Le Grand Jury de Sébastien Chenu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 48 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:09OuverteRéponse directe
Les forces de l'ordre ont-elles été dépassées ? Quelles seraient vos solutions contre ces violences urbaines ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
Faut-il écouter les revendications de ceux qui ont manifesté dans le calme ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Quels mots pour qualifier les manifestations d'hier ?
- 3:07RelanceRéponse directe
La question des responsabilités aussi.
- 4:44RelanceRéponse directe
Sébastien Lecornu, ça veut dire qu'à vos yeux il y a une faillite du maintien de l'ordre hier ?
- 5:26FerméeRéponse directe
Il faudrait bloquer les frontières avant ce type de manifestation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Invité politiqueFait
« 'abord, une immense colère, évidemment, une colère vis-à-vis de ceux qui ont pillé notre pays, une colère vis-à-vis de ceux qui ont abîmé, commis des exactions »
- 3:13Invité politiqueFait
« D'abord, c'est un État totalement dépassé. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Idéologiquement, ils ont poursuivi une politique qui est une politique d'absence de soutien aux forces de l'ordre. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Je vous rappelle que, par exemple, nous avions déposé il y a quelque temps une proposition de loi pour que les collectivités se portent partie civile automatiquement. »
- 5:03Invité politiqueFait
« 'est une délinquance, des voyous, une certaine forme de racaille. »
- 5:15Invité politiqueFait
« On ne contrôle pas, notre pays ne contrôle pas ses frontières. »
- 5:49Invité politiqueFait
« puisque, évidemment, dans les actes de délinquance, il y a une surreprésentation de la jeunesse, mais aussi une surreprésentation de l'immigration. »
- 6:32Invité politiqueFait
« C'est celle qui est armée idéologiquement par l'extrême-gauche. L'ultra-gauche, black bloc, association anarchiste, contestataire, ceux qui écrivent ACAB sur les murs de nos villes, c'est le bras armé de la gauche politique LFiste en France. »
- 7:25Invité politiqueFait
« Le départ de Laurent Nunez, qui est un incapable. On l'a vu, c'est un incapable. »
- 9:36Invité politiqueFait
« Les lois anti-casseurs. Vous faites partie d'une bande qui détruit, même si vous n'êtes pas formellement identifié comme la personne qui a détruit, parce qu'en fait, on n'arrive pas bien à dire, c'est souvent ce qui permet à des délinquants de s'exonérer de leur responsabilité, eh bien, vous serez tout de même sanctionné. »
- 10:19Invité politiqueFait
« Oui, je pense que ça sera constitutionnel parce que, tout simplement, ça a existé. Dans les années 80, ces lois anti-casseurs, elles existaient. »
- 11:17Invité politiqueFait
« il faut leur permettre, effectivement, la présomption de légitime défense. »
- 19:04Invité politiqueChiffre
« je crois que c'est 57% des étudiants en licence échouent. »
- 19:33Invité politiquePromesse
« Nous proposons une mesure qui est d'augmenter la rémunération des professeurs de 3% par an pendant 5 ans. »
- 19:36Invité politiquePromesse
« Nous souhaitons des classes qui ne soient pas au-delà de 30 élèves dans le second degré. »
- 24:04Invité politiqueFait
« La CGT est historiquement liée au Parti Communiste. Pendant des années le secrétaire général de la CGT était membre du comité central du Parti Communiste. »
- 28:56Invité politiqueFait
« Terra Nova, qui est la machine à penser du parti socialiste, a effectivement un problème de crédibilité. »
- 29:50Invité politiqueChiffre
« La fraude estimée c'est 26 milliards d'euros, on compte en récupérer 18 milliards. »
- 31:45Invité politiqueChiffre
« Nous avons fait un effort important qui est celui de faire baisser la dépense publique de 140 milliards d'euros à l'horizon 2032. »
- 35:30Invité politiqueChiffre
« Il y a un déficit des retraites aujourd'hui qui est important, qui est évalué à peu près à 10 milliards d'euros. »
- 42:27Invité politiqueChiffre
« En 2024, nous avons fait des dons de plus de 200 tonnes de carburant à l'Ukraine. »
- 45:40Invité politiqueFait
« Je dis d'abord à monsieur Ferrand de lire la constitution. »
- 45:55Invité politiqueFait
« La souveraineté nationale appartient aux français ou à ses représentants et à aucune autre fraction de ceux-ci. »
- 47:56Invité politiqueFait
« l'a fait d'autres peuvent le faire »
- 48:00Invité politiqueFait
« il ne faut pas tordre la constitution ou utiliser le conseil constitutionnel pour mener des batailles partisanes »
- 48:35Invité politiqueFait
« ce que nous avons fait d'ailleurs longtemps »
- 48:58Invité politiqueFait
« on attendait la fameuse banque de la démocratie le rassemblement national étant le premier parti de France »
- 49:30Invité politiqueFait
« qu'un parti politique soit privé d'accès aux banques au secteur bancaire avec des pressions politiques souvent multiples et variées »
- 49:44Invité politiqueFait
« c'est le même traitement qu'à tous les autres parce que tous les autres ils ont aussi du financement public et ils ont accès aux prêts bancaires français »
- 50:03Invité politiqueFait
« Non je crois pas et d'ailleurs je crois que Jordan Bardella a déposé des plaintes »
- 50:38Invité politiqueFait
« rappelez-vous la fameuse lettre de Syrie dans le procès Sarkozy qui n'a jamais été réellement authentifié »
- 50:52Invité politiqueFait
« Edoui Plenel qui avait mis en cause Dominique Baudis et qui avait ruiné sa carrière d'homme public alors qu'il n'était pas mis en cause dans l'affaire Allègre »
- 51:00Invité politiqueFait
« la haine que nous porte Mediapart »
Temps de parole
- Sébastien Chenu70 %
- Présentateur18 %
- ?4 %
- Intervenant3 %
- Intervenant 23 %
≈ 9,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je
vous
donne rendez-vous tous les matins à 8h15 avec celles et ceux qui font l'actu, témoignages exclusifs, paroles rares, moments de tension, moments de vérité, confessions, émotions, une interview-événement à retrouver tous les jours sur RTL. Face à Fogiel, votre rendez-vous incontournable avec Marc-Olivier Fogiel, chaque matin à 8h15 sur RTL. Et à retrouver bien sûr en podcast sur rtl.fr, l'appli RTL et toutes vos plateformes habituelles. Grand Jury, présenté par Olivier Bost.
Bonjour
à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et également en direct sur Public Sénat. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale. Des bâtiments publics attaqués et enflammés, des violences, des scènes de pillage de multiples commerces, les manifestations d'hier ont pris la tournure d'une insurrection. Les forces de l'ordre ont-elles été dépassées ? Quelles seraient vos solutions, les solutions du Rassemblement National contre ces violences urbaines ? Faut-il aussi écouter les revendications de ceux qui ont tenté de manifester dans le calme ?
Bienvenue dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu.
A
mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Steve Jourdain de Public Sénat et Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour. Dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu, nous parlerons aussi de la crédibilité du RN remise en cause sur votre projet de budget. Ça sera dans notre séquence dédiée au Parlement et vous répondrez aussi à nos questions d'électeur. Le Grand Jury, l'événement.
L
'événement,
c
'est donc Limoges, Bordeaux, Lille, Marseille, Angers, Caen, Lyon, Paris. La liste est trop longue pour être exhaustive ce midi. La liste de ces villes où les violences, le chaos, l'ont emporté hier sur le maintien de l'ordre. Tout d'abord, Sébastien Chenu, quels sont vos mots pour qualifier ce que vous avez vu des manifestations d'hier ?
D
'abord, une immense colère, évidemment, une colère vis-à-vis de ceux qui ont pillé notre pays, une colère vis-à-vis de ceux qui ont abîmé, commis des exactions, fêtèrent d'ailleurs les revendications des Français qui avaient envie de manifester paisiblement. Et puis aussi, paradoxalement, une certaine forme de détermination. Moi, je ne me résous pas à ce que mon pays sombre dans la violence. Je ne me résous pas à me dire que notre société est condamnée à subir ça. Mais ce que nous voyons, ce que nous subissons, n'est que la conséquence logique des escalades de violences, des politiques qui sont menées depuis un certain temps, qui amènent à tout cela.
