Fabien Roussel : « Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent » | BFM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Fabien Roussel. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Irez-vous soutenir les pêcheurs qui bloquent un dépôt de carburant ?
- 1:25RelanceRéponse partielle
Est-ce que la réponse à la colère ne doit pas être dans une démocratie par les urnes ?
- 2:48RelanceRéponse directe
Est-ce que vous êtes dans votre rôle à la fois candidat et appelant à une révolution avant les urnes ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Comment pèse-t-on sur le gouvernement pour qu'il change de politique ?
- 6:17RelanceRéponse directe
Excusez-moi, j'y reviens : les loyers augmentent de 20 % en moyenne. Comment y répondre ?
- 7:40FerméeRéponse directe
Le 29 septembre, vous serez dans la rue ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Fait
« Je veux être du côté de celles et ceux qui se battent »
- 0:41Fait
« Il faut que le gouvernement réponde à cette colère qui monte, qui est profonde, qui est celle de travailleurs qui ne veulent pas être des travailleurs pauvres. »
- 1:25Fait
« On a besoin d'avoir une économie qui roule, qui tourne, où les nos concitoyens, nos concitoyennes puissent consommer. »
- 13:58Fait
« Dans les permanences que je tiens, je reçois plus de personnes qui ont des problèmes de logement que des problèmes d'emploi. »
- 20:17Promesse
« Je dis qu'il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Fabien Roussell. Merci de répondre à mes questions. Ce matin, vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes secrétaire national du Parti communiste français. Vous êtes par ailleurs maire de Saintamant les EOS. Des questions d'abord sur les colères qui s'expriment, les pêcheurs qui bloquent à nouveau ce matin un dépôt de carburant. Vous avez déclaré la semaine dernière, je vous propose de faire la révolution dans la rue avant les urnes. J'appelle à des mobilisations sur les ronds-points dans les entreprises et moi j'y serai. Irez-vous ? Bien sûr, bien sûr et je les soutiens totalement. Ils ont raison, tous ces travailleurs, tous ces salariés, à se mobiliser. C'est même la dignité de la classe ouvrière. Et je demande à ce que le gouvernement non
seulement entende mais répondre. Il faut que le gouvernement réponde à cette colère qui monte, qui est profonde, qui est celle de travailleurs qui ne veulent pas être des travailleurs pauvres. Le travail doit permettre de vivre, de vivre dignement. Or, aujourd'hui, le poids de l'énergie, euh les factures d'énergie, l'essence, le gaz, euh l'électricité, le poids des loyers qui pèse, bref, tout augmente, y compris les fruits et légumes. Euh, j'étais à Ringis pour m'en rendre compte. Tout cela pèse énormément sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens. On est le 15 du mois. Beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui un/ des Français disent dans le rouge à partir du 15 du mois. Voilà, déjà dans le rouge. Et donc il y a une urgence à répondre à ça. C'est pas en
appauvrissant les Français, en tapant sur leur pouvoir d'achat que l'on va redresser la France. On a besoin d'avoir une économie qui roule, qui tourne, où les nos concitoyens, nos concitoyennes puissent consommer. Et or aujourd'hui, tout est fait en tapant dans leur porte-monnaie à réduire justement la consommation, à réduire l'activité et c'est ça qui pousse petit à petit notre pays à rentrer en en récession. C'est extrêmement grave. et que j'ai lancé. Moi, je ne souhaite pas attendre les élections présidentielles dans 8 mois pour que ça change. C'est maintenant votre pardon Famia Roussell, mais vous êtes un homme politique. Est-ce que la réponse à la colère ne doit pas être dans une démocratie par les urnes ? Je voudrais vous faire écouter les propos de François Hollande que l'on
interrogeait précisément sur le rôle des politiques. Irait-il lui comme vous manifester au côté de de ceux qui expriment leur colère ? C'était hier soir sur BFM TV. Voici sa réponse. J'entends que certains appellent à faire des manifestations des cortes. Non, vous pourriez le faire. Vous pourriez parce que le rôle enfin le rôle des des responsables politiques et des partis politiques et la force pour moi qui a été au sommet de l'État, c'est de faire que des propositions soient émises. Mais rien ne vous interdit d'aller manifester. Non mais aujourd'hui chacun doit être dans son rôle. Mon mon rôle n'est pas d'aller manifester. Ce serait quand même un curieux ça pourrait être un signe de soutien. Non mais je ne suis pas dans cette démarche, on peut soutenir mais ce qu'il
