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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 septembre 2026 47 min

Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle, affirme qu'il "ira jusqu'à la victoire"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour BFM Politique. Notre invité ce matin, Bruno Rotaillot, candidat à l'élection présidentielle. Il nous dira comment il compte s'imposer à droite et au centre. Il détaille Il y aura aussi son projet. Il veut que le peuple reprenne la main sur les juges et notamment sur le Conseil constitutionnel. BFM Politique, c'est parti !

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— Bonjour à tous. Bonjour Bruno Retailleau, président des Républicains, candidat à l'élection présidentielle. Merci d'être notre invité à À mes côtés, Amandine Attalaya. Bonjour, Amandine. Bonjour. Et Bruno Jeudy de la Tribune dimanche. Bonjour, Bruno. Alors on le disait, une année qui part. Je vous ai chapeau de roue cette année présidentielle. Vous qui êtes candidat à cette élection présidentielle. Un week-end extrêmement fort politiquement avec des dossiers de fonds et notamment la question de l'immigration. On reviendra dans quelques instants je le disais sur votre projet constitutionnel, vous voulez tout changer vous dites il faut redonner la parole au peuple, face aux juges. Mais d'abord, ce déplacement, Jordan Bardella était en Grande-Bretagne.

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Il est allé à la rencontre de Nigel Farage, le patron du parti Réforme UQA. Et il a signé un Un accord qui prévoit qu'en cas d'arrivée au pouvoir, le président du RN promet que les migrants interceptés dans la Manche seront ramenés en France pour être reconduits vers leur pays d'origine. Alors il a émis quelques réserves. Ensuite Jordan Bardella. Mais comment vous qualifiez cela ? Comment vous avez interprété cela Bruno Retailleau ? Je l'ai interprété comme le signe parfait d'un amateurisme. Je ne sais pas s'il avait lu le mémorandum. En tout cas, l'objectif ce serait de transformer la France en un vaste centre de retour pour tous les immigrés illégaux qui tenteraient de passer la Manche et qui se retrouveraient en Grande-Bretagne. Donc c'est absolument incompréhensible.

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On le voit, je ne l'aurai pas sur cette photo là mais quelques secondes avant quand Nigel Farage est en train d'annoncer la surprise qu'il veut faire à ses compatriotes, on le voit sage comme une sorte d'écolier écoutant le Brexiteur. Autre message s'afficher à côté d'un Brexiteur. Est-ce que ça veut dire que le Rassemblement national remet en cause un Frexit ? Est-ce qu'il remet en cause l'euro ? Ils ont tellement changé d'avis sur toutes les questions qu'on peut s'interroger. Ce matin, vous leur posez la question. Vous dites « est-ce que ça fichait avec Farage ? » Ça veut dire que vous voulez sortir de l'Europe ? C'est la question que vous posez ce matin ? C'est la ligne principale d'ailleurs de Farage. Il a fait son miel politique sur la question du Brexit.

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C'est un – Vous ne sauriez pas aller le voir, Bruno Rotaillou, vous ? Vous, candidat président des Républicains, vous ne sauriez pas aller vous afficher à Birmingham avec Nagam Karek. – Il est clair que non, mais le problème que le Rassemblement national, en réalité, est un parti jouet. Vous pouvez trouver les déclarations de Marine Le Pen en 2011 ou 2012 sur le nucléaire, ensuite sur l'euro, ensuite sur l'Europe. Ils ont changé d'avis sur tout. C'est un parti démagogique. On l'a vu d'ailleurs, on y reviendra sur le voile, d'ailleurs. On y reviendra sur le voile. Il a changé d'avis ou il s'est fait rouler en fait ? Écoutez, je pense que c'est de l'amatorisme. Mais franchement, ça fait peur. Parce qu'il est censé demain.

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Je pense que Marine Le Pen, je dirai pourquoi, ne parviendra pas au pouvoir. Mais en cas de succès de Marine Le Pen au présidentiel, il est censé être Premier ministre. Il m'étonnerait d'ailleurs si j'en crois les relations qu'il y a au sein du Rassemblement national. Mais ça fait peur quand même, tant d'amateurisme, ça fait peur, oui. – Jean-Denis Bardella est un amateur pour vous ? Il n'est pas apte aux fonctions de Premier ministre puisque c'est celle vers laquelle Marine Le Pen l'aiguille. D'abord, je pense qu'il va avoir une expérience. Il a sûrement beaucoup de qualités, il a sans doute du talent, bien sûr, il est très jeune. Je pense que malheureusement, le 2027, c'est l'élection de la dernière chance. La France va très, très mal. Elle est en déclin.

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Tous les Français, la plupart des Français le pensent et sans expérience, ça rendra les choses beaucoup, beaucoup plus difficiles. Mais les derniers jours, la semaine passée, a montré que le Rassemblement national n'était pas prêt pour le pouvoir. On l'a vu sur un certain nombre de sujets économiques avec la réforme des retraites, mais aussi le voile, l'Ukraine, tous ces sujets-là. D'abord, il y a plusieurs lignes et ça montre que souvent, ça n'est pas sérieux, y compris d d'ailleurs, j'en parlerai tout à l'heure sur les institutions. Ce qu'elles proposent, elles, pour le référendum, ça ne marche pas. – Mais vous les accusez, vous le disiez, vous les accusiez de vouloir sortir de l'Europe en s'affichant avec Nigel Farage Je dis que c'est un message, je pose la question.

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C'est un message. Dans la vie politique, tout compte. Les images comptent. Et Dieu sait si je pense que Jordan Bardella sait que l'image, c'est important. Donc s'afficher avec quelqu Quelqu'un qui ne veut plus d'Europe, qui veut balancer par-dessus bord l'Europe, c'est en soi un message. Vous demandez quoi ? Un éclaircissement au RN ? Je ne demande rien du tout. C'est à eux de savoir vis-à-vis de nos compatriotes ce qu'ils souhaitent Vous qui êtes candidat, ce qui est intéressant aussi, c'est de savoir ce qui concrètement est différent dans les programmes. Vous feriez quoi alors sur cet épineux dossier de l'immigration France-Royaume-Uni dont on ne se sort pas depuis des années Je pense que le premier problème c'est ce que j'avais commencé à faire quand j'étais à Beauvau

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C'est d'exiger que la Grande-Bretagne supprime un certain nombre de laxismes et de mesures Vous savez qu'il n'y a pas de carte d identité vous savez que en réalité la grande bretagne le royaume uni c'est une formidable pompe aspirant pour les clandestins parce qu'une grande partie de leur économie fonctionne de cette façon là et j'avais signé moi un accord et notamment dans cet accord il était prévu à l'époque que ils puissent rehausser leurs exigences par exemple en matière d'inspection du travail par exemple en matière de travail clandestin pour qu'enfin il y ait des contrôles pour que enfin il ya des sanctions parce que tant qu'on ne met pas faim à ces pompes aspirantes, on ne règle rien du tout. Quand on voit cette position, on le disait sur l'immigration,

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vous parliez aussi de la position sur l'Ukraine. On va réentendre effectivement ce qui s'est passé cette semaine, c'était Louis Alliot sur notre Notre plateau, justement, qui s'est exprimé sur la position du RN à l'égard de l'Ukraine. Écoutez-le. Concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie, de prêt, justement, vous dites, ce n'est plus possible. La France qui déjà vit à crédit n'a plus de crédit, on coupe le robinet. Et on coupe le robinet. On ne peut plus. Le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour défendre l'Ukraine. Moi, je veux bien. Mais qui paye tout ça ? Qui paye cette guerre-là ?