Si on n'arrête pas les criminels, ils ne s'arrêteront pas d'eux-mêmes et les situations vont empirer. Vous avez vu, sous Sarkozy,
c
'était la crise dans les banlieues, puis les banlieues se sont rapprochées. Vous avez eu, au moment de
l
'affaire Naël, des crises dans un certain nombre de villes françaises, puis dans les centres-villes.
La question, c
'est
la question des responsabilités aussi.
Oui, oui, mais
j'y viens, monsieur, qui est responsable ? D'abord, c'est un État totalement dépassé. J'écoutais chez vos confrères, il y a deux jours, chez vos confrères de France Inter, Laurent Nunez qui disait, perdre le contrôle, ce serait voir des hordes de gens dans les rues piller les magasins. Ça, ça voudrait dire qu'on a, qu'il a perdu le contrôle. Donc oui, un État totalement dépassé.
Mais
on peut y revenir, il n'est pas dépassé par hasard. D'abord,
il
est dépassé, cet État macroniste, idéologiquement. Idéologiquement, ils ont poursuivi une politique qui est une politique d'absence de soutien aux forces de l'ordre. Quand vous pensez qu'Emmanuel Macron dit qu'il faut que les forces de l'ordre fassent preuve d'empathie, on a entendu ça.
Dans le même temps, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, avait dit sans retenue pour
l'usage des armes et l'usage de la force. Les
mêmes nous disent, c'est une délinquance d'opportunité. Ça veut dire que les voyous qu'on voit défoncer les vitrines, se servir dans les commerces, en fait, la réalité, c'est que la semaine, ce sont des boulangers, des employés de la Poste, des gens qui travaillent, et puis ils ont eu l'opportunité de devenir délinquants. C'est faux. Tout ça est faux. Et chacun sait quelle est la conséquence des politiques qui sont menées aujourd'hui. Le laxisme judiciaire, l'absence de moyens, je le disais, pour les forces de l'ordre, qui ne sont pas soutenues, l'absence de volonté politique. Je vous rappelle que, par exemple, nous avions déposé il y
a
quelque temps une proposition de loi pour que les collectivités se portent partie civile automatiquement. L'État, ils, la gauche et les macronistes, ont refusé de la voter. Donc, à un moment, fermez
les yeux. On va revenir sur
cet aspect, Sébastien Lecornu,
mais
de
Sébastien Chenu,
pardonnez-moi.
On va laisser
Lecornu exactement là où il est.
Qui est Premier ministre, il fallait que ça m'arrive une fois. Mais qui a cassé, enflammé les préfectures, les mairies, les bâtiments publics ? Et qui a saccagé et pillé les commercières
? C
'est une délinquance, des voyous, une certaine forme de racaille. Alors, elle peut arriver de l'extérieur, des Black Blocs étrangers. On nous a dit qu'il y avait des Black Blocs allemands, suédois, etc. On ne contrôle pas, notre pays ne contrôle pas ses frontières. On a pu les contrôler à certains moments de notre histoire. Rappelez-vous, pendant le Covid, on avait repris en main le contrôle des frontières de façon
extrêmement temporaire. Il
faudrait bloquer les frontières
avant ce
type de manifestation. Quand on a une manifestation dans laquelle on sait que des Black Blocs vont arriver d'Allemagne, oui, on a intérêt à contrôler nos frontières. Donc, il y a une délinquance étrangère. Il y a une délinquance et une racaille de banlieues dans lesquelles il y a évidemment un nombre de jeunes mineurs ou de jeunes majeurs, d'ailleurs excessivement importants, puisque, évidemment, dans les actes de délinquance, il y a une surreprésentation de la jeunesse, mais aussi une surreprésentation de l'immigration. Ce sont les deux matrices, j'allais dire, de la délinquance. Une jeunesse et une immigration. Ça ne veut pas dire toute la jeunesse.
Ça
ne veut pas dire tous les immigrés, évidemment. Mais il y a dans la délinquance une surreprésentation de la jeunesse et l'immigration. Et puis,
il
y a idéologie.
Vous pointez l'immigration, c'est un point intéressant, mais pour la plupart des jeunes, et on le voit dans les arrestations et quand ils peuvent être amenés au tribunal, ce sont des Français. Oui,
mais j'ai dit une immigration. Des gens qui sont d'origine immigrée, qui ne se reconnaissent pas dans des valeurs, alors que parfois, effectivement, ils ont la nationalité française, mais qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs de notre pays. Et puis, il y
a
une troisième source de cette délinquance. C'est celle qui est armée idéologiquement par l'extrême-gauche. L'ultra-gauche, black bloc, association anarchiste, contestataire, ceux qui écrivent ACAB sur les murs de nos villes, c'est le bras armé de la gauche politique LFiste en France. Eh bien, ils ont une responsabilité. Donc, l'EFI a une responsabilité. Vous savez, c'était l'un donc qui disait, ce magistrat qui disait « Les paroles des salauds arment les bras des imbéciles. Nous y sommes.
» Et en réalité, quand vous mixez ça, des structures de délinquance organisées, une voyoucratie de banlieue et une extrême-gauche qui met de l'huile sur le feu matin, midi et soir, vous avez ce cocktail et face à ce cocktail, l
'impunité la plus
totale. C
'est le diagnostic. Maintenant, il y
a
des questions qui se posent.
Est
-ce que, par exemple, vous demandez le départ de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, aujourd'hui ?
Non, je demande un changement de politique, monsieur. Le départ de Laurent Nunez, qui est un incapable. On l'a vu, c'est un incapable. Il n'a pas été capable. Il avait dit lui-même, je l'ai rappelé donc, qu'effectivement, perdre le contrôle, ce serait voir des hordes de délinquants piller nos magasins. Donc, il
a perdu le
contrôle. Donc, il n'est pas à sa place.
En fait, c'est un
changement de politique, de logique,
de matrice. Sébastien
Chenu, ça veut dire qu'à vos yeux, il y
a
une faillite du maintien de l'ordre hier, donc une erreur qui relève aussi du gouvernement. Monsieur, mais c'est une
évidence. Ce que nous avons vu, ce n
'est
pas un agacement de manifestations estudiantines ou de manifestations de gilets jaunes. Ce que nous avons vu, ce sont des criminels.
Je
vous rappelle que, par exemple, mettre le feu à des bâtiments dans lesquels il y
a
des habitations. C'est possible de la cour d'assises. Ce sont des gens qui mettent en danger la vie d'un certain nombre de nos compatriotes. Donc, nous avons face à nous des criminels. Il y a eu, évidemment, un manque de moyens, au-delà même de la stratégie. C'est-à-dire
que
le dispositif de maintien de l'ordre était sous-estimé insuffisant. Dans ce que j'entends, des professionnels qui, aujourd'hui, témoignent, les canons à eau sont intervenus très tard, les centaures ne sont pas intervenus. La CRS Suite, cette compagnie de CRS qui est formée pour ce type de conflit urbain, a été mobilisée très tard. Regardez, les pillages ont commencé à 13h. Les canons à eau sont intervenus, par exemple, à 16h. Les
gaz
acrymogènes sont intervenus
un peu plus tôt. Et très
rapidement, les forces d'ordre nous ont dit, elles témoignent qu'elles n'avaient plus de matériel, de grenades de désencerclement, par exemple.
Juste pour revenir sur les remèdes, il
y
a Yael Broun-Pivet qui envisage la création d'une commission d'enquête à l'Assemblée nationale.
Elle
réunira les présidents de groupe mardi. Si vous y êtes favorable, et qu
'est
-ce que vous aimeriez savoir ? Qu'est-ce qu'elle devra déterminer, cette commission d'enquête ?
Ça, c'est le minimum, minimorum, pour se faire plaisir, pour continuer le déni, pour constater des faits. Mais la réalité, c'est qu'il faut changer de logique politique. Nous, on propose... Alors, il y a des lois, d'abord, qu'il faut appliquer. Je vous ai indiqué qu'il y
avait
un certain nombre de lois qu'il fallait appliquer. Puis il y
a
des lois qu'il faut restaurer. Les lois anti-casseurs. Vous faites partie d'une bande qui détruit, même si vous n'êtes pas formellement identifié comme la personne qui a détruit, parce qu'en fait, on n'arrive pas bien à dire, c'est souvent ce qui permet à des délinquants de s'exonérer de leur responsabilité, eh bien, vous serez tout de même sanctionné. Alors, ça veut dire que n
'importe quel participant, quelque part, à une manifestation,
sera complice des
destructions ?
