Remaniement, violences policières à Marseille, émeutes... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Philippe Tanguy
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France Info Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Le Rassemblement National a critiqué le remaniement avant même qu'il ait lieu par la voix de Marie Le Pen, c'était mercredi. Maintenant qu'il a eu lieu, est-ce qu'il y a quand même une bonne nouvelle dans ces changements au gouvernement ?
Non, Marine Le Pen a eu la prescience de ce que serait ce remaniement, c'est-à-dire que c'est vraiment un resserrement sur la Macronie. C'est un remaniement de fin de règne, c'est ce genre de remaniement qu'on avait dans les mandats précédents, quelques mois avant une élection présidentielle et un changement de majorité. Donc c'est assez consternant parce que si le Président de la République, on verra ce qu'il dit tout à l'heure au Conseil des ministres, pense relancer son gouvernement avec ces quelques changements vraiment très superficiels, il ne se passera pas grand-chose. C'est vraiment, quand je vois ce qui se passe notamment sur l'éducation avec l'arrivée de M.
Attal, avec les finances, avec l'arrivée de M. Cazenave...
La PNDI, c'était votre tête noire au Rassemblement National. Vous l'accusiez d'être wokiste, etc.
Est-ce que Gabriel Attal arrive ? Ce n'est pas une bonne nouvelle pour vous ? Non, si vous voulez... D'ailleurs, c'est assez intéressant, c'est que le discours d'arrivée de M. Attal, c'était vraiment un antiportrait de l'action du gouvernement depuis 6 ans, puisqu'il a dit qu'il faut rétablir l'autorité, il faut rétablir les savoirs fondamentaux. Bref, on avait l'impression que la Macronie arrivait à l'éducation nationale. Ça fait 6 ans qu'il y a l'action d'Emmanuel Macron à travers ses ministres à l'éducation nationale, en particulier M. Ndiaye, mais moi, on n'a jamais réduit, si vous voulez, au Rassemblement National nos critiques sur le programme éducatif à la personne de M.
Ndiaye, qui était quand même le porte-serviette de M. Macron.
Justement, vous ne vous félicitez pas de ces mots de Gabriel Attal, Gabriel Attal qui dit effectivement qu'il faut remettre le respect de l'autorité, les savoirs fondamentaux, la laïcité en priorité au cœur de l'école.
Ça, c'est comme M. Blanfu, le prédécesseur de M. Attal, M. Blanquer. Quand il était arrivé au milieu de toutes les catastrophes macronistes, on s'était dit peut-être que M. Blanquer sera la seule bonne nouvelle dans les mots qu'il avait, dans le programme qu'il affichait, une certaine restauration de l'éducation traditionnelle, comme on la propose, fondée évidemment sur l'autorité et les savoirs fondamentaux. L'action de M. Blanquer a été le contraire de ces mots et je pense que M. Attal fera malheureusement le contraire de ce qu'il annonce pour une raison simple.
Un des problèmes fondamentaux à l'éducation nationale, c'est que ce ministère n'est pas tenu par le politique ou la volonté politique, mais par une autre administration qui menotte l'action politique et qui veut imposer son programme de déconstruction de l'éducation qu'elle mène depuis 40 ans contre vents et marées.
Donc en fait, il se passera quelque chose à l'éducation nationale le jour où, au-delà des mots, il y aura une action politique capable de faire obéir l'administration à ce que veut une grande majorité du peuple français, à savoir une école fondée sur l'autorité, les savoirs fondamentaux qui permettent vraiment aux classes populaires et aux classes moyennes de reprendre l'ascenseur social.
Et il y a un autre changement à la santé, lui il connaît bien l'administration, c'est Aurélien Rousseau qui était directeur de cabinet d'Elisabeth Borne qui remplace François Beaune. Il a dirigé l'agence régionale de santé pendant le Covid, donc il connaît bien le sujet, il est légitime, non ?
Il connaît exactement tous les mots, il incarne tous les mots du système de santé français depuis 20 ans. Les mots MAUX. Oui, exactement MAUX, c'est-à-dire toute cette bureaucratisation, cette technocratie, au contraire pendant le Covid qui a montré ses limites, pendant le Covid, on avait eu une petite période où on avait redonné le pouvoir aux soignants, que ce soit dans les hôpitaux, sur les territoires. Là, la nomination de M. Rousseau, je trouve que c'est vraiment une reprise en main, une fois plus par la bureaucratie, mais ce qu'incarne M. Macron du système de santé et du système de l'État en général. M. Macron, c'est quoi ?
C'est une espèce de champion de la technocratie, de la bureaucratie.
