École : le privé attire-t-il de plus en plus d'élèves ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous parlez d'un engouement pour l'enseignement privé ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi les résultats scolaires sont-ils meilleurs dans le privé ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels sont les motifs d'inscription dans le privé selon le sondage Ipsos ?
- 20:00RelanceRéponse directe
Les déçus du public sont-ils surévalués ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Faut-il lier le financement public à la mixité sociale ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Le privé sélectionne-t-il ses élèves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00journalisteChiffre
« 97 % des élèves du collège Sévini ont obtenu leur brevet avec la mention très bien l'année dernière. »
- 25:00journalisteChiffre
« La moyenne nationale de l'IPS pour le privé sous contrat s'élève à 121,5. Pour public, c'est 105,8. »
- 30:00Max BrissonChiffre
« Un élève de l'enseignement privé coûte beaucoup moins cher à l'État qu'un élève de l'enseignement public. »
- 40:00Max BrissonChiffre
« Dans mon département, sur les 15 collèges qui ont l'IPS le plus faible, il y a cinq collèges publics et cinq collèges privés. »
- 45:00Max BrissonFait
« L'enseignement privé catholique n'a de vocation que s'il est catholique. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
J'ouvre le second débat de ce sens public consacré aux écoles, aux écoles privées en France. Sont-elles de plus en plus demandées ? Pourquoi les résultats scolaires ils sont meilleur ?
Combien coûte-t-elle à l'État, aux collectivités locales ? Et cet argent, est-ce qu'il doit être conditionné à des objectifs de mixité sociale ? avant d'en débattre, c'est un reportage que je vous propose.
On est à Paris dans un collège privé laïque, Clément Guillono. Dans ce collège privé laïque sous contrat du 5e arrondissement parisien, chaque année, plus de 1000 demandes d'inscription sont reçues, un chiffre en augmentation de 10 % par an, alors que seul 150 places se libèrent à chaque rentrée. Le parcours anglé bilingue proposé par l'établissement Séviger semble plébiscité par les parents.
Si j'avais pu trouver un établissement public ou qui proposait les mêmes bah possibilités, je pense que j'y aurais réfléchi. Sauf que j'en ai pas trouvé. Il y a un meilleur accompagnement sans doute, il y a une plus grande offre pédagogique.
Pouvoir donner des clés du succès tôt à mes enfants font partie aussi d'un choix et et d'un devoir que je voulais faire et pouvoir leur permettre d'avoir ce type d'éducation. 97 % des élèves du collège Sévini ont obtenu leur brevet avec la mention très bien l'année dernière. un établissement d'excellence.
Mais contrairement à la majorité des écoles publiques, ici les élèves sont sélectionnés sur dossiers. C'est le cas de Kerenan. avec mes parents, ça a été un grand sujet de conversation privée ou public.
Euh on voulait surtout aller dans un lycée euh avec un niveau euh un bon niveau, un niveau assez exigeant et euh et donc euh les lycées privés ont plus offert nos nos enfin ont plus rencontré nos attentes euh d'exigences et euh de d'atmosphère positive tout en gardant un très bon niveau avec des enseignants qui en demandent quand même beaucoup. Le coût moyen d'une année de scolarisation dans cet établissement s'élève à 7000 €. un montant non accessible à toutes les familles.
Il y a forcément un profil type parce queon est à Paris dans le dans le dans le centre de Paris. Donc forcément vous avez une population qui aime l'école socialement favorisée, mais ça veut pas dire que il n'y a que ce type de population là. On peut redouter une réduction de la mixité sociale.
Donc c'est ce à quoi nous travaillons. Par exemple, nous avons un programme de boursier pour les lycéens. Nous accueillons chaque année cinq boursiers de l'État.
À Paris, le nombre d'élèves scolarisés dans des établissements privés pourrait dépasser celui du public dans les 10 prochaines années. Le privé attire-t-il de plus en plus d'élèves et un match entre public et privé à Armes égal ? On en débat avec Max Brisson.
Bonsoir. Bienvenue. Vous êtes sénateur LR des Pyrénées Atlantiques et vice-président de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication.
Clément Soudaille, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste éducation à la croix. Youssef Swedi, bonsoir.
Bienvenue à vous aussi. docteur en économie, spécialiste des questions de mixité sociale à l'école et vous publiez vers la sécession scolaire, livre paru chez Fillard et Jonathan Boucher Pétersen et rester à mes côtés littorialiste pour pour sens public. Déjà, on peut partir du constat.
Est-ce que vous euh vous vous parlez d'un engouement pour l'enseignement privé Max Brisson ? Et si oui, pourquoi ? D'abord, ça dépend de quel enseignement privé on parle.
Si vous parlez de l'enseignement privé hors contrat, hm hm certes, il augmente. Je crois qu'aujourd'hui c'est un peu plus de 2 % des élèves. C'était 1 % en 2015.
Oui, il y a augmentation mais c'est 2 % des élèves. Je vous rappelle que le privé sous contrat d'association comme le dit le code de l'éducation, il participe, il contribue, il concour au service public d'éducation. Donc il faut savoir ce que l'on parle que je pense qu'il y a actuellement un développement de l'enseignement privé hors contrat et sous contrat.
Mais l'un et l'autre, c'est pas la même chose. Le rôle de l'État n'y est pas le même. Le la place de l'État n'y est pas le même.
Le suivi des programmes n'y est pas le même. Le le privé l'enseignement c'est 17 %. Oui, c'est l'enseignement hors contrat cert certes il augmente mais c'est à peine 2 % un peu plus de 2 % des élèves.
C'est 1800 établissements dans un pays qui compte quelques 57000 écoles établissement. Beaucoup parler des écoles privées sous contrat c'est le plus intéressant. Mais mais les deux sont intéressants.
Thomas les deux. Mais correspondent à des choix des parents qui sont différents. Ouais.
Mais il faut préciser aussi que le rôle de l'État et le contrôle par l'État et l'encadrement y est très différent. Donc le privé et je rappelle peut-être en début d'émission que le privé sous contrat c'est aussi le service public d'éducation. Oui, effectivement avec la loi de br loi de br qui le dit avec un financement.
On y reviendra évidemment, on parlera de la L de B tout à l'heure. Alors, d'après la Cour des comptes, on a cherché effectivement à voir ce que ce que disaient les chiffres, est-ce queil y a une progression et cetera ? La Cour des comptes nous dit que c'est plutôt stable ce 17 18 % de privés souscontratieurs décennies des années 60.
Ça cache quand même pas mal de disparité. Clément Soudaille notamment quoi. Là, on parlait de Paris, c'est presque un cas à part quoi d'une certaine façon.
