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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 17 septembre 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

"L'islam est compatible avec la République", selon Jérôme Guedj, candidat à la primaire PS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Réaction à la non-réponse de Jordan Bardella sur la compatibilité de l'islam avec la République ?

  • 0:40RelanceRéponse directe

    Que dit cette non-réponse selon vous ?

  • 2:08RelanceRéponse directe

    Pourquoi ce silence est-il assourdissant ?

  • 5:06OuverteÉludée

    Pourquoi progressive l'interdiction du voile dans l'espace public ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Bardella renvoie aux musulmans la démonstration de compatibilité de leur religion. Êtes-vous d'accord ?

  • 6:25RelanceRéponse directe

    Les silences de Bardella substituent-ils des questions essentielles comme le pouvoir d'achat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:52Fait
    « La loi de l'État est la loi. La loi de la France, c'est la laïcité, c'est la neutralité. »
  • 3:36Fait
    « On pourrait presque même poursuivre tous ceux qui disent qu'une religion n'est pas compatible avec la République. »
  • 4:15Fait
    « Les musulmans de France ne vivent pas dans une dimension parallèle. »
  • 8:58Fait
    « Le Conseil constitutionnel a dit très clairement qu'on ne réforme pas la Constitution par l'article 11. »
  • 10:43Fait
    « Les trois derniers présidents n'ont pas voulu de référendum. »
  • 12:41Fait
    « J'ai défendu l'idée d'une immigration planifiée. »
  • 16:35Fait
    « Faire son plein consiste pour moitié à payer des impôts. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On salue la présence sur ce plateau de Jérôme Guège. Bonsoir. Bienvenue à vous, député de l'Essonne, candidat à la primaire PS et place publique. Je ne sais pas si vous avez eu le temps d'écouter l'entretien, sans doute pas, avec tout ce que vous faites pour la campagne déjà. J'ai compris que ce soir, j'étais entre Jordan Bardella et Éric Zemmour. Mais effectivement, ce n'est pas une tenaille, je vous rassure. Alors effectivement, c'est Éric Zemmour qui est invité ensuite du forum BFM TV fait face à BFM TV. Pour l'heure, c'est vous l'invité Jérôme Gage, on voulait vous faire réagir à une phrase ou plutôt à une non-réponse. Jordan Bardella a défendu tout à l'heure le principe des référendums.

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Référendum sur différents sujets, sur le voile, sur la priorité nationale et puis la question lui a été posée au delà de la question du vol puisqu'il parlait des français de confession de culture musulmane est ce que l'islam est compatible avec la république évidemment vous vous dites que l'islam est compatible avec la république il n'a pas répondu il n'a pas répondu sachant que marine le pen a toujours dit oui les cas pas toujours mais depuis une dizaine d'années j'ai retrouvé un entretien diable Quelques années où elle disait la chose, « Issunem » sur BFM TV à Pauline de Malherbe. Que dit selon vous cette non-réponse ? Que M. Bardella, pour le coup, veut se glisser dans les pas d'Éric Zemmour,

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qui lui-même se glisse dans les pas d'un discours anti-républicain. Parce que indiquer qu'une confession par elle-même est incompatible avec la République, c'est remettre en cause un des principes qui est au cœur de notre ADN, qui est celui de la laïcité, de la loi de 1905, ou même de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme, c'est-à-dire de l'esprit des Lumières qui souffle sur ce pays. Les religions sont protégées dans notre pays par la laïcité, de la même manière que ceux qui ne souhaitent pas croire sont protégés par la laïcité. Et indiquer qu'une religion serait incompatible avec la République, c'est se faisant mettre au banc de la communauté nationale, ceux qui se reconnaissent dans cette religion. Alors il ne l'a pas, il n'a pas répondu, mais...

