« Il y a mille façons de faire repartir notre pays » | Édouard Philippe invité de @cavousofficiel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On commence tout de suite par les de Patrick Gohan. [Musique] Pour les retraites, François Bairrou ne se résout pas à l'échec des concertations. C'est moins un désaveux qu'un paris perdu, un échec prévu.
On en parlait hier soir malgré 4 mois de discussion et d'élaboration par l'animateur du conclave, le haut-fonctionnaire Jean-Jacques Marette, d'un texte de compromis qui se voulait à équidistance des positions des uns et des autres. Un accord que les syndicats se disaient prêt à signer mais que le patronat n'a pas voulu avaliser François Bairou ce matin à 7h. Je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but.
Et encore moins, suffit d'observer l'actualité, encore moins lorsque notre pays et le monde traverse des moments si dangereux. Et pour ne pas échouer si près du but, pour dépasser la la situation de blocage, le Premier ministre a passé une partie de sa journée à recevoir les partenaires sociaux, mais cette fois un par un. Démarche soutenue depuis Oslo par Emmanuel Macron.
La stabilité ne doit pas nous coûter l'immobilisme. Nous devons avancer. Nous devons continuer de mener les réformes pour le pays.
La stabilité ne doit pas coûter l'immobilisme, dit le président au côté de Sébastien Lecnu, c'est-à-dire de celui qui pourrait remplacer François Baou par malheur et cetera. Enfin, on verra bien. Si près du but, dit François Bairou, il a raison.
Ouais, ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu des concessions de part et d'autre. La plus importante incontestablement étant l'acceptation par trois syndicats dit réformistes du maintien de l'âge légal à 64 ans, ce qui est inédit. On en parlait hier. consensus également pour des mesures en faveur des femmes ayant eu des enfants et des carrières hachées.
Mais il y a eu aussi des divergences impossibles à surmonter dont ce point de fixation qui oppose depuis près de 10 ans la CFDT et le patronat sur la question de l'usure professionnelle et des départs anticipés qui pourraient résulter de la prise en compte de trois critères de pénibilité. porter des charges lourdes, subir des vibrations mécaniques ou être contraint à des postures pénibles. Aujourd'hui, il y a des carleurs, il y a des caissières, il y a des aides soignantes qui ont des métiers pénibles et qui sont difficilement en capacité de travailler jusqu'à 62 ans.
Et c'est pas vrai que ces salariés-là peuvent majoritairement bosser jusqu'à 64 ans si on ne change rien. Et c'était ça la question fondamentale qui était posée dans la dernière ligne droite. Pour cela, le patronat privilégie la prévention ou la reconversion plutôt que des reparts anticipés.
Vieille histoire, je le disais parce que ces trois critères, charge lourde, vibration, posture pénible, c'est vous euh monsieur Philippe qui les avait retiré en juillet 2017 du compte pénibilité créée sous le quinquena Hollande et que vous avez rebaptisé compte professionnel de prévention. L'action d'Edouard Philippe sur les retraites évoquée par un autre acteur politique, Dominique de Villepin qui a la nostalgie du système universel par point dont vous étiez l'initiateur mais dont il dit que vous en avez été le bourreau. La réforme des retraites.
Euh la réforme à point était une bonne idée. Elle était sur la table. Édouard Philippe a saboté cette réforme et le rêve de porter l'âge de la retraite à 67 ans a mis à mal ce projet qui était un bon projet pour la France.
Réforme mise en pause par la crise Covid au printemps 2020 puis abandonné après des mois de grèves et de manifestations. Vous pourrez y revenir évidemment tout à l'heure. François Baot fragilisé désormais visé par une motion de censure.
De la part de la gauche qui réclame le retour aux 62 ans et les socialistes qui reprochent au premier ministre de ne pas présenter un texte qui permettrait de débattre à nouveau de l'âge de départ. Monsieur le premier ministre, ma question était simple. Le leou le parlement aura-t-il le dernier mot, y compris sur la mesure d'âge et sur l'équilibre du notre système des retraites ?
Vous ne m'avez pas répondu cette semaine comme vous y avez déjà dit non la semaine dernière. Monsieur le Premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres.
Cela nous contraint, monsieur le premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. Le PS d'autant plus allant que le gouvernement Baou ne semble pas sérieusement menacé le RN ayant annoncé qu'il ne voterait pas cette censure. Le PS qui prend aussi la tête du combat parce que les insoumis qui en avaient parlé pourtant ne peuvent plus le faire.
Ils ont atteint leur quotat de censure. Article 492 de la Constitution. Un député ne peut pas signer plus de trois motions de censure par session.
LFI ne pouvait plus s'y coller. On va revenir sur tous ces sujets en détail, y compris sur ce que vous reproche Dominique de Villepin. Mais là, le fait que François Baou décide de tenter une mission la dernière chance pour arracher un accord de dernière minute, c'est une bonne chose.
