Aurore Bergé répond à nos questions - La maison des Maternelles #LMDM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on doit comprendre avec ce nouveau congé ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Comment l'État peut-il intervenir pour que la parentalité ne soit plus un frein à la carrière ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Sur le choix laissé aux femmes et aux hommes avec ce nouveau congé ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
Vous avez parlé des parents défaillants, comment jugez-vous ce terme ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'une carte famille monoparentale ?
- 10:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous comptez faire pour soutenir les familles monoparentales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéChiffre
« il y a 14% de femmes qui y ont recours et puis il y a moins de 1% des hommes qui y ont recours. »
- 0:54InvitéFait
« les femmes continuent malheureusement à gagner moins que les hommes. »
- 3:47InvitéChiffre
« Si vous arrêtez, vous gagnez 2 000, 3 000 euros, et du jour au lendemain, vous gagnez 429. »
- 3:57InvitéChiffre
« L'indemnité, ce sera au maximum 1 800 euros. »
- 7:45PrésentateurChiffre
« Les familles monoparentales, 82%, dans 82% des cas, c'est une mère à la tête de ces familles monoparentales. »
- 8:10InvitéFait
« C'est une proposition, pour l'instant, de deux sénatrices qui ont écrit un rapport sur le sujet. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur18 %
- ?5 %
- Invité 22 %
≈ 23 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Madame la Ministre,
bonjour. Bonjour Madame la Ministre, merci d'être
avec nous. Sans
cocaille,
vous l'aviez ou pas ? Non mais
j'étais plutôt sur
Power Rangers.
Ah bah voilà, c'est ma génération. Vous me
ramenez à mon âge. Vous
êtes ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On a beaucoup de sujets à voir avec vous. D'abord on va parler du congé de naissance qui va remplacer le congé parental.
C
'est 6 mois possible pour les deux parents. On est sur le même pied d'égalité et là, ça c'est votre domaine. Qu'est-ce qu'on doit comprendre avec ce nouveau congé ? Est-ce qu'on doit se dire qu'on éloigne moins les femmes du travail avec ce congé-là ?
Plusieurs choses. Aujourd'hui, on avait un congé parental qui pouvait aller de 2 jusqu'à 3 ans, qui pouvait être partagé entre les deux parents. Sauf qu'en fait le partage n'a pas vraiment fonctionné, puisqu'il
y
a 14% de femmes qui y ont recours et puis il
y
a moins de 1% des hommes qui y
ont
recours. Pour plein de raisons, c'est lié à l'égalité professionnelle, les femmes continuent malheureusement à gagner moins que les hommes. Donc la première personne qui s'arrête dans un foyer, c'est d'abord les femmes, les mères et surtout le sujet,
c
'est que la première barrière que vous avez dans votre vie professionnelle, c'est le fait de devenir parent. C'est ça l'incidence majeure dans une vie professionnelle pour une femme, c'est le moment où elle devient mère, c'est un risque de mort professionnelle en fait, alors que quand vous devenez père, au contraire, c'est plutôt bien socialement valorisé. Donc se dire que demain, l'employeur, quand il va recruter quelqu'un, disons une tranche d'âge large de 20 ans à 40 ans, en fait la présomption de parentalité, ce sera pour les deux. C'est-à-dire que j'aurais plus à me dire, si je recrute une femme, merde, si jamais elle me fait un enfant, etc., comment ça va se passer ?
Déjà c'est son droit, c'est sa liberté, vous n'avez pas à lui demander, c'est illégal, mais surtout ça veut dire que demain, l'homme comme la femme, le père comme
la
mère pourront s'arrêter plusieurs mois. C'est bien pour nos enfants, si les parents le souhaitent évidemment, mais c'est très bien pour l'égalité entre les femmes et les hommes. Ce
que vous dites là, ça me rappelle une étude qui est sortie au mois de février, il
y a
quelques semaines de cela, de l'APEC, qui dit que les femmes cadrent en tout cas, trouver que la parentalité était un frein à leur carrière. Comment on peut faire ? Est-ce que l'État doit intervenir auprès des sociétés, des entreprises, que ce soit dans le secteur privé ou dans le public, pour que ce ne soit plus un frein, pour que ce ne
soit
plus un problème d'avoir un enfant et de travailler et de faire une carrière
?
Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ça l
'est.