Oui, Paris c'est un cas à part parce que Paris on voit que la démographie baisse, les écoles publiques perdent des classes chaque année et le privé continue à avoir des listes d'attentes et les classes sont beaucoup plus chargées dans le privé que dans le public à Paris. Je crois que la moyenne dans en élémentaire dans le public, ça doit être 22 élèves par classe à Paris. dans le privé, on trouve des classes de maternelles ou de de CPCE1 avec 28 29 élèves par classe.
C'est elles sont beaucoup plus chargées. C'est vrai dans d'autres grandes villes. Alors, c'est vrai euh dans la plupart des grandes villes euh en zone rurale, bah il y a une déprise démographique qui touche privé comme public euh avec des écoles privées qui ferment en milieu rural mais comme des des écoles publiques aussi qui qui ferment chaque année.
Il y a encore des régions, alors c'est la Bretagne, c'est un cas un peu à part mais avec des communes où il n'y a que une école privée qui accueille tous les enfants parce qu'il y a pas d'école publique dans dans ces communes là. Alors après, c'est pas du tout le même profil. C'est des c'est des communes, ce sont des écoles avec on va parler je crois tout à l'heure de l'IPS avec des IPS qui sont parfois assez bas qui avec pour le coup une très grande mixité parce que tous les enfants de de tous les enfants du village sont accueillis dans cette école-là parce qu'il y a pas d'école publique.
Donc c'est pas du tout la même cas que ce qu'on a pu voir dans votre reportage sondage IPSOS pour l'appel qui date de de de quelques années septembre 2023. Pour quelle raison avez-vous inscrit votre enfant dans le privé ? La recherche d'excellence répond 23 % des familles, enseignement religieux et tradition 20 %.
Les parents eux-mêmes ont fait leur scolarité dans l'enseignement catholique 20 %. Les déçus du public 10 % et puis pas mal d'indécisions à 27 %. Si on rentre un peu dans le détail, il y a beaucoup de pères qui sont dans les autres qui savent pas trop pourquoi le enfants sont passés dans le privé.
Je je vous laisse méditer ce ce cet élément précis du du sondage. Je reste sur les déçus du public. Est-ce qu'on surévalue Youssef Sidi ?
Est-ce qu'il y a un peu un cliché à imaginer une masse de de parents de d'élèves qui sont dans le public et qui n'en peuvent plus ? Alors, d'abord sur les chiffres, c'est vrai que on c'est assez stable la part du privé. Si on prend le collège où la question du choix scolaire se pose fortement, on était on ça augmenta un petit peu, on était plutôt autour de 20 %, maintenant on est plutôt autour de 21 22 %.
En revanche, ce qui change, c'est le profil social des élèves accueillis. Euh en 2003, dans le privé, on avait 30 % d'élèves de catégorie sociale très favorisés, c'est-à-dire enfants de euh profession intellectuelle supérieur, c'est passé à 42 %. Donc, on a une forte hausse de la part des élèves socialement très favorisés, ce qu'on observe pas du tout dans le public.
Donc, il y a quand même si euh on a l'impression que ça reste assez stable, ce qu'il y a derrière ce 20 22 %, ça a beaucoup changé. Ouais. Alors, la mixité sociale, on en parlera.
Je repose la question sur les déçus. On les surévalue les déçus du public. Alors, parmi les raisons euh effectivement dans des enquêtes qualitatives, mais là vous citez un sondage, c'est également le cas où certains parents disent "Bah alors, j'ai mis mon premier enfant dans le public et puis l'enseignant n'a pas été remplacé pendant 3 mois et du coup j'ai mis le suivant dans le privé." Et ça c'est un vrai problème donc plus général du de l'éducation nationale aujourd'hui, c'est qu'on a une forte baisse de l'attractivité du métier d'enseignant et pour enfin sans donner trop de chiffres dans le premier degré.
Donc pour les écoles, les concours ils sont par académie. dans l'académie de l'académie de il y a moins de candidats que de postes disponibles. C'estàd que même si tous les candidats ét pourrait pas remplir toutes les classes.
Donc il y a vraiment un vrai problème au-delà d'être activité du mé d'enseignant qui peut effectivement conduire certaines familles à aller vers le privé. Alors choisir le privé, se dire déçu du public, il y a un certain nombre de de ministres de l'éducation nationale qui ont fait le choix du privé comme Amélie ou Dia Castera. On ne peut pas ne pas rediffuser cette archive quand elle s'explique maladroitement.
C'était il y a 2 ans. Moi, je vais vous dire pourquoi nous avons scolarisé nos enfants à l'école Stanisla. Je vais vous raconter brièvement cette histoire, celle de notre aîné Vincent.
Vincent qui a commencé comme sa maman à l'école publique, à l'école litrée et puis la frustration de ses parents, mon mari et moi qui avons vu des paquets d'heures qui n'étaient pas sérieusement remplacés. Et à un moment, on en a eu marre comme des centaines de milliers de familles qui à un moment ont fait un choix, voilà, d'aller chercher une solution différente. On habitait rue Stanislas.
Scolariser nos enfants à Stanislas était un choix de proximité et depuis, de manière continue, nous nous assurons que nos enfants sont non seulement bien formés avec de l'exigence dans la maîtrise des savoirs fondamentaux et qui sont heureux, qui sont épanouis. qu'ils ont des amis qui sont bien, qui se sentent en sécurité, en confiance. Amé Casterra qui a déclenché, on s'en souvient par ses propos, une polémique dont elle ne se remettra pas.
Elle avait été obligée de délaisser l'éducation pour se concentrer sur le sport et l'organisation des des Jeux Olympiques de Paris. Je la phrase la plus frappante, c'est les les paquets d'heures qui n'étaient pas sérieusement remplacés. Max Brisson, est-ce qu'il y a au-delà des de l'erreur de communication va pas passer des heures là-dessus ? un fond de vérité des paquets d'heures non remplacés dans le dans dans le public.
Bon, d'abord on vient d'avoir deux exemples, j'aime beaucoup public sénat, on vient d'avoir deux exemples très parisiens. L'enseignement privé sous contrat dans toute la France, ça ressemble ni au collège Svinier ni à Stanislas. Moi dans mon département sur les 15, je vais répondre à votre question, mais dans mon département sur les 15 collèges qui ont l'IPS le plus faible, il y a cinq collèges publics et cinq collèges privés.
D'accord. Bon alors c'est évident que par rapport par rapport à ce que ce qu'a dit monsieur Swedi. C'est vrai que il y a quelques années les enfants des milieux favorisés c'estàd les enfants où les parents ont un projet éducatif pour leurs enfants où les parents s'interrogent sur la scolarité de leurs enfants étaient à l'école publique.