Mais justement, il y a plus de politique.
En fait, c'est totalement à l'inverse d'ailleurs de ces mots, puisque beaucoup de Français ont voté à M. Macron en pensant qu'on allait mettre un peu d'air dans la technocratie française, qu'on allait un peu libérer les énergies. Et en fait, depuis six ans, on se rend compte qu'avec le record de taxes, record de normes et cette présence des hauts fonctionnaires français qui sont la caricature de la mauvaise administration, tout est corseté. Je ne comprends pas. Il faut un gouvernement avec des personnalités civiles, en fait ? Parfois, ce n'est pas forcément une opposition entre le civil et la haute administration. C'est qui vous choisissez pour incarner cela ?
Vous avez tout un tas de contre-exemples dans les deux catégories. Mais M. Rousseau, il ne connaît pas grand-chose au monde du soin et à la base. Il a dirigé l'ARS de France en plein Covid. M. Broun, mais oui, mais au contraire, les ARS, si vous voulez, ont symbolisé... Les autorités régionales de santé. Les autorités régionales de santé avant et pendant le Covid symbolisent tout ce qu'il ne faut pas faire pour le système de santé français. Les soignants sont écrasés, étouffés. Leur bonne volonté est étouffée par l'administration et la sur-bureaucratisation. Donc, c'est vraiment le symbole, au contraire, de tout ce qu'il ne faut pas faire. M.
Broun, il avait énormément de défauts, notamment le fait qu'il n'avait visiblement pas de dimension politique, de poids politique pour mener son administration. Mais là, il faut savoir. Donc, il faut être politique ou il faut être... Je n'ai jamais dit que M. Broun ne connaissait pas le système de santé. Vous n'avez jamais entendu une critique du Rassemblement National critiquant M. Broun pour son absence de connaissance du système de santé.
J'ai du mal à définir le profil type d'un bon ministre, d'après vous. Puisqu'il ne faut pas qu'il soit haut fonctionnaire, mais en même temps, il faut qu'il soit politique. C'est très simple.
Mais en même temps, il faut que... Il faut que ce soit une personnalité qui a à la fois des compétences et une vision politique.
Et Aurore Berger, par exemple ? C'est assez simple. Vous qui critiquez les experts déconnectés, Aurore Berger, c'est une élue ? C'est une politique ? Elle remplace Jean-Christophe Combe aux Solidarités ? Ça, ça va dans le bon sens pour vous ?
On va voir. Moi, je ne vais pas faire de procès d'emblée à Mme Berger. Sur les questions sociales et de solidarité, elle a défendu souvent plusieurs dossiers, notamment pour les droits des personnes en situation de handicap. Donc moi, je ne souhaite pas la politique du pire. On va voir quel injada elle va mener. Mais moi, je suis à la Commission des Finances. Compte tenu du fait que le gouvernement a annoncé 15 milliards d'économies, ça a été centré visiblement sur le système de soins, sur des économies à faire sur le système de soins. Je crains que par contamination, ça concerne aussi le secteur parallèle à la santé, comme l'accompagnement des personnes en situation de handicap.
Donc j'espère que Mme Berger ne va pas faire la censure des politiques qui se sont un peu développées en faveur des droits et de la dignité des personnes en situation de handicap.
Emmanuel Macron doit s'exprimer en ouverture du Conseil des ministres à 11h, justement pour mettre des mots aussi sur ce remaniement. Vous en attendez quelque chose ?
On va voir. Je ne vais pas faire le procès du Président, mais je trouve déjà la forme étrange. Ce refus de s'adresser directement à la nation au 14 juillet, cette volonté de faire des bruits de couloirs mis en scène à la télévision ou à la radio, je trouve ça très étrange. Moi, ce qui me semble, c'est que M. Macron, avec Mme Borne, veut vraiment acter le fait qu'il ne se passe finalement rien en France, que tout va bien, Mme la Marquise, et qu'on avance.
Les émeutes, on l'a vu hier à la discussion qu'on a eue au Parlement sur cette loi de reconstruction, ne sont pas caractérisées comme des émeutes, mais comme un événement subalterne, l'ordre serait revenu, tout irait bien, c'est pareil sur le pouvoir d'achat, sur l'économie, sur l'endettement. Bref, il y a une minimisation, si vous voulez, depuis un an, des difficultés que rencontre la France, avec un gouvernement qui a l'air complètement à côté de la plaque.