Non,
pas une manifestation,
monsieur.
Quelqu'un, quand vous avez une bande de 15 voyous qui défonce les vitrines des commerces, à tour de rôle, vous n'arrivez pas bien à les identifier parce qu'ils se cachent le visage, ce qui est aussi interdit, d'ailleurs. Je vous le rappelle, ce qui est aussi interdit. Eh bien, lorsqu'ils sont identifiés comme ayant participé, alors,
on
ne sait pas si c'est A ou B, mais on sait qu'ils sont dans le coup, ils seront sanctionnés. Vous
pensez que ça sera
constitutionnel, ça ? Oui, je pense que ça sera constitutionnel parce que, tout simplement, ça a existé. Dans les années 80, ces lois anti-casseurs, elles existaient. Alors, oui, il y a des possibilités. Oui, effectivement, il y a aussi la nécessité de faire payer. Parce que, moi, je serais très curieux de savoir qui va faire de la prison, qui va payer une amende. Non, mais vous rigolez. Vous pensez que les jeunes gens qui sortent de chez Nike avec des dizaines de paires de chaussures, des magasins avec des vêtements, etc., vont payer une amende de 100 euros, de 150 euros. Et puis, il y
a
des peines à adapter. Les peines, elles doivent tomber.
Votre réponse
est
essentiellement juridique, enfin, judiciaire. Vous parlez
de
justice. Sur le principe même du maintien de l'ordre, sur si vous, vous étiez aux manettes, qu'est-ce que vous changeriez ? Vous dites, il faut changer de politique. Qu'est-ce que vous introduiriez ? Comment est-ce que vous éviteriez ce type de violence urbaine ?
Il faut, monsieur, c'était le début de mon propos, réarmer moralement, matériellement, les forces de l'ordre.
Moralement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il faut leur permettre, effectivement, la présomption de légitime défense. Il faut les soutenir. Il ne faut pas, comme le président de la République qui préférait aller voir Céline Dion, très beau spectacle par ailleurs la veille, avoir cette espèce de désinvolture et soutenir nos forces de l'ordre. Quand le président de
la
République dit qu'il devait faire preuve d'empathie, ce n'est pas du niveau de ce que nous attendons. Les forces de l'ordre,
vous savez, ce que vous êtes en train de
dire, c'est qu'un message de fermeté politique, clair,
suffirait quelque part. Ah non, puisque je vous
ai
dit qu'il y avait un besoin de moyens, qu'il y
avait
besoin de faire évoluer la loi, qu'il y
avait
besoin de moyens matériels et financiers. Non, pas un message, pas des paroles. Les paroles ne suffiront jamais, mais c'est surtout un changement d'état d'esprit. Ça continuera et ça va empirer. Demain, ils viendront chez vous, monsieur, parce qu'ils auront l'adresse de votre appartement. Ils iront dans les quartiers dans lesquels... Les voyous, les casseurs, ils iront chez les patrons de grandes entreprises, chez les journalistes, chez les politiques. Ils ont d'ailleurs commencé à entrer dans des immeubles d'un certain nombre de compatriotes, mais si on ne les arrête pas,
ils
ne vont pas s
'arrêter tous seuls. Vous
demanderiez l'état d'urgence aujourd'hui, vous interdiriez les manifestations. Il
y
a une grande manifestation intersynicale le 5 novembre. Vous appelez à les interdire ?
Non, monsieur, moi, je n'appelle pas à ça. J'appelle à faire en sorte parce qu'on ne va pas vivre sous le joug et sous la peur de ces gens-là. On ne
va
pas s'arrêter de vivre, y compris donc de manifester, parce qu'on a peur de la délinquance. Il faut un changement d'organisation, il faut des moyens, il faut un changement de logique, il faut
reprendre en main le contrôle. La question de Steve Jourdain,
c
'est qu'effectivement, est-ce que ce ne sont pas les rassemblements et finalement les manifestations qui offrent l'opportunité de ce genre d'exaction ? Est-ce que ce n
'est
pas, quelque part, à un moment, il ne faudra pas remettre en cause ce droit de rassemblement
?
Ah non, je ne
crois
pas. Moi, je suis très attaché au droit de manifester, il est constitutionnel et je trouve que c'est une de nos libertés et encore une fois, les libertés dans notre pays ne doivent pas reculer parce que l'État est incapable de prendre le contrôle et d'assurer la sécurité des Français qui, encore une fois, sont légitimes à manifester leur colère. Ça fait dix ans qu'on est en Macronie. Vous voyez l'État du pays ? Tout le monde a les yeux ouverts. Et puis, vous êtes parisien, moi j'étais parisien hier soir en rentrant, vous avez vu l'État du pays, l'État de la ville de Lille ce matin, moi qui suis nordiste. Je veux dire, les gens ont compris au bout de dix ans de Macronie, le pays s'effondre.
On n
'est
pas tous
parisien, Stéphane Vernet.
Vous feriez une différence très claire entre les manifestations déclarées et autorisées et les rassemblements. On a vu énormément d'actions hier qui n'étaient pas liées à des manifestations déclarées et qui n'étaient pas autorisées.
Bien sûr, monsieur, moi je fais la différence entre des manifestations déclarées, encadrées avec des syndicats, des forces politiques, associatives qui font part de leur mécontentement et puis des bandes de voyous et de casseurs.
Je
ne confonds pas les deux et encore une fois, je l'ai dit, nous avons été face à des bandes de voyous, de casseurs et de criminels qui cherchent à déstabiliser notre pays. Le problème, c'est que derrière ces criminels,
il
y a aussi parfois des politiques qui jouent avec le feu. Là aussi, on peut être dans le déni et ne pas vouloir regarder ce qu'ont fait les députés de la France insoumise qui n'ont jamais un mot pour les forces de l'ordre. Jamais un mot dans les témoignages ce matin des députés de la
France
insoumise pour les commerçants qui ont laissé beaucoup. Jamais un mot pour les Français qui ont eu peur.
Vous
engagez la responsabilité de la France
insoumise ? Vous avez pris des
sanctions contre eux ? Sous quelle forme
?
Par les élections, monsieur. La meilleure sanction qu'on puisse mettre à la France insoumise, c'est de les battre à chaque élection, de faire en sorte que cette force politique qui sème le chaos dans le pays, qui alimente, qui s'adosse à des forces politiques anarchistes, de casseurs, etc. Regardez, la France insoumise, je ne dis pas ça en l'air, s'est associée à la jeune garde. Elle en a même fait lire un député dont les collaborateurs ont assassiné un jeune homme dans notre pays. Elle a donc un lien très fort avec la violence. Elle alimente le mécontentement, par exemple, d'une jeunesse en faisant détester à cette jeunesse tout ce qui existe dans notre pays.
Il faut qu'ils détestent leurs profs, il faut qu'ils détestent l'État, il faut qu'ils détestent la sécurité, il faut qu'ils détestent leur genre, il faut qu'ils... En fait, ils alimentent la détestation d'une société matin,
midi et soir. Dans le débat politique, Sébastien Chenu, vous avez vertement répondu sur les réseaux sociaux à Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, également à Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste. Vous leur avez dit, alors à l'une, ferme-la s'il te plaît, à l'autre, c'était tais-toi. Est-ce que c'est le bon ton ? Est-ce que, quelque part, on dit que la violence verbale précède la violence tout court, est-ce que ce niveau de débat est correct ? Sébastien, j'ai connu plus violent comme
attaque, vous l'admettrez,
tais-toi, tais-toi à des gens qui m'attardent une victoire, nous traitent de nazis,
nous traitent de nazis, de collabos, de racistes, d'antisémiles,
j
'ai connu plus violent que de dire à quelqu'un tais-toi. Oui,
j
'en ai marre d'entendre, alors je peux le dire beaucoup plus poliment, M. Fort, je vous demanderai de bien vouloir, s'il vous plaît, faire preuve d'extrêmement de retenue dans vos propos parce que vous avez nazifié toute l'année ceux qui demandaient de la fermeté, parce que vous avez, député LFI, insulté toute l'année les forces de l'ordre. Alors je vous demanderai, si possible, un peu de retenue. Mme Borne, je lui ai dit, je vous demanderai, Mme Borne, de faire preuve de beaucoup d'humilité parce que c'est votre bilan ce que nous vivons, ce que vivent les Français, c'est votre action, vous êtes solidaire qui ont mis notre pays dans
cet état. Ces violences, cette journée d'hier, ce n
'est
pas un peu le meilleur clip pour le Rassemblement National, votre meilleur clip pour 2027 ?
