"Salariée du Ministère du travail, j'ai été victime de discrimination" Audition de Mornia Labssi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Merci d'être venu participer à cette audition sur la campagne contre les discriminations au travail.
- 2:01OuverteRéponse directe
Peux-tu nous retracer ta situation depuis ces dernières années au sein du ministère du travail ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Peux-tu nous expliquer le contexte de la sanction disciplinaire que tu as reçue ?
- 14:01OuverteRéponse directe
Quels sont les rendez-vous à venir pour la mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Maghnia LabssiFait
« depuis sept ans à son intérêt je dis ça parce que quand on évolue dans la catégorie socioprofessionnelle les discriminations pour le coup elle se renforce elle émerge et du coup les conscientisent plus »
- 5:00Maghnia LabssiFait
« il y avait un traitement différencié voilà donc la question rassemblement était tentant dable sur la question du sexe et de mon mandat »
- 7:00Maghnia LabssiFait
« il ya eu un reportage à france inter le 4 avril exactement et suite à ça ça crée forcément des réactions négatives mais aussi positive négative »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour maghnia bonjour thomas ryan merci d'être venu d'avoir accepté de participer à cette audition alors je vous reçois aujourd'hui après une première rencontre pour discuter de la campagne contre les discriminations au travail que nous voulons mener en tant que la france insoumise donc nous étions déjà rencontré dans le cadre de la préparation la campagne présidentielle de la france insoumise puisque tu avais accepté de témoigner dans le cadre de notre livret de lutte contre le racisme et les discriminations pour parler de tonka et de des attaques discriminatoire dont il a été victime et du coup dernièrement 7 ce processus a continué et qui a été sanctionné thomas étoile avait été sanctionné par la direction donc ça a été l'occasion de nous interpeller de nouveau et puis de reposer cette situation absolument inacceptable dans le débat public et donc je suis très contente de pouvoir taux d'is youn est à nouveau aujourd'hui pour que tu nous retrace un peu voilà le ce qui s'est passé ces dernières années et jusqu'à aujourd'hui qu'en est il de la situation actuelle au niveau du ministère et et puis des démobilisations qui vont continuer pour lutter contre les discriminations toutes les formes de discrimination qui qui concerne aujourd'hui à la fois des militants syndicalistes des sans papiers et voilà tout un ensemble de deux personnes donc je vais te laisser la parole têtu est représenté et puis nous expliquer un peu ta situation depuis ces dernières années au sein de deux tons administrations et les combats que tu mènes d'abord merci daniel de non recevoir et de nous permettre et ben de d'évoquer les discriminations multiples qui s'opère au sein de la fonction publique d'une manière générale et ministère du travail c'est celle qu'on connaît aujourd'hui parce que c'est pas simple de pouvoir ne serait-ce que l'évoquer c'est très difficile de pouvoir débattre que ces questions en tout cas sereinement et ce pour pouvoir dégager des mesures concrètes à la fois pour les victimes et à la fois pour neutraliser ces mécanismes donc rapidement moi je m'appelle maghnia la tige militante cgt au sein du ministère du travail j'exerce dans ce service depuis plus de 15 ans maintenant [Musique] depuis sept ans à son intérêt je dis ça parce que quand on évolue dans la catégorie socioprofessionnelle les discriminations pour le coup elle se renforce elle émerge et du coup les conscientisent plus donc il ya un peu plus d'un an exactement début 2016 j'ai déposé une plainte au pénal pour discrimination syndicale raciale et sexiste contre tout particulièrement l'administration du département dans lequel j'exerce à l'époque du 92 il faut préciser que cette plainte elle vient après plusieurs sollicitations de mon administration de ma part auprès de mon administration des sollicitations départementales régionales et nationales sollicitations actif qui ont fait l'objet août aucune réponse ou de réponse qui me semblait à l'époque extrêmement étonnante voire grave c'est à dire on ne traite pas la question de la discrimination raciale notamment parce que elle est dans notre le fait de ne pas la pratiquer et dans notre adn donc on ne peut pas ouvrir le débat on ne peut pas mener des enquêtes il est exact il est également important de préciser que dans le cas de ses saisines que j'ai fait j'ai évidemment pour éviter de e d'entendre que c'est une question de ressenti parce que c'est souvent l'étendard qui est qui et prenez part ceux qui veulent banaliser la question j'ai évidemment creuser la question j'ai fait des panels de comparaison en matière de rémunération d'évolution de rémunération mais également de carrière je vous donne un exemple assez court lahoud et je le dis parce que on est autorisée d'un peu du sociologique philosophique à le dire là où des gens qui étaient rentrés en même