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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & électionsEurope & international

Bruno Le Maire : « Nous approchons à grands pas d’un accident financier »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'avec tout ça, il n'y a pas aussi une volonté de faire oublier les critiques, de faire oublier que vous êtes l'homme aux milliards de dettes ?

  • 3:18OuverteRéponse partielle

    Mais c'est aussi un peu votre égo qui parle. Ça vous a blessé, toutes ces critiques dont vous avez fait l'objet ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Lesquelles ? Sur les retraites particulièrement

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Vous pensez que ça va passer, Mme Le Maire ?

  • 5:49OuverteRéponse partielle

    La lettre aux entrepreneurs de Sébastien Cornuys, c'est une erreur politique ?

  • 6:30RelanceRéponse directe

    Ce qu'il demande, pour le moment, c'est le Rassemblement National. Ce rabais, c'est un peu étonnant de la part d'un Européen convaincu comme vous.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, la dette n'est pas à 1 000, elle est à plus de 1 300 milliards. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 300 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis que je suis parti. »
  • 2:15Invité politiqueChiffre
    « Quand j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt moyens étaient à 1%. »
  • 2:19Invité politiqueChiffre
    « Ils vont dépasser les 5% les semaines qui viennent. »
  • 2:22Invité politiqueChiffre
    « Vous avez un taux de chômage à 7,6%. Il approche les 9% aujourd'hui. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « L'écart de taux entre l'Allemagne était de 30 points. Il va dépasser les 100 points aujourd'hui. »
  • 2:33Invité politiqueChiffre
    « La dernière année où j'étais ministre de l'Économie et des Finances sur une année pleine, 2023, la croissance a approché les 2%. »
  • 4:34Invité politiquePromesse
    « Sur les retraites, je propose la désindexation d'un point de toutes les pensions de retraite, sauf le minimum de vieillesse. »
  • 4:37Invité politiquePromesse
    « Je propose de supprimer également l'abattement de 10%. »
  • 4:40Invité politiquePromesse
    « Je propose de geler l'avancement des fonctionnaires. »
  • 4:43Invité politiquePromesse
    « Je propose de geler le point d'indice des fonctionnaires. »
  • 4:47Invité politiquePromesse
    « Je propose de désindexer toutes les aides sociales. »
  • 6:09Invité politiquePromesse
    « La première, c'est que nous demandions un rabais sur la contribution de la France à l'Union Européenne. »
  • 13:26Invité politiquePromesse
    « On voyait tout à l'heure affiché 70 jours pour l'examen du budget, je propose 30 jours maximum. »
  • 13:33Invité politiquePromesse
    « Le ministre des Finances, il doit avoir un droit de veto sur les propositions de dépenses des ministres. »
  • 15:43Invité politiquePromesse
    « J'appelle une nouvelle cinquième république dans laquelle vous aurez dix ministres qui seront définis dans la constitution. »
  • 15:48Invité politiquePromesse
    « Dans laquelle vous supprimez le 49-3, mais en échange vous ne pouvez plus renverser le gouvernement et le censurer si vous n'avez pas une majorité alternative. »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire78 %
  • Présentateur11 %
  • ?8 %
  • Présentateur 22 %

≈ 49 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation à l'incipient ministre de l'économie et des finances.

0:17
Locuteur

C

0:17
Présentateur

'était entre 2017 et 2024 une interview en partenariat avec la presse régionale, comme tous les jours, représentée ce matin par Fabrice Vesser-Redon, du groupe EBRAS, les journaux de la façade Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Aurélien, bonjour Bruno Le Maire.

0:30
Locuteur

Bonjour.

0:31
Présentateur

Bruno Le Maire, vous êtes de retour, de retour sur la scène médiatique, de retour sur le fond, sur les idées. Vous avez publié un manifeste pour une autre France. Que préparez-vous

0:40
Locuteur

?

0:41
Bruno Le Maire

Je défends une vision de la France à un moment où on le voit bien,

0:44
Locuteur

il

0:44
Bruno Le Maire

y a des inquiétudes qui sont très profondes. Je vous passe un message très simple, c'est que le pays en a connu d'autres,

0:50
Locuteur

dans

0:50
Bruno Le Maire

sa très très longue histoire,

0:52
Locuteur

et

0:53
Bruno Le Maire

que si nous prenons vite les bonnes décisions, nous avons tout pour être un pays qui est réussi au XXIe siècle. Simplement des réformes ne suffiront pas. Ce que je dis dans mon manifeste à une autre France, qui est disponible sur mon site internet, uneautrefrance.fr, c'est que maintenant il faut changer de modèle.

1:08
Locuteur

Le

1:09
Bruno Le Maire

modèle est complètement à bout de souffle. C'est un modèle qui redistribue des richesses avant d'en produire. C'est un modèle où il n'y a plus d'autorité de l'État, parce que tout le monde se mêle de tout, et plus personne n'est responsable de rien. C'est un modèle dans lequel les États européens sont divisés, alors qu'ils devraient se rassembler. J'ai proposé que six États se rassemblent dans une fédération d'États-nations. Donc nous sommes arrivés au bout de 40-50 années d'histoire. Il faut refonder le modèle, comme le général de Gaulle avait su le faire en 1958. La situation était aussi dramatique

1:38
Locuteur

qu

1:39
Bruno Le Maire

'en 1958.

1:40
Locuteur

La

1:40
Bruno Le Maire

refondation doit être aussi profonde qu'en 1958.

