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Podcast / conversationBACKSEAT· 11 octobre 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Les socialistes de retour au POUVOIR ? - avec Arthur Delaporte

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 40 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse partielle

    Qu'avez-vous dit avec Sébastien Lecornu ?

  • 1:12RelanceRéponse partielle

    Qu'avez-vous obtenu ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites était-elle un totem important ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Olivier Faure souhaite-t-il un gouvernement exclusivement de gauche ?

  • 2:42RelanceRéponse directe

    Est-ce toujours la ligne du Parti Socialiste ?

  • 4:03FerméeRéponse directe

    Le PS pourrait-il participer à un gouvernement sans premier ministre de gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54IntervenantPromesse
    « on a 3 grands axes qu'on veut pour le gouvernement : le gouvernement par la gauche, c'est la justice sociale fiscale, c'est l'augmentation des salaires, c'est la suspension enfin l'abrogation de la réforme des retraites »
  • 1:05IntervenantPromesse
    « on a 3 grands axes qu'on veut pour le gouvernement : le gouvernement par la gauche, c'est la justice sociale fiscale, c'est l'augmentation des salaires, c'est la suspension enfin l'abrogation de la réforme des retraites »
  • 5:07IntervenantChiffre
    « on a un socle la gauche sur laquelle on peut s'appuyer pour une non-censure ça fait déjà 193 députés »
  • 5:11IntervenantChiffre
    « il manque encore une centaine de députés pour atteindre les 289 et résister à une censure »
  • 10:06IntervenantPromesse
    « ne pas trahir le programme du nouveau Front Populaire c'est essayer d'en faire appliquer le maximum compte tenu de ce contexte »
  • 10:17IntervenantPromesse
    « je veux augmenter les salaires suspendre la réforme des retraites et faire la taxation des plus riches »
  • 10:25IntervenantChiffre
    « 84% des électeurs électrices de gauche veulent l'union »
  • 21:53IntervenantPromesse
    « augmentation des salaires blocage des prix de produits de première nécessité blocage des prix du carburant nos écoles nos hôpitaux »
  • 26:15IntervenantFait
    « la suspension de la réforme des retraites »
  • 26:26IntervenantFait
    « taxation des ultra riches »
  • 27:10IntervenantFait
    « c'est pas tant que c'est improbable d'un point de vue arithmétique »
  • 27:25IntervenantFait
    « bah son bilan c'est la réforme des retraites »
  • 29:39IntervenantChiffre
    « PS PC face à LFI vert c'est 17% ou 19% versus 11% »
  • 29:56IntervenantChiffre
    « le RN est à 25% »
  • 35:06IntervenantFait
    « tout le monde veut faire l'union sauf le PS »
  • 36:53IntervenantFait
    « aujourd'hui on repart contre elle »
  • 40:49IntervenantChiffre
    « 70% des gens ne se sentent pas représentés par les partis politiques »
  • 43:35IntervenantFait
    « on va avoir Bardella ou Rotaillot »
  • 47:29IntervenantFait
    « la première des urgences c'est une loi anti-concentration dans les médias »
  • 47:45IntervenantFait
    « je pense qu'il faut une proportionnelle à l'allemande »
  • 48:47IntervenantFait
    « on a lancé le premier référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris »

Temps de parole

  • Intervenant56 %
  • Intervenant 29 %
  • Intervenant 38 %
  • Intervenant 48 %
  • ?7 %
  • Intervenant 57 %
  • Présentateur6 %

≈ 39,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Député du Calvados, porte-parole du Parti Socialiste à l'Assemblée Nationale du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale et du Parti parce que je suis un

0:12
Intervenant

cumulard et

0:13
Présentateur

du Parti

0:13
Locuteur

aussi,

0:13
Présentateur

ça porte la parole de tout le

0:15
Locuteur

monde

0:15
Présentateur

c

0:15
Locuteur

'est pas cher

0:15
Intervenant

parce

0:16
Présentateur

que parfois le Parti et le groupe c'est pas le

0:18
Locuteur

cas

0:19
Présentateur

non non mais plein de questions à vous poser sur cette folle semaine au cours de laquelle le Parti Socialiste a été un acteur majeur, notamment au cours de la journée d'hier où les socialistes ont rencontré Sébastien Lecornu qu'est-ce que vous vous êtes dit avec Sébastien Lecornu ? Alors moi j'étais

0:35
Intervenant

pas dans le bureau mais on

0:36
Locuteur

vous a

0:36
Intervenant

raconté quand même on m'a dit 2-3 trucs apparemment pas grand chose

0:40
Locuteur

c

0:41
Intervenant

'est-à

0:41
Locuteur

-dire

0:41
Intervenant

? ça servait pas à grand chose on lui a redit ce qu'on lui avait déjà dit il

0:46
Locuteur

y

0:46
Intervenant

a 3 semaines ce qu'on lui avait redit la semaine dernière ce qu'on avait déjà dit en fait dès le 25 août

0:53
Locuteur

on

0:54
Intervenant

a 3 grands axes qu'on veut pour le gouvernement le gouvernement par la gauche c'est la justice sociale fiscale c'est l'augmentation des salaires c'est la suspension enfin l'abrogation de la réforme des retraites mais bon là on parle plutôt de suspension en

1:09
Locuteur

ce

1:09
Intervenant

moment on pourra peut-être y revenir

1:12
Présentateur

qu'est-ce que vous avez obtenu

1:15
Locuteur

? est

1:18
Présentateur

-ce que la suspension de la réforme des retraites c

1:19
Locuteur

'était quand même

1:19
Intervenant

c

1:20
Locuteur

'était

1:21
Présentateur

pas quand même un totem important la suspension de la réforme des retraites je veux dire qu'Elisabeth Borne en personne dise qu'elle est ok pour le suspendre c'est que ça

1:26
Intervenant

bouge du côté des macronistes qu'on fait bouger les choses parce qu'ils ont peur

1:31
Locuteur

ils

1:31
Intervenant

ont peur de la dissolution et quand on voyait tout de suite les échanges de leur boucle WhatsApp on voit bien qu'on a fait bouger les macronistes sur les totems qui étaient censés être indéboulonnables là on a quand même une division intérieure à la macronie où Elisabeth Borne qui a juste porté la réforme commence à se dire peut-être qu'en fait il faudrait qu

1:49
Locuteur

'on

1:49
Intervenant

suspende les choses donc ça c'est en effet un rapport de force qu'on a joué et aujourd'hui ils auront du mal à nous dire il n

1:54
Locuteur

'y a

1:54
Intervenant

pas de sujet avec la réforme des retraites et il ne

1:57
Locuteur

faut

1:57
Intervenant

plus la suspendre le problème c'est que Sébastien Lecornu a peut-être dit ces dernières heures hier matin que ça pouvait s'envisager mais hier soir quand vous l'avez entendu sur France 2 en

2:07
Locuteur

fait

2:07
Intervenant

il ne disait plus ça du tout

2:09
Locuteur

il

2:09
Intervenant

est arrivé il a dit entre la suspension et rien il faut trouver quelque chose

2:13
Locuteur

alors

2:13
Intervenant

là moi je trouve ça quand même très singulier parce qu'entre ça et ça le milieu c'est quoi c'est un débat

2:18
Locuteur

c

2:18
Intervenant

'est un conclave

2:20
Locuteur

c

2:20
Intervenant

'est en fait rebelote Bayrou donc s'il n'y a pas quelque chose d'immédiat de sonant et trébuchant et des engagements qui sont pris on peut bien nous dire demain vous faites un débat mais vous savez c'est un débat qui peut mener à rien Olivier

2:31
Présentateur

Faure souhaite un gouvernement composé exclusivement de femmes et d'hommes de gauche à l'exception de Jean-Noël Barreau aux affaires étrangères et de Sébastien Lecornu aux armées parce que ce sont des domaines partagés avec le président de la république

2:42
Locuteur

est

2:43
Présentateur

-ce que c'est toujours la ligne du parti socialiste

2:45
Intervenant

? Alors disons qu'il a répondu à une question on lui disait mais est-ce qu'il n

2:48
Locuteur

'y

2:48
Intervenant

aura que la gauche il a dit bah oui c'est un gouvernement de gauche et des écologistes le PS ce soir pour dire qu'on aspire à gouverner demain Alors les Verts et le PC ils ont aussi fait des communiqués avec la France Insoumise Ce soir on fait un communiqué commun pour faire ça et le communiqué avec le PC je ne

3:07
Locuteur

sais

3:07
Intervenant

pas où il est avec la France Insoumise on parle beaucoup du PS et de la France Insoumise mais on ne parle pas du parti communiste ça n'existe pas donc aujourd'hui c'est vrai qu'il y

3:16
Locuteur

a

3:16
Intervenant

eu ce communiqué qui rappelle nos conditions et qui dit une chose simple on aspire à gouverner alors après Olivier il a pu dire

3:23
Locuteur

peut

3:23
Intervenant

-être en prenant un peu d'avance comme dirait Annie Vidal en grillant une cartouche en disant bon il y a une question qui s'appelle le domaine réservé les affaires étrangères la défense on est c'est le domaine du président de la République donc peut-être que là-dessus il peut y avoir une discussion je pense que c'était ça le sens de dire Barraud parce que c'est lui qui exerce le portefeuille actuellement mais dire

3:43
Locuteur

on

3:43
Intervenant

n

3:43
Locuteur

'est

3:43
Intervenant

pas en train de composer un gouvernement et je tiens à le dire Olivier Faure n'est pas encore premier ministre et d'ailleurs il n

3:49
Locuteur

'a

3:49
Intervenant

jamais dit je suis le candidat de la gauche pour être premier ministre

3:53
Locuteur

on

3:54
Intervenant

dit c'est quelqu'un de gauche et il le dit et il le rappelle tout le temps c'est quelqu'un n'importe qui qui vient du périmètre de ceux qui aspirent à gouverner

4:02
Locuteur

est

4:03
Intervenant

-ce que

4:04
Présentateur

le PS pourrait participer à un gouvernement sans premier ministre de gauche

4:08
Locuteur

?

