ? Vous verrez le moment venu. Bon, alors on verra. Il y aura des surprises. Et on attendra. Entre temps, on va parler pouvoir d'achat avec Emmanuel Lechypre dans un instant. A tout de suite.
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Et on accueille Emmanuel Lechy, bonjour.
Bonjour. Le pouvoir d'achat, Nicolas Dupont-Aignan,
est au cœur des revendications des Gilets jaunes. Si on regarde les chiffres de l'INSEE, on voit que ce qu'a déjà fait Emmanuel Macron, plus les 10 milliards qu'il a remis sur la table, ça nous fait quand même la plus forte augmentation à venir peut-être depuis 2006, voire 2000. Et alors,
les Français n'ont absolument pas cette perception, ils pensent même que leur pouvoir d'achat va encore baisser. Qu'est-ce qu'on peut faire pour donner aux Français le sentiment
que leur pouvoir d'achat augmente rapidement et visiblement ? Je n'aime pas, pardonnez-moi, votre terme, le sentiment. Parce qu'en vérité, les chiffres de l'INSEE, vous le savez très bien, globalisent. Oui, bien sûr. Et vous savez très bien qu'Emmanuel Macron a rendu près de 5 milliards de pouvoir d'achat à une très faible minorité de Français. Et donc, c'est pourquoi les statistiques sont très...
Je ne voudrais pas le défendre, mais la baisse des cotisations sociales pour les salariés, c'est pour tous les salariés.
Tous les Français ont compris que leur pouvoir d'achat diminuait. Moi, il y a deux propositions que je fais, parce qu'on va parler des propositions, soyons concrets. La première, c'est la réindexation des pensions de retraite, des prestations familiales et du livret A. Actuellement, ce que ne comprend pas Emmanuel Macron, c'est que c'est du vol, c'est de la spoliation. Et ça, ça n'a jamais existé. Ça a commencé d'ailleurs quand il était conseiller de M. Hollande, puis ministre de l'économie. Parce qu'on oublie toujours, d'ailleurs, entre nous, qu'on est gouverné économiquement depuis un certain temps par Emmanuel Macron.
c'est la désindexation des pensions de retraite, c'est la rupture d'un pacte social. Quand vous cotisez là, vous cotisez votre retraite, on cotise tous à notre retraite. Non, non, non. On a l'engagement... Non, vous ne cotisez pas à votre retraite, Nicolas. Non, vous cotisez pour la retraite des gens qui sont aujourd'hui à la retraite. Il y a un engagement moral, c'est que les générations suivantes, vous payent votre retraite.
Et Emmanuel Macron est le premier président de la République qui assume et ne veut pas revenir, et c'est pour ça que ce grand débat, c'est du grand cinéma, ne veut pas revenir sur cette spoliation de tous nos retraités, que vous gagnez 600 euros de retraite, 300 euros un retraité agricole, 800 euros, 1000 euros, 2000 euros, vous n'avez pas d'indexation. Ça veut dire que chaque année, vous perdez 1 à 2 % de pouvoir d'achat. Mais là, on parle d'une partie de la population. Alors,
première proposition
pour moi qui est immédiate. Deuxième proposition immédiate, c'est les bas salaires. Les salaires en France sont trop faibles. La différence entre le travail et vivre de ses allocations, est trop faible. Je propose une baisse de la CSG dans un premier temps de 3 % pour tout le monde et notamment jusqu'à 2500 euros de manière à réévaluer les salaires. Pour bien comprendre,
c'est une façon de rendre la CSG
progressive de façon à ce qu'elle soit moins forte ou sûre sur les premiers euros gagnés. D'abord, on la baisse de 3 % pour tout le monde et puis ensuite, on peut augmenter. Je veux que, sans peser sur les entreprises, le salarié, sans peser sur les entreprises, le salarié gagne davantage. Alors, vous allez me dire tout de suite, mais comment on finance ? Eh bien, je suis le seul qui propose 32 milliards d'économies. Je présenterai ça à une conférence de presse mercredi, mais je peux vous en donner la prime. Bah oui, dites-nous ! 32 milliards d'économies. 32 milliards d'économies de manière à pouvoir financer ce surplus de pouvoir d'achat.
Et je propose aussi une révision complète de la fiscalité de manière à ce que l'on baisse la fiscalité quand on investit en France, quand on relocalise et que l'on augmente la fiscalité sur les délocalisations sur ces entreprises et on revient à l'Europe qui vont mettre leur argent se domicilier. On l'a vu avec Carlos Ghosn aux Pays-Bas, en Irlande, au Luxembourg. Il faut être impitoyable. Et j'ai écrit un livre là-dessus qui s'appelait Les voleurs de la République en 2013. Donc c'est pas nouveau. Donc on peut changer les choses. Je veux dire aux Français, on peut le faire.