1:43
Présentateur

– On va revenir sur les propositions. Est-ce qu'avec tout ça, il n

1:46
Locuteur

'y a

1:46
Présentateur

pas aussi une volonté de faire oublier les critiques, de faire oublier que vous êtes l'homme aux milliards de dettes ? C'est comme ça que vous ont surnommé à un moment vos adversaires

1:55
Locuteur

? – Oui,

1:56
Bruno Le Maire

c'est pour ça que je veux remettre aussi les points sur les i. Aujourd'hui, la dette n'est pas à 1 000, elle est à plus de 1 300 milliards. Il y a

2:03
Locuteur

eu

2:03
Bruno Le Maire

300 milliards d'euros de dettes supplémentaires depuis que je suis parti. Donc on voit bien que ce n

2:07
Locuteur

'est

2:07
Bruno Le Maire

pas un problème de personne, c'est un problème de système. Vous avez donné les chiffres tout à l'heure. Je veux aussi rétablir un certain nombre de vérités et remettre les points sur les i. Quand j'étais ministre des Finances, les taux d'intérêt moyens étaient à 1%. Ils vont dépasser les 5% les semaines qui viennent. Vous avez un taux de chômage à 7,6%. Il approche les 9% aujourd'hui. L'écart de taux entre l'Allemagne était de 30 points. Il va dépasser les 100 points aujourd'hui. Et la dernière année où j'étais ministre de l'Économie et des Finances sur une année pleine, 2023, la croissance a approché les 2%.

2:40
Locuteur

Vous

2:41
Bruno Le Maire

m'entendez ? Les 2%.

2:43
Locuteur

Aujourd

2:43
Bruno Le Maire

'hui, on est quasiment en récession avec 0,4% de croissance. Donc je reviens aussi pour remettre les points sur les i, sur ce que nous avons fait en matière économique, sur la manière dont je me suis battu pour réduire la dépense publique en me retrouvant face à des oppositions qui ne voulaient rien entendre, rien accepter comme réduction de dépense. Et au moment où je proposais un plan de redressement complet de nos finances publiques, le président de la République a fait le choix de la dissolution.

3:10
Locuteur

Donc

3:10
Bruno Le Maire

après 2 ans de silence, à un moment où la situation financière est aussi grave, j'appelle chacun à prendre ses responsabilités. Je prends les miennes, que chacun prenne les.

3:18
Présentateur

Mais c'est aussi un peu votre égo qui parle. Ça vous a blessé, toutes ces critiques dont

3:22
Locuteur

vous avez fait l'objet ? Ce n'est pas du tout une question

3:24
Bruno Le Maire

d'égo. C'est une question d'intérêt supérieur

3:26
Locuteur

de la nation française. Je veux

3:27
Présentateur

rétablir la vérité.

3:28
Locuteur

Parce qu'on ne bâtit… C'est que

3:29
Présentateur

quelque part, la personne que vous êtes a été touchée.

3:32
Bruno Le Maire

Mais vous êtes toujours touchée par les critiques, c'est normal. Mais ce n

3:35
Locuteur

'est

3:35
Bruno Le Maire

pas le sujet. Le sujet, c'est que la situation de la France aujourd'hui est dramatique.

3:40
Locuteur

Nous

3:40
Bruno Le Maire

nous approchons à grands pas d'un accident financier majeur.

3:44
Locuteur

Où

3:44
Bruno Le Maire

ce n'est plus le peuple français et son gouvernement qui décidera librement de ce qu'il faut faire pour redresser les comptes de la nation. Mais ce sera la Banque Centrale Européenne. Et donc, non seulement je rétablis un certain nombre de vérités, parce que je pense qu'au bout de 2 ans, c'est bien de le faire. Mais surtout, j'explique, avec l'expérience qui est la mienne, ce qui est nécessaire de faire pour reprendre le contrôle de nos finances publiques. Vous voyez, on a un débat là aujourd'hui sur… Faut-il désindexer ou non les pensions de retraite ? Mais je veux le dire avec beaucoup de clarté. Non seulement il le faut,

4:15
Locuteur

mais

4:15
Bruno Le Maire

c'est totalement insuffisant.

4:17
Locuteur

Si

4:17
Bruno Le Maire

nous voulons vraiment reprendre la maîtrise de nos comptes publics, il faut que dès ce budget 2027, il y ait des décisions bien plus radicales, bien plus profondes pour nous assurer notre liberté financière.

4:30
Présentateur

– Lesquelles ? Sur les retraites particulièrement

4:32
Locuteur

?

4:32
Bruno Le Maire

– Sur les retraites, je propose la désindexation d'un point de toutes les pensions de retraite, sauf le minimum de vieillesse. Je propose de supprimer également l'abattement de 10%. Je propose de geler l'avancement des fonctionnaires. Je propose de geler

4:45
Locuteur

le

4:45
Bruno Le Maire

point d'indice des fonctionnaires.

4:47
Locuteur

–

4:47
Bruno Le Maire

Je propose de désindexer toutes les aides sociales. –

4:51
Locuteur

C'est la rigueur, c'est la rigueur. – Sauf le RSA ? – C'est une

4:53
Présentateur

politique de rigueur.

4:54
Bruno Le Maire

– Non, c'est une politique de lucidité

4:56
Locuteur

et

4:57
Bruno Le Maire

de reprise en main de nos comptes publics. –

5:00
Locuteur

Mais vous pensez que ça va

5:01
Présentateur

passer,

5:01
Locuteur

Mme Le Maire ? –

5:02
Bruno Le Maire

Je vous dis

5:02
Locuteur

simplement… – Le

5:03
Présentateur

gouvernement était contraint de suspendre la réforme des retraites.