Et moi, monsieur, je souhaite que les Français nous suivent pour les propositions que nous faisons. Je suis concerné, nous n'avons aucune responsabilité dans tout ça. Nous n'avons jamais gouverné le pays. L'état du pays n'est absolument pas qu'il soit financier, économique, social, migratoire, sécuritaire, n'est pas de notre fait. Donc, que les gouvernants qui ont lâché les forces de l'ordre, qui ont abandonné les Français à leur sort, qui ont mis ce pays dans l'état que nous connaissons de façon économique, ne s'en prennent qu'à eux-mêmes. Nous, nous apportons d'autres solutions.
J'en ai fait la démonstration en partie en répondant à vos questions avec des propositions très concrètes, avec aussi une philosophie très différente, parce que je ne me résous pas, et c'était le début de mon propos, à effectivement voir un pays qui sombre, voir un pays qui bascule dans la violence. Mon pays n'est pas ça. Ce n'est pas mon pays, ce n'est pas notre pays, qu'un pays qui bascule dans la violence. Jordan Bardella fera des propositions dans les heures qui viennent très concrètement sur, effectivement, tous ces sujets aussi.
Justement, est-ce que vous voulez être à la fois la réponse à la colère et à la demande d'ordre, j'ai envie de dire, en même temps
?
Est-ce que c'est deux préoccupations que vous avez ou
est-ce que la colère
de toute façon est effacée par ces
phénomènes de violence ? Oui, mais au-delà de ça, M. Bost, je pense que nous sommes d'abord un espoir.
Je
pense que pour des milliers de Français, voyez-vous, en arrivant, un couple m'a interpellé dans la rue en disant, sauvez-nous. Et c'est très lourd d'entendre ça. Oui, nous sommes un espoir pour des millions de Français qui considèrent qu'effectivement, leur pays est en train de prendre une très vilaine tournure. Ça,
c
'est pour la demande de
réponse d'ordre. Pas
seulement.
L'espoir, ce n'est pas uniquement sur l'ordre.
C'est aussi pour donner des perspectives,
des perspectives de croissance, des perspectives de
développement. Ceux qui ont pu, par moment, manifester dans le calme, les lycéens, les gilets jaunes dans une moindre mesure. Est-ce que vous comprenez ce qu'ils demandent ?
Oui, il y a des demandes qui sont particulièrement légitimes chez les lycéens. Comment ne pas entendre l'angoisse de Parcoursup, un système qui est complexe, l'angoisse des agendas qui résulte probablement aussi de la réforme blanquer avec la multiplicité des options. Vos réponses là-dessus ? Alors, j'y viens. L'angoisse, effectivement, de s'échouer dans des filières universitaires qui sont sans déboucher. Je rappelle que je crois que c'est 57% des étudiants en licence échouent. Donc, il y a des réponses. Les classes surchargées,
il
y a des réponses. La fonction de professeur, il y a des réponses. Nous en faisons un certain nombre. Commençons peut-être d'ailleurs par la fonction de professeur. Restaurer, comme je disais qu'il fallait aider les forces de l'ordre, il faut aussi aider les profs à reprendre le contrôle de leur classe, le contrôle de leur profession à travers d'ailleurs aussi
une
hausse des rémunérations. Nous proposons une mesure qui est d'augmenter la rémunération des professeurs de 3% par an pendant 5 ans. Ce n'est pas la seule réponse. Nous souhaitons des classes qui ne soient pas au-delà de 30 élèves dans le second degré. Ce n'est pas la seule réponse. Et puis, nous avons effectivement, parce que je crois que c'est là où tout se joue, la nécessité d'orienter beaucoup plus tôt les élèves, si possible
dès la quatrième. Est-ce que ça veut
dire qu'il
y a
aujourd'hui trop de bacheliers selon votre raisonnement ?
C'est-à-dire de gens qui ensuite
font des études supérieures
?
Il y a surtout un bac qui n'a pas le niveau auquel il devrait être puisque aujourd'hui, pour ne pas avoir le bac, il faut en fait le vouloir. Donc, il
faudrait que moins
de jeunes ait le bac ? Il faut qu'il y ait plus de jeunes qui aient des formations diplômantes qui leur permettent un accès au marché du travail et un épanouissement plutôt que d'aller parce que quand vous vous écroulez en licence en année 1 ou 2 de licence, vous avez une certaine aigreur parce que vous dites que de temps perdu et vous ne trouvez pas de débouchés, vous ne trouvez pas votre place dans la société. Donc, moi, je pense que l'apprentissage, les bacs pro, tout ça, on doit les valoriser mais surtout l'orientation très tôt. Ça
veut dire que vous
pouvez au pouvoir vous réformer l'ensemble du système scolaire,
vous
dégagez la réforme blanquer du lycée,
vous dégagez
le parcours sup. Oui, alors, il faut plutôt l'enlever pour essayer effectivement dans cette logique-là d'avoir... Vous l'améliorez ou vous le supprimez ? Non, il faut le supprimer puisque la logique n'est pas la même. La logique que je vous explique, c'est une orientation beaucoup plus tôt. Donc, ça veut dire que parcours sup, c'est une orientation qui arrive finalement assez tard, qui est très opaque, etc. Donc, il y
a
des choses à faire pour ceux qui iront en université mais il faut avant beaucoup plus tôt et c'est là où parcours sup ne correspond pas orienter les élèves. Mais la réforme blanquer qui était celle du nombre d'options assez nombreuses au-delà du tronc commun, oui, il faut la revoir évidemment.
Qui porte ces questions d'éducation ? Qui pourrait être ministre de l'éducation avec Marine Le Pen présidente et Jordan Bardella premier ministre Je ne sais pas qui
pourrait être ministre de l
'éducation. Je ne sais pas si d'ailleurs c'est très important aujourd'hui de savoir qui pourrait l'être plutôt que de savoir le programme, de connaître le programme.
Marine Le Pen aura l'occasion de s'exprimer.
Qui travaille sur ces aspects-là pour le
programme de Marine Le
Pen ?
Il y a beaucoup de gens qui travaillent sur ces aspects-là. Par exemple, nous avons deux anciens inspecteurs d'académie qui sont députés dans notre groupe, je pense à Roger Chudeau dans le Loir-et-Cher, Thierry Tesson, mon camarade député du Nord. À l'UDR, il
y
a le député de la Marne, Maxime Michelet qui travaille sur ces questions-là. Et puis nous avons des professionnels du monde de l'éducation qui nous accompagnent dans notre réflexion. Donc oui, nous travaillons en lien avec des professionnels. Je salue aussi des organisations étudiantes qui font des propositions. J'ai rencontré les responsables de l'Uni, l'Union Interuniversitaire, la fameuse et jeune Louise qui a percé dans les médias. Mais ce qui est intéressant, c'est que ces associations portent des propositions. Donc oui, nous écoutons les professionnels, nous écoutons les associations d'étudiants, nous écoutons les familles également qui doivent être associées à cette réflexion.
Jusqu'on comprenne bien après cette journée d'hier, vous dites aux lycéens il faut savoir terminer une grève, pas une grève, mais en tout cas il faut savoir terminer un mouvement. Qu'est-ce que vous leur dites aujourd'hui
?
Je leur dis d'abord tenez bon il y a six mois à attendre, mais je leur dis et je dis plutôt au gouvernement on ne commence pas par bricoler une réponse sans avoir levé les blocus lycéens. Ça c'est la première des choses, vous
voyez
on revient à l'autorité. Vous
parlez au gouvernement mais pas aux lycéens.
