Primaire PS : pour Patrick Kanner, "la question sera de choisir la personnalité qui pourra aller le plus loin possible"
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Chapitres
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Questions et réponses
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Comment cette primaire va-t-elle s'organiser ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Qui seront les candidats ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Est-ce que le périmètre de cette primaire pourrait être élargi ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Cette primaire, est-ce qu'elle pourrait venir ?
- 4:13RelanceRéponse directe
Pourquoi est-ce que ça marcherait cette fois-ci ? Est-ce que ce n'est pas devenu une machine à perdre, la primaire ?
- 6:05OuverteRéponse partielle
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous avons décidé hier à une très large majorité, 75% de votants favorablement à cette opération »
- 1:47Invité politiqueChiffre
« Tout Français, vous-même peut-être, pourra à partir de 15 euros ou à 10 euros pour une tarification sociale, s'inscrire dans cette démarche dynamique »
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« La seule, la seule aujourd'hui dans les partis de gauche, puisque Mme Tondelier a été désignée par, entre guillemets, ses instances nationales »
- 3:48Invité politiqueFait
« M. Mélenchon, c'est le vote inutile »
- 4:00Invité politiqueFait
« Il faut l'intégrer, parce que c'est la seule hypothèse où on est sûr que Mme Le Pen deviendra présidente de la République »
- 7:22Invité politiqueFait
« Si vous regardez le déficit budgétaire de notre pays, nous sommes dans une catastrophe absolue »
- 7:48Invité politiqueChiffre
« Nous gérons encore aujourd'hui 15 villes de plus de 100 000 habitants »
Temps de parole
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Et à 7h43, c'est l'invité d'Ici Matin. Le Conseil National du Parti Socialiste a validé hier soir les modalités d'organisation de sa primaire pour 2027. Un processus qui permettra de désigner un ou une candidate pour l'élection présidentielle de l'an prochain. Comment cette primaire va-t-elle s'organiser ? Nous sommes en direct, Thomas, avec le sénateur du Nord, Patrick Cannaire. Bonjour Patrick Cannaire. Bonjour à vous. Cette primaire sera organisée sur deux week-ends au mois d'octobre. Le week-end du 9-10 octobre pour le premier tour et le suivant celui du 16 et 17 octobre pour le second. Qui seront les candidats ?
Tous ceux qui voudront y aller, qui auront obtenu les parrainages nécessaires ?
Oui, effectivement. Nous avons décidé hier à une très large majorité, 75% de votants favorablement à cette opération, qui va s'appeler d'ailleurs Choisir 2027. Nous avons décidé donc de permettre finalement à la meilleure ou aux meilleurs d'entre nous de pouvoir candidater pour cette élection majeure, éviter aussi pour ce qui me concerne, nous concerne socialistes, la catastrophe de voir arriver au pouvoir l'extrême droite au travers de Mme Le Pen et de M. Bardella. A partir de là, donc aujourd'hui, nous connaissons certains des candidats.
Jérôme Gage, député de l'Essonne, Philippe Brun, député de l'Eure, Ségolène Royal, qui a priori semble être candidate, et bien sûr, et bien sûr, Raphaël Gluckman, qui annonçait sa candidature dimanche soir. Donc peut-être que d'autres viendront nous rejoindre dans cette dynamique. Moi, je le souhaite, de manière à ce qu'il y ait un choix offert aux Français, parce que ce n'est pas uniquement une primaire ouverte aux à peu près 50 000 militants socialistes et de places publiques. Tout Français, vous-même peut-être, pourra à partir de 15 euros ou à 10 euros pour une tarification sociale, s'inscrire dans cette démarche dynamique.
D'ailleurs, la seule, la seule aujourd'hui dans les partis de gauche, puisque Mme Tondelier a été désignée par, entre guillemets, ses instances nationales, M. Mélenchon a été désigné par lui-même. Et au Parti communiste également, Fabien Roussel, et au Parti communiste, par les instances du Parti communiste. Donc, effectivement, c'est une démarche originale.
Est-ce que le périmètre de cette primaire pourrait être élargi ? Vous avez cité Raphaël Gluckman, dont le parti Place Publique est associé à ce processus. Est-ce que la primaire, telle qu'elle est pensée aujourd'hui, pourrait permettre d'intégrer d'autres mouvements, d'autres candidats ?
Oui, tout à fait, puisqu'elle se base sur une charte commune que nous avons aussi adoptée hier, basée notamment sur les déclarations de principe du Parti socialiste européen, visant à défendre les services publics, visant à défendre la justice sociale et fiscale, bien sûr intégrant la question de la révolution écologique qui aujourd'hui s'impose, je pense, à toutes et à tous, et surtout aussi défendre l'Union européenne, y compris dans ses combats internationaux, je pense en Ukraine ou au Moyen-Orient. Donc, dans ce cadre-là, oui, d'autres peuvent nous rejoindre. Et certains peuvent changer d'avis.
Vous avez cité, par exemple, Marine Tondelier, si jamais elle veut se présenter. En disant, finalement, c'était une bonne idée. Cette primaire, est-ce qu'elle pourrait venir ?