5:05
Locuteur

– Je dis simplement… – Vous pensez que vos mesures qui sont

5:07
Présentateur

encore plus dures vont passer ?

5:08
Locuteur

–

5:08
Bruno Le Maire

Je dis simplement ce qu'il est nécessaire de faire, si on veut dire la vérité aux Français, sur la reprise en main de nos comptes publics, et après pouvoir réinventer réellement notre futur. Mais j'ajoute à ça, au-delà de ces mesures de désindexation qui permettent effectivement de trouver vraiment des sommes qui sont significatives, moi j'aurais maintenu la surtaxe à l'impôt sur les sociétés.

5:28
Locuteur

Parce

5:29
Bruno Le Maire

que ça me paraît très difficile d'expliquer aux Français, aux retraités, aux fonctionnaires, que oui, une désindexation est nécessaire, mais que dans le même temps, on va revenir sur l'effort qui est demandé aux entreprises. La justice, vous m'entendez ?

5:43
Locuteur

La

5:44
Bruno Le Maire

justice,

5:44
Locuteur

c

5:44
Bruno Le Maire

'est la clé

5:45
Locuteur

de

5:46
Bruno Le Maire

mesures qui puissent être acceptables par les

5:48
Locuteur

gens. – Donc la

5:49
Présentateur

lettre aux entrepreneurs de Sébastien Cornuys, c'est une erreur politique ?

5:51
Locuteur

–

5:51
Bruno Le Maire

Mais les entrepreneurs qu'on soutienne les PME,

5:53
Locuteur

qu

5:53
Bruno Le Maire

'on soutienne les TPE, oui, mais quelle est la meilleure manière de les soutenir

5:56
Locuteur

?

5:56
Bruno Le Maire

C'est d'avoir des taux d'intérêt qui baissent,

5:58
Locuteur

pour

5:59
Bruno Le Maire

qu'ils puissent emprunter, innover, investir. Et pour ça, il faut reprendre le contrôle de nos finances publiques. J'ajoute

6:07
Locuteur

deux

6:07
Bruno Le Maire

propositions qui me paraissent importantes. La première, c'est que nous demandions

6:12
Locuteur

un

6:13
Bruno Le Maire

rabais sur la contribution de la France à l'Union Européenne.

6:16
Locuteur

Tout

6:16
Bruno Le Maire

simplement parce qu'aujourd'hui, on a un niveau de vie moyen en France qui est hélas inférieur au niveau de vie moyen des autres Européens. Donc je ne

6:23
Locuteur

vois

6:23
Bruno Le Maire

pas pourquoi nous ne demanderions pas, comme d'autres pays, comme l'Allemagne, comme le Danemark, comme l'Autriche,

6:28
Locuteur

un rabais sur la contribution. C'est un peu

6:30
Présentateur

étonnant de la part d'un Européen convaincu comme vous de demander un rabais. Ce qu'il demande, pour le moment, c'est le Rassemblement National.

6:35
Bruno Le Maire

Mais on peut être un Européen convaincu, faire des propositions très fortes comme la Fédération d'États-Nations, et en même temps se dire qu'il faut qu'on arrête de financer avec l'argent des Français la construction d'autoroutes dans le sud de l'Espagne ou dans l'est de la Pologne. Tout simplement parce que c'était justifié il

6:51
Locuteur

y

6:51
Bruno Le Maire

a 15 ou 20 ans quand il y avait un rattrapage qui était nécessaire, mais ça ne l'est plus aujourd'hui. –

6:55
Locuteur

Mais vous

6:55
Présentateur

pensez que ça va passer auprès de nos voisins européens ? –

6:58
Bruno Le Maire

Mais je

6:59
Locuteur

pense que nos voisins européens, ils peuvent comprendre… – Pourquoi nos voisins

7:00
Présentateur

européens, qu'une économie en meilleure santé, eux, financeraient pour nos

7:04
Locuteur

autoroutes ? – Ils peuvent

7:04
Bruno Le Maire

comprendre, je pense, que la situation financière de la France, elle est préoccupante pour toute la zone euro, elle fragilise toute la zone euro, et que faire en sorte que la France puisse être soulagée de 5 milliards d'euros par an, c'est l'intérêt collectif aussi. Il faut être lucide. La première qualité aujourd'hui d'un responsable politique français, c'est la lucidité. Et la deuxième, c'est le courage. pour tenir, tirer les conséquences du constat

7:28
Locuteur

que l'on peut faire. – Oui, mais pourquoi nos

7:29
Présentateur

voisins qui, eux, ont fait les réformes pour établir leurs finances publiques, devraient payer pour nous, et nous, on devrait…

7:35
Locuteur

– On ne leur demande pas de payer, on demande juste de contribuer

7:37
Bruno Le Maire

moins, le temps que nous rétablissions nos finances publiques, et que la France sorte de l'ornière financière dans laquelle elle est. Quel est l'intérêt des autres pays européens, notamment de la zone euro ? Est-ce qu'il y a un accident financier

7:49
Locuteur

en

7:49
Bruno Le Maire

France ?

