Marion Maréchal sur Boursorama : pour retrouver notre liberté, il faut désendetter la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quel est le programme économique du parti Reconquête à 3 mois du scrutin européen ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
La croissance en France est révisée à 1% cette année, est-ce suffisant ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Les 10 milliards d'économies annoncées par Bruno Le Maire sont-elles suffisantes ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures proposez-vous pour réduire les dépenses sociales ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Faut-il baisser les aides aux entreprises pour réduire la pression fiscale ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment rendre le travail plus attractif en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Marion MaréchalChiffre
« 800 milliards de dépenses sociales, 33 % du PIB c'est un record mondial »
- 11:30Marion MaréchalChiffre
« Sur 1000 € de dépenses publiques on a 575 € pour les dépenses sociales et on a 7 € pour la justice »
- 13:30Marion MaréchalChiffre
« Il y a une baisse de 70 % des départs clandestins depuis la Tunisie vers l'Europe »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] quel est le programme économique du parti reconquête à 3 mois du scrutin européen qu'elleéconomie pour la France pour l'Europe merci d'avoir accepté notre invitation sur Boursorama Marion maréchal bonjour bonjour bonjour bienvenue hein vous êtes tête de liste reconquête aux élections européennes vice-présidente du parti d'Éric semour on vous entend souvent sur les sujets politiques immigrationnel et on va parler aujourd'hui d'économie on va aller sur ce terrain je vous propose de commencer par parler de la croissance à tonne en France révision à 1 % pour cette année celle du gouvernement d'autres sont moins optimiste ce sera peu ou pourou comme 2023 10 milliards d'euros d'économie cette année des dépenses qui ont été annulé cette cure d'austérité elle est bienvenue et est-ce qu'elle est suffisante bah déjà c'est bien que le ministre de l'Économie commence à faire preuve d'un minimum de réalisme parce qu'en l'occurrence les prévisions de croissance elles étaient plus dans le consensus des économistes autour de 0,8 % que de 1,4 donc on a déjà une correction ça ça va ça va de ce point de vue là dans le bon sens maintenant j'ai envie de vous dire que les économies annoncées ou prévues par Bruno Lemer sont dérisoires au regard de l'enjeu si je devais vous donner un chiffre qui illustre cela euh nous sommes aujourd'hui à peu près 49 milliards de charg de la dette en 2027 nous serons à plus de 70 milliards donc il va y avoir euh d'ici à aujourd'hui à 2027 plus de 20 milliards d'augmentation ne serce que de charge de la dette donc quand vous mettez ça en comparaison aujourd'hui des annonces potentiels de réduction de dépenses publiqu de 10 milliards vous voyez bien qu'on passe complètement à côté de l'essentiel et quand je regarde le détail si vous voulez aujourd'hui de ce qui est annoncé par Bruno le mer j'ai le sentiment qu'on passe complètement à côté du sujet central moins de milliards pour l'écologie par exemple ça vous gêne pas ou au contraire c'est quelque chose non mais moi pour la MA pr rinob le dispositif qui va être d'incitation qui est censé être porteur pour le bâtiment le logement est en crise non mais j'allais y venir j'allais venir c'estàdire quand je vous disais on passe complètement à côté du cœur du sujet concrètement ça veut dire quoi ça veut dire qu'aujourd'hui nous nous avons 800 milliards de dépenses sociales 33 % du PIB c'est un record mondial sur les 5 % de déficit les dépenses sociales représentent un peu plus de 3 %. donc en fait le cœur du sujet de la de la dérive aujourd'hui de la dépense public elle vient d'abord et avant tout de la question des dépenses sociales or quand on regarde aujourd'hui le plan d'économie de Bruno LEM ma il passe complètement à côté de ce sujet donc comme vous le dites il va aller faire quelques ristourn par-ci par là notamment sur la on a un problème dans les dépenses de fonctionnement notamment sur la recherche scientifique et vous avez raison il y a par ailleurs une question de la réforme de l'État mais tout ça pour vous dire que si on ne traite pas la question aujourd'hui des dérives de l'assistana de la question du chômage de la question des retraites on passe selon moi à côté du sujet essentiel et c'est vrai que de mon point de vue je considère que on devrait aujourd'hui se poser la question notamment pour faire des économies c'est une mesure phare aujourd'hui de notre programme pas la seule évidemment de la priorité nationale dans l'accès aux aides sociales non contributifes c'està-dire réserver ces aides sociales non contributive notamment le RSA qui est dans une dérive totale mais aussi les allocations familiales et d'autres aides aux personnes de nationalité française sur la question euh des retraites notamment moi je pense que on aurait dû pouvoir se poser la question d'une ouverture sur la retraite par capitalisation en plus aujourd'hui de la retraite par répartition on a décalé vous le savez la suppression des régimes spéciaux qui selon nous était évidemment une erreur sur le chômage par exemple il y a encore des statuts comme celui par exemple des intermittents du qui coûte près d'un milliard par an il faut aller plus loin donc selon selon vous la BAE des dépenses et est-ce que vous prenez aussi un choc fiscal à côté baisse des ah bah je considère comme je vous disais que baisse des dépenses c'estàdire que il y a à mon avis aujourd'hui des grosses dépenses y compris au-delà de des dépenses sociales dont je viens de vous parler qui sont selon moi le cœur du sujet avec la lutte contre laassistana qui sont par exemple la question aujourd'hui du coup de l'audiovisuel public hein on a un coup d'audiovisuel public à près de 4 milliards d'euros par an comment se fait-il qu'on puisse pas parler aujourd'hui de cela il me semble qu'aujourd'hui il faut se poser la question d'une de la privatisation d'une grande partie de l'audiovisuel public parce que nous n'avons plus les moyens de se luxe et de ces dépenses inconsidérées on pourrait parler d'évidment des 1200 agences de l'État on pourrait parler de la suppression du Conseil économique et et sociale il y a évidemment beaucoup de pistes mais elles sont assez économiquement incorrectes voilà donc le le gouvernement ne s'y aventure pas malheureusement et alors en terme de pression fiscale vous voulez baisser les les aides sociales les aides aux entreprises on peut en parler aussi est-ce que vous les vous les toucheriez si jamais euh bah en terme de pression fiscale on parle beaucoup de pouvoir d'achat aujourd'hui dans notre pays et c'est vrai que très souvent la réponse de ce gouvernement depuis qu'il est arrivé aux affaires c'est de distribuer des chèqus de faire des subventions de faire des prêts mais jamais on se mais quand c'est des mécanismes qui marchent là les chefs d'entreprisees ne veulent pas qu'on enlève la baisse des aides aux entreprises l'allgement de charge le crédit impô rechercheatritin Martin l'a dit dans les écho c'est une ligne rouge mais moi je suis d'accord avec ça je considère que simplement le modèle est mauvais c'est-à-dire plutôt que d'avoir des niches ou des ristourn on ferait mieux de de faire de transformer ça en véritablement baisse structurelle et durable et proportionné sur nos entreprises et sur les particuliers et c'est pour ça que je vous parlais du pouvoir d'achat parce que ce qui n'est jamais abordé par le gouvernement c'est que le pouvoir d'achat c'est d'abord ce que l'État ne vous prend pas et la question centrale c'est comment on rapproche aujourd'hui le salaire brut du salaire net euh et donc on rend ainsi une partie de ce qui est aujourd'hui pris par l'État sur le salaire évidemment des salariés notamment à travers les cotisations salariales donc tout ce que je vous dis là évidemment il doit avoir pour vocation d'être fléché dans la mesure du possible sur la baisse de ces cotisation salariale et patronnale et donc sur le coût du travail et donc là une fois de plus on y revient pour ça il faut aller sur la question des dépenses sociales et parce que vous avez cette formule l'État prend alors il prend effectivement des cotisations sociales mais c'est aussi pour les redistribuer c'est pas enfin il faut nuancer évidemment ce ce mot prendre les services publics et et les et les les dispositifs d'assistance mais vous avez raison toute redistribution évidemment n'est pas illégitime et il faut qu'il y ait bien sûr une politique sociale et une politique familiale dans ce pays mais on a quand même un problème vous me l'accorderez c'est que la dette explose et n de cesse de continuer à exploser on n jamais eu autant de prélèvements obligatoire dans notre pays or en parallèle de cela on a une croissance à tonne et on a un chômage massif et qui qui recommence d'ailleurs à à augmenter et pour autant on a des services publics dégradés moi j'ai envie de vous dire si on avait des impôts très très trs élevé mais qu'à côté de ça on avait des hôpitaux rutilant on avait des services publics à la mesure et que cette dépense publique elle servait à stimuler la croissance donc la production donc l'emploi bon à la limite on y retrouvait notre compte mais ça n'est pas le cas donc le modèle aujourd'hui manifestement ne fonctionne pas comment les rendre plus efficac avec moins alors bah je vais vous donner un exemple je pense que par ailleurs on a trop souvent peut-être cette tendance à s'appuyer sur l'état pour tout il y a une autre dépense dont on ne parle jamais qui est celle de l'éducation nationale deuxième poste quand même de dépenses de l'État c'est AB absolument considérable euh qui est un fiasco total enfin c'est pas moi qui le dis c'est les classements PISA l'école est en train de de s'effondrer en terme de niveau et ne tient plus ses promesses bah vous voyez il y a une étude de de la fondation ifrapp qui euh explique et démontre que si on avait aujourd'hui 40 % des élèves qui étaient scolarisés dans le privé on pourrait imaginer une économie potentielle de près de 10 milliards ça veut dire que un élève privé y compris sous contrat donc avec une participation euh euh partielle de l'État coûte moins cher qu'un élève dans le public voilà par exemple une piste d'économie ça veut dire que à côté évidemment des réformes qui s'imposent qui là son plus tout par avec les mêmes chances d'égalité et là c'est quand même un peu l'origine dans la devise de la française et bien l'égalité vous avez raison mais moi je crois qu'est-ce que je veux vous dire ça veut dire je veux dire que je pense qu'aujourd'hui on peut par exemple libérer l'offre de des écoles privées qui sont aujourd'hui contraintes en terme d'ouverture mais en parallèle évidemment ça implique qu'on puisse mettre en place l'équivalent par exemple d'un d'un chèque éducation ou d'une déduction fiscale totale ou partiel de ce que coûte aujourd'hui une école privée pour pouvoir assurer cette égalité et vous verrez qu'elle isue l'ITA retrouvera son compte puisqueune fois de plus un élève scolarisé dans le privé coûte moins cher donc voilà toutes des grandes pistes structurelles moi ce que je reproche à ce gouvernement bon au-delà des en même temps et et et des des des aléas et des changements de cap c'est que c'est toujours par le petit bout de la lorgniette on ne voit pas de vision on ne voit pas de de de cohérence alors vous vous ériigez aussi contre la cistana dans la ligée d'ailleurs de Sarkozi c'est un peu le le le même le même personne ne fait le Lège de l'assistance en fait profiter de profiter de de ces aides mais si vous enlevez cela dit ces aides vous enlevez aussi un rempart contre la pauvreté ça doit être un effet c'est un effet collatéral que vous accepteriez le problème c'est qu'aujourd'hui il y a il y a indéiablement une dérive de ce système il n'est pas normal qu'on ait à peu près 2 millions de foyers aujourd'hui qui soi en situation de de toucher le le RSA qui par ailleurs ne permet pas un véritable retour à l'emploi hein tout démontre qu'il a à peu près 40 % des personnes aujourd'hui au RSA qui ne sont pas inscrites à emploi ou en France travail qu'après 7 ans où ils ont touché le RSA ils ne sont toujours pas en situation de retour dans l'emploi si on a ces chiffres en parallèle du fait qu'on a 1,5 million de jeunes peut-être plus selon la meilleur de ton calcul qui ne sont aujourd'hui ni scolarisés ni en formation ni en situation d'emploi alors qu'ils sont en âge de travailler et qu'on a 800000 emplois bon pourvu non il y a aujourd'hui manifestement un système d'assistana dans notre pays qui ne qui qui désincite au travail et qui entretient bah une partie de la population qui pourrait être en âge de travailler je parle pas des personne en situation de handicap ou de fragilité pour lequel il existe des dispositifs qu'il faut évidemment maintenir mais qui devient un un un mode de vie c'est pas des choses que le gouvernement dit aussi la malur travail on l'entend souvent dans la bouche des très bien encore faut-il en tirer toutes toutes les conséquences hein quand je vous le disais sur est-ce que le travail paye dans notre pays non il y a une smicardisation de la France ça a été dit g le gouvernant mais donc concrètement comment on lutte contre cette smicardisation de la France et bien une fois de plus la seule solution c'est de faire en sorte que le travail paye mieux et pour ça de se poser la question des chat sur les salaires mais en parallèle c'est toujours pareil encore faut-il aller chercher les économies là où elle se trouvve vraiment et pas simplement faire des petites ristourn ceci cela comme par exemple sur la recherche scientifique est-ce que aujourd'hui c'est pertinent de baisser pour je crois à peu près 300 millions sur la recherche scientifique alors qu'on sait que là pour le coup c'est des dépenses d'investissement le problème dans notre pays c'est que plutôt que de se concentrer justement sur les dépenses d'avenir on va bien souvent dépenser pour des dépenses ou social ou des dépenses de fonctionnement il faut choisir entre se désendetter et investir ah benah en tout cas il faut se désendetter de toute façon c'est un impératif hein je veux dire faut imaginer que là on a des des notations d'Agen qui vont arriver à partir du 1er avril du 26 avril pardon on est menacé potentiellement par une dégradation de la note française qui aurait des conséquences quand même importantes pour pour notre pays notamment sur la capacité d'emprunt et le coût de l'emprunt donc faut imaginer que si on ne prend pas les choses à bras le corp maintenant on le PA de toute façon d'une d'une manière ou d'une autre à un moment donné et on le PRA de manière extrêmement douloureuse par des vraies politiques d'austérité donc moi je dis je on me qualifie souvent et je j'aime bien ce terme de souverainiste en ce sens que je suis attaché à la souveraineté à l'identité de mon pays et pour moi la dette c'est c'est une c'est une prison c'est un lien c'est une contrainte un peuple libre est un peuple qui n'a pas besoin d'aller emprunter à à l'étranger et ça ça se paye très durement évidemment pourtant si on compare les les taux de croissance en ce moment il y a quand même une économie insolente c'est les États-Unis les États-Unis ils ont un déficit cette année comme l'année dernière entre 6 et 7 % donc c'est ça reste beaucoup plus que nous où on vise 4,4 % bien sûr mais vous savez quand quand on se compare quand on se regarde de manière générale on se désespère et quand on se compare on se console mais enfin à un moment donné il faut quand même admettre que de toute façon toutes les trajectoires de la France sont dans le rouge on l'a dit on n jamais payé autant d'impôts dans notre pays la croissance est à toonle la la dette explose donc de toute façon il faut regarder les choses en face moi ce que j'ai envie de dire c'est que est-ce qu'à un moment donné on peut aussi se poser la question de toucher un certain nombre de tabou et de totem dans notre pays il y a eu une polémique il y a pas très longtemps sur la question du droit de greffe par exemple sur la fonction publique au moment des vacances scolaires moi je considère que ce droit de greffe doit pas en effet être illimité et inconditionnel dans notre pays alors qu' côté de çaz bah typiquement moi je pense que aujourd'hui on devrait pouvoir se poser on parlait des dépenses sociales la question des retraites on devrait pouvoir se poser la question de l'alignement du régime aujourd'hui de la fonction publique sur le régime du privé pour les retraites parce que une grande partie de ce qui coûte aujourd'hui dans entre pays se trouve là on devrait pouvoir se poser la question du périmètre aujourd'hui de la fonction publique notamment la fonction publique orial et des postes qui doivent être concernés ou pas par ce statut de la fonction publique c'est vrai qu'aujourd'hui on a une augmentation notamment chez Emmanuel Macron hein de de la fonction publique elle n'est pas du tout en régression ni au niveau de l'État ni au niveau de de la fonction publique territoriale et donc ça aussi c'est un enjeu important pour nous et au niveau des postes régaliens parce que si vous voulez baisser les dépenses publiques qu'est-ce que vous avez aussi une exigence sécuritaire qui est assez forte hein c'est dans votre programme c'est quelque chose qui se paye plus d'effectifs police justice qu'est-ce que vous vous prenez une grosse réorganisation vous dites augmenter les moyens matériels construire plus de prisons ça va nécessiter aussi plus de dépenses dans ce domain problème vous AZ alors le problème c'est que dans notre pays et notamment dans le régalien souvent on dépense beaucoup d'argent mais on dépense mal il y a un exemple qui avait été révélé au moment de l'hôpital hein sur le moment de la crise covid on a commencé à faire des comparaisons avec les autres systèmes et on découvre qu'il y a à peu près 30 % des postes aujourd'hui dans l'hôpital qui sont des postes purement administratif qui ne sont pas des postes liés aux soins et c'est une une statistique beaucoup plus importante quand on compare par exemple avec avec l'Allemagne c'est vrai d'ailleurs également dans l'éducation nationale et tout donc en fait le problème c'est que on est toujours euh perdu dans les dépenses vers des dépenses bureaucratique d'administration qui se détourne des missions centrales finalement de ces services donc avant de se poser la question de l'augmentation posons-nous déjà la question de l'emploi parce que c'est la question aujourd'hui de la de la de de de réaffecter ses dépenses administratives dans l'hôpital vers le monde des soignants elle n'a toujour toujours pas été traité et on a toujours pas à ce jour de véritables solutions et de véritaable répones là-dessus donc moi sur la question de la justice pour vous répondre moi je de la sécurité plus largement je je crois que parfois on se trompe alors il faut évidemment des moyens pour nos forces de l'ordre et elles avaient été laminer ces dernières décennies donc il a fallu bien sûr augmenter les effectifs mais je vous le dis la réponse sécuritaire dans notre pays c'est d'abord et avant tout la question de la justice vous pouvez mettre un policier dans chacune des rues de notre pays si derrière la justice ce exactement et et donc et donc la première réponse elle est sur la justice et là où vous avez raison c'est que je vous parlais tout à l'heure de dépenses sociales aujourd'hui sur 1000 € de dépenses publiques on a 575 € pour les dépenses sociales et on a 7 € pour la justice vous imaginez le différentiel et donc c'est là où on voit bien que si l'état régalien si l'état stratège donc celui qui a investi pour l'avenir est aujourd'hui affaibli c'est justement parce qu'il est dévoré aujourd'hui par le fameux état nounou du des dépenses socialir certains équilibres alors vous qui vous vous dites attaché à la souveraineté mais en même temps libéral vous dites quoi sur le financement d'un secteur industriel comme la relance de construction de réacteurs nucléaaires l'État doit être derrière donc accompagner EDF parce que c'est aussi une question là de de souveraineté est-ce qu'on doit laisser entrer le privé ou alors se dire qu'on a pas les moyens nucléair alors ce qui est certain c'est que là moi où j'attends l'État c'est justement comme je disais tout à l'heure sur les dépenses d'avenir qui sont donc des dépenses d'investissement qui permettent notre indépendance dépenses évidemment stratégiqu et dépenses dans lequel le privé ne peut pas à lui tout seul investir parce que à la fois le coût est très élevé et la rentabilité ne parvient pas tout de suite donc typiquement le nucléair en est une en est une des démonstrations bon on va tenter laborieusement de rattraper 20 ans de sabotage hein parce que là pour le coup même Emmanuel Macron s'est réveillé extrêmement tardivement le problème sur ce sujet comme sur d'autres c'est qu'il y a beaucoup d'idéologie c'est-à-dire que aujourd'hui nous payons notamment un lobby un fanatisme écologique euh notamment poussé d'ailleurs par les services de renseignement Allemands qui ont organisé avec la complicité ou la naïfté des élites françaises le sabotage de cette industrie et nous ne sommes pas même tempant qu' a la prise de conscience parce que ça c'était il y a quelques années on peut faire effectivement le le constat maintenant c'est trop tard bien sûr non mais ce que je veux dire pourquoi je vous dis ça parce que je fais le lien avec l'actualité ça veut dire que aujourd'hui on a saboté enfin hier on a saboté notre filière industrielle pour des raisons de fanatisme écologique on est en train pour des raisons de fanatisme écologique au aujourd'hui de sacrifier notre souverereaineté alimentaire he donc on a la même trajectoire he c'est le fameux pacte vert qui a été non pas supprimé pour l'agriculture mais reporter hein attention il y a un double discours du gouvernement là-dessus et le président d'ailleurs de la commission environnement qui est un macroniste au Parlement a dit que c'était une erreur donc attention à à ce qui va advenir où on est en train si vous voulez de mettre en place des normes et des contraintes et des objectifs de baisse de produits phytosanitaires tel que la conclusion c'est quoi c'est la baisse de la production agricole c'est 10 % de surface agricole gelé donc c'est une dépendance accrue à l'étranger donc c'est la même trajectoire et donc j'aimerais qu'il y ait une prise de conscience sur le fait que ok pour l'écologie mais attention l'écologie elle doit être mis en équilibre avec la soutenabilité économique et avec la garantie évidemment de notre souveraineté notamment dans des domaines stratégiques comme l'alimentation et autres filièr l'agriculture qu'est-ce qu'il faut leur accorder la aux agriculteurs pour justement leur aider à passer le cap de la transition écologique et puis à bien vivre de le récolte alors moi je trouve qu'il y a eu un un rendez-vous manqué puisque il y a quelques semaines de cela Emmanuel Macron est allé voir la présidente de la commission hursela van Derlon et il se trouve qu'il n'a pas eu la présence d'esprit de réclamer auprès d'elle d'exiger d'obtenir même une dérogation au droits européens qui nous permettrait par exemple de pouvoir mettre en place une véritable priorité locale dans l'accès au marché public pour les produits agricool français je vous donne un exemple par exemple la région centreev des Loir c'est à peu près 54 millions de repas par an pour la restauration collective donc EPAD école et dans cette restauration aujourd'hui il n'y a que 10 à 15 % de produits locaux donc on a là un marché immédiat qui permettrait d'augmenter les revenus de nos agriculteurs de les sécuriser qui aurait également une cohérence écologique parce que évidemment consommer local ça évite d'aller importer des produits de l'autre bout du monde qui on là vous assumez du protectionnisme sur ce sur cette filière agricole on en parlait dans dans l'interview d'avant ça ça dépend ça veut dire qu'il ne faut plus laisser le temps le le choix aux gens parce que ah B moi je pense que dans la restauration dans la restauration collective appelez ça du protectionnisme si vous voulez je trouve ça cohérent que dans les marchés publics donc payer avec l'argent des Français les impôts des Français servent d'abord à aller acheter des produits français c'est un cercle vertueux si vous voulez parce que du coup c'est de l'argent qui est réinvesti évidemment dans la production française donc de l'emploi local dans dans l'emploi français donc évidemment avec des recettes derrière et la garantie de de l'indépendance donc là je considère qu'il y a eu un acte manqué je m'inquiète beaucoup aujourd'hui du manque d'influence de la France dans les instances européennes puisque on a Emmanuel Macron qui après avoir changé d'Avie dit aujourd'hui qu'il ne veut plus du traité libre échange du fameux Mercosur avec l'Amérique du Sud et dans le même temps on découvre que la Commission fait un communiqué le jour même pour dire non non mais les négociations continuent ce qu' a dit Emmanuel Macron la voix de la France n'est pas n'est pas entendue n n'est pas écouté on justement d'Europe vous êtes tê de list reconquête vous vous êtes allié au groupe conservateur et réformiste européen donc si vous dépassez 5 % vous siègerez dans ce ce groupe c'est le groupe de Georgia Meloni est-ce que c'est votre modèle justement d'accession au pouvoir et est-ce qu'elle a respecté ses promesses selon vous qu quel est le bilan à la fois politique économique que vouser moi je je ne parle jamais de modèle parce que c'est pas ma manière de raisonner puis je pense que chaque pays a ses singularités nationales donc il y a jamais des modèles qui sont totalement transposables en tout cas ce que je constate c'est qu'aujourd'hui bah Georgia melony malgré une situation économique qu'elle a récupéré extrêmement dégradé je vous la prend pas he c'est le deuxième plus gros endettement après la Grèce en Europe l'Italie a des résultats tangibles elle a une baisse significative cette année en particulier du chômage elle a une augmentation des revenus elle a une bourse et elle relance par l'investissement et notamment un new deal avec l'Afrique oui tout à fait et elle a une bourse italienne qui pour le coup fonctionne également très bien donc elle a des résultats elle a pris des mesures d'ailleurs intéressantes notamment pour lutter contre la sistana l'une de ses premières mesures c'était de supprimer l'équivalent d'un quasi revenu universel hein qui était parti complètement à la dérive et qui désincitait une fois de plus au au travail donc moi je pense qu'il y a une corrélation justement avec ses bons résultats en terme en terme de travail donc c'est un modèle intéressant maintenant évidemment l'Italie a des modèles enfin des problématiqu aussi un peu particulières qui sont pas forcément transposables bien sûr est-ce qu'elle est un peu plus écouté par la commission par ursola V derlan que justement la France est-ce qu'elle a réussi elle a quand même réussi à une certaine complicité aussi avec bah je pense que elle a elle a été pragmatique c'est-à-dire que quand elle est arrivée aux affaires notamment sur les questions d'immigration elle elle volit elle voulait par exemple un blocus naval pour euh empêcher le le l'arrivée massive d'immigration clandestine aux portes de l'Europe et notamment via Lampedusa elle a vu le gouvernement français et allemand empêcher cette mesure donc qu'est-ce qu'elle a fait elle a dit bah très bien puisque les Français les Allemands m'empêchent de faire cela je vais aller négocier avec la commission pour obtenir des financements pour pouvoir financer notamment des accords avec la Tunisie euh dans lesquels elle a demandé l'impossible pour avoir des choses qui lui convenaient au final oui mais enfin qui nous convienne à tous parce que ce qu'a admis le commissaire aux Affaires intérieures c'est que depuis que cet accord poussé par mellony avait été mise en place il y a une baisse de 70 % des départs clandestins depuis la Tunisie vers l'Europe et il y a à peu près 750 trafiquants qui ont été arrêtés donc en fait quand l'Italie fait cela c'est l'ensemble de nos frontières qu'elle protège et je regrette que le gouvernement français et bien on en ait pas pris la conscience et N a pas pris conscience pardon et a laissé l'Italie seule sur ce sur ce sujet on va reparler des investissements vous aviez parlé de la BCE alors dans une tribune il y a quelques années mais comme une instance lointaine et idéologue est-ce que vous vous vous défendez vous comprenez la politique anti-inflationnist qu'elle a mené avec des taux élevés donc des taux d'intérêt élevés ou est-ce que vous pensez que le l'Europe se tire une balle dans le pied parce qu'elle peut pas investir moi de manière général je considère qu'il y a aujourd'hui un déficit démocratique de la BCE c'est-à-dire que il devrait y avoir pour moi un un mandat qui puisse être donné par le Parlement européen euh ça existe dans d'autres pays hein ça existe NOTAM aux États-Unis avec le Congrès américain qui donne mandat pour pour la Réserve fédérale et je crois que ça serait dire c'est illusoire de toute façon de vouloir complètement décorréler la politique de l'économie les choses sont toujours évidemment in mandat plus largeis exactement et moi donc je pense qu'il devrait y avoir un mandat plus démocratique qui soit donné ça éviterait que la BCE fasse parfois des choix étonnants ou douteux ce qui est sûr en tout cas c'est qu'aujourd'hui nous sommes en situation d'inflation parce que bah l'économiste Marc toittil explique mieux que moi mais qu'on a créé plus d'offres enfinon plus de demandes qu'il n'y avait d'offre et contrairement à ce qui a été dit d'ailleurs ça n'est pas du tout du tout mais pourquoi des choix douteux parce que vous doutez de sa volonté réelle cont je pense qu'on a réagi trop tard c'est-à-d qu'on nous a expliqué que c'était la guerre en Ukraine et la Russie et Poutine qui avaient été à l'origine de l'inflation c'est un mensong voilà ça c'est un élément de langage du gouvernement pour pouvoir se dédoiner de leur cé cité sur le sujet la réalité c'est que la trajectoire d'inflation elle avait commencé dès 2021 donc c'était quelque chose un problème qui il y a eu un choc d'offre qui n'a effectivement rien pouvit pas forcément et on n'a pas réagi évidemment à temps alors pour l'instant les sondages vous donnent coude à coude avec LR 8 % cela dit écrasé par le RN à 28 % comment vous comptez renverser la table sur le front économique qu'elles attend qu'elles annoncent peut-on attendre d'ici juin alors oui vous avez raison 8 % c'est 8 députés européens donc c'est très encourageant pour nous puisque c'est un mode de scrutin proportionnel tout tour donc ça n'est pas comme une élection où on élimine un candidat pour pour un un second tour moi ce que je souhaite c'est pouvoir défendre justement la singularité de notre vision économique je pense que vous l'avez vu à travers les quelques propositions que j'ai égrainé lors de cet entretien nous avons un programme économique très différent de celui du rassemblement nationale he qui est qui est pour le coup plus plus étatiste et le libéralisme c'est vraiment c'est c'est une idéologie une stratégie alors je ne sais pas ce que vous mettez derrière ce mot libéral parce que ce mot libéral est toujours très très connoté si derrière libéral vous mettez un état recentré sur ses fonctions régaliennes une responsabilité budgétaire moins moins d'impôts et dépenses publiques et évidemment l'association du privé dans l'organisation de la société non pas sa criminalisation à tous les niveaux oui dans ce cas-là on peut dire libéral en tout cas un programme très différent aujourd'hui de du du RN alors sur les LR je saurais pas vous dire parce que de toute façon on comprend jamais rien à ce qu'il pense vraiment et il change d'avis tout le temps et il y a pas de cap clair mais en tout cas oui nous ce qu'on a envie c'est de porter également cette vision plus généralement demain au Parlement européen face à une commission d'urcela vanlen qui est une commission en effet très normative très bureaucratique qui demain veut mettre en place des impôts européens et qui une fois de plus prend des décisions avec le pacte vert qui aura des conséquences dramatiéralisme et d'intégration européenne vous dites non ce sera une ligne rouge ah non moi je ne veux je ne veux pas aujourd'hui de la trajectoire qu'elles sont en train de de nous donner parce que il c'est une trajectoire qui on va dire met à mal la souveraineté de nos nations le respect de leur identité je suis totalement opposé par exemple au fait qu'on puisse supprimer le droit de vetto des nations sur un certain nombre de de de sujets et je suis totalement opposé également à l'Union européenne à 30 que veut Ursula vanleen avec notamment l'intégration dans le marché commun de pays comme l'Ukraine alors que l'Ukraine est un géant agricole qui a un salaire moyen de 200 € par mois ce serait un drame si vous voulez en terme de compétitiv de votre résultat en juin est-ce que vous prendrez une décision ensuite pour 2027 pour la suite ouh là pour 2027 vous avance vous vous avancez beaucoup bon en l'occurrence le candidat naturel pour les élections présidentielles 2027 c'est Éric Zemour le président de notre parti moi la mission que j'ai aujourd'hui c'est de faire rentrer maximum d'élus français pour défendre les intérêts de notre pays au Parlement européen le 9 juin prochain et je crois que c'est bien parti pour pour le faire si les gens se déplacent pour voter pour nous le 9 juin s'ils sont attachés à la fois à la défense de leur identité à la vision économique que je viens de défendre une vision authentiquement de droite j'ai envie de dire et en même temps bah la défense de la lutte contre la propagande LGBT islamiste bah leur partie naturelle c'est alors on est sur bourse Rama on va parler un peu de finance marché boursier des indices vous l'avez sûrement vu qui sont à l'URE plus haut c'est le cas du CAC 40 encore ce matin un record est-ce que ça vous fait réagir bah ça me fait réagir je veux dire ça ne dissimule pas si vous voulez l'autre problématique dont on ne parle jamais qui est celle de la défaillance d'entreprise parce que le problème c'est que dans notre pays es vont très bien les grandes entreprises c'est le problème c'est exactement ce que je voulais vous dire c'est que donc on a des très grandes entreprises qui vont très bien et très bien parce que moi je me félicite plutôt que nos grandes entreprises françaises aillent bien mais ce dont on ne parle pas derrière cette situation c'est en revanche le fait qu'on a une augmentation depuis 1 an de près de 30 % des défaillances d'entreprisees c'est assez spectacul aussi après les aides de du covidou excusez-moi mais on a quand même le plus haut niveau de défaillance depuis 2017 donc il y a un malaise aujourd'hui de fragilité dans nos entreprises et qui vont avoir des conséquences qu'on va mesurer assez durement dans les mois à venir puisque c'est des entreprises qui qui tombe donc c'est évidemment une augmentation du chômage donc c'est moins de recette donc voilà des endettements et je trouve que il ne faut pas s'illusionner derrière la bonne santé de ces grandes entreprise sur la véritable situation de nos entreprises français il faut pas non plus diaboliser la finance vous la di non non mais moi je diabolise pas du tout je dis juste qu'il faut pas que l'arbre cache la forêt et que derrière cela on considère que l'économie des nos entreprises se porte bien parce que l'essentiel quand même de ce qui produit de l'emploi en France c'est d'abord no t PE et et nos PME et elles se pent ellees se porortent de ce point de vuel moins bien et comment vous suivez-vous les marchés action vous vous investissez vous-même quel deement vous vous préférez vous faites je suis pas du tout une spécialiste je vais pas du tout vous raconter des histoires j connais rien du tout en placement comment vous jugez la culture financière en France alors alors moi je tout simplement moi je m'intéresse comme je suis une généraliste quand on est en politique on s'intéresse à tout donc je suis pas du tout une techno je vais pas pouvoir vous rentrer dans les détails mais je je j'essaie d'avoir j'essaie d'avoir une vision voilà et la vision ma boussole c'est toujours la défense des intérêts français et donc pour ça bah je comme vous je m'informe je regarde je regarde parfis votre mission et et j'accroche parfois avec des lectures ce que je constate en tout cas c'est que cette culture économique je l'ai pas acquise à l'école et je le regrette d'ailleurs parce que je pense la culture financière on l'apend pas à l'école non et la culture économique même de manière générale et j'iraai même plus loin quand elle est abordé en cours d'économie dans l'éducation nationale c'est parfois de manière très idéologiquement à gauche he pour simplifier parce que il y a quand même aujourd'hui dans l'éducation nationale bon des tendances politiques plus à gauche que que à droit c'est le mond qu'on puisse dire on le voit à travers les syndicats notamment et on parle beaucoup d'a il y a une folie forcément autour de Nvidia cette grande entreprise américaine vous regardez ça de quel œil curiosité ou méfiance l'intelligence artificielle non je regarde ça avec curiosité je regarde ça moi je ça ne me fait pas peur dans dans l'absolu j'y vois beaucoup d'opportunités j'aimerais juste que la France ne ne rate pas ce ce tournant et ce ce virage là d'où le fait que je regrette une fois de plus qu'on qu'on aille couper pour voilà des montants qui sont assez dérisoires par exemple dans la dans la recherche dans la recherche parce que je considère que bah c'est c'est la recherche à la fois française et européenne qui devrait pouir nous permettre demain de de prendre ce ce tournant et quand on voit aujourd'hui le retard qu'on a pris en terme de souveraineté numérique notamment bon bah ce serait dommage de passer à côté de ce grand tournant économique mais moi je trouve qu'il y a des choses assez exaltantes quand j'ai vu chat GPT arriver notamment qui a fait beaucoup parler même si c'est un tout petit sujet par rapport à ce que va représenter l'intelligence artificielle dans la dans la modification économique bah je trouve que c'est quand même quelque chose d'assez excitant même si c'est imparfait aujourd'hui bien sûr bien merci beaucoup Marion maréchal d'avoir été notre invité donc vice-présidente du parti reconquète é t de listes au européennes merci à vous merci à vous
Marion Maréchal