Comment ? Effectivement, vous allez en quelque sorte répondre au questionnaire qu'a envoyé Emmanuel Macron puisqu'il demande aux Français les impôts lesquels vous baissez en priorité et les dépenses lesquelles vous baissez
en priorité. Vos 32 milliards d'euros d'économies, vous allez les chercher où ? Sur la fraude, la fraude sociale scandaleuse. Quand vous pensez qu'il y a un magistrat... 14 milliards, oui. 14 milliards d'euros. Un magistrat qui dit... Et une sénatrice, qui n'est pas de chez moi, centriste, Mme Goulet, Nathalie Goulet, qui demande au gouvernement au Sénat de lancer un rapport d'enquête sur les 1,8 millions, selon le magistrat, de fausses cartes vitales. 14 milliards d'euros, ça coûte. De personnes nées à l'étranger. Qu'est-ce qu'on fait pour empêcher ça ? Eh bien, le gouvernement... Vous pouvez vérifier, vous, qui êtes attaché aux faits. On va chercher les faits.
C'est à la Pauline de Malherbe. Le gouvernement, en séance, a refusé, le sénateur Masson est ici, a refusé à Nathalie Goulet un rapport d'enquête. C'est-à-dire qu'il y a 14 milliards, là, qui se baladent, on ne fait rien. L'immigration, on peut réduire de 5 milliards les dépenses sur l'immigration.
Comment ?
Ah ben, très simplement, je propose qu'il n'y ait plus d'aide, d'aide sociale, pendant 5 ans à un étranger qui arrive sur le sol français. Et vous savez qui l'a fait ? Madame Merkel. Alors qu'on ne me dise pas que ce n'est pas possible. Il est inadmissible que des étrangers arrivent sur le sol français, travaillent 2 mois, puis ensuite touchent des aides. C'est insupportable.
Il est inadmissible qu'après 10 ans de présence sur le territoire français, 10 ans de présence sur le territoire français, un retraité qui n'a jamais cotisé un centime en France, qui a vécu à l'étranger, puisse percevoir le minimum vieillesse alors que je connais des agriculteurs, des artisans, des commerçants qui sont à 500 euros de retraite. On a la moitié à peu près des 32 milliards, Nicolas du Continuant. Le reste, vous allez le chercher où ? 9 milliards sur l'Union européenne. J'arrête de financer une organisation qui nous fait du mal. Vous considérez que le coût net pour la France de l'appartenance à l'Europe, c'est 9 milliards ? C'est 11 milliards. La commission dit la moitié.
11 milliards et je pense que 2 milliards donnés à cette organisation, ça suffit. C'est ce que donnaient Jacques Chirac et Lionel Jospin. Ils n'étaient pas des anti-européens. Donc assez de cet argent gaspillé. Et ce que je remarque d'ailleurs, c'est que c'est curieux d'ailleurs, pareil chez les Républicains qui me surprennent beaucoup, on ne va jamais chercher l'argent là où il est, là où il y a des fraudes. Mais si c'était facile,
Nicolas Dupont-Aignan, tout le monde l'aurait fait avant. Les fameux 80 milliards d'euros de fraude fiscale, s'il n'y avait qu'à se baisser pour les ramasser, je pense que les autres gouvernements l'auraient déjà fait.
J'enverrais mon bouquin Les voleurs de la République. Je l'ai toujours. Relisez-le. J'avais été en Belgique. Même la Belgique, qui n'a pas un État très structuré, même la Belgique a réussi à lutter contre la fraude à la TVA. Pas la fraude des petites TVA. Les escroqueries à la TVA, vous le savez, qui coûtent 20 milliards au budget de la France. Ce que je veux dire, c'est qu'il y en a assez de pressurer toujours les petits, ceux qui triment, ceux qui bossent. L'ISF, vous faites quoi ? L'ISF, j'avais une proposition qui était en toute prétention parfaite. C'était, on maintenait l'ISF.
Vous croyez à vos propres propositions quand même.
Oui, mais parce qu'elle était bonne, elle était approuvée par beaucoup de gens. On maintient l'ISF, mais il y avait zéro ISF pour celui qui plaçait son argent d'ISF, l'impôt ISF, dans des entreprises qui produisaient en France. C'est-à-dire que je doublais la déduction qui existait avant. Ça réconciliait l'ISF avec les Français, c'est-à-dire qu'on maintenait l'ISF, mais que ceux qui payaient l'ISF et qui investissaient en France, je l'exonérais à 100%. Eh bien, ce que je veux vous dire, et ce que je veux dire aux Français qui m'écoutent, c'est qu'on peut gouverner autrement. Mais simplement, ça veut dire... Un mot, Nicolas, parce que j'avais une dernière question à vous poser très vite.
