Marion Maréchal: «La Suisse est exemplaire, elle nous donne envie»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 28 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteRéponse directe
Alors c'est comment d'arriver dans un pays très concrètement d'extrême droite ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous choque comme française ou bien si vous trouvez formidable de voir d'avoir une telle liberté de ton ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Est-ce que ça ça vous désole un peu finalement que autant de Français souhaitent venir en Suisse et que les Suisses finalement voient le Français comme le migrant dont il faut se protéger ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça dit ça ? comment justement couper et donner l'envie aux Français finalement de rester ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Alors déjà la première question que j'ai envie de vous poser évidemment vous le signez Marion Maréchal et Le Pen évidemment elle le titre. Alors c'est quoi Le Pen pendant longtemps ça a été votre nom de guerre ?
- 9:41OuverteRéponse directe
Est-ce que ce mot, ce nom, il est aujourd'hui booster ou il reste poison, il reste un empêcheur d'accéder aux plus hautes marches de la République ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:26Fait
« En France, nous n'avons pas eu de référendum depuis plus de 20 ans maintenant. »
- 5:13Fait
« attractivité économique, attractivité salariale, attractivité fiscale. On peut pas vous en faire le grief et on peut pas non plus faire le grief aux Suisse de vouloir protéger ce modèle. »
- 7:10Fait
« La réalité aujourd'hui française en particulier de ces métiers que vous venez de citer, que ce soit dans la restauration ou dans le bâtiment, c'est que ce sont des métiers qui sont très peu rémunérateurs en France. »
- 7:45Promesse
« tout l'objectif, en tout cas, c'est ce que je porte dans la coalition, c'est de faire en sorte que demain le projet qui soit le nôtre soit justement de rémunérer mieux le travail »
- 21:05Fait
« Il y a eu euh des quotas euh décidés de visa de travail potentiel euh qui est un quota maximum maximum pardon qui d'ailleurs n'a pas été atteint euh avec des conditions extrêmement restrictives, beaucoup plus d'ailleurs qu'en France »
- 24:14Chiffre
« aujourd'hui les taux de prélèvement obligatoire en France autour de 45 % et le taux de dépense publique de 56 % ramené à la dépense publique est quasiment l'équivalent de ce que faisait l'URSS dans les années 80. »
- 28:54Chiffre
« Nous avons 27 candidats aujourd'hui, sachez-le, à l'élection présidentielle donc c'est quasiment inédit de ne pas l'être. »
- 31:19Fait
« il y a pas eu un centre gauche, une gauche modérée, une extrême gauche. Il y a la gauche. »
- 34:29Fait
« les Danois qui ont réussi à faire chuter de manière spectaculaire les demandeurs d'asile »
- 37:15Chiffre
« l'année dernière nous avons pas eu moins de 400000 entrées légales. C'est un là encore des records sur records, c'est l'équivalent de la ville de Toulouse. »
- 38:32Promesse
« on peut se poser la question de l'extension de la déchéance de nationalité, notamment pour des gens dont on sait qu'ils ont des aquatanes islamistes revendiquées »
- 48:00Fait
« nous sommes la première armée de l'Union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité l'ONU et détenteur de l'arme nucléaire »
- 48:05Fait
« nous sommes une puissance énergétique avec le nucléaire, nous exportons »
- 48:20Fait
« nous avons eu Chirak et Chirak lui il a renforcé le cordon sanitaire avec le Front National de l'époque »
- 51:56Fait
« le catéchisme de l'église catholique ne dit absolument pas qu'il serait interdit de contrôler ou de réguler l'immigration »
- 52:32Fait
« le pape n'est infaillible que sur le dogme. Pour le reste, ça relève de la politique »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Notre invité ce soir dans le point est heureux député française à la tête de son partie identité liberté. Elle siège à Bruxelles dans le groupe de conservateurs et réformistes européens au côté de Fratelli d'Italie, la formation de Georgia Meloni dont elle se revendique très proche. Notre invité avait pourtant commencé sa carrière politique dans les rangs du Front National, partie fondée par son grand-père Jean-Marie Le Pen, avant de rejoindre Reconquête au côté d'Éric Zemmour puis d'en être exclu au lendemain des européennes [musique] en 2024.
notre invité, vous l'aurez reconnu bien sûr dans le point aujourd'hui, c'est Marion Maréchal Le Pen ou pas Le Pen, c'est une partie de la question Marion Maréchal qui revient en [musique] cette année pré-présidentielle française avec une autobiographie si tu te sens [musique] Le Pen. Et bien quoi ? Quelles sont justement aujourd'hui les ambitions de celles qu'on a longtemps considéré comme l'héritière de l'extrême [musique] droite française ? Est-ce que le nom Le Pen toujours un obstacle majeur dans la marche vers le pouvoir ? Marion Maréchal qui [musique] est de passage à Genève pour une soirée débat organisé par Convergence découvre peut-être la Suisse.