temps que moi et évoluer en part de primes ou en réduction d'ancienneté que ce soit pour des hommes blancs ou des femmes blanches des syndicalistes ou pas il était une évidence quand on faisait la comparaison que il y avait un traitement différencié voilà donc la question rassemblement était tentant dable sur la question du sexe et de mon mandat il n'en demeure pas moins qu aucune mesure n'a été prise tout de même mais sur l'aspect raciale qui est une réalité qui est aujourd'hui incontestable je suis bien une femme racisées c'est une question qui ne pouvaient pas se poser qui ne pouvaient pas se poser au sein des services et qu'il ne pouvait pas s'opposer au sein de l'administration donc la lutte a été extrêmement durs extrêmement éprouvante nous avions ce que je n'étais pas tout seul j'étais soutenu à la fois par le syndicat cgt mais aussi par des militants qui sont plus que sensibiliser à la question parce que c'est fondamental nous avons maintenu le combat malgré quand même d d d intimidation dépression il ya eu des déclarations publiques de du drh nationale à mon encontre qui était sans équivoque un clairement j'ai jeté le discrédit je veux dire je ça illustre le fait qu'on pouvait pas poser le débat des déclarations publiques de mon directeur régional qui dès l'information de cette plainte n'a pas hésité à manifester son soutien moral c'est exactement comme ça que ça a été dit aux gens qui étaient potentiellement les discriminant dans cette plainte et ça sans enquête en faisant fi de tous les éléments objectifs qui avaient été apportées donc cette plate a été largement relayé médiatiquement et si ça a été fait c'est pas pour rien c'est tout simplement parce que aujourd'hui on a conscience du fait que pour poser des débats qui fâche qui crise est bien la communication elles aident beaucoup donc il ya eu un reportage à france inter le 4 avril exactement et suite à ça ça crée forcément des réactions négatives mais aussi positive négative parce qu'effectivement les gens qui sont enferrés dans leurs certitudes là je le dis dans ne pouvait pas l'entendre ils l'ont ils n'ont vécu comme une infamie l'ont vécu comme un discrédit l'ont vécu comme dont ils ont tenté la banalisation ils ont ils ont tenté la neutralisation ils ont tenté moi j'ai eu la chance de partir du service dans lequel j'ai exercé à l'époque parce qu'a priori ça a été extrêmement violent les discours qui ont été portées par par l'administration mais également par par des collègues ce que j'entends je veux dire quand une question n'est jamais posée forcément ça crise suite à ça il ya eu quelque chose d'assez détonnant notamment à paris et que des victimes sont sorties du silence donc il ya des femmes des sommes aussi qui se sont exprimés publiquement dans le cadre d'une liste même qui était ouverte par la direction et qui ne s'attendait pas à ce que des gens soutiennent des agents soutien mais aussi témoignent et ces témoignages ont été finalement formalisé par une lettre de huit femmes dont je fais partie on nous appelle les huit femmes racisées une lettre extrêmement éloquente mais extrêmement détaillées qui fait à la fois l'objet des discriminations multifactorielle dont nous faisons l'objet parce que nous sommes femmes parce que nous sommes racistes et parce que pour certaines elles sont malades parce que pour d'autres elles sont syndicalistes et elle rentrait dans le détail elle montrait par les comparaisons mais également par les cas c'est un moment donné dans l'évolution de carrière mais également dans le traitement différencié en matière de sanctions disciplinaires ce qui est assez emblématique on va y revenir tout à l'heure donc cette lettre a été déposé à la ministre et on a été reçus donc voilà on avait poussé une porte qui est évident puisque l'administration elle-même lavez lavez reconnu et dans le même temps il s'est passé quelque chose assez étonnant c'est que un rapport qui s'appelle le rapport l'artiste un économiste est tombée en juillet 2016 dans cette séquence c'est un rapport qui a été commandé par la ministre de la fonction publique mena mme lebranchu et qui avait déjà dans le cadre de la charte diversité mis le doigt jean à dire sur un fait c'est que la fonction publique le coeur de la république n'est pas exemplaire en matière de non discrimination voilà donc il faut savoir que mon ministère as a signé cette charte de diversité mais elle a simplement signé par cette charte il y avait un certain nombre d'engagements qui avait été fait par les ministères qui l'avait signé donc ce rapport il s'inscrit dans ce contexte et suite à cette charte est suite à la demande de sept ministres et il dit quoi il dit d'abord que notre ministère a été testé parce que ce rapport il n'a pas de tester tous les ministères il dit que en matière de recrutement donc plus précisément le concours de contrôleur du travail il y à de la discrimination liées au lieu de naissance donc il était question des ultramarins tout particulièrement et de la discrimination sexuelle voilà donc ça c'était extrêmement intéressant parce que