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interviewSud Radio (sur YouTube)· 18 juin 2025 9 min

Une députée socialiste née en Iran dénonce les bombardement israéliens

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. Nous recevons et et j'en suis heureux Aida Adizadé qui est député socialiste du Valdoise et la circonstruction la 2e du Valdoise Lil àad enfin bon euh député socialiste donc né à Teran en Iran. Vous êtes donc d'origine iranienne.

Bonjour madame, merci d'être avec nous. Vous êtes d'origine iranienne. Tout à fait.

Vous avez de la famille en Iran, j'imagine beaucoup de familles en Iran. Est-ce que vous arrivez à les joindre en ce moment ? On est on échange par WhatsApp.

On échange peu parce que on ne veut pas non plus les mettre en difficulté. On sait que le régime peut surveiller ces conversations là. Le Mossade ayant infiltré l'Iran, ce qui a permis de faire ses ses frappes, ses attaques, le régime a déjà entrepris une série de répressions euh ciblées et aveugles de ceux qui s'y mettreent les espions, les traîtres et on ne veut surtout pas les mettre en difficulté.

Donc on échange. Pour l'instant, ils vont bien mais on est très inquiet. Ils habitent à Terran.

Certains habitent à Tran, d'autres habitent à Chiraz. et dans d'autres villes aussi. Et que vous disent-ils de la situation ?

Comment la vivent-ils cette situation ? Ils sont angoissés. Ils sont ils sont angoissés.

Ils ils ne savent pas de quoi demain sera fait. Ils aussi entre fatalisme et angoisse et désespoir ne voi pas d'issue heureuse à cette situation pour eux, pour les civils. Bien sûr.

Euh alors je ne veux pas parler pour eux parce que je ne veux pas les mettre en difficulté. Vous savez, le régime n'est pas soutenu par les Iraniens. Ça c'est presque le régime n'est pas soutenu par les Iraniens et on l'a vu d'ailleurs dans le mouvant femme vie liberté qui a été réprimé durement.

Je pense qu'il y a 95 % des Iraniens qui si on leur demandait deux main de virer le régime le frais des deux mains d'ailleurs. Oui, sans mauvais jeu de mot. Mais c'est ce n'est pas pour autant que les bombes sont souhaitées, sont souhaitables et au contraire elles sont elles pro d'angoisse.

Il y a des précédents à côté, il y a eu l'Irak. Irak en 2003, c'est 1 million de morts pour un changement de régime. Il y a eu la Libye plus récemment.

Enfin, c'est c'est des situations extrêmement angoissantes. Alors, je je vais revenir je vais revenir sur la situation militaire et la situation diplomatique et et la géopolitique, mais je voulais vous demander donc ils sont antirégime, on est bien d'accord. Difficile de s'exprimer d'ailleurs quand on est contre le régime là-bas en Iran.

On dit qu'il y a des mouvements de population importants. On dit que beaucoup ont fuitan. C'est vrai ou c'est faux ?

Oui, on voit des images qui nous parviennent par les réseaux sociaux pour ceux qui peuvent. Oui. Oui.

Il y a des longues fils euh de voitures sur les artères de Tran euh devant les stations à Essence. les gens cherchent à fuir parce que c'est les consignes qu'on leur donne mais sans leur dire où aller. Euh les Israéliens aussi, la population civile fuit, se réfugie dans les abriers antimissiles, dans les bunkers, dans le métro, mais ils ont des consignes beaucoup plus précises.

Là, c'est fuyez, partez. C'est un c'est un message de du président Trump qui l'aurait directement parvenu. Mais pour aller où ?

Et c'est là la grande angoisse. Les États-Unis hésitent à entrer en guerre. Doivent-ils éviter de le faire ?

Oui. Qu'en pensez-vous ? Oui, je pense que les guerres sont dévastatrices.

C'est bien pour ça que nous avons établi nous, vieux continent, vieux pays, après deux guerres meurtrière dont nous commémorons chaque année le souvenir, nous avons établi des principes, ce qu'on appelle le droit et même le droit international pour éviter d'entrer dans ces phases-là. Les guerres, la guerre doit, c'est banal à dire, mais nous avons nos grands humanistes, Albert Kemu, enfin des écrivains qui sont exprimés là-dessus. La guerre est toujours une tragédie.

Euh le président de la République dit euh il a fait cette déclaration euh "Vouloir changer le régime en Iran par la force serait une erreur stratégique." Oui. Vous êtes d'accord avec lui ou pas ?

Oui. Je rajouterai une erreur humaine et humanitaire. Vous êtes contre ces bombardements.

Vous êtes contre l'action militaire israélienne. Vous êtes opposé. L'action militaire israélienne a voulu faire croire qu'elle était ciblée.

Or, on voit déjà qu'il y a 400 civils qui sont morts et beaucoup de blessés et beaucoup de personnes en détresse. Il y a des hôpitaux qui ne fonctionnent plus. Il y a bientôt l'électricité qui va être de nouveau recoupée.

On n pas internet. Et je crains aussi la répression sanglante de ce régime. Ce régime est détestable.

Il y a pas un jour depuis que nous sommes en France où nous souhaitons la chute de ce régime. Mais pas comme ça. Pas avec les bombes, pas dans cette dans cette erreur généraliser.

Pas comme ça. Oui, d'accord. Mais Frédéric Schmerz Fré Schmers, le chancelier allemand ditël fait le sale boulot pour nous tous.