4:09
Présentateur

non

4:09
Locuteur

non

4:10
Intervenant

pour vous c'est matignon

4:11
Locuteur

on l'a dit

4:13
Intervenant

on pourrait participer avec un premier ministre écologiste avec un premier ministre communiste avec Lucie Casté si Emmanuel Macron demain dit c'est Lucie Casté mais objectivement un

4:22
Locuteur

premier ministre qui n'est pas de gauche comme

4:23
Intervenant

Laurent Berger par exemple

4:25
Locuteur

ça

4:26
Intervenant

dépend pour quelle politique

4:26
Locuteur

et

4:27
Intervenant

Bernard Cazeneuve non mais en fait c

4:30
Locuteur

'est vrai c'est une bonne question

4:30
Présentateur

c

4:31
Intervenant

'est la même réponse en fait si Bernard Cazeneuve arrive et dit bah écoutez moi je veux un gouvernement de gauche et non pas un gouvernement de coalition que je veux la réforme des retraites l'attaque Zuckman etc bon bah on va pas dire on te laisse tout seul au gouvernement avec Bruno Retailleau et Gérald Darmanin

4:48
Locuteur

mais

4:48
Intervenant

moi j'ai une question vous y croyez vraiment à un gouvernement avec que des ministres de gauche

4:52
Locuteur

? je

4:53
Intervenant

vois pas d'autres options si on veut la stabilité

4:55
Locuteur

enfin

4:56
Intervenant

voilà à l

4:57
Locuteur

'heure

4:57
Intervenant

où je parle j'ai du mal

4:58
Locuteur

on

4:59
Intervenant

sait jamais de quoi sera fait à demain mais à imaginer d'autres options plus stables pourquoi ? parce qu'en fait on a un socle la gauche sur laquelle on peut s'appuyer pour une non-censure ça fait déjà 193 députés c

5:10
Locuteur

'est pas la

5:10
Intervenant

majorité absolue ? bah non il manque encore une centaine de députés pour atteindre les 289 et résister à une censure mais je veux dire les macronistes qui jour et nuit nous racontent qu'ils cherchent la stabilité bon bah on leur dit les gars si vous voulez nous censurer allez-y mais vous serez c'est un peu retournement de ce qu'ils nous balancent en permanence vous êtes les responsables derrière de l'instabilité et puis on dira aussi une autre chose c'est qu'on n

5:31
Locuteur

'a

5:31
Intervenant

pas besoin des républicains pour avoir un espace de non-censure il suffit qu'il y ait la moitié en gros enfin allez on va dire 60% juste des macronistes Modem, Horizon, etc soit juste le groupe en fait à peu près de Renaissance qui ne nous censure pas vous comptez sur le fait qu'Elefi ne vous censure pas

5:48
Locuteur

oui

5:49
Intervenant

c'est sûr ça je n'ose pas croire que si on arrive au gouvernement qu'on dit on va suspendre la réforme des retraites faire l'attaque Zuckman ils se retournent derrière eux ils disent on a censuré ce qu

5:57
Locuteur

'ils

5:57
Intervenant

voulaient faire ce qu

5:58
Locuteur

'on

5:58
Intervenant

porte

5:59
Locuteur

pourquoi

5:59
Intervenant

ils sont pas dans le communiqué de ce soir

6:01
Locuteur

?

6:01
Intervenant

parce qu'en fait Elefi n'a pas la même stratégie Elefi ils disent Macron destitution ils disent pas la gauche au gouvernement et d'ailleurs je rappelle aussi que l'été dernier il y avait c'est très loin l'été dernier en 2024 mais il y avait déjà un peu de friture sur la ligne et

6:17
Locuteur

vous avez

6:17
Intervenant

fait quoi pour collectivement essayer de résoudre cette friture depuis un an ?

nous on a dit aux Insoumis déjà la première chose qui a fait beaucoup débat et on a essayé de revenir dessus pendant tout l'été avec Lucie Casté c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait dit rien que le programme tout le programme sauf qu'en fait on était 15 tiers de l'Assemblée nationale donc c'était compliqué à mettre en application donc nous on avait dit on portera le programme mais on cherchera des compromis pour faire avancer nos idées on cherchera des majorités on a même réussi à faire signer un texte à Mathilde Panot qui disait ça mais voilà aujourd'hui dès qu'on dit pas rien que le programme tout le programme on se retrouve de nouveau à être accusé d'être des social

6:49
Locuteur

traiteurs

6:49
Intervenant

Malek ? tu nous parles d'une divergence au niveau de la stratégie avec la France Insoumise ça c'était l'été dernier oui certains disaient tout le programme rien que le programme et le parti socialiste et d'autres partis disaient

7:00
Locuteur

autre chose le PC

7:01
Intervenant

Lucie Casté sauf qu'en réalité la vraie bascule elle intervient surtout lors du congrès du parti socialiste

7:09
Locuteur

alors

7:10
Intervenant

ça tombe bien que tu le dises maintenant parce que tout à l'heure je t'ai entendu dans l'émission d'avant dire enfin la première partie dire c'est à cause du congrès qu'Olivier Faure est devenu social mou bon c'est pas ce que j'ai dit non mais un peu quand

7:22
Locuteur

même

7:22
Intervenant

un peu si si un peu c'est pas ce que j'ai dit j'étais plus hard que ça bon voilà donc tu vois j'ai euphémisé mais en vrai le congrès moi je l'ai fait avec Olivier Faure on est allé l'arracher

7:35
Locuteur

on

7:36
Intervenant

a gagné à 51% en gros Olivier Faure face à Nicolas Maillot-Rossignol c'est pas derrière pour dire les gars vous aviez raison sur toute la ligne et d'ailleurs le congrès

7:46
Locuteur

c

7:47
Intervenant

'est pas très bien passé je vous renvoie au titre au lendemain du congrès

7:51
Locuteur

parce

7:51
Intervenant

que donc moi je veux négocier on va dire ce qui pouvait être un texte final du congrès et ils arrivent ceux qui défendent l'idée qu'il faut pas de primaire de la gauche etc ça c'est la ligne qu'on portait avec Olivier dans le congrès et ils disent et vous rajoutez pour les élections législatives et en cas d'élection législative il n'y aura plus jamais d'accord électoral national avec la France insoumise

8:13
Locuteur

et

8:14
Intervenant

là

8:15
Locuteur

on

8:15
Intervenant

dit non

8:16
Locuteur

on

8:16
Intervenant

ne rajoute pas ce que vous nous demandez dans le texte parce que en fait on considère qu'on ne peut pas écrire ça parce que ça veut dire que face à un risque RN on accepte l'idée que la division de la gauche nous impuissante potentiellement collectivement

8:30
Locuteur

et

8:31
Intervenant

donc ça c'est ce qu'on écrit enfin ce qu'on refuse

8:33
Locuteur

d'écrire dans le texte donc du coup

8:34
Intervenant

c'est la ligne quand même qui emporte ce congrès c'est une ligne qui soutient l'union de la gauche qui soutient une primaire de la gauche et qui soutient l'idée de la construction d'un espace programmatique avec ceux qui veulent une candidature commune à horizon 2027 ce que nous soutiennent pas les insoumis par ailleurs c'est ce que vous avez refusé d'écrire le courant majoritaire donc celui d'Olivier Faure au sein du Parti Socialiste mais dans les faits vous faites l'exact contraire et à un moment il va falloir un petit peu se souvenir c'est quoi l'exact contraire ?

l'exact contraire c'est notamment de ne pas vouloir s'asseoir à la même table que la France insoumise pour discuter juste pour discuter je ne

9:07
Locuteur

vous

9:07
Intervenant

demande pas d'aller vous marier mais juste d'aller discuter

9:10
Locuteur

au moins de se pointer au

9:11
Intervenant

date et juste je termine rapidement Arthur

9:18
Locuteur

il

9:18
Intervenant

faut aussi se souvenir dans quel contexte s'est fait le nouveau Front Populaire rappelez-vous de ces jeunes dans la rue qui disaient ne nous trahissez pas encore une fois le fait que vous ne pouviez pas trop vous qu

9:27
Locuteur

'on

9:28
Intervenant

ne puisse pas se voir c'est une chose à un moment vous avez aussi tous signé un contrat de gouvernement que vous avez tous défendu sur ce programme-là qui avait été défendu par le nouveau Front Populaire est-ce que tu retires une ligne aujourd'hui

9:38
Locuteur

?

9:39
Intervenant

alors moi je vais te répondre sur le premier parce que tu as deux points le premier c'est est-ce qu'on ne discute pas avec la France insoumise jamais ?

9:46
Locuteur

la

9:47
Intervenant

réponse est non la semaine dernière j'ai passé 10 heures en réunion avec les Verts le PC et la France insoumise pour avoir des candidatures communes à tous les postes de l'Assemblée nationale donc il faut arrêter de dire qu'il ne se passe rien voilà deuxièmement cette semaine on a fait des réunions avec celles et ceux qui partageaient l'idée qu'il fallait demain gouverner et pour moi ne pas trahir le programme du nouveau Front Populaire c'est essayer d'en faire appliquer le maximum compte tenu de ce contexte moi je refuse l'idée de céder à l'impuissance et je n

10:15
Locuteur

'ai

10:15
Intervenant

pas l'impression d'avoir trahi quoi que ce soit parce qu'en fait je veux augmenter les salaires suspendre la réforme des retraites et faire la taxation des plus riches

10:22
Locuteur

c

10:22
Intervenant

'est pas la question mais enfin je

10:25
Locuteur

il

10:25
Intervenant

faut quand même se remettre le truc 84% des électeurs électrices de gauche veulent l'union en fait c'est ça qu'on vous dit

10:30
Locuteur

et

10:30
Intervenant

moi aussi

10:31
Locuteur

et

10:31
Intervenant

d

10:31
Locuteur

'ailleurs qui a écrit

10:32
Intervenant

attends juste qui a écrit dans sa feuille de route il y a 6 mois qu'ils iraient tout seuls à la présidentielle et qu'au municipal ils se présenteraient contre les socialistes c'est pas les socialistes

10:40
Locuteur

ce sont les insoumis là je fais pas

10:42
Intervenant

le procès du PS j

10:44
Locuteur

'ai l'impression quand même que

10:45
Intervenant

c'est le PS qui est toujours accusé

10:46
Locuteur

d'être leader d'union mais quand la France insoumise écrit dans la perspective

10:49
Intervenant

de municipale on

10:49
Locuteur

partira contre les socialistes c'est

10:52
Intervenant

pas vrai et c'est trop facile de se victimiser comme ça en disant oh mais c'est toujours on nous dit le PS non on dit la même chose à la France insoumise moi je n'ai aucun problème à dire exactement la même chose à la France insoumise et je dis à n'importe quel parti de gauche qui refuse de faire l'union et ça vaut pour les législatives mais ça vaut pour les municipales aussi parce qu