ce n'était pas une victime qui ressent et on banalise le ressenti et les faits qui illustre ce ressenti et sa situation simplement mais c'était bien un rapport qui avait travaillé par une personne qui avait travaillé qui n'est pas identifiée comme un gauchiste parce qu'il faut le dire et du coup c'était très intéressant pour nous alors ce qu'il faut savoir c'est que notre administration n'était pas informé de ses conclusions tout ça c'était très étonnant on arrive à un rendez vous avec des interlocuteurs qui sont censés maîtriser la question de la non discrimination ils n'étaient pas informés qu'est ce qui a découlé de ce rapport de cette lettre de ma plainte de des demandes d' enquête puisqu'il il a été demandé quand même des enquêtes paritaire qui viennent corroborer la posture de l'administration qui consiste à dire il n'y a pas de discrimination et notamment pas de discrimination raciale s'est pas passé grand chose en fait le rapport lortie n'a pas été suivie d'effet nous demandons enquête pour lui et huit femmes racisées et ben elles ont fait l'objet d'un courrier d'une représentants de l'administration nous expliquant pourtant après production d'un rapport extrêmement exhaustif des huit victimes eh ben il n'y a pas de discrimination voilà on n'y a pas de discrimination parce que les administrations locales l'avait décidé et ce sens menée dans des enquêtes paritaire sans mener des enquêtes objectives et par des chiffres et par contre il ya eu un accord un accord un peu du même du même acabit que les accords d'entreprise un accord qui a été signé par la majorité des organisations syndicales qui a vocation à préciser les mesures qui doivent être prises dans le cas d' alerte pour discrimination et qui quand même focalise sur six critères de discrimination dont la discrimination raciale parce que toute cette lutte avait été mené et ce qui est intéressant dans cet accord puisque tout n'est pas tout n'est pas mauvais c'est que ont été précisés justement c'était une revendication d'un grand nombre de personnes dont et de notre organisation syndicale la cgt c'est de faire des vraies enquêtes paritaire qui se fonde sur des éléments objectifs sur des comparaison objective enfin tout ce qu'on peut envisager quand on veut démontrer quelque chose et bien ses enquêtes elles n'ont jamais été mises en oeuvre ni pour les huit femmes discriminées ni aujourd'hui alors c'est vrai que je passe un peu du coq à l'âne mais aujourd'hui moi je fais l'objet d'une sanction disciplinaire un blâme plus précisément au motif que j'ai participé à une action le 6 juillet 2010 est aux côtés des travailleurs sans papiers il faut savoir que donc je suis mandaté par mon syndicat dans ce cadre là évidemment que je suis dans cette campagne en tant que militante syndicale depuis plus de deux ans maintenant et cette sanction à mon sens elle s'inscrit quand même dans tout ce contexte de discrimination multifactorielle à la fois à caractère racial à la fois caractère sexiste et à la fois à caractère syndical simplement parce que et j'en finis là ce jour là mais même d'autres d'autres à d'autres actions aux côtés notamment de deux de ses camarades travailleurs sans papiers il y avait d'autres personnes il y avait d'autres femmes syndicalistes et il y avait elle n'était pas assise et voilà donc ce qui me fait penser en dans la continuité de tous ces éléments que c'est une mesure de rétorsion de répression et qui parce que nous avons jeté le discrédit parce que nous avons osé poser le débat parce que nous avons osé communiquer autour de la question et parce que nous nous osons si milité aux côtés d'un public extrêmement une erreur voilà alors il ya eu d'autres affaires ouais de quoi en fait au bout d'un an depuis plus d'un an non seulement l'administration n'a pas ouvertement mis en oeuvre une politique de prise en compte de recherche de remise en question de pratique etc mais il ya une forme de répression qui continue et qui te cible toi parce que tu as été une certaine manière la lanceuse d' alerte sur ces cas et que t'as pas lâcher la faire et qui en plus continuer à militer syndicalement et à défendre à défendre les salariés d'accord moi je le pense et par ailleurs je vais je dire on arrête parce qu'il ya des le sujet est très faste en mai effectivement j'en suis persuadé mais je ne suis pas simplement persuadé c'est qu'il ya des éléments om qui est un faisceau d indices comme on dit en droit qui le montre je veux dire dans cette séquence qui a suivi le dépôt de ma plante moi j'ai continué à militer malgré des pressions extrêmement dur je veux dire qu'ils ont eu des conséquences extrêmement délétère sur ma santé j'ai été arrêté longtemps aujourd'hui d'ailleurs même si je suis devant vous je le suis parce que parce que c'est pas simple d'être atteint dans sa dignité c'est pas simple d'avoir d'avoir son son témoignage sa situation banalisée c'est pas simple d'écrire d'écrire de saisir et d'avoir aucune réponse c'est extrêmement violent comme comme comme traitement c'est l'essai s'est enfin je veux dire c'est pas