C'est-à-dire que quand vous regardez les courbes des salaires et l'écart de courbe de salaire entre les femmes et les hommes, il y a une rupture qui se produit à des âges clés de la vie et les âges clés où on suppose que les femmes vont avoir des enfants. Et après, il y a le retour de la maternité, même quand vous n'avez pas pris un long congé, juste votre congé maternité, qui est un droit, évidemment, absolu de 16 semaines. Eh bien, étonnamment, la progression de carrière n'est pas la même, on vous propose moins de mobilité professionnelle, moins de promotion. Donc c'est ça le véritable sujet. Ça conduit à quoi aujourd'hui ?
Ça conduit à ce que des jeunes femmes reportent, reportent, reportent, reportent leur désir de grossesse. Ils le reportent parfois tellement qu'elles se retrouvent dans des situations où elles n'arrivent plus à devenir mère, alors que quand c'est notre désir, c'est quand même un désir extrêmement puissant. Donc c'est pour ça que le congé de naissance, c'est la proposition que
j
'avais faite au président de la République, qui l'a reprise, qu'on va déployer, Catherine Vautrin, que ça a la... Sarah et l'Aéry. C'est justement ça. C'est de se dire à la fois, c'est vraiment bon pour nos enfants, c'est bon pour les parents, parce que c'est important évidemment ce lien d'attachement qui se nourrit dès le plus jeune âge, évidemment, entre les parents et les enfants, mais c'est vraiment bon pour l'égalité, parce que ça va être plusieurs mois pour chaque parent, et donc encore une fois, il n
'y
aura plus la question à se poser de est-ce que la mère va s'arrêter, est-ce que le père va s'arrêter, puis après, un sujet plus général, partage des tâches, partage des rôles dans la société, où là, ça évolue, mais on dirait dire que ça
évolue patiemment. Mais on parlera parce qu'on peut parler aussi
du sexisme à l'école, présent à l'école,
on en parlera dans quelques jours.
Culturellement, culturellement, les hommes, est-ce qu'ils sont prêts à faire ça, c
'est ça ?
De
plus en plus près, je pense, non
? Alors, ils sont d'autant plus prêts qu'aujourd'hui, le congé parental, c'était une indemnisation, c'était maximum 429 euros par
mois. C'est sûr,
vous venez d'avoir un enfant, ça coûte. Si vous arrêtez, vous gagnez 2 000, 3 000 euros, et du jour au lendemain, vous gagnez 429.
C
'est un renoncement qui est très important. Là, l'indemnité, ce sera au maximum 1
800 euros. Donc on
passe de 429 à 1 800 euros. Donc déjà, il y
a
moins cette barrière quand même du revenu, tout simplement. Et puis je crois que maintenant,
c
'est quand même heureusement bien mieux valorisé dans
la société. Il y a le congé paternité, on l'a doublé. C'est tout pour la société qui doit s'en faire. Oui, j'avais une question
sur le choix laissé aux femmes et aux hommes, parce que du coup, on ne peut plus prendre ce congé parental de 3 ans. J'imagine qu'il
y a
des gens qui préféraient finalement, qu'on leur laisse le choix justement de prendre ces 6 mois ou de le partager, ou de prendre encore ces 3 ans. Je peux comprendre évidemment que certains avaient envie et souhaitaient un long congé. Moi, si je le regarde sur un angle d'égalité entre les femmes et les hommes,
je
pense que pendant longtemps, on s'est dit qu'éloigner les femmes du marché du travail, finalement, ça coûtait un peu moins cher à la société que de créer des places de garde. De créer des classes de garde d'enfants. Et ce n
'est
pas bon, en vérité, pour notre société. Évidemment que quand c'est un souhait de s'arrêter, il est totalement respectable. Moi, je ne
suis
pas là pour juger les choix des uns et des autres. Il faut laisser le plus de liberté possible. Mais la conséquence, c'est quoi ? La conséquence, c'est qu'il n'y
avait
quasiment que des femmes qui prenaient ces congés parentaux, quasiment aucun homme. Et qu'à la fin, ça a éloigné. Et ça a éloigné durablement les femmes du marché du travail. Et quand vous vous arrêtez pendant 2 ans, voire pendant 3 ans, reprendre une activité professionnelle, c'est difficile. Et donc, c
'est
un message aussi, en effet, qu'on doit passer aux entreprises, aux employeurs. On doit dire qu'à un moment, oui, encore une fois, les femmes restent évidemment employables. Ils doivent avoir accès au même niveau de rémunération et aux mêmes carrières, à la même mobilité professionnelle, même progression que celle des hommes.