11:09
Locuteur

'on

11:09
Intervenant

peut parler des municipales

11:10
Locuteur

juste après parce

11:11
Intervenant

que ça

11:11
Locuteur

il y a aussi des trucs à

11:13
Intervenant

dire et en fait il y

11:16
Locuteur

a

11:16
Intervenant

un moment la trahison elle vient de on vous donne un mandat pour nous représenter nous le peuple de gauche donc 84% veulent l'union quand je pose la question de vous faites quoi depuis juillet 2024 pour que ça se passe mieux entre vous

11:31
Locuteur

je

11:32
Intervenant

n'ai pas de réponse je vais te répondre si tu veux je veux bien parce qu'en fait il faut aussi comprendre que nous on a bossé nous aussi pour rien

11:41
Locuteur

parce

11:42
Intervenant

que vous vous êtes député c'est

11:44
Locuteur

pas

11:44
Intervenant

pour rien non non pas pour rien pour rien pour pas de bénéfice perso

11:48
Locuteur

quand

11:49
Intervenant

même donc on a tracté on s'est levé à 6h du mat on a fait tous les machins pour moi je continue à gagner à peine au dessus du SMIC dans ma vie donc je veux dire moi je ne

11:59
Locuteur

suis

11:59
Intervenant

pas élue députée je n'avais pas d'intérêt perso à faire en sorte que la gauche gagne mais et je suis moi mais on était des millions à vouloir faire triompher le NFP qui a d'ailleurs été largement débordé de juste les partis politiques et c'est ça qui était très beau maintenant

12:16
Locuteur

on

12:16
Intervenant

vous a on vous a dit ça on vous a fait confiance on vous a forcé à faire l'union quand même on se rappelle vous n'étiez quand même pas parti très très chaud on peut se refaire la campagne des européennes mais voilà ma question c

12:25
Locuteur

'est c'est quoi ta

12:26
Présentateur

question ouais

12:27
Locuteur

qu

12:27
Intervenant

'est-ce que ouais merci pardon qu'est-ce que vous faites moi j'aimerais concrètement pour faire en sorte qu'on ne se refasse pas le congrès de Tours et qu'on ne se refasse pas les deux gauches irréconciliables avec tous les défauts de la FI on peut en parler si ça apaise le débat il n

12:42
Locuteur

'y a

12:42
Intervenant

pas de problème

12:43
Locuteur

j

12:44
Intervenant

'ai besoin de savoir que vous ne

12:45
Locuteur

vous

12:45
Intervenant

foutez pas de notre gueule en fait et je crois que je ne

12:47
Locuteur

suis

12:47
Intervenant

pas la seule franchement bon alors moi je vais te dire en fait je sais pourquoi j'ai été élu et par qui

12:52
Locuteur

j

12:52
Intervenant

'ai été élu parce que j'étais porté par un formidable mouvement au premier tour des gens qui se sont engagés notamment parce qu'ils n'avaient pas envie d'avoir le rassemblement national au pouvoir

13:03
Locuteur

et

13:04
Intervenant

parce qu'ils étaient de gauche et qu'ils voulaient porter la gauche comme une alternative à tout ça et qu'ils en avaient marre du macronisme

13:09
Locuteur

je

13:09
Intervenant

sais aussi que si j'étais élu au deuxième tour c'est parce qu'il

13:11
Locuteur

y a

13:11
Intervenant

des électeurs de droite qui

13:12
Locuteur

ont

13:12
Intervenant

voté pour moi plutôt que contre le rassemblement national donc j'ai été élu par

13:16
Locuteur

tous

13:16
Intervenant

ces gens là et par un espoir populaire et par des gens qui ont voulu faire barrage au rassemblement national et donc en fait moi je me retrouve mais comme la plupart de mes collègues avec cette double injonction

13:25
Locuteur

dès

13:26
Intervenant

que je censure un gouvernement je reçois des centaines de mails qui me disent moi j'ai pas voté pour vous pour que vous criez de l'instabilité dans le pays parce que demain c

13:34
Locuteur

'est

13:34
Intervenant

le rassemblement national et dès que je fais potentiellement l'inverse je me reçois des centaines de mails en me disant vous me trahissez donc en fait quoi que je fasse je trahis tout le monde voilà non mais c'est

13:46
Locuteur

oui mais j'entends c'est clair et donc en

13:47
Intervenant

fait les électeurs ils ont voté aussi en disant je veux que vous m'évitiez Marine Le Pen au pouvoir et donc tous les jours en fait moi c'est le combat de ma vie c'est d'éviter Marine Le Pen au pouvoir donc comment est-ce que j'évite Marine Le Pen au pouvoir demain voilà ça c'est ma question

14:01
Locuteur

mais la réponse c'est le nom de la gauche

14:02
Intervenant

c'est pas vrai la mobilisation du nouveau Front populaire elle a permis d'augmenter de 50 le nombre de députés qui viennent de la gauche

14:08
Locuteur

d

14:09
Intervenant

'éviter justement qu'ils aient même une majorité relative trop importante pour nous faire passer des choses comme la réforme des retraites qui serait impossible aujourd'hui je rappelle que la réforme des retraites elle est passée parce que à 9 mois près elle n'a pas été censurée donc du coup aujourd'hui c'est pas pour rien l'Assemblée Nationale elle est différente et objectivement on est plus nombreux à gauche alors oui

14:29
Locuteur

on

14:30
Intervenant

aurait aimé que tout ce combat là nous mène à être majoritaire à pouvoir appliquer le programme pour lequel on avait été élus le problème c'est qu'on n

14:38
Locuteur

'est

14:38
Intervenant

pas majoritaire non

14:38
Locuteur

mais on l'aurait pu l'être si

14:40
Intervenant

vous aviez bossé ensemble depuis un

14:42
Locuteur

an comment ça on

14:42
Intervenant

aurait pu être majoritaire en 2020

14:44
Locuteur

au

14:44
Intervenant

prochain s'il

14:44
Locuteur

y avait une

14:45
Intervenant

dissolution

14:45
Locuteur

demain et aux prochaines

14:47
Intervenant

élections je suis désolée mais on n'y comprend plus rien

14:48
Locuteur

moi quand je regarde les enquêtes de l'Union justement j'ai pas l'impression que

14:51
Intervenant

la France elle soit majoritairement à l'heure où je parle de gauche c'est une bonne question

14:56
Locuteur

une bataille politique

14:56
Intervenant

le risque vous parliez tout

14:58
Locuteur

à l

14:58
Intervenant

'heure

14:58
Locuteur

du combat on n'est pas

14:59
Intervenant

accepté

15:00
Locuteur

mais on mène la bataille je t'en passais une

15:02
Présentateur

tu parlais tout à l'heure Arthur du combat de ta vie qui est celui d'empêcher Marine Le Pen d'arriver au pouvoir si demain il y

15:07
Locuteur

a

15:07
Présentateur

une dissolution le risque de l'arrivée du Rassemblement National au pouvoir est tout aussi réel qu'il l'était l'année dernière est-ce que vous y retournez

15:14
Intervenant

avec les insoumis ? moi je pense qu'il faut de manière générale tout faire pour éviter je vais le redire et donc du coup si on identifie un risque et raide et il y

15:22
Locuteur

en

15:22
Intervenant

aura forcément un on ne peut pas considérer que la division le permette mais j'ai juste un sujet que je mets sur la table c'est qu'aujourd'hui quand on regarde aussi les enquêtes d'opinion qui ont une valeur quand même qui n

15:36
Locuteur

'est

15:36
Intervenant

pas absolument prédictive mais qui donne quand même un peu une tonalité

15:39
Locuteur

on

15:39
Intervenant

voit que ce qui aussi fait qu'on est plombé

15:43
Locuteur

c

15:44
Intervenant

'est la détestation de Jean-Luc Mélenchon

15:46
Locuteur

et

15:46
Intervenant

cette détestation de Jean-Luc Mélenchon elle est alimentée par deux choses mais ça c'est un problème pour la présidentielle

15:50
Locuteur

et Jean-Luc Mélenchon lui-même oui mais en fait

15:51
Intervenant

les législatives

15:52
Locuteur

ou des

15:53
Intervenant

municipales du

15:54
Locuteur

coup Jean-Luc Mélenchon

15:54
Intervenant

je pense qu'il n

15:55
Locuteur

'a

15:55
Intervenant

pas envie d'être maire et par contre quand il y

15:58
Locuteur

a

15:58
Intervenant

des législatives moi j'ai fait une campagne il

15:59
Locuteur

y

15:59
Intervenant

a un an

16:00
Locuteur

j

16:00
Intervenant

'ai comparé avec la campagne de 2022 où on me parlait un peu de Jean-Luc Mélenchon à partir du moment où il a sorti la police tu faisais du porte-à-porte et on me parlait en milieu rural je suis sûr qu'on l

16:10
Locuteur

'a sorti

16:12
Intervenant

et derrière il y a un an on détestait encore plus Mélenchon

16:17
Locuteur

que

16:17
Intervenant

pendant ma première campagne

16:18
Locuteur

et

16:19
Intervenant

aujourd'hui on déteste encore encore plus Mélenchon que pendant les deux campagnes précédentes donc s'il y

16:25
Locuteur

a

16:25
Intervenant

une dissolution c'est quand même un fardeau voilà et à l'échelle municipale c'est pareil si tu mets l'étiquette LFI les gens y voient Jean-Luc Mélenchon alors que franchement moi je le dis j'ai pas de problème personnel avec mes camarades d'LFI ce midi j'ai encore pris un café avec des LFI à la buvette parlementaire enfin je veux dire voilà

16:44
Locuteur

et on travaille bien

16:46
Intervenant

ensemble et on porte des choses ensemble et on s'est soutenu je disais la semaine dernière on a

16:49
Présentateur

des petites coupures de stream mais rassurez-vous ça revient désolé ce soir c'est un peu compliqué la régie est un peu neuve après les travaux petite coupure de stream si vous avez raté dites-vous on a juste refait l'union de la gauche et on a composé un gouvernement