Les meilleurs lycées étaient lycées publics et dans chaque département il y avait le grand lycée public qui accueillait allez parlons simple les enfants de la bourgeoisie. Si 30 ou 40 ans après, ce n'est plus le cas, ça interroge et ça interroge d'abord l'école publique. C'est à l'école publique aussi de s'interroger pourquoi aujourd'hui elle ne scolarise pas les enfants des parents qui ont une interrogation scolarité.
Malheureusement dans les catégories sociales les moins favorisés pour parler simplement, on ne s'interroge pas sur le ou beaucoup moins je vais vous prendre un exemple pour sortir de l'enseignement catholique. Je prend exemple dans mon département les pirénates antiques, l'IPS comme on dit l'indicateur de positionnement social du des enf des des collèges lycées et écoles primairires qui suivent un enseignement immersif en langue basque est très élevé parce que quand vous choisissez de donner à vos enfants une scolarité en immersion en langue basque, c'est que vous avez une interrogation sur projet éducatif et et malheureusement il a corrélation entre le niveau social et la manière dont son on s'interroge. Donc autrefois, on se posait pas la question, les meilleurs lycées recevaient les enfants de la bourgeoisie.
C'est plus le cas aujourd'hui et ça interroge d'abord l'école publique. Excusez-moi, c'est pas qu'une affaire de moyens parce que si c'était une affaire de moyens, l'école publique française serait la plus performante d'Europe. Ce n'est qui pas le cas.
Je reste sur la la question des heures non remplacées. Euh c'est un rapport du Sénat d'ailleurs qui nous dit qu'en 2023, ça représentait 12 jours dans le public et un peu plus de 10 jours dans le privé. C'est c'est quand même un élément alors peut-être pas des paquets d'ur non remplacé mais c'est quand même un élément qui enfin bon moi j'ai plein d'exemples dans mon entourage de parents qui voulaient laisser leur gamins dans le leurs enfants dans le public et puis qui ont fini de garelass par se dire c'est c'est plus possible.
Moi ma fille est scolarisée dans le 93 et en face du collège il y a un collage comme on voit des collèges féministes sur différents sujets. Là c'est un collage qui concerne l'éducation nationale et qui reprend un chiffre que j'ai vérifié par ailleurs et qui est tout à fait vrai. C'est qu'un élève qui fait l'ensemble de la de sa scolarité dans le public dans le 93 aura perdu un an de scolarité au total.
Et je vois pour avoir moi fait ma scolarité dans d'autres circonstances que la célérité, la capacité à remplacer des profs qui sont malades, qui sont fatigués. Et je trouve que quand on dit il faut que l'éducation nationale se remette en cause encreux le discours qu'on entend c'est au profs de se remettre en cause. Non mais je dis pas non je dis pas que c'est ce qu'ils avaient dit sinon vous l'ariez dit mais encore une fois c'est quand même ce qu'on entend dans le débat public assez souvent en disant qu'il y aurait des profs du public qui se laisseraient un peu vivre et qu' auraient lâché l'affaire et des profs du privé qui garderaient une forme de conception un peu plus exigeante.
Je pense que ça pose la question d'une société pas qu'une question de moyens mais vous le rappeliez la valorisation dans notre société dans la hiérarchie des salaires, dans la hiérarchie des reconnaissances des considérations. Il y a un vrai sujet, on le voit par rapport à beaucoup d'autres pays européens, le temps scolaire, la capacité à à avoir un recrutement de qualité. Si les gens sont dans l'évitement à l'égard du métier de prof tout en disant que c'est l'un des plus beaux métiers du monde, honnêtement, ça doit interroger une société au-delà des simples questions budgétaires.
Je reste sur la question très prosaïque des remplacements des des profs malades ou et et de leur la capacité de l'école publique à les remplacer. C'est une question de nombre de profs ou c'est une question d'organisation ? Clément ?
Organisation. Mais je pense qu'il y a les deux. Euh après dans l'enseignement privé, les consignes des rectorats actuellement, c'est aussi de moins remplacer les consignes de ces derniers mois.
Il y a plusieurs chefs d'établissement qui ont eu pour consigne de plus de même s'ils ont trouvé un même s'ils ont trouvé un remplaçant, le rectorat leur dit non, on ne l'embauche pas pour dans le privé. Pourquoi ? Parce qu'il pique il le pique au public. même il propose comme il manque de remplaçant dans le public, il propose de à l'enseignant qui a été démarché par le par le privé de d'aller remplacer dans le public.
Donc ça, oui, il y a il y a des il y a eu des consignes de l'Amie de Créteil notamment euh pour euh pour des remplacements de courte durée et pour des remplacements de de professeurs qui sont pas des des matières à examen euh l'année de l'examen. Par exemple, un prof de France peut être remplacé en 3e parce que euh c'est l'année du brevet, mais il sera pas remplacé pour ses heures en en 5e, en 6e. Euh euh donc ça c'est un vrai sujet.
Oui. Ouais. Alors, on a déjà beaucoup parlé de de mixité sociale et on va continuer de de le faire grâce à Stéphane Duget qui va nous rejoindre tout de suite.
Bonsoir Stéphane, bienvenue à vous puisque pour connaître la composition, on va rappeler he ce qui s'est passé, composition sociale des établissements publics et privés. Le ministère de l'éducation a été obligé obligé de publier un indicateur statistique. Ça était en 2022.
Ouais, vous l'avez évoqué hein, ça s'appelle l'IPS, cet indicateur, trois lettres qui veulent dire indice de position sociale. Ça permet donc de mesurer la mixité sociale dans les écoles, les collèges et les lycées en se basant sur la profession du ou des parents euh d'élèves et donc les conditions d'apprentissage à la maison. Alors, vous le disiez Thomas, le ministère a été obligé par la justice administrative de publier cet indicateur qu'il utilisait jusque-là en interne parce qu'un journaliste réclamait sans succès jusque-là cet indicateur, la publicité de cet indicateur.
Il a donc fini par avoir gain de cause. Les IPS de tous les de toutes les écoles et les collèges ont donc été publiés en 2022. Pour les lycées, il a fallu attendre un an de plus.
Ils ont été rendus publics en 2023. Alors, comment fonctionne cet indice de position sociale ? Alors l'IPS, il va donner un chiffre compris entre 45 et 185.
Plus il est élevé, plus la profession des parents est favorisé, donc les conditions familiales favorables à l'apprentissage. On va prendre un exemple très concret qui est donné par le ministère de l'éducation nationale. Si votre mère est policière et votre père chauffeur, votre IPS est de 86.