Il a raison d'aller au bout de l'exercice. Bien sûr, il a évidemment raison d'aller au bout de l'exercice. Personne va lui reprocher d'aller au bout de cet exercice.
En tout certainement pas moi, en tout cas. Euh après euh ce qui est intéressant c'est que ce conclave ou cette réunion elle a permis et votre reportage le dit bien quelques avancées. Moi, j'entends avec beaucoup d'intérêt ce que disent les organisations syndicales sur le thème on pourrait bouger sur les 64 ans.
H Je me permets de vous faire observer quelque chose qui contrairement à ce que dit monsieur De Vilpin qui en réalité à mon avis sa petite phrase était simplement destinée à m'en balancer une comme on dit parce que c'est comme ça qu'on rentre en campagne. Oui, bien sûr. Pour l'Élysé qui parle, non, c'est pas la la le panage gauliste est difficile à à garder vierge.
Mais et donc mais c'est pas fondé ce qui vous reproche mais ben non mais surtout ce qui est très intéressant c'est que moi j'étais favorable. J'ai essayé de mettre en place un système de retraite universelle par répartition et à point mais je voulais pas le mettre à 67 ans. Je voulais mettre un système par point avec un mécanisme qui faisait qu'il était financé et un HP pivot à 64.
Alors, je vais vous dire si les syndicats sont prêts à 64, il y a une réforme, elle a été discutée, on y va quand ils veulent. Oui. Alors, on va rappeler que la pivot vous l'avez retiré au milieu des grèves et des manifestations demande à la demande des syndicats et à juste titre pour dire trouvons une façon d'équilibrer le système financier qui peut-être ne passait pas par l'âche pivot.
Enfin franchement si 64 ans, c'est plus un sujet, mais introduire une mesure d'âge, ça reste le seul moyen de sauver le système. Le le la vérité du système, c'est que on peut toujours s'écharper sur 64, 65, sur plus. La vérité du système, c'est que notre système par répartition, il est d'abord dépendant de notre démographie.
H qu'on aime pas dire ça, qu'on aime pas le voir en face. Je parlais deité dépendant de notre démographie puisque son système est simple he c'est ceux qui travaillent aujourd'hui cotisent tous les mois et le produit de ces cotisations tous les mois est versé à ceux qui sont retraités. Donc ils sont pas en train d'économiser, ils sont pas en train d'épargner, ils sont en train de verser dans une caisse qui est ensuite utilisée pour payer les pensions.
Quand vous avez peu de gens qui touchent les pensions et beaucoup de gens qui travaillent, bah c'est très facile de servir des bonnes pensions. Quand vous avez de moins en moins de gens qui travaillent et de plus en plus de gens qui touchent des pensions parce qu'ils vivent plus longtemps, et ben forcément la pression sur ceux qui travaillent est de plus en plus lourde. C'est ce qu'on vit.
Et trop longtemps, on a privilégié les actifs, les redraités aux actifs. C'est ce que vous dites dans c d' C'est pas une question si vous voulez. Moi, mon objectif c'est plutôt dans l'ensemble d'essayer de rassembler les Français.
Donc, je suis pas en train de dire les retraités sont privilégiés et les actifs. Je suis en train de dire que le système il a été pensé et il était un bon système à l'époque où il a été pensé et qu'aujourd'hui la réalité démographique des choses, l'évolution de l'espérance de vie, euh la façon dont nous vivons condamne ce système par répartition. Et je le dis pas en m'en réjouissant, je le dis avec la même lucidité qu'ont eu tous les autres. gouvernement dans tous les autres pays d'Europe qui ont fait le même constat.
Et je dis si on veut le sauver, si on veut syster, si on veut sauver un système de retraite euh solidaire, pas totalement individualiste, et ben dans ce cas-là, il faut faire deux choses. travailler plus nombreux et plus longtemps comme ça se fait ailleurs en essayant de faire attention à tous les cas particuliers, les gens qui commencent très tôt bien sûr et introduire une dose de capitalisation, ça peut se faire que de façon progressive, ça va pas remplacer complètement le système loin sans faut mais avec 10 ou 15 % progressivement de capitalisation, on amène un élément qui permet de la liberté à ceux qui veulent partir en retraite plutôt. Donc je je encore une fois, moi je suis pas j'estime pas que j'ai, vous savez, je dis pas moi j'ai la vérité, les autres ont l'erreur.
Je dis juste que il y a une réalité démographique, elle existe et qu'il y a des exemples étrangers qui existent et que quand on ne veut regarder ni l'un ni l'autre, bah par définition, on se raconte des histoires. La capitalisation qui permet la liberté à ceux qui peuvent se le permettre. Mais d'abord la capitalisation aujourd'hui, elle existe pour plein de gens.
On peut tout à fait organiser un système dans lequel elle vient s'additionner aux cotisations. Il y a énormément de de gens qui sont en train de travailler sur qu'est-ce que ça peut vouloir dire un système à 10 ou 15 % de capitalisation. Est-ce que par exemple il faut mettre de façon fléchée l'intéressement et la participation dans ce fond de capitalisation ?