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Il faut aussi savoir arrêter une guerre. Le RN qui veut couper le robinet à l'Ukraine. Alors le RN je ne sais pas parce que Jordan Bardella justement a plus ou moins contredit Louis Alliot, hier c'était à Eric Ciotti de démentir un peu ses propos en tout cas de s'en démarquer. Mais vous voyez, tout ça manque de sérieux. Je pense qu'on a des engagements internationaux et là encore il y a une tendance du Rassemblement national qui paradoxalement affiche son patriotisme. Pardon, j'étais ministre de l intérieur. Et croyez-moi, croyez-moi, la Russie c'est une menace pour la France. Il n'y avait pas de semaine sans qu'il y ait des cyberattaques. Il y a même eu un attentat qu'on a pu attribuer, une tentative d'attentat qu'on a pu directement attribuées à la Russie.

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Donc de l'un ou l'autre, soit on est patriote et on n'accepte rien, soit on aime bien Poutine. Mais à ce moment-là, c'est au mépris des intérêts de la France. — Pour vous, Bruno Retailleau, le RN est vendu à Vladimir Poutine ? Non, mais je vous pose la question. — Vous caricaturez. Oui, il est poutinophile. En tout cas, il y a une forme d'attirance. On l'a bien vu par le passé. Ils essaient de s'en démarquer aujourd'hui. Mais très franchement, je Je ne confiderai pas les intérêts de la France à ce parti-là. Est-ce que vous êtes favorable à une... Certains le disent, vous Président, est-ce que vous pensez qu'il faut réintégrer la Russie de Poutine dans le G7 ? Moi, je pense que tout le monde veut la fin de la guerre.

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Je pense que tant que Poutine n'aura pas compris que militairement, il ne peut pas gagner, il ne reviendra pas à la table des négociations. Donc, je pense que si Si on veut la paix, il faut montrer à Vladimir Poutine que la guerre coûtera beaucoup plus que la paix. C'est dans ce sens qu'il faut que les Occidentaux ou l'Europe puissent soutenir l'Ukraine d'autant que, je le dis à nos compatriotes. Et je sais qu'un certain nombre d'électeurs de droite parfois sont troublés. Je dis Poutine, c'est pas la Russie. Poutine, c'est le KGB. Poutine, c'est le retour à un État KGB. Ça n'a rien à voir avec ce ce que l'on peut imaginer, au départ, ce qu'il avait voulu laisser penser, le peuple slave, une culture slave,

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le retour à une forme de slavitude, l'orthodoxie sur le plan religieux. Non, c'est autre chose. C'est autre chose. Donc Clairement, vous, président de la République, vous continuez à soutenir financièrement et militairement l'Ukraine, respectant ainsi les traités qui nous lient pour plusieurs années. Ce n'est pas seulement une question de traité, je pense que c'est une question d'intérêt. Moi, je pense que moi, président de la République, la ligne de la France en matière de politique étrangère, c'est d'abord les intérêts de la France et des Français. Et je pense que notre intérêt, c'est qu'on puisse avoir une ligne, une frontière très ferme, une sorte de butée vis-à-vis de Vladimir

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Poutine parce qu'il va être affaibli. En interne, il est vraisemblablement affaibli et il sera tenté sans doute poursuivre des aventures militaires donc je pense qu'il faut lui dire non la loi de la force ne peut pas passer. Qu'est-ce que vous dites très concrètement, Bounod Retailleau ? Vous évoquiez des divergences au sein du RN sur cette question de l'Ukraine, sur la question de l'immigration, sur la question du voile. Qu'est-ce que vous dites ce matin aux électeurs du Rassemblement national Je voudrais m'adresser à eux justement. Je voudrais m'adresser à eux parce que pour la neuvième fois, neuvième reprise sur les bulletins de vote en 2027 pour l'élection présidentielle, ces bulletins de vote porteront le nom de Le Pen. Neuvième fois, neuvième promesse et ce sera le neuvième échec.

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Marine Le Pen ne l'emportera pas. Elle échouera. Elle échouera et malheureusement, elle peut faire gagner ceux que les électeurs du Rassemblement national ne le veulent pas voir gagner. Par exemple, la gauche ou alors des candidats macronistes. Je serai le candidat de la rupture. Je serai le candidat d'une radicalité sérieuse. C'est ce que je veux le dire ce matin. On ne peut pas réussir avec l'amateurisme. Donc vous dites au candidat du RN, venez voter pour moi ? Bien sûr ! Parmi vos grandes divergences, il y a notamment les retraites sur lesquelles d'ailleurs Jordan Bardella et Marine Le Pen ne sont pas forcément complètement d'accord. Marine Le Pen s'en tient aux 62 ans avec 60 ans pour les carrières longues. Jordan Bardella a voulu faire bouger ce point, sans y pardonner !

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Ça fait partie de l'amateurisme. On ne peut pas dire... J'étais à côté d'elle aux universités du MEDEF, elle a dit moi je ferai 125 milliards d'économies sur les 5 ans sur mon mandat et faire en sorte que l'âge légal, on le recule. Ça ne marche pas ! Et elle dit ça va coûter 9 milliards, déjà c'est bien de reconnaître que ça coûtera d'argent. Non ! L'Institut Montaigne et d d'autres avaient justement calculé exactement le coût de cette mesure, c'est sans doute plus de 30 milliards. Donc on ruine le pays. Donc on ne peut pas laisser la France à un moment donné où elle est très faible, ou encore une fois, on est au bord du gouffre, au bord de la banqueroute, à des mains vraiment aussi inexpérimentées. Vous soulignez des divergences. Hier, sur notre antenne, Jordan Bardella a dit, je cite, «

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quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous avec Marine Le Pen. J'ai une affinité politique et personnelle indéfectible à Marine Le Pen. Vous ne le croyez pas ? Écoutez, l'histoire du Rassemblement national, avant le Front national. C'est un clan, c'est un clan familial. Marine Le Pen est en train d'installer ses nièces, son beau-frère, etc. Et sans doute que la débardélisation du parti a déjà commencé vraisemblablement le départ de monsieur françois durvis qui était censé apporter justement un peu de crédibilité économique c'est l'histoire du rassemblement national et ça fait partie d'ailleurs des raisons pour laquelle il ya un plafond de verre et c'est aussi pour cela que j'appelle

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moi les électeurs du rassemblement national à venir me soutenir en même temps aujourd'hui c'est ce parti qui capitalise sur la colère des français l'assitude des français devant des successions de pouvoir depuis une trentaine d'années vous avez été même de manière brève ministre ministre de l'intérieur vous portez aussi le poids de cette droite de cette droite au pouvoir les électeurs que vous voulez de marine le que vous voulez convainc qu'ils vous reprocheront deux choses ça n'est pas à même le macron qui m'a choisi comme ministre de l'intérieur c'est michel barnier j'étais un ministre de l'intérieur de cohabitation et tous les mois j'affichais un un certain nombre de désaccords avec le président de la République. Première chose.