Si les deux parents sont ingénieurs, l'IPS est de 177. Ensuite, à partir de ce calcul, il est effectué sur chaque élève et vous obtenez donc l'IPS moyen pour l'établissement dans son ensemble. Et alors, qu'est-ce qui nous apprend sur les différences entre les établissements scolaires ?
Et bien, il nous apprend qu'il y a plus d'élèves favorisés dans les établissements privés sous contrat que dans les établissements publics. En ce qui concerne les écoles, la moyenne nationale de l'IPS pour le privé sous contrat s'élève à 121,5. Pour public, c'est 105,8.
Pour le collège, 125, pour le privé, 100,9 pour le public. et le lycée, même ordre de grandeur, 125 pour le privé et 105 pour le public. Autre constat, les établissements en REP, en réseau d'éducation prioritaires ont les IPS les plus faibles.
Et évidemment pour conclure la question des enseignements politiques, quels enseignements tirent de la publication de cet indicateur de de mixité sociale ? Alors à ce moment-là, il y a eu plusieurs engagements de l'État pour améliorer la mixité en milieu scolaire. Au Sénat aussi, il y a eu des propositions de loi.
L'une du communiste Pierre Oouia, l'autre de la socialiste Colombe Brossell. Le texte de Colombos comme celui de Pierre Ousulia voulait moduler en fait les financements publics du privé en fonction de ces fameux IPS et donc de la mixité sociale. Le débat a eu lieu sur le texte de Colombell.
Le texte a été rejeté, critiqué notamment par la droite sénatoriale dont vous faites partie Max Brisson. Donc ça a eu ça a eu au moins le mérite de poser ce débat au Parlement sur la mixité à l'école. Merci beaucoup Stéphane.
Alors lié le financement des écoles privées sous contrat à leurs efforts en terme de mixité sociale, je vais vous poser à peu près la même question aux uns et aux autres. FF SI vous y êtes favorable oui non à la mixité sociale ou au fait de lier le financement des écoles privées sous contrat à à des efforts de mixité social. Alors il y a effectivement un problème dans la mesure où le comment dire le fait qu'un établissement privé soit favorisé socialement ça n'est pas nécessairement le reflet de son quartier d'implantation.
On peut trouver on a regardé avec un sociologue qui s'appelle Hugo Boton. Est-ce à quel point on trouve des collèges euh très proche géographiquement mais très différents socialement ? Et ce qu'on a vu, c'est qu'on a à peu près 90000 élèves en collège qui sont dans un collège très défavorisé situé à moins de 15 minutes à pied d'un collège favorisé.
Et dans la plupart des cas, c'est un collège public défavorisé, un collège privé défavorisé. Et ça n'est pas un problème uniquement parisien. Vous allez dans d'autres grandes villes, Lyon, Toulouse, on retrouve également cette situation.
Et même si on prend des villes de taille plus modeste, par exemple Perpignan. Perpignan, vous avez euh euh il me semble 12 collèges, 8 publics qui font partie des 20 % les plus défavorisés et quatre privés qui font partie des 20 % les plus favorisé de France. Donc même dans des villes et je pourrais donner plein d'autres exemples, mais je vais pas le faire, mais euh même dans des villes de taille plus modeste, on a cette question de de de ségrégation et la question après, c'est vous dites comment comment on l'a fait évoluer et donc est-ce que il y a le levier du financement public.
Alors voilà et et d'abord est-ce qu'on est d'accord avec cette situation ? Parfois, on entend que c'est pas très grave, mais moi j'ai du mal à voir comment on peut avoir un discours qui pourfend par exemple parce que cette question de ségrégation sociale, elle se double en réalité, on peut pas trop le dire, mais d'une ségrégation ethnique. Un livre, la partie scolaire le montrait et comment on peut à la fois pourfendre le communautarisme d'une part et comment dire s'accamoder de cette situation, des établissements très proches géographiquement sont totalement différents en terme de composition sociale ou éthnique.
Bon Max Brisson, vous on l'a dit dans notre dans notre chronique, vous êtes opposé à cette à cette idée combattu texte de Colombell. Ça peut sembler cohérent de dire on va mettre un peu la pression sur les privés sous contrat. Je va dire rapidement trois choses.
D'abord, les dans les départements, dans les territoires où l'enseignement privé sous contrat scolarise beaucoup de monde, vous y trouvez la mixité sociale hein, dans mon département au Pays-Bas où 40 % des enfants sont scolarisés dans l'enseignement privé catholique, vous avez dans des écoles privées catholiques la mixité sociale, c'est l'école du village tout simplement hein. Donc d'abord, il faut essayer de nuancer et sortir peut-être un peu de la spécificité de la région parisienne qui existe mais qui n'est pas d'autres ville dans lequel Oui, mais dans les territoires où l'enseignement catholique n'est pas très développé, Perbignan n'est pas un fief de l'enseignement catholique. Je vous parle de la Bretagne, je vous parle du Pays-Basque, je vous parle de la haute, je vous parle des terres où l'enseignement catholique scolarise les enfants du département et là vous avez vous avez la mixité sociale.
Ça c'est deè point excusez-moi mais pourquoi les parents qui font un choix de scolarité et je répète ce que je disais tout à l'heure c'estàd ceux qui investissent beaucoup dans la scolarité de leurs enfants. Pourquoi choisissent-ils l'enseignement privé sous contrat ? interroge comme je disais tout à l'heure.
Donc finalement, il faudrait handicaper l'école privée second parce qu'elle est réussie et ne pas s'interroger sur les raisons pour lesquelles des parents qui familialement inscrivaient naturellement leurs enfants à l'école publique il y a 20 ans, il y a 30 ans, il y a 40 ans fait que 20 ans, 30 ans, 40 ans après, les enfants de ces parents-là n'inscrivent plus leurs enfants à l'école publique. Excusez-moi, mais l'école publique ne veut pas aujourd'hui reconnaître qu'elle est en difficulté. Il y a, excusez-moi, il enfit le contraire, il y a toute une hiérarchie de recteurs, de spécialistes d'éducation qui tiennent le haut du pavé au ministère de l'éducation nationale qui ont fait des choix politiques et qui aujourd'hui n'ont jamais fait le moindre mais coule pas si vous me permettez l'expession hein.
Donc il y a une hiérarchie du monde de l'éducation, je parle pas des professeurs, il y a une hiérarchie du monde de vous m'avez interrompu. Il y a une réarchie du monde de l'éducation qui mériterait de faire un meilleur coup sur les erreurs faites à l'école publique. Qu'est-ce que demandent les parents ?