Il y a des gens qui travaillent là-dessus. J'ai entendu que Gérald Darmanin travaillé là-dessus. Je trouve ça intelligent.
Oui, mais lui il dit qu'il faut pas entretenir l'idée qu'il va falloir travailler jusqu'à 67 ans parce que ça désespère une partie de la France. Je dis je dis qu'on va devoir travailler plus. Moi ce qui me désespère c'est quand on regarde pas la réalité en face.
C'est ce que fait Gérald Arm. Regarde pas la réalité. il ess de trouver des solutions.
Je dis juste que les Français sont pas dans une situation démographique très différente des Allemands, des Italiens, des espagnols. Ils ont les mêmes appétences en matière de solidarité et ils ont bien raison. Et la vérité c'est que à droite ou à gauche, en Espagne, en Italie, en Allemagne, on travaille plus longtemps.
Mais ça veut pas dire que tout le monde va travailler plus longtemps de la même façon. intelligente, on droit de façon de faire ça de façon graduée et en la carte suivant les métiers, c'est un peu l'esprit qui avait conclave de la part des syndicats qui sont restés autour de la table et c'est pour ça que les la question de la pénibilité, elle est importante. Elle est importante, vous vous le savez bien, aux yeux de la CFDT, premier syndicat de France et d'autres syndicats aussi.
C'est trois critères pour y revenir d'un mot là charge lourde. Vous les avertirez parce que le patronat vous a expliqué que c'était pas possible. On les avait retiré parce que la façon dont d'abord d'abord parce qu'on ne savait pas très bien les prendre en compte parce que c'est facile de dire on va prendre en compte les charges lourdes mais on ne savait pas très bien et dans les fait on ne savait pas très bien les prendre en compte, il y avait donc des discussions assez infinies et assez en compliquées sur comment est-ce qu'on prenait en compte ces critères et par ailleurs, on a considéré que il fallait concentrer le dispositif sur quelques indicateurs réels et pas sur aussi large.
Bon c'est une décision qu'on a prise. Elle été mise en œuvre. Elle était mise en œuvre dans le cadre d'une réforme qui visait à faire en sorte queon crée plus de richesse, qu'on avance euh dans le dynamisme économique, ce qui a plutôt marché.
Moi, je encore une fois les les partenaires sociaux, ils sont précieux quand ils discutent ensemble, quand ils discutent vraiment euh vraiment et quand ils assument des décisions qui sont parfois des décisions difficiles à assumer devant leur corps social. Ça ça c'est assez formidable. Mais on va pas se raconter de craque.
La solution au problème que vit la France n'est pas de travailler moins. Ça n'est pas vrai. Et la préservation de notre modèle social, de notre haut niveau de solidarité et de notre système de pension, elle passe pas par travailler moins.
Ça c'est pas vrai. Au-delà des retraites, c'est la question de l'avenir de François Bairou à Matignon qui se pose. Il est fragilisé.
Le député Horizon, Frédéric Valtou, ancien ministre de la santé a dit dans le quotidien l'opinion François Baou et son inaction nous tirent vers le bas. On repense au mot de d'Emmanuel Macron. la stabilité d'un côté mais attention à l'immobilisme.
Est-ce que vous partagez l'analyse de Frédéric Valtou l'instant ? Je suis je je partage la phrase qu'a évoqué le président de la République. Moi je suis euh j'ai j'ai indiqué très tôt qu'il fallait tout faire pour garantir la stabilité d'un gouvernement qui ne pouvait pas s'appuyer sur une majorité et que donc il était urgent de faire une coalition avec ceux qui voulaient soutenir un socle minimal.
On a dit socle commun. Oui, mais moi dès 2022, j'étais favorable à une coalition avec. Le président de la République n'en voulait pas à l'époque.
Les LR non plus d'ailleurs, mais moi j'étais favorable à ça et je l'ai toujours été. Bon, enfin, j'ai toujours été, je l'ai dit en 22, je l'ai redit en 24. Ça ne s'est pas fait.
Très bien. Je pense que dans le monde dans lequel on vit, la stabilité a a appris que la stabilité est précieuse. Mais je constate et je l'ai dit là aussi de façon assez claire que il ne se passe rien ou ou ou et pour cause il y a pas de majorité.
Et il n'y a pas de direction, il n'y a pas de majorité et donc il y a parfois quelques textes, il y a parfois des mauvais textes, parfois des bons textes. En tout cas chacun peut avoir un avis, mais il n'y a pas de direction générale ni de réforme ambitieuse. Mais il se passe pas rien si on vous écoute.
Et je vois bien que c'est une situation d'ailleurs tous les Français le constatent qui est extrêmement regrettable et qui est extrêmement dangereuse. Bah pour l'instant, j'en vois pas. On aurait pu essayer de faire une coalition, elle n'existe pas puisque les partis n'en veulent pas.