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Deuxième chose, ce que montrent les sondages. Et c'est là où vous avez raison. Il y a une colère. Comment ne pourrait pas y avoir de colère en France quand on voit le pouvoir d'achat – En tête d'un sondage aujourd'hui. – Bien sûr, mais qu'est-ce que ça signifie, les sondages ? Ça signifie que la prime donnée à cette radicalité, la prime donnée, ça veut dire que les gens, les Français, nos compatrioles veulent le changement. Ils veulent une rupture. Simplement, moi, ce que je veux leur dire, c'est que la démagogie n'est pas la rupture. On en parlera sur le voile. Ça ne sert à rien. Le voile, pour moi, c'est caractéristique d'une proposition totalement démagogique. Ils savent qu'ils ne pourront pas l appliquée, mais pour autant, comme c'est plutôt populaire, eh bien on y va.

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Mais alors très concrètement, vous aussi, on ne comprend pas bien, sur le voile, c'est quoi votre position ? On se rappelle, vous aviez dit dans le sport, abat le voile, vive le sport. Là, vous dites, c'est totalement démagogique. Donc, est-ce que ce n'est pas un peu hypocrite ? C'est-à-dire quoi ? Finalement, le voile, on ne peut rien faire concrètement ? Vous ne l'interdisez pas ? – Bien sûr que si. Bien sûr que si. Et précisément, j'ai fait adopter au Sénat de nombreuses lois, petites lois, parce qu'elles ne sont pas passées ensuite à l'Assemblée nationale, pour interdire par exemple le voile dans le sport, parce qu'il faut protéger le sport. Ça n'a pas été voté à l'Assemblée si je ne me trompe pas.

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Exactement, c'est pour ça que je parlais, on parle en langage un peu technique de petites lois quand une loi est passée dans une Assemblée, mais n'a pas été voté par l'autre. Pareil pour les accompagnatrices scolaires, parce que je considère que le voile est interdit à l'école et que précisément les sorties scolaires, c'est l'école hors les murs. Donc je pense très concrètement, moi ce que je pense, c'est un. Si on veut traiter ce problème-là, il faut moins d'immigration. Ceux qui ne s'attaquent pas à l'immigration, en réalité, laissent un angle ouvert pour... Mais ça Marine Le Pen, elle le dit aussi. Oui, on verra comment elle le fait justement. Puisqu'elle le fait en voulant faire un référendum qu'elle ne pourra pas faire. Ça sera un autre sujet, on en parlera sans doute

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quand on sera amené à parler du sujet constitutionnel. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Un, on interdit le voile. Là, on peut le faire. C'est-à-dire sortie scolaire, c'est-à-dire le sport, c'est-à-dire aussi à l'université. Et puis... Vous président, vous interdirez le voile à l'université ? Absolument. Absolument. Et on tape aussi ceux qui veulent voiler les femmes. C'est-à-dire les islamistes, c'est-à-dire les mouvements notamment fréristes. On interdit leur activité. J'ai fait là encore voter très concrètement il y a quelques mois, au mois de mai, une loi justement pour pouvoir plus facilement dissoudre leurs activités, contrôler justement. Les écoles, oui, ils arrivent à entraîner des tout jeunes enfants. Voilà, il y a des solutions. Mais ne perdons pas les Français.

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– Mais Jussi, pour vous c'est un signe de soumission de la femme ? Pourquoi vous l'interdisez pas aux mineurs alors qu'ils se le font imposer comme propos d'une partie du centre ? – J'y suis favorable. Non mais j'y suis favorable. Mais encore une fois, interdire le voile, le voile, y compris porté par des adultes dans l'espace public, croyez-vous que les gendarmes, les policiers puissent reconnaître aussi facilement une femme voilée pour des raisons idéologiques. – C'est le même problème pour des mineurs, c'est très difficile de reconnaître les mineurs dans la rue. – Une femme qui aura eu une maladie, un cancer et qui aura là encore, qui devra se couvrir la tête et évidemment toutes celles et ceux qui vont contester. Ça ne marchera pas si, mais si justement.

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Un, on réduit l'immigration et on pourra y revenir tout à l'heure. Deux, on tape justement les islamistes qui voilent les femmes. Voilà. On dissout notamment les différentes organisations des frères musulmans. Toute l'immigration n'est pas musulmane. Il y a beaucoup de femmes voilées qui sont françaises. Mais attendez, bien sûr, mais il y a une question d'assimilation et d'intégration. Et vous savez parfaitement que la question de l'intégration comme de l'assimilation est d'abord une question de nombre. Plus vous accueillez, moins vous assimilez, moins vous intégrez. Et on a en plus une immigration. On est le pays d'Europe où notre immigration est géographiquement la plus concentrée notamment sur l'ère arabo-musulmane. Il y a eu un retournement spectaculaire aussi cette semaine,

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celui de Jean-Luc Mélenchon qui disait il y a longtemps que ça c'était en 2010 mais comme vous que le voile c'était un signe de soumission patriarcale. Il est revenu dessus, il dit qu'il s'est trompé, aujourd'hui il est pour la liberté des femmes voilées. Comment vous interprétez cette évolution sur 15 ans de Jean-Luc Mélenchon ? C'est intéressant que vous fassiez le parallèle parce qu'on a en réalité deux exemples de partis qui sont des partis complètement démagogues. On change d'avis en fonction, en réalité, de ce que l'on croit être les intérêts électoralistes. Moi j'ai une constance, j'ai une quille, mon bateau a une quille, voilà. Et j'ai un cap, j'ai une boussole. Mais Jean-Luc Mélenchon, c'est très clair, je l'ai connu, il a été sénateur,

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vraiment laïcard pratiquement sourcilleux, grand républicain. Et aujourd'hui, il est devenu en réalité communautariste. C'est simplement pour des raisons électoralistes. Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis draguent le vote musulman, c'est tout en France. Et c'est C'est une girouette comme... Mais bien sûr, c'est une girouette. Pour les mêmes raisons. Il a fait son calcul, il n'était pas au deuxième tour aux dernières présidentielles. Il a vu le nombre de bureaux de vote, les voix qui pouvaient quelqu'un d d'ailleurs un spécialiste de ces questions avait fait ce calcul, c'est Jérôme Fourquet. Ce qu'il lui fallait en réalité engranger pour pouvoir être au second tour et il en a tiré une conclusion. Et à partir de novembre notamment ce qui m'a été pour moi une énorme surprise

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mais un scandale. Il a défilé en novembre 2019 aux côtés des islamistes et au cri d'ailleurs de Halaw Akbar. Donc il n'y a aucune sincérité dans le revirement de Jean-Luc Mélenchon qu'il a expliqué cette semaine comme le disait Amandine je vous prendrais pas pour quelqu'un de naïf Bruno Jeudy je pense qu'il n'y a aucune sincérité je pense que tout est calcul politicien — Parce que c'est un laïc historiquement, ça, c'est sûr. Mais il peut aussi avoir évolué sur la question du voile en disant en plus sur la faisabilité d'interdire le voile, comme le disait Guillaume. Vous-même, vous dites que c'est compliqué de l'interdire dans l'espace passe public le voile. Et les gendarmes et les policiers, ils ont bien dû contrôler...