On va lui demander d'ailleurs ce que ça fait d'arriver dans un pays lui très concrètement d'extrême [musique] droite. La Suisse qui s'apprêterait à fermer ses frontières avec l'initiative pas de Suisse à 100 millions pour se protéger notamment contre le migrant français perçu comme l'un des vrais envahisseurs ici. Est-ce que la France est d'ailleurs en mesure de stopper son hémorragie émigratoire et pas seulement immigratoire ? Et bien de tout cela et d'autres choses encore. On parle ce soir dans le point. Bienvenue à toutes et tous sur les bleau et bienvenue à vous Marion maréchal sur ce plateau. Alors c'est comment d'arriver dans un pays très concrètement d'extremal [rires] ?
Ah moi je alors c'est pas la première fois que je découvre la Suisse, j'ai déjà eu l'occasion d'y d'y venir à la fois pour des raisons privées et des raisons politiques par le passé. Mais euh moi je trouve que c'est un pays exemplaire à bien des égards qui euh nous donne envie d'ailleurs sur un certain nombre de choses. C'est un pays qui semble savoir allier à la fois ben un libéralisme raisonné, donc une liberté d'entreprendre, une souplesse dans le marché du travail, euh une une dette raisonnable, une fiscalité raisonnée, autant de choses qui sont un lointain souvenir en France et dans le même temps, un état qui sait être stratège là où il le faut.
Parce que c'est vrai que de ce point de vue-là, le fait d'avoir une politique protectionniste très volontariste, notamment en matière agricole pour protéger et bien l'exigence agricole suisse et puis bah évidemment le savoir faire, les paysages qui vont avec, là aussi c'est un modèle intéressant euh que nous envions et puis c'est vrai cette exemplarité en matière de démocratie directe qui est quasiment inédite. Je rappelle qu'en France, nous n'avons pas eu de référendum depuis plus de 20 ans maintenant. Et le dernier et bien était euh violé par Nicolas Sarkozy qui en a imposé le corps du texte à travers le traité de Lisbonne malgré le refus des Français.
Donc non, au contraire, ça fait c'est un petit bain de joue. Vous avez très très bien répondu. Je pense que vous aurez votre vise. [rires] On va faire quand même un petit florilage parce que les Suisses oublient parfois he qu'effectivement la jauge n'est pas la même. On va regarder ce qui est toléré en Suisse. Je demanderai quand même si ça vous choque comme française ou bien si vous trouvez formidable de voir d'avoir une telle liberté de ton. Ça, ce sont les images, un petit florilège des images affiches de l'UDC qui peuvent un petit peu heurter en Suisse mais qui malgré tout passent.
Euh voilà, on les regarde, on se rappelle quand même ce que c'est aussi la Suisse hein, donc l'UDC qui est le parti majoritaire. Quand vous voyez ça, ça ça vous fait rêver ou bien vous vous dites dans quel pays de singlée extrémiste je suis arrivé ? Moi ce que je note surtout, c'est que l'UDC bénéficie d'un soutien populaire massif. Voilà, ça reste aujourd'hui l'une des principales forces du pays, si ce n'est la plus importante. C'est elle qui donne le ton d'ailleurs, notamment sur le dernier référendum.
Et je note euh qu'il y a en Suisse manifestement la même déconnexion entre le monde politico médiatique qu'entre la base puisque manifestement ce référendum qui va vous occuper dans les dans les jours et les semaines à venir est semble-t-il dans les sondages très largement soutenus par la population et en l'occurrence porté par l'UDC mais très minoritaire au sein de l'ensemble de la classe politique. Donc c'est assez révélateur et c'est heureux qu'il y ait un parti politique qui aujourd'hui porte la voix de cette majorité silencieuse.
également notre objectif en France et en réhabilitant d'ailleurs y compris la démocratie directe qui me semble le meilleure manière en fait tout simplement de porter cette voie. Oui, parce qu'effectivement dans les sondages en tout cas qui sont parus 20 % des verres en Suisse voteraient pour cette initiative sur laquelle on votera évidemment au mois de juillet la moitié de l'électorat PLR qui est l'équivalent LR en France. Donc vraiment effectivement un large soutien. Il se trouve quand même que ce ce ce cette initiative UDC, elle vise à se protéger des Européens et notamment des Français qui elle trouve effectivement trop nombreux. C'est son immigration problématique.
Est-ce que ça ça vous ça vous désole un peu finalement que que qu'autant de Français souhaitent venir en Suisse et et que les Suisses finalement voient le français comme le migrant dont il faut se prot Oui. Alors vous êtes victime de votre attractivité. Voilà. attractivité économique, attractivité salariale, attractivité fiscale. On peut pas vous en faire le grief et on peut pas non plus faire le grief aux Suisse de vouloir protéger ce modèle. Ce modèle qui a un prix évidemment parce que on peut pas imaginer que le niveau de vie de la Suisse et son efficacité sur le plan budgétaire économique perdure si demain elle était ouverte au 80.