Enfin, en tout cas les autres partis, j'étais très favorable à en faire une et donc je ne sais pas ce qui va se passer de fait la coalition puisque il y a des LR, des macronismes blocs central qui gouvernement. Quand cette coalition n'est même pas capable de s'entendre sur un contrat, il y a même pas une feuille signée, on dire on va faire ça, ça, ça et ça. Elle se délite à chaque vote compliqué.
Vous avez bien vu que sur chaque vote compliqué, il y a pas de socle commun. Et donc à cause de la perspective de la présidence et donc les deux extrêmes, les deux extrêmes en réalité donnent la tonalité. présid peut-être peut-être peut-être al écoutez peut-être si c'est le cas moi je suis pour la coalition ok peut-être qu'il y en a qui sont contre la coalition pour des raisons présidentielles mais qu' le disent on en revient à votre colère exprimé dès les premières pages de votre livre parce que nous nous mentons à nous-même dites-vous en nous racontant des histoires qui aident à s'endormir le soir mais qui nous empêchent d'avancer vous êtes resté 3 ans à Matin entre 2017 et 2020 est-ce que pendant ces 3 années on s'est beaucoup menti à nous-même est-ce que vous avez une part de responsabilité.
Je je la conteste pas. Je d'ailleurs vous savez quand je dis que nous nous mentons à nous-même, je suis pas là pour chercher des responsables. J'accepte la ma part de responsabilité et je veux bien considérer qu'elle est assez largement partagée.
Les Français, ils ont pas l'impression de se mentir à eux-même. Ce que je veux dire, c'est que dans notre débat public, on ne part pas toujours d'effet, voyez-vous. On part souvent de posture que quand on parle de d'âge de la retraite, on ne parle pas et on ne part pas de la démographie.
On devrait que quand on parle de la position de la France dans le monde, on parle pas d'un examen lucide. de ce que nous avons à notre disposition pour dire les choses, pour préserver nos intérêts, pour formuler même nos intérêts. Bon, que lorsqu'on parle de de de plein de sujets au fond, on se plaît à croire qu'on a une école formidable alors que c'est l'école qui reproduit le plus les inégalités de tous les pays de l'OCD.
De tous les pays de l'OCDE, c'est l'école qui reproduit le plus les inégalités. On se on se on se on se dit à ses volontiers parce qu'on est comme ça que euh on a la meilleure agriculture du monde et on l'aime sauf que sauf que notre la meilleure agriculture du monde elle est en train d'être elle a été dépassée pardon elle a été dépassée par l'Allemagne que l'Italie a réussi en 30 ans à imposer euh comme un élément de de d'influence et de puissance sa cuisine alors que la cuisine française à mon avis et malheureusement peine à à maintenir sa primauté. Ce que je voulais, c'est on on parle euh de plein de choses en se disant euh c'est comme ça, même si on sait que c'est pas vraiment comme ça et donc comme on se vend à nous som pimiste ni pessimiste, mais moi je suis pas pessimiste, je veux qu'on soit lucide.
Voilà, je veux qu'on soit lucide. Et ensuite ensuite je suis convaincu qu'il y a 1000 façons de faire repartir notre pays. Et et mon objectif c'est pas c'est pas simplement de dire on se m à nous-même, mon objectif c'est de dire comment en regardant un en jetant un regard lucide sur le pays, on est capable de restaurer sa puissance.
Moi, je suis obsédé par ça. Pardon, je je suis obsédé par l'idée qu'il faut réaffirmer les fondements de la puissance française, qu'on vit dans un monde dangereux et que quand on est faible dans un monde dangereux, on est plus une proie, voyez-vous, qu'autre chose. Et comme je suis obnubilé par ça, j'essaie de regarder quels sont les grands domaines dans lesquels on peut réaffirmer les fondements de la puissance française.
Qu'est-ce qui nous permet de redevenir puissant, c'est-à-dire pour les Français sur libre et prospère ? et ben il y a l'école, il y a la justice sociale et il y a notamment le modèle social, il y a la justice, il y a la transformation écologique. Si on narrive pas sur chacun de ces points à reprendre de l'Alan, on va continuer à s'affaiblir et dans le monde dans lequel on est, s'affaiblir, c'est extrêmement dangereux.
Émilie, on se mo aussi sur la question de la justice et des violences. Là euh l'exemple récent, c'est qu'on a appris aujourd'hui que Mélanie, la surveillante qui était décédée après avoir été poignardée par un élève de 14 ans de son collège à Nogan en Hautmarne avait été décoré de la Légion d'honneur à titre postume. C'était un drame qui avait ému toute la France et Bruno Rotaillot lui a demandé une refonte de la politique pénale pour les mineurs.
Quand on a une succession de ces soissants faits d'hiver, ça n'est plus des faits d'hiver. Ils ont ça n'est pas la fatalité parce que accepter que ce soit des faits d'hiver, c'est accepter la fatalité. C'est le propre d'un fait d'hiver, c'est imprévisible et on y peut rien.