simplement les faits en eux-mêmes c'est aussi l'inertie géant me dire qu'ils qui a derrière et il ya eu des cas qui sont assez emblématique dans toute cette séquence qui est par exemple à faire et je vais encore une fois je ne sors pas je mets pas mal mon devoir de réserve de neutralité cette affaire elle a été aussi largement médiatisé mais de la faire d'henriette henry la jeune femme guyanaise qui a fait l'objet également d'un blâme il ya quelques mois qui est aussi une femme racisées syndicalistes et qui a saisi notre syndicat à l'époque qui clairement se fait insulter de négresse c'est ce qu'elle déclare il n'y a pas de raison qu'on ne le croit pas par son harceleur sans harceleuse présumé quand je dis présumé c'est tout simplement parce que elle a alerté l'administration sur la situation de harcèlement qu'elle vivait depuis plusieurs années au sein de la guyane et s'est par ailleurs formalisé par un rapport digas les igas par là ils ne sont pas ce qui entre guillemets parce que c'est comme ça qu'on est considéré par certains ne sont pas des gauchistes jeudi un rapport dit gaz qui date de 2014 qui a d'ailleurs été mis dans le tiroir qui évoque la situation individuelle de cette personne et les pratiques de son harceleur présumé mais également la situation extrêmement grave delà de la dieccte de guyane voilà ça aussi je veux dire c'est public ça a été largement relayée kiki qui évoque dans ce rapport je le dis un petit peu grosso modo mais en gros une fonctionnement discriminatoire en matière d'occupation des postes par les métropolitains et par les ultramarins pareil qu'est ce qui s'est passé suite à ce rapport qui est un rapport sérieux rien rien d'un point de vue de mesures correctrices et positif pour ceux qui en font l'objet par contre il y à des mesures de répression je veux dire combien même ceux qui les opèrent ne veulent pas l'entendre jeudi on a quand même ça ressemble et quand on regarde aussi les jurisprudences dans le droit quand les gens décident d'aller devant le devant le tribunal ça ressemble quand même quand on inscrit ces mesures dans un contexte de dénonciation de lanceurs dallaire ça ressemble fortement à des mesures de répression et cette femme elle se retrouve face au no son harceleuse elle se défend elle pleure elle crie elle est prise pour cible par son poulain de la direction dans un premier temps qui décide d'engager une procédure très très très lourd dans cete suspension pouvant aller jusqu'à deux ans voire rétrogradation il a fallu l'interpellation de nos deux syndicats et notamment des gens qui sont sensibles sur la question on a beaucoup agi sur le sujet mais également du sénateur karan de lutte et j'ai parce que ça s'inscrivait dans le contexte de l'époque le contexte de crise sociale et il a fallu ça pour que pour que l'administration rebrousse légèrement chemin fer qu'on passe d'une sanction du niveau 3 en disant ministration à une sanction de niveau 2 je crois un blâme c'est catastrophique hommes comme mécanisme c'est catastrophique comme comme fonctionnement voilà donc tout ça c'est autant d'éléments céfécistes m ça fait système voilà et moi je je pense que l'administration a tout intérêt la république a tout intérêt de poser une fois pour toutes le débat en le sortant du terrain moral on le sortant du terrain de l'infamie en le posant objectivement avec tous les éléments les rapports les témoignages parce que le défenseur des droits ils invitent à prendre en compte les déformer les témoignages des victimes et enfin de prendre non seulement des mesures correctrices c'est à dire globale mais aussi individuelles des mesures de réparation parce que ça coûte cher quand je dis cher c'est pas simplement financièrement ça coûte cher en matière de santé ça coûte cher en matière de désorganisation de service les victimes je veux dire elle démissionne elles partent elles sont en arrêt elles ont plus d'argent il y en a certaines qui se sont retrouvés dans des situations financières très matic et et ce n'est bon pour personne voilà donc aujourd'hui en réalité d'abord il faut que cette sanction discriminatoire soir à tirer la nôtre celle de d'henriette et d'autres c'est d'autre d'autres cas mais aussi que des vraies mesures globales et individuelles soient prises mais pas seulement des mesures d'affichage des mesures concrètes en matière de recrutement un ministère comme le nôtre qui est plus mauvais élèves c'est ce que dit le rapport lortie que le ministère de l'intérieur c'est en et matic doit spectra doit prendre des mesures ça passe par des vraies formations du jury ça passe par des gens des sachants dans les jurys des sociologues du cnra s'il le faut des membres de défenseurs des droits des gens qui viennent équilibrer et tout ça parce que les conséquences sont trop graves voilà j'ai beaucoup bas et j'en suis désolé mélangé avec d'autres choses à dire et ça va être complétée du coup par thomas situé bien nous parler donc de la dernière de la dernière affaire c'est donc dans le cadre d'une campagne ou du goût maghnia et toi avaient été ciblés et être avait