Nous en voyons-nous les effets évidemment avec une politique migratoire beaucoup plus laxiste. Donc je veux dire, je ne peux pas en vouloir aux Suisse de vouloir préserver ce mode de vie et ce modèle. même si cela implique évidemment que ça puisse avoir des répercussions sur les Français, sur les Européens ou sur les extraeuropéens, c'est dans l'ordre des choses. Donc non, ça ne me ça ne me choque pas et ça me semble légitime et ce qui est à mon avis d'ailleurs à travers ce référendum, l'une des réponses aussi à au fait que le premier référendum qui a été fait notamment sur les quotas d'immigration n'est peut-être pas tout à fait appliqué tel qu'il aurait dû l'être.
Voilà, je sais qu'en Suisse on en parle beaucoup et donc c'est c'est une un nouvel appel, me semble-t-il, à la fermeté et aussi ce qu'on voit à travers le vote de gauche, la volonté de lutter contre une bétonisation excessive et de garder aussi ce qui fait quand même voilà l'attractivité aussi paysagière et et de de la Suisse. Et donc ça, en tant que bah femme attachée à l'enracinement, à l'identité, qu'elle soit d'ailleurs locale ou nationale, je ne peux que le comprendre et j'aimerais au contraire que la France soit davantage suisse de ce point de vue-là.
Oui, [grognement] mais justement sur le fait que ça soit ou pas applicable en France, cela dans les années à venir peut-être pour la prochaine présidentielle parce que ce que ça pointe aussi effectivement c'est qu'il y a une une hémorragie émigratoire en France. Le nombre de Français qui s'exporte ont doublé pas seulement dans les CSP plus he puisque il y a beaucoup de Français dans la restauration qui sont d'accord de faire la plonge en Suisse Remande ou en Suisse tout court plutôt que de la faire à Paris. Qu'est-ce que ça dit ça ?
comment justement euh bah couper et donner l'envie aux Français finalement de rester qui perçoivent peut-être un enfer confiscatoire mais aussi un enfer de monde du travail paradoxalement. Bah déjà c'est la démonstration que contrairement à ce qu'on entend souvent de la gauche ou de la Macronie, les Français ne sont pas des fénéants qui par principe refuseraient de se salir les mains dans tel ou tel métier. La réalité aujourd'hui française en particulier de ces métiers que vous venez de citer, que ce soit dans la restauration ou dans le bâtiment, c'est que ce sont des métiers qui sont très peu rémunérateurs en France.
voilà qui sont très mal payés pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui les charges qui pèsent sur le travail sont absolument confiscatoires dans notre pays. Euh et donc de ce point de vue-là, bah c'est logique que l'attractivité suisse finisse par avoir quelques effets et que bah ces français soient prêts à passer la frontière pour cela. Donc bah tout l'objectif, en tout cas, c'est ce que je porte dans la coalition, c'est de faire en sorte que demain le projet qui soit le nôtre soit justement de rémunérer mieux le travail euh et pour cela de faire un certain nombre d'économies sur la politique d'immigration, sur la politique d'assistana.
euh généraliser de faire des choix de société qui consistent à favoriser d'abord euh l'actif et et le jeune qui rentre sur le marché du travail plutôt que une logique de rente et et d'assistana ouverte y compris au dernier arrivé même illégalement sur le territoire français. H alors justement euh par quoi par quel mode on peut réformer la France et par qui ? Ça c'est tout l'enjeu euh dont on va discuter maintenant. Vous arrivez donc avec ce livre cette autobiographie si tu te sens le Pen. Alors déjà la première question que j'ai envie de vous poser évidemment vous le signez Marion Maréchal et Le Pen évidemment elle le titre.
Alors c'est quoi Le Pen pendant longtemps ça a été votre nom de guerre he Marion Maréchal Le Pen Le Pen on prend ? On prend pas on fait quoi de ce nom ? Écoutez, je je m'appelle Marian Maréchal mais il se trouve que je suis aussi une Le Pen et j'ai en effet porté longtemps ce ce nom qui était mon nom politique en fait lorsque j'étais à l'époque au Front National et député alors dans le dans le sud de la France dans le Vaclus. Puis c'est vrai que lorsque je suis revenu à la vie civile si je peux dire, j'ai quitté la politique quelques années 5 ans précisément pour monter une école de sciences politiques à Lyon. Et bien à ce moment-là, j'ai repris mon nom civil comme un symbole.
Voilà, comme la volonté de marquer le fait que je je quittais vraiment la vie politique, que ça n'était pas juste une stratégie dissimulé et c'est vrai que il faut pas le surinterpréter. Moi, je suis très fier du nom qui est le mien, qu'il s'agisse du nom maréchal ou du nom Le Pen et je m'inscris, y compris d'ailleurs dans cette filiation à la fois familiale et politique à certains égards, même si je réinterprète et je dépasse évidemment cet héritage à l'ône des défis de ma de ma génération et de mon propre vécu dont je parle dans ce livre. vous continuez de vous appeler maréchal.