Non, on y peut quelque chose. Simplement la réponse sécuritaire, c'est pas suffisant. La réponse, elle doit être pénale.
Il faut abroger le plus vite possible la loi Béloubé qui interdit les courtes peines de prison. Il faut redonner du sens à la sanction. Vous vous rejoignez Bruno Rotaillot, il faut redonner du sens à la sanction.
C'est la réponse pénale qui va endiguer la violence des mineurs. D'abord face à la violence, il est absurde de n'imaginer qu'une seule solution. Les gars qui vous expliquent qu'il y a que la prévention sont quand même vraiment des des angélistes.
Les les gens qui n'expliquent qu'il n'y a que la sanction pénale, à mon avis il se trompe. Il faut les deux de la prévention vraiment et de la sanction et de la répression. Ensuite, je suis d'accord avec lui sur le fait que le maillon faible du système de sécurité en France, c'est la justice pénale.
Ça c'est vrai. Je Ça veut pas dire que tout va bien dans la police. Vous partager son sentiment sur la réforme Boué, pardon, c'est important réforme.
Je suis d'accord avec l'idée que le maillon faible aujourd'hui, c'est la justice pénale. ensuite sur la justice des mineurs ou sur la réforme sur la loi Belloubé qui dit que la loi Belloubé elle part d'un constat qui est un constat de court terme qui est que l'engorgement des prisons tel qu'il est au moment où on fait la loi rend et et qu'il est toujours rend très compliqué l'utilisation de l'outil carcéral pour les peines les plus courtes et donc essaie de trouver toutes les situations possibles et toutes les solutions possibles pour éviter de se retrouver face à cette impossibilité d'utiliser l'outil carcéral pour les peines les plus courtes. Bon, c'est une réforme de court terme.
La seule façon de sortir de cette logique, c'est effectivement d'avoir un outil carcéral incroyablement plus développé en nombre de places et en diversité. D'ailleurs, bon moi je je propose je propose et Horizon l'a proposé à l'Assemblée nationale et j'ai bon espoir qu'un jour nous réussissions à transformer ces idées en loi. Nous proposons que les peines plus donc que les que la sanction pénale intervienne beaucoup plus vite et surtout que elle intervienne dès les premiers faits avec des peines qu'on décrit ultra courtes.
Ce que je veux dire au fond, c'est que à la première infraction, une infraction, quelqu'un qui un gamin qui a 17 ans, qui d'ailleurs plus vraiment un gamin à 17 ans qui fait quelque chose qui est vraiment répréhensible, un délit. Bon, aujourd'hui, rappel à la loi euh travaux d'intérêt général, euh le cas éché en sanction avec surcis, euh bref, rien qui ne marque ce que j'appelle un choc qui doit pourtant intervenir. Et ben il faut que ce choc intervienne.
Ça peut être une peine de privation de liberté très courte une semaine qui évidemment n'a rien à voir avec les peines qui existent aujourd'hui dans des prisons telles qu'elles existent aujourd'hui mais qui sont des réponses courtes mais rapides à des infractions. Ce qui a permis la réforme Belloubé qui a raccourci le délis de jugement, vous le savez. ce qui a permis la réformeé mais elle n'a pas permis en revanche de sortir de ce piège dans lequel nous nous trouvons et elle n'y pouvait rien d'ailleurs qui est que comme les prisons françaises sont suroccupées, nous ne pouvons pas les utiliser pour des gens qui font leur première infraction qui est grave mais qui ne justifie pas qu'on les mette dans une cellule avec quatre personnes dont trois sont des délinquents confirmés parce que vous voyez bien que quand on fait ça on fait pire.
Bon, donc il faut pouvoir sortir de cette impossibilité pour avoir à nouveau une réponse pénale forte, y compris dès les premières infractions, voire pour les plus jeunes. C'est comme ça. Le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, c'est encore un allié potentiel dans la campagne présidentielle ou ça va devenir un rival ?
Écoutez, c'est un ministre de l'intérieur. Moi, je soutiens ce qu'il fait quand il est ministre de l'intérieur. C'est le patron DLR.
C'est le patron DLR. Peut-être qu'il sera candidat à l'élection présidentielle. Si c'est le cas, bah ça fera un débat public euh je l'espère de qualité.
Il a son projet, euh ses références culturelles, euh son ambition pour la France. J'aurai les miens et euh et on verra. Je je j'ai pas de j'ai pas d'autres commentaires à faire.
Euh je peux dire que j'ai de l'estime pour lui, que je suis pas d'accord avec lui surtout et je crois pouvoir vous dire que c'est réciproque. Pierre, j'ai une question un peu décalé sur une phrase qui fait déjà beaucoup réagir. Lors d'un colloque sur la francophonie, Jean-Luc Mélenchon a proposé qu'un autre nom ça soit choisi pour qualifier la langue française.