Mais
aux lycéens je leur
dis nous avons des propositions, nous sommes en train de les faire, de toute façon l'année est avancée, l'année est commencée, donc on ne
va
pas repenser tout le système en cours d'année, mais nous avons des propositions immédiatement applicables pour un certain nombre d'entre elles à notre arrivée si les français nous font confiance et nous leur disons écoutez nos propositions, regardez-les attentivement, nourrissez-les et dites-nous si celles-ci peuvent répondre à vos angoisses parce que les angoisses elles sont aussi sur le logement, elles sont aussi sur d'avoir des étudiants qui ont des longues journées et qui travaillent en plus. Oui tout ça, tout ça
fait partie de ce package. Sébastien Chenier, avant de répondre à quelques questions d'électeurs, un mot sur votre rapport avec les syndicats. On a vu qu'à Carcassonne, le maire RN a exclu les syndicats de la Bourse du Travail, à Liévin, le maire RN a supprimé la cérémonie du 1er mai. Est-ce qu'il faut en conclure qu'au pouvoir les syndicats au niveau national seront un peu dans votre viseur ?
Non pas du tout, à Liévin d'ailleurs il n
'a
pas supprimé la cérémonie du travail, la cérémonie du 1er mai il en a exclu
des syndicats mais
il a exclu un certain nombre de syndicats qui en avaient fait autre chose et qui avaient politisé des choses.
Donc les syndicats
pas d'accord avec vous vont... Pas du tout.
D'abord il n'y a pas
de syndicats, vous le savez il n
'y a
pas de syndicats qui expriment officiellement un accord avec le Rassemblement National. C
'est pas comme la CGT qui était historiquement... A l'inverse si
ils expriment des désaccords ils
sont
dans le viseur. Aucun problème. La CGT est historiquement liée au Parti Communiste. Pendant des années le secrétaire général de la CGT était membre du comité central du Parti Communiste. Ça n'a visiblement pas gêné grand monde. Moi je pense que les syndicats la limite c'est de ne pas voir des syndicats faire de la politique appeler à voter ils ont le droit de le faire mais si vous voulez ça les décrédibilise en réalité. Nous on parlera à tout le monde. Aujourd'hui je vois que les grandes centrales syndicales les dirigeants des grandes centrales syndicales ne veulent pas nous parler. Je pense par exemple Madame Léon qui ne veut pas nous parler je pense
qu'elle commet
une faute. La
démocratie c'est parler
à des gens qui ne sont pas d'accord avec vous. Montesquieu je vais vers celui qui me contredit et donc nous nous appelons les syndicats à s'ouvrir à parler avec les forces politiques en présence. Ils n'auront rien rien à redouter de nous à partir du moment où ils joueront le jeu de la démocratie constructive. C'est aussi ça la démocratie sociale.
Le grand jury questions d'électeurs Des questions
d'électeurs recueillis par Ouest France Stéphane Vernet La première est posée par Patrick de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique qui demande comment allez-vous pouvoir redresser le champ de ruines qui est devenu la France avec une ultra-gauche qui est prête à mettre le feu au pays si vous gagnez l'élection présidentielle. Il vous souhaite bon courage mais comme c'est à l'écrit on ne sait pas si c'est
un encouragement
mais évidemment c'est pour ça que tout à l'heure j'ai dit qu'il fallait d'abord les combattre par la démocratie. Il fallait faire reculer cette force politique d'extrême-gauche qui abrite en elle une ultra-gauche violente.
Il
faut d'abord effectivement les
faire reculer.
considérer que cette question de l'ordre public est un défi supplémentaire pour vous dans l'accession au pouvoir au moment de l'accession au pouvoir.
Non, elle est un défi tout court elle n'est pas un défi au moment de l'accession au pouvoir. Regardez où nous en sommes aujourd'hui
il n'y a pas d'élection aujourd'hui. Vous visez l
'ultra-gauche et l'extrême-gauche avec une responsabilité.
C'est
un défi pour notre société à tous les moments tous les jours toutes les semaines tous les mois de l'année pas uniquement pendant la période électorale et si l'extrême-gauche pense pouvoir faire pression en manipulant l'opinion en tous les cas en sous-entendant qu'elle ne respectera pas la démocratie c'est tout de même très grave et moi je ne voudrais pas que les français soient privés encore une fois d'une campagne électorale avec des échanges des propositions que les français sont en droit de connaître donc voilà le chantage à la bordélisation par l'extrême-gauche n'est pas acceptable dans une démocratie.
Est-ce qu'il n'y a pas une
petite inquiétude sur le 1er mai qui tombe juste avant le deuxième tour de l'élection présidentielle ?
Alors le président de la république a fait ce choix peut-être espérait-il qu'il verrait défiler des millions de français au style à Marine Le Pen mais peut-être a-t-il compris en voyant les images de la nuit dernière que tout ça pouvait très mal tourner parce qu'il y avait effectivement une extrême-gauche minée.
Je l'invite à changer de philosophie je l'invite à vraiment assurer aux français la sérénité dans le cadre de cette élection présidentielle c'est sa responsabilité c'est la responsabilité du ministre de l'Intérieur dont on sera évidemment très attentif à cela c'est leur responsabilité je ne voudrais pas qu'Emmanuel Macron après avoir joué les Macron-Antoinette au concert de Céline Dion laisse aux français une élection présidentielle trustée par la violence
On
va rester sur cette
formule C'est son boulot Sébastien
Chenu vice-président du Rassemblement National est notre invité on se retrouve dans un instant pour la seconde partie de ce Grand Jury à tout de suite
Le
Grand Jury RTL Public Sénat Ouest France M6
Bonne
journée sur RTL Votre radio
Toute
la journée RTL vous accompagne
Suite
du Grand Jury présenté par Olivier Bost Sébastien Chenu vice-président du Rassemblement National député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale est notre invité Stéphane Vernet pour Ouest France et Steve Jourdain pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger
Le
Grand Jury la bataille des idées Sébastien Chenu de Think Tank et plusieurs économistes ont épluché le projet de budget que vous avez présenté la semaine dernière c'est un budget pour les 5 ans qui viennent alors il s'agit de l'Institut de l'entreprise notamment de Terra Nova et si je devais résumer leur conclusion c'est que votre projet est presque fantaisiste à leurs yeux sur les 140 milliards d'euros d'économies espérées ce ne serait selon eux au mieux quelques milliards est-ce que vous avez encore un problème de sérieux budgétaire au Rassemblement National ?
Non mais je pense par exemple que Terra Nova qui est la machine à penser du parti socialiste a effectivement un problème de crédibilité donc je voulais que Terra Nova nous accuse on n'attendait pas un satisfait site d'un think tank qui est si marqué à gauche et si opposant du Rassemblement National après
il y a des chiffres qui sont revenus qui sont intéressants je
note que le journal dit économiste qui n'est pas un ami du Rassemblement National a en revanche par exemple voyez-vous un international très bien accueilli les mesures proposées par Marine Le Pen vous voyez il y a quand même peut-être plus à dire que cela sur
les faits dans Sébastien Chenu qu'on comprenne bien pour ceux qui nous écoutent par exemple sur la fraude à la TVA vous espérez récupérer plus d'argent que le montant de toute la fraude estimée donc 18 milliards d'euros récupérés et on évalue ça toute la fraude à 12 milliards comment vous faites est-ce qu'il y
a
une potion magique est-ce qu'il y a où
vous trouvez cet argent ? la
fraude estimée c'est 26 milliards d'euros on compte en récupérer 18 milliards la réalité c'est que nous allons appliquer un dispositif qui est celui que nous connaissons en Belgique c'est-à-dire la TVA à la source c'est-à-dire que vous avez des entreprises qui parfois sont des entreprises éphémères qui échappent à la TVA vous avez tous un certain nombre de dispositifs et donc nous nous avons regardé comment nous pouvions évidemment récupérer cette TVA qui est la ressource la plus dynamique d'ailleurs de l'Etat et nous sommes d'ailleurs en dessous de ce que nous pouvons
récupérer les économies et les gains dans votre budget c'est par exemple 29 milliards grâce à l'immigration 33 milliards sur les dépenses de l'Etat 20 milliards d'économies sur la santé 20 milliards d'économies imposées aux communes et aux intercommunalités comment vous faites concrètement il n
'y
a aucun perdant dans vos calculs parce que tous ces montants sont quand même extrêmement importants est-ce que ça ne relève pas par moment un peu d'économie magique non je vais
vous expliquer d'abord ce contre-budget c'est la première marche c'est-à-dire que ce n'est pas le programme de Marine Le Pen c'est la première marche dans le débat budgétaire auquel nous faisons face aujourd'hui je note aussi c'est pour les 5 ans à venir oui oui mais je note quand même pour l'anecdote que nous sommes les seuls à faire l'effort de présenter un contre-budget je n
'ai
pas vu M. Philippe d'ailleurs qui donne toujours des leçons au monde entier faire l'effort de présenter un
contre-budget non
non mais ils ont
fait
des propositions ici et là d'ailleurs ils ne siègent pas ils ont chiffré
l'ensemble de
leurs économies ils ne siègent pas ils ne viennent pas défendre pendant les débats budgétaires vous pouvez contrôler tout ça il n
'y a
pas un macroniste pas un LR pour aujourd'hui défendre ce qui est encore
leur budget il y
a deux aspects il ne
faut
pas les mélanger il y a effectivement le programme présidentiel pour les 5 ans
à venir
c
'est la
première marche
et il y a le budget de l'année prochaine on va y revenir nous
mettons cet objectif sous quoi ? sous une règle d'or avec un objectif d'une règle d'or que Marine Le Pen proposera au vote des français par référendum nous avons fait un effort important qui est celui de faire baisser la dépense publique de 140 milliards d'euros à l'horizon 2032 ça ce sont les objectifs comment on y arrive ?