Justement, est-ce que ce mot, ce nom, il est aujourd'hui booster ou il est il reste poison, il reste un empêcheur euh d'accéder aux plus hautes marches de la de la République ? Euh écoutez, moi je vois pas du tout ça comme un poison. Je vois je vois presque ça comme un un vaccin et un remède plutôt. Déjà, c'est un vaccin parce que quand on s'appelle Le Pen et qu'on on a grandi et vécu dans l'adversité, ce qui est le cas en général de ma famille, que ce soit personnellement ou politiquement, parfois même professionnellement, en général, ça nous vaccine justement bah du du politiquement correct. des convenances sociales et c'est une sorte de remède ou en tout cas un antidote au court termisme.
Je crois ce que ce qui a notamment transmis l'exemple de Jean-Marie Le Pen qui est malgré tout une figure fondatrice de la droite nationale française et européenne. C'est cette toujours de fait d'avoir chevillé au corps les intérêts de la France et des Français d'abord et le fait de voir loin, ne pas se procher sur la prochaine élection mais sur la prochaine génération et et d'être libéré finalement. Je crois que c'est la plus le plus beau cadeau qui nous est fait d'être libéré euh du candiraton euh du petit Landerno politico-parisien. Voilà. Et donc moi j'en fais j'en fais une une fierté. Ça veut pas dire d'ailleurs que j'étais d'accord avec tout avec Jean-Marie Le Pen.
On a eu des désaccords des accords des désaccords que j'ai pu exprimer publiquement frontalement mais lorsqu'il était encore là pour y répondre. Je vous cache pas que maintenant qu'il n'est plus là, bon je m'y attarde moins. Mais vous n'avez pas effectivement répudié l'ensemble de son héritage parce que le détail de l'histoire qu'on compose comment avec la torture en Algérie. Comment est-ce qu'on fait aujourd'hui pour assumer cet héritage ? toujours de voilà, on prend les dettes et les actifs. On essaie on essaie d'être juste. C'est-à-dire que Jean-Marie Le Pen c'était une personnalité complexe de son époque aussi, de ses souffrances, de ses épreuves.
C'estes 60 ans de vie politique évidemment avec ses erreurs, ses provocations, elles sont suffisamment connues, voilà pour pour pas qu'on s'y attarde. Mais ce qui est vrai, c'est que Jean-Marie Le Pen, c'est aussi une capacité à avoir été visionnaire sur un certain nombre de sujets qui apparaissent aujourd'hui faire consensus. On c'est vrai sur le le la perte de contrôle sur l'immigration, c'est vrai sur l'islamisation, mais pas seulement. C'est vrai également sur la critique de la mondialisation heureuse, la soi-disant mondialisation heureuse. C'était l'un des premiers à par exemple démonter le mythe qui consistait à vouloir une industrie sans usine.
Euh c'était l'un des premiers à dénoncer le libre échange généralisé qui appauvrissait évidemment les travailleurs français. Euh ça voilà, il a eu il a il a été visionnaire sur beaucoup de sujet sur l'Union européenne, les dérives aujourd'hui euh de l'Union européenne ou même sur la démilitarisation dans un moment on est on bénéficier des dividendes de la peste et l'évit donc il considérait que ça ne servait plus à rien d'investir dans l'armée puisque finalement euh voilà c'était la fin de l'histoire et donc nous étions amenés à vivre dans un monde de paix éternel. Bon bah manifestement tous s'étaient trompés sauf lui de ce point de vue-là.
Oui même si la France est un des pays qui s'est moins désarmé de l'Union européenne paradoxalement. Mais donc vous dites en fait il il n'est pas nécessaire aujourd'hui de s'appeler Bardella ou Knafo aujourd'hui pour accéder pour espérer accéder euh à la présidence française. Le Pen Leen je dis juste qu'il n'y a pas de il n'y a pas de d'impératif à s'appeler Le Pen mais que le nom Le Pen en soi euh ne me semble pas être un handicap. Mais vous justement, parce que quand on revient en année euh électorale hein avec un livre, une biographie que j'ai trouvé très réussie hein, honnêtement qu'on partage ou pas vos vos vos idées, euh c'est vrai qu'elle est très honnête et intelligente.
Elle dit "Je pense la la femme que vous êtes intelligente parce que elle devance toutes les questions aussi qu'on se pose, tous les paradoxes qu'on pourrait mettre en avant et honnêtement, j'ai je l'ai trouvé très bien. Mais ça sert à quoi Enfin parce qu'aujourd'hui euh vous n'êtes pas candidate à moins que que je Non non je non je ne suis pas candidate, je vous le confirme parce que je suis moi allié au rassemblement national. Vos ambitions justement Mario Maréchajal ? Pourquoi est-ce qu'on revient avec un livre ? Pourquoi est-ce que vous revenez au premier rang de la politique ?