Voici son argumentaire. Si quelqu'un pouvait trouver un autre mot que langue française pour qualifier notre langue, je ne vous cache pas qu'il serait ou elle serait la bienvenue. Pourquoi ?
Parce que premièrement, les Français eux-mêmes ne savent pas qu'ils sont francophones. Ils parlent leur langue maternelle et du coup, ils oublient de regarder souvent autour d'eux. La vérité, c'est que la langue française n'appartient plus à la France et au français depuis fort longtemps puisque 29 nations l'ont comme langue officielle.
Si nous voulons que le français soit une langue commune, il faut qu'elle soit une langue créole. Et je préférerais qu'on dise que nous parlons tous le créole parce que ça nous arrangerait mieux que de dire que nous parlons français. car cela sera sans doute plus vrai.
Vous avez noté comme moi le l'enthousiasme d'Aurélien Tâché à côté de Jean-Luc Mélenchon. Mais sérieusement, vous avez un point de vue sur cette question. J'ai pas de point de vue ça.
Je trouve que consacrer du temps de débat public à à ça, c'est se raconter des histoires. Franchement, c'est ridicule. Vous êtes également maire du Havre.
Votre fonction vous vaut une nouvelle plainte d'une lanceuse d'alerte qui vous accuse de favoritisme, de détournement de fonds publics. Elle vous soupçonne ainsi que votre adjoint de chargé d'innovation et du numérique d'avoir contourné des règles du marché public. Après une première plainte en septembre 2023, le parquet national financier a ouvert une une nouvelle enquête.
Que lui répondez-vous ? Rien d'abord parce que je ne connais pas sa plainte. Je sais qu'elle a été déposée mais vous savez quand vous n'avez pas accès au dossier, vous n'avez pas accès au dossier.
Alors elle a elle a cette cette ancienne haute fonctionnaire de la communauté urbaine de Absen Métropole évoquer des faits en septembre 2023 qui ont conduit le PNF à se saisir, qui a fait des perquisitions, qui m'a auditionné, qui m'a demandé, m'a posé des questions, j'ai répondu à tout ce que je pouvais répondre comme question. Je l'ai fait d'ailleurs très sereinement. Je crois pas une seconde avoir commis des illégalités ou des irrégularités.
Attendez, je termine. Donc voilà. Et puis elle a trouvé que ça n'allait pas assez vite et donc parce que le PNF manifestement ne travaille pas assez vite à ses yeux parce qu'elle voudrait pouvoir diriger l'instruction et donc elle a déposé une plainte qui reprend me dit-on parce que moi je n'y ai pas accès ?
Donc c'est les journalistes qui me disent ça quasiment les mêmes faits en en rajoutant quelques-uns. En espérant qu'un juge d'instruction puisse se saisir de l'affaire. J'ai pas de commentaire à faire sur le fond de l'affaire si ce n'est que encore une fois je vous dis je suis je je conteste très fermement avoir commis une quelconque irrégularité en la matière.
Mais surtout, mais surtout, mais surtout je conteste, c'est vrai, l'idée qu'elle serait une lanceuse d'alerte. Les faits qu'elle évoque n'ont pas justifié qu'elle ait quitté la collectivité. Elle les a évoqué après être partie de la collectivité.
Elle n'a pas été renouvelée dans son contrat parce qu'elle avait évoqué ses faits. Elle a pas vu son contrat renouveré parce que elle ne satisfaisait pas, me semble-t-il euh aux qualités qui doivent être celles d'un haut fonctionnaire. Encore une fois, c'est pas un haut fonctionnaire de de de la communauté urbaine Sa Métropole.
Donc, je crois qu'il y a une vent d'État euh qui est d'autant plus facile que avec le statut de lanceur d'alerte, je ne peux pas dire qui c'est. Je ne peux pas évoquer un certain nombre de choses sur elle puisque si je donnais des moyens de l'identifier, je serais moi-même passible de poursuite. Formidable.
Donc, elle peut s'exprimer à la radio, mais moi je ne peux pas répondre. Alors, alors évidemment, je peux répondre comme ça de façon un peu générale, mais à la fin de la fin, je vais vous dire, c'est agaçant. Je crois pas que ce soit grave.
Il y a plein de choses beaucoup plus graves. Ce que je vois c'est que c'est intéressant parce que ça nourrit ma réflexion pour la suite, c'est que c'est très facile lorsque vous êtes et nous le savons tous une personnalité politique en l'occurrence, une personnalité publique de déposer plainte. D'abord de saisir le PNF, de constater que le PNF n'irait pas assez vite pour ensuite porter plainte.
Ça donne une projection médiatique absolument considérable. Ça porte un tort médiatique que je mesure parfaitement. avez subi aussi pour la crise Covid dans un contexte différent mais ça ne m'empêche pas de dire d'abord que je suis tout à fait serein sur l'issue de cette affaire et ensuite de continuer à avancer de façon très tranquille en y consacrant pas tants de cerveau parce que je considère que là encore les sujets auxquels le pays a à faire face sont infiniment plus sérieux que les vents d'état de fonctionnaires un peu déçus ou aigris.