reçu un blâme alors dès que tu peux nous expliquer en fait le contexte est et puis compris toi ton ce que tu vois est ce que ce dont tu peux témoigner de ce que racontait maghnia alors effectivement moi je imitant syndicats la cgt et je puis je suis depuis dix ans au ministère du travail et donc là sur les derniers derniers événements ce que margnat a fait un rappel très vite elle assure sur l'ensemble des événements et de la lutte qui se passe au ministère du travail en fait on est engagé avec une intersyndicale du ministère du travail dans le cadre d'une campagne de soutien aux sans-papiers donc donc c'est pour la régularisation de tous les sans papiers et contre le travail dissimulé est ce qu on fait le lien en fait entre la lutte contre le travail illégal et la situation des travailleurs sans papiers et donc ça se traduit notamment par des des réflexions communes entre les collègues et des travailleurs sans papiers sur la situation par des manifestations devant le ministère du travail et des interpellations du ministère du travail à travers des rassemblements au sein des locaux du ministère du travail et donc ce fameux 6 juillet donc il y avait un rassemblement qui était organisée à la direccte la direction régionale du ministère du travail qui se trouve à aubervilliers et donc les sans-papiers demandé à être reçus dans le cadre du nouveau gouvernement être reçus par le cabinet de madame pénicaud pour faire valoir leurs revendications sachant que depuis plusieurs mois les sans papiers accompagné de l'intersyndicale et mystères du travail sont reçues au plus haut niveau au niveau du ministère du travail avec notamment les confédérations syndicales avec lesquels on travaille aussi notamment la cgt qui mène des grèves enfin qui a mené plusieurs grèves sénégal ces dernières années la dernière en date au burger king je sais pas si vous avez suivi mais c'est très intéressant parce qu'ils ont réussi à obtenir leur régularisation donc voilà pour brosser un peu le contexte est donc dans le cadre de ce rassemblement on est reçu par la direction ont négocié pour qu'ils aient un rendez-vous avec le cabinet et on arrive à obtenir dans le cadre de ce rapport de force un rendez vous avec avec le cabinet de madame pénicaud qui interviendra au début du mois d'octobre je pourrais peut-être revenir brièvement dessus et en fait il se trouve que suite à cette action on a reçu un courrier dans un premier temps dernière a reçu un courrier de la direction régionale et puis moi aussi dans le second temps dans lequel nous reprocher d'avoir participé à cette action la nature aux syndicats l'ont été dans le cadre d'un mandat syndical pour défendre les revendications notamment dans le cadre de cette campagne on demande à ce que l'inspection du travail et des prérogatives spécifiques pour permettre la régularisation par le travail d des travailleurs sans papiers des travailleuses sans papiers donc on est notre syndicat est tout à fait légitime on travaille aussi avec ce travail et la fsu au sein des ministères le travail sur ses revendications et plus globalement pour que le travail puisse permettre aux sans papiers d'obtenir d'obtenir leurs papiers donc en notre direction régionale enfin un avertissement un premier avertissement sur cette action donc on pensait que ça s'arrêterait là en fait qui aurait pas plus de suite puisque évidemment non contesté toute façon sur le sur le fond syndicats tout à fait légitime a appuyé les sans-papiers en fait il se trouve que la drh de notre ministère au niveau national a voulu lancer une procédure disciplinaire à notre encontre sachant qu on était dans le cadre d'une action collective et que cette procédure disciplinaire n'a visé que morgane et moi en fait alors qu'on avait été en fait la seule distinction par rapport à nos camarades et à nos collègues au 6 juillet c'est qu'on avait été les interlocuteurs en fait de l'administration avait négocié donc en fait le ministère du travail visait ses propres interlocuteur qui reconnaissait quelques signes de la banque donc bon évidemment notre syndicat a réagi très vivement l'udps et de paris aussi parce qu'on est on travaille à paris avec maghnia donc l'union départementale cgt de paris est intervenue la confédération c'est une verges et les ti qui en charge des libertés syndicales au niveau de la confédération est intervenue au plus haut niveau les au sein du ministère du travail pour demander l'abandon de cette procédure ce n'est pas ce que c'était manifestement une atteinte à la liberté syndicale et finalement on a appris début octobre que vous avez l'objet d'une sanction de blâme pour notre action syndicale alors évidemment ça c'est ce qui est commun avec mort hier en tant que militants syndicaux mais dans le contexte que mornier a bien rappelé avec tout leur affecte l'ensemble des éléments on voit que la libération de la parole dans dans le ministère pose c'est une lutte en soit c'est à dire que les collègues qui qui ose prendre la parole ce exposé jusqu'à présent on espère que ça va cesser s'expose à des sanctions