faut c'est trouver des réponses. Des réponses et ne pas attiser en quelque sorte les colères. Est-ce que vous êtes dans votre rôle à la fois candidat à l'élection présidentielle et appelant à une révolution avant les urnes ? Le rôle des responsables politiques, c'est d'apporter des réponses à son peuple, à ceux qui souffrent et notamment là aujourd'hui à ceux qui travaillent, qui nous nourrissent. Euh je pense aux pêcheurs mais aux agriculteurs qui ont plus de foin là pour leur élevage par exemple. Et donc il y a besoin d'apporter des réponses urgentes. Et c'est pour ça que moi, en tant que candidat à l'élection présidentielle, mais en tant que responsable politique, je ne veux pas me projeter sur le mois de mai les élections présidentielles. Je souhaite que l'on apporte des réponses à nos
concitoyens. Maintenant, or, nous avons un gouvernement qui ne veut pas entendre ce qui se passe dans la rue, voire même pire que ça, qui continue à mettre sur la table des propositions qui vont pénaliser le pouvoir d'achat des Français, les taxer encore plus fortement alors que c'est tout l'inverse qu'il faut faire. Comment ces manifestations elles obtiendraient quoi ? comment on pèse sur le gouvernement pour qu'il change qu'il change de braquer et que il arrête euh d'accompagner les premier de cordé qui est la grande théorie du ruissellement du président de la République qu'on mette fin à cette politique. D'ailleurs, les Français n'en peuvent plus de cette politique du président Macron. Ils attendent qu'une seule chose, c'est qu'il s'en aille. Mais c'est maintenant
c'est maintenant qu'il faut que ça change. Donc vous proposez ah ben tout de suite moi je sur l'énergie, sur l'électricité sur le gaz, nous proposons nous demandons à ce qu'il y ait une baisse de la TVA immédiate de 20 à 5,5 %. C'est la possibilité, c'estàdire considérant que le carburant est un produit de première nécessité, ce qui justifierait que sa TVA ne soit qu'à 5 %. Tout à fait. Et euh et d'ailleurs c'est le gouvernement qui est responsable de la hausse euh en partie des prix de de des factures d'électricité parce que c'est ce gouvernement qui augmenter la TVA en la faisant passer de 5 à 20. Faire passer faire passer la TVA à 55, ça met un peu de temps. Il y a une autre proposition que même Michel Édouard Leclerc proposait euh hier matin à ce micro. Il disait le gouvernement peut
décider d'un claquement de doigts et ça pourrait être appliqué à partir de lundi à la pompe de d'ajourner en tout cas les fameux certificats d'énergie. 15 à 20, j'y viens. C'est la deuxième proposition que j'ai formulé mais celle-là est plus rapide dans le temps. Donc vous auriez pu commencer par ça. La baisse de la TVA, ça peut permettre de faire baisser de 30 centimes à peu près le prix à la pompe. Simplement, je reprécise. La ba de la TVA, ça passe par la loi et donc c'est évidemment beaucoup plus long. Ouais. Mais écoutez, moi j'appelle à l'état d'urgence énergétique. Il y a besoin aujourd'hui de prendre des mesures d'urgence. quand nous étions euh pendant l'épandodémie l'épidémie de Covid euh nous quand nous avons subi des attaques terroristes, nous avons pris
des mesures d'urgence. Aujourd'hui, nous subissons une crise énorme qui pèse sur le travail de nos concitoyens, sur les salaires, sur l'activité économique. Il y a besoin de prendre des mesures d'urgence et c'est pour ça que moi je déclarai l'état d'urgence énergétique. Il y a besoin tout de suite de redonner des marges de manœuvre à nos entreprises et aux français en alléant la facture énergétique. L'essence, les certificats d'économie d'énergie pèsent aux alentours de 10 à 15 centimes par litre. La TVA en la baissant, on peut gagner 30 centimes. Quand j'additionne les deux, ça fait 45 centimes du litre que l'on que l'on peut aujourd'hui baisser immédiatement. Et puis il y a les factures d'électricité, de gaz.