On en vient à se cesser le feu annoncé cette nuit par Donald Trump pour mettre un terme à 12 jours de guerre entre Israël et l'Iran, mais qui n'est véritablement entré en vigueur comme au milieu d'après-midi alors que les deux camps s'accusaient mutuellement de ne pas respecter la trêve provoquant la colère du président américain qui allait ses libres cours à sa frustration avec des mots très crus. bomb to likes of which I've never seen before. I'm not happy with Israel.
You know, when when I say, "OK, now you have 12 hours." You don't go out in the first hour and just drop everything you have on them. I'm not happy with either.
Bonsoir, général. Dominique Trincan, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU. Avez-vous déjà entendu un chef d'état américain ou pas résumer de façon aussi familière, pour ne pas dire grossière, une situation géopolitique aussi inflammable ?
Non, mais c'est monsieur Trump, il est américain. Aux États-Unis, la franchise est quelque chose qui se pratique beaucoup. Euh mais c'est une franchise rassurante, efficace ou inquiétante et inefficace ?
Ouais. Non non, je crois que c'est c'est efficace. On n pas entendu la conversation en direct qu'il a eu avec monsieur Netaniaou.
Je pense que c'était au moins aussi franc que ce qu'on a entendu là. Et la colère de Trump, elle visait Netaniaou particulièr Bien sûr. Bien sûr, bien sûr.
En fait, monsieur Trump veut reprendre la main. Euh l'opération en Iran a été probablement pilotée par monsieur Nethaniaou. Il s'y joint à la fin de façon massive, extrêmement efficace et maintenant il veut revenir à son image de faiseur de paix.
D'autant qu'il arrive ce soir à la milieu de tous les membres de l'OTAN. Et donc il veut arriver avec un bagage positif et c'est le faiseur d'épée. Il est encore là parce qu'Israël a atteint ses objectifs.
Non. Alors non, il a sur le plan nucléaire. Oui.
Sur le plan nucléaire. Oui. Il a deux objectifs.
La neutralisation de l'armement nucléaire et le changement de régime. Ça c'est ce qu'a annoncé monsieur Nouot. Le président Trump s'est rallié au premier objectif.
Il a frappé làdedans. Alors est-ce qu'il est complètement détruit, pas complètement détruit et tout ? On verra.
Vous savez le ce qu'on appelle le battle assessment, ça se fait en 8 jours. Donc il faut surtout quand c'est très profond. Donc il va falloir attendre que la poussière retombe comme on dit pour essayer de voir ce qui se passe et trouver trace les des 400 kg d'uranium enrichi qui sont dans la nature aussi hein sûr dont on pense qu'ils ne sont pas détruits.
Bah on peut en penser. J'en sais rien. On en sait rien.
Comme on en sait rien. On peut on sait rien. Trump il affirme sans aucune nuance que l'Iran ne reconstruira jamais ses installations nucléaires.
C'est de la pensée magique ça. C'est sa volonté. C'est-à-dire compte tenu des destructions faites et de ce qui va se passer après.
Est-ce qu'il y aura une nouvelle négociation ? Comment ça va se passer ? Moi ce que je pense c'est que ça a retardé considérablement le programme nucléaire.
C'est c'est certain. Euh maintenant, le détruire complètement et l'arrêter complètement, ça dépend de la volonté des MOLA qui vont vouloir continuer ou pas continuer. Un régime qui n'a qui n'a pas été euh décapité, mais sérieusement affaibli, euh qui reste en place, qui a pris soin de calibrer sa réposte.
Clairement, ils ont préféré euh la survie à l'affrontement. Ah, complètement. Le le Mol ont voulu jouer leur survie.
Euh c'est pour ça qu'il y a eu cette espèce de théâtre qui a été monté sur Doa, sur la frappe sur DOA, préalerté sur une base quasiment vide, donc intercepté avec un truc euh digne de la poésie persane dans lequel on vous dit j'ai envoyé autant de de missiles qu'il y a eu d'OBU qui sont tombés sur le sur les sites. C'est quand même assez étonnant de d'en venir là mais le régime a voulu sauver sa peau. Maintenant il est affaibli.
C'est clair. D'abord son le cœur de son sujet, c'est avoir l'arme nucléaire et ça il le perd. Il le perd pour un temps au moins.
C'est le premier point. Le deuxième point, il n'a pas été capable d'assurer la protection de la population. Le troisème point, c'est qu'il est sérieusement infiltré par du Mossade, par d'autres éléments qui fait que c'est un régime affaibli.