Une école qui fonctionne, une école où le professeur est un petit peu d'autorité et une autre gestion de la ressource humaine. Et je vais vous redonner la parole. Jonathan intervenir et ensuite non parce que l'objectif moi c'est c'est dans la formulation que l'objectif ce soit d'affaiblir l'école privée.
Personne se pose la question en ces termes. Les débats actuellement sont pas làdessus. On peut se couper la parole que dans un sens si je comprends bien.
Vous l'avez fait le premier. Vous l'avez fait le premier. Moi j'ai pas c points.
J'ai juste une chose à dire sur ce plateau. On est tranquille. On n pas dans les débats au Sénat mais pas de problème.
C'est simplement pour dire que moi ça me semble déjà un bia dans la façon de poser le sujet parce que je conteste. Oui très bien. On a un désaccord c'est pas dramatique en démocratie.
Et deuxième sujet qui me semble intéressant, c'est que il y a de l'argent public. C'estàd que c'est pas des entités qui sont simplement le privé pourrait s'organiser comme il veut s'il était exclusivement sur fond privé et que la puissance publique s'interroge si on peut pas introduire la question de la mixité scolaire comme étant une forme de donnant donnant au même titre que un certain nombre d'aides publiques pour les entreprises pourrait être conditionné à des critères sociaux environnementaux. On est dans l'adme logique.
En Belgique par exemple, l'enseignement privé sous contrat doit respecter la sectorisation scolaire. Je vous redonne la parole dans un publque est exonéré de toute référence. C'est pas le sujet de ce soir.
C'est ce que vous je vous je vous redonne la parole dans un instant Max Brisson. Clév Soudaille un peu la même question. Ça m'intéresse de savoir vous qui voilà qui travaillez sur ces questions de scolarité d'éducation pour le quotidien la croix lié.
Je repose la question he pour ceux qui nous rejoignent à l'instant. On est en train de se demander est-ce qu'il faut lier finalement le financement public de ces écoles privées sous contrat à des objectifs de mixité sociale ? Pourquoi pas ?
En tout cas, ce qui est certain, c'est que c'est une vraie question la question de la mixité sociale que même le nouveau secrétaire général de l'enseignement catholique a dit à plusieurs reprises, j'ai encore entendu le dire hier à des chefs d'établissement et pour leur rappeler que bah l'enseignement catholique selon lui est fait pour tous et ne doit pas être l'école des riches. Donc voilà, c'est un sujet qui l'aborde. Ce qui est certain, c'est que les établissements de l'enseignement catholique sont des établissements qui historiquement sont implantés dans les centres-villes et pas dans les quartiers périphériques parce que sont des établissements anciens ou et que les centre-villees se sont tous gentrifiés.
Enfin voilà, on sait que Paris, toutes les classes moyennes, on fuit Paris et de fait la population qui entoure ses établissements euh et un IPS supérieur au quartier périphérique. Euh ce qui est vrai aussi, c'est que l'enseignement catholique euh essaie alors sans doute pas assez, mais d'ouvrir des annexes à Bobini, à Bondi, à Marseille. Il y a un lycée un lycée privé qui a ouvert dans les quartiers nord euh en mois de septembre dernier euh voilà et qui n'est pas toujours forcément bien perçu par les politiques locaux et par les l'école publique d'à côté qui dit mais ça va vider le quartier de des plus favorisés alors que c'est un quartier déjà défavorisé alors que voilà ils viennent s'installer là aussi pour pour accueillir d'autres d'autres élèves.
Après euh on peut poser la question, on peut aussi poser la question de du financement de tout ce qui est périscolaire, de la cantine et cetera parce que finalement les établissements privés alors il y a demande une contribution familiale mais qui peut être modulé en fonction des revenus ou pas des parents. Mais ce qui coûte cher en fait quand on inscrit son enfant dans le privé, c'est la cantine qui coûte 8 9 € par repas quand le public a des tarifs très modulés qui sont parfois à Paris, je crois que c'est le tarif le plus bas, c'est 13 centimes d'euros le repas. Le privé ne fait pas payer ça.
Donc une famille qui n'a pas les moyens de payer 8 ou 9 € par repas n'ira pas dans le privé. Par définition, Youssef Sidi, euh c'est je crois que c'est 75 % du budget des écoles privées sous contrat qui vient de l'État et des collectivités locales. He il faut il faut mettre les deux.
Est-ce que pour vous ça justifie une forme de contrôle un peu plus un peu plus serré ? Ça justifie en tout cas de s'intéresser à la manière dont les écoles privées concourent au services publics d'éducation comme vous le disiez. Et notamment, il y a un autre exemple qui pose un petit peu problème et qui là affaiblirait peut-être l'école publique, c'est que les établissements privés peuvent euh, disons le crument, se débarrasser des élèves dont ils ne veulent pas en cours de scolarité.
Et les études du ministère de l'éducation nationale montrent que les élèves qui sont euh comment dire pas très bons ont moins de chance de terminer leur scolarité dans les établissements privés que dans que s'ils sont dans le public. Et ensuite les établissements publics doivent récupérer ses élèves. Ils ont pas le choix à eux de et donc là ça pose quand même un un petit problème.
Ouais. Est-ce que finalement c'est un match qui se joue à Arms égal en en quelque sorte euh Max Brisson ? Euh paradoxalement il y a 30 ou 40 ans, c'était exactement le contraire.
C'est-àtre c'était les lycées publics qui renvoyaient des élèves. Hm hm. Et c'était les lycées souvent privés catholiques qui les recevaient.
Et on a eu on a eu une inversion. Je répète que ça interroge l'école publique qui a fait des choix pédagogiques, des choix d'éducation qui n'ont pas été obligatoirement ceux de l'école privée. Et les parents ben votent avec leurs pieds en choisissant davantage aujourd'hui euh l'école privée.
Cela étant dit, pour que les choses soient très claires par rapport à notre débat, éventuellement un petit accrochage, j'ai eu avec mon voisin de droite. et je le dis avec le sou entendu le contrôle est nécessaire puisqu'il y a de l'argent public et je ne pense pas que les renseignements privés sous contrat refus son contrat et peut-être d'ailleurs que le la tutelle que l'éducation nationale a été peu présente sur les contrôles au cours de ces dernières années que l'enseignement catholique souhaitait mais que l'éducation nationale ne menait pas à condition que ces contrôles soient fait par des gens qui connaissent bien le de l'éducation et connaisse bien le caractère propre des établissements et connaisse bien le la loi de bré mais enfin en tout cas le contrôle est nécessaire et la mixité bien sûr doit être un objectif. Maintenant, la mixité, elle se décrète pas par le haut à coup de statistique et de directives euh quel que ça pu même être fait dans le Sement public avec un affaiblissement des grands lycées publics parisiens.