17:03
Locuteur

vous

17:04
Présentateur

regardez le replay vous verrez c'est exactement ça demandez à Sébastien Lecornu qui sera notre invité la semaine prochaine évidemment Thibaut tu voulais poser une question oui

17:12
Intervenant

enfin peut-être deux mais ça revient un peu en arrière et ça concerne l'hypothèse de la dissolution déjà bonsoir mais tu as

17:22
Locuteur

dit Arthur

17:22
Intervenant

que l'idée c'est de gouverner avec

17:26
Locuteur

des

17:26
Intervenant

ministres de gauche

17:28
Locuteur

et

17:29
Intervenant

que c'est la solution la plus viable et tu as parlé de texte par texte pour gouverner c'est un discours qu'on a pu entendre dans la bouche du socle commun ma question c'est comment gouverner enfin concilier en fait deux difficultés la première c'est il faut forcément sur les attendus renoncer à un certain nombre d'éléments

17:55
Locuteur

sinon

17:56
Intervenant

c'est le même travers que le socle commun c'est à dire les lignes rouges

18:01
Locuteur

mais

18:01
Intervenant

dans le même temps le fait de trop renoncer en tout cas je ne sais pas quel est le niveau de degré peut conduire et bien à une rupture avec la LFI qui est quand même un groupe qui n'est pas du tout négligeable dans cette alliance même dans l'hypothèse qui est la plus crédible j'imagine dans le discours qui est porté par le parti socialiste d'un soutien sans participation

18:23
Locuteur

comment

18:24
Intervenant

on fait comment on fait pour ne pas trahir trop mais quand même concilier et donc avoir le soutien d'une partie du socle commun qui est un repoussoir aussi pour une partie de cet électorat alors déjà on considère que le socle commun sera dans l'opposition

18:38
Locuteur

on

18:38
Intervenant

ne

18:39
Locuteur

va

18:39
Intervenant

pas faire une politique qui leur plaira mais on va essayer d'obtenir d'eux le fait qu'ils ne nous censurent pas et donc l'idée c'est d'adopter des textes

18:46
Locuteur

où

18:46
Intervenant

il y a eu un taux d'abstention il

18:48
Locuteur

faut qu'on négocie

18:50
Intervenant

des abstentions

18:51
Locuteur

il

18:52
Intervenant

faut qu'on arrive à voir aussi qu'est-ce qui peut être transpartisan alors bon à titre personnel moi j

18:58
Locuteur

'ai

18:58
Intervenant

fait passer deux lois à l'unanimité sur les influenceurs sur le report des élections Nouvelle-Calédonie enfin

19:04
Locuteur

c'est des

19:04
Intervenant

trucs où on peut trouver aussi des consensus

19:08
Locuteur

sur le budget on peut

19:09
Intervenant

trouver des majorités sur les déserts médicaux par exemple sur la régulation de

19:13
Locuteur

l

19:13
Intervenant

'installation des médecins après le plus dur c

19:15
Locuteur

'est

19:15
Intervenant

le budget et donc le budget c'est la clé de tout et le budget il dépend d'une chose c'est de la trajectoire budgétaire qui est fixée par le gouvernement

19:22
Locuteur

c

19:23
Intervenant

'est pour ça que c'est pas neutre de dire quand on renonce au 49.3 que ce n'est pas tout parce que la question c'est qui a l'initiative qui pose la première copie sur la table qui fixe en fait le grand cadrage budgétaire et en fait nous dans notre projection budgétaire on est plutôt à un déficit de l'ordre de 5% alors que les autres étaient plutôt au

19:39
Locuteur

d

19:39
Intervenant

'ordre de 4% donc un point de PIB de différence c'est juste énorme c'est en fait c'est 40 milliards de

19:45
Locuteur

coupes

19:46
Intervenant

potentiellement 30 milliards de

19:47
Locuteur

coupes

19:48
Intervenant

et donc se dire qu'il y

19:49
Locuteur

a

19:49
Intervenant

un point de différence c'est le point qui fait respirer le pays on ne dit pas que ça sera un grand budget que ça sera un budget révolutionnaire mais dans ce budget on peut quand même rectifier les choses on peut par exemple dire on fait le choix d'aller chercher un peu de fiscalité supplémentaire pour financer la suspension des retraites pour financer un peu d'investissement vert pour voilà c'est sûr que ce sera pas le grand soir

20:07
Locuteur

mais

20:08
Intervenant

je crois aussi que les électeurs les citoyens sont assez intelligents

20:11
Locuteur

pour

20:11
Intervenant

comprendre qu'on n'a pas la majorité absolue

20:13
Locuteur

et

20:13
Intervenant

que l'enjeu c

20:14
Locuteur

'est

20:14
Intervenant

de se préparer pour 2027

20:16
Locuteur

ce

20:16
Intervenant

qui me permet de dire que nous on travaille à ce cadre là et que quand on dit éviter Marine Le Pen c'est comment on arrive à pendant ce temps que nous permettrait un gouvernement de gauche de stabilité construire les conditions d'union de la gauche parce que si aujourd'hui il y a ce que demandent les insoumis une destitution ou une démission du président de la république bon courage pour trouver la candidature commune à gauche et objectivement mais ce sera pareil en 2027 on

20:41
Locuteur

n'est pas prêt nous on y travaille on a

20:43
Intervenant

lancé un truc qui n'existait pas la dernière fois qui s'appelle le processus de Bagneux dans lequel je rappelle les insoumis sont invités

20:50
Locuteur

et

20:51
Intervenant

il

20:51
Locuteur

y a

20:51
Intervenant

même des socialistes mais ils ne viennent pas autour de la table tu peux pas leur reprocher ils refusent l'idée de la primaire en fait moi j'aime bien on nous reproche quand on vient pas à un truc qui parle de la

20:59
Locuteur

destitution

21:00
Intervenant

du président de la république par contre quand on parle de faire une candidature commune pour la présidentielle il y a deux mois ben là en fait

21:06
Locuteur

ils ont déjà un candidat

21:08
Intervenant

commun il s'appelle Jean-Luc Mélenchon il

21:09
Locuteur

est candidat commun tout seul

21:11
Intervenant

mais moi je considère que ça marche pas moi j'ai une question parce que

21:14
Locuteur

par exemple

21:14
Intervenant

admettons il y

21:15
Locuteur

a

21:15
Intervenant

une primaire là on a vu qu'à la dernière présidentielle Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête admettons il y

21:21
Locuteur

a

21:21
Intervenant

une primaire Jean-Luc Mélenchon arrive largement en tête est

21:24
Locuteur

-ce

21:24
Intervenant

que vous vous rangez derrière lui oui ou non tout à

21:30
Locuteur

l

21:30
Intervenant

'heure t'as commencé ton propos en disant que en disant ils ont peur eux de la dissolution je vais te poser la question déjà de manière très très très directe et je vais ensuite un peu développer est

21:40
Locuteur

-ce

21:40
Intervenant

que vous aussi vous n'avez pas peur de cette dissolution là je pense que au-delà de Jean-Luc Mélenchon les gens dans ta circo ils te parlent plus

21:48
Locuteur

de

21:48
Intervenant

mesures concrètes et notamment de ce qu'il y avait de ce que tu défendais dans le contrat de gouvernement on parle augmentation des salaires blocage des prix de produits de première nécessité blocage des prix du carburant nos écoles nos hôpitaux bref la liste est longue je pense que les gens sont plus attardés à ça plutôt que de savoir est-ce qu'Arthur de Laporte il porte Jean-Luc Mélenchon ou pas dans son coeur aujourd'hui désolé mais en fait quand on vient me voir sur le marché c'est plus pour m'engueuler là-dessus même si je sais parce que sur

22:14
Locuteur

quoi sur quoi même si

22:14
Intervenant

on ne

22:14
Locuteur

m'en

22:14
Intervenant

parle pas Jean-Luc Mélenchon machin ah ouais ah ouais on me prend pour un insoumis souvent en plus des gens ils disent si vous tapez sur Google vous tapez Arthur de Laporte et ça met LFI t

22:23
Locuteur

'as tous les défauts du coup non

22:26
Intervenant

non mais ils me disent ouais Jean-Luc Mélenchon il y

22:28
Locuteur

en

22:28
Intervenant

a marre votre alliance votre machin moi je me fais beaucoup plus engueuler là-dessus par contre ce que je sais c'est que je me bats pour les écoles et objectivement dès qu'il

22:34
Locuteur

y a

22:34
Intervenant

une fermeture de classe je vais et je sais que mon sujet c'est le pouvoir d'achat c'est le logement et en fait ça c'est les gens qui viennent à ma permanence pour porter des problématiques concrètes mais en fait c'est pas les mêmes qui m'engueulent sur

22:43
Locuteur

le marché que ceux qui

22:44
Intervenant

viennent à ma permanence

22:45
Locuteur

parce qu'ils ont

22:46
Intervenant

des problématiques du quotidien et en fait moi je me bats pour ça et je me bats pour l'hébergement d'urgence à Caen je me bats pour ce type de sujet là et je sais qu'il faut une autre politique mais je

22:57
Locuteur

ne suis pas sûr que c'est en disant dissolution

22:59
Intervenant

d'institution que je répondrai à ces problématiques je suis sûr Arthur que tu préférais te battre pour de grandes politiques pour nos écoles et pour nos hôpitaux plutôt que d'aller d'essayer d'empêcher au cas par cas les fermetures de lits et

23:10
Locuteur

de classes

23:11
Intervenant

et

23:12
Locuteur

c'est pour ça que je veux gouverner

23:13
Intervenant

et c'est pour ça que tu veux gouverner d'accord soit on parle donc d'un contrat de gouvernement ce sur lequel tu as été élu mais même aujourd'hui si je peux avoir le gouvernement tu sais on peut empêcher des choses si on a le ministère de

23:24
Locuteur

l

23:24
Intervenant

'intérieur et bien on te fait une anti-circulaire retaillot et ça changera vraiment les choses pour les personnes qui sont aujourd'hui privées de droit parce que les préfets