7:50
Locuteur

–

7:50
Présentateur

De

7:50
Locuteur

votre

7:51
Présentateur

point de vue, Bruno Le Maire, il y

7:53
Locuteur

a

7:53
Présentateur

des pays qui ont réussi à redresser vraiment, réellement,

7:56
Locuteur

en Europe ? –

7:58
Bruno Le Maire

La Grèce l'a fait, le Portugal l'a fait, l'Espagne l'a fait, derrière la situation du Portugal. Simplement, ces pays l'ont fait contraints et forcés. Ils l'ont fait parce que le FMI, dans le cas de la Grèce, est intervenu et a obligé, et que les autres Européens ont obligé la Grèce à prendre des mesures très dures. C'est justement, par amour profond de mon pays,

8:18
Locuteur

ce

8:18
Bruno Le Maire

que je veux éviter à la France. La situation où nous ne sommes plus libres de notre destin, et où c'est la Banque Centrale Européenne qui va nous dire ce qu'il faut faire. Vous voyez, quand je vois qu'on a retiré la réforme des retraites, qu'on a eu tellement de mal à faire passer, mais aujourd'hui, elle rapporterait plusieurs milliards d'euros. Quelle inconséquence ! Vous voyez bien que sur les

8:37
Locuteur

dépenses de l'État…

8:38
Présentateur

– Est-ce qu'il y avait d'autres choix ? C'est-à-dire, vous, à la place du Premier

8:40
Locuteur

ministre, vous n'auriez pas

8:41
Présentateur

suspendu la réforme ?

8:42
Bruno Le Maire

– Personnellement, j'ai fait un autre choix, je suis parti. En 2024, il y a

8:45
Locuteur

eu

8:45
Bruno Le Maire

la dissolution, et le choix qui a été fait par le président de

8:48
Locuteur

la

8:48
Bruno Le Maire

République, c'est entre le rétablissement des comptes que je proposais

8:52
Locuteur

et

8:52
Bruno Le Maire

le chaos politique,

8:53
Locuteur

le

8:54
Bruno Le Maire

choix de la dissolution du chaos politique.

8:55
Locuteur

–

8:55
Bruno Le Maire

Ce que vous nous dites,

8:56
Locuteur

Bruno Le Maire ? –

8:56
Bruno Le Maire

Donc, je

8:57
Locuteur

suis

8:57
Bruno Le Maire

parti, et je dis haut et fort qu'abandonner la réforme des retraites, augmenter les impôts et renoncer, comme l'a très bien dit Christine Ladard tout à l'heure, à tout ce qui avait fait la politique économique depuis 2017 jusqu'à 2024, eh bien, c'est profondément regrettable.

9:14
Présentateur

– Vous nous dites que pendant les 7 ans, vous avez été dans le gouvernement, les gouvernements Macron,

9:19
Locuteur

vous

9:20
Présentateur

avez été freiné

9:20
Locuteur

dans

9:21
Présentateur

ce que vous vouliez faire pour la France ?

9:23
Bruno Le Maire

– C

9:23
Locuteur

'est

9:23
Bruno Le Maire

un secret de polychinelle, la bataille pour réduire les déficits, pour réduire la dépense. Depuis 2021, où j'ai dit, nous devons sortir du quoi qu'il en coûte, c'était une bataille de tous les instants,

9:34
Locuteur

avec

9:35
Bruno Le Maire

des victoires, avec des économies qui ont été faites,

9:38
Locuteur

et

9:38
Bruno Le Maire

puis des défaites. Et au bout du compte, une sanction qui a été celle de la dissolution, qui a mis le pays dans un état de confusion et de désordre politique complet, et quand il y

9:50
Locuteur

a

9:50
Bruno Le Maire

de la confusion et du désordre, on perd le fil de sa politique économique,

9:54
Locuteur

on

9:54
Bruno Le Maire

abandonne la réforme des retraites, on abandonne la politique de soutien aux entreprises, on augmente les impôts, et on se retrouve dans la situation où nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire une situation périlleuse pour le pays. Il faut en sortir. Et pour en sortir, il n'y a qu'une seule façon de faire, c'est prendre des décisions puissantes, et les prendre maintenant.

10:12
Locuteur

– Est-ce que les

10:12
Présentateur

circonstances sont réunies ? Est-ce que les conditions sont réunies ? Vous évoquiez De Gaulle tout à l'heure.

10:18
Locuteur

Qu

10:18
Présentateur

'est-ce qu'il faudrait pour qu'il y ait cet électrochoc que les Français demandent

10:23
Locuteur

? –

10:23
Bruno Le Maire

Alors c'est la grande question.

10:26
Locuteur

Est

10:26
Bruno Le Maire

-ce que les responsables politiques,

10:27
Locuteur

– Que

10:28
Bruno Le Maire

vous êtes. – Nous tous, dont je fais partie, sont suffisamment lucides pour dire que la situation est grave

10:33
Locuteur

? Nous

10:33
Bruno Le Maire

mettons de côté nos intérêts politiciens, nos intérêts du moment, nous nous hissons à la hauteur de la situation,

10:40
Locuteur

et

10:40
Bruno Le Maire

à la hauteur des attentes des Français,

10:42
Locuteur

et

10:43
Bruno Le Maire

nous prenons maintenant les décisions que les circonstances exigent.

10:46
Locuteur

C

10:47
Bruno Le Maire

'est ce que je propose,

10:48
Locuteur

et

10:48
Bruno Le Maire

je le fais en mettant, comme aucun autre responsable politique, carte sur table.