Vous parliez des émeutes et de ce projet de loi d'urgence pour favoriser la reconstruction. Votez définitivement à l'Assemblée hier. On en parle dans un tout petit instant avec vous, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. D'abord le fil info, 8h40, Diane Ferschit. Et le premier conseil des ministres du gouvernement remanié se tiendra tout à l'heure à 11h. Il débutera par une prise de parole d'Emmanuel Macron. Le remaniement est dès hier soir. Papendiaï a laissé sa place à Gabriel Attal, à l'éducation nationale, à suivre ce matin la passation de pouvoir. Au ministère de la Santé, Aurélien Rousseau, l'ancien bras droit d'Elisabeth Borne, y remplace François Braune. Aurore Berger quitte.
Elle, la présidence du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale pour devenir ministre des Solidarités. Ils sont mis en examen pour violence. En réunion, 4 policiers suspectés de s'en être pris un jeune homme à Marseille, au début du mois, en parallèle des émeutes urbaines. L'un des agents est placé en détention provisoire. La contre-offensive ukrainienne connaît des difficultés, mais elle avance. Déclaration dans le Figaro, ce matin, de l'ambassadeur d'Ukraine en France. Nous sommes, assure-t-il, en train de gagner la bataille de l'artillerie. Selon lui, les forces de Kiev ont encore des réserves. En football, premier rendez-vous cet après-midi pour Louis-Henriquet.
C'est le tout nouvel entraîneur du PSG Paris qui affronte le Havre, récent promu en Ligue 1. Une rencontre amicale. Coup d'envoi de ce match sera à 17h. Toujours avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, le projet de loi pour faciliter, accélérer la reconstruction après les émeutes a été voté au Parlement à l'unanimité au Sénat. A l'Assemblée Nationale, seul le RN a voté contre. Pourquoi ? On a du mal à comprendre. Mais c'est une raison assez simple.
Il est hors de question de faire comme si il ne s'était rien passé en France. Là, ce que veut faire le gouvernement, c'est alors que les fondations de la République sont fragilisées, alors qu'on a vécu les pires émeutes en période de paix que la France ait connue, on fait comme si rien ne s'était passé et on reconstruit en toute vitesse, comme si on voulait effacer les traces de ces méfaits et les responsabilités politiques qui vont avec. Nous, notre prise de parole de Marine Le Pen, nos intervenants, a été très claire.
On n'est pas contre le fait de simplifier certaines règles pour permettre aux élus de reconstruire, mais on ne veut pas, on veut que ce soit pris en compte les causes et qu'il y ait, comment dire, vraiment un changement de cap politique.
Mais il ne faut pas construire le plus rapidement possible. Qu'est-ce que vous dites aux enfants et à leurs parents dans les écoles ?
On leur dit, mais vous savez, et je pense... On leur dit, on attend, il faut d'abord qu'on aille chercher les responsables et puis ensuite on... Oui, d'une part, oui.
Parce que vous voulez que les émeutiers payent, c'est ça ?
Oui, exactement. Ce qu'on veut, par exemple, c'est que symboliquement, les mairies, les communes qui demandent de pouvoir reconstruire rapidement, et c'est normal, soit partie civile des poursuites qui sont faites contre les émeutiers et qu'elles demandent le remboursement, la compensation aux émeutiers. Non, parce qu'en fait, ils ont voté cette loi. On va repartir sur un phénomène de reconstruction. Ils vont sans doute encore mettre des milliards sur la table et on fera comme si rien ne s'était passé et les émeutiers ne seront pas, à la fin, ne rembourseront pas tout au parti des méfaits qu'ils ont causés. Ça ne s'empêche pas qu'il y ait une procédure judiciaire.
Oui, mais justement, la procédure judiciaire aujourd'hui, un certain nombre de mairies, par idéologie, refuse de se constituer partie civile et demander aux émeutiers le remboursement, la compensation des dégâts qu'ils ont causés. Parce que je peux renverser la question... Souvent, ils sont insolvables. Non, mais ça, ça m'étonnerait. Parce qu'on ne peut pas être insolvable sur 40 ans, sur toute sa vie, vu l'âge, si vous voulez, des personnes mises en cause, soit des très jeunes adultes, soit des mineurs. Bon, on ne peut pas déjà préjuger qu'ils vont être insolvables toute leur vie. Mais j'inverse la question.
Pourquoi est-ce que les autres groupes politiques n'ont pas accepté de mettre comme condition à cette reconstruction rapide le fait que les communes soient parties civiles dans ces poursuites ? C'est quand même pas très compliqué à faire. Donc, en fait, au-delà de la position d'opposition du Rassemblement National, on voit bien le comportement des autres forces politiques. C'est le système qui a mené à ces émeutes. C'est que pas de vagues. C'est les contribuables, les travailleurs, qui doivent toujours payer, y compris d'ailleurs ceux qui vivent paisiblement et qui travaillent dans ces quartiers, qui doivent payer pour les casseurs. Ben non, vous cassez, vous payez.