Moi, je pense qu'il faut quand même se rendre compte aussi que la sérigation, c'est d'abord la sérigation de l'habitat, qu'elle est beaucoup plus forte dans notre société qui a 30 ou 40 ans et que dis-moi où est ton école et je te dirai quel public la fréquente. Ça interroge les politiques de l'habitat et les politiques de sérigation sociale avant de tout mettre sur le dos de l'école. On va parler contrôle justement avec Jonathan dans un instant.
On va remonter quelques années en arrière. Mais je veux bien vous faire réagir monsieur le sénateur à une à une question d'une de nos téléspectatrices Pénélope qui nous écrit de de salaire. Si on veut une école plus égalitaire, est-ce que ça ne devrait pas commencer par renforcer le public plutôt que de subventionner le privé ?
C'est question presque fondamentale quoi. Ça ça fait de siècles que queiste ce débat. Oui, hein.
Euh la Révolution française et Napoléon 1er ont décidé le monopole de l'État et tout au long du 19 siècle, ce monopole a été desserré et moi j'ai la faiblesse de penser h qu'après trois grandes lois qui ont fixé le cadre de l'enseignement privé de son rapport avec le public plus la loi de Bré 1959, on était arrivé à un équilibre et qu'aujourd'hui vouloir nourrir ce genre de guerre me semble absurde d'un société qui est assez fracturée. par rapport à l'argent public. Oui.
Hein et l'argent et et et l'argent privé. Soyons clair, un élève de l'enseignement privé coûte beaucoup moins cher à l'État qu'un élève de l'enseignement public. Le si tous les enfants de l'enseignement privé étaient pris en charge par l'école publique, le mieux l'éducation nationale n'y arriverait pas.
Le budget de l'État n'y arriverait pas. Pour l'État, il y a certes de l'argent publique, mais le ratio élève coût pour l'État entre le public et le privé, il est du simple au dou. Allez, ça revit pas exactement les mêmes choses.
Il y a des charges que l'État l'assiette. L'assiette l'assiette n'est pas la même. L'assiette n'est pas la même mais il n'empêche qu'il y a 1 milliard, il y a 1AR 500 millions de différences à peu près et pas en effet la totalité.
Il y a bien 1AR 500 millions. Vous avez raison de faire prier et ce qui n'est pas neutre. 1AR 500 millions l'actuel budget l'actuel budget on a pu faire 5 milliards d'économies donc vous voyez 1 milliard 100 millions 500 millions ce n'est pas neutre ce n'est pas neutre allez vous avez évoqué les questions de guerre scolaire la loi de br justement on va remonter quelques décennies en arrière avec vous Jonathan oui quand on utilise ce terme en tout cas ça nous renvoie quelques décennies en arrière mais on se rend compte que parfois le débat peut encore être vif aujourd'hui.
Donc terme employé dès 1959, on l'évoqué la loi de Bré qui instaure un système de contrat entre l'État et l'enseignement privé. Un système qui est toujours en vigueur et cette loi, elle reste le fondement du système actuel. Donc à l'époque, cette loi de bré, elle été dénoncée par une large partie de la gauche.
Ça reste un débat qui est très clivé à ce niveau-là comme une déclaration de guerre à l'école laïque et son abrogation faisait partie d'ailleurs des propositions. C'est même un totem brandi par le candidat mitéran durant la présidentielle de 81. On se souvient que quelques années plus tard, en 1984, le projet de loi Savari, les plus anciens s'en souviennent, jette dans la rue des centaines de milliers de personnes en faveur de l'école libre.
Je m'en souviens très bien, la France se retrouve alors coupée en deux. Oui. Alors, pour rappeler à ceux qui l'ont pas connu ou ceux qui ont un peu oublié, donc l'idée de la loi Savarie, c'était pas non plus faire la révolution hein, c'était de faire des écoles privées, des établissements d'intérêt public.
Il était prévu que leurs enseignants qui sont rémunérés par l'État, qui ne sont pas des fonctionnaires soient intégrés à la fonction publique. Les débats entre les deux camps ont été enflammés, d'où le terme de guerre scolaire. D'un côté, on se souvient des images par exemple de Monseigneur lustigé à la tribune affirmant devant une foule immense, il faut le reconnaître, que l'enjeu c'était de reconnaître pacifiquement la place légitime du catholicisme, la culture et la nation française.
La question de l'enseignement privé catholique était au cœur des débats. Devant un public tout aussi nombreux, le premier ministre Pierre Moroi à l'époque répond que oui, il pourra il y a plusieurs écoles dans la République mais qu'il ne peut y avoir qu'une seule école de la République. Le projet socialiste est finalement abandonné en 1984 après un défilé historique de plus d'un million de personnes qui avaient marqué les esprits place de la Bastie.
Depuis cette époque, on en a à peu près resté là dans une forme de statut quoi. Ouais. jusqu'à un rapport de la Cour des comptes, on est d'abord et puis avril 2024, rapport parlementaire qui en quelque sorte allume un peu la mèche.
Oui, rapport de la Cour des comptes 2023, rapport parlementaire transpartisant 2024, le privé notamment catholique mais aussi musulman, on voit cette question qui monte se retrouve de nouveau sous le feu des critiques virulentes. Le tout, on l'a beaucoup dit sur le fond quand même de de popérisation, de choix qui peuvent s'interroger, qui doivent être interrogés du côté de l'éducation nationale et alors que plusieurs scandales, notamment celui qu'on évoquait de l'établissement Stanislast ont ébranlé l'enseignement privé. Alors, on a cité le cas de Damé ou DEA Castera, mais c'est plus profond que ça.
C'estàd que Papend, pas exactement le même profil pareil ou l'actuel ministre de l'éducation nationale ont tout partie de leur progéniture qui a fait ces études dans le privé. Donc ça, évidemment quand on est le représentant de l'éducation nationale, c'est donner le grain du grain à moudre à ses opposants. Et alors concrètement que reproche-t-on au privés ?
Bah, un petit peu ce qu'on disait juste avant, c'est-àdire que le privé sous-contrat est financé aux 3/4 par la puissance publique alors le chiffre est assez compliqué à établir, 10, 11, 12, 13 milliards. En tout cas, des sommes qui sont importantes. Euh c'est surtout la carence des contrôles qui pose question sur les enseignements d'une part et sur l'usage des budgets que font ces établissements privés de l'argent public.