Écoute, bien sûr, bien évidemment. Très honnêtement, je pense que c'est une hypothèse qui se fragilise, notamment avec la dernière missive, la dernière lettre de Mme Tondelier qui vise à raccrocher toute la gauche de LFI à place publique. Bon, très honnêtement, je pense qu'il faut le dire. Nous, nous voulons ne pas pactiser, ne pas s'allier avec Jean-Luc Mélenchon, qui est sûrement un bon candidat de premier tour. Chacun peut le reconnaître, sa quatrième campagne, lui dire qu'il a du savoir-faire. C'est un excellent orateur, un grand dialecticien, bon candidat de premier tour, mais le plus mauvais au second tour pour espérer battre Mme Le Pen. Je dis souvent que M.
Mélenchon, c'est le vote inutile. Il faut l'intégrer, parce que c'est la seule hypothèse où on est sûr que Mme Le Pen deviendra présidente de la République. Est-ce que c'est ça que l'on veut pour le pays ? Notre réponse, c'est non.
Ici Nord, 7h47, nous sommes en direct avec Patrick Caner, sénateur du Nord et président du groupe socialiste au Sénat. Patrick Caner, vous avez déjà organisé des primaires au PS en 2012, en 2017, en 2022. Ça a marché une fois sur les trois. Pourquoi est-ce que ça marcherait cette fois-ci ? Est-ce que ce n'est pas devenu une machine à perdre, la primaire ?
C'est un risque. Bien évidemment, on regarde de l'histoire que vous venez d'évoquer, mais est-ce qu'il y a meilleure solution ? Une primaire, c'est quand même un mode de départage intéressant qui permet tout d'abord d'avoir un vrai débat public et transparent devant l'opinion publique, devant les électeurs. Et j'espère que les débats que nous allons organiser seront... Mais aussi des désaccords qui seront aussi publics, ça peut aller dans les deux sens. Alors, les désaccords, vous savez, entre socialistes, entre sociodémocrates engagés sur le plan européen, finalement, nos désaccords, je pense, seront très faibles.
La question, ce sera le choisir la bonne personnalité qui permettra d'aller le plus loin possible, sachant que celui ou celle qui sera choisi, vous l'avez évoqué dans les dates mi-octobre, aura très peu de temps pour renverser la table. M. Mélenchon, aujourd'hui, est numéro un dans les sondages, mais il est numéro un par défaut, parce qu'il n'y a pas de candidat social-démocrate clairement identifié dans cette perspective. Donc, moi, j'espère qu'il y aura une dynamique et qu'on montrera qu'il faut arrêter d'être comme le lapin dans les phares du camion, subjugué par M. Mélenchon. M.
Mélenchon est, encore une fois, une forte personnalité, mais quelle est la réalité, finalement, de ce que gèrent aujourd'hui les filles, certes, des villes qui ont été gagnées il y a quelques mois, personne ne peut le nier, mais aucune région, aucun département. Et le premier groupe parlementaire, aujourd'hui, à gauche, c'est le groupe socialiste, avec les députés socialistes et les sénateurs, donc, j'ai l'honneur de piloter en tant que président de groupe.
Vous avez cité les candidats qui sont d'ores et déjà déclarés pour participer à cette primaire. Il y en a d'autres qui ne sont pas encore déclarés, mais dont les noms reviennent régulièrement. Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, François Hollande également, qui prépare des choses de son côté. Vous avez un favori ?
À titre personnel, moi, je considère qu'il nous faut choisir, encore une fois, celui ou celle qui pourra porter d'abord le flambeau au premier tour et ensuite pouvoir se qualifier et espérer battre par un grand rassemblement, une sorte de fond républicain. À nouveau, je sais bien que ce n'est plus à la mode, mais c'est comme ça. Donc, c'est ça qui nous est imposé. Moi, je participerai à cette primaire, non pas comme candidat, vous l'avez compris, mais comme homme politique, national. Je considère qu'il y a là un enjeu qui est majeur.
Et encore une fois, moi, je me battrai pour que celle ou celui qui sortira gagnant de cette primaire puisse montrer qu'il y a une voie potentielle pour cette gauche qui n'est pas celle de M. Mélenchon, encore une fois, même si je considère qu'il ne faut pas tout baser sur l'opposition de M. Mélenchon. Donc, battons-nous sur nos valeurs, battons-nous sur nos bilans, battons-nous sur ce que nous avons fait pour les Français. Vous citez François Hollande. Effectivement, entre 2012 et 2017, j'ai été son ministre pendant trois ans, je peux vous dire que la France, elle est beaucoup mieux qu'elle ne va aujourd'hui.
Si vous regardez le déficit budgétaire de notre pays, nous sommes dans une catastrophe absolue. François Hollande a redonné le pays une dimension sur le plan budgétaire d'équilibre potentiel. Donc, voilà, je pense que les socialistes n'ont pas à raser les murs, n'ont pas à être honteux de leur bilan. Ils représentent une force politique très présente encore sur le plan territorial. Nous l'avons vu au niveau municipal. Nous gérons encore aujourd'hui 15 villes de plus de 100 000 habitants. 15 villes de plus de 100 000 habitants. Donc, n'ayons pas peur de nous-mêmes. Soyons fiers, finalement, de ce que nous avons été et de ce que nous pouvons porter.
Et c'est comme cela que, je pense, le bon candidat se dégagera le moment venu.
Merci beaucoup, Patrick Cader, d'avoir accepté notre invitation ce matin, sénateur PS du Nord. Et bonne journée à vous. Merci. Merci. Merci. Merci.
Patrick Kanner