Alors vous qui avez qui avez lu ce livre et je vous en remercie, c'est pas le cas toujours de des journalistes qui qui m'invitent. Bah en fait, vous l'avez compris, c'est c'est un livre dans lequel je parle du personnel et le personnel est toujours un chemin pour aller aux politiques. C'est un livre qui se veut aussi un livre d'idée et pour répondre sur la question des ambitions. En fait, moi je me bat moins pour des ambitions personnelles. J'espère que c'est ce que révèle ce livre que pour des ambitions politiques.
Mon ambition politique, c'est que le camp national, ce que j'appelle le Rassemblement national et ses alliés dont je fais partie, non seulement l'emporte en 2027, mais puisse dans les 100 premiers jours mettre en place une politique de rupture et commencer peut-être bah d'ailleurs par prendre exemple sur la Suisse en proposant un grand référendum en particulier sur la question de l'immigration qui est aujourd'hui le sujet explosif et évidemment de notre société aux conséquences multiples et et dramatiques.
Donc c'est vrai que ces ambitions, elles sont d'abord politiques et donc mon objectif c'est de faire en sorte que le courant auquel je crois, parce que je porte une forme de singularité au sein de cette coalition à la fois peut-être plus civilisationnel qui met en avant peut-être encore davantage l'identité chrétienne de la France et et de l'Europe, plus libéral sur le plan économique si je devais aller vite, plus conservatrice sur les sujets de société, très attaché évidemment à cette idée de coalition des droites et cette singularité, bah je veux qu'elle pèse, qu'elle influe qu'elle compte non seulement pendant la campagne des présidentiels, mais aussi peut-être encore davantage demain si les Français nous aient l'honneur de de nous porter au pouvoir.
Oui, mais alors bon, vous parlez beaucoup de la famille, la famille est cardinale et c'est vrai que vous le montrez bien et c'est c'est beau l'effort malgré les malgré les turpitudes, les déchirements, il faut on peut toujours réparer les corps qui a été brisé. C'est une très jolie leçon. Mais est-ce que la famille c'est pas un handicap aussi ? Parce que finalement on se demande pourquoi vous soutenez le Rassemblement national avec qui finalement vous partagez pas beaucoup de valeur. Le rassemblement national est très progressiste. Il a soutenu justement la constitutionnalisation de l'IVG. Vous étiez contre.
Il a vous étiez aussi de la manife pour tous et le Rassemblement national contre la députation où il y a le plus d'homosexuels paxés, mariés ou autres. Et donc en plus il est pas connu pour son libéralisme he votre tente d'ailleurs le redit récemment. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Donc pourquoi euh pas soutenir plutôt un David Lisnart ou quelqu'un qui serait plus proche de vos valeurs finalement de vos valeurs soit libéral soit conservatrice comme Sarah Knafo ou Éric Zemour ? Alors très bonne question deux réponses. [grognement] La première c'est que vous savez moi j'ai deux petites filles de 3 et et et 11 ans.
Je vois mon pays descendre une marche chaque mois à tous les niveaux diplomatiques, économique, militaire, démographique, sécuritaire. Et donc je considère que nous n'avons plus le temps. Voilà, nous n'avons plus le temps des aventures ce lendemain, des candidatures de témoignage. Je ne suis pas là pour me faire plaisir. Euh dire j'ai un mandat si c'était seulement le sujet. Moi, je veux que nous l'emportions. Et le rapport de force aujourd'hui fait que le Rassemblement national est le premier parti de France. J'ai envie de dire que ça plaise aux uns ou autres, c'est ainsi.
Euh et que de ce point de vue-là, quand on regarde les sondages actuels, le candidat qui peut l'emporter euh à l'heure où nous parlons de manière d'ailleurs assez évidente, que ce soit face à un candidat de la Macronie ou que ce soit face à l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, c'est le candidat du Rassemblement national. Alors, je ne crois pas seul, c'est tout ce à quoi euh d'ailleurs je m'affaire en élargissant au maximum cela, mais en tout cas, c'est le mieux placé. Donc, ça c'est une première réponse qui m'a paraît essentielle.
Donc vous vous soutiendrez Jordan Bardella si par exemple si par malheur j'imagine de votre point de vue votre tente n'est est empêché à l'été vous soutiendrez quand même le rassemblement national de Jordan Bar absolument absolument et la deuxième chose c'est que moi je considère en politique j'en parle d'ailleurs largement dans le livre qu'il y a deux types de sujets vous savez il y a les sujets réversibl il y a les sujets irréversibles.
[grognement] les sujets réversibles, non pas d'ailleurs qu'il soi moins important, mais bon, les questions économiques, les questions budgétaires, vous savez, dans la longue histoire de France, notre État a connu plusieurs fois des quasi états de banqroutes dont nous avons été capables de de nous remettre, je ne crois pas à l'effet cliquet, pas même d'ailleurs en matière sociétale et donc je crois la capacité de pouvoir réformer et suivre d'autres trajectoires que celle de la déconstruction W et d'ailleurs l'exemple américain nous en fait la démonstration. Par contre, il y a un sujet qui est réversible, c'est le sujet démographique.