Donc le et et quand on dit que le il y a un peu d'appétit du privé pour la mixité sociale ou le respect de la carte scolaire, ça n'empêche pas que dans certains endroits les choses soient plus complexe, mais c'est quand même une réalité qui se dessine dans la capacité à sélectionner les élèves et s'en séparer comme c'était rappelé à n'importe quel moment dans la scolarité. Ce qui est certain pour la question des contrôles, vous disiez que effectivement il y a une responsabilité du public à pas plus exercer des contrôles dont elle a la responsabilité. Sur 7500 établissements du privé, il y a un chiffre qui est sorti en 2023, 5 ont été contrôlés cette année-là.
Donc comme ça, je ça ça nourrit de plus en plus le débat public, évidemment ça progresse mais ça progresse trop doucement. Et voilà, pour finir sur une note un peu plus souriante, on peut se dire que l'école libre porte décidément bien son nom et qu'elle reste largement, à mes yeux trop largement, libre de faire ce qu'elle veut sur le fond comme sur la forme. Alors, on va justement pouvoir débattre, il nous reste 10 minutes et on va les consacrer à cette question de du contrôle.
Clément Soudaille, est-ce que depuis bah il y a malheureusement il y a eu un certain nombre de de scandales qui ont qui ont touché des établissements privés sous contrat, des établissements catholiques ? Est-ce qu'il y a plus de contrôle ? Ah bien sûr, il y en a beaucoup plus.
C'est Ellisabeth Borne qui a lancé un grand plan de contrôle dans la foulée d'abord du rapport du rapport de 2024 sur le financement, sur le contrôle des financements et qu'elle a des contrôles qui ont été renforcés après les révélations autour de Notredame de Betaram. Euh donc des contrôles qui portent sur l'aspect financier, sur l'usage des fonds publics, sur euh la pédagogie, sur la vie scolaire. Euh c'est des contrôles qui sont menés par des inspecteurs, par la DG FIP, euh par euh par plusieurs personnels de l'éducation nationale et euh oui, il y a eu euh il y a eu euh je crois euh un chiffre de 700 800 contrôles qui ont eu lieu euh en 2025 euh et qui continuent et normalement si on en croit le l'éducation nationale, 40 % des établissements privés sous contrat devraient avoir été contrôlés soit sur place, soit sur pièce à la fin de l'année 2027.
Ouais. Votre avis sur ces contrôles Youssepf Saï et ce sur ceux qui les mènent parce que le sénateur Brisson disait tout à l'heure à condition que qu'il soit mené par des par des par des gens compétents. Alors plutôt sur les contrôles déjà on peut l'étendre.
Euh, il y a effectivement ces questions de est-ce que le contrat d'association respecté et cetera, mais aussi la manière dont sont sélectionnés les élèves puisque vous disiez tout à l'heure, les parents votent avec leurs pieds, mais il y a pas de disons de videur à l'entrée des bureaux de vote. Pour préciser ma métaphore. Si il y a 150 candidats et 100 plac dans un établissement privé, comment le directeur va faire son choix ?
Et euh là, on a assez peu de comment dire assez peu de connaissance sur le sujet et il serait assez simple de rendre comment dire euh euh publ les caractéristiques des candidats, les caractéristiques des admiss. Et ça, c'est une question qui n'est pas à à mes yeux assez euh posée dans le débat. Et pour moi, le les contrôles peuvent s'étendre également à cette question de à quel point les les établissements privés sélectionnent ou non leurs élèves puisque dans la loi de bré, normalement, il y a pas cette question de de sélection.
Bon et alors on a on a compris qu'il y avait une une amélioration dans dans dans les contrôles. C'est la moindre des choses quand même. Oui, c'est ça.
C'est la moindre des chos. Donc pendant des années, je reprends la formule de Jonathan, l'école libre était peut-être un peu trop libre quoi. On a Je vais y revenir dans un instant.
On a beaucoup parlé de Michel Debré. Est-ce que vous rendez compte quand Michel de Bray établit sa sa loi, il le fait pour deux raisons. Il le fait parce qu'il veut établir la pist scolaire.
Après des une catégorie publique qui avait été très houleuse sur le sujet. Et puis il le fait également parce qu'il espère que l'électorat catholique ralira définitivement le nouveau régime qui se met en place. Mais à l'époque à l'époque il est persuadé que l'enseignement privé catholique est résiduel, que c'est l'école publique qui va définitivement prendre sa place.
Donc Michel De n'imagine pas avec sa loi qu'il va assurer la pérennité de l'enseignement catholique dont il pense qu'il est résiduel. Il faut se poser la question. Pourquoi cet enseignement qui était vu comme résiduel d'une histoire en 1959 est toujours à la place qu'il occupe aujourd'hui ? la place quantitative que nous avons fixé et puis la place dans le débat public que nous venons.
Alors les les contrôles parce que c'est des décennies favorable au contrôle à la condition que ce qu'il exerce est bien en tête le caractère propre de l'enseignement. Ça veut dire quoi ? C'est précis le car et je le dis avec force parfois l'enseignement catholique l'enseignement catholique depuis quelques années finalement a chercher la la copie en mieux de l'enseignement public en abandonnant une large partie de son caractère pour pas pour l'enseignement catholique c'est d'être catholique.
Pour le réseau diwan, c'est de faire d'enseignement en langue bretonne. Pour le réseau Shashka de faire de l'enseignement en langue basse. L'établissement peut-être musulman, l'établissement peut-être.
Le caractère propre, c'est la doctrine qui porte que porte l'établissement. Il est évident que lorsqu'on a des établissements privés catholiques qui finalement cherchent à ressembler à l'enseignement public sans mettre en avant son caractère propre, on peut s'interroger alors voyez de la légitimité d'avoir un système parallèle enseignement public. L'enseignement privé catholique n'a de vocation que s'il est catholique.
L'essence catholique dans l'enseignement. Qu'est-ce que ça veut dire quand on a un contrat d'association avec l'État sur les programmes ? les heures de cours qui sont dans le cas du contrat d'association, les programmes sont les mêmes et les heures d'enseignement sont les mêmes.
Mais la vie scolaire est marqué par le car et les élèves autant de temps dans la vie scolaire que dans la vie en classe. Alors je voyais un peu peut-être dubitative en tout cas vous vouliez rapport ajouter les précisions. Euh oui, je voulais juste rappeler que le contrat d'association entre l'État et l'établissement c'est pas entre l'État et l'enseignement catholique dans ensemble. c'est entre chaque école et même chaque classe.