23:32
Locuteur

il n'y a pas besoin de passer par la loi pour faire des

23:34
Intervenant

réformes importantes une petite circulaire et tu régularises des personnes qui aujourd'hui travaillent qui se retrouvent à ne plus pouvoir travailler qui se retrouvent expulsées de leur logement et donc tu réponds aussi à la problématique de l'hébergement d'urgence parce qu'en fait ils gagnent de l'argent on avait reçu il y a fin de saison dernière François Ruffin sur ce plateau là et on avait une discussion sur notamment des circonscriptions où toi par exemple tu

23:55
Locuteur

as

23:55
Intervenant

été confronté au Rassemblement National sur ta circonscription et tu l'as dit c'est parce que des personnes ont voulu faire barrage à l'extrême droite néofasciste et raciste que tu as été élu et tu en es conscient et je suis et je suis et c'est trop bien d'ailleurs d'en être conscient

24:07
Locuteur

par

24:07
Intervenant

contre là on l'a vu et tu l'as dit les sondages ça n'engage que ceux qui veulent y croire aujourd'hui on a des premiers sondages sur des

24:14
Locuteur

circons

24:15
Intervenant

où on a des candidats socialistes et pas des petits candidats socialistes je pense que tu seras d'accord avec nous

24:20
Locuteur

ou

24:21
Intervenant

dans un cadre ou dans le cadre d'un accord électoral qui exclurait LFI parce qu'on avance vers ça vu qu'apparemment vous n'êtes pas planté au date aujourd'hui il n

24:31
Locuteur

'y

24:31
Intervenant

a pas eu de discussion sur un accord électoral non non mais il faut arrêter c'est pas en une

24:35
Locuteur

heure on n'est pas

24:37
Intervenant

encore à la discussion de

24:38
Locuteur

l'accord électoral parce qu'il n'y a

24:39
Intervenant

pas encore dix seuls mais le but était au moins de discuter pour se parler on parle là du sondage qui est affiché par Opinion Way où on voit que des candidats et pas des petits candidats on parle de Boris Vallaud patron du groupe

24:51
Locuteur

on

24:51
Intervenant

parle de dans un autre sondage on parle de Philippe Brun qu'on a déjà accueilli sur ce plateau Boris

24:55
Locuteur

Vallaud

24:56
Présentateur

il perd face au RN en cas d'absence

24:59
Locuteur

il y

25:00
Intervenant

a un an on le donnait déjà perdant aussi dans un cadre et là je parle il

25:04
Locuteur

a été

25:05
Intervenant

élu et c'est vrai que moi quand je discute avec Boris il me dit les gens ne veulent plus voter pour moi parce qu'ils me disent toi égale Mélenchon voilà les

25:14
Locuteur

gens qui lui disent mais ça on peut grave moi je l'ai vu

25:16
Intervenant

j'ai fait une campagne de dix mois dans

25:19
Locuteur

une circo

25:21
Intervenant

rurale

25:21
Locuteur

bel circo d

25:21
Intervenant

'ailleurs où Malek était venu d'ailleurs mais en fait

25:26
Locuteur

et

25:26
Intervenant

on peut encore une fois on peut avoir ce débat sur LFI moi j'ai pas de sujet il s'avère que toi t'es là et t

25:32
Locuteur

'es PS

25:32
Intervenant

donc on

25:33
Locuteur

me parle beaucoup

25:33
Intervenant

des LFI on me dit vous trahissez moi j'ai pas l'impression de trahir ni les électeurs parce que je continue de porter les combats et surtout d'essayer de faire que ces combats ils se transforment en politique en fait

25:43
Locuteur

je veux bien

25:44
Intervenant

dire dans l'opposition augmenter les salaires mais je préfère être au gouvernement pour essayer de les augmenter alors comme excuse -moi excuse-moi Lumière là comment on arrive pile au point où je voulais arriver depuis tout à l'heure comment tu me dis tout à l'heure que ton but c'est de gouverner et d'aller d'essayer de négocier des abstentions de la part du bloc macroniste c'est ce qu'on s

26:02
Locuteur

'est

26:02
Intervenant

dit tout à l'heure c'est

26:02
Locuteur

ce

26:02
Intervenant

que tu as dit mot pour mot qui nous censure pas d'accord comment tu me dis dis-moi qu'est

26:07
Locuteur

-ce

26:07
Intervenant

qu'on applique sur ce contrat de gouvernement que tu as défendu au scrutin qu'est-ce que tu portes où est-ce qu'on part aller chercher des victoires en allant négocier la suspension de la réforme des retraites et tu sais très bien qui vont ça pas tous d'accord pas tous parce que c'est un peu en train de s'effriter

26:22
Locuteur

et je crois

26:23
Intervenant

que le RN ils peuvent pas voter contre la suspension de la réforme des retraites taxation des ultra riches et bien la taxation des ultra riches chiche au RN d'aller expliquer aux gens qu'en fait on peut pas leur suspendre la retraite parce qu'on a pas été récupérer les 3 milliards qu'il fallait

26:35
Locuteur

enfin

26:36
Intervenant

je veux dire à un moment si tu fais un budget bah t'équilibres ton budget et tu vas chercher de l'argent là où il y en a et moi je préfère faire et

26:41
Locuteur

vous croyez

26:42
Présentateur

vraiment que les macronistes ne vont pas vous censurer et vous laisser dilapider leur héritage

26:47
Locuteur

la seule réforme qu'ils

26:49
Intervenant

ont faite on

26:50
Locuteur

se rappelle moi je dis si

26:50
Présentateur

en

26:50
Intervenant

fait c'est de la même manière je mets un truc sur la table et c'est pas non plus un truc totalement déconnant parce que sinon eux-mêmes les macronistes n'y croiraient pas

26:59
Locuteur

ils

26:59
Intervenant

commencent à l'envisager enfin moi j'en ai croisé quand même quelques-uns à l'Assemblée ces derniers jours ils disent bah en fait moi je suis pour un gouvernement de cohabitation ils le disent et ils le font remonter après le seul qui décide il s'appelle Emmanuel Macron et en fait c'est là où j'ai ma plus grande saquiétude c'est pas tant que c'est improbable d'un point de vue arithmétique parce qu'en fait c'est le plus large espace d'un point de vue objectif de non-censure mais en fait le problème il s'appelle Emmanuel Macron et celui qui veut pas que son bilan soit tricoté et qu'il s'arqueboute c'est Emmanuel Macron bah son bilan c'est la réforme des retraites c'est la réforme de l'assurance chômage c'est en fait toutes ces réformes qui font qu'il est aujourd'hui détesté voilà mais le problème c'est qu'il veut pas revenir dessus

27:34
Locuteur

ça

27:35
Intervenant

en cela enfin ce qui est dit là en cela pose un vrai problème institutionnel c'est la dissolution la prérogative de dissolution c'est une des dissolutions les plus discrétionnaires sauf quand il est dans le délai d'interdiction de dissoudre après une dissolution c'est très libre c'est pas contraint

27:52
Locuteur

et

27:53
Intervenant

là si on en croit je crois que c'était dans le monde un article de ce matin finalement Emmanuel Macron voulait dissoudre dès dimanche

28:00
Locuteur

et

28:01
Intervenant

il aurait été incité bon c'est des propos il aurait été incité à ne pas le faire

28:05
Locuteur

pour

28:06
Intervenant

précisément et bien essayer de négocier autre chose et c'est intéressant parce que si demain dans l'hypothèse où un gouvernement NFP arrive au pouvoir

28:18
Locuteur

vous

28:19
Intervenant

allez être complètement sous la menace même avec une non enfin une sorte d'abstention voire un vote positif d'une partie du socle commun enfin des macronistes

28:30
Locuteur

vous

28:31
Intervenant

allez être constamment sous la menace de quelqu'un le fou du bus un peu qui peut dissoudre à tout moment en réalité et pour quelqu'un qui est en plus bon et qui est intéressé sur son bilan historique mais qui risque rien oui mais le problème c'est qu'il est dépendant quand même du reste il

28:46
Locuteur

est dépendant

28:47
Intervenant

complètement parce que tous les

28:49
Locuteur

députés sont

28:50
Intervenant

venus frapper à sa

28:51
Locuteur

porte

28:51
Intervenant

et en disant enfin tous les députés macronistes attends Coco enfin moi dans mes préjections je suis pas réélu

28:58
Locuteur

enfin

28:58
Intervenant

tous ceux qui ont été réélus à 50, 51, 52 face au RN ils savent aujourd'hui que c'est fini quand on regarde les enquêtes mais ils pourraient très

29:06
Locuteur

bien

29:06
Intervenant

enfin je glose trop sur ce qu'ils pensent mais ils pourraient très bien se dire comme l'an dernier je jette une grenade découpillée dans leurs jambes ouais mais sauf qu'en fait lui il pariait sur l'idée que la gauche serait trop faible et que du coup en fait ils seraient qualifiés dans les seconds tours et ils pariaient pas aussi sur ce grand nombre de triangulaires qui a permis des recompositions

29:26
Locuteur

est

29:26
Présentateur

-ce que le PS a intérêt à une dissolution

29:28
Locuteur

? en

29:29
Intervenant

fait nous on a intérêt à rien la question que

29:32
Locuteur

vous

29:32
Intervenant

pourriez se poser c'est impossible ça vous avez fortement des intérêts

29:35
Locuteur

non

29:36
Intervenant

mais on pourrait avoir un intérêt à la dissolution si on regarde aujourd'hui les enquêtes qui viennent de sortir ce soir là il y en a une qui dit PS PC face à LFI vert c'est 17% ou 19% versus 11% et les macronistes sont dans les choux à 14% et les LR sont à 10% et le RN est au pouvoir et le RN

29:56
Locuteur

est à

29:56
Intervenant

25% bah non non

29:58
Locuteur

il est à 25

29:58
Intervenant

premiers tours

29:59
Locuteur

enfin

29:59
Intervenant

ou 35 mais en fait le RN se retrouve au second tour et derrière tu peux dire bon bah voilà il y

30:04
Locuteur

a

30:04
Intervenant

un effet de front républicain et ça se reproduit et en fait le PS est qualifié dans plus de second tour que la fois d'avant et donc tu peux te retrouver avec un effet de barrage républicain avec une majorité PS PC mais c'est joué quand même avec l'hypothèse

30:16
Locuteur

c'est un

30:16
Intervenant

barrage républicain mais ça pour moi tu pourrais dire bah c'est l'intérêt objectif du parti socialiste est-ce

