Louis Boyard Débat Avec Une Macroniste Sur LCP
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Les réseaux sociaux sont-ils un fléau pour les adolescents ? Quel diagnostic partagez-vous ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Quelles solutions préconisez face aux dangers des réseaux sociaux ?
- 4:03RelanceRéponse directe
Vous travaillez sur TikTok : faut-il l'interdire ?
- 5:38FerméeÉludée
Avez-vous une solution concrète pour interdire les réseaux sociaux ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Avez-vous une hygiène mentale sur les réseaux sociaux ?
- 6:44OuverteRéponse directe
Faut-il un référendum sur l'interdiction des réseaux sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:29Fait
« TikTok pour le coup a un algorithme qui est extrêmement enfermant et donc les jeunes n'ont pas forcément ça. »
- 6:10Fait
« Quand c'est gratuit, c'est toi le produit. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Les réseaux sociaux sont-ils un fléau pour les adolescents ? J'aimerais d'abord voir si vous partagez un peu le diagnostic tous les deux, à savoir qu'il y a un danger, un risque. L Miller, quand on parle de fléo pour les ados, de quoi est-ce qu'on parle concrètement ? Quelles sont les conséquences psychologiques néfastes qu'ils peuvent avoir ? Alors, en effet, dans le cadre de la commission d'enquête qui est en cours à l'Assemblée nationale, on a déjà commencé à auditionner beaucoup de professionnels de santé, notamment des psychologues, des psychiatres, des médecins, des nutritionnistes aussi et tous en fait évoquent. Alors, on a du mal à tisser un lien direct entre l'usage du réseau social en l'occurrence TikTok et la dégradation de la santé mental des jeunes. On sait que c'est une
espèce de de caisse de résonance d'un d'une forme de mal-être préexistant chez le jeune qui peut amplifier donc voilà qui amplifie. Mais difficile de dire que parce qu'on est sur les réseaux sociaux nécessairement on va aller plus mal ou on va avoir une santé mentale qui va être impactée directement. En revanche, en effet, tous s'accordent à dire que euh ça a des impacts sur la santé physique dans un premier temps puisque le temps qu'on passe sur les réseaux sociaux, particulièrement sur TikTok, est très important et que c'est du temps de sommeil souvent en moins et que le sommeil a un impact aussi infiné sur la santé mentale. Et puis il y a ce qu'on voit sur TikTok et ce que vo peuvent voir les jeunes sur TikTok qui peut en effet avoir un impact sur leur santé
mentale parce qu'il y a des images qui sont on peut tous s'accorder pour le dire inapproprié pour les plus jeunes d'entre nous et en effet il y a pas de filtre, il y a pas de modération on en parlera peut-être et donc ça peut aussi avoir un impact sur leur santé mentale. Louis Boyard, est-ce que vous partagez un peu ce ce diagnostice, ce point de vue sur les dangers que peuvent représenter les réseaux sociaux ? Comme ça a été dit, c'est une caisse de résonance d'un mal-être qui est plus profond dans la jeunesse. Après, pour le coup, il y a aussi autre chose. Il faut aussi dire ce qu'il y a de bien dans les réseaux sociaux. Les jeunes dessus, ils y apprennent, ils y créent et c'est devenu presque une culture propre à une génération. Par exemple, je suis né dans
la culture internet et beaucoup de jeunes grandissent dans cette culture internet. Le véritable sujet selon moi, c'est davantage comment est-ce qu'on apprend à ces jeunes à vivre dans ce monde ? C'est-à-dire queon passe plusieurs heures parfois sur les réseaux sociaux et la question c'est pas d'interdire et honnêtement on souffle quand on parle d'interdire parce que en vérité on peut se recréer un compte ou installer un VPN ou Instagram le propose, YouTube propose aussi des formats la véritable question c'est comment est-ce que les jeunes vivent avec les réseaux sociaux mais c'està dire qu'il faut il faut quoi vous préconisez plus une forme d'éducation c'est parce queà il y a un effet addictif on voit que même les adultes arrivent pas à s'en défaire alors des adolescents qui sont