Excusez-moi, j'y reviens parce que euh je reçois moi dans mes permanences des gens qui me disent "On peut payer le loyer, les loyers augmentent quand je regarde les loyers." C'est la facture énergétique qui a explosé ces dernières années depuis la guerre en Ukraine et ce qui fait que entre des loyers qui augmentent de 20 % en moyenne ces 5 dernières années, des prix de à la pompe qui augmentent aussi puis vous ajoutez les fruits et légumes, les tomates, on dit au français faut manger attention mais ils peuvent plus. Et donc cette colère, elle doit s'entendre mais il faut surtout y apporter des réponses. C'est pour ça que c'est une forme de révolution à laquelle j'appelle parce qu'effectivement il faut changer de logique pour Est-ce qu'on s'était trompé quand on
entendait dans vos mots j'appelle à faire la révolution plutôt une révolution dans la rue ? Bah euh si le gouvernement n'entend pas et qu'il continue à proposer des des remèdes douloureux, oui, j'appelle à de grandes mobilisations dans la rue. Le statut d'agent de GDF et de Ils défendent le fait qu'en remettant en cause le tarif agent qu'ils ont sur l'électricité, je rappelle qu'il payent 10 % du prix normal de l'électricité. profession, il y a des avantages liés à la profession. Euh et ceux qui n'en ont pas devraient en avoir. Eux, ils en ont un qui existe depuis 80 ans. Supprimer cet avantage, c'est perdre du pouvoir d'achat. Je défends tous les salariés, que ce soi les policiers qui ont manifesté hier,
que ce soit aussi les pêcheurs, que ce soi les personnels de santé. Et demain, il va y avoir des mobilisations importantes, je pense, à cette convergence de tous ces salariés de la fonction publique, des pompiers qui vont se réunir le 29 septembre prochain. Cette première grande manifestation va être essentielle, déterminante. Plus nous serons nombreux dans la rue, plus nous serons nombreux, plus le gouvernement va devoir prendre conscience que s'il n'agit pas, la colère va exploser. Et je préfère et je non mais je vais aller jusqu'au bout. Moi, je préfère que le gouvernement apporte des réponses et que la colère sociale s'apaise et ensuite on va régler dans les urne choix la France dans laquelle nous voulons vivre, projet contre projet. Mais aujourd'hui, il y a
une colère sociale qui doit être entendue. Les Français souffrent, ils meurent à petit feu. La pauvreté le 29 septembre, vous serez dans la rue urgent. Le 29 [raclement de gorge] septembre, vous serez dans la rue. Bien sûr, mais bien sûr que j'y serai dans la rue, mais je vais même euh dans les jours qui viennent moi-même prendre des initiatives avec mon parti pour interpeller le gouvernement. Lesquels ? Est-ce que vous avez déjà des formes de Vous le verrez bien assez tôt, mais en tout cas, nous prendrons nous aussi des initiatives. J'appelle chacun dans chaque département, dans chaque région à se mobiliser devant les lieux de pouvoir, les sous-préfectures, le siège de total, devant les ministères. Il va falloir que l'on s'organise et tous ensemble et plus
nous seronsil garder le blocage ? Hier, ils ont été assez rapidement délogés les pêcheurs à fausse surmer. ce matin dans l' est-ce que vous leur dites tenez bon oui, je leur dis tenez bon et je leur dis tenez bon face à toutes les provocations et tous les les les propos qui pourront être tenus contre vous parce que j'entends déjà on va prendre les français en otage c'est jeter de l'huile sur le feu et cetera et cetera à chaque fois quand les Français manifestent leur mécontentement parce qu'ils se font taxer par tous les bouts parce qu'ils n'arrivent plus à payer leurs factures, leurs courses, et bien on les pointe du doigt en disant "Taisez-vous, payez, c'est fini ça, c'est fini." Et je ne veux pas qu'on attende les élections présidentielles
pour que ça bouge. C'est pour ça que je veux être moi un candidat en lutte, quelqu'un qui aussi se Moi, je fais le choix de la barricade et du côté où je veux être. Je veux être avec ceux qui se battent. Vous faites le choix de la barricade. Un homme qui est candidat à élection présidentielle dans une démocratie dis-moi, je fais le choix de la barricade. Je veux dire, c'est que quand il y a des barricades qui se montent, on doit choisir de quel côté on se met. Et moi, je sais de quel côté où je serai. Quand il y a un piquet de grève qui se monte, je sais de quel côté je suis. Il y a ceux qui forcent le piquet de grève et il y a ceux qui le tiennent. Moi, je veux être du côté de celles et ceux qui se battent aujourd'hui pour défendre leur dignité, leur pouvoir