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Oui, mais ce silence est assourdissant. Pour vous, ce silence est révélateur ? Oui, mais Eric Zemmour part d'un postulat de base, Jérôme Gage, c c'est que, d'après lui, l'islam n'est pas compatible avec la laïcité. Oui, mais c'est venir considérer que la pratique d'un culte est conditionnée par les dogmes portés par les religions. Toutes les religions ont des dogmes dont on pourrait considérer qu'ils sont parfois orthogonaux avec les lois de la république sauf que et vous pouvez trouver ça dans à peu près toutes les religions dans tous les monothéismes et ce qui est important c'est de considérer

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que dans ce pays de tolérance, de respect, d'égalité et de neutralité, les cultes se sont glissés dans le respect de la République naturellement. Je ne résiste pas à vous citer un principe du Talmud qui Il dit, la loi de l'État est la loi. La loi de la France, c'est la laïcité, c'est la neutralité, c'est le droit à exercer son culte, le droit à ne pas l'exercer, à le faire sans pression. Et là, ce qui se passe... C'est pour ça que c'est une atteinte à la laïcité. Vous savez qu'on pourrait presque même poursuivre tous ceux qui disent qu'une religion n'est pas compatible avec la République. Il y a la liberté d'expression Non mais je taquine Pour dire que la loi de 1905

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On a oublié un article 31 qui est fantastique Qui empêche de faire pression sur quelqu'un Pour l'obliger à pratiquer une religion Ou pour l'empêcher de pratiquer une religion Sauf que je Je continue le raisonnement. Mais par contre, on a le droit de critiquer des religions. On a le droit de critiquer un homme. Mais on ne touche pas aux fidèles. Il n'y a pas de délit de blasphème dans notre pays. Et fort heureusement, il n'y a pas de délit de blasphème, on a le droit de... Il n'y a plus de religion. Non mais c'est une singularité. Il y en a certains qui veulent étendre et remettre en question la laïcité en remettant en question y compris le droit au blasphème, à l'irrévérence, à l'esprit voltérien qui est le nôtre. Je pousse, je pousse, le raisonnement plus loin en disant,

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comme le dit Éric Zemmour d'ailleurs, qui estime que l'islam est une religion qui finalement mélange spiritualité et temporalité. C'est-à-dire le politique et la religion. Sauf que les musulmans de France ne vivent pas dans une dimension parallèle. J'entends bien, mais c'est le discours qu'elle est commune. Mais pourquoi vous y allez ? Aller dans un débat théologien c'est faire injure aux français musulmans qui ont envie de pratiquer leur culte et ne considèrent pas qu'il faut venir respecter la doxa ou le dogme religieux et et venir mordre sur le banc de l'espace public.

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et sera glissée dans le texte, si on est d'accord, l'interdiction progressive du voile dans l'espace public., et quand on pose la question à Jordan Bardella, pourquoi progressive Il y a une crainte. Vous pensez que c'est infaisable ou alors vous pensez que ça peut entraîner des heurts, peut-être même des affrontements. Évidemment, là, on espère que ce soit fantasmé, que ce ne soit pas réel. Peut-être même des heurts intracommunautaire ? Pas de réponse. Oui, parce que... Victor Hérault ou Yves Fréa. Même réponse pour les deux questions d'ailleurs. Ce n'est pas pour faire l'avocat de Jordan Bardella, mais il a apporté une réponse, on jugera bonne ou mauvaise mais qui est assez intéressante à mon sens et j'aimerais entendre Jérôme

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Gatch sur cette réponse-là c'est vrai qu'il ne donne pas de réponse il ne dit pas un ferme oui ou un ferme non en revanche il dit ce sera aux musulmans de répondre ça c'est très intéressant parce qu'il renvoie les musulmans face aux islamistes, face aux plus radicaux en disant c'est aux musulmans de démontrer que leur religion est compatible avec notre république en se désolidarisant et en démontrant que l'islamisme, la radicalité n'est pas leur religion. Est-ce que ça vous êtes d'accord avec sa vision des choses qui est de renvoyer non pas la balle mais le questionnement aux musulmans de dire en quelque sorte montrez pas, montrez pas de blanche, montrez que votre religion ce n'est pas ça. C'est la version de vous. Merci de me résumer le Bardella de ce soir.

