Échec des négociations sur les retraites : le PS veut censurer François Bayrou, le RN temporise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse directe
Quelles surprises réserve votre une sur les personnalités politiques préférées des Français pour les vacances ?
- 2:11OuverteRéponse partielle
Faut-il rejeter la faute sur le patronat pour l'échec des négociations sur les retraites ?
- 3:34OuverteRéponse partielle
François Bayrou a-t-il cherché à temporiser ou était-il sincère dans sa démarche ?
- 4:17OuverteRéponse partielle
Pensez-vous qu'il y a un fond de sincérité chez François Bayrou dans sa démarche sur les retraites ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Quelles étaient les promesses initiales de Bayrou sur le conclave des retraites ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Quel est le contenu de l'accord proposé aux syndicats et refusé par le MEDEF ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Fait
« Faut-il rejeter la faute sur le patronat qui s'est montré inflexible ? »
- 3:34Fait
« 7 mois, c'est le temps moyen d'un gouvernement sous la 4e République. »
Temps de parole
- ?100 %
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C'est l'heure, c'est l'heure du face- à face entre Pierre Jacquemin du magazine Politis et David Revau d'Alon de la revue Lesmyque. Bonsoir à tous les deux. Bonjour Rosel. Bonjour Roseline et qu'est-ce que j'ai dit ? Bonsoir. Ah, bonsoir. Vous êtes, vous êtes toujours en avance Roseline sur l'actualité et l'info, c'est pour ça. Ouais. Voilà, c'est ça. Alors, vos unes respectives et bien nouvelle, vous az une nouvelle une. Absolument nouvelle une du côté de l'hémicycle avec qu'est-ce que tu votes pour les vacances pour pour l'été, on a décidé de se faire un peu plaisir façon cahier de vacances et demander aux Français avec quelle personnalité politique il partiraient pour l'été.
Et ça, ça réserve quelques surprises. Ah ben dites-nous un peu plus. Et bien dans le quinté de tête très étonnant Jordan Bardella Marine Le Pen en 2 en 3 Gabriel Atal en 4 Édouard Philippe en 5 Marion Maréchal Le Pen et en bon dernier je vous laisse deviner François Baou François Baou très très loin à 3 %. Bon euh ça donne pas envie de partir avec tous ces gens en vacances he non je par de là en premier ça donne pas envie mais non alors votre une vous qui serait votre premier Roseline vous alors là aucun en fait aucun non bon avec vous. Ah bah super. Et moi quand même et vous et vous avec nous deux. Ouais.
Allez bah nous on a voulu faire une couve bah un peu de culture dans ce monde de brut et ben non raté il y a plus de sous dans la culture. Donc on fa un dossier sur comment le spectacle vivant essaie de s'en sortir avec les bestes budgétaires. Aussi à lire un entretien passionnant avec la patronne du planning familial Sarah Du Rocher qui nous explique comment aussi les baisses de subvention fragilisent énormément le droit des femmes. OK. À lire donc dans l'hémicycle les politis. François Bairou donc avec qui personne ne veut partir en vacances croyait à son conclave mais ils est soldé par un échec.
Même pas une petite amélioration sur la pénibilité ou l'abaissement du tauplin de 67 ans à 66 ans et demi car le MEF refuse de payer. En France, les partenaires sociaux semblent ne pas savoir se débrouiller tout seul comme en Allemagne par exemple. Faut-il rejeter la faute sur le patronat qui s'est montré inflexible ? Euh François Baou, j'ai l'impression que c'est surtout lui qui va partir en vacances un peu plus tôt que prévu et tout seul. Tout seul.
Euh non, je pense que la faute, elle est elle est partagée bien sûr, évidemment responsabilité euh du patronat à l'intérieur du conclave, mais dès le départ à l'extérieur, je pense que François Beouait quand même vendu un peu du rêve tout en sachant pertinemment que ça allait tourner au vinaigre pour ne pas dire au cauchemar. C'està-dire qu'en gros, il sait juste avec ce concl va acheter du temps. Si on reprend un petit peu le film des événements. Euh il nous explique dès le départ tout ça pour avoir l'accord de non censure avec les socialistes que s'il y a accord avec les partenaires sociaux entre les partenaires sociaux, il y aura une loi au Parlement.
Mais très vite, au bout de 2 mois, il explique qu'on ne touchera pas à l'âge légal ni à l'équilibre financier, ce qui avait déjà exaspéré le PS qui c'était le sentiment savait bien qu'on toucherait pas au so au 64 ans. Oui, mais quand même le fait que le premier ministre l'annonce comme ça de mois après le lancement du conclave, bon, il y a eu plusieurs épisodes comme ça qui montraient que en réalité on avait tout à fait compris, ce n'est pas une surprise cet échec he, on avait quand même compris et les socialistes en premier que François Baou ne cherchait qu'une chose, c'est comme on dit en football, mettre le pied sur le ballon, c'est-à-dire temporiser et gagner du temps.
Donc il a gagné du temps, il a dépassé 6 mois euh il a dépassé les 3 mois de Michel Barnier, les 6 mois de Gabriel Atal, il atteint les 7 mois. Ce qui est assez amusant et je conclus là-dessus, c'est que 7 mois, c'est le temps moyen d'un gouvernement sous la 4e République. Et vous savez que Pierre Mindz France a été cité, Matignon a récemment ces derniers jours laissé chuter le modèle Pierre Mindes France pour dire que François Bairou, lui il ne résistait, il ne reculait pas devant les choix difficiles et cetera. Ben voilà, on est franchement dans la méthode de la 4e République avec un un face à une assemblée ingouvernable, un premier ministre qui ne cherche qu'à duré.
Pierre, est-ce que vous pensez que, comme le dit David, que il y a pas quand même un fond de sincérité chez François Bairou qui je me fais l'avocat du diable qui qui croyait enfin qui croit et qu'il le croit toujours d'ailleurs pouvoir tordre le bras un au MEDF et trouver quand même des des des accords. Il était question de leur donner aux partenaires sociaux la gestion de la CQ mais visiblement donc les deux parties sont inflexibles. Mais Bairou cherchait vraiment du temps pour durer ou il y a pas quand même une façon de croire queil était il était sincère sur ce coup-là ? Je sais pas s'il était sincère.
En tout cas, on s'aperçoit aujourd'hui, y compris dans les déclarations qui ont été les siennes lors de des questions d'actualité au gouvernement, que le François Byrou il y a 4 mois et le François Byrou aujourd'hui ne raconte pas la même chose. Souvenez-vous quand il le fait cette proposition de conclave, il dit "Je lance ce conclave sans tabou ni totem". Ça veut dire qu' compris sur la question de l'âge, il était possible de discuter tout en sachant qu'évidemment le MEDF n'accepterait jamais un accord qui remettrait en cause la question des 64 ans. Et le président non plus et bah François Baou non plus.
Sauf qu'aujourd'hui, il explique aux parlementaires à peu près l'inverse en disant que de toute façon les progrès ou les propositions qui sont à deux doigts d'aboutir parce qu'il est persuadé que il peut y avoir un accord qui peut encore aboutir doivent se faire dans un contexte contraint, un contexte budgétaire contraint.
Et d'ailleurs, quand on regarde le rapport qui a été qui est cette proposition d'accord qui a été signée, qui a été acceptée par les syndicats, les les syndicats qui restent encore dans dans l'accord et que et que refusent le le MEDF, c'est ça que je trouve intéressant, c'est qu'aujourd'hui il est proposé un certain nombre de petites mesures que le MDF refuse mais qui fait payer l'addition au retraités, c'est-à-dire qu'il y a une proposition de sous-indexation des pensions de retraite à hauteur de 6 milliards d'euros d'économie contre le MEDF qui mettrait 900 millions d'euros. Donc je trouve qu'on ne le dit pas assez.
C'est-à-dire que les ce qui est sur la table aujourd'hui l'accord, c'est ça. C'est-à-dire des petites mesures qui vont évidemment dans le bon sens mais qui fait peser le poids de ces de cet accord sur sur les retraités. Souvenez-vous ce qui avait fait la bascule au n quand il a décidé de censurer François François Barnier Michel Barnier. C'était précisément cette question des retraites. Mais on ne le dit pas là aujourd'hui que cet accord s'il devait être signé si François Baou arrive à obtenir un accord du MEDF sur la base de cet accord qui est sur la table. Euh c'est sur le dos des retraités que ça se fait.
Donc je trouve que euh on va on va beaucoup discuter de savoir est-ce qu'il y a d'accord ? Est-ce qu'il y a pas d'accord ? Est-ce que censure il y a pas censure ? Est-ce que le RN vote pas censure et cetera, mais regardons ce qu'il y a quand même dans cet accord. Je trouve que c'est quand même assez fort de café de voir que y compris les syndicats qui sont autour de la table, la CFD est compris a signé un accord qui un ne revient absolument pas sur la question des 62 qui était quand même la ligne rouge de tous les syndicats CFDT compris.
Et en plus de ça, ils aboutissent sur un accord où ils pourront toujours dire "On a obtenu quelques petits trucs sur les trimestres pour les femmes machin et cetera, mais qui fait payer l'addition de cet accord aux retraités 6 milliards d'euros d'économie." Donc c'est ça qu'il faut regarder, c'est le contenu de cet accord qui est sur la table aujourd'hui qui refuse le MEDF. Et évidemment le MDF n'a aucun intérêt à accepter tout ça parce qu'il sait très bien que tout ça repart devrait repartir, il a été encore dit hier par François Barou devant le parlement le parlement qui aura le pouvoir de mettre de faire des amendements et donc de retravailler le les bases de cet accord.
Euh alors là, à peine l'échec annoncé, hein, les socialistes ont dégainé leur motion de de censure. Ils avaient prévenu. Pas d'amélioration, pas de pitié en quelque sorte. Donc Jean-Luc Mélenchon semble se se réjouir du retour au Berkail des socialistes. Est-ce qu'ils vont revenir pen sous la coupe de de LFI ? Al en tout cas, c'est vrai que depuis quelques semaines, on sentait qu'il y avait une tendance qui était en train de s'inverser autour de l'époque du Congrès, du Parti socialiste, de la confirmation d'Olivier Fort. Il y a quelques semaines, je pense qu'il y avait quand même une majorité du groupe pas forcément écrasante mais qui était pour un statut quo et une non censure.
Et puis là, la donne a changé avec le Congrès et bien sûr avec cet épisode qu'on vient d'évoquer, même euh l'aile droite du parti représenté par François Hollande qui était pour surtout ne ne toucher à rien, ne rien changer et laisser François Bairou continuer au moins jusqu'au l' droite, l'aile social-démocrate parce que droite vous vous appelez ça droite. Oui. Bah l'aile droite du PS. Oui, il y a une aile droite et une aile gauche. Euh on peut dire que cette que qu'aujourd'hui même François Hollande ne considère que c'est compliqué de ne de ne pas voter euh cette notion de censure, de ne pas la déposer. Après euh la vraie question c'est celle de la suite, celle que vous venez de poser.
Est-ce que ça veut dire queil y a un retour au Berkail ? Est-ce que ça veut dire que euh Jean-Luc Mélenchon reprend le lead sur l'ensemble de la gauche ? Il y a une opération en sens. D'ailleurs, on a vu qu'il avait bombardé ces derniers jours les socialistes pour leur dire "En gros, euh euh soyez un peu courageux, vous êtes fait blouser, vous êtes fait flouer, euh revenez revenez à la maison." D'ailleurs, les socialistes en sont parfaitement conscients, ça va être tout l'écueil. Euh d'ailleurs, quelle va être la forme exacte de cette motion de censure ? Est-ce que ce sera une motion de censure PS uniquement avec une motion de censure LFI, PC écolo qui a été discutée hier ?
Est-ce que c'est toute la gauche ? Est-ce que c'est un retour au NFP ? C'est un peu compliqué mais en tout cas c'est le vrai enjeu pour le PS, c'est celui-là. Est-ce qu'ils peuvent s'autonomiser du gouvernement en sortant du deal et en ne repassant pas sous la férule de Jean-Luc Mélenchon ? That is the question. Alors cette censure, il vous obsède he Jean-Luc Mélenchon. Il vous obsède Jean-Luc Mélenchon quand même pourquoi ? Ben je sais pas parce que vous avez oublié quand même qu'il y a eu des élections quand même il y a pas si longtemps que ça. Il y a encore un an. Il a il a Jean-Luc Mélenchon.
Non mais ce que je veux dire c'est que Jean-Luc Mélenchon n'est pas l'alpha et l'oméga de toute la gauche. Il a été pendant longtemps et c'est vrai. Si vous mariez le PS Non non mais attends, si vous mariez le PS et les filles, c'est un c'est un groupe qui pèse son poids. Oui, ça c'est sûr. Mais ça veut pas dire que Jean-Luc Mélenchon est le maître de toute la gauche. Il s'est quand même passé quelque chose derrière législative qui a été un réajustement déséquilibre politique.
C'est vrai que lesfi a été pendant jusqu'à en tout cas jusqu'à 2020 jusqu'aux dernières législative jusqu'à l'année dernière la force centrale de la gauche je pense qu'elle reste sur le plan idéologique la force centrale. C'est pas pour rien que le Parti socialiste s un peu gauchisé et que d'ailleurs Olivier Fort a lui-même redonné une crédibilité de gauche au Parti socialiste. Mais aujourd'hui il y a un équilibre des forces qui s enfin qui s'est rééquilibré lors des législatives. Le groupe du parti socialiste est quasiment aussi important à quelques députés près que celui des insoumis.
Si vous ajoutez à ça euh les collectivités, les insoumis n'en disposent pas quand les socialistes sont beaucoup plus forts. Donc il faut arrêter avec cette f il faut arrêter avec cette fable qui consiste à dire Jean-Luc Mélenchon atomise, le Parti socialiste serait sous la serait encore sous la sous la houlette de Jean-Luc Mélenchon. Enfin, je veux dire, ils sont tout à fait autonomes les socialistes, hein.
Ils ont voté, ils ont eu un congrès, ils ont fait un choix idéologique, un choix stratégique politique qui est certes sans doute beaucoup plus compatible avec la France insoumise et c'est pas plus mal parce que demain si la gauche veut regouverner, ils ont intérêt à continuer à travailler ensemble. Pardon ? Pierre, l'histoire que vous racontez est quand même un peu trop belle parce que vous savez parfaitement. Oui, il y a il y a eu un rééquilibrage incontestablement aux européennes, aux législatives.
Simplement, vous savez pertinemment qu'avec le moque de scrutin actuel, en cas de si jamais la proportionnel n'est pas adoptée, l'union avec la France insoumise, le la réédition de la NUPES ou du NFP est une obligation pour le Parti socialiste. Et vous savez bien que indépendamment même, puisque vous parliez des collectivités territoriales, il y a beaucoup de sujets d'alliance locale avec des villes qui sont menacées, des villes socialistes aujourd'hui gérées par des mères socialistes qui sont menacés par la pression des insoumis.
Et puis encore une fois, peut-être que Jean-Luc n'exerce pas, on peut se dire qu'inversement, les insoumis ont besoin des socialistes pour gagner les circonscriptions. Ils ont perd énormément de Mais non, ce que je veux dire c'est que c'est c'est vrai mais forcé de constater même les socialistes, ils peuvent ne pas ils peuvent pas faire ils peuvent ils ne peuvent pas se permettre de ne pas faire ensemble. C'est mais forcé de constater même les socialistes le disent et même Raphaël Luxman l'a dit que la force motrice à gauche, celui qui a une stratégie, une méthode, un programme, c'est Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Gluxman a présenté il y a deux jours son programme.
Il a dit qu'il fallait s'en inspirer, non pas sur le fond, mais sur la méthode et la stratégie.
Dernier point très rapidement pardon puisque Pierre a fait ce lapsus très révélateur de François François Barnier ou de Michel Baou mais finalement c'est très révélateur mais c'est très juste parce que en réalité avec cette situation on revient à la case départ et François Baou se retrouve dans la situation du Michel Barnier de la fin de l'année dernière oui avec le RN qui va cette fois c'était pas la férule de Jean-Luc Mélenchon mais la ferrule de de Marie Marine Le Pen et qui une fois de plus peut décider à son corps enfin au moment où elle le voudra de baisser le pouce et de siffler la récréation et on connaît le rassemblement national Michel Barnier penser avoir acheté sa non censure et ça ne s'est pas faut se méfier aussi de leur réaction alors pour l'instant le le Rassemblement national dit qu'il ne votera pas la censure donc ça ne passera pas on va écouter Sébastien Chenu Pierre son tour reviendra si nous considérons que le budget fait l'impasse sur les grands chantiers qui sont les nôtre fait les poches des Français et bien il n'échappera pas à la censure.
Vous savez on a on n pas peur, on redoute rien. On a déjà voter les une censure proposée par la gauche et l'extrême gauche. On a aucun problème avec ça. Mais encore une fois, qu'est-ce que ça rapporte pour les Français ? Est-ce qu'aujourd'hui faire tomber aujourd'hui où nous nous parlons ce mercredi matin obtiendrait le permettrait d'abroger la réforme des retraites ? Non. Est-ce que ça permettrait une nouvelle politique énergétique de faire baisser par exemple les tarifs de l'énergie ? Donc son tour viendra, il parlait évidemment de de François Bairou Pierre.
Donc le RN qui adore cette position dans le fond d'être faiseur de roi et de tenir entre leur mâchoir le destin de de de premiers ministres he celui de de Michel Barnier et désormais celui de François Baïou puisque pour l'instant il décide comme vous le disiez de pas baisser le pouce mais il se réserve pour le budget visiblement. Oui. Alors, tout d'un coup, la question des retraites n'est plus un sujet tabou ou en tout cas une ligne rouge pour les pour les pour le Rassemblement national alors que c'était un argument qui a fait tomber et qui a fait que le Rassemblement national a voté pour la censure de monsieur Barnier. Donc, je trouve que l'argument du Rassemblement national ne tient pas.
Expliquer qu'ils attendent le vote du budget pour pouvoir se décider s'il censure, s'il censure pas. Tout ça semble assez bien calculer parce que y compris de compte tenu de ce que je vous expliquais tout à l'heure sur le fait que dans l'accord qui est sur la table aujourd'hui, on fait payer les retraités. ce qui était aussi une ligne rouge du Rassemblement national. Ça non plus ça n'est plus une ligne rouge. Donc il y a quand même beaucoup de choses qui sont mises de côté ou qui sont avalées par le par le Rassemblement national qui me paraissent pas très courant.
en tout cas qui laisse entendre que euh il pourrait discuter avec François Baou et on sait très bien qu'au moment où va arriver le budget, il va y avoir aussi la question euh de euh de la de la possible réforme sur la question de de la proportionnelle et que on peut aussi imaginer que le Rassemblement national tire son compte dans le cadre d'un accord politique avec pour le maintenir parce qu'on sait aussi que s'il devait y avoir une censure, le gouvernement tombe.
Ça ne veut pas dire nécessairement qu'il y a des qu'il y a des élections anticipées, qu'il y aurait une dissolution, mais quand même s'il devait y avoir une dissolution, ça veut dire que Marine Le Pen pourrait ne plus être à l'Assemblée nationale, ce qui risque de poser problème pour le rassemblement. Mais ils attendent quand même quelque chose en échange, j'imagine, le rassemblement national. D'ord. D'abord, je pense que dans cette opération, il y a une opération de blanchiment, respectabilisation vis-à-vis des organisations patronales, de l'entrepreneuriat.
Hier, Jordan Bardella comme par hasard était à la CPME et évidemment le fait de ne pas voter cette censure va dans le sens d'un soutien aux organisations patronales qu'évoquait Pierre en début d'émission. Donc ça va aussi dans le sens une stratégie de conquête à la fois des des deux catégories finalement qui manquent aujourd'hui au RN, ce sont les retraités et tout tout le tissu économique. Il y a la dimension on va dire politicienne également mais là c'est de la politique fiction sur la dissolution. Emmanuel Macron, j'en discutais très récemment avec un de ses conseillers, il est absolument pas question de dissoudre.
Je pense que le président a compris que sa décision euh hasardeuse comme avait dit Lionel Jospin à propos de la dissolution, cette expérimentation hasardeuse comme l'avait dit euh Lionel Jospin à propos de la dissolution de 97 de Jacques Chirac n'a pas abouti à une situation très glorieuse puisqu'on la commente ici chaque semaine et qu'elle est complètement bloquée. On le voit encore aujourd'hui. Et donc voilà, je pense que le Rassemblement national lui, il a effectivement intérêt à maintenir le statut qu à gratter des petits bénéfices sur tel ou tel texte. Euh là, on a vu qu'il avait marqué des points euh sur la question des N des ADFE et de la loi euh simplification.
Il a tout intérêt euh à pour l'instant à perdurer dans ce sens avec une limite qui est que son électorat est quand même très contestataire, très radical. Lui, je crois pas du tout que l'électorat soit pour maintenir François Baou et qu'à un moment ou à un autre, comme ça a été le cas avec Michel Barnier, bah il va être rattrapé par ses électeurs le RN et à un moment ou un autre bah il décidera de encore une fois de baisser le pouce et de d'achever la carrière de François Bayerou. Merci beaucoup. Merci à tous les deux.
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