10:53
Locuteur

Donc

10:54
Bruno Le Maire

je dis effectivement, désindexation, baisse des gèles des traitements des fonctionnaires, tout ce que je vous ai indiqué précédemment, baisse de la contribution de la France à l'Union européenne, puis j'ajoute aussi des

11:05
Locuteur

décisions… – Mais vous ne répondez pas à ma question. – Mais comment vous

11:07
Présentateur

faites passer ça au Parlement par

11:09
Locuteur

jour ? – Oui, c'est une autre

11:10
Bruno Le Maire

option. J'ajoute à ça des décisions qui doivent être faites, il ne

11:13
Locuteur

faut

11:13
Bruno Le Maire

pas baisser le traitement des ministres,

11:15
Locuteur

il

11:15
Bruno Le Maire

faut réduire le nombre de ministres dans le gouvernement, passer à 10 ministres par un de plus, il faut réduire les tailles des cabinets, pas 15 mais 5 membres. Ça c'est des décisions qui sont fortes et puissantes. – Soit vous faites cela, et vous faites le choix de vous hisser à la hauteur des circonstances, soit vous attendez la crise, mais elle est inévitable.

Et dans le fond, quand vous discutez derrière les caméras, derrière ces plateaux de télévision, avec les responsables politiques qui se cachent, qui se plantent, qui ne disent pas la vérité, qui se tortillent, qui hésitent entre une position et une autre, qui se gondolent, qui ne tiennent pas une position claire, ferme, comme les circonstances l'exigent, ils vous disent vous-mêmes, on va attendre la crise, elle va arriver, alors pourquoi est-ce qu'on prendrait le risque de s'exposer face aux Français à annoncer des mesures impopulaires ?

Moi j'appelle chacun à s'élever à la hauteur de la gravité des circonstances, à se rassembler, à oublier les querelles politiciennes, et à comprendre que personne n'a rien à y gagner, ni la France, ni les Français, ni eux-mêmes. Parce que gagner demain une élection présidentielle,

12:14
Locuteur

si

12:14
Bruno Le Maire

c'est pour la gagner en pleine crise financière,

12:17
Locuteur

le

12:18
Bruno Le Maire

prochain président de la République sera impuissant.

12:20
Locuteur

Donc

12:20
Bruno Le Maire

pour l'intérêt de l'avenir de notre pays, c'est maintenant qu

12:24
Locuteur

'il faut régler notre problème financier

12:26
Bruno Le Maire

pour être libre demain et avoir une élection présidentielle utile.

12:29
Présentateur

Le gouvernement, les candidats à la présidentielle sont conscients de la situation, mais ils n'agissent pas par manque de courage politique, c'est ça le conseil que vous faites ?

12:36
Locuteur

Ils

12:36
Présentateur

en

12:36
Bruno Le Maire

sont parfaitement conscients, je l'espère. Mais qui aujourd'hui a présenté

12:41
Locuteur

une

12:42
Bruno Le Maire

série de mesures et un véritable plan complet de redressement des finances publiques comme ce que je fais ? J'ajoute qu'au-delà des mesures immédiates que j'ai proposées, il faut évidemment une réforme des retraites et dire très clairement qu'il est indispensable de garder un âge légal de départ à la retraite. J'ai proposé 65 ans,

12:59
Locuteur

qu

13:00
Bruno Le Maire

'il est urgent de mettre en place la capitalisation que j'avais commencé à mettre en place avec le produit d'épargne retraite, qu'il faut une grande transformation de l'État pour savoir ce que fait l'État encore, pour moi, éducation, santé, sécurité et ce qu'il ne fait plus. Et j'ajoute un troisième volet dans ce plan global qui n

13:18
Locuteur

'est

13:18
Bruno Le Maire

pas un plan de rétablissement des finances publiques, c'est un plan de rétablissement de la souveraineté nationale. Le troisième volet, c'est revoir complètement la procédure budgétaire. On voyait tout à l'heure affiché 70 jours pour l'examen du budget, je propose 30 jours maximum. Le ministre des Finances, il doit avoir un droit de veto sur les propositions de dépenses des ministres. Le Parlement, on doit limiter son pouvoir d'amendement pour qu

13:40
Locuteur

'on évite des dépenses supplémentaires. – Juste une petite parenthèse là-dessus,

13:42
Bruno Le Maire

puisqu

13:42
Présentateur

'on est sur le public sénat, limiter le droit d'amendement, c'est un droit des parlementaires,

13:46
Locuteur

c

13:46
Présentateur

'est un droit constitutionnel,

13:47
Locuteur

le droit d'amendement, pardon.

13:48
Présentateur

Est-ce que ce n

13:49
Locuteur

'est

13:49
Présentateur

pas un peu antidémocratique de dire aux parlementaires vous êtes gentils mais le budget vous l'approuvez, vous n'êtes

13:53
Locuteur

pas content, c'est pareil. – Je comprends que

13:54
Bruno Le Maire

vous posiez la question surtout sur cette chaîne, mais je le dis avec cette année d'expérience que j'ai fait passer cette budget, si on continue à répéter sans cesse les mêmes choses à chaque fois qu'on veut véritablement rétablir les finances publiques, on n

14:04
Locuteur

'y

14:04
Bruno Le Maire

arrivera pas.

14:05
Locuteur

–

14:05
Bruno Le Maire

Vous faites tout ça ? Non mais dès que vous arrivez avec des économies, on vous dit austérité. Dès que vous dites réduction du pouvoir d'amendement des parlementaires,

14:12
Locuteur

on

14:12
Bruno Le Maire

vous dit c'est contre la démocratie. Moi je vous dis simplement que les économies, tous les autres pays l'ont fait en Europe et on n'a pas parlé d'austérité. Et je vous dis que la limitation du droit d'amendement des parlementaires, ça existe en Grande-Bretagne où c'est le gouvernement qui décide de ce sur quoi le Parlement pourra s'exprimer. et il ne me semble pas que le

14:30
Locuteur

gouvernement

14:31
Bruno Le Maire

britannique ce soit un gouvernement autoritaire.