Voilà, le jour où vous êtes minoritaire chez vous, vous êtes minoritaire chez vous. Votre culture est minoritaire, votre rapport au monde est minoritaire, vos mœurs, vos uses, vos coutumes et avec cela, bah votre évidemment manière d'appréhender la démocratie. Et puis évidemment, la démocratie étant le jeu de la majorité, bon bah vous pouvez plus espérer compter sur les affaires de votre pays. Et donc pour moi, le sujet déterminant dans le choix de coalition que je fais, c'est celui qui touche à la question de l'immigration. Et de ce point de vue-là et bien le Rassemblement national porte de très nombreuses propositions que je partage.
Alors on peut toujours pinailler sur les différences mais enfin pour l'essentiel ils sont pour à la fois retrouver un contrôle et une drastique réduction de l'immigration. Et donc ça a été finalement, j'ai envie de dire le le sujet cardinal qu'il a emporté sur tout le reste. Si je devais synthétiser en fait euh je je peux m'allié à un parti anti-immigration plus étatiste que moi sur les questions économiques. Ça ne me viendrait pas à l'idée de m'allier à un parti libéral plus proche de moi économiquement mais pro immigration. Donc bon, c'est j'ai fait ce choix-là. C'est pas le choix de tous mais en tout cas il m'apparaît le plus cohérent.
Mais même si aujourd'hui tous les Français de souche, entre guillemets, je je reprends vos mots, faisaient jusqu'à deux enfants par couple, euh on arriverait pas numériquement à au même résultat finalement que ceux qui sont issus de l'immigration. Numériquement, de toute façon, il va y avoir une forme de grand remplacement. Comment lutter contre ça aujourd'hui sans développer la France, sans priver l'économie justement de de [raclement de gorge] de d'une main d'œuvre dont elle a besoin ? surtout que effectivement les les Français qui ont envie de travailler peuvent partir en Suisse ou dans d'autres pays.
Alors, je je ne crois pas qu'il y ait nous soyons encore dans la situation de quelque chose d'inéluctable pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui le peuple historique de France qui est quand même encore être censé être le peuple de référence auquel les autres sont censés s'agréger et s'assimiler, du moins normalement est encore majoritaire, même si vous avez raison de dire que les chiffres sont très alarmants puisque aujourd'hui nous sommes à peu près à 34 % de naissance dont l'un des deux parents au moins est né à l'étranger et 9/10 d'origine extraeurne.
Évidemment, la trajectoire qui s'annonce si rien n'est fait, c'est un pays qui demain serait potentiellement majoritairement d'origine extraeuréenne, essentiellement africaine et un pays musulman.
Je je dis pas ça par provocation puisqueà un moment donné quand euh bah les les les musulmans sont majoritaires dans un pays, l'islam devient majoritaire et on sait alors euh ben évidemment que euh le statut des minorités n'est plus le même, que la liberté euh d'opinion, la liberté de conscience, la liberté d'expression serait malmenée, que l'égalité entre les hommes et les femmes, qui est quand même l'une des grandes valeurs civilisationnelles de l'Europe et de la France, bah serait évidemment bafoué. Donc ce n'est pas l'avenir que je veux pour mon pays.
C'estàd que si Georgia Mellone est la président enfin le président des ministres italien du conseil des ministres italiens dont vous êtes très proche, on on y viendra après.
Elle justement a est en train de légaliser 800000 alors on entend on entend beaucoup de bêtises en fait en réalité on entend beaucoup de bêtis sur sur l'Italie parce que en réalité alors j'ai entendu ça en effet dans la presse française mais c'est faux je connais bien ce sujet puisque il se trouve que mon mari par ailleurs est italien et membre du parti en effet de George Méloni et nous siégeons ensemble pas avec mon mari en l'occurrence mais avec le parti de George Mélonie Georgia Méloni n'a pas régularisé de clandestin ça c'est un fait il n'y a pas eu de clandestin personne illégal en Italie qui ont été régularisés.
Il y a eu euh des quotas euh décidés de visa de travail potentiel euh qui est un quota maximum maximum pardon qui d'ailleurs n'a pas été atteint euh avec des conditions extrêmement restrictives, beaucoup plus d'ailleurs qu'en France euh puisqu'il faut que le patron puisse démontrer qu'il n'a pas d'abord cherché un employé italien avant de faire cette demande de visa. Ce sont des visas qui sont accordés de manière temporaire exclusivement à des pays pour les pays extraeuropéens qui s'engagent à reprendre leur clandestin. Imaginez en France, nous si on avait ce système, les travailleurs algériens par exemple ne pourraient pas venir sur le sol français.