Et autant je pense que le président Trump a dit qu'il ne voulait plus la fin du régime, j'en suis pas tout à fait convaincu pour monsieur Netaniaou et que l'activisme du Mossad va continuer en Iran. Voilà, même si le président eranien confirme la fin de la guerre des 12 jours euh imposé par Israël. Euh Édouard Philippe, votre regard sur la situation en Moyen-Orient, sur ce qu'on a vécu ces 12 derniers jours et et l'absence peut-être de l'Europe et de la France.
Franchement, je je je résumerai ça en trois mots. D'abord, d'abord humilité. Euh moi, j'ai un niveau d'information qui repose sur ce que me dit la presse et qui fait le mieux le mieux possible son travail.
Je n'en doute pas, mais enfin je je ne connais pas le niveau de d'atteinte qu'on a mis au programme iranien. Je ne sais tout ça, je ne sais pas. Donc humilité, franchement, c'est facile de raconter n'importe quoi.
On va essayer d'éviter. Deuxième lucidité. La vérité c'est que on se porte tous mieux avec un Iran sans nucléaire qu'avec un Iran avec nucléaire.
Donc le droit international a été foulé au pied euh c'est certain. Euh mais on a probablement imposé un retard voir une un stop complet au moins un retard considérable à l'Iran dans la maîtrise d'un outil nucléaire qui objectivement était une menace. l'Iran euh sans nucléaire, c'était déjà une menace pour nous.
Euh bah l'Iran avec le nucléaire, c'était une menace très grave. Bon, donc on va pas euh on va pas tricoter, hein. Euh franchement, c'est quand même plutôt bien.
La troisème chose trisème chose qui est frappante, c'est qu'on est nulle part hein. On va pas alors euh l'Europe, euh Angleterre, Allemagne, enfin Royaume-Uni, Allemagne, France euh ont engagé des discussions diplomatiques et ont un rôle à jouer en matière de diplomatie parce que comme l'Angleterre, enfin le Royaume-Uni, la France sont doté de l'arme nucléaire, ils ont des compétences que n'ont pas d'autres personnes. Donc, on peut avoir un petit rôle dans la diplomatie.
Mais la vérité vraie, c'est que on est perçu comme faible. Mais la vérité vraie, c'est d'ailleurs qu'on est faible et que je le disais tout à l'heure, je continue à le penser. On vit dans un monde extrêmement dangereux.
Dans un monde dangereux, vaut mieux être fort. Et être fort, ça veut dire être prospère parce que tant qu'on n'est pas prospère, bah c'est plus difficile d'être plus fort. Et ça veut dire avoir un outil de défense, une doctrine de défense et des gens préparés à définir et à protéger leurs intérêts.
Et de ce point de vue-là, je pense pas que nous soyons complètement au niveau. un sentiment d'impuissance et aussi beaucoup d'inquiétude de la France parce queavant ce cesser le feu hier, il y a eu de de fort d'intenses bombardement en tout cas de venu d'Israël sur l'Iran, sur Teran, sur la prison des vines, là où sont où sont détenus des Français Cécile Coler et Jacques Paris. Alors, il n'aurait pas été touché selon Jean- Noël Barreau.
C'est typiquement leur transfert qu'un cesser le feu va pouvoir permettre. Alors, je pense que c'est un un des arguments de discussion avec les Iraniens. C'est évident.
Alors, la frappe de la prison, de la porte de la prison, hein, faut quand même limiter les les dégâts. C'était une volonté pour les Israéliens, non seulement de frapper le régime iranien, mais de montrer que ils appuyaient tout ce qui était opposant qui était à l'intérieur avec, c'est simplement un signal. Je veux dire, il y a pas il y avait pas de capacité de faire sortir les prisonniers euh de prison.
Mais je pense que la France va insister beaucoup encore. Euh à ma connaissance, il y avait des négociations qui étaient proches d'aboutir avant les frappe, ben il faut y revenir maintenant. Absolument.
Général Trincant sur la nécessité euh d'investir, euh d'augmenter les dépenses de défense au niveau de l'Europe. Vous trouvez ça totalement anormal que l'Europe demande encore aux États-Unis de les protéger ? Ah, totalement. si vous voulez euh la demande du président Trump.
Alors, je vais pas discuter sur les chiffres de 3 % et 5 %, mais le fait que les Européens 3e puissance économique au monde 450 millions d'habitants reposent encore sur la défense américaine si vous voulez on est plus en 1949. On sortait de la guerre, on était affaibli, la moitié était occupé par le pact de Varsovie, enfin par le l'Union Soviétique pardon, au sein du pact de Varsovie. Et donc on a complètement changé d'époque et aujourd'hui il serait temps que les Européens se prennent en charge.
Il faut conclure mais je rappelle votre ouvrage d'un Mondala de comprendre les nouveaux enjeux géopolitiques qui est toujours disponible. Ça c'est signé du général Dominique Trincamp. Ah voilà évidemment j'ai inversé et le prix de mensonge.
Ça c'est signé. Édouard Philippe, merci beaucoup Édard Philippe d'avoir accepté ce soir notre invitation.
Édouard Philippe