14:33
Locuteur

C

14:33
Bruno Le Maire

'est une des très grandes démocraties de la planète. Ce que je veux dire,

14:37
Locuteur

c

14:38
Bruno Le Maire

'est que si nous ne sommes pas arrivés

14:39
Locuteur

depuis 40 ans à rétablir… – Vous dites aux parlementaires que vous n'avez pas votre chapitre

14:41
Présentateur

sur le budget.

14:41
Bruno Le Maire

– Je vous en dis, voilà, vous allez vous prononcer là-dessus ou là-dessus, mais moi j'ai fait 7 budgets et à 7 budgets, j'ai eu droit à entre 70 et 100 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Donc j'en tire la conclusion pour l'avenir de mon pays, qui depuis 40 ans n'a pas eu, 50 ans que dis-je, n'a pas eu un budget à

14:57
Locuteur

l

14:57
Bruno Le Maire

'équilibre,

14:58
Locuteur

c

14:58
Bruno Le Maire

'est que notre pétonne n

14:59
Locuteur

'est

14:59
Bruno Le Maire

pas la bonne. Et vous voyez, je ne peux pas demander

15:02
Locuteur

aux

15:03
Bruno Le Maire

retraités,

15:04
Locuteur

à

15:04
Bruno Le Maire

tous ceux qui aujourd'hui touchent leur retraite et à qui on dit on va désindexer vos pensions, je ne

15:08
Locuteur

peux

15:08
Bruno Le Maire

pas leur demander un effort. Si je ne

15:10
Locuteur

leur

15:10
Bruno Le Maire

garantis pas

15:11
Locuteur

que

15:11
Bruno Le Maire

c'est une fois pour toutes, et si on veut que ce soit une fois pour toutes, il faut non seulement les mesures d'urgence, non seulement des réformes de structure comme celle que je propose sur l'État ou sur les retraites,

15:24
Locuteur

mais

15:24
Bruno Le Maire

il faut également transformer complètement la méthode d'examen du budget pour éviter cette multiplication de dépenses supplémentaires à chaque budget.

15:35
Présentateur

– Vous faites tout ça avec la même constitution

15:36
Locuteur

?

15:36
Présentateur

–

15:36
Locuteur

Avec des

15:36
Présentateur

parlementaires qui ne peuvent pas

15:37
Locuteur

aggraver la charge de la dette. – Vous

15:38
Bruno Le Maire

êtes obligés de faire des modifications de la constitution, moi j'appelle

15:41
Locuteur

une nouvelle

15:43
Présentateur

cinquième

15:43
Bruno Le Maire

république dans laquelle vous aurez dix ministres qui seront définis dans la constitution, dans laquelle vous supprimez le 49-3, mais en échange vous ne pouvez plus renverser le gouvernement et le censurer si vous n'avez pas une majorité alternative, c'est ce qui existe en Allemagne et c

15:59
Locuteur

'est

15:59
Bruno Le Maire

ce qui garantit la stabilité, une constitution dans laquelle vous limitez le pouvoir de nomination du président de

16:04
Locuteur

la

16:04
Bruno Le Maire

république pour que les ministres aient un vrai pouvoir de domination et que vous rétablissiez l'autorité de décision dans les ministères. Nous sommes, je l'ai dit, un moment de refondation. C'est la seule manière de nous sortir des difficultés et de la gravité de la situation dans laquelle nous sommes.

16:21
Présentateur

–

16:21
Locuteur

C

16:21
Présentateur

'est pour ça que vous dites qu

16:22
Locuteur

'on

16:22
Présentateur

est en 58. Pour vous, il faut aussi remettre à plat la constitution ?

16:24
Locuteur

–

16:24
Bruno Le Maire

Bien sûr, j'appelle une nouvelle cinquième république pour qu'on redéfinisse clairement. –

16:28
Locuteur

Ce

16:28
Bruno Le Maire

n

16:28
Locuteur

'est pas une

16:28
Présentateur

sixième république

16:29
Locuteur

?

16:29
Bruno Le Maire

– Non, une nouvelle cinquième république, c'est-à-dire que vous avez besoin de transformations très profondes. Regardez la colère populaire,

16:35
Locuteur

comment

16:35
Bruno Le Maire

vous l'apaiser ?

16:37
Locuteur

En

16:37
Bruno Le Maire

tapant sur les gens

16:38
Locuteur

ou

16:38
Bruno Le Maire

leur donnant la parole

16:39
Locuteur

? Moi,

16:40
Bruno Le Maire

ma proposition, c'est que dans cette nouvelle cinquième république, vous fassiez droit à ce qui est une grande demande du peuple français, le référendum d'initiative citoyenne.

16:48
Locuteur

–

16:48
Présentateur

Sur la colère, vous sentez quelque chose ou pas ?

16:50
Bruno Le Maire

– Bien sûr, je

16:51
Locuteur

continue à me déplacer. – Les ronds-points, vous sentez quelque chose ?

16:52
Bruno Le Maire

–

16:53
Locuteur

Dans

16:53
Bruno Le Maire

les Ardennes, chez mon ami Miguel Leroy, je serai samedi à Briançon, chez le maire de Briançon qui est aussi un grand ami, Arnaud Murgia.

17:04
Locuteur

Qu

17:04
Bruno Le Maire

'est-ce que je sens d'inquiétude très profonde ? Et je pense qu'en démocratie, vous trouvez les solutions, pas contre le peuple, avec le peuple.