30:21
Locuteur

que vous pensez est

30:22
Intervenant

-ce que tu penses mais moi je ne le crois pas en fait je ne pense pas qu'une dissolution par ailleurs change fondamentalement la donne de manière générale si c'est pour aller repliquer 10 circo 20 circo aux insoumis et 10 circo 20 circo aux macronistes franchement on va se retrouver à aller 130-140 députés max mais peut-être plutôt autour de 100 et derrière qu'est-ce que ça donne et là je parle à partir des enquêtes d'opinion de ce soir mais en fait une campagne c'est une dynamique et si les dynamiques servissent que ça se neutralise et que ça fait très stress que les macronistes sont à 17 en fait on se retrouve à 50 députés comme en 2017 de gauche voilà et là franchement on pourra tous se regarder les pieds en se disant qu'est-ce qu'on a fait donc non mais c'est pour ça que je dis que moi je ne dis pas dissolution dissolution dissolution je ne dis pas macron destitution macron démission parce qu'en fait toutes ces hypothèses-là je ne sais pas comment elles retombent ça peut bien retomber mais objectivement je pense que ça peut aussi très mal retomber donc

31:16
Locuteur

je préfère dire

31:17
Intervenant

qu'on construit dans le paysage actuel les solutions pour tenir jusqu'en 2027 ce qui nous permet aussi nous la gauche de nous organiser pour construire les conditions d'union oui mais si votre plan échoue c'est-à-dire que vous n'arrivez pas à faire votre gouvernement etc c'est quoi le plan en fait

31:33
Locuteur

what

31:34
Intervenant

the plan si on a un gouvernement de droite tu veux dire c 'est-à-dire que si vous n'arrivez pas à faire la coalition de gauche avec tous les ministres de gauche etc et donc du coup il y a admettons il y a je ne sais pas une cohabitation avec l'extrême droite ou qu'on a encore un gouvernement de droite du coup qu'est-ce que vous comptez faire vous comptez appeler à une dissolution vous comptez

31:57
Locuteur

chaque

31:57
Intervenant

chose en son temps

31:59
Locuteur

c

32:00
Intervenant

'est facile ça

32:00
Locuteur

bah

32:01
Intervenant

oui mais en fait moi je ne

32:02
Locuteur

vais

32:02
Intervenant

pas aller dire imagine je dis là regarde Emmanuel Macron si tu me regardes demain tu mets un gouvernement tu fais ça ça ça dans ce cas là il se passe ça ça ça bah en fait non nous on veut la gauche au pouvoir moi je veux bien poser une question pardon je suis un peu lourde mais sur le long terme

32:15
Locuteur

parce

32:15
Intervenant

que ce qui me frustre profondément c'est que quand même depuis 8 ans

32:21
Locuteur

on

32:21
Intervenant

est face à un mur macroniste on sait et on sait qu'on est dans une phase d'ascension du fascisme

32:27
Locuteur

en

32:28
Intervenant

France et c'est le cas dans tous les pays occidentaux

32:32
Locuteur

sauf

32:32
Intervenant

peut-être l'Espagne qui reste un lieu à peu près sûr mais sinon le mandat de notre peuple de gauche il est clair j'y reviens je suis désolée je suis un peu lourde mais c'est l'union

32:44
Locuteur

et

32:45
Intervenant

donc moi ma question c'est comment est-ce qu'on est censé faire sens de décisions qui ne vont pas parfois dans le sens de l'union donc les européennes des unis puis après le NFP tous ensemble là on ne sait pas on va voir ok puis la présidentielle a priori divisée les législatives qui suivent on verra les municipales t'as enjambé les municipales les municipales et

33:11
Locuteur

on

33:11
Intervenant

ne parle pas assez des sénatoriels

33:15
Locuteur

qui dépendent

33:16
Intervenant

les sénatoriels dépendent

33:19
Locuteur

déjà des municipales et

33:21
Intervenant

là sur les municipales vraiment je travaille dessus en ce moment j'ai besoin qu'on clarifie des trucs comment c'est possible qu'il y ait dans plusieurs villes que je peux citer des gens qui ont envie de faire l'union et alors le problème c'est aussi la FI et si c'était quelqu'un de la FI ce soir j'aurais cette conversation avec eux mais bon là il s'avère que c

33:42
Locuteur

'est

33:42
Intervenant

toi

33:43
Locuteur

quel

33:43
Intervenant

est le plan mais je n

33:44
Locuteur

'ai

33:44
Intervenant

pas de problème à être le bouc émissaire

33:46
Locuteur

que vote

33:46
Intervenant

c'est pas une question c'est pareil on ne

33:48
Locuteur

peut

33:48
Intervenant

pas se victimer on ne

33:49
Locuteur

peut

33:49
Intervenant

pas

33:49
Locuteur

non mais

33:49
Intervenant

je je veux

33:50
Locuteur

bien répondre et

33:51
Intervenant

expier les fautes mais

33:54
Locuteur

encore une fois ce

33:55
Intervenant

vocabulaire de expier bouc émissaire victime c'est pas mon sujet mon sujet c'est que vous êtes en responsabilité et vous avez accès à des choix politiques

34:02
Locuteur

forts

34:03
Intervenant

ça c'est sûr donc quel est le plan pour les municipales

34:07
Locuteur

dans

34:07
Intervenant

les villes où après qu'il y

34:09
Locuteur

ait

34:09
Intervenant

des villes qui sont de gauche et qu'on peut considérer que le premier tour est une primaire chacun sa liste ok pourquoi pas dans les villes où l'union est la condition de l'accès au second tour je peux en citer plein Angoulême Narbonne Caen

34:21
Locuteur

ah

34:22
Intervenant

bah tiens parlons de Caen

34:23
Locuteur

et bah voilà parlons de

34:23
Intervenant

Caen c'est ta ville dans le Calvado

34:25
Locuteur

tu vois

34:25
Intervenant

à Caen

34:26
Locuteur

ah bah je vois bien parce

34:27
Intervenant

que je suis en train de monter un groupe local là-bas pour pousser pour l'union de la gauche à

34:30
Locuteur

Caen je vois

34:31
Intervenant

bien moi j'ai on me sollicitait beaucoup pour partir au municipal

34:34
Locuteur

j

34:34
Intervenant

'ai dit non on va faire l'union de la gauche on a vu les verts

34:39
Locuteur

vu

34:39
Intervenant

le parti communiste

34:40
Locuteur

vu

34:41
Intervenant

l'après vu debout

34:43
Locuteur

on

34:44
Intervenant

est tous ensemble

34:45
Locuteur

aujourd

34:45
Intervenant

'hui les insoumis sont pas encore trop partants place publique on discute avec eux génération pareil

34:53
Locuteur

mais

34:53
Intervenant

l'objectif c'est de rassembler toute la gauche

34:55
Locuteur

c

34:55
Intervenant

'est notre objectif donc si tu vas expliquer aux uns et aux autres qu'ils veulent rejoindre notre démarche on les accueille avec grand plaisir

35:02
Locuteur

et

35:02
Intervenant

à Narbonne par exemple je

35:04
Locuteur

connais pas bien la situation je

35:05
Intervenant

peux t'expliquer très vite si tu veux tout le monde veut faire l'union sauf le PS

35:07
Locuteur

alors

35:08
Intervenant

si j'ai bien compris c'est un peu plus compliqué que ça en fait

35:10
Locuteur

ah

35:10
Intervenant

bon

35:10
Locuteur

ah

35:10
Intervenant

tu connais ah non tu connais

35:12
Locuteur

c

35:12
Intervenant

'est

35:13
Locuteur

marrant parce qu

35:13
Intervenant

'il

35:13
Locuteur

y a

35:13
Intervenant

deux secondes tu vois

35:14
Locuteur

mais

35:14
Intervenant

il

35:14
Locuteur

y a deux

35:15
Intervenant

options et en fait si j'ai bien compris il

35:17
Locuteur

y

35:17
Intervenant

a un candidat place publique en fait c'est pas un candidat PS

35:20
Présentateur

ah justement j'avais

35:22
Locuteur

une question

35:22
Présentateur

à ce sujet là c'est quoi votre position vis-à-vis de Raphaël Glucksmann Raphaël Glucksmann que vous avez soutenu pour les élections européennes Raphaël Glucksmann qui dit tout le rejet de la France insoumise qui est le sien comment se positionne le parti socialiste et Raphaël Glucksmann que l'on suppose être en voie de se présenter à

35:41
Locuteur

l

35:41
Présentateur

'élection présidentielle peut-être avec le soutien du PS oui

35:43
Intervenant

alors juste je viens de penser à un truc

35:45
Locuteur

d'accord

35:46
Intervenant

oui

35:46
Locuteur

je réponds sur Glucksmann je veux une réponse sur Glucksmann après mais si on reste

35:49
Intervenant

sur les municipales

35:51
Locuteur

tu

35:51
Intervenant

disais le risque est Rennes est-ce qu'à Marseille il

35:53
Locuteur

y a

35:53
Intervenant

un risque est Rennes

35:54
Locuteur

non

35:54
Intervenant

mais moi je parle pas de Marseille j'ai

35:55
Locuteur

dit les villes où il y a

35:57
Intervenant

un risque ben il y a un risque est Rennes à Marseille il

35:59
Locuteur

y a un risque

35:59
Intervenant

est Rennes et Rabier s'est retiré objectivement il y

36:02
Locuteur

a

36:02
Intervenant

un risque

36:02
Locuteur

est Rennes à

36:03
Intervenant

Marseille

36:03
Locuteur

pourquoi

36:04
Intervenant

est-ce que Benoît Payan qui fait les fournitures scolaires gratuites et qui rénove ses écoles ben aujourd'hui

36:13
Locuteur

ben c'est un problème on est d'accord

36:15
Intervenant

avec toi mais

36:15
Locuteur

oui en fait

36:17
Intervenant

ça dépend des villes c'est qu'il y

36:18
Locuteur

a

36:18
Présentateur

des villes dans lesquelles

36:19
Locuteur

c'est ça moi je suis plutôt

36:22
Intervenant

pour l'union de la gauche et je suis plutôt aussi pour consolider les sortants voilà et notamment quand il y