et on voit bien que dans le cas de maria cette sanction est dans la continuité en fait de la discrimination multifactorielle parce qu'elle est à la fois effectivement syndicaliste mais elle et racisées est les femmes et on voit bien là dans le ski se passe de manière plus générale sur la libération la parole sur les violences sexuelles on va faire l'effet que ça joue la société voilà on est à une échelle plus petite au sein du ministère du travail mais on voit bien que là où il ya un vrai déni sur les violences que subissent les collègues et bien fait ressortir des éléments très concrets étayé raconte expéditivement où il ya des rapports qui appuient la parole des collègues et ben ça fait l'objet vraiment d'une répression la bataille syndicale c'est de faire cesser cette répression pour que notamment les collègues puissent plus largement encore d'ailleurs témoigner de ces de ces discriminations donc voilà un peu le lien entre effectivement ces sanctions là qui nous touche tous les deux et puis le contexte plus général du ministère du travail qui évidemment pas extrait de la destination dans la société mais bon c'est vrai que mes deux ministères du travail au sein des entreprises le droit notamment le droit de la discrimination en début d'année le ministère du travail a édité une liste en visant notamment à corps et courtepaille sur la question des tri nations quelle crédibilité si effectivement ils sont pas en mesure de régler cette question en interne ça pose un vrai souci c'est ce qu'on pointe c'est ce qu'on pointe aujourd'hui moi évidemment du coup bon on demande d'abord le retrait là le sujet d'actualité c'est le retrait des blagues mais derrière en thaïlande où le fils puisqu'il ya la question de la réparation que j'ai évoqué les mesures plus générales de prévention quoi donc là la mobilisation continue pour obtenir le retrait du blâme dont vous êtes tous les deux l'objet il ya du pin lettres de soutien de votre votre syndicat qui dénonce les discriminations et les sanctions et la remise en cause de la liberté syndicale c'est vrai que sur cette question là il ya eu déjà quelques plusieurs mobilisations sûr on sent une forte tension au niveau de l'action syndicale et effectivement on voit qu'il ya plusieurs plusieurs entrées mais il ya quand même une spécificité sur cette question ça cette question là notamment le cas de mort n'ya est assez exemplaire malheureusement contre exemplaire de ce qui se passe donc campagne mobilisation est ce qu'il ya un appel des rendez-vous qui sont donnés la sur votre cas en particulier où vous attendez encore des retours de l'administration où ça en est en termes de pour le moment iard ils ont ils ont ils nous ont informés du blâme et puis c'est tout il n'y a pas eu de réaction pour le moment alors pour le moment il ya effectivement les internes dont tu parles un communiqué de presse qui va paraître bientôt kim anh de notre d'autres syndicats et notamment sur l'aspect répressif de la sanction qui va être proposé également à la confédération nous individuellement on a saisi de nouveau parce qu'on l'a saisi à plusieurs reprises sur plusieurs cas le défenseur des droits parce que moi effectivement il y avait connu pire mais je les connais bien ils ne connaissent que l'un est en même temps ça tu as aussi tous ces mécanismes à la fois jury juridiques etc ça freine énormément puisque il avait ouvert une instruction il y à il ya un an quand j'ai déposé ma plainte parce qu'il avait fait le ils étaient destinataires en copie de ma plainte ce à quoi le parquet qui avait ouvert lui-même une instruction leur a demandé de la suspendre parce que c'est dans le cadre de la loi organique qui précise qu'ils précisent donc le fonctionnement du défenseur des droits évidemment qu'on les a saisis sur des cas de discriminations liées au handicap sur la sphère d'henriette henry moi je les ai ensuite parce qu'il ya des nouveaux éléments par qu'aujourd'hui il faut savoir que sur mon cas particulièrement l'administration dit comme vous êtes allé en pénal évidemment il se il se déresponsabilise totalement du fait que si je suis allé au pénal c'est simplement parce que je n'ai pas réussi à obtenir les réponses à mes questions et réparations avant d'y aller et après moult sollicitations moi j'ai saisi plus d'une fois le défenseur des droits un kick qui répond pour le coup sûr la sphère des huit discriminés sur pareil moi j'étais j'ai été d'abord intégré dans un réseau de formateurs de lutte contre les discriminations et ensuite j'ai été retiré pendant trois mois j'ai fait l'objet d'un entretien avec la direction de l'école de formation je ne sais toujours pas pourquoi voilà j'ai j'ai passé un concours interne on s'est trompé dans mon dossier c'est une atteinte clairement au règlement du concours je suis la seule à faire l'objet de ce traitement j'interpelle aucune mesure donc tout ça on formalise et et on fait des recours gracieux parce que voilà ça c'est nous aussi nos démarches individuelles soutenu par notre syndicat fo des recours gracieux sur tous ces éléments et en