d'achat, leur pouvoir de vivre. Vous vous imaginez qu'aujourd'hui dans notre pays, ces travailleurs, ces pêcheurs qui se battent, c'est pour ne pas être des travailleurs pauvres. Nous voulons nous avoir des travailleurs qui vivent dignement de la richesse qu'ils produisent. Et c'est pour cela Et c'est pour cela que oui, j'appelle à ce que l'on se mobilise maintenant parce que ce gouvernement envisage encore des remèdes terribles de taxer les retraités. On y vient à la question du budget, les retraités. Hier, ce même François Hollande défendait sa proposition pour précisément que le travail paye mieux. Là-dessus, vous êtes d'accord sur le constat, il dit pour alléger voir supprimer la part des cotisations salariales qui pèse sur le salaire des
travailleurs, il vaut mieux augmenter la TVA, la passer progressivement de 20 à 24 % et dans le même temps la faire passer à zéro sur tous les produits de première nécessité. ce vase communiquant entre en gros ce qui pèse sur le salaire et ce qui pèse sur la consommation, vous en dites quoi ? Je dis que c'est une très mauvaise idée et on connaît les remèdes de François Hollande qui a été président de la République de 2012 à 2017 et qui a pris beaucoup de mesures pour, comme on dit, alléger le coût du travail, c'est-à-dire euh donner des cadeaux fiscaux aux entreprises, aux grandes entreprises en en espérant qu'ils embaucheraient derrière. ça ne s'est pas produit. Aujourd'hui, il continue de proposer le
même remède, c'est-à-dire de rapprocher le brut du net dans les salaires. Enfin, ce serait pas mal quand même, non ? Il y a un certain nombre de personnes qui nous écoutent qui seraient enchanté d'avoir le beau se rapproche du net. Laissez-moi aller jusqu'au bout. Et de l'autre côté d'augmenter la TVA. Ça c'est un jeu de bon tau pour ceux qui jouent. C'est je te donne d'un côté mais je prends de l'autre. Et d'ailleurs, encore une fois, je pense aux entreprises, aux TPE, aux PME, quand elles vont voir la TVA augmenter, quand elles vont voir euh les prix euh augmenté, ils ne vont pas s'en sortir eux aussi. Donc, les Français vont payer plus cher parce que la TVA va augmenter. Ensuite, rapprocher le brut du net. Mais enfin, il faut aller jusqu'au bout de la logique. Si demain il n'y a plus de
salaire brut qui est un salaire différé, socialisé, c'est la retraite, c'est l'assurance maladie, c'est la sécurité sociale, c'est la carte vitale ce que l'on paye avec le brut. Demain, ça veut dire qu'il n'y a plus de carte vitale et il faudra la remplacer par l'American Express sa carte bleue pour aller se soigner quand on a une maladie grave, un cancer ou autre. Ça veut dire que demain il n'y aura plus de pension de retraite garantie parce que il faudra capitaliser. Et donc plus de brut, ça veut dire plus de sécurité sociale. Ceux qui proposent ça demandent la privatisation de la sécurité sociale et nous nous disons non, c'est un choix de société mais que les Français en puissent en débattre clairement entre le modèle libéral qui propose de supprim la
sécurité sociale et nous qui demandons à la protéger au contraire. défendu par les uns ou par les autres et débattu et honnêtement c'est de très bonne augure. Il y a véritablement des propositions très concrètes de de vous tous. Une question aussi sur le logement, c'est au cœur des préoccupations des Français sur le logement. Marine Le Pen a voulu en faire le thème numéro 1, un peu comme elle avait fait le le pouvoir d'achat il y a quelques années. Sur le fond, vous êtes d'accord ? Vous partagez l'idée que le logement doit être une cause importante, prioritaire ? Je je je suis content que vous le soulignez. Moi-même, j'en fais un un élément de ma campagne important, je l'ai dit parce que le logement pèse de plus en plus euh dans le pouvoir d'achat des ménages, dans le budget des ménages.