Et nous, on aurait soutenu cette loi si vraiment il y avait eu un signal fort pour faire payer les casseurs.
Jean-Philippe Tanguy, on va parler pouvoir d'achat. L'UFC Que Choisir pointe l'augmentation de 10% en un an des fournitures scolaires. Olivier Grégoire, qui est chargé du commerce au gouvernement, a demandé à la répression des fraudes d'ouvrir une enquête pour vérifier qu'il n'y ait pas d'abus de la part des distributeurs. Vous auriez fait la même chose ? Oui, mais on aurait fait la même chose.
Mais surtout, on se serait assuré que les distributeurs respectent leur engagement puisqu'un certain nombre de distributeurs, pardon, de patrons de la grande distribution avaient promis de limiter la hausse des fournitures scolaires à 3%. Et là, on annonce 10%. Donc c'est vraiment scandaleux. D'ailleurs, ce constat d'échec, il y a la méthode qu'ont choisies Olivier Grégoire et Bruno Le Maire depuis qu'on subit l'hyperinflation depuis deux ans. Il n'y a jamais de contrainte. C'est toujours demander des efforts aux grandes entreprises, organiser des réunions. Donc il fallait bloquer les prix des compas, bloquer les prix des règles, bloquer les prix des cahiers.
C'est ça que vous auriez fait ?
La répression des fraudes aurait dû intervenir sur le phénomène d'hyperinflation il y a 18 mois. Pas maintenant. Elle va faire son rapport, Mme Grégoire l'a dit en septembre, ce sera trop tard. Les Français et les Françaises auront déjà équipé leurs enfants. Donc ce gouvernement court après le phénomène d'inflation, ne l'anticipe pas, ne se rend pas compte que depuis 18 mois, il y a des prévisions abusives. Il y a eu des choses faites quand même le trimestre anti-inflation, par exemple. Mais non, mais c'est exactement le trimestre anti-inflation. D'ailleurs, soi-disant, les fournitures scolaires devaient être impliquées dans ce trimestre anti-inflation.
Donc on se rend bien compte que c'est une arnaque. C'est exactement ce que je dénonce. On n'a pas, l'État, si vous voulez, n'a pas à demander gentiment à la grande distribution et aux multinationales de faire des efforts. Parfois, il faut imposer des normes. Je vous ferai quand même remarquer que ce soit les banques centrales, que ce soit, ce n'est pas la répression des fraudes, c'est l'autorité de la concurrence. Elles ont toutes confirmé l'analyse qu'a faite Marine Le Pen sur une des causes de l'inflation depuis 18 mois. C'est les pratiques abusives des multinationales et des reconstitutions de marges abusives.
Donc maintenant, tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a ces phénomènes-là et personne ne prend de mesure à la hauteur du phénomène. Parce qu'on parle quand même de dizaines de milliards d'euros que des multinationales et la grande distribution se sont mis dans la poche, non pas à cause de la réalité de l'inflation,
mais à cause de pratiques abusives. Il y a aussi les prix de l'électricité qui vont augmenter de 10% dès le 1er août. Le Rassemblement National dit que le gouvernement a trahi ses promesses. Et en même temps, l'exécutif rappelle que les Français bénéficient toujours de l'électricité la moins chère en Europe, l'une des moins chères. Est-ce que vous auriez fait mieux vous au pouvoir ? Bien sûr qu'on aurait fait mieux pour une raison très simple.
Déjà, ce n'est pas le Rassemblement National qui pense que le gouvernement a menti. Vous avez des dizaines de déclarations de Bruno Le Maire jurant qu'il n'y aurait pas de rattrapage des factures en 2023. On a un rattrapage de 15% en février et 10% en août.
Ça reste quand même très loin de la hausse des prix. Il y a quand même eu un bouclier tarifaire qui a...
D'où vient cette hausse des prix, M. Sénéchal ? Elle ne vient pas du fait que le parc nucléaire français ou le parc hydroélectrique français éolien et solaire, ce qui représente entre 90 et 95% de la production électrique française a vu ses coûts exposés. C'est plutôt 66% dernièrement. Le nucléaire, 66%. Mais vous rajoutez l'hydroélectricité dont le coût est stable est encore moins cher que le nucléaire. L'éolien que je critique mais dont le coût est stable. Le solaire dont le coût est stable. Tout ça, c'est 90 à 95% de l'électricité française. Donc, il y a une stabilité du parc du coût de production en France.