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Non, je serais intraitable justement à ceux qui voilent les femmes. Je serais intraitable et j'interdirais le voile. La loi de 2010, par exemple, vous avez été ministre de l'intérieur, la loi de 2010 qui interdit la dissimulation du visage. Elle n'est pas toujours appliquée ? Elle est mal appliquée. Autant la loi de 2004 est bien appliquée, la loi de 2010 est mal appliquée. À tel point que vous vous souvenez qu'il y avait un délinquant qui s'était évadé de prison sous une burqa pour passer inaperçu. Non, mais où va-t-on ? Donc non, on peut faire des choses. Je l'ai dit, je le répète. Moi, l'immigration, on interdit le voile là où il faut l'interdire en priorité. Et surtout, on tape les islamistes et l'idéologie. – Mais Edouard Philippe dit que ça suffit, lui, la loi de 2010 par exemple.

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Et que même vous, ils vous rangent dans le camp des démagos qui promettaient des choses irréalistes sur le voile. – Ce que je promets, je le tiendrai. D'abord, je ne change pas d'avis, contrairement à lui et à d'autres. Je pense que dans une élection, c'est important que les Français sachent que moi je n'ai pas varié avant et donc je ne varierai pas après l élection. Voilà. Sécurité, lutte contre l'immigration, légal et illégal parfois. Votre combat, l'un de vos combats au ministère de l'Intérieur, ça a été aussi on se rappelle cette affaire d'Oualem qui était extrêmement présente, l'expulsion de l'influenceur algérien, une décision qui qui a été contesté devant la justice, le rapporteur public du tribunal de Paris

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a demandé l'annulation des arrêtés d'expulsion ainsi que la restitution de son titre de séjour. Le rapporteur explique que l'arrêté d'expulsion était « entaché des règles Il évoque l'incompétence, je cite, du ministre de l'Intérieur, Doualem, qui s'est exprimé à la sortie. Écoutez, il a un message notamment pour vous.

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Je lui passe un message aujourd'hui. Franchement, vous faites fausses lot sur moi. Je suis pas comme ça dit tout. Je suis pas violent dit tout. Franchement, j'ai envie de rééquipérer ma vie ou je l'ai laissé le 5 janvier quoi. C'est tout. Je demande que ça. Je ne demande rien du tout. — Qu'est-ce que vous lui répondez ? Qu'est-ce que vous répondez au rapporteur ? C'était un échec. — C'est extraordinaire que les médias donnent la parole à des gens que la France a accueillis. — Et qui ont, sur les réseaux sociaux, qui sont sans prix à leurs compatriotes algériens parce qu'ils étaient opposants au régime. Sans doute d'ailleurs manipulés par les services algériens. C'est ce qu'il y a derrière. — Qu'est-ce qu'on peut faire alors quand on voit finalement

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que le rapporteur public dit « il faut annuler ça — Mais vous savez, c'est tout mon combat. Moi, je constate aujourd'hui que l'État est impuissant. Il est impuissant. Vous avez aussi des juges de la Cour européenne de justice qui nous interdisent d'expulser des des individus qui sont des ressortissants étrangers, qui ont du sang français sur les mains. Écoutez-moi bien qu'ils sont dangereux et qui parce qu'ils ont une vie familiale, parce que ils pourraient dans le pays où on voudrait les expulser, ne pas avoir droit à un procès équitable, qui nous interdisent de les expulser. C'est ça que je veux changer. – Sur cette question, qu'est-ce que vous rapportez ? Qu'est-ce que vous répondez au juge sur cette affaire d'Oalem en particulier ? C'était vous le ministre de l'Intérieur ?

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– Je réponds au juge qu'il doit y avoir une seule règle que je ferai respectée. Quand des ressortissants étrangers viennent sur le sol étranger, eh bien ils n'ont pas à menacer d'autres Français ou non-Français. Voilà. Quand on bénéficie de l'hospitalité, pardon, l'hospitalité c'est la réciprocité. Quand Quand on rend la réciprocité, il n'y a qu'une voie, c'est dehors. Est-ce que vous avez des regrets sur votre passage au ministère de l'Intérieur ? Des choses que vous auriez pu mieux faire ? Ah non, le regret que j'ai, j'aurais aimé avoir un

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Je le savais. Moi, si je suis allé à l'époque, si j'ai accepté la proposition de Michel Barnier, c'était pour faire en sorte qu'on puisse faire barrage, notamment à M. Mélenchon et à ses amis. Voilà, je ne voulais pas qu'il s'empare du gouvernement et du pouvoir en France. C'était dans un moment très particulier, très particulier où je sais que je prenais des risques et que je ne pourrais pas faire ce que je voulais faire. Mais il y avait ce risque de la gauche, mais surtout quand on est patriote, quand on aime son pays, on met les mains dans le cambouis, on retrousse les manches. On retrousse les manches. C'est ce que j'ai fait pendant presque 13 mois, 12 mois. Dans quelques instants, vous allez nous expliquer comment vous comptez faire pour que le peuple justement reprenne

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la main sur les juges. C'est la grande réforme que vous mettez sur la table. Et puis comment vous comptez être le candidat qui va l'emporter à droite et au centre, avec Gabriel Attal et Edouard Philippe qui sont toujours en course. A tout de suite. ...

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Bruno Rotaio, candidat des Républicains à l'élection présidentielle et notre invité. Vous avez mis sur la table cette semaine une proposition de réforme constitutionnelle vous souhaitez redonner la parole au peuple davantage qu'au juge y compris au Conseil constitutionnel. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent tout simplement de coups d'État populistes Je leur réponds que la démocratie, c'est aussi l'État de droit. Et ce que je veux simplement dire, c'est que les propositions que j'ai mises sur la table, elles sont absolument radicales. Elles sont la condition de toutes les autres réformes. J'en cite une par exemple, vous dites, si un texte voté par le Parlement est censuré par le Conseil constitutionnel, eh bien le Président doit pouvoir donner la dernière parole au peuple.

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Absolument, je pense que le constat que je fais, c'est le constat que font beaucoup de Français. Il y a quelques mois, 76 % d'entre eux dans un sondage Civipop, trouvait que la démocratie fonctionnait mal. Moi je veux justement parce que j'ai le sentiment qu'on ne venait plus du tout, en tout cas plus vraiment dans un régime démocratique. Moi ce que je souhaite... On n'est plus dans un régime démocratique ? On n'est pas vraiment dans une vraie démocratie. On n'est pas vraiment dans une véritable démocratie. Je vais l'expliquer par exemple, deux exemples. Un, l'immigration massive. Jamais le peuple n'a voté pour l'immigration massive, de le laxisme judiciaire. Jamais le peuple français n'a voté pour ce laxisme judiciaire.