36:28
Locuteur

a

36:28
Intervenant

un risque de bascule si tu prends la législative par celle qu'il

36:31
Locuteur

y a

36:31
Intervenant

eu à Montauban par exemple il y avait un candidat d'ici dans PS non

36:33
Locuteur

c

36:34
Intervenant

'est l'inverse c'est une circonscription PS sortante et c'est un candidat d'ici dans Génération qui a fait 10% soutenu par la France Insoumise ou pas que si non bah si parce qu'en fait la liste PS sortante qui avait le logo NFP moi je connais bien j'étais collaborateur de Valérie Rabot présidente du groupe ancienne députée qui a été battue la dernière fois par le RN qui était candidate NFP aujourd'hui on repart contre elle enfin on repart elle ne repart pas mais sa succès se repart et j'espère qu'elle va gagner et qu'on va reprendre cette circonscription mais au premier tour c'est pas le PS qui a créé la désunion de la gauche bon on

37:07
Locuteur

fera pas

37:09
Présentateur

l'union de la gauche ce soir non mais Guxman tu voulais que je parle de Guxman Guxman moi ça m'intéresse que tu me dises quel est le positionnement aujourd'hui de la France de fou là du parti socialiste

37:19
Locuteur

et

37:20
Présentateur

après les gens ils vont taper Arthur Delaporte et les filles il est insoumis Arthur Delaporte non mais c'est quoi votre position vis-à-vis de cet électron libre qui fait des commentaires dans la presse qui est à la tête d'un petit parti qui s'appelle Place Publique même s'il a eu des

37:32
Locuteur

beaux

37:32
Présentateur

succès aux élections européennes

37:35
Locuteur

est

37:36
Intervenant

-ce que c'est votre futur candidat en tout cas c'est pas le futur candidat du parti socialiste puisque le parti socialiste dans le processus de primaire dans lequel j'espère Raphaël Guxman s'il souhaite être président s'inscrira parce que

37:46
Locuteur

il a dit non il ne souhaiterait pas y aller

37:48
Intervenant

ben

37:49
Locuteur

moi

37:49
Intervenant

je lui demande incessamment d'y aller parce qu'en fait moi je n'accepterais pas que certains jouent la division au détriment du rassemblement voilà et si on cherche aujourd'hui à construire un espace avec Bagneux c'est parce que l'hypothèse Gluxman-Mélenchon ce qui est testé dans la plupart des enquêtes d'opinion

38:09
Locuteur

n

38:09
Intervenant

'existe pas

38:10
Locuteur

parce

38:11
Intervenant

qu'il y aura une candidature intermédiaire comment on fait pour que les Verts le PC etc puissent ne pas avoir de candidature il faut un processus de départage

38:19
Locuteur

et

38:20
Intervenant

donc moi je demande à Raphaël Gluxman s'il a vraiment envie d'être président de

38:22
Locuteur

la

38:22
Intervenant

République de venir là-dedans et s'il gagne la primaire je le soutiendrai laisse moi juste pointer ta contradiction rapidement parce que Jean-Luc Mélenchon dit pas de primaire je serai candidat Gluxman dit la même chose tu acceptes de discuter avec l'un et pas avec l

38:35
Locuteur

'autre

38:35
Intervenant

non je te dis la

38:37
Locuteur

même chose pour Mélenchon il faut qu'il vienne

38:38
Intervenant

aussi

38:38
Locuteur

il faut

38:39
Intervenant

qu'il vienne il veut pas se poser au date comment ça c'est Jean-Luc Mélenchon qui est invité au format

38:44
Locuteur

Bagneux

38:45
Intervenant

et il est invité Gluxman et Mélenchon ils sont invités au

38:48
Locuteur

format Bagneux à la réunion de

38:48
Intervenant

Tondelier on est d'accord que les filles étaient présentes ah oui

38:51
Locuteur

la réunion ça dépend des réunions il y a trop de

38:54
Intervenant

réunions parce que la réunion d'après les filles n

38:57
Locuteur

'ont pas

38:57
Intervenant

venu mais c'est parce que nous on a dit les réunions qu

38:58
Locuteur

'on

38:58
Intervenant

fait aujourd'hui c'est dans la perspective de ceux qui veulent gouverner demain c'est la question que je disais stratégique les insoumis disent on veut la destitution et la démission du président de la république donc là on n'est pas sur le même cadrage temporel j'ai pas entendu Raphaël Gluxman dire on veut la destitution ou la démission d'Emmanuel Macron je te rappelle qu'un de ses députés fermé délit au ministère de la santé il y

39:18
Locuteur

a

39:18
Intervenant

encore quelques mois

39:19
Locuteur

pas

39:19
Présentateur

Malek pardon Lorraine

39:20
Intervenant

moi j'ai une question en fait là depuis tout à l'heure on parle de personnes de on n'aime pas un tel de les gens nous disent pas Jean-Luc Mélenchon pas Raphaël Gluxman etc pour l'hypothèse des municipales comme pour celle de la présidentielle est-ce que la solution ce serait pas de faire comme le NFP a voulu faire en 2024 c'est-à-dire nommer quelqu'un de la société civile et que dans la primaire il n'y ait pas à chaque fois tel égo contre tel égo avec tout le passif qu

39:49
Locuteur

'on

39:49
Intervenant

leur connait mais qu'on ait des nouvelles personnes qui puissent arriver et en fait être au-dessus de ces genre

39:55
Locuteur

Lucie Casset

39:56
Intervenant

pas forcément Lucie Casset mais qu'ils puissent être au-dessus de ces de ces enfin petites embrouilles partisanes est-ce qu'on ne pourrait pas faire ça en fait parce

40:05
Locuteur

que mais à l'heure je

40:06
Intervenant

finis juste ce que je dis juste parce que par exemple enfin moi je suis élue dans la commune de Faux je suis apartisane mais on a un conseil

40:15
Locuteur

municipal

40:15
Intervenant

majoritaire de gauche avec quasiment tous les partis etc mais le fait est que il y

40:22
Locuteur

a

40:22
Intervenant

du mal à s'entendre mais en fait on voit que quand on a une mère qui est au-dessus de ces de ces considérations partisanes en fait c'est déjà un peu plus simple de se parler et de réguler et d'avoir un dialogue donc est-ce qu'il ne faudrait pas faire ça à d'autres à d'autres échelles en fait parce que enfin j'ai l'impression que les gens demandent plus de reconnaissance plus de démocratie participative d'être mieux représentés parce que il faut savoir qu'aujourd'hui 70% des gens ne se sentent pas représentés par les partis politiques pourquoi on n'écoute pas les gens quand on enfin ce désir populaire en fait d'être mieux représentés y compris par des gens qui viennent par exemple plus de classes populaires alors juste pour te répondre sur la question initiale qui est celle de pourquoi est-ce qu'on ne mettrait pas une figure issue de la société civile à l'Elysée

41:13
Locuteur

ce

41:13
Intervenant

principe pourquoi pas mais la question c'est comment est-ce que cette figure permet d'éviter la multiplication des candidatures à gauche donc du coup en fait aujourd'hui on sait très bien que les partis ce sont des organisations qui aspirent à diriger le pays donc comment on arrive à réguler les partis c'est en les inscrivant dans une primaire et donc du coup c'est pas une question d'égo c'est aussi une question de projet c'est une question d'horizon de valeur et c'est une question de différence moi

41:33
Locuteur

j'ai pas de problème vous avez

41:33
Intervenant

réussi à le faire en 2024 pour nommer quelqu'un même si ça a pris un

41:36
Locuteur

certain temps on l'a déploré mais on était dans

41:38
Intervenant

un cadre qui était un peu différent parce que l'enjeu c'était pas que cette personne là remporte l'élection le lendemain

41:44
Locuteur

donc

41:44
Intervenant

ça c'est la deuxième condition c'est

41:46
Locuteur

comment

41:47
Intervenant

on arrive dans une primaire à réguler en fait un espace où il y a plusieurs candidatures pas simplement parce que c'est une question d'éco mais c

41:52
Locuteur

'est

41:52
Intervenant

une question de projet différent qui sont pas forcément incompatibles mais il

41:54
Locuteur

y a

41:54
Intervenant

une question d'arbitrage à faire et puis c'est une question de qui peut gagner derrière

41:58
Locuteur

et

41:59
Intervenant

on peut supposer que la personne qui remporte une primaire avec mettons 2 ou 3 millions d'électeurs et bien elle a potentiellement un socle derrière elle minimal qui lui permet d'espérer une qualification au second tour et de créer une dynamique c'était quand même l'idée initiale de la primaire et moi demain si je veux être qualifié au second tour il me faut autour de 7 à 8 millions de personnes qui votent enfin je suis pas candidat si je veux que mon candidat soit ma candidate soit qualifiée au second tour il faut 8 millions de personnes qui votent pour elle

42:28
Locuteur

mais

42:29
Intervenant

rien ne vous assure que les personnes qui ont voté à la primaire ne soient pas ensuite déçues du résultat et ne votent pas tout simplement au premier tour de la même manière qu'aujourd'hui s'il y a

42:38
Locuteur

une solution

42:38
Intervenant

il y a plein de gens en fait qui ne veulent pas retourner aux urnes qui y sont allés pour la première fois en 2024 et qui ne veulent plus y retourner

42:44
Locuteur

parce que

42:44
Intervenant

pour eux il n

42:45
Locuteur

'y

42:45
Intervenant

a plus cet espoir de pouvoir gouverner justement de pouvoir gagner l'élection parce qu'il n

42:52
Locuteur

'y

42:52
Intervenant

a aujourd'hui en tout cas pas cette union large à gauche alors

42:57
Locuteur

oui je

42:58
Intervenant

vais juste totalement décentrer le débat

43:00
Locuteur

une

43:01
Intervenant

fois je me suis présenté à une élection et je l'ai perdue

43:04
Locuteur

laquelle ?