Israël fait le sale boulot pour vous, la population iranienne. Je voudrais qu'on s'arrête sur ce thème. Le sale boulot, ça renvoie à quoi ?

Ça renvoie à des civils qu'on tu, à des mères qu'on en deuil, à des pères qu'on en deuil aussi, à des enfants qui perdent la vie. C'est ça le sale boulot. Parfois, on parle de vie humaine mais est-ce que est-ce qu'il oserait parler comme ça pour son propre peuple ?

Non, je pense que c'est irresponsable. Oui. Mais comment faire tomber ce régime ?

Il y a eu il y a eu tout toutes ces toutes ces femmes iraniennes et les hommes aussi qui se battent qui se sont battus ces dernières années ces derniers mois sans résultat sans succès. Alors c'est faire changer un régime c'est souvent des processus de longue haleine et nous sommes bien placés pour le savoir en France il y a eu plusieurs évolutions avant que nous ayons une République qui s'installe et il y en a eu cinq he jusqu'à présent. Il faut faire confiance au peuple iranien.

Il faut être de son côté. Le peuple iranien bouge. Il a évolué.

Après le mouvement femme vie liberté en Iran, les voiles sont tombés. Les femmes ont imposé cela au gouvernement. Aujourd'hui, en Iran, les femmes aujourd'hui euh se promènent tête nu.

C'est saisissant. Saisissant dès l'aéroport alors qu'avant elles attendaient un peu. C'était dans les voitures, dans les dans les soirées privées de manière un peu cachée, dans les dans les cafés.

Là, de manière saisissante dès l'aéroport, les femmes, la majorité des femmes collectivement, c'est difficile à évaluer, mais vous voyez beaucoup de femmes têes nues en fait ensemble. Elles ont bravé cet interdit avec le soutien des hommes. Quand il y a un passe d'ar qui s'emmêle, il y a des hommes qui font corps autour d'elle en lu disant "Laisse-la tranquille, laisse la tranquille." Voyez, il faut faire confiance au peuple iranien.

Je je vais ajouter autre chose. Qu'est-ce qui a marché avec l'Iran ? un accord un accord en 2015 qui a mis qui a mis une fin malheureusement provisoire parce qu'il a été cet accord a été dénoncé par Trump au mouvement d'enrichissement du nucléaire pour se doter d'une arme.

Le droit ça marche. Encore faut-il y croire. Encore faut-il ne pas croire en la seule loi qui semble prévoir l'heure à l'heure actuelle, c'est la loi du plus fort.

Non, je pense que la paix est fragile. Oui, ce régime doit changer. Oui, ce régime doit tomber.

Mais il faut le faire évoluer de l'intérieur en soutenant les Iraniens. Vous êtes iranienne d'origine. Vous aimez ce pays qui est un pays magnifique.

J'ai pas eu la chance d'y aller mais c'est un pays magnifique de 90 millions d'habitants. Dites-moi lorsque vous voyez en France des manifestations proalestiniennes et dans ces manifestations, de plus en plus de drapeaux iraniens mais de drapeau soutenant la République islamique, c'est une dérive totale. Je pense que les gens qui font ça n'ont aucune idée de de ce qu'ils défendent, de ce qu'ils soutiennent ou peut-être même un peu trop.

Ils sont peut-être pour la charia. Voilà, c'est c'est une dérive totale et c'est une et c'est un crachat au visage des Iraniens qui ont subi ce régime depuis 40 ans. D'ailleurs, certains le disent, pour l'instant, on a 400 400 morts, mais il y a 800 il y a eu 800 pendaisons du régime iranien.

Donc on est certains avec ironie disent on est encore loin du compte de ce que les régimes nous a fait subir juste l'année précédente. Donc non c'est tout à fait condamnable. Et puis j'ai une dernière chose sur le terrain politique purement politique.

Vous avez soutenu Boris Vallot hein. Dites-moi, est-ce qu'il faut passer des accords des accords électoraux oui ou non avec LFI ? Est-ce que le PS doit passer les accords électoraux avec LFI ?

Je crois que si on passe des accords euh c'est pour éviter d'avoir le RN au second tour dans si on parle législative dans tout un tas de circonscriptions. Euh c'est-à-dire que c'est un presque un pact de non agression. Nous ne présentons pas de candidats face à vous.

Vous n'en présentez pas face à nous dans un cas où on est dans un scrutin uninominal à deux tours. Je pense qu'il ne peut pas y avoir d'accord programmatique. On est en divergence sur beaucoup de sujets.

On a on est en convergence aussi sur pas mal de sujets. Moi, je me rejoins beaucoup de leur combat et rejoindre beaucoup des miens sur par exemple la protection de l'enfance. Mais on pourrait mettre euh barrage républicain à gauche et partir comme ça aux élections.

Je pense que ça serait euh ça serait euh sain, ça serait même salutaire si on veut éviter d'avoir davantage de députés Eren. Merci à vous. Merci d'être venu nous voir Aida Adisadé, je rappelle député socialiste du Valdoise né à Teran.

Merci d'origine iranienne. Donc 7h20, merci beaucoup. 7h20, vous êtes sur l'antenne de Sud Radio.

Rappel des titres de l'actualité, Laor Leclerc.

Une députée socialiste née en Iran dénonce les bombardement israéliens — Ayda Hadizadeh · Pourquijevote