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interviewLCP (sur YouTube)· 3 mars 2025 5 min

Jean-Louis Thiériot : situation en Ukraine et sécurité en Europe - débat à l'Assemblée nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

messieurs les ministres mes chers collègues rarement m'exprimer devant vous aura eu un goût aussi amère après la scène stupéfiante du bureau oval nous savons aujourd'hui que nous pouvons être seul nous savons que l'Ukraine est seule avec ses alliés européens pour sauver ce qui doit l'être de la relation transatlantique je m'épargnerai les propos moralisateurs et les redemontades du style Saro 1936 nous ne laisserons pas Strasbourg sous le feu des canon allemands j'ai simplement une pensée pour les courageux défenseurs de l'Ukraine mourir à la guerre est terrible mourir à la guerre du fait de l'abandon d'un allié est plus terrible encore face à cette crise géopolitique majeure vous avez eu Monsieur le Premier Ministre des mots très justes il nous reste à décider ce que nous Européens voulons être et si nous voulons être tout court il faut prendre le mot crise au sens étymologique de Crisis c'est-à-dire de choix au-delà du destin de l'Ukraine ce qui se joue c'est notre sécurité accepter une capitulation sans garantie ce serait ouvrir la boîte de Pandor des irrédantismes en Europe ce serait rapprocher la Russie Revanchiste des frontières de nos alliés ce serait prouvver que la force prime sur le droit alors oui c'est l'heure décisive pour l'Ukraine pour l'Europe pour la France l'Ukraine n'a pas besoin de mots elle a besoin de nous pour être à la table des négociations avec les nations européennes dans les meilleures condition possible elle a besoin d'armes elle aura aussi besoin de garantie de sécurité et tous nous devrons y contribuer pour les nations européennes seul en charge de la défense en vertu des traités car c'est à la fin des fins toujours pour son drapeau que l'on meurt c'est aujourd'hui sera lié à une forme de gaulisme militaire européen à cette autonomie stratégique dont nous avons tant parlé et qui doit se développer s'il est possible comme pilier européen de l'Alliance mais mais au moins autant que les régiments que nous alignerons notre capacité à peser dépendra de la capacité de nos industries à remonter en puissance il faut concevoir européen produire européen acheter européen je pense à Edip bien sûr qui ne devra jamais devenir le cheval de TR d'une mortifère BITD transatlantique et i à certains moment le communautaire estreelourd faisons-le entrealiier avec des coalitions adhoc intergouvernemental quant à la France puissance dotée de l'arme nucléaire membre permanent du Conseil de sécurité elle a une responsabilité particulière elle doit accélérer la mise en œuvre de la LPM et aller plus loin en s'interrogeant sur le format de nos armées conventionnelles qui épaulent notre dissuasion il nous faut plus de frégates pour assurer nos libertés maritimes plus de rafales pour entrer en premier sur les théâtres surtout dans le cas aujourd'hui pas forcément théorique où les F35 seraient cloués au sol en raison de la défaillance d'un allié pour notre armée de terre il nous faut réfléchir à son format notamment aux capacités de frappe dans la profondeur dans la tranche des 500 1500 km cela ne sera possible qu'en sécurisant nos industriels avec des contrats de long terme en les poussant au grand export en draînant l'épargne des Français et en créant une finance de guerre qui permette de recapitaliser nos entreprises la défense est globale pas de défense forte sans économie forte durant la Guerre Froide nous en étions à 3 ou 4 % du PIB pour la défense cela n'a pas paralysé la la croissance l'heure aujourd'hui est sans doute au quoi qu'il en coûte pour la défense à l'heure d'achever je pense à un discours tenu ici même il y a 90 ans en mars 1935 par Paul Renault inspiré par le général de Gaulle il appelait à la création du corps blindé qui nous a tant fait défaut en 1940 nos collègues d'alors ne l'avaient pas entendu hélas son discours s'achev par ces mots entre la catastrophe et nous il n'y a que la force de nos volontés ne recommençons pas la même erreur ayons cette force de volonté notre groupe monsieur le Premier ministre est totalement derrière vous car les munies d'aujourd'hui préparent les sedans de demain merci beaucoup mon cher collègues

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