encore en construction le le déjà le véritable sujet C'est c'est quoi la vie d'un jeune aujourd'hui ? Faut poser les sujets. Quand vous faites du 8h 18h aujourd'hui de cours plus les temps de transport, qu'ensuite vous avez le devoir, votre vous avez pas la détermination et l'énergie de lire un bouquin. Donc du coup vous êtes sur les réseaux sociaux. Et aussi le sujet c'est comment est-ce que on adapte l'école pour qu'elle puisse apprendre aux jeunes ce que sont les réseaux sociaux, ce qui est fait de leurs données, ce que sont par exemple ce qu'on appelle les interfaces truquées, c'est-à-dire un certain nombre euh d'outils qui sont utilisés par les réseaux sociaux pour capter le plus possible votre attention ou pour vous prendre le plus de données possibles. En fait, il faut éduquer les
jeunes. Donc vous éducation, pas d'interdiction. En fait, le problème avec l'interdiction, c'est que quoi qu'il arrive, elle sera contournée. Il faut il faut poser les sujets. Et par ailleurs, je pose aussi un autre sujet. Il y a il y a en fait pourquoi TikTok et pas Instagram et pas Facebook. Alors leur Mil vous vous travaillez précisément sur TikTok. Alors plusieurs éléments là-dessus. Je rejoins euh Louis Boyard sur le fait qu'en effet euh il y a besoin d'avoir davantage d'éducation de sensibilisation sur ces objets que sont les réseaux sociaux en à destination de nos jeunes. Beaucoup ne savent pas que l'algorithme finalement a vocation à vous enfermer dans un monde qui n'est pas la réalité que finalement on a tous chacun notre propre monde en fonction de des vidéos qu'on aura plus
regardé. TikTok pour le coup a un algorithme qui est extrêmement enfermant et donc les jeunes n'ont pas forcément ça. Il y a la question de la captation des données. Beaucoup de jeunes ne se disent pas finalement que en allant sur le sur les sur TikTok en particulier, toutes les 3 à 5 secondes finalement euh l'algorithme arrive à capter une des données personnelles sans qu'on fasse quoi que ce soit mais juste par notre façon de réagir aux vidéos. Donc il y a ces éléments de sensibilisation. En revanche, moi je j'entends parfaitement les réactions sur la question de l'interdiction. En effet, ça va pas tout résoudre mais je trouve que ça pose un interdit, ça pose une règle dans la société et je pense que c'est nécessaire au moins pour faire prendre conscience à
tout le monde que ça n'est pas anodin pour les plus jeunes d'entre nous. Alors vous vous travaillez sur TikTok, je précise quand même que la secrétaire d'État au numérique, elle vise à interdire les réseaux sociaux en général en effet. Et en effet, c'est un vrai sujet. On voit bien qu'en Australie, ils ont posé cette interdiction dans la loi et qu'aujourd'hui ils sont en train de se dire bah YouTube, on va dire que c'est pas un réseau social parce qu'en effet ça peut avoir un impact positif sur les jeunes. On peut faire des recherches. Donc on voit bien que tout le monde t'attend c'est la même réflexion qui est mené au gouvernement. YouTube et WhatsApp seraient écarté du dispositif. En revanche, il y a une chose sur laquelle on peut vraiment tous être d'accord, c'est que TikTok est
quand même le plus nocif et que il mérite qu'on s'interroge quand même, même s'il y a des choses positives qui sont dessus, il y a un océan de vidéos qui sont clairement nocibles sur la faisabilité technique de l'interdiction, Louis Boyard dit "Bah, on y arrivera pas, il y aura toujours un moyen de contourner ça." Vous avez une solution à proposer concrète ? C'est Non, si j'avais une solution toute faite, je pense que voilà, ça pourrait séduire tout le monde. Ça n'est pas le cas. Là encore, on a des auditions. La le format de la commission d'enquête, il permet de prendre quand même un petit peu de recul et de nous laisser plusieurs semaines, plusieurs mois pour pouvoir auditionner aussi des spécialistes. Regarder encore une fois ce que font les autres pays qui