tout cas pour ma part je vais poursuivre s'il n'ya pas de réponse de l'administration concrètes fondé sur des éléments étayé deux éléments de preuve parce qu'on ne peut pas demander à des victimes de faire des dossiers extrêmement lourds et de répondre non il n'ya pas sans donner d'éléments factuels donc peut-être déposer ma plainte une plainte avec constitution de partie civile au pénal et où aller en plein contentieux si en tout cas les choses non tout ceci a un coût tout ceci est vraiment lisant je pense que l'administration par ailleurs joue la carte de 10 heures pour pourvoir donc ça c'est pour les démarches individuelles soutenu qu'ils s'inscrivent aussi dans des luttes collectives pour l'instant on en est là et on vous saisit vous également les les politiques progressistes sur sur le sujet et puis on va essayer de nouveau de communiquer autour du sujet s'il faut faire connaître cette histoire et faire sortir de l'institution l'impasse des voix de de dénonciation et puis aussi des propositions parce qu'il ya aussi fait ce qu'il faudrait faire il ya beaucoup de choses qui ont été réfléchies pensée sur travail et voilà sur la lutte contre les discriminations raciales s'excite aussi on en connaît le débat qui a lieu aujourd'hui mais il ya besoin d'outils aujourd'hui beaucoup plus efficace beaucoup plus contraignant compris au sein de l'instrument de la question c'est ce qu'on avait repris aussi dans dans des propositions par exemple que l'inspection du travail se dote d'un corps spécialisé sur la question de des discriminations qui a un pouvoir de contrainte d'interpellations et à la question du statut des défenseurs des droits ou a été intégré donc la dimension des des discriminations mais qui n'a pas en fait les moyens suffisants non seulement pour traiter tous les dossiers et puis surtout pour agir aussi de manière contraignante donc il ya aussi ces batailles là en terme de moyens outils dispositif qui il faudrait aussi renforcé améliorer pire en surtout plus plus efficace plus efficace en fait parce que s'il ya beaucoup de posture dans ce que tu dises de ce qu'on a pu constater aussi des voeux pieux un peu simpliste et en fait pas par des pasteurs miner le des faits ouais effectivement pour recompter jeu tu as tout à fait raison je vais renoncer pas contentés simplement de de faire émerger en l'expliquant motivant la discrimination quand il l'a dit ce que c'est les discriminations parce que nous avons travaillé sur toutes les discriminations l'a d'ailleurs il ya un vrai débat qui est la hiérarchisation des critères de discrimination et le fait ça c'est le deuxième débat que certaines discriminations sont totalement tabou et la preuve en est c'est effectivement tout le débat qui en ce moment sur les violences sexistes on voit bien les mécanismes ce qui s'opèrent quand il est question de discrimination encore une fois qu'ils sont toujours traités il y en a certaines qui sont la discrimination sexuelle en matière de salaires bon voilà on l'a on en discute on en parle ça veut pas dire qu'on prend des mesures concrètes mais là on est dans la caractérisation de la discrimination sexuelle mais dans son apogée enfin josé roque dans la violence sexuelle c'est c'est un des éléments aussi alors c'est c'est une à une définition juridique un très clairement mais et tout ça fait partie de l'arsenal des discriminant jaillir et on voit bien aujourd'hui les mécanismes qui s'opère donc tout ça il faut en sortir et pour en sortir effectivement il ya à la fois des moyens ça c'est clair des moyens des institutions qui existent déjà notamment les défend le défenseur des droits des moyens mais aussi de l'inspection de travail je dire pour donner l'élan pour aller rebondir sur l'exemple qui a donné tout à l'heure thomas courte paille et accor a été testé très bien donc ça c'est le travail de la dares mais je rappelle quand même que l'inspection du travail est compétente en la matière il ya quelques textes qui existent en matière de discrimination à aucun moment le ministère décide d'en faire un sujet la lutte contre les discriminations au sein de ne serait-ce que au sein des entreprises qu'est ce que ça veut dire c'est très étonnant géronte est on constate la discrimination à l embauche il est dans nos prérogatives de faire quelque chose en matière pénale sur les discriminations raciale sexuelle d'une manière générale al embauche à aucun moment on a envie de dire des recommandations de noms de nos directions pour nous dire bon bah voilà il se répète peut-être intéressant pour être en cohérence avec notre discours de mettre en oeuvre des mesures au sein des organisations de travail du privé pour que les discriminations liées à l'embauché aussi opérante quand les salariés ils sont voilà ce que l'arsenal on en a des outils juridiques alors sur cet aspect là il faut faire aussi évoluer les choses voilà par exemple sur l'action du groupe est bien d'abord on est on est on est quand même pas les précurseurs c'était quand même des directives européennes il ya d'autres pays qui s'y sont mis largement avant