–
Aurore Berger, vous étiez ministre chargé des familles il
y
a peu de temps. – Oui. – Et vous m'avez fait peur. – Ah bon ? – Je m'explique. Vous avez parlé des parents défaillants. Et vous avez dit que l'État devait intervenir sur l'éducation. Et vous avez parlé des parents défaillants. Et moi, j
'ai
un petit garçon de 2 ans et demi. Donc je me suis dit, est-ce que je suis défaillant ? Est-ce que je suis… Comment on peut juger quelqu'un qui est défaillant ? Est-ce qu'il y
a
une limite ? Comment vous le jugez-vous ? Ça fait un peu écho, ça fait polémique. Aujourd'hui, le terme a un peu disparu. Alors peut-être que c'est parce que c'était une injonction du gouvernement aussi, pour que ça disparaisse aussi. Mais je vous dis la vérité, moi en tant que jeune père, je me suis dit, ah oui, la défaillance, ça peut vite arriver en fait.
– Non, moi aussi, je suis une jeune mère. Ma fille, elle a 17 mois. Donc je pense qu'on se pose tous les jours des questions de savoir si on est un bon ou un mauvais parent. Donc l'idée, ce n
'est
pas de dire ça. Ce n
'est
pas de dire,
il
y
a
des bons parents d'un côté, il y
a
des mauvais parents de
l
'autre. De toute façon,
on
a bien compris quand elle est née qu
'il
n
'y avait
pas de mode d'emploi. J
'aurais
adoré qu
'elle soit livrée avec
un mode d'emploi,
mais je
n'avais pas de notice et je n'en ai toujours pas. Donc je pense qu'on a des doutes en permanence.
En
fait, être d'un bon parent, c'est peut
-être
de douter en permanence et d'essayer de faire le meilleur pour son enfant. Moi,
ce
que j'ai, quand j'ai employé ce terme, c'était un moment très particulier, où il y avait eu des violences urbaines,
où il y avait
eu des émeutes. Et le rôle des parents, il est évidemment déterminant. Et là, on a des parents qui sont armés de manière différente. C'est-à-dire que quand vous êtes une famille monoparentale, vous n'avez pas forcément les mêmes ressources, les mêmes capacités, les mêmes possibilités que quand vous êtes en couple, par exemple. Pour ça qu'on aide plus, par exemple, les familles monoparentales. Mais moi, ce qui m'a énormément interpellée dans ces violences urbaines, c'est quand j'ai vu des parents,
non
pas aller récupérer leurs enfants, on en a vu, mais des parents, au contraire, aller encourager leurs enfants à les piller, à les violer, à les voler, pardon. Donc là, vous voyez bien que la défaillance, elle est évidente. Il n
'y a
pas de doute entre le parent qui va récupérer son enfant au milieu des émeutes et qui va le ramener chez lui, qui va le mettre en sécurité, qui va le protéger. Et puis de
l
'autre côté, le parent qui va au contraire encourager à de la violence. Et donc, l'idée, c'était juste ça, de dire évidemment, en tant que parent, on a une responsabilité tout au long de la vie de notre enfant. C'est la plus grande des responsabilités, sans doute, qu'on ait dans notre vie. Et on a aussi le rôle de l'État, qui doit à la fois rappeler cette responsabilité, quand parfois il
y
a des défaillances, et qui doit aussi, surtout, mieux accompagner les parents qui,
eux,
encore une fois, ont plus de fragilité. Notamment les femmes, parce que c'est quand même très souvent des femmes...
Transition parfaite.
On n'a pas écrit l'interview ensemble, je tiens à le préciser. Les familles monoparentales, 82, dans 82% des cas, c'est une mère à la tête de ces familles monoparentales. Très récemment, il a été question de la carte famille monoparentale. Il a été question aussi du statut de parent isolé. À quoi ça correspond, tout cela ? C'est quoi une carte ? Pourquoi il faut absolument une carte de famille monoparentale ? Moi, j'ai grandi avec la carte famille nombreuse, donc ça, je connais, mais la carte famille monoparentale, qu'est-ce que c
'est
?
Alors, c'est une proposition, pour l'instant, de deux sénatrices qui ont écrit un rapport sur le sujet. Ce qui se passe, c'est quoi ? C'est qu'on a... Déjà, je pense, on n'arrive pas bien à caractériser ça veut dire quoi, une famille monoparentale ? Ce n
'est
pas la même chose quand je suis en garde alternée et quand je suis seule. Et quand je fais face, à chaque fois seule, non seulement aux dépenses liées à la vie de mon enfant, mais aussi à toute la charge mentale, parce que c'est moi qui vais gérer les jours enfants malades, parce que c'est moi qui vais gérer les rendez-vous chez le pédiatre, qui vais gérer les peurs, les nuits, les angoisses et les bonheurs aussi. Donc, déjà, il y a ça. Ça veut dire quoi, une famille monoparentale ? Et je crois que là-dessus, il faut aussi qu'on progresse pour bien définir ce que c'est et qu
'on
ne mélange pas tout. Après, pour
les femmes... C'est quand l'autre
parent n'est pas présent du tout. Je pense que ça devrait être ça. Mais aujourd'hui, il y a un peu un flou dans ce qu'on compte, en fait, dans ce qui est les familles monoparentales.