Donc, elle n'augmente que parce que nous sommes liés à des règles européennes stupides qui indexent le prix français sur le prix européen via souvent l'augmentation du prix du gaz. Et en fait, nous payons les Français paient et d'ailleurs, ils l'ont compris maintenant pour les erreurs des Allemands, des Autrichiens, des Pays-Bas. Et justement, Emmanuel Macron veut réformer ce système. Ça fait 18 mois qu'il veut réformer. Là, le Conseil européen a pris sa décision. La France a été mise en échec. Donc, Emmanuel Macron, une fois plus, a été mis en échec. Il ne s'y oppose pas d'ailleurs frontalement. La France ne met aucun poids dans cette réforme du marché de l'électricité.
Nous, on dit, on le redit. J'avais déposé une proposition de résolution l'année dernière avec Marine Le Pen. Il faut sortir de ces règles européennes qui sont absurdes et c'est très simple. Le prix de l'électricité française, d'ailleurs, M. Le Maire le dit maintenant, le prix de l'électricité française doit correspondre au prix, au coût, pardon, du parc français. C'est quand même très simple.
Jean-Philippe Tanguy, quatre policiers de la BAC de Marseille sont mis en examen. L'un d'entre eux est même en détention provisoire. Ils sont tous soupçonnés de violences en réunion accusées par un jeune homme de 21-22 ans qui est toujours à l'hôpital. Il les accuse de l'avoir passé à tabac pendant les émeutes. C'était à Marseille. Il lui dit qu'il n'avait rien à voir avec les violences. Est-ce que vous avez été choqué par ces images qui tournent beaucoup d'une haie d'honneur hier de policiers qui ont applaudi leurs collègues qui sortaient de garde à vue et qui allaient donc
Il faut différencier deux choses. Il y a une procédure judiciaire. Ce qui prouve d'ailleurs qu'en France, ces policiers et gendarmes, s'il y a des soupçons d'abus ou de mauvais comportement, la justice fonctionne et la procédure suit son cours. Après, le fait qu'il y ait une solidarité de corps de nos policiers et de nos forces de l'ordre qui vivent un enfer au quotidien, c'est tout à fait normal. Ça existe dans tous les corps de métier qui sont exposés. Qu'on vienne applaudir des gens qui sortent de garde à vue. Parce que ni vous ni moi ne savons ce qui s'est passé. Les policiers de Bactein, en particulier à Marseille, vivent quand même une situation extrêmement compliquée.
Il y a une présomption naturellement de confiance envers nos policiers. Il y a aussi des mises en examen.
Un des policiers qui est en détention provisoire. Certes, on ne sait pas ce qu'il s'est passé mais c'est quoi le symbole ? Ils sont quand même accusés d'avoir passé un jeune homme à tabac. Cette personne est encore hospitalisée. Est-ce que c'est nécessaire d'applaudir ces policiers ? C'est une solidarité de corps
qui est tout à fait naturelle. Madame Lambré, une fois plus, la situation que vivent les forces de l'ordre à Marseille depuis des années est extrêmement tendue. Les forces de l'ordre comptent de nombreuses victimes malheureusement des mères et des pères de famille dans leur rang et c'est normal qu'il y ait cette solidarité de corps. La justice ensuite passera. Une enquête sera faite et moi, ce que je trouve quand même un peu inquiétant dans notre pays, c'est qu'il n'y a jamais de présomption d'innocence dans notre pays. Ces gens ne se rendent pas compte
de ce qu'ils font. C'est ce que déclare l'avocat du jeune homme sur France Info en parlant des policiers. Ils ne se rendent pas compte de l'image que ça renvoie le fait d'applaudir des policiers
mis en cause. Non mais moi, l'image que je voudrais, c'est qu'on ait une présomption de confiance dans nos forces de l'ordre. Moi, je n'ai aucune raison de croire qu'a priori, ces personnes sont coupables. C'est à la justice de le dire. Et de la même manière, d'ailleurs, je vous ferais quand même remarquer que l'attitude générale du Rassemblement National, ce qui est assez rare dans le paysage politique, c'est de considérer la présomption d'innocence. Et je pense que tous les hommes politiques devraient se tenir à cette discipline, sauf quand il y a des flagrants délits, ce qui n'est pas le cas ici.
Jean-Philippe Tanguy, merci beaucoup. Député Rassemblement National de la Somme, invité du 8.30 ce matin, bonne journée à vous.
Jean-Philippe Tanguy