43:05
Intervenant

les élections départementales sur le canton de Wistreham et j'ai perdu à 500 voix bon est-ce que pour autant j'ai arrêté de me présenter des élections ? non et en fait si je fais de la politique c'est pas parce que j'ai perdu une fois que j'arrête d'en faire c'est parce que je crois dans les valeurs que je défends et parce que demain même si demain je ne gagne pas après demain je voudrais gouverner je voudrais gouverner pas simplement pour gouverner

43:22
Locuteur

pour changer la vie des gens il y a quand même une forme d'urgence

43:25
Intervenant

parce que sans l'union large de la gauche on va enfin il

43:31
Locuteur

faut

43:31
Intervenant

remettre l'église au milieu du village

43:32
Locuteur

justement c'est

43:33
Intervenant

qu'on va avoir Bardella ou Rotaillot mais en fait qui est la même chose c'est l'extrême droite en réalité et d'ailleurs c'est pour ça que je reviens sur notre histoire de primaire on porte la

43:43
Présentateur

primaire pour ça à propos d'extrême droite est-ce que tu penses qu'il y aura un front républicain aussi fort à la prochaine élection législative

43:50
Locuteur

?

43:50
Intervenant

j'en sais rien on a toujours tendance à dire non avant et puis au pied du mur il y

43:54
Locuteur

a

43:54
Intervenant

des gens qui se réveillent mais il y a une

43:56
Locuteur

réflexion

43:56
Intervenant

collective sur ça parce qu'on a une crise t'es politiste c'est une conjoncture fluide tu vois il y a des éléments qui se reconfigurent assez rapidement et parfois de façon inattendue là dans cette semaine on a eu quand même quelques sorties alors Rotaillot c'est pas quelque chose d'étonnant mais madame Primaz après elle est revenue en arrière mais de dire que finalement on peut gouverner c'est un peu comme la dame qui était sur BFM et qui disait finalement on n

44:23
Locuteur

'a

44:23
Intervenant

pas essayé le RN allons -y mais cette dame sur BFM

44:26
Locuteur

c'est des dames

44:27
Intervenant

partout

44:28
Locuteur

dans les campagnes

44:29
Intervenant

il

44:29
Locuteur

y a quand même un

44:30
Intervenant

discours j'interprète peut-être mal il y

44:32
Locuteur

a

44:32
Intervenant

un discours en fait qui est dirigé sur la présidentielle alors le parti socialiste s'est totalement converti à la problématique du présidentialisme moins que d'autres

44:41
Locuteur

moins

44:41
Intervenant

que d'autres non non clairement la

44:42
Locuteur

gauche de manière

44:43
Intervenant

générale est un parti moins personnalisé sur les partis de gouvernement j'en ai conscience mais toujours est-il que

44:50
Locuteur

l

44:51
Intervenant

'objectif est là-dessus vous insistez pas sur essayer de reconfigurer autrement le jeu politique la compétition politique et le risque que vous prenez c'est d'une part la primaire où d'ailleurs les collègues qui ont un peu travaillé dessus ont tiré des conclusions assez critiques de la performance de la primaire hors François Hollande et le risque c'est de créer une déception soit au moment de la primaire soit de créer un phénomène de personnalisation où là vous êtes perdant manifestement dans les sondages

45:23
Locuteur

alors

45:24
Intervenant

oui et non c'est-à-dire que oui on peut être critique vis-à-vis de la primaire on connaît les limites on l'évoquait tout à l'heure qu'il

45:30
Locuteur

y ait

45:30
Intervenant

des électeurs qui soient déçus mais c'est un peu comme la démocratie quel est le meilleur processus de régulation qui existe si tu prends par exemple ceux qui

45:37
Locuteur

ont

45:37
Intervenant

beaucoup travaillé sur les primaires en sciences politiques comme Rémi Lefebvre aujourd'hui Rémi Lefebvre c'est l'un de ceux qui pensent justement les conditions d'existence d'une primaire dans le processus Bagneux donc les mêmes critiques des primaires sont ceux qui disent bah oui mais il n

45:51
Locuteur

'y a

45:51
Intervenant

pas de meilleur processus de désignation sinon c

45:54
Locuteur

'est

45:54
Intervenant

la primaire des sondages et donc on se retrouve je vous le donne en mille Mélenchon Glucksmann qui sont au même niveau et l

46:00
Locuteur

'un

46:00
Intervenant

ne se retirant jamais pour l'autre et du coup se neutralisant l'un et l'autre donc moi je crois que justement l'idée de cette primaire c'est de faire émerger le plus large espace commun et c'est ce que nous portons avec Olivier Faure puisque nous avons gagné le congrès du parti socialiste et non mais je le dis si on avait perdu ce congrès déjà je ne serais pas forcément là ce soir et je crois qu'on dirait autre chose on dirait la force va à la force

46:24
Locuteur

ce

46:24
Intervenant

qui est à peu près ce que dit Jean-Luc Mélenchon

46:27
Locuteur

mais

46:27
Intervenant

moi je ne crois pas à ça parce que la force va à la force mais c'est aussi ce qui nous neutralise à partir du moment où on n'est plus dans un processus de bipolarisation de la vie politique c'est que les gauches sont pluriels et qu'à un moment et bien oui il y

46:41
Locuteur

en

46:41
Intervenant

a peut-être un qui sera au-dessus de l'autre mais à la fin on aura tellement fracturé qu'on sera incapable de gagner le deuxième tour face au Rassemblement National et donc pour moi voilà cet enjeu de construction du commun c'est ce qui est devant nous et malheureusement ça ne

46:54
Locuteur

peut

46:54
Intervenant

pas se faire en une semaine c'est pour ça que

46:55
Locuteur

je

46:55
Intervenant

ne

46:55
Locuteur

suis

46:55
Intervenant

pas forcément pour aussi une destitution ou une élection présidentielle anticipée

47:00
Présentateur

j'ai une dernière question à te poser toutes ces pérégrinations cette semaine de la vie politique fait gamberger beaucoup de monde sur les institutions beaucoup pensent la 5ème République à bout de souffle quelle est la position du PS

47:14
Locuteur

vis

47:15
Présentateur

-à-vis de la réforme des institutions est-ce que vous souhaitez une 6ème République une assemblée constituante vous avez réfléchi déjà à ça si vous êtes au gouvernement dans quelques jours oui

47:24
Intervenant

alors qu'est-ce que

47:25
Locuteur

vous

47:25
Intervenant

faites si on est au gouvernement pour moi d'un point de vue institutionnel la première des urgences c'est une loi anti-concentration dans les médias parce qu'en fait si on ne veut pas que la démocratie se délite encore plus il faut arrêter le pouvoir de l'oligarchie médiatique voilà après si on va un peu plus loin à moyen terme je pense qu'il faut une proportionnelle à l'allemande par exemple avec un système en gros de compensation mais toujours des élections par circonscription donc

47:51
Locuteur

vous êtes

47:51
Intervenant

pour la 6ème République en

47:52
Locuteur

fait

47:53
Intervenant

peu importe la manière dont on l'appelle ce que j'appelle de mes voeux moi c'est une république plus parlementaire

47:57
Locuteur

et

47:58
Intervenant

donc moins présidentialiste on peut imaginer plein de modèles la suppression du premier ministre par exemple on peut supprimer le 49-3 supprimer plein de choses pas de problème plus de démocratie directe enfin moi je suis très partisan de tout ce qui va être enfin moi j'ai créé une assemblée citoyenne de circonscription par exemple avec des citoyens tirés au sort pour partis volontaires pour l'autre moitié donc en fait il faut imaginer la manière dont on recoue les liens entre démocratie délibérative représentative et organisation des citoyens et comment on arrive à leur donner du pouvoir mais ça en fait peu importe qu'on l'appelle sixième cinquième bis cinquième terre enfin j'en sais rien mais ça peut se faire petit à petit j'ai beaucoup travaillé sur le RIP parce que j'ai dit que je travaillais avec Valérie Rabot tout à l'heure c

48:42
Locuteur

'est le référendum d

48:43
Intervenant

'initiative partagée on a lancé le premier référendum d'initiative partagée sur les aéroports de Paris on en a vu les limites aussi c'était super intéressant sur le principe on aurait pu faire un RIP sur la loi Duplon par exemple mais sauf que comme il faut collecter finalement ces

48:58
Locuteur

10% d

48:59
Intervenant

'électorat il faut derrière il suffit qu

49:03
Locuteur

'il

49:03
Intervenant

y

49:03
Locuteur

ait

49:03
Intervenant

un débat au parlement et le truc tombe à

49:04
Locuteur

l'eau

49:04
Intervenant

il n

49:04
Locuteur

'y a

49:04
Intervenant

pas de référendum donc en fait c'est un truc qui a été fait pour ne jamais exister donc moi je ne suis pas hostile à ce référendum d'initiative partagée plus le RIP d'ailleurs que le RIC même si le RIC peut aussi s'envisager sur un certain nombre de sujets je ne

49:20
Locuteur

suis

49:20
Intervenant

pas hostile à tout ça mais en fait ce n

49:23
Locuteur

'est

49:23
Intervenant

pas ça qui résoudra la crise démocratique

49:26
Locuteur

et

49:26
Intervenant

il y a des pays avec des constitutions bien plus démocratiques entre guillemets où il y a beaucoup plus de participation citoyenne qui ne sont pas saisies parce qu'en fait ceux qui font un peu de sciences politiques observent que c'est toujours les classes supérieures qui vont utiliser les outils de la démocratie participative et finalement quand on a vu mettre en place dans des villes c'est pareil ça va être finalement un renforcement du pouvoir de ceux qui ont le temps de s'engager dans la vie de la cité et donc il y

49:54
Locuteur

a

49:54
Intervenant

toujours des limites à tous ces outils-là et c'est pour ça aussi que je crois dans la démocratie représentative avec des élus qui ont un mandat pour pouvoir réfléchir et avoir le temps d'agir parce

50:05
Locuteur

que ça fait aussi qui

50:05
Intervenant

représentent réellement la société

50:08
Locuteur

et là on en est

50:09
Intervenant

loin et donc mais ils représentent quand même les idées du corps social même s'ils ne sont pas représentatifs

50:14
Locuteur

ils

50:14
Intervenant

représentent quand même les idées de leurs électeurs et aujourd'hui en fait avec notre Assemblée Nationale globalement on a une Assemblée Nationale qui est à peu près représentative et je

50:24
Locuteur

vois que

50:24
Intervenant

les écrans s'éteignent

50:25
Locuteur

merci il n'y a plus rien qui va

50:27
Présentateur

ce soir

50:28
Locuteur

merci beaucoup

50:29
Présentateur

Arthur Delaporte d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de

50:32
Locuteur

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