nous c'est très bien sauf que c'est très contraignant il faut il faut saisir une organisation syndicale il faut et où une association qui rempli certains critères qui sont je crois mais c'est à vérifier qu'ils doivent être agréés par des structures qui sont eux mêmes identifiées comme étant discriminante donc ça n'a tout seul tout cela n'a aucun sens si vous voulez tout cela n'a aucun sens dans le sens où on n'aborde pas le sujet dans son coeur voilà le recrutement par exemple si on arrive à dégager des vraies mesures correctrices pour le recrutement en interne et bien dans le cadre de nos missions nous aussi en contrôle pour identifier les pratiques discriminatoires en matière de recrutement et dans bouge dans le privé je dire c'est des choses qu'on aura acquises et là on n'en est pas là on est vraiment allé donc il ya encore beaucoup de choses à faire on espère que d'en discuter de le faire savoir de diffuser ça ça mettra en lumière ces questions là et mobilisera tous les acteurs les défenseurs des droits humains la lutte contre les discriminations sur sur ces questions là et pour terminer du coup les rendez vous sur la campagne parce que la campagne de soutien aux travailleurs et les travailleuses sans papiers continue et il ya un appel à mobilisation pour le 21 novembre c'est ça c'est ça exactement vous en faites pour la la continuité de la campagne c'était d'interpeller l'état sur sa politique vis-à-vis des sans papiers qui les maintient en fait de la surexploitation puisque la seule manière en fait pour se faire régulariser c'est de passer par leur employeur qui lui-même profitent de la situation donc à une sorte de contradiction totale que entretien le la réglementation mis en place par l'état donc la logique nous depuis deux ans était d'interpeller l'état pour essayer de modifier ses textes notamment une circulaire qui a été mis en place en novembre 2012 par par valls et ça fait deux ans en fait dans une impasse donc là on a décidé de passer un cap supplémentaire des de saisir le bureau du bureau international du travail en france donc on va être reçue par le directeur le mardi 21 novembre et on organise donc avec les collectifs de sans papiers je les cite quand même c'est important c'est son coeur de la mobilisation donc il ya droits devant qui qui intervient en particulier sur sur paris elle collectif des frères sans papiers de vitry il ya la coordination de 93 il ya une union aussi de travail aux philippins parce que ça pose ici des réelles difficultés parce que beaucoup de philippine qui sont en france en fait sont des travailleuses à domicile qui sont ceux soumis parfois la violence de leur employeur dans le huis clos des appartements souvent du 16e arrondissement donc donc voila et donc à l'appel de tous ces collectifs et de notre intersyndicale on va faire une manifestation du ministère du travail jusque obésité pour dénoncer en fait l'inertie de l'état français sur la situation et notamment c'est intéressant de le noter qu'il ya un certain nombre de conventions protectrice de l'organisation internationale du travail qui ne sont pas signés par l'état français que ce soit sur les migrants en situation régulière ou que ce soit sur la situation des travailleurs à domicile la france n'est pas signataires de ces conventions protectrice donc on va on va le souligner auprès du directeur du bea était et puis effectivement bon la mobilisation va continuer tout à l'heure j'ai évoqué la grève de burger king ces luttes collectives elles sont elles sont essentielles et on continuera interpellé l'état même si on a été blâmée dans ce cadre là évidemment ça nous empêche pas de continuer la lutte se met à écouter merci beaucoup pour ce témoignage est pour pour le combat que vous continuez à mener nous on va était aussi de continuer à l'assemblée on avait interpellé lors des débats budgétaires pour demander un rapport d'information sur le coup en fait de la régularisation de tous les travailleurs sans papiers parce que on pense que si on régularise est sa bénéficiera à tout le monde bosco sans papiers et puis à la société de manière générale ça nous a été refusé mais on reviendra à la à la charge pour interpeller et le ministère sur les cas de discrimination et puis manière plus générale sur la politique qui est aussi du coup discriminatoire par rapport à ses salariés et ces personnes migrantes merci encore donc on reste en contact on continuera à travailler ensemble et pour toutes les personnes qui ont suivi cette audition n'hésitez pas à la diffuser à la faire connaître par tous les canaux possibles et puis à relayer les appels à mobilisation et à vous rendre donc le prochain rendez vous mardi 21 novembre 13h30 devant le ministère du travail métro varenne où vous pourrez rencontrer tous les syndicalistes qui met sa campagne à soutenir et on va mettre en lien la sous la vidéo tous les toutes les pétitions tous les appels et puis toutes les références du dossier pour que vous soyez au courant et que vous fassiez connaître cette campagne cette histoire merci merci alors
Danièle Obono