Et la conséquence d'ailleurs de cette politique restrictive, c'est qu'en réalité il y a une une un très bas taux de ces visas de travail qui sont véritablement effectifs. Et la conséquence d'ailleurs, c'est que l'immigration permanente pour motif de travail en Italie a baissé de près de 20 %. même plus. Donc donc en fait elle elle tient ses promesses mais avec une différence majeure qu'il faut quand même noter. Il n'y a pas le droit du sol en Italie contrairement à la France. Il n'y a pas toute l'attractivité sociale qu'il y a en France. Donc c'est essentiellement un pays de transit.
Voilà la différence avec la France et c'est ce à quoi il faut s'attaquer, c'est que la majorité de l'immigration française, c'est une immigration familiale, c'est une immigration étudiante, c'est une immigration médicale, sanitaire. Ça n'est pas une immigration de travail. Mais la directive européenne sur l'immigration que les Sues vont découvrir parce qu'après ils voteront sur un corordcadre et quand ils vont découvrir effectivement ce en quoi consiste la la directive européenne sur Schengen et la libre circulation qui consiste à faire pouvoir rester dans un pays même quand on a plus de travail qu'on peut faire venir toute sa famille.
Cette directive là finalement elle elle présuppose et elle elle elle régit tous les pays européens à commencer par la France et l'Italie aussi. Oui, bien sûr.
Mais c'est pour ça d'ailleurs que le chantier de l'immigration est un chantier, je veux dire extrêmement compliqué à à traiter parce que en tout cas en ce qui concerne la France, ça impose évidemment une réforme constitutionnelle parce que nous avons en France une mécanique qui s'est mise en place qui touche d'ailleurs tout l'Occident qui est celle du gouvernement des juges avec des cours suprêmes notamment notre conseil constitutionnel qui a cannassacé le droit migratoire qui a qui a pris le pouvoir sur le parlement et l'exécutif et qui a décrété ainsi qu'on ne pouvait plus toucher au regroupement familial par exemple.
Euh et donc ça c'est vrai que c'est évidemment un impératif et il va falloir renégocier des accords cadres qu'il s'agisse de la convention de Genève. Euh évidemment même, j'ai envie de dire euh le la question de de la libre circulation totale. Moi, j'ai plaidé pendant la campagne des européennes pour que la libre circulation ne puisse concerner que les ressortissants euh des pays membres de l'Union européenne et qu'elle ne puisse plus s'appliquer, comme c'est le cas aujourd'hui, à quiconque serait aujourd'hui un résident au sein de l'Union européenne. Je pense que la Suisse nous montrerait la voix de ce point de vue-là et c'est heureux.
Oui, mais la Suisse effectivement, elle si elle refuse, elle refusera tout le PAC.
Or la France quand même si elle est pas en banoute aujourd'hui, c'est aussi parce qu'elle est adossée à l'Union européenne, parce qu'elle est adossé à l'euro, parce que sinon ça fait longtemps qu'elle aurait dû dévaluer son franc ou son euro et justement l'Union européenne lui permet lui donne du souffle et ça c'est compliqué de comme l'Italie d'ailleurs alors c'est un comment dire un outil à double tranchant l'euro parce que vous avez parfaitement raison adossé à la solidité de la monnaie allemande en réalité nous avons pu emer emprunter à des taux très intéressants hein ce qui a conduit à une forme de fuite en avant de dépenses publique, on est quasiment à 56 % du PIB aujourd'hui.
Donc c'est absolument spectaculaire. On est dans le dernier véritable état communiste. [rires] Le communisme qui existe Exactement. Exactement. Mais mais c'est à peine exagéré hein. Je rappelle qu'aujourd'hui les taux de prélèvement obligatoire en France autour de 45 % et le taux de dépense publique de 56 % ramené à la dépense publique est quasiment l'équivalent de ce que faisait l'URSS dans les années 80. Et c'est pas une formule. Et c'est bien davantage que ce que pratique aujourd'hui la République populaire de Chine. Voilà.
Bon, toute comparaison évidemment gardée, mais sauf que l'argent en Chine, il est aussi réinvesti dans l'industrie, dans l'économie, pas forcément effectivement pour par ailleurs, en effet là dans un cadre évidemment qui est totalement ouvert, donc avec un argent par ailleurs qui qui s'évapore et qui est investi qui est investi ailleurs donc c'est un un vrai sujet. Oui. Oui. D'ailleurs les Suisses effectivement, alors Genève commence à un petit peu prendre le modèle français mais la les Suisses quand ils regardent l'état de la France, ils se disent "Mais comment c'est possible ?
effectivement qui n'hésite pas à couper et tout le monde est d'accord du Parti socialiste euh plus ou moins d'accord en tout cas pour suivre ces mesures euh budgétaire. Maintenant, on va venir justement à cette présidentielle là parce que vous disiez effectivement qu'il faut suivre il faut suivre la victoire et enfin il faut la précéder et puis l'accompagner. On va regarder quand même les derniers sondages qui sont qui ont été faits pour Haris Interactif et Toluna et M6. On voit que ont été testés donc Jordan Bardella avec d'un côté le candidat à Atal et de l'autre côté le candidat Philippe Édouard Philippe.