Il peut même y avoir dans un établissement euh scolaire des classes qui sont sous contrat et des classes qui sont hors contrat. Le caractère propre, c'est celui de l'établissement. Et même dans l'enseignement catholique, ils ont pas tous euh la même histoire, ils ont pas tous la même pédagogie, ils ont pas tous donc Mais le caractère propre, c'est pas un projet pédagogique en quelque sorte ou est-ce que ça se rejoint ?
Ça peut se rejoindre, c'est l'identité en fait. Mais ce cette notion de caractère propre, elle a jamais été définie et et à dessin en fait. Elle a jamais été définie, elle est inscrite dans la loi et elle n'a pas été définie à dessin parce que ce caractère propre peut changer, peut varier d'un établissement à l'autre.
Voilà, je voulais juste préciser que le que la loi de bré c'est aussi dans un contexte alors peut-être qu'on pensait résiduel et de fait c'était un moment où l'enseignement catholique était en grande difficulté financière parce que il y avait de moins en moins de prêtres enseignants et il fallait recruter des laïques et qu'il fallait les payer et voilà et c'était une vraie difficulté mais c'était aussi le moment de du baby boom enfin où la génération du baby boom arrivait devait être scolarisé et l'État ne enfin c'était à l'époque où on construisait un collège par jour, on disait mais ne pouvait pas non plus absorber toute cette masse. Et du coup, c'est aussi appuyé sur ce réseau de l'enseignement catholique par le biais de la loi de Bré pour scolariser une grande partie de euh de cette de cette génération qui arrivait en âge scolaire. Donc voilà, c'était résiduel mais c'était aussi un besoin de l'État euh de bénéficier de ces structures qui qui existaient à ce moment-là pour scolariser.
Ouais. euh sur ce ce caractère propre ou cette liberté pédagogique euh jusqu'où elle peut aller euh pour un établissement privé sous contrat c'est toute la question puisque comme vous le disiez ça n'a pas été défini. Cela dit, on revient souvent à cette loi de bré et vous le disiez, c'est la dimension religieuse était extrêmement présente au moment de la loi de bré.
Or, dans les chiffres que vous citizz au tout début, il me semble que c'était 20 % des parents qui euh comment dire citait ce motif enseignement religieux et tradition pour 20 % des parents. Donc en fait, on finance l'enseignement privé pour un objectif qui était celui plutôt religieux il y a au moment de la loi de br en 59, mais ça n'est plus ça aujourd'hui. Donc est-ce que il y a pas une comment dire une réforme de cette loi de br une réflexion plus large à avoir sur à quoi sert l'école privée aujourd'hui ?
Aujourd'hui, en réalité ça sert pour beaucoup, pas tous. Et là, je mets pas en accusation les parents. En fait, les parents, ils sont face à des choix impossibles.
Mais euh comment dire, ça sert pour beaucoup à choisir son établissement. H mais c'est pas pour ça qu'on finance l'enseignement privé au départ. Donc, il y a quand même une réflexion plus large à avoir sur le financement de l'école privée et quel est son objectif.
Ouais, on a une télatrice qui qui est radicale. Il est de Talement sur Gironde. Pourquoi on continue d'avoir des écoles privées ?
Pourquoi ne pas toutes uniformiser dans le public ? Oui, le monopole, le monopole de l'État, ça peut exister dans notre histoire. Ça correspond plutôt à des périodes plutôt totalites, hein, dans notre histoire.
C'est la la convention Bonaparte et depuis on a essayé d'établir de la liberté, du pluralisme. Qu'est-ce que les écoles privées ont de plus et que moi je souhaiterais tellement voir donner aux écoles publiques, c'est de la liberté. Et moi je suis très promoteur de donner beaucoup de liberté aux établissements.
L'établissement, madame raison, l'établissement est l'établissement est essentiel dans l'ignement privé. contrat il est secondaire dans l'enseignement public et moi je rêve d'une école publique qui soit belle et établissement est beaucoup plus de liberté. Ouis.
Et parce que c'est important le projet pédagogique dans un établissement privé, il est travaillé par l'équipe pédagogique dans l'enseignement public. Malheureusement, ça renvoie à notre conversation tout à l'heure, c'est le copiercollé de toutes les directives de la verticalité de l'éducation nationale et c'est la différence qui fait le choix des parents. C'est cette différence, c'est cette liberté.
Il y a quand même des établissements publics qui réussissent à mettre un peu leur pat des directeurs d'établissement ou est-ce que c'est très compliqué ? Heureusement. Alors c'est euh non, ça existe et en plus on demande maintenant aux établissements de rédiger un projet d'établissement, ça c'est certain.
Et euh mais le la différence c'est que euh les directeurs de l'enseignement privé peuvent recruter leurs professeurs donc peuvent constituer une équipe pédagogique autour de du projet d'établissement euh alors que dans le dans l'enseignement public euh ils n'ont absolument pas cette attitude là avec des lim avec des limites quand même sur le recrutement des professeurs. Oui, il y a des limites. Il y a des limites.
Il y a un encadrement très très fort. C'est là où on voit bien aussi que le contrôle conclure mais ce qui est intéressant c'est qu'il y a eu un guide de un guide pour les inspecteurs qui a été publié il y a 2 semaines en fait pour pour ces fameux contrôles dans l'enseignement privé sous contrat qui était très attendu parce queen fait on l'a dit pendant des décennies l'enseignement privé n'a quasiment pas été inspecté et du coup les inspecteurs n'avaient pas cette culture de de l'enseignement privé et les premiers contrôles, il y avait parfois des mises en demeure euh qui ne correspondaient pas à la liberté euh qui est reconnue par le code de l'éducation et par la loi. Et donc le guide montre bien que il y a une grande latitude en fait d'organisation des cours, des durées de cours qui ne sont pas forcément les mêmes que dans le public qui sont donc c'est très intéressant de lire ce guide pour voir qui permet de voir justement quelle est quelle attitude d'organisation existe et d'ailleurs vous avez signé un article sur ces ces ces ces contrôles là sur le caractère propre des établissements avec quelques situations un peu ubuesque à lire dans la croix Youssefy votre livre vers la sécession scolaire c'est publié avec un point d'interrogation oui oui c'est publié aux éditions Fillard, merci encore et à bientôt sur notre plateau.
Je vous dis à demain pour un nouveau sens public 18h 22h. Vous retrouvez nos débats sur publicsenna.fr en podcast et c'est demain Fabrice Barlési, directeur général de la fondation Gustave Rous qui sera l'invité de la matinale de public sénat.
Il sera question de la lutte contre le cancer des grands progrès qui sont faits en ce moment. Merci. [musique]
Max Brisson