ici en tous les cas pour le contre-budget nous y arrivons avec trois types de mesures vous avez énoncé des chiffres j'y reviens d'abord c'est 62 milliards de baisse de dépense l'Etat dépensera moins avec les propositions que nous faisons c'est à dire que nous allons rationaliser un certain nombre de dépenses faire baisser des dépenses vous en avez parlé sur l'immigration ou la contribution à l'Union Européenne ce sont des mesures très différentes de ce que le gouvernement Lecornu présente puisqu'il ne propose
pas par exemple
si
vous me laissez développer je vais vous
expliquer
les trois
volets sur les conséquences pratiques on les a rarement c'est à dire que par exemple quand vous baissez le budget des communes j'y viens c
'est les écoles derrière
par exemple
j'y viens mais je voudrais vous expliquer comment on
arrive à ça parce que
vous avez dit donc d'abord des baisses de dépenses l'Etat va moins dépenser avec nous dans certains secteurs là où il dépense beaucoup vous avez vu que par exemple la masse salariale de l'Etat dans le budget de Lecornu elle augmente de 0,2% donc on fait moins de dépenses dans un certain nombre de secteurs on organise différemment la fiscalité vous allez avoir une fiscalité différente c
'est
à
dire
vous allez avoir plus de fiscalité dans certains domaines l'éolien notre impôt sur la fortune financière donc ça effectivement c'est là aussi 53 milliards de fiscalité qui vont rentrer mais nous avons aussi pardon 26 milliards de fiscalité qui vont rentrer mais nous avons des baisses de fiscalité de l'autre côté c'est à dire qu'on fait sauter un certain nombre d'impôts de production donc tout ça s'équilibre et on a une baisse de fiscalité au total les dépenses les recettes de 27 milliards c'est le deuxième volet et puis le troisième ce sont ce qu'on appelle des droits nouveaux parce qu'en fait il ne
s
'agit pas de faire uniquement des économies si vous faites uniquement des économies d'abord on n
'est
pas besoin d'hommes politiques vous demandez à un comptable de Bercy la liste des économies à faire ils vous passent le coup de rabot c'est ce qu'ils font mais si vous faites uniquement des économies vous avez des effets récessifs ce qui est
intéressant c'est de
se dire 140 milliards d'euros d'économies ce qui est
extrêmement important alors ils ont
2032 effectivement dans les 5 ans qui viennent et aucun français vous écoutez quasiment ne ressentira le moindre effet de ces économies
il y aura des efforts à faire il y
a
des efforts qui vont être faits mais d'abord peut-être effectivement prioritairement par ceux qui peuvent les faire d'abord effectivement le coût de l'immigration vous l'avez dit il est important je ne vois dans aucun budget depuis 10 ans d'Emmanuel Macron mais probablement dans les précédents d'efforts demandés sur l'immigration donc oui c'est effectivement important sur l'Union Européenne je ne vois jamais qui d'autre vous mettrait à contribution parmi l'Union Européenne
parmi les Français c'est
juste
sur l'immigration sur l'immigration oui non
il y a effectivement je vous ai parlé par exemple de l'impôt sur la fortune financière il toucherait selon nos projections 1% des Français à qui nous allons 1% des Français demander de contribuer différemment en tous les cas davantage à travers cet impôt sur la fortune financière mais c'est important des Français mais ce sont quand même des Français à qui nous allons demander il y a des
structures
on a beaucoup parlé des agences mais aussi des associations par exemple on considérerait qu'elles ne sont pas d'intérêt général et nous considérerions que l'État n
'a
donc pas à les subventionner c'est beaucoup d'économies aussi regardez ce qu'a dit d'ailleurs l'économiste Marc Poitier
dans le gros des dépenses aujourd'hui notamment des dépenses sociales il y a les retraites Marine Le Pen annoncera sa réforme des retraites dans un mois est-ce que ça veut dire que ça ne sera plus la réforme de 2022 c'est-à-dire départ à 60 et 62 ans ? si
parce que c'est une réforme de société c'est pas une réforme paramétrique ce qu'on propose on propose pas de bidouiller des paramètres parce qu'en fait quand vous jouez à ça et bien vous êtes sans arrêt obligé de faire bouger le curseur et de le reculer donc nous c'est une réforme de société une réforme de société on assume le fait qu'elle ait un coût bien sûr qu'elle ait un coût le fait de mettre la borne d'âge à 60 ou 62 ans avec 40 ou 42 annuités c'est un coût nous l'avons estimé à 9 milliards d'euros c
'est 35
milliards selon
Terranova ça va être 53
non pas il n'y a pas que Terranova qui est pas aussi et puis
il y a un déficit des retraites aujourd'hui qui est important qui est évalué à peu près à 10 milliards d'euros vous avez remarqué d'ailleurs que dans les propositions de nos adversaires si tentées qu'elles soient parce que la mesure par exemple Edouard Philippe 45 annuités et 65 ans on ne sait pas non plus comment c'est financé personne ne lui pose la question mais vous
avez
une particularité c'est que les gens vont travailler moins et c'est censé rééquilibrer le système ça ça interroge
Marine Le Pen va annoncer un certain nombre de mesures qui vont réparer le système actuel parce que dans le système actuel vous avez un certain nombre d'angles morts qui coûtent très cher aux français elle va les annoncer le 17 novembre et vous aurez effectivement toutes les réponses mais le modèle que nous avons c
'est toujours le même c'est
que ceux qui ont commencé à travailler tard vont travailler plus longtemps
le modèle est toujours le même mais il repose sur plusieurs options le modèle c'est 40 annuités pour partir à partir de 60 ans quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans et ensuite 42 annuités pour partir à partir de 62 ans au-delà de ça mais ça repose aussi sur quoi ? de la productivité de l'activité une relance de la natalité oui nous considérons
c'est pour ça qu'il y
a beaucoup de conditions quand même
mais
enfin c'est un changement là aussi
d'orientation politique tout à l'heure
je vous ai dit nos mesures ce ne sont pas uniquement des mesures d'économie parce que sinon nous serons dans une dans une projection qui serait simplement récessive de l'économie c'est des mesures de relance de la croissance quand on veut abaisser les impôts de production quand on veut améliorer le pacte d'Utreil ce sont des mesures qui vont nous faire rentrer de l'IS de l'impôt sur les sociétés davantage ce sont des mesures de relance de la croissance on en a vu sur
le logement on en voit sur les transports
si toutes ces conditions ne sont pas remplies qu'est-ce qui va se passer quand vous serez au pouvoir si vous êtes au pouvoir
mais monsieur ce que nous proposons c'est un autre modèle économique ça fait 30 ans qu'on est dans les mêmes logiques qui sont désormais des logiques qui coûtent très cher aux français qui n
'ont
pas de résultat qui sont inégales et qui amènent le système à s'écrouler donc permettez qu'on puisse tenter autre chose qu'on puisse projeter un modèle qui crée de la croissance parce que nous nous croyons qu'avec ce que nous proposons la croissance peut repartir nous pouvons protéger notre économie qui désentête le pays parce que c'est la règle d'or que Marine Le Pen propose aux français c'est pour désendetter le pays donc oui on ne
va
pas faire comme les autres ça c'est sûr on ne va pas faire comme les autres
alors à ce sujet là vous voulez réduire donc la contribution de la France au budget de l'Europe Marine Le Pen s'est rendue à Bruxelles cette semaine pour engager un bras de fer pour réduire cette contribution alors même vos alliés européens dans le groupe Patriot ne semblent pas vous suivre pour nous autoriser à tailler dans notre contribution comment vous allez y arriver ?