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Donc je veux moi rendre la parole aux Français pour que l'État retrouve précisément un un pouvoir, le pouvoir de décider. – Mais si on n'est pas dans une vraie démocratie, on est dans quoi aujourd'hui ? – On est dans un régime, bien sûr qu'on a des élections, il y a même parfois des référendums, les Français votent oui et en réalité ensuite on leur fait admettre que c'est non. On est dans un régime qui est hybride, on a un déséquilibre je crois et c'est pour ça qu'il faut remettre les choses, il y a un équilibre qu'il faut replacer. Et comment vous qualifiez le régime dans lequel on est si on n'est pas dans un régime démocratique ? Je dis qu'on n'est pas dans une dictature, évidemment que non.

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On n'est pas non plus dans un régime autoritaire, mais on n'est plus vraiment dans une démocratie. Pourquoi ? Parce que le peuple n'a pas le droit de choisir sur tous les sujets. Gouvernement des juges, diriez-vous ? On ne fait que voter. On est dans un gouvernement des juges, on est dans un gouvernement... Oui, – On vote tout le temps, tous les ans quasiment ? – Oui bien sûr, sauf que les gens votent, bien sûr. Ils votent pour des députés, etc., des sénateurs. Et puis les sénateurs, les députés votent pour des lois, puis les lois sont censurées. C'est ça qui ne va pas, c'est ce gouvernement des juges ou on l'emporte le dernier mot. En réalité, c'est les juges. Et moi, je veux que le dernier mot, ce soit les Français, le peuple français. C'est très concret.

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Vous m'avez questionné par exemple sur le conseil concessionnel. Eh bien, moi, je veux que le peuple puisse censurer la censure. Voilà. Je prends un exemple... Mais est-ce qu'il n'y a pas des garde-fous nécessaires en démocratie ? Bien sûr. Mais bien sûr. Il faut, il faut un garde-fou nécessaire. Le garde-fou du conseil constitutionnel indépendant, je le garde d'ailleurs. Évidemment. Simplement, ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est que le Conseil constitutionnel va au-delà de ses responsabilités et va au-delà de sa propre mission. Je pourrais vous donner des dizaines d'exemples. – Qu'est-ce que vous changez au Conseil constitutionnel déjà Mais un exemple, le 13 mai par exemple, quand le conseil constitutionnel censure une disposition ou quand il y a un narcotrafiquant,

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on saisit obligatoirement et automatiquement c'est bien. Il dit non, il faut censurer parce qu'en réalité, il faut avoir une décision personnelle, personnalisée. Ça ne va pas, ça ne va plus. Quand le Conseil constitutionnel censure un texte qui avait voulu être un peu plus ferme par exemple sur la justice des mineurs. Il dit non, non, non, le grand principe pour les mineurs en France, c'est un principe d'éducation et pas de sanction. Je m'adresse aux parents qui me regardent. Est-ce qu'une éducation peut tenir sans sanction ? Ça ne va plus. Vous diriez quoi que le Conseil constitutionnel joue contre la France ? Je dis qu'on est dans un gouvernement des juges. Je veux donner la possibilité aux Français de choisir leur destin pour que l'État puisse lui agir. Parce que c'est la même chose.

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Il y a un malaise démocratique et ce malaise démocratique entraîne l'impuissance de l'État. Aujourd'hui, l'État en réalité est tracassier dans le quotidien parce que sur des grands sujets, souvent il n'arrive plus à agir parce qu'il est censuré. Comment vous qualifiez le Conseil constitutionnel aujourd'hui ? Je ne le qualifie pas. Je veux simplement réaccorder, réconcilier la démocratie et puis l'État de droit. Mais ce n'est pas un peu une facilité de votre part de vouloir tout faire porter sur, en gros, ce sont les juges du Conseil constitutionnel qui nous empêchent de gouverner. Or, est-ce que les lois qui sont votées nombreuses à l'Assemblée et au Sénat sont mal faites sont aussi... ne respectent pas les grands principes de droit

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et puis peut-être aussi qu'elles sont mal appliquées, les lois, parce qu'on sait que vous, enfin pas vous, mais collectivement, les parlementaires font des lois qui ensuite ne sont pas appliquées ou mal appliquées, on l'a dit tout à l'heure pour la loi de 2010, avant d'en vouloir vraiment le constitutionnel. Pourquoi ? C'est peut-être des politiques qui ne font pas bien leur travail. Mais justement, il y a trop de lois qui servent à rien du tout. On bricole. Moi, ce que je propose, par exemple, pour le référendum, puisque aujourd'hui, le référendum, il y a des sujets qui sont interdits. La justice pénale interdit de référendum. Non, c'est le Conseil constitutionnel qui a défini le champ du référendum. Non, c'est la Constitution. C'est la Constitution. C'est la Constitution.

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Là, il ne faut pas accuser non plus le Conseil constitutionnel, ce que je ne fais pas. Moi, ce que je veux, c'est que toute question, ce que peut faire le Parlement, demain, le peuple pourra le faire. Est-ce que le peuple a toujours raison ? En tout cas, en démocratie, il a raison. Il a raison en démocratie. Je veux lui donner le dernier Quand il y aura une jurisprudence du Conseil constitutionnel, par exemple aussi d'un certain nombre d'autres juridictions, je veux qu'il y ait des procédures qui fassent que le dernier mot, c'est le peuple qui l'a. C'est le peuple, les gens qui doivent décider, y compris vis-à-vis des décisions européennes. Moi je voudrais revenir parce que la droite française historiquement a participé très largement à la construction européenne.

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Vos prédécesseurs à la tête de la famille gaulliste ou néo-gaulliste, ils ont pris leur part depuis Chirac jusqu'à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et d'autres, y compris eux-mêmes d'une certaine manière Philippe Séguin. Mais là avec ce que vous portez dans votre proposition, c'est pas un peu un Frexit par le droit que vous voulez imposer aux Français ou en tous les cas que vous proposez aux Français ? Précisément non. Précisément non parce que je dis bien que le droit européen est au-dessus des lois françaises, mais à condition qu'il respecte la répartition de la compétence. Je vais vous donner un exemple et la Constitution. Ce que je dis, ce que je propose, c'est ce que fait par exemple l'Allemagne avec la cour constitutionnelle de Karlsruhe.