La Commission européenne s'apprête sans doute à dire non à la fusion entre Alstom et Siemens. Bruno Le Maire dit pourtant que toutes les conditions sont réunies. Vous vous dites quoi ? La Commission fait une erreur ou pas ? Je dis que la Commission européenne fait n'importe quoi comme d'habitude parce que ce sont des gens irresponsables qui ne sont responsables devant personne. C'est eux qui défendent quand même la concurrence, les ententes, la lutte contre les GAFA, etc. Ils ne comprennent rien.
Je dis en revanche que la fusion Alstom-Siemens telle qu'elle a été conçue par le gouvernement est ridicule parce qu'il aurait fallu faire comme pour Airbus un accord d'égal à égal et ne pas laisser Alstom se faire manger par Siemens. Donc finalement, ce sera peut-être une bonne chose que ce soit refusé mais il reste que si nous ne créons pas des champions européens... Vous allez presque dire merci à la Commission européenne. Exceptionnellement mais pas pour la bonne raison. Juste un point. Si on ne crée pas des champions européens face à la Chine et aux Etats-Unis, on n'aura rien réussi. On n'aura rien réussi. Donc encore une fois, on voit qu'il faut réorienter l'Europe.
Réorienter l'Europe et c'est pour ça que vous êtes tête de liste pour les européennes. Je vous félicite la politique de Malherbe.
C'est le mot de la fin.
Moi, je voudrais savoir Nicolas Dupont-Aignan si vous avez véritablement pensé que les destructions qui ont eu lieu à l'Arc de Triomphe lors des premières manifestations des Gilets jaunes étaient le fait, je vous cite, de petits casseurs de Castaner. J'ai pensé et je maintiens et je maintiens que le dispositif de sécurité qui a été mis en place le 1er décembre était un dispositif de sécurité défaillant et j'aimerais un jour qu'il y ait une enquête parlementaire sur les ordres qui ont été donnés au commandement, sur le fait de savoir pourquoi pour la première fois il n'y a eu aucune protection de l'Arc de Triomphe. J'aimerais qu'on revienne un jour sur toutes ces périodes.
Vous voulez une enquête mais je voudrais quand même vous répondez pas à la question. J'aimerais, chère Apolline de Malherbe, que l'on mêle cette enquête à ce qui s'est passé le 1er mai quand M. Benalla avait un casque et jouait les petits casseurs pour discréditer le milieu social. J'en ai assez. Je vous repose ma question puisque vous n'y avez pas répondu. Si, j'ai répondu très clairement. Il y a eu une question d'organisation de l'ordre mais est-ce que sciemment ce sont des casseurs voulues ? L'enquête le dira. L'enquête le dira. Mais c'est ce que vous sous-entendez déjà. L'enquête le dira. Je ne suis pas juge. Mais sans le savoir. C'est quoi ? C'est votre intuition ?
Non, ce n'est pas mon intuition. Ce sont des témoignages dans la police. Ce sont des témoignages sur le terrain. J'ai un collaborateur très sage qui était quand vous êtes sur les Champs-Elysées.
Quand vous êtes sur les sans-légier. Là, vous jouez avec le feu. Vous ne savez pas. Je ne joue pas avec le feu. Quand vous êtes sur les Champs-Elysées
que des gilets jaunes manifestent pacifiquement qu'arrivent de la petite racaille de banlieue, pour être clair, qui cassent les vitrines, qui cassent les vitrines, qui cassent les vitrines, et que la police ne fait rien, alors que cette même police gaze, tire des flashballs sur des gilets jaunes qui ne bougent pas, je me dis qu'il y a besoin d'une enquête. Et qu'en démocratie, on ne peut pas laisser salir des mouvements pacifiques. Et je n'accepte pas ce qu'il y a. On comprend tout ce que vous avez derrière la tête. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité. Je m'attire et je persiste et je suis. Vous maintenez des propos, disons, ambiguës. Affaire suivante.
Mais j'ai encore le droit, juste un point, on a encore le droit en France de parler librement. Et je remarque que M. Castaner n'a toujours pas envoyé sa plainte. Il y a une question éternelle, Nicolas Dupont-Aignan, qui est celle de la vérité et de la confiance. Peut-on vous faire confiance ? C'est la question qui se pose. Affaire suivante dans un instant avec Philippe Godin
et Dominique Rizet à tous à l'heure. 18h pour rien en même temps. Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan