Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann élu dès le premier tour de la primaire à gauche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la victoire de Raphaël Glucksmann dès le premier tour de la primaire ?
- 0:50OuverteRéponse directe
Son score de 66% avec 120 000 votants fait-il de lui un candidat légitime pour représenter la gauche non mélenchonniste ?
- 2:09RelanceRéponse partielle
Golen Royal le traite de stagiaire. Peut-il entraîner une dynamique autour de lui ?
- 3:26OuverteRéponse directe
François Hollande pourrait-il être le grand perdant de cette primaire ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux obstacles pour Glucksmann à l'accès au second tour ?
- 6:03RelanceRéponse directe
Le terme 'gauche démocratique' interroge. Que signifie-t-il exactement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33Fait
« Raphaël Gluxman là, ça y est, voilà, c'est le candidat. »
- 2:09Fait
« Il va falloir comment les uns et les autres jouent avec lui véritablement et comment il essaie de rassembler un peu plus au-delà. »
- 2:46Fait
« Ils ont tous dit qu'il se met très bien derrière lui. »
- 3:26Fait
« C'est une ligne droite pour la gauche, pour le candidat de la gauche. »
- 4:05Fait
« Il y avait pas beaucoup de divergence de fond dans les débats. »
- 4:44Raphaël GlucksmannFait
« C'est la victoire de tous ceux qui croient qu'il faut une gauche démocratique dans notre pays. »
- 5:29Raphaël GlucksmannFait
« Cette élection va être notre élection. C'est sur ça qu'il a gagné ce soir Raphaël Gluxman sur son opposition à Jean-Luc Mélenchon. »
- 6:41Fait
« Lui se présente comme le candidat de la gauche démocratique. Je cite qu'il pourra battre l'extrême droite mais pour l'instant il est loin d'atteindre le second tour. »
- 7:13Fait
« Il va falloir expliquer qu'est-ce qu'on va changer dans la vie des Français. »
- 8:24Fait
« Ils sont vraiment dans un trou de souris pour le moment. »
Temps de parole
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Et pour commenter cette victoire de Raphaël Gluxman, deux invités à mes côtés dans présidentiel 2027.
Émilie Zapals qui est avec nous. Bonsoir. Vous êtes éditorialiste et communiquante politique. Vous venez tout juste de sortir un nouveau podcast qui s'intitule Par les femmes. Noé Girardo Champsor est également avec nous. Bonsoir. Vous êtes expert associé à la fondation Jean Jorè et je cite le titre de votre dernier ouvrage qui s'intitule Organiser la victoire de la base à la majorité. Comment la gauche pourrait gagner ? Vous allez nous éclairer là-dessus ce soir une première réaction pour commencer à cette victoire de Raphaël Gluxman. On savait Émilie qu'il partait favori. Peut-être qu'on ne s'attendait pas à ce qu'il gagne dès le premier tour. Oui, je pense que le score qu'il a obtenu est assez important. Ça met fin aux discussions et on l'a bien vu dans
les discours et on vient de l'entendre notamment Olivier Fort, je pense très déçu par ses 14 % lui. Euh oui, Raphaël Gluxman là, ça y est, voilà, c'est le candidat. Euh après euh on va voir comment l'Union se fait parce que même si son score veut dire que c'est le candidat officiel par rapport à cette primaire, il va falloir comment les uns et les autres jouent avec lui véritablement et comment il essaie de rassembler un peu plus au-delà pour véritablement compter parce que s'il dit oui, je suis le candidat qui va lutter contre l'extrême droite pour l'instant c'est pas si clair. Vous évoquez son score c'est 66 % mais on parle de 120000 votants à cette primaire. Est-ce que ça fait de lui un candidat légitime pour représenter la gauche non mélanchonniste ? C'est le candidat qui a gagné la
première, donc il est légitime pour cet espace là. Ça fait un candidat extrêmement clair, donc c'est le candidat de la social-démocratie et ça clarifie vachement les chquers politiques. Maintenant, allons voir ce que quelles vont être les réactions avec Gabriel Atal d'un côté et le reste de la gauche, les communistes ou les écolos. Marine Tondol a une réaction assez fraîche à sa victoire. assez déçu. Donc on va voir maintenant ce qui va se passer à gauche. L'enjeu pour la gauche aujourd'hui c'est d'élargir son socle électoral. Comme il y a 30 35 % des voix, on est encore loin d'arriver à faire 50 % plus une voix pour gagner la présidentielle. Pour l'instant, les premières rédactions, on l'a vu. Effectivement des autres candidats à cette primaire laisse
entendre qu'ils le soutiendront. Olivier Fort du moins, c'est Golen Royal. On sait que les tensions étaient particulièrement fortes durant les débats, on a pu le voir et on entend encore Golen Royal le traité de stagiaire. Euh est-ce qu'il peut réellement, et c'est la question entraîner une véritable dynamique autour de lui ? Alors, il y a deux questions dans votre question parce que il y a euh à la fois le soutien. Alors, c'est vrai qu'il y a eu des disputes euh fortes, hein, euh quand même pour ceux qui ont pu voir les trois euh débats. Euh c'était même d'ailleurs assez décourageant parce que voilà, ça c'était pas très intéressant. Euh et notamment c'est Golen Royal était très dur avec lui. Elle elle a tout joué. Je pense qu'elle a été très déçue par son score et au début, elle a pas
cité son nom. Euh, on sentait qu'il y avait quand même une espèce d'amertume. Je pense qu' elle voulait être 2uxè, elle voulait marquer le coup. Euh mais ils ont tous dit qu'il se met très bien derrière lui. Donc ça c'est OK. Mais après euh c'est lui, c'est de savoir comment il peut euh rassembler plus au-delà. Il y a quand même un un absent là dont on parle pas qui est quand même assez important, c'est François Hollande qui pour l'instant n'a pas participé à la primaire, reste un petit peu en embuscade en se disant bah si ça se passe pas très bien pour Gluxman, peut-être que je peux être le recours. Donc voilà, est-ce qu'il est pas non plus lui le grand perdant ce soir en dehors d'Olivier Fort ? espér être le recours euh 66 % les les chesse. Voilà, c'est là
c'est une ligne droite pour la gauche, pour le candidat de la gauche. C'est sûr que là c'est on peut pas on peut pas imaginer que on choisisse un autre candidat au bout d'un moment que Gluxman déçoive, que Gluxman ne soit pas la hauteur ou que il ne marque pas les points suffisamment. OK. Mais là, c'est vrai que c'est le candidat légitime de cette gauche là pour le moment. Oui, c'est très clair. Et maintenant l'enjeu, c'est de sortir de ces divergences et de ces désaccords-là pour montrer que c'est pas un navrage politique mais que c'est une rampe de lancement pour la présidentielle. Et au fond, c'est l'intérêt d'une primaire. la capacité à élargir la base, à créer un début dynamique et à commencer à poser une vision politique. Et de fait, il y avait pas beaucoup de divergence de fond dans
les débats. C'est peut-être ça qui peut nous marquer, c'est que au fond, ils avaient globalement un accord sur le constat, sur l'état du pays, sur ce qui va pas aujourd'hui et ils essaient de commencer à pousser des premières propositions et c'était bien d'enfin reparler de fond, de repousser ce trucl et je trouve que c'est quand même quelque chose à saluer au vu du débat actuel. Je pense quand même le la divergence c'était sur euh Jean-Luc Mélenchon savoir euh est-ce qu'on l'approche, est-ce que voilà et ça euh ça a clarifié finalement la la victoire vraiment réelle de Raphaël Gluxman montre que là c'est la social-démocratie vous l'avez dit euh sans euh en s'éloignant véritablement de l'extrême gauche. On va l'écouter justement Raphaël Gluxman à ce sujet. Il s'est exprimé ce
soir au venteur de France 2 et lui prône a toujours promené une rupture claire avec la France insoumise et il parle ce soir de sa victoire. On l'écoute. C'est la victoire de tous ceux qui croient qu'il faut une gauche démocratique dans notre pays. Que la gauche doit rompre avec cette hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur elle. qu'elle doit proposer un projet qui renforce la République, qui renforce la démocratie, qui renforce la justice sociale, qui renforce l'impératif écologique. Vous savez, moi je suis convaincu qu'il y a des millions de françaises et de Français qui attendent ce moment, qui attendent de pouvoir voter sans sacrifier une partie d'eux-même, sans se dire que simplement il votent contre, mais qu'il veulent pour ce qu'il croi pour ce qui constitue leur identité
politique. Moi, c'est à eux que je m'adresse. Votre temps est venu. Cette élection va être notre élection. C'est sur ça qu'il a gagné ce soir Raphaël Gluxman sur son opposition à Jean-Luc Mélenchon. Sûrement en partie, ça a clarifié une ligne. Il l'a aussi gagné parce que c'est le seul dans les candidats qui étaient présentés qui étaient à plus de 10 % dans les sondages. Et puis rappelez-vous, c'est aussi quelqu'un qui a porté des mobilisations à d'autres moments. On peut se rappeler de son combat sur le devoir de vigilance et les Wigour. il avait quand même reçu quelque chose de très fort en mobilisant les jeunes sur les réseaux sociaux contre leur marque préférée pour euh euh quelque chose d'extrêmement grave qui se passait à l'autre bout du monde. Donc il
avait réussi à créer ça. La question c'est maintenant de savoir est-ce qu'il va être capable de recréer un élan et de repousser une vision. Et ça on va voir ce qui se passe dans la campagne. Pour le moment c'est moins clair. Lui se présente comme le candidat de la gauche démocratique. Je cite qu'il pourra battre l'extrême droite mais pour l'instant il est loin d'atteindre le second tour. Selon les sondages. C'est loin d'être le cas. Alors que l'extrême droite. Oui. Vous qui avez écrit sur la victoire de la gauche, quels sont les principaux obstacles justement à cette à cet accès au second tour ? Justement, je trouve que le terme gauche démocratique interroge. Moi, je sais pas ce exactement ce que ça veut dire. Et par ailleurs, ce qui fait gagner la gauche et ce qui fait gagner un
mouvement politique, c'est une vision. C'est qu'est-ce qu'on propose pour changer le pays ? Et donc, c'est la capacité à un moment d'un candidat à répondre à une attente sociale et à l'incarner. Et c'est ce qu'on voit dans des tas de mouvements. Il y a un mouvement hyper intéressant qui se passe aujourd'hui en Serbie par exemple, un mouvement lycéen qui se mobilise depuis 2 ans, qui a créé une ICE citoyenne qui a 44 % dans les sondages. Ils ont réussi à créer ce truc-là. Ils ont réussi à créer quelque chose qui raconte l'avenir du pays. Là aujourd'hui, ça va pas suffire de juste expliquer qu'on est contre l'extrême droite. Il va falloir expliquer qu'est-ce qu'on va changer dans la vie des Français. Et ça, je pense que c'est l'urgence absolue pour être crédible et progresser dans les
sondages. Sur son programme justement, est-ce qu'on sait ce qu'il propose aujourd'hui ? Raphaël Guxman. Vous dites lesour mais je suis désolé j'ai rien contre lesigour mais c'est un peu loin de nous et c'est vrai que Raphael Gluxman mis à part Bruxelles et l'international on sait qu'il a pris vraiment position sur il est eurodéputé mais il est très loin des préoccupations françaises et concrètes de portefeuille de pouvoir d'achat donc ça va être compliqué et on n pas entendu en effet queles que soient les directions que prendrait mis à part on s'éloigne ou pas de Jean-Luc Mélenchant et de l'autre côté Jean-Luc Mélenchon vous l'avez dit il faut une vision ou quoi bah Jean-Luc Mélenchon Ils ont travaillé de côté LFI, ils ont une vision, ils ont une stratégie, ils
ont une tactique électoraliste qui marche, ils séduisent les jeunes notamment, il parlent d'écologie, il parle de plein de sujets qui intéressent les jeunes et ils sont en train de faire un rat de madré. En fait, ça a commencé pour les municipales. Jean-Luc Mélenchon, il a préampté finalement la gauche, une partie de la gauche, il a grignoté et il a montré que c'était lui l'alternative à gauche. Et ça va être très compliqué pour Raphaël Glannman et les uns et les autres donc dans cette gauche démocratique ou social-démocrate de montrer qu'ils peuvent jouer quelque chose. Leur espace, il est très très réduit parce que s'il s'éloigne trop de Jean-Luc Mélenchon, il se rapproche du centre du centre gauche. centre gauche, centre droit, bah c'est le corn, c'est
le gouvernement actuel, c'est le projet Macron bis ou terre et donc ça va pas le faire. Ils sont vraiment dans un trou de souris pour le moment. On va voir comment ils peuvent essayer d'élargir. Est-ce qu'il est vraiment connu des Français Raphaël Gluxman ? On dit de lui effectivement qu'il est trop centré sur les sujets internationaux, européens, qu'il est trop parisien aussi. connu des Français, oui, il a quand même fait deux fois une campagne européenne qui est une campagne nationale où il a été le candidat de Parti socialiste. Donc ça à la limite, c'est moins à mon avis une question de notoriété que de sa capacité à raisonner avec les Français. Et c'est ça la difficulté principale. Jean-Luc Mélenchon, c'est très clair, il a un programme, ce que vous disiez à
l'instant, il incarne quelque chose. Très bien. Raphael Glxman aujourd'hui, il faut qu'il arrive à incarner quelque chose qui colle à l'état d'esprit des Français. Il y a eu des premiers traits sur euh l'héritage et cetera et la question de la succession et de comment on recrée un la justice fiscale. Donc il y a un un premier point là-dessus mais qui est vraiment un point de fond. Maintenant, il va falloir trouver comment il s'accroche lui en tant que personnalité à la réalité du quotidien des gens. Et ça c'est assez difficile à construire. On on l'a vu en difficulté dans les premiers débats où il avait été très critiqué parce que c'est vrai qu'il était très éloigné et il semblait un petit peu démuni par rapport aux questions qui étaient posées des uns et
des autres dans le public. des questions très concrètes. On sentait plutôt une approche philosophique ou très macro euh des choses et ça répond pas. On est quand même dans une présidentielle où il y a des problèmes et des crises qui se qui s'ajoutent, des problématiques professionnelles des uns et des autres. Il va falloir avoir une approche un peu globale mais qui réponde au fur et à mesure aux préoccupations des uns et des autres. Il y a le fond et puis il y a la forme. On critique beaucoup Raphaël Gluxmon sur son manque de charisme. Pour gagner une présidentielle, ça compte ? Non, le charisme ça compte mais je pense qu'on le définit pas toujours de la bonne manière. On le définit comme le besoin d'avoir un grand orateur qui serait parfait, ce quiincarne très bien
Jean-Luc Mélenchon. Je vais vous donner un exemple à l'étranger. C'est ce qui s'est passé en 2022 en Indonésie. Il y avait un candidat de l'opposition qui a fait un score assez étonnant qui a fait à peu près 25 %. C'est pas quelqu'un qui est charismatique. En face, vous avez le candidat euh désigné par le pouvoir en place qui danse, qui fait des références à la CAPOP et cetera. Donc ça marche hyper bien. Lui, c'est un professeur d'université qui est très technique, qui va sur le fond des sujets, donc c'est plus difficile. Mais il arrive à faire quelque chose qui est assez impressionnant, c'est qu'il comprend un des enjeux de l'Indonésie qui est un pays très jeune avec beaucoup de d'enfants qui sont sans parents ou dans une situation familiale très compliquée
et il va incarner au fond cette figure paternelle qu'il a manqué. Et donc on va le voir dans des lives TikTok eux, aider des enfants pour faire leur devoirs, les aider à penser à l'avenir et cetera. Et donc au fond, il va incarner quelque chose qui manquait à ces gens-là et quelque chose qui raisonne vraiment dans la société. Donc c'est peut-être juste ce truclà qu'il faut trouver aujourd'hui et ça veut pas forcément dire être un grand tribin. Euh cette victoire en tout cas, elle intervient dans un contexte intérieur agité. Vous parliez des enfants en Indonésie et là ce sont les lycéens qui sont en crise. Est-ce qu'il a une carte à joie en s'exprimant sur ce sujet ? Sachant qu'on va regarder ce sondage IPSOS selon lequel 80 % des jeunes de 18 à 29 ans envisagent d'aller
voter en 2027, mais que 78 % d'entre eux estiment que les responsables politiques actuels préparent mal leur avenir. Il il y a quelque chose chez les jeunes aussi. Il y a le vote des jeunes à aller chercher. Mais c'est super intéressant le vote des jeunes. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon en rafle une partie. On voit bien. Moi, je trouve que c'est super intéressant. Alors, c'est terrible qu'on en arrive à de la violence, mais on on regarde les jeunes là, ça y est, on se préoccupe des jeunes. Alors que mis à part la France insoumise, pour le moment, je n'ai pas entendu de partis politiques qui s'occupaient réellement de la jeunesse. Euh, il y a une raison simple, c'est que c'est les plus âgés qui votent et donc on fait des politiques, on fait des campagnes et des politiques publiques
pour les plus âgés. Là, ça révèle quelque chose. Pour l'instant, moi je n'ai pas entendu Raphael Gluxman particulièrement sur cette thématique. Euh peut-être pour éviter justement euh euh d'être trop assimilé à à ce qui est puis de la violence aussi, voilà, de se tenir un petit peu euh à l'abri de tout ça. Euh mais il va falloir proposer des choses, c'est l'avenir. Il y a sûrement des choses que la gauche démocratique, comme il le dit, peut proposer pour des jeunes qui vont s'inscrire dans le marché du travail, qui vont peut-être un jour parents parce qu'on sait qu'il y en a pas beaucoup qui ont envie de faire des enfants. Donc, il y a un vrai projet. Mais pour le moment, moi je trouve que les premiers signaux, les premières lignes de ce projet de société, de cette gauche démocratique,
on les connaît pas. On les connaît pas du tout. Les lycéens, c'est l'autre sujet que on va évoquer ensemble ce soir dans présidentiel 2027 depuis le début du mouvement le mois dernier. On a beaucoup commenté les ratés du gouvernement qui n'a pas pris au sérieux les revendications des lycéens au départ, qui s'est contenté de répondre en envoyant les forces de l'ordre, mais depuis on a quand même l'impression que le ton a changé. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que le gouvernement a enfin rectifié le tir ? La première chose qu'on peut dire, c'est que quand les lycéens ont demandé un avenir, on leur envoyait les CRS. Je pense que c'est quand même la chose qui m'a le plus marqué, c'est que quand on regarde ce qui s'est passé en 2006 ou même en so en mai 68, il y avait pas eu
autant de répressions policières. Ça a été extrêmement violent et extrêmement rapide. Et ensuite, ça a été dénoncé en expliquant que les lycéens n'avaient pas des revendications claires, ce qui était pas vrai. Il demandaient des trucs très simples, avoir un prof quand ils arrivent à l'école, ne pas être dans des classes surchargées et survivre à la chaleur ou au froid dans les classes. Ça me semblait assez accessible et c'était juste demander un avenir. Donc moi ce qui me marque dans le mouvement surtout, c'est à quel point il y a quelque chose qui s'est qui s'est passé dans la jeunesse, qui est hyper politisé et qui peut-être nous donne une leçon de dire en fait il y a des gens qui ont envie que ça change dans ce pays, qui ont une vision de société et c'est avec eux
qu'il faut qu'on la construise. Vous dites qu'elle est politisée, elle n'est pas instrumentalisée parce qu'on a vu que derrière chaque lycéen qui est venu en plateau s'exprimer, il y avait sur souvent une affiliation à un parti que ce soit la France insoumise, le Rassemblement national. Alors ça c'est le le jeu des invitations dans dans ces cadreslà et évidemment que c'est une bataille culturelle dans ces cas-là. Donc il y a ces porte-paroles qui arrivent. Moi ce qui m'a le plus marqué en réalité, c'est à quel point c'était des tas de gens qui n'étaient peut-être jamais allés en manifestation avant et qui sont mobilisés parce que simplement ça leur semblait juste. Après que des tentatives de récupération de tous les côtés, on a beaucoup parlé de la France insoumise dans ce
mouvement-là. En fait, ça c'est normal. un parti politique et vous l'avez dit tout à l'heure qui passe son temps à parler de la jeunesse et qui vient soutenir la manifestation, c'est logique. Ensuite qu' fasse de la communication politique, bah oui, c'est assez c'est c'est son boulot sur la le gouvernement qui a quand même essayé de de faire des des annonces, il a proposé notamment le déploiement de 3000 enseignants remplaçants. Il a mis en place une plateforme d'écoute pour les doléances des des lycéens. Est-ce qu'il en fait assez ? Sachant que les caisses sont vides et qu'il ne va pas pouvoir débloquer des milliards en tout de suite. Moi je suis très étonnée en fait de la réaction qu'il y a eu notamment Édard Gefrey c'est pas un inconnu de l'éducation nationale, c'est quelqu'un
qui sait très bien comment ça se passe, qui est là depuis très très longtemps. Moi j'ai eu l'impression, c'est même pas un retard à l'allumage, c'est une erreur type gilets jaune. C'està dire, on ne regarde pas, on ne considère pas ce qu'avait fait Macron jusqu'au dernier moment quand il y a de la violence Arc de Triomphe. Et là, tout d'un coup, on sort le chéquier et on donne 15 ou 17 milliards d'euros d'équivalent de baisse d'impôt. Oui, mais sauf que ça a été la même chose, c'est-à-dire qu'on a attendu, le mouvement a commencé le 17 septembre, c'est 3 semaines après qu'on s'est réveillé parce qu'il y a eu de la violence qui n'était pas dû par des des lycéens par les lycéens du fait en tout cas. Et et c'est là qu'on commence à donner des réponses. Et ça, je trouve
que c'est un message mais qui est atroce à donner. C'est-à-dire violence égale OK, on s'occupe de vous. Maintenant euh non, je pense que le le compti est pas encore. Je pense que là, ils vont être obligés de donner par petit bout. Euh vous dites "Oui, le budget euh il est serré mais il y a des priorités à faire, il y a des choix, il y a des renoncements peut-être." Et je pense que d'envoyer un message de dire "La jeunesse, on s'en fiche, ça peut pas passer." Il y a aussi des questions de parcours sub tout simplement et ça tout le monde le sait. Même le gouvernement est au courant que c'est un système qui marche complètement sur la tête. Donc non, moi je pense que ils vont être obligés de donner encore plus parce que mardi c'est l'acte 5, nouvelle journée de mobilisation des lycéens. Le
gouvernement semble miser sur un essoufflement et c'est vrai qu'il y a eu moins de lycées qui ont été bloqués en fin de semaine. Est-ce que le gouvernement a raison de miser sur cet essoufflement ? Il paraît aussi sur l'arrivée des vacances scolaires. Euh ce qui est euh assez logique et assez cynique. Euh la question de la suite du mouvement, ça va être est-ce que ça va être rejoint davantage par les étudiants ? Est-ce que ça va euh prendre davantage avec l'incertain l'intersyndical pardon qui commence à appeler à la mobilisation ? Et donc au fond, est-ce que la colère des lycéens s'élargit à quelque chose de beaucoup plus large dans la société ? On a fini, vous avez encore Non, non, simplement, j'ai remarqué qu'on parle d'acte et tout, ça ressemble au gilet jaunes et on sait qu'il y a des
manifestations qui sont prévu un petit peu dans ce sens. Il y a quand même beaucoup de colère dans en France et on a l'impression qu'il suffit un petit peu que ça s'embrase à un endroit pour que ça parte un petit peu plus largement. C'est pour ça que le gouvernement est très vigilant pour que ça finisse pas en vous savez l'agrégation de toutes les colères. C'est le fameux risque de la convergence des luttes. On a une autre manifestation prévue samedi prochain 17 octobreit. gilets jaune et gilet jaune. Voilà, on sent qu'il y a quelque chose qui suffit. Gilet jaune, c'était quoi ? La hausse de la taxe carburant, c'était peu de choses. Le gouvernement n'avait pas vu que c'était ça. C'était Édouard Philippe d'ailleurs. Et et ça s'est embrasé très très vite avec des
rendez-vous réguliers. Et là, on est pareil, on est dans des actes, c'està-dire on lâche pas le morceau, on continue, on est on est actif et on se donne des rendez-vous avec un contexte un peu différent puisque ça fait 10 ans que tous les dispositifs d'écoute n'ont pas été suis. Il y a eu le grand débat, il y a la convention citoyenne pour le climat. Rappelez-vous, il y a eu la grande marche il y a 10 ans et à chaque fois c'était on vous écoute mais il y a rien qui se passe derrière. Et ce que vous disiez avant c'est que ça n'évolue que quand il y a de la violence et donc on se retrouve dans quelque chose qui est encore plus compliqué alors qu'on est à 8 mois d'une présidentielle et du coup on arrive dans une situation qui va être qui risque d'être extrêmement explosive.
Merci beaucoup à tous les deux d'être venus dans présidentiel 2027 pour commenter la campagne et la vie politique de notre pays. On va poursuivre avec l'actualité internationale.
Raphaël Glucksmann