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Je vais vous donner un exemple très concret. Quand un juge de la cour de justice européenne dit qu'il y a un problème, temps de travail, il faut que les militaires, les 35 heures, etc. Alors que la sécurité nationale n'est pas la compétence de l'Union. Vous voyez bien que quand il n'y a pas la compétence de l'Europe, il ne peut pas y avoir une primauté du droit européen. Donc non, les fondateurs, le traité dit des choses. Mais quand un juge sort du traité, ce que Moi, je ne veux pas, c'est que des juges puissent faire dire au texte soit la Constitution, soit des traités. Ce que jamais la Constitution... Oui, mais si vous affranchissez des règles européennes, si la France dit non mais ça on prend, ça on prend

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Quelle est la source du droit européen, ce sont les traités, et bien dès lors qu'un juge européen ne respecte pas par exemple l'article 4-2 du traité européen qui dispose que la sécurité nationale, c'est l'affaire des États et pas de l'Europe, et bien là il franchit une borne. Donc moi je suis au contraire très légaliste, et je ne veux pas qu'on soit embarqués dans un gouvernement des juges. Ce que je propose d'ailleurs sur le Conseil constitutionnel, on a parlé de la mort d'Edouard Balladur. Il a fait lui, il a donné le dernier mot au peuple, aux concitoyens. En 93, quand le Conseil constitutionnel présidé par Robert Baninter censure un texte sur l'asile qui aurait eu pour conséquence de faire

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que la France aura été le pays d'appel de tous les déboutés du droit à l'asile qui auraient pu venir en France. Edouard Balladur dit je n'accepte pas votre décision, je réusine le congrès et je — Précision sur la Constitution. — Précision sur le Conseil Constitut et son organisation. — Question concrète. Vous arrivez au pouvoir. Est-ce que vous changez le mode de désignation des membres du Conseil constitutionnel ? Est-ce que vous gardez les anciens présidents ? — Je pense que les anciens Je pense que les anciens présidents, je pense qu'ils ne devraient pas être dans le conseil concessionnel. Mais pardon, ça ne change... Parce qu'ils sont jugés partis, c'est tout. Mais ça ne change rien nos problèmes. Là, on s'égare sur un détail.

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Ce que je fais quand j arrive quand j'arrive quand j'arrive je serai à l'Elysée quand j'arrive à l'Elysée j'engage immédiatement une révision constitutionnelle il y a notamment une charte de l'ordre républicain que vous souhaitez adosser la constitution je l'ai bien lu il est noté notamment noir sur blanc dedans que vous inscrirez je cite que la France est un pays de tradition judéo-chrétienne est ce que ce matin vous me confirmez que vous souhaitez inscrire dans la constitution française que la France est un pays de tradition judéo-chrétienne c'est extraordinaire je vais vous le confirmer oui parce que ça correspond à notre histoire ça correspond à notre culture ça n'a rien si j'ose dire d'une trahison vis-à-vis de la laïcité ça n'est pas un aspect cultuel

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je renforce d'ailleurs aussi dans la charte de l'ordre républicain le côté laïc la laïcité mais ce que je dis c'est que sur le plan culturel il faut assumer nos racines judéo-chrétiennes et ce sera dans la constitution et ce sera adossé c'est d'une charte vous savez qu'il y a une charte de l'environnement qui est adossé à la Constitution. Et c'est important parce que les juges doivent en tenir compte. Eh bien, je veux que là encore, ce soit les gens qui définissent les règles et non pas les juges. Mais donc vous, président, la tradition judéo-chrétienne de la France sera inscrite – Absolument parce que je pense qu'on souffre aujourd'hui d'une forme de mea culpa constante, cette espèce de culpabilité éternelle et je veux dire aux Français qu'il faut être fier de nos racines,

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fier de ce que l'on est, ça n'exclut personne, simplement au contraire. Quand on veut s'ouvrir, il faut être sûr de ses racines. – Alors vous êtes crédité, on le voyait dans les instituts différents sondages, de 6 à 10 % des intentions de vote. Il y a un nouveau sondage qui a été publié ce matin par nos confrères de l'Institut Ipsos. Alors dans cette configuration, vous êtes à 7 ,5%. Est-ce qu'il y aura un bulletin Bruno Retailleau au premier tour de l'élection présidentielle ? Est-ce que vous nous l'assurez ce matin ? Eh bien je vous l'assure ce matin que j'irai jusqu'à la victoire. Et je pense vraiment que cette victoire, elle est à portée de main. Les sondages sont ce qu'ils sont. Un journal du matin, il y a quelques jours, a fait justement une petite étude sur

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les cinq dernières élections présidentielles et il montrait qu'une fois sur deux, les sondages s'étaient trompés pour prédire le second tour. Moi, je pense que ce que j'offre justement, c'est cette rupture quand j'engage une révision constitutionnelle. Je dis aux Français, c'est vous qui allez prendre en main votre destin. Vous allez choisir votre avenir et l'État va pouvoir reprendre le pouvoir d'agir, le pouvoir de décider. Pour l'instant, on a l'impression que ça ne mord pas. Oui, sauf que vous verrez, je pense que je ne pense pas un seul instant que le duel entre Marine Le Pen et les filles, notamment Mélenchon, puissent avoir une adhésion des Français parce que ce sera la chienlit. On le voit déjà par les déclarations de Mme Panot, y compris de Mme Tondelier,

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qui veulent appeler à la désobéissance civile. C'est quoi la désobéissance civile ? C'est quoi la désobéissance civile ? Ce serait la chienlit. Et de l'autre côté, vous avez des candidats centristes, des candidats macronistes. Je pense qu'ils auront beaucoup de mal à faire oublier le bilan d'Emmanuel Macron qui est mauvais. Et par conséquent, je suis celui qui peut à la fois assumer une vraie rupture et être à la fois sérieux dans la conduite de la politique de l'État. – Mais donc rien, Bruno Retailleau, ne vous fera changer d'avis ? Parce que vous avez dit au début de l'émission, tous les autres sont des girouettes, ils reviennent toujours sur – Je n'ai pas dit tous les autres, je visais les démagogues. – Votre engagement à être candidat à la présidentielle, c'est sûr et certain,

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même si on voit au fur et à mesure des mois par exemple que le bloc central et de droite ne peut pas se sortir, ne peut pas être Jusqu'à la victoire. Quitte à faire perdre le bloc central et la droite, parce que vous serez divisé et qu'il y a quand même beaucoup d'électeurs qui sont inquiets. Je pense que le bloc central ne pourra pas gagner. Je pense que le fait d'avoir participé pendant dix ans, ça n'est pas rien, au bilan du macronisme, fera que jamais les Français ne l'ouvriront. Donc vous avez été ministre. Un ministre pendant 12 mois, un ministre de cohabitation, ce n'est pas M. Macron qui m'a a choisi, c'est Michel Barnier. Et pendant ces 12 mois, croyez-moi, il n'y a pas un ministre de l'Intérieur qui a fait connaître sa musique différente par rapport au président de la République.