mais
I want my money back c'était ce que disait Margaret Thatcher il y a combien de temps ? je ne
sais
plus c'était en 84 il y
a
40 ans nous voulons récupérer ça c'est
fini
les
anglais sont partis et
ont quitté l'Europe
ça veut dire que nous aussi nous voulons récupérer une partie de notre argent nous comprenons qu'il faille contribuer il faut
que les autres soient d'accord
oui
mais enfin les
autres sont d'accord mais ils ont fait
vivre aucun
autre pays de l'Union Européenne ne sera d'accord si monsieur
ils ont fait vivre un système pour que la France réduise d'un tiers sa contribution je vais vous expliquer ils ont d'abord avant de parler même de la contribution on va parler des rabais il
y a
un système qui s'appelle les rabais et
moi j'ai regardé vous demandez
un rabais ?
nous
commençons par ça ce système opaque qui permet 4 milliards et demi d'euros c'est ça ? qui permet en tous les cas d'obtenir un certain nombre de rabais à la hauteur vous avez dit 4 milliards d'euros c'est ça ? en tous les cas l'Allemagne c'est 3,6 milliards d'euros qu'ils ont et l'Allemagne est un état auquel on se compare souvent ce système des rabais n'a jamais été demandé par Emmanuel Macron c'est un bras de fer mais c'est un bras de fer un rabais et une baisse dessinée
de manière littérale de la contribution de la France obligée
de l'Union Européenne c'est
pas du tout la même chose
c'est pour ça que je vous dis on va déjà commencer par obtenir des rabais on va commencer par essayer de récupérer notre
argent et puis effectivement et si on
vous dit que le budget pour les agriculteurs la PAC baisse mais
je
connais je connais évidemment ce chantage qui dit tout de suite ah mais alors vous aurez moins pour la PAC non monsieur nous allons vous demander et nous n'allons plus valider le fait que la commission européenne s'approprie des compétences coûteuses sans l'avis l'autorisation des états notamment fondateurs qui la composent c'est à dire que l'Union Européenne qui s'approprie des compétences ou qui continue et ça coûte très cher à négocier des traités de préadhésion l'état français qui est un des cofondateurs de l'Union Européenne ne va pas être d'accord si c'est nous donc voyez vous il va falloir repenser les choses et c'est aussi un bras de fer qu'il faut mener mais tout est une question de bras de fer et de rapports de force dans la
vie tout est une question de
rapports de force nous l'assumons au bénéfice des français je vous le dis les pays qui aujourd'hui bénéficient de rapets ne sont pas liés par les critères de Maastricht parfois ne sont même pas dans la zone euro et donc par conséquent je ne vois pas pourquoi la France ne pourrait pas bénéficier de rabets ou de conditions positives pour son budget
Sébastien Cheney on va parler à présent ça concerne toute l'Europe c'est l'Ukraine et la Russie d'abord avec quelques questions des lecteurs qu'on ne vous a pas posées tout à l'heure Stéphane Vernet des questions de deux lecteurs différents René de
Dolle
-de-Bretagne en Ile-et-Vilaine et Jean-Yves de R220 dans le Morbihan donc si le Rassemblement National prend le pouvoir ferez-vous ami ami avec la Russie nous demande René pouvez-vous être clair là-dessus et Jean-Yves donc dit pourquoi soutenez-vous Poutine qui veut la fin de notre démocratie pour l'argent demande-t-il bon
alors d'abord on ne soutient pas Poutine et il n
'y a
pas d'amis dans les relations internationales
c'est comme ça que vous
êtes perçu il
n
'y a pas d'amis dans les relations internationales je vous le dis il y a des alliés les alliés peuvent parfois être des amis peuvent parfois être des concurrents et peuvent parfois être dans un certain nombre de domaines des adversaires donc il n'y a pas d'amis dans les relations internationales les Etats ont des relations entre elles entre eux c'était le général de Gaulle d'ailleurs qui l'avait formalisé ainsi donc les Etats parfois il y
a
des
décisions
qui peuvent être favorables à des pays qu'ils soient amis ou pas amis par exemple quand vous dites que vous allez arrêter d'aider l'Ukraine Marine Le Pen l'a confirmé dans une interview cette semaine elle a même dit qu'elle a précisé qu'elle appliquerait un délai de 6 mois d'ailleurs pourquoi ce délai ? parce
qu'on a un budget à boucler parce que nous considérons qu'effectivement la France qui a contribué jusqu'à présent à 27 milliards d'euros quand même d'argent français pour aider l'Ukraine a pris sa part
c'était pas
d'argent direct mais il y avait une partie vous avez des aides directes vous avez des aides financières vous avez aussi des aides matérielles vous avez des prêts vous avez effectivement enfin tout ça c'est de
l
'argent des français nous avons pris notre part à peu près d'ailleurs au même niveau que d'autres pays je pense par exemple à l'Espagne
Vladimir Zelensky a répondu à
Marine Le Pen dans le Financial Times il a dit elle ne maîtrise pas bien certains détails l'expérience de notre armée sur le plan technologique est très importante pour nos partenaires et l'industrie française ne peut qu'y gagner grâce à ces technologies cette coopération et cette coproduction vous ignorez aussi cet aspect de la coopération avec l'Ukraine est-ce qu'elle peut nous apporter ou pas ?
l
'Ukraine a
bénéficié de l'aide militaire de la France à travers des
dons
d'armes à travers des ventes d'armes et à travers aussi du don de carburant
mais si
demain
on récupère l'expertise notamment en matière de drones pour se protéger ce n
'est
pas intéressant
?
non aujourd'hui la priorité n'est pas celle-ci je le dis parce qu'on le dit assez peu en 2024 nous avons fait des dons de plus de 200 tonnes de carburant à l'Ukraine je pense que ça doit aussi être su par les français l'OCDE je rappelle aussi nous dit et on doit y être attentif que l'Ukraine est un état très corrompu donc si vous voulez moi
je veux bien est
-ce que ça veut dire dans votre raisonnement qu'importe si
l'Ukraine tombe ? non ça ne veut pas dire ça non parce que je le redis et je le redis avec beaucoup de force la Russie est à l'aide ça peut être une conséquence si on arrête de les aider mais je vais vous expliquer pourquoi parce qu'en fait arrêter une aide financière à l'Ukraine ce n
'est
pas ne rien faire d'abord la Russie est l'état agresseur la Russie est l'état qui se comporte mal vis-à-vis de l'Ukraine depuis le premier jour je ne peux pas être plus clair que cela mais
évidemment on n'a pas d'ennemis mais on peut envoyer des signaux vous disiez on n
'a
pas d
'ennemis
mais nous
avons voté parmi les nous avons voté les sanctions à la Russie non c
'est
pas vrai vous êtes abstenu sur la résolution de soutien à l'Ukraine l'année dernière vous êtes abstenu mais
parce que quand elles ont des conséquences pour le budget français c'est à dire pour les agriculteurs français par exemple on parlait tout à
l
'heure des agriculteurs on ne
va
pas se tirer des balles dans le pied en revanche ne pas soutenir financièrement l'Ukraine ou ne plus la soutenir à terme financièrement ça ne veut pas dire ne rien faire
il y a des choses très concrètes les avions Rafale qui doivent arriver en Ukraine on les annule si vous arrivez au pouvoir il y en a 16 qui doivent arriver en Ukraine est-ce que vous les annulez
Marine Le Pen a
indiqué que les engagements de la France seraient tenus en ce qui concerne le matériel
militaire l'aide
humanitaire le matériel militaire l'aide humanitaire Marine Le Pen a dit mais je dis simplement arrêter l'aide financière ce n'est pas arrêter l'idée d'aider l'Ukraine la France a été très à l'écart des négociations j'ai regardé la dernière fois que la France il n
'y a
pas eu de convention trilatérale depuis très longtemps la dernière fois que la France a regardé passer les trains sans intervenir c'était cette année je crois que c'était à New York et puis c'était à Miami auparavant lorsque les Etats-Unis ont pris en main un certain nombre de négociations moi ce que je souhaite c'est que la France prenne des initiatives de paix parce qu'en fait c'est toujours pareil cette guerre où elle s'arrête parce qu'à un moment on est capable de mettre les belligérants les co-belligérants autour d'une table pour aller vers un accord de paix qui restera déterminé au bénéfice de l'Ukraine et par l'Ukraine ou alors c'est la guerre de 100 ans et on n'en sortira jamais nous on n
'a
pas les moyens de financer la guerre de 100 ans c'est tout ce que nous disons et ne pas dire cela à monsieur Zelensky c'est lui mentir en réalité
le
grand jury quel président à l'Elysée
je
vous donne juste une information qui vient de tomber avant de parler de l'élection présidentielle Emmanuel Macron s'adressera ce soir aux français à 20h après les violences et le chaos que nous avons décrit en début d'émission tout à l'heure une question sur la présidentielle à l'avenir Marine Le Pen veut modifier la constitution par référendum vous l'avez évoqué pour changer les règles sur l'immigration et notamment interdire le voile dans la rue Richard Ferrand le président du conseil constitutionnel a dit que ce n'était pas possible vouloir réformer la constitution par l'article 11 cela n'existe pas est-ce que ça veut dire que vous passerez en force
?