Et
encore une fois, je suis en garde alternée une semaine sur deux. Ce n
'est
pas la même chose que je suis seule à faire face. Donc, il
y
a ce premier point. Moi, ce qui m'interpelle, c'est que je trouve que la société, elle s'est un peu trop facilement accommodée du fait que les femmes, ce n'était pas grave si elles se retrouvaient toutes seules à la tête de leur famille et qu'elles avaient tout à gérer. Je vous donne un exemple très concret dans le cadre, notamment, par exemple, d'un divorce, d'une séparation. Combien de fois j'ai de témoignages de mères qui me disent, voilà, moi, mon ex-compagnon, il a la garde,
mais
uniquement un week-end sur deux. Mais régulièrement, le vendredi soir, il m'appelle, je dis,
finalement,
ce week-end, je
ne
vais
pas les prendre. Il
ne
se
passe rien.
Il
ne
se
passe rien.
Il n'y a
pas de sanctions. Par contre, c'est la femme qui doit, du coup, réorganiser sa vie, son week-end, gérer financièrement aussi et s'adapter.
Et
je pense que la société, elle s'est trop accommodée de ça, en disant, après tout, c'est la mère in fine qui doit gérer. Non, il y a deux parents. Et quand il y a deux parents, ça veut dire que cette responsabilité, elle perdure, qu'on peut se séparer de son conjoint, c'est la vie.
Mais
on ne sépare pas de ses
enfants. Les mêmes droits, les mêmes devoirs.
Déjà, si on faisait une semaine sur deux de manière plus automatique, les parents seraient à égalité.
Aujourd'hui, à chaque
fois que c'est demandé par les deux parents, c'est accepté.
Mais il faut que ce soit demandé par les deux parents,
évidemment, pour impliquer aussi les deux parents et
les responsabiliser.
Parce qu'encore une fois, le plus lourd dans les familles monoparentales, au-delà de la question financière, on a beaucoup amélioré les choses, les pensions alimentaires maintenant. L'État a pris en charge, justement, pour que ce ne soit plus la pension qui soit otage de la relation ou de l'ancienne relation entre hommes et femmes. Mais c'est toute la charge mentale. C'est en permanence.
C'est moi qui gère le médecin.
C'est moi qui dois garder les enfants. Et l'exemple type du vendredi soir, finalement, écoute, tu t'en débrouilles, moi, je ne
viens
pas les chercher. C'est terrible pour les enfants d
'entendre
ça. Et encore une fois, c'est-à
-dire
qu'on reporte toute la charge sur la mère, qu'on se dit, après tout, c'est normal, c
'est
la mère.
Et sur la charge
mentale, si vous voulez savoir qui est la charge mentale dans le couple, c
'est vrai, c'est un bon test. C'est un bon test. Je testerai ce soir. Oui, vous verrez.
Malheureusement, votre conjoint va
dire...
Et donc, pour finir sur cette question-là, qu'est-ce que vous comptez faire ? Qu'est-ce qu'il est possible de faire ?
L'idée, c'est vraiment de mieux soutenir les familles monoparentales. Un exemple, le complément de mode de garde,
vous
savez, cette aide supplémentaire de l'État pour faire garder nos enfants, on va l'étendre jusqu'aux 12 ans de l'enfant l'an prochain, justement pour les familles monoparentales, pour reconnaître qu'elles ont des fragilités, des vulnérabilités plus importantes que d'autres familles. Et ça, je crois que c'est extrêmement important. Et puis après, c'est aussi, encore une fois, le rôle de la société, le rôle des entreprises. Parce qu'encore une fois, quand vous employez une femme et qu'elle est seule à élever son enfant, bien à un moment, il faut aussi que l'entreprise s'adapte pour que la parentalité ne soit pas un problème, mais qu'au contraire, on considère que c'est plutôt une chance d'être
parent
dans notre société.
Attention, la question la plus dure, c'est quand le prochain vaccin ?
C
'est quand le prochain vaccin ? Elle vient de l'écher. Elle
les a eu il y a 15 jours. En 18 mois, généralement, on
est vraiment
là.
Bravo, merci Aurore Berger, ministre chargée de l'égalité, femmes, hommes. Merci beaucoup.
Merci à vous.
Merci Aurore Berger.