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– Mais est-ce que vous y imaginez à premier tour avec Bruno Rotaio, Gabriel Attaille et Édouard Philippe franchement c'est le suicide assuré non pour la droite de ça ? Non je pense que dans le bloc central ils devront se mettre d'accord sans doute et je pense qu'entre les deux un ralliera l'autre j'en suis même quasiment sûr Mais est-ce qu'il n'y a pas plus de, j'allais dire, de porosité ou de proximité entre Edouard Philippe et vous. Edouard Philippe a fait partie de la même famille politique que vous qu'entre Edouard Philippe et Gabriel Attal. Edouard Philippe, il y a 10 ans, en 2017, il a fait un choix de rejoindre Emmanuel Macron avec d'autres. Oui, mais il a toujours dit qu'il était de droite. Croyez-vous plus concrètement, pensez-vous un seul instant

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que les gens qui me suivent aujourd'hui, qui veulent voter pour moi, puissent faire un autre choix vis-à-vis d'un candidat centriste. Je ne le crois pas. Oui, mais la question c'est, vous dites ceux qui me suivent, mais il y a aussi le fait que vous rassemblez pas la totalité de cet espace politique. Il y en a quand même une partie qui peut être tentée par Édouard Philippe et une partie qui regarde aussi du côté de Marine Le

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– Oui mais ça c'est l'objet de la campagne. – C'est l'objet de la campagne. C'est l'objet de la campagne. Ce que je mets sur la table avec la révision constitutionnelle, pour redonner vraiment la parole au peuple, pour faire en sorte que l'État puisse à nouveau agir. Ça, c'est le gaullisme. C'est la refondation sur les bases de 1958. Qu'est-ce que la méthode ? Qu'est-ce que le gaullisme ? Je vais vous résumer parce qu'on a parlé beaucoup des droits. La constitution de la cinquième, c'est quoi selon De Gaulle ? C'est recombiner le pouvoir du peuple avec le pouvoir de l'État. C'est ça. La cinquième République, c'est que le pouvoir, ce soit le peuple qui le détienne vraiment et il ne le détient plus. C'est pour ça que la démocratie est blessée. Et du coup, l'État est affaibli.

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– Puisque le peuple a toujours le dernier mot selon vous, pourquoi ne pas vous soumettre à une primaire du centre et de la droite ? Au moins, ce serait plus clair, ce serait réglé. Il n'y aurait pas trois candidats sur cet espace. – Je n'ai jamais refusé, vous le savez bien, par principe la primaire. – À quelles conditions alors ? – Mais je m'en fiche des conditions. Simplement, je la juge. – Donc vous êtes toujours ouvert à cette idée ? – Je la juge. Tellement peu probable que je ne veux pas perdre une miette d'énergie. Je ne veux pas perdre une seule seconde. Et je préfère faire des propositions et avancer dans la campagne. Ce matin, très clairement, vous nous dites « Jamais, jamais je ne me retirerai pour Édouard Philippe ». J'irai jusqu'à la victoire. Je viens de vous le dire.

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Je ne sais plus comment vous le dire, avec quelle langue vous le dire. – Non, non, vous ne vous retirerez pas pour Édouard Philippe. J'irai au deuxième tour de l'élection présidentielle, c'est une autre façon de dire ce que je viens de vous dire. – Bruno Retailleau, vous savez ce qu'on dit en coulisses, on va le dire à nos téléspectateurs, il y a une des élections sénatoriale dans quelques semaines. Vous êtes d'ailleurs vous-même candidat. Et surtout, vos amis, vos propres amis se disent « Non mais tout ça, au moment là, pour l'instant, on laisse passer l'élection, le renouvellement sénatorial un peu le mois d'octobre et ensuite on discute vraiment de savoir si Bruno Retailleau maintient sa candidature. Parce que c'est vrai qu'une partie de cet espace politique est tiraillée entre

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votre candidature et celle d'Edouard Philippe, sachant que s'il y y en a aucun. Si vous êtes tous les deux sur la ligne de départ, peut-être qu'il n'y en aura aucun des deux au deuxième tour. Oui mais on a beaucoup parlé de la réforme constitutionnelle qui n'a pour moi rien de juridique mais tout de politique. Rendre vraiment la parole aux Français. Croyez-vous qu'Édouard Philippe serait d'accord pour aller jusque-là ? Je ne le pense pas. Lui-même a dit que ça ne sert à rien de modifier la Constitution, en réalité notamment sur l immigration. Sur l'immigration, lui assume de vouloir plus d'étudiants étrangers. Moi non. Moi non. Il assume de faire appel à plus de travailleurs étrangers. Moi non. Vous êtes contre... Vous pensez que votre ligne c'est de l'immigration zéro ?

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Je ne le dis pas, c'est un ensemble. D'abord ma ligne n'a jamais été l'immigration zéro. Simplement sur les étudiants, c'est un des premiers motifs migratoires aujourd'hui. Vous avez 35 % des chambres du CRUS qui sont occupés par des étudiants étrangers pendant que des familles françaises se saignent aux quatre veines pour pouvoir trouver un appartement pour leurs enfants étudiants. Vous avez sur ceux-là qui étudient en France les deux tiers qui ne vont pas avoir leur licence en trois ans. Qu'est-ce qu'on veut alors – Il n'y en a plus d'étudiants étrangers pour une recherche ? Non, mais il n'y en a plus du tout. – Si, mais on sélectionne et sur des filières dont on a besoin, ce qu'on ne fait pas aujourd'hui. Sur l'immigration de travail, vous avez quasiment 380-400 000 étrangers

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qui sont en situation légale et qui sont au chômage. Alors pourquoi est-ce qu'on les qualifierait ? – Mais ça ne fait pas une différence majeure entre vous et Édouard Philippe, la question des étudiants étrangers. Ce n'est pas ça la différence. – J'ai commencé. La différence majeure, c'est la rupture. L'expression de cette rupture, c'est de changer le régime finalement. De revenir dans un vrai régime démocratique. Est-ce qu'il est capable de mettre sur la table la révision constitutionnelle telle que je l'ai définie ? Sur le référendum, pas de pouvoir, un pouvoir, en tout cas le dernier mot au peuple plutôt qu'au juge. Un droit européen strictement sur les traités, y compris sur les traités, un droit en matière internationale et une charte de l'ordre républicain. Très –

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Mais concrètement, vous nous dites que vous avez de très grandes différences avec Édouard Philippe. Je vous propose deux photos par exemple. Vous vous sentez plus proche d'Édouard Philippe ou d'Éric Zemmour ? – Oh non mais… – Non mais idéologiquement. – Non mais attendez, je… – – Ça, ce genre de… – Vous n'allez pas me faire la culotte de chou comme Édouard Philippe ou d'Éric de Villepin ? – Non mais écoutez, faites un jeu pour, si vous voulez, un soir. – Non mais vous ! – Faites un jeu pour vos auditeurs, faites des paris, faites des tombolas. – Vous vous sentez plus proche du… – Vous vous sentez plus proche Duquel, Bruno Rotailleau ? Vous n'êtes pas langue de bois, vous pouvez nous le dire. Mais d'aucun... Mon problème, il n'est pas là.