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Manifestement j'ai raté quelque chose. C'est-à-dire quelqu'un qui répond pas vraiment aux questions mais laisse ouvert par son silence ou ses ambiguïtés des choses qui sont extrêmement problématiques. D'abord il faut dire une chose, quand monsieur Bardella vient remettre sur la table ces questions-là du voile ou du rapport à l'islam, c'est pour substituer aux questions qui sont essentielles dans le débat public, le pouvoir d'achat, la santé, le logement. On en a beaucoup parlé honnêtement. J'imagine, non mais il sait qu'autour de ces silences et de ces questions, il veut entretenir le fait que le Rassemblement national est prêt à transgresser un certain nombre des principes de notre pays. C'est d'ailleurs assez intéressant de voir qu'il fait ça au moment où,

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sur les questions économiques et sociales, là aussi on a le grand écart et qu'on ne sait pas exactement quel est le projet économique et social du Rassemblement nationale, ça c'est sur la forme sur le fond de la même manière que mettre en doute l'attachement à la République de toutes celles et ceux qui vivent dans ce pays, quelle que soit leur conviction religieuse, de de laisser entendre que la pratique d'une religion les rend pour eux disponibles pour la pratique dévoyée que constitue l'islamisme, qu'il faut combattre le plus résolument possible, et pour lequel il faut le faire avec les outils juridiques, pénaux du renseignement, de la prévention, de la déradicalisation, mais certainement pas. Parce que, je vais vous dire, c'est même contre-productif. Interdire

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la pratique de son culte, à qui que ce soit, c C'est le meilleur moyen de radicaliser la personne. C'est le meilleur moyen de le jeter dans le bras de toutes celles et ceux qui vont dire « Vous êtes dans un pays qui est discriminatoire ». Et que là, on a vraiment la logique de division, de fracture à l'intérieur de la communauté nationale. Et le Rassemblement national, que ce soit avec la préférence nationale ou avec ce genre de chiffon rouge agité en permanence, il a besoin de fracturer les Français. Alors c'est intéressant sur la priorité nationale. Vous parlez des référendums, parce qu'il y en a un référendum dont on ne parle pas suffisamment. Et qui est le plus grave ? Marine Le Pen et le Rassemblement national, depuis deux ans,

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a déposé un texte de proposition de loi constitutionnelle qui est une réforme majeure de la Constitution, qu'elle envisage de faire au lendemain de l'élection présidentielle, si elle est élue présidente et probablement concomitamment au premier tour des élections législatives, qui revient ni plus ni moins qu'à réformer la Constitution par un article 11 alors que la Constitution n'autorise pas de réformer la Constitution ainsi, d'introduire la préférence nationale, de sortir des traités européens et de modifier considérablement l'équilibre des régimes. — Mais qu'est-ce que vous répondez à M. Bardella qui vous dit notre recourse ? — Oui, mais c'est ce qu'il a dit. — Sauf que Charles de Gaulle a été et que depuis le Conseil constitutionnel

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a dit très clairement qu'on ne réforme pas la Constitution par l'article 11. Je dis ça parce que, je vous préviens, c'est ce qui va se passer si elle gagne l'élection présidentielle. Nous aurons une crise institutionnelle et politique majeure... — Jérôme Gage, attendez. Oui, c'est comme si on avait pas... Enfin la démocratie ne se porte pas si bien. Il y a quand même peut-être des éléments. Et on veut entendre vos propositions et vos réponses ce soir. Est-ce que vous estimez que l'outil référendaire, quel qu'il soit sur des questions... Alors là, choisi par le Rassemblement National, est un outil dangereux. Quand on pose la question plus largement à Jordan Bardella, il dit « Pour moi, la Cour suprême, c'est le peuple ». Est-ce que pour vous, c'est une phrase populiste ?

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C'est une phrase dangereuse ? Mais je n'ai aucun problème à muscler dans le défendant régulièrement quand on dit qu'il faut élargir le référendum d'initiative parlementaire qu'on n'arrive pas à mettre en place, quand il faut élargir le référendum d'initiative citoyenne et quand même le gouvernement ou le Président de la République a la faculté d utilisé. Le référendum, l'article 11, il est dans la Constitution, on n'a plus fait de référendum dans ce pays. J'allais dire depuis 21 ans il n'y a pas eu de référendum. Il n'y a pas eu de référendum depuis 2005, dans un moment qui a été extrêmement problématique Parce que ça nourrit le ressentiment populaire, parce que quand un référendum, en l'occurrence le rejet de

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la Constitution européenne, est adopté, enfin pardon, est rejeté par les Français, et que par une pirouette d'indifférenciation politique on arrive On va faire revenir derrière, c'est assez insupportable. Honnêtement, Gérôme Gage, les trois derniers présidents n'ont pas voulu de référendum. Nicolas Sarkozy l'avait théorisé, François Hollande n'a pas osé, et Emmanuel Macron y a renoncé à plusieurs reprises, notamment sur la fin de vie, il aurait peut peut-être pu passer par le... Il les avait prudents de dégère, je venez vous dire. N'exclue pas le recours à cet outil et à sa banalisation. Oui mais pour les Français, cet outil n'est plus utilisé parce que les présidents en ont peur. Oui mais c'est la raison pour laquelle il ne faut pas un président,

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j'ai failli vous dire moi président, je n'ai pas peur du peuple et de venir le consulter sur des sujets pour lesquels je pense que le débat référendaire est un moment de mobilisation collective, d'éducation populaire. – Le problème c'est que si ça va y répondre à un référendum, il répond à un homme, il répond à celui qui pose la question, c'est ça le sujet. – Non mais attendez, est-ce que vous considérez que le référendum est un outil de respiration démocratique ou pas ? Et ensuite il faut que vous mettiez de côté tout ce que… Voilà, où c'est nécessaire, où c'est nécessaire, c'est un outil de respiration démocratique, mais à ce moment-là, je pense, et c'est ça que les Français, à mon avis, critiquent aujourd'hui, c'est qu'il faut élargir l'usage du référendum à davantage de telles

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Aujourd'hui, si on prend l'article 11, c'est pour le mécanisme des organisations des pouvoirs publics et puis des questions sociales et économiques. Alors on peut se raccrocher en disant par exemple, l'aide médicale d'État a des conséquences sociales. Donc on considère que c'est un sujet social. Mais enfin, c'est allé quand même assez loin. Et alors l'autre article, c'est l'article 89. C'est l'article 89, mais il faut passer par les assemblées. C'est très contraignant parce qu'il faut qu'il y ait une forte majorité qui soit comparable dans les deux cas. L'article 89, c'est un article pour réviser la Constitution. Et c'est pour ça que notre conversation portait sur dans l'article 11, avec lequel on n'a pas le droit de réviser la Constitution, mais on pourrait en faire user.

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– Pourquoi on a un débat sur le référendum ? Parce qu'il y a un sentiment de dévitalisation démocratique dans ce pays. – Il y a un sentiment ou une réalité. – Une réalité, non mais parfaitement, je ne le conteste Il n'existe pas. Il y a cette idée qu'il y a un pouvoir politique qui est impuissant, qui n'arrive pas à se mettre d'accord quand il n'y a pas de majorité, et même quand il y a des majorités qui renaclent parfois à organiser les réformes nécessaires sur le système éducatif, sur le système de santé, sur des questions économiques. Donc il ne faut pas... Oui, sur l'immigration. Pourquoi vous ne citez pas ce sujet ? Mais je peux vous citer l'immigration. Mais n'a pas moi pour me faire plaisir, ni à moi, ni à Yves Tréhard, ni à Rocaille à Diallo.

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Est-ce que vous assumez aussi de poser cette question au peuple français sur l'immigration sur le sujet tabou dans la manière de consulter les français ? J'ai défendu l'idée d'une immigration planifiée parce que je pense qu'il faut planifier l'immigration pour réussir l'intégration. Après, si vous faites un texte sur l'immigration ou sur quoi que ce soit, c'est jamais une question unique. Mais que ce soit un projet de loi. C'est un projet de loi avec 20, 30, 40 articles. Donc il faut rentrer à ce moment-là et c'est à ça que c'est la démocratie. Faites confiance à l'intelligence des français ! A l'intelligence des français ! Vous Pourquoi pas ? La Constitution européenne, c'était un gros texte, c'était également... Bruno, qu'est-ce qu'on avait dit à l'époque ?

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Mais ça a été un moment démocratique intéressant et d'acculturation sur les enjeux européens. Mais dans ce cas là, la revitalisation démocratique, ça ne peut pas être que le seul outil du référendum. Franchement, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans l'abstention, l'éloignement, etc ? Moi, je défends l'idée du vote obligatoire avec comptabilisation des bulletins blancs pour dire aux gens que vous avez la possibilité d'exprimer. Vous devez exprimer pour ne pas que vous disiez que ceux qui sont aux responsabilités sont mal élus ou élus de manière trop quasi, parfois même minoritaire quand on est sur des scrutins locaux. Donc à beaucoup d nos concitoyens, à juste titre, ils veulent sortir du jupitérisme, de la verticalité et d'un mode de

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fonctionnement dans lequel il n'y a pas la possibilité de faire évoluer en cours de mandat au regard des engagements qui ont été pris sur des les sujets essentiels. Et il y a plein de thématiques qu'on peut éviter, et il ne faut pas avoir peur des référendums. – À ce titre, à mon avis, le prochain président, si on veut aller dans ce sens-là, aurait bien intérêt à baisser l'exigence de seuil pour les référendums d Initiatives citoyennes, c'est inaccessible. Vous parlez du prochain ou de la prochaine présidence comme si c'était un tapis de rose ou un tapis rouge vers la photo qui est derrière vous à l'Élysée. Mais en attendant, est-ce que c'est un budget du 100 et dès là, on va vous faire réagir. Et vous tous, les premières pistes que nous avons

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dévoilées en exclusivité sur BFM TV grâce au Figaro. Certains retraités qui seront bien mis à contribution. Impossible gel. Bruno Jeudy, Edwige Chevillon, je parle sous votre contrôle des APL pour les étudiants, le gel du point d'indice des fonctionnaires. Déjà la CGT, on pouvait s'y attendre, promet une journée noire. – Elle était déjà prévue de toute façon donc… – Ça c'est vous qui l'avez dit. – – Mettez ça sur le compte de Bruno Jeudy s'il vous plaît, que ce soit entendu et amplifié. – La baisse de la contribution à l'Europe, au budget européen ? – Alors ça je voudrais te dire parce que pardonnez-moi, quand certains partis de là il faut aussi être… enfin juste c'était objectif. Quand le RN l'avait proposé, commencé à proposer « Oh là là,

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Frexit déguisé, masqué » et quand c'est le gouvernement… – Le maire l'a dit sur votre plateau en deux semaines Sonia. – Oui, vous étiez là. Et quand c'est le gouvernement, c'est la voie de la raison. – Mais Sébastien Lecornu n'a qu'un seul interlocuteur dans ce budget, c'est le RN et ce sera très intéressant de voir, ce sera un travail journalistique intéressant quand on aura réellement la copie du gouvernement, de voir la compatibilité avec le contre-budget de l'année dernière ou le contre-budget actuel du RN, de voir quels sont les points qui coïncident. À mon avis, il n'y en aura pas sans les fonctionnaires sur l'Europe. – Je ne suis pas certain qu'il y ait beaucoup de points communs. Ce qui compte là pour Marine Le Pen, c'est que ce budget, au fond,

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elle ne va pas dire qu'elle est pour. C'est qu'elle le laisse passer comme un signal qu'elle envoie vers d'autres yeux, notamment Bruxelles, pour dire qu'elle accepte un budget où il y a 54 Tout le monde fait comme si on avançait tranquillement vers la présidentielle, mais on montre depuis plusieurs jours ce qui est en train de se passer. Les mobilisations, le désespoir, la colère. Vous voyez sur le totem, sur les stations servies jusqu'à 3 Qui aurait pu... On n'est pas encore à 3 euros. 2 ,99€, je l'ai vu à Mougins. Oui, il y avait une autre. Il reste un centimètre. Mais vous vous rendez compte du seuil délirant ? Qui aurait pu croire ? Qui aurait pu même prononcer vers 3 euros le litre ? C'est énorme, c'est énorme. Et vous qu'est-ce que vous faites en attendant ?

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Depuis le début de l'année, le tarif de l'essence a augmenté d'environ 60 centimes et même plus s'agissant du diesel. Donc, dans un pays où l'usage de la voiture est indispensable pour des millions de nos concitoyens, pour le travail, pour faire ses cours... C'est heureux de l'entendre parce que, pardonnez-moi, je suis obligée d'intervenir. Parfois, le Parti Socialiste, c'était les mobilités douces, tout ça, tout ça. Ça ne veut rien dire les mobilités douces. Non mais je veux vous le dire, ça ne veut rien dire. Là encore, ce n'est pas moi qui laisse une révolution. Mais M. Gage, vous êtes bien candidat à la primaire socialistes... Oui, mais moi je veux tenir un discours de vérité. On ne peut pas avoir un discours qui s'adresse uniquement à une partie d'un électorat préservé

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qui vit dans des cœurs des métropoles où il y a des transports en commun de qualité et c'est le cas même s'il y a des difficultés sur le RERB qui dessert l'Essonne mais globalement c'est pas la réalité de plein de gens c'est pas la réalité de ceux pour qui les mobilités pour le coup c'est dur parce qu'il y a besoin de la voiture il y a besoin de deux voitures dans le foyer et il ya besoin de faire des pleins d'essence et là ça devient alors qu'est-ce que les socialistes ils ont parlé à cette france du travail Ils ont parlé à cette France de la bagnole. Ils ont parlé à cette France des clopes et du diesel, comme on dit. Vous n'avez pas l'impression de l'avoir abandonné quand même ? Mais si on est dans cette situation qui n'est pas la plus glorieuse,

17:54

je suis lucide sur l'état dans lequel on est, si on est obligé d'organiser une primaire parce que les gens n'ont pas vu émerger une figure de cet espace de la gauche républicaine. Si on est obligé de le faire, et tant mieux, avec des débats qui vont nous permettre de mettre en avant des propositions, c'est que oui, et ceux qui en sont responsables doivent se battre la coulte, et je m'inclue, puisque je suis un de ces responsables politiques, mais je prends mes responsabilités. Et je dis en effet qu'on ne peut pas tourner le dos aux classes populaires. On ne peut pas avoir un discours qui stigmatise, qui dit que vous devez vous adapter à la transition écologique et considérer que la gauche préfère s'adresser.

18:29

C'est en effet le rapport de 2011 de Terranova que certains d'ailleurs reprennent aujourd'hui. C'est assez marrant. C'est plutôt la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de dire on s'adresse aux minorités, à certains quartiers, à certaines catégories de la population. On a des choses qui lient les Français. Ce qui les lit c'est le rapport au travail et un besoin de dignité. Et là les politiques publiques ne répondent pas à ce besoin de dignité. On a un problème sur le carburant. On ne va pas le régler à chaud dans la crise, mais ce n'est pas normal en France que faire son plein consiste pour moitié à payer des impôts. Je le dis, ce n'est pas normal. C'est une facilité et une paresse que les gouvernements de Groen... Je suis absolument d'accord, sauf que cet impôt sur la consommation

19:13

pour ceux qui font le plein, il pénalise ceux pour lesquels l'usage de la voiture est absolument indispensable, et surtout il se voit et il vient rogner immédiatement le pouvoir d'achat. Et donc là je ne vous dis pas qu'on va faire cette réforme à chaud. Je ne vous dis pas qu'on va faire cette réforme là à chaud dans le moment. Mais il faudra bien le moment venu de faire basculer. Pardonnez-moi, reprenez la nafore. Vous, Président, vous croyez que vous aurez plusieurs mois là si vous étiez au pouvoir ? On vous demanderait matin, midi et soir ce que vous allez Quand je vous dis que le cœur de notre problème, c'est quand vous faites votre plein, il y a 55 % qui sont des impôts et qu'il faudrait peut-être se rapprocher de la moyenne de pays européens dans lequel c'est plutôt 28, 33, 35 % et

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qu'on – Monsieur Gage, pourquoi les pays européens se permettent des baisses ? – – Il faudra le faire ailleurs. Mais Victor, mais non, tu n'hésites plus la vérité. – Un socialiste qui baisse les impôts. – Non, parce que j'ai l'honnêteté. – Vous, vous buvez du petit lait là. – J 'ai l'honnêteté. Évidemment qu'il faut… – Il ne va compenser ailleurs. Évidemment qu'il y a besoin, et c'est la raison pour laquelle la proposition du RN démagogique… La proposition du RN qui dit on va baisser de 20 % à 5 ,5%, etc., t 'es très bien, ça coûte environ 20 milliards d'euros. Donc il faut que nous disent immédiatement où est-ce Il a fait une liste à l'après-verre, mais moi ce qui m'intéresse c'est… Vous comparez avec les autres pays européens.

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Mais pourquoi on ne dit pas que les autres pays européens ont fait tous les efforts avant nous ? Ils ont fait des… Eux, le sang et les larmes, ils les ont eu. La calice, il l'embûche jusqu'à la lit. Et nous, la mère des réformes, on ne l'a pas faite. Comment dans cette situation, M. Getsch, vraiment vous pouvez promettre des jours meilleurs ? Je vais vous dire, ce n'est pas un cadeau pour le prochain président de la République et pour tous ceux qui seront aux responsabilités. Mais oui, je considère qu'il y a des choix collectifs qui doivent être faits dans une logique de compromis et de convergence dans lequel, un, il faudrait former notre modèle de protection sociale et le financement de la protection sociale. Ça ne peut pas être uniquement le travail et le seul travail qui finance

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la protection sociale. Ce n'est pas possible. Il faut donc diversifier avec François Hollande. Oui, la seule différence que je peux avoir avec François Hollande... TVA social, l'augmentation de la CSG, vous êtes sur toi pour commencer. Alors, c'est quoi les ressources du financement de la sécurité sociale ? Vous savez, dans cette présidentielle, ça va être génial parce qu'on va parler de sujets sérieux et on va le faire stylo à la main. Moi, j'ai envie de le faire dans les débats sur les primaires. C'est des cotisations sociales payées par les entreprises. Ces dix dernières années, on a considérablement augmenté les exonérations de cotisations sociales. Certaines sont parfaitement utiles. Sur les 90 milliards d'exonérations de cotisations sociales,

21:36

je vous assure qu'elles n'ont pas toute une efficacité à 100%. Je vous prends un seul exemple. C'est une proposition de la CFDT, c'est des gens raisonnables, quand ils disent qu'il faut conditionner les exonérations de cotisations sociales au fait qu'on ne laisse pas les gens à un niveau de rémunération qui ne bouge pas. Et donc, proposition concrète, si votre salarié reste deux années ou trois années de suite au SMIC, que donc vous ne l'avez pas augmenté, alors vous ne bénéficiez pas du même montant d'exonération de cotisation sociale. Donc d'abord, les entreprises et des exonérations de cotisation sociale qui sont conditionnées. Deuxième acteur qui doit financer la protection sociale, on en parle beaucoup, c'est de savoir est-ce qu'il faut solliciter les salariés ?

22:16

La réponse est non, puisque dans la période ça baisse leur pouvoir d'achat du salaire. Donc troisième proposition, il faut mettre à contribution les hauts patrimoines qui ne financent pas la protection sociale aujourd'hui et donc c'est la proposition que nous avons formulé avec les socialistes d'une CSG spécifique sur les très hauts héritages au-delà de 500 000 euros ou d'un million d'euros, ça concerne à peine 10 % des héritages, et là où on a une extrême concentration. Troisième proposition, et vous allez voir que la quatrième je vais... Non, attendez, vous n'allez pas me faire toute la liste, je vais vous interroger sur la première. Il faut que vous gardiez sous le pied pour la primaire. Ben oui, mais non mais je commence le débat là.

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L'intelligence artificielle et la robotisation détruisent de l'emploi, mais ne financent pas la protection sociale. Sam Hartmann, le patron lui-même d'OpenAI, dit nous avons un tel niveau de concentration de capital et de rente qu'il faut qu'à un moment on la rende sur le financement des modèles sociaux. Donc oui, il faut une contribution. Il fallait taxer les robots. Il faut donc une contribution sur la valeur ajoutée, il disait. Attendez, pour que les robots ne peuvent pas se clindre. J'ajoute un dernier point, vous allez voir. Je suis honnête et je prends le risque de le dire. Et les revenus des retraités qui sont à un niveau, pas parce qu'ils sont retraités, mais parce qu'ils sont à un niveau de contribution à l'effort collectif qui est inférieur à celui des salariés.

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À ce moment-là, il est légitime de poser la question, mais pas de les jeter eux en pâture en premier et surtout en leur disant une chose. Les ressources supplémentaires que vous allez dégager vont financer des besoins qui sont mal satisfaits et qui vous concertent. Victor Hérault vous applaudit. Vous vous rendez compte ? Et Yves Tréard aussi. S'il vous plaît, attendez M. Gage. Je ne le rate plus. Oui mais vous n'êtes pas le seul. Oui mais vous n'êtes pas le seul. Tant mieux. C'est un cocktail de mesures qui donnera la chose si portable plutôt que le sang et les larmes. Vous parlez du cocktail il-explosif en ce moment parce que vous deviez être un peu plus sur la ligne de départ pour la primaire PS Place Publique. Qu'est-ce qui s'est passé autour de M. Philippe Brun ?

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Est-ce que vous lui apportez votre soutien parce qu'on ne sait pas quels sont les tenants et aboutissants de cette affaire de violence ? – Sincèrement, je ne sais pas ce qui s'est passé mais j'ai découvert hier matin au moment où on devait enteriner les candidats sur le départ de la primaire, cette situation hallucinante. Je ne sais pas quel est le fond de l'affaire mais je trouve dingue qu'un candidat qui était en capacité de pouvoir concourir et qu'il y a des choses à dire, ce se retrouve écarté. Alors j'ai deux principes que moi je respecte, c'est croire la parole des victimes et la présomption d'innocence. Et là je trouve que... Parfois c'est contradictoire, Jérôme Gage. Sauf qu'au Parti socialiste on n'a pas trouvé le bon moyen de pouvoir faire... Oui, c'est Et pourquoi ?

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Parce que vous dites d'emblée, je crois la parole des victimes. Et après on verra la présomption d'innocence. Là, vous dites quoi pour M. Braff ? Est-ce qu'il a le droit de participer à la victime ? Il n'y a même pas eu de contradictoire principal Le point principal qui me heurte C'est que dans une famille politique Dans une famille politique La moindre des choses aurait consisté A décrocher son téléphone La veille si la révélation venait de la veille Et dans les jours et semaines qui qui précédaient, puisque manifestement, il y avait des alertes. – Est-ce que ça entache cette primaire ? Est-ce que ça enlève de la légitimité à cette primaire ? – Écoutez, je vous mettais dans cette situation, il faut que cette primaire soit une réussite,

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et donc on va essayer d'y contribuer. – Merci Jérôme Guèche. – Avec des idées du débat, des propositions, du style, du tempérament et de la verbe. Voilà. Merci d'avoir été notre invité, Jordan Bardella, vous tous.