Et dans tous les cas euh on voit aussi que le test a été réalisé aussi pour Marine Le Pen. Dans tous les cas Édouard Philippe ou Gabriel Atal arrive en 2è position. Est-ce que vous pensez que si c'est ce ce scénario là qui se produit là, est-ce que les Français vont franchement élire soit Marine Le Pen soit Jordane Bardella au deuxème tour ? Je pense qu'aujourd'hui tout est possible et que c'est un scénario si ce n'est possible probable et je vais vous dire, je crois que ceux qui aujourd'hui y croient le plus sont paradoxalement peut-être nos adversaires.
Je vois une forme de fébrilité de la part du pouvoir en place au point d'ailleurs, ça a été dénoncé par la presse française qu'aujourd'hui le gouvernement pousse à la dimission anticiper un certain nombre de personnalités qui aujourd'hui tiennent des postes stratégiques. Je pense à la Banque de France, je pense à la présidence de la Cour des comptes, entre autres choses, pour pouvoir en fait assurer les nominations avant l'élection présidentielle et empêcher en cas de victoire du camp national que le Rassemblement national et ses alliés puissent et bien déterminer qui tiendront ces postes.
Et le fait qu'il y ait cette démarche là qui s'en tient aujourd'hui à à plusieurs postes stratégiques et bien la démonstration qu'ils prennent cette hypothèse extrêmement au sérieux. Euh et ils ont bien raison d'ailleurs hein parce que les dernières élections municipales démontrent qu'il y a aujourd'hui un enracinement spectaculaire du camp national partout en France. On est à près de 70 mairies euh qui ont été euh gagnés malgré le refus d'alliance des républ.
on justement la n pas étant c'est une candidate qui était qui était très apprécié il y a quand même encore un front un front républicain qui est davantage à gauche ça en est clair contre les filles tout sauf les filles y compris chez les socialistes mais un fond républicain qui quand même encore fait barrage au ras alors j'ai envie de dire qu'il est il est agonisant je dis pas qu'il a absolument disparu je dis qu'il est très largement effrité au point que dans un certain nombre de territoires que ce soit les élections législatives d'ailleurs ou municipal qu'on pensait imprenable et malgré un mode de scrutin très déf est favorable au corps national, hein, le mode de scrutin à à uninominal à deux tours.
Bon ben, on voit bien que il y a une progression spectaculaire. Euh donc non, je crois plus aujourd'hui queon soit dans une situation où euh on puisse faire peur euh parce que les Français sont euh sont au au bord du désespoir. Voilà, il voit bien que il y a pas d'alternative crédible, que les Républicains qui sont censés incarner cette alternative à la Macronie en réalité sont les premiers à faire des accords de couloir et de coulisse avec les héritiers d'Emmanuel Macron, voir à préférer faire élire des LFistes que des candidats du camp national. Ils ont préféré faire la gauche, gagner la gauche par exemple notamment à à Marseille ou à NIM. Euh, Anim, c'est même un communiste.
Euh et donc ils ont du mal à incarner si vous voulez une une droite sincère et et authentique. Et puis le bilan parle pour eux parce que même monsieur Bruno Retaillot qui est sûrement un homme sincère par ailleurs euh qui a fait le choix euh d'intégrer le gouvernement macroniste avant de le quilter avec Perto Zfra, il a derrière lui le bilan d'un d'un ministère qui a vu les chiffres de l'immigration légale et illégale exploser. Voilà. Et donc je pense qu' un grand candidat sérieux.
C'est vrai que vos vos ennemis, enfin votre meilleur ennemi évidemment c'est c'est Jean-Luc Mélenchon mais qui perd un peu de vitesse notamment si plusieurs personnalités de gauche rentre dans la course, ça affaiblira d'autant plus ses voix. Donc ça c'est peut-être un scénario moins. Mais effectivement, votre grand danger quand même, c'est des personnalités comme Édouard Philippe ou Gabriel Atal qui ont beau être de la Macronie finalement représente un héritage finalement en fait si vous voulez ce sont des gens qui séduisent pas de manière massive mais pourquoi pourquoi nous sommes dans cette situation déjà ?
Nous avons 27 candidats aujourd'hui, sachez-le, à l'élection présidentielle donc c'est quasiment inédit de ne pas l'être. He je suis une exception [rires] dans dans le dispositif mais parce que je ne suis pas candidate absolument parce que le ticket d'entrée au second tour est très bas. Et donc en fait, n'importe quel candidat qui pourrait passer la tête à 15 ou 16 %, ce qui est le cas d'ailleurs, ce qui est un peu l'équation de la majorité des candidats que vous citez, peuvent