17:13
Locuteur

Donc

17:13
Bruno Le Maire

dans cette nouvelle constitution, oui, je souhaite que le référendum d'initiative citoyenne devienne un droit, je souhaite qu'on puisse se prononcer par référendum sur beaucoup plus de sujets, y compris des sujets d'inquiétude majeure, comme l'immigration.

17:25
Présentateur

– Mais vous, vous étiez à Bercy, au moment des Gilets jaunes, au moment du Covid, vous l'avez pratiqué, vous, ce quoi qu'il en coûte. Est-ce que ce n

17:33
Locuteur

'est

17:33
Présentateur

pas un peu facile de dire, quand vous étiez à Bercy, hop, vous avez sorti le carnet de tchèque, et là vous dites, c'est pas très courageux de sortir de carnet de tchèque, il faut le limiter. Est-ce que le quoi qu'il en coûte, finalement, vous n'avez pas un peu biberonné les Français au quoi qu'il en coûte

17:45
Locuteur

? –

17:45
Bruno Le Maire

Le quoi qu'il en coûte…

17:47
Locuteur

–

17:47
Bruno Le Maire

Ce n

17:47
Locuteur

'est

17:47
Bruno Le Maire

pas vous, déjà,

17:48
Locuteur

le

17:48
Bruno Le Maire

quoi qu'il en

17:49
Locuteur

coûte ?

17:49
Bruno Le Maire

– C'est la forme du président de

17:50
Locuteur

la

17:50
Bruno Le Maire

République, pour le coup, je l'assume totalement.

17:52
Locuteur

– Vous

17:52
Bruno Le Maire

le défendiez ? – Bien sûr, je l'ai défendu, en revanche, nous n'avons pas été d'accord sur la date de sortie du quoi qu'il en coûte. Dès 2021, j'ai appelé à en sortir, là, c'était plus difficile. Mais quand on l'a mis en place, oui, je pense que c'était la bonne décision, et j'assume ce que j'ai décidé, ce qui me paraissait utile. Pourquoi ? On compare des choses qui ne sont pas comparables. Le Covid, c'est l'effondrement de l'économie mondiale, comme ça ne s'est pas produit depuis 1929. Donc, au grand mot, les grands remèdes.

18:17
Locuteur

Et

18:17
Bruno Le Maire

je pense que les remèdes qu'on a apportés à ce moment-là, ça nous a évité une crise économique, ça nous a évité une crise sociale, ça a évité l'effondrement

18:23
Locuteur

complet. – Mais vous avez aussi répondu aux

18:24
Présentateur

Gilets jaunes. On le disait, quand les Gilets jaunes ont commencé, la moyenne des prix à la pompe, c

18:29
Locuteur

'était 1,50€. Là, c'est deux fois plus élevé. Et vous

18:32
Présentateur

dites, là, il ne faut pas

18:32
Locuteur

les aimer ? – Le

18:33
Bruno Le Maire

Covid, crise majeure, nous avons apporté une réponse majeure, et je pense que tous ceux qui sont commerçants, qui travaillent dans l'hôtellerie, dans la restauration, dans l'industrie, savent parfaitement ce qu'ils doivent aux décisions que nous avons prises à ce moment. C'est ce qui a permis, en 2023, d'avoir ces près de 2% de croissance dont je parlais. On a pu se redresser ensuite et retrouver de la croissance et de la création d'emplois. Sur les Gilets jaunes, on a apporté une aide.

18:56
Locuteur

Aujourd

18:56
Bruno Le Maire

'hui, il faut aussi apporter une aide

18:58
Locuteur

à

18:59
Bruno Le Maire

tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, soit les aides-soignantes en zone rurale,

19:04
Locuteur

que

19:05
Bruno Le Maire

ce soit les salariés qui travaillent dans des zones où les prix du logement sont très chers, donc ils sont obligés d'habiter à 50, 40, 80 kilomètres de leur lieu de travail. Mais ces personnes-là, il faut les aider, il n

19:16
Locuteur

'y a

19:16
Bruno Le Maire

absolument aucun doute. Et regardons aussi ce que ça représente comme somme. Mettre en place des aides ciblées sur ceux qui travaillent, qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture, ça va coûter quoi ? 100, 120, 150 millions. Les économies qu'il faut trouver, c'est des économies systémiques entre 30 et 40 milliards d'euros. Donc si nous faisons toutes les économies nécessaires que j'ai proposées,

19:39
Locuteur

nous

19:39
Bruno Le Maire

gardons la possibilité, qui me paraît une question de justice, une question de stabilité sociale, d'aider ceux qui en ont vraiment besoin quand le prix du carburant tape les 2,30, 2,40, peut-être demain 2,50.

19:52
Présentateur

Bruno Le Maire, votre manifeste pour une autre France a tout d'un programme présidentiel. Vous ne voulez pas dire si vous êtes candidat à la présidentielle ou non. Qu'est-ce qui vous déciderez ? Qu'est-ce que vous attendez ?

20:01
Locuteur

J

20:01
Bruno Le Maire

'attends de voir quelle est la réaction des Français aux propositions que je peux faire. Être candidat, ça ne

20:07
Locuteur

se

20:07
Bruno Le Maire

décide pas comme ça, le matin dans un café.

20:10
Locuteur

Là, ça semble très réfléchi. Non mais d'accord, mais vous voyez qu'il y a déjà une

20:13
Bruno Le Maire

quarantaine de candidats. L'impression que chacun s'est levé un matin, s'est dit, tiens, je vais être candidat à la présidence de la République. Enfin, la situation est grave.