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Mon problème, c'est ma candidature. Vous n'avez pas compris ? Je fais des propositions. Est-ce que dans votre gouvernement, il pourrait y avoir des membres de Reconquête Sarah Knafo, Éric Zemmour par exemple Non, mais en tout cas, je l'ai toujours dit. Je n'ai jamais voulu... On a parlé de l'union des droites précisément par les partis. Je l'ai toujours refusé parce qu'il y a des vraies différences. En revanche, je m'adresse aux électeurs. C'est les électeurs que je veux convaincre. Et c'est les électeurs que je convaincrai. J'en suis absolument persuadé à tous les patriotes. Vous préférez les électeurs d'Edouard Philippe ou d'Éric Zemmour, alors ? Mais un Français est une Française. Et voilà, il n'y a pas des citoyens de seconde zone en fonction de leur vote.

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Et vous savez parfaitement que des électeurs d'Éric Zemmour, des électeurs de Marine Le Pen, en réalité, sont souvent nos anciens électeurs parce qu'ils pensent que souvent, ils ont été déçus par la droite. Edouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau au premier tour. Vous, comme les autres, vous êtes prêts à assumer la qualification de Jean-Luc Mélenchon pour le second ? Mais on n'en est pas là. Je pense, je le redis, je suis persuadé que les Français ne voudront pas de l'offre qui les amènerait à un duel chaotique entre Gérard Larcher. Gérard Larcher qui vous soutient, qui est même peut-être votre premier soutien, il s'inquiète lui de voir sur la même ligne de départ, vous, Edouard Philippe, Gabriel Il dit qu'il faudra mettre de l'ordre là-dedans, ce ne sera pas possible.

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Il a même fait une proposition dans Le Parisien de cette semaine, il y a quelques jours, et je suis certain Bruno Jeudy que vous l'avez lu pour qu'Edouard Philippe se rallie à ma candidature. Il est aussi favorable à une primaire, par ailleurs. Oui, mais encore une fois, exactement, il dit départage, d'une part, et je n'ai rien, moi, d'opposition de principe. Pourquoi ? Parce Parce que je ne crains aucune compétition. Mais je la juge peu probable. À quel moment devra se faire cet éclaircissement entre les candidats de la droite et du centre ? Edouard Philippe dit, entre mi-décembre et mi-janvier, à quel moment doit se faire cet éclaircissement pour les trois C'est l'éclaircissement vis-à-vis de tel ou tel candidat. C'est l'éclaircissement vis-à-vis des Français.

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Vous vous dites, en gros, Gabriel Attal et Edouard Philippe doivent régler leurs problèmes. Moi, je serai candidat quoi qu'il arrive. Voilà. Ils sont dans le bloc central. Vous n'y êtes pas ? Je suis... Est-ce que... Alors, je vais vous poser une question. Prenons un truc très concret. Est-ce que je suis centriste ? Est-ce que vous pensez que je suis centriste ? Est-ce que mes propositions ont quelque chose de centriste ? Vous êtes président du parti Les Républicains. Oui, absolument. Il va y avoir la question budgétaire qui est déjà engagée. Très – Et concrètement, est-ce que par exemple les Républicains voteront la censure du budget de ce gouvernement ou pas ? – Moi je pense que ce gouvernement serait bien inspiré de recourir à

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l'article 47 de la Constitution, c'est-à-dire aux ordonnances. C'est la meilleure façon d'avoir un budget le moins mauvais possible. – Vous croyez que c'est vraiment raisonnable de faire des ordonnances alors que Sébastien Lecornu propose quoi ? Un demi-budget pour une demi-année ? Si vous faites des ordonnances, vous allez refaire le budget 2027 ? Vous ne pourrez pas Vous ferez un budget rectificatif, vous ferez un budget au mois de mai. – Bruno, je dis qu'il y aura dans tous les cas, je vous l'annonce comme un scoop, et ce n'est pas un scoop, vous le savez bien, il y aura un rectificatif budgétaire à l'été prochain. Et entre la loi spéciale, un 49-3. Vous savez très bien que le 49-3 c'est pas de budget, il y aura une censure, il y a un risque de censure.

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Le 47, l'article 47 juste parce que c'est très technique. On va On ne va pas rentrer dans des étroites techniques. – Simplement, ça permet… Le gouvernement pourrait reprendre les propositions qu'il mettra sur la table. On n'attend rien de ce budget-là, rien. Simplement de donner un budget le moins mauvais possible à la France et de grâce des économies et pas d'impôts. – Bruno Retailleau, Bruno Retailleau. – Philippe Aguillon dit dans la tribune de dimanche que sans budget, c'est un emballement de la dette qui guette la France. Et donc il y a une responsabilité à avoir de la part des candidats qui sont au Vous ne savez pas ce que sont les ordonnances. Comment ? Vous ne savez pas ce que je propose. Les ordonnances, précisément, permettraient d'avoir un budget

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avec le maximum d'économies, j'espère, et pas de hausse d'impôt. Il faut simplement que le gouvernement soit sérieux et qu'il mette sur la table, dès le départ, un budget initial qui respecte cette règle-là. Et ensuite, il pourrait, grâce aux ordonnances, prendre justement les dispositions, ou les mesures où il y un bon budget. C'est l'inverse de ce que vous dites. Bruno Retailleau, c'est le moment de votre minute présidentielle. On est au soir du second tour. Vous venez d'accéder à l'Élysée. Qui est-ce que vous appelez la première personne que vous appelez le soir de votre élection – La première personne que j'appelle ? C'est sans doute ma famille, c'est mon épouse. – Avec qui vous dînez le soir de votre arrivée à l'Elysée ? – Avec mes amis.

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– Vous président, est-ce que vous rétablissez le service militaire obligatoire Je crois que c'est une proposition des jeunes républicains qui va être faite. En tout cas, je ferai un service militaire. Obligatoire ? Ça, on en conviendra, on en discutera, mais je veux... Plutôt oui ? Plutôt oui, mais je veux faire en sorte que les jeunes, la jeunesse puisse mieux s'intégrer. Vous instaurez le lever-drapeau dans les écoles, comme l'a fait Eric Chotianis ? Je le souhaite. Vous appelez d'abord Poutine ou Trump ? J'appellerai d'abord les Européens, mais je ferai la priorité pour moi, ce sera la France et les Français. J'engagerai ma révision constitutionnelle. Qui sera la première personne que vous ferez entrer au panthéon Bruno Retailleau ?

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Écoutez, vous me reposerez la question quand je serai à l'Elysée. À quoi vous refusez de renoncer pour être élu président ? Vous refusez de renoncer ? À quoi je refuse... Au sport ! Et alors justement, vous... Pour prendre des décisions, je suis bien dans sa tête et bien dans son corps. – Vous président, est-ce que vous communierez lors des cérémonies religieuses où vous participerez en tant que président de la République ? – Non, pas question. J'appliquerai la jurisprudence du général de Gaulle, catholique fervent, catholique convaincu. Il avait même d'ailleurs transformé une petite pièce en oratoire à l'Élysée, ce que je ne ferais pas. Mais à chaque fois qu'il était comme président dans une cérémonie religieuse, il ne communiait pas.

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Je ne communiais pas non non plus lorsque j'ai représenté le gouvernement, quand j'étais ministre de l'Intérieur. Merci beaucoup Bruno Rotaillot, vous restez sur BFM ce soir,