sont un peu plus avancés que nous euh et regarder des juristes, voilà, des spécialistes de la technique euh pour qu'on puisse peut-être trouver euh une ou plusieurs solutions. Moi, je crois pas à une solution unique, mais à un panel de solution. Après le le fond du problème TikTok, c'est que c'est une entreprise capitaliste. C'est que c'est une entreprise qui utilise votre temps d'attention pour faire de l'argent. Et tant que l'objectif sera l'ultra rentabilité, ils utiliseront les bulles de filtre qui vous enferment dans un monde qui n'est pas le monde réel pour vous donner de la publicité ciblée. Ils utiliseront ces interfaces truquées pour essayer de vous d'accaparer le plus de données possibles et c'est un sujet du 21e siècle. C'est dur d'estimer combien
possèdent les GFAM ou même d'autres entreprises chinoises entre 50 % et 80 % des du monde. Donc le problème c'est est-ce qu'on peut faire de l'argent en utilisant le temps d'attention des enfants ? C'est pourquoi nous ce que nous proposons c'est que les données qui sont récoltées par ces géants du numérique premièrement soient collectivisé, c'est-à-dire que elles soient du domaine public qu'on puisse faire de la recherche avec qu'elle ne soit pas accaparée par des entreprises privées qui font de l'argent avec et puis surtout il faut briser les monopoles. C'est ça le cœur du problème TikTok. J'ai une question plus personnelle vous-même, est-ce que vous avez je sais pas une forme d'hygiène mentale quand vous êtes sur les réseaux sociaux de vous vous coupez un moment,
vous vous protéger de certaines choses, vous faites attention à le le le à l'addiction le Non, mais c'est c'est quelque chose auquel il faut faire attention parce que vous vous restez, vous commencez à ouvrir l'application et ensuite vous regardez un petit peu en haut, il est 2h du matin et c'est quelque chose auquel il faut faire attention. Mais je le redis, ce qui me permet de me limiter, c'est que j'ai recherché, j'ai appris, j'ai compris, j'ai compris que quand j'ouvre cette application euh quand c'est gratuit, c'est toi le produit et que et là je suis le produit dans cette affaire. Il faut enseigner ça aux jeunes. Et je trouve que utiliser l'interdiction au moins de 15 ans, ça fait souffler les jeunes parce que déjà impremièrement, ils attendent d'autres textes de loi sur
la précarité, le salaire des apprentiss, des règlements climatiques, l'emploi du temps scolaire et là on leur pose une interdiction. Alors qu'en vérité, si l'école leur apprenait à vivre dans ce monde dans lequel ils vivent au moins 4 heur par jour, on aura fait un grand pas. Il a quelque chose peut-être d'intéressant pour compléter ça, c'est que dans certaines des auditions qu'on a pu avoir et notamment les sociologues, ils nous disaient tous que voilà en étudiant et en consultant les collégiens, les lycéens, en réalité au niveau du lycée, beaucoup de jeunes, donc 15, 16, 17 ans, 18 ans, finalement sont très lucides sur la pratique qu'ils ont eu des réseaux sociaux au niveau du collège et beaucoup en reviennent. Il y en a qui se sont carrément voilà déconnectés, qui n'ont plus TikTok sur
leur sur leur téléphone. Et donc on voit bien finalement que ils ont peut-être aussi besoin d'aide notamment de la sensibilisation mais parce que il finalement quand on grandit, on a conscience de ce qu'on a pu louper en allant sur les réseaux sociaux que finalement passé quelques heures, ça nous a rien appris et qu'on aurait pu faire toute autre chose. Mais encore une fois, un jeune de 8 ans, 9 ans, 10 ans et même au collège, il est pas outillé. je dire, il est pas armé pour pouvoir lui-même prendre cette décision d'arrêter et de stopper un certain temps les réseaux sociaux. Donc il faut que je pense vraiment qu'on soit interventionniste, enfin qu'on assume de l'être pour accompagner les jeunes. Ça passe peut-être par l'interdiction, ça passe aussi sans aucun doute par la
sensibilisation, mais il faut qu'on utilise tout ce qui est notre mot parce que on arrive vraiment à la fin. en quelques mots pour ou compte un référendum sur cette question parce que on attend l'intervention d'Emmanuel Macron ce soir. Ouais, moi je suis favorable. Tout ce qui peut permettre à au français de se prononcer me paraît Oui. Boyard seulement si les jeunes ont le droit de voter aussi. Donc si les jeunes ont le droit de voter oui question les jeunes sont jamais consultés donc faites les voter sera jamais opposé. Merci beaucoup à tous les deux d'être venu débattre sur le le plateau de d'CP.
Louis Boyard