20:19
Locuteur

Donc vous ne serez pas un de plus ? Vous attendez, est-ce que c'est une primaire ?

20:23
Présentateur

Est-ce que c'est une primaire de la droite et du centre, là, vous serez candidat ?

20:25
Bruno Le Maire

Je ne sais même pas s'il y aura de primaire.

20:28
Locuteur

Vous

20:28
Bruno Le Maire

savez… Mais si,

20:28
Locuteur

il

20:29
Bruno Le Maire

y

20:29
Locuteur

en

20:29
Bruno Le Maire

a

20:29
Locuteur

une.

20:29
Présentateur

Si, il y en a une.

20:30
Bruno Le Maire

Mais

20:30
Locuteur

avec

20:31
Bruno Le Maire

des si, on mettrait Paris en bouteille et Lutèce dans une amphore.

20:35
Locuteur

Vous ne voulez pas répondre à cette question ? Non, pourquoi je ne veux

20:37
Bruno Le Maire

pas répondre ?

20:37
Locuteur

Il y a déjà trop de candidats, c'est ça ?

20:39
Bruno Le Maire

J

20:40
Locuteur

'ai 30

20:40
Bruno Le Maire

années d'expérience politique. J'ai été ministre de l'Agriculture, ministre d'Affaires européennes. Pendant 7 ans, ministre de l'Économie et des Finances. Il

20:46
Locuteur

y a

20:46
Bruno Le Maire

des choses que j'ai réussies, d'autres sur lesquelles j'ai échoué. J'ai une conscience aiguë de la gravité de la situation

20:52
Locuteur

dans laquelle nous sommes. On ne met pas autant de

20:54
Présentateur

propositions sur la table à 7 mois d'une présidentielle sans dévénéter

20:57
Locuteur

derrière. Mais

20:58
Bruno Le Maire

soit vos propositions, elles sont écoutées. Ce ne

21:00
Locuteur

sont

21:00
Bruno Le Maire

pas des propositions,

21:01
Locuteur

c

21:01
Bruno Le Maire

'est une vision du pays. Est-ce que cette vision du pays qui repose sur la prospérité par le travail et la production, le rétablissement de l'autorité de l'État et

21:09
Présentateur

la

21:10
Locuteur

fédération d'État

21:11
Bruno Le Maire

-nation pour l'Europe ?

21:12
Locuteur

C

21:12
Bruno Le Maire

'est-à

21:12
Locuteur

-dire

21:12
Bruno Le Maire

trois orientations très claires et très simples. Est-ce que cette vision-là, elle recueille le soutien des Français ? Oui ou non, vous vous

21:19
Locuteur

déplacez, vous écoutez. Mais vous en avez discuté avec les

21:20
Présentateur

candidats ? Bien sûr,

21:23
Bruno Le Maire

j'ai discuté de cela avec Gabriel Attal, que je dois voir très prochainement. Je peux en discuter avec d'autres personnes à tout moment.

21:30
Locuteur

Et Gabriel

21:30
Présentateur

Attal, il serait prêt à reprendre vos propositions ? Mais on

21:33
Bruno Le Maire

verra ce que chacun fera. Et

21:34
Locuteur

vous soutiendrez celui qui

21:35
Présentateur

reprend vos propositions ?

21:37
Bruno Le Maire

Ce n'est pas une question de soutenir un candidat ou un autre, c'est défendre une vision de son pays. Je n

21:42
Locuteur

'ai

21:42
Bruno Le Maire

pas 30 années de vie politique derrière moi pour me dire, tiens, je vais me mettre en soutien de l'un ou de l'autre. Je défends ma vision. Elle recueille ou

21:49
Locuteur

non

21:50
Bruno Le Maire

l'enthousiasme et le soutien des Français. Et à partir de là, vous prenez une

21:54
Locuteur

décision.

21:55
Présentateur

Est-ce que vous en avez parlé avec Dominique Devine-Pin, que vous connaissez bien, qui vous avez travaillé ? Non, mais je serai sans doute

22:00
Bruno Le Maire

l'occasion de lui en parler.

22:01
Locuteur

Je

22:01
Bruno Le Maire

reste

22:01
Locuteur

ami avec Dominique

22:03
Bruno Le Maire

Devine-Pin. Je suis là pour défendre mes visions. Regardez, je me suis exprimé sur l'éducation il n'y

22:11
Locuteur

a

22:11
Bruno Le Maire

pas très longtemps. En disant, il est indispensable d'établir une continuité entre l'enfance, la petite enfance et l'école. C'est la seule manière véritablement de retrouver des meilleurs résultats.

22:23
Locuteur

Vous avez déchaîné les

22:24
Présentateur

passions. Oui,

22:25
Bruno Le Maire

justement, mais tant mieux parce qu'au moins, sans doute que j'ai été mal compris, donc je rétablis les choses. J'hésite certainement pas de faire de nos bébés et de nos enfants des écoliers. Il s'agit de garantir à toutes les familles de France une modalité de garde en crèche ou avec des assistantes maternelles qui permettent aux enfants de s'éveiller dans les meilleures conditions possibles. C'est une faculté, ce n'est pas une obligation. Mais au moins, j'ouvre un débat sur la refondation d'un modèle qui ne donne pas les résultats qui sont attendus.

22:50
Présentateur

Merci Bruno Le Maire, merci beaucoup d

22:52
Locuteur

'être

22:52
Présentateur

venu nous parler de votre vision,

22:54
Locuteur

de

22:54
Présentateur

votre manifeste pour une autre France. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.