je dis d'abord à monsieur Ferrand de lire la constitution ce serait bien pour le président du conseil constitutionnel qu'il se réfère à l'article 3 il explique que c'est assez simple que
ce n'est pas très compliqué c'est pas très compliqué je suis étonné que monsieur Ferrand ne le
comprenne pas l'article 3 la souveraineté nationale appartient aux français ou à ses représentants et à aucune autre fraction de ceux-ci l'article 11 le peuple français peut réviser sa constitution l'article 5 c'est le président de la république qui est garant de tout cela et donc si nous
disons ça le
président est garant de la
constitution oui oui le président veille au respect de la constitution mais est-ce qu'il peut
violer la constitution ?
non il veille à son respect donc il ne la viole pas
est-ce que c'est la respectée en utilisant un article qui ne prévoit pas la
réforme de la constitution ? c'est ce qu'a fait le général de Gaulle et je suis étonné que M. Ferrand s'oppose avant même d'avoir été saisi en tant que président du conseil constitutionnel à une proposition d'une candidate à l'élection présidentielle en donnant un avis je crois qu'il se met dans une fonction ou dans un rôle qui n'est pas le sien et en ce cas il ne peut plus présider le conseil constitutionnel parce qu'à partir du moment où il dit qu'il s'opposera à une
décision d'une
présidente qui serait élue il est inémovable est-ce que vous
pouvez appeler à sa
démission il s'opposerait donc à la décision d'une présidente élue qui est tout simplement qui appliquera la même jurisprudence que celle qu'avait utilisé
le général de
Gaulle par deux
fois
Marine Le Pen avait déjà demandé la tête de Jean-Louis Debré elle avait critiqué Laurent Fabius et maintenant la tête de Richard Ferrand est-ce que vous avez un problème avec le conseil constitutionnel
en
soi ces présidents ont souvent été des gens extrêmement politisés extrêmement hostiles au rassemblement national et ils sont souvent sortis de leur rôle c'était le cas de Jean-Louis Debré très hostile au rassemblement national qui est sorti de son rôle mais ce qu'on a vu année après année c'est un conseil constitutionnel mais c
'est
là depuis 1971 qui s'arroge un certain nombre qui grignote un certain nombre de pouvoirs de prébandes la dernière étant l'une des dernières c
'était en 2010 ce qui veut dire qu
'une fois au pouvoir qu
'est
-ce que vous faites du conseil constitutionnel ? mais nous le conservons le conseil constitutionnel est évidemment un des piliers de notre démocratie mais nous appelons son président actuel à sortir de son rôle de militant socialiste pour être un vrai président de conseil constitutionnel et tout simplement prendre acte qu'effectivement le président de la république on a cité le général De Gaulle par deux fois ont utilisé l'article 11 pour réformer la constitution et donc par conséquent si l
'un
l'a fait d'autres peuvent le faire il ne faut pas tordre la constitution ou utiliser le conseil constitutionnel pour mener des batailles partisanes c'est ce que Marine Le Pen dit à Richard Ferrand quand on est membre du conseil constitutionnel on n
'est
plus membre du parti socialiste une
question sur le financement de la campagne présidentielle pour le rassemblement national le président de la commission nationale des comptes de campagne a confirmé sur RTL cette semaine que vous pouviez faire appel à des prêts de particuliers par l'intermédiaire du parti est-ce que ça veut dire que vous n'avez plus de problème de financement puisque c'est quelque
chose que vous avez déjà fait dans le passé j
'attendrais que tout ça soit
officialisé
ça veut dire qu'effectivement on ne pourra comme d'habitude de toute façon ne
compter plus sur
nous-mêmes pour financer notre campagne ce que nous avons fait d'ailleurs longtemps mais le vrai problème d'ailleurs monsieur Ferrand est de vrai
s
'en émouvoir que dans une démocratie le premier parti politique le premier groupe parlementaire à l'assemblée nationale au parlement européen donner comme possiblement comme l'un des vainqueurs possibles de
l
'élection présidentielle ne puisse pas financer sa campagne présidentielle est un problème dans une démocratie on attendait la fameuse banque de la démocratie le rassemblement
national étant le premier parti de France vous êtes aussi le parti c'est aussi le parti qui touche le plus d'argent public
par an c'est
la démocratie c'est
pas un cadeau
non mais tout à fait au titre du financement public des partis mais 15 millions ça devrait vous permettre de pouvoir assumer une campagne
une campagne
présidentielle avec vos propres
moyens mais un parti politique c'est aussi la vie tout au long de l'année c'est pas uniquement une campagne électorale donc nous effectivement nous allons compter sur nous-mêmes sur nos propres forces mais dans une démocratie qu'un parti politique soit privé d'accès aux banques au secteur bancaire avec des pressions politiques souvent multiples et variées d'ailleurs qui n'ont pas besoin parfois même d'être exprimées puisque tous ces gens-là sont copains entre eux et n'ont pas du tout envie de passer pour ceux qui donnent le coup de main au Rassemblement National alors que c'est pas un coup de main qu'on demande c'est le même traitement qu'à tous les autres parce que tous les autres ils ont aussi du financement public et ils ont accès aux prêts bancaires français
Jordan Bardella s'est rendu au salon de l'auto vendredi il a été interpellé par quelques personnes qui lui ont dit qu'il était antisémite est-ce que vous craignez que ces accusations le poursuivent longtemps
?
Non je crois pas et d'ailleurs je crois que Jordan Bardella a déposé des plaintes moi je ne crois je n
'ai
jamais cru une seconde à ses propos j'ai toujours pensé qu'il y
avait
une espèce de
mystification
je n
'ai
même pas eu à lui demander je connais Jordan Bardella depuis assez longtemps maintenant je l
'ai
vu arriver avec Florian Philippot et je n'ai jamais ni douté ni imaginé que tout ça puisse être vrai et d'ailleurs je crois que ces mystifications ces manipulations de Mediapart se retournent un peu contre
eux
Sur quoi vous
vous basez
pour parler de mystification de faux ? Vous
avez des preuves
de quelque chose ? Sur l'histoire de Mediapart en
l'occurrence en l'espèce
Oui d'accord mais enfin rappelez-vous la fameuse lettre de Syrie dans le procès Sarkozy qui n'a jamais été réellement authentifié Mais
cela n'avait
aucune preuve
Voilà Non mais il n
'y
avait pas de preuve ni dans un sens ni dans un autre mais en tout cas ça a été un élément à charge rappelez-vous ça c'était avant Mediapart Edoui Plenel qui avait mis en cause Dominique Baudis et qui avait ruiné sa carrière d'homme public alors qu'il n'était pas mis en cause dans l'affaire Allègre rappelez-vous la haine que nous porte Mediapart donc je ne
leur
donne pas beaucoup de crédit déjà
à Mediapart Merci beaucoup
Sébastien
Cheney
invité de ce grand jury je vous rappelle l'information qui est tombée en cours de route le président Emmanuel Macron s'exprimera ce soir à 20h après les violences hier un peu partout en France Sous-titrage
ST' 501
Sébastien Chenu