Dans les permanences que je tiens, je reçois plus de personnes qui ont des problèmes de logement que des problèmes d'emploi. D'ailleurs, il y a aujourd'hui 3 millions de personnes mal logées en attente d'un logement. On nen construit pas assez. Et donc, faut-il faut-il donner priorité à ceux qui ont la nationalité française ? Il y a la question du coût et il y a la question de l'accessibilité. Il manque de logement. La priorité c'est pas la préférence nationale. La priorité c'est de construire des logements pour que tout le monde puisse être bien logé. Et alors là, je vais me mettre à la place d'un employeur ou en tant que moi, en tant que maire, quand dans ma ville j'ai deux personnes qui travaillent euh pour ramasser les poubelles euh ou dans une entreprise du bâtiment, l'une qui a la
nationalité française et l'autre qui est un travailleur immigré, qui a une carte de séjour, qui est là depuis 10 ans, 20 ans et qui tous les deux demande à logement, je dois les distinguer en fonction de leur nationalité alors que tous les deux travaillent, cotisent participe à la richesse du pays et donc je dois faire une différence. Mais vous vous rendez compte mais enfin ils sont collègues, ils vivent ensemble, leurs enfants vont à l'école ensemble et on va faire de la ségrégation en fonction de la nationalité mais c'est une forme d'appartide que madame Le Pen veut créer dans notre pays. C'est ça l'essentiel. Alors que le problème le problème quand il y a 3 millions de demandeurs de logement et que justement on a coupé les robinets des bailleurs sociaux et que
l'on ne construit pas assez de logement, moi je suis confronté à ça. On ne construit pas assez de logement. Elle elle veut supprimer la loi SRU qui impose la construction qui impose la construction de logement aux communes aux communes qui ne veulent il y a des communes qui ne veulent pas en construire. Vous dites c'est vous dites c'est de la ségrégation c'est honteux. Maintenant, je vais aller jusqu'au bout du rôle dans lequel vous vous êtes mis. Vous dites "Moi, je suis le maire et j'ai deux dossiers de deux personnes qui ont la même vie, qui partage le même quotidien, qui ont le même job, l'une à la nationalité française, l'autre ne l'a pas et qui payent des impôts." Il y a un seul logement, vous faites quoi ? tirer au sort lancer une pièce dans l' fait mais non mais je vais dire à nos
concitoyens comment ça se passe c'est que dans les commissions d'attribution des logements il y a quatre interlocuteurs. Il y a le préfet qui vient avec ses dossiers d'urgence et qui vient mettre dans ma commune des personnes qui sont d'ailleurs. Il y a le bailleur qui vient avec ses propres urgences. Il y a les employeurs action logement parce que tout le monde cotise quand on a dans une entreprise de plus de 50 et il y a la ville. Et donc moi, je représente une voix sur quatre pour défendre un logement. Et donc ce que je regarde, moi je privilégie les habitants de ma commune, je défends d'abord les dossiers de ma commune et on regarde l'urgence. Il y a des personnes qui sont sans domicile avec des enfants à la rue. Euh il y a des personnes euh qui euh euh
qui se sont séparées et puis il faut un logement pour les deux couples pour les deux personnes plus. Mais bien sûr. Et donc c'est d'abord ça que regarde. C'est comme ça que vous vous sélectionnez Fabien Roussell. La fête de l'huma, c'est censé être votre truc. C'est la fête de l'Huma, c'est vous qui l'organisez, c'est le parti communiste. Et dans cette fête de l'huma, j'allais dire chez vous sur votre terrain, il y a eu ces slogans, ces cris. Non, Roussell n'est pas un camarade. Outre les slogans sur tout le monde déteste le PS, non, Roussell n'est pas un camarade. Comment vous avez vécu ça ? Bon, d'abord, moi j'ai vécu une belle fête de l'huma. Les communistes euh qui tiennent les stands, qui les montent les démontent ont accueilli 5700 spectateurs. C'est le plus gros
festival, la plus grosse fête politique. Est-ce que vous avez pas trouvé ça un peu ingrat que vos invités en quelque sorte Je vais répondre à votre question. Je vais répondre à votre question. Je vais y répondre. Ce que je sais c'est que moi, j'ai fait un meeting devant 40000 personnes, devant 40000 personnes et il y a pas eu d'insulte envers qui que ce soit à gauche. Et c'est certainement une différence qu'il y a entre nous et puis certains voulez-vous dire et certains à la France insoumise qui préfèrent insulter les autres forces de gauche. Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Je souhaite au contraire parler des problèmes des Français, m'attaquer à la responsabilité du gouvernement. de total dans ce que nous vivons aujourd'hui. Et puis je vais vous dire
autre chose, c'est que je débute ma campagne maintenant euh et je vais voir ce que vont donner les sondages. Mais si moi demain je suis à 15 16 % et bien je ferai tout pour que on se rassemble. Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas d'insulte euh contre les autres forces, les autres candidats de gauche. Je ferai tout pour créer une dynamique. Je créer l'esprit euh de de du rassemblement, du travail ensemble. Je respecterai chaque candidat parce que je considère que nous avons des différences. Nous avons des différences de fonds et de forme. Mais je préfère que les Français choisissent soit que vous considérez aujourd'hui que cette attitude qui a été en effet celle des militants LFI à votre endroit et à l'endroit du PS, c'est le poison de la
division. Bien sûr et ça ne concourt pas au fait que demain il puisse avoir les rassemblements les plus larges et puis qui doit compter si demain ça n'est pas vous qui êtes à 15 16 % mais comme c'est le cas aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon, irez-vous le soutenir [raclement de gorge] ? Et bien écoutez moi je vais attendre ce que sera demain et c'est pour ça que j'appelle nos concitoyens et nos concitoyennes à faire les bons choix au premier tour et que en fonction de la force à gauche quiarrivera en tête et bien c'est un autre état d'esprit. Mais en tête de quoi ? Ben en tête des élections là. En tête de quoi ? Non mais en tête de quoi ? En tête des sondages mais ben en tête des intentions de vote et du résultat du premier tour. Ce qui va peser c'est ça et que en fonction
donc vous allez attendre le premier tour, vous n'envisagez pas avant cela de vous dire bah je sais pas si à gauche un Olivier Fort ou un Raphaël Luxman côté PS ou un Jean-Luc Mélenchon s'installe très haut. Vous resterez malgré tout candidat. Quand on se présente à une élection présidentielle avec un projet de société, avec des propositions qui nous nous distinguent sur des sujets aussi importants que le poids de la guerre, de l'économie de guerre sur notre pays ou la question de l'énergie et la bataille que la France devrait mener sur la question énergétique, sur ces deux questions par exemple qui sont pour nous essentielles et où nous distinguons. Nous avons un vrai projet de société qui fait que bien sûr nous irons le défendre auprès de nos concitoyens jusqu'au premier tour. Et ce
qui serait important pour les Françaises et les Français, c'est justement de voir qui à gauche ils aimeraient voir arriver en tête pour les recréiv cet effort de guerre. Fabien Rousell, il faut le poursuivre cet effort de guerre ou au contraire, il est trop pesant sur notre économie. trop pesant sur notre économie et justement moi je dis qu'il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France et de l'Union européenne qui fait que la planète dans le moment actuel, dans le moment de menace actuelle, lorsque vous entendez le chef d'état-major des armées qui dit qu'il faut se préparer potentiellement à une confrontation avec la Russie, lorsque vous voyez les les drones et les provocations russes sur le sol ou sur le
ciel européen, vous dites je dis je dis on arrête de s'armer. Je dis tout simplement que si la France continue de préparer les esprits à une guerre à hauteocité, si la France continue à se surarmer et à faire peser le prix de ce surarmement sur le pouvoir d'achat des français, je préfère moi qu'on investisse dans les hôpitaux et les écoles pour nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes. C'est clair pour moi. Non mais c'est un choix. Non, c'est pas ça justement. Mais vous-même, vous êtes en train de vous faire polluer la tête. Madame de Malerme, excusez-moi, mais à force de nous préparer à l'état d'esprit de la guerre, chacun va vouloir participer à l'escalade guerrière. Or, c'est tout l'inverse qu'il faut faire aujourd'hui. L'OTAN veut nous emmener
dans un conflit de haute intensité. Les États-Unis vont tout faire pour que le conflit s'en lise ici en Europe. Je ne le qui veut nous emmener dans ce dans ce conflit. pas plutôt Poutine. Je ne fais aucune confiance à monsieur Trump dans ses négociations avec monsieur Poutine. Tout cela contribue à faire augmenter les prix de l'énergie, à nous faire priver du gaz russe, à faire en sorte que l'Arabie Saoudite et la Russie acheter russe. Mais écoutez, vous voyez pas non ? Mais vous dites vous dites ça nous prive du gaz russe. Moi ce que je souhaite c'est qu'on retrouve un esprit de sécurité collective et de paix en Europe. Je crois que tout le monde cela. Non mais non parce que quand on investit dans la guerre, quand on participe à l'escalade guerrière, y compris dans les
mots. Quand on prépare un pays comme la France, puissance nucléaire à un conflit de haute intensité, nous nous tirons la sonnette d'alarme. Le peuple français a peur du bruit des bottes qui montent aujourd'hui dans notre pays. Nous ne voulons pas de ça et nous voulons au contraire une diplomatie de la paix et que ça arrive le plus vite possible. Merci Fabien Rousal d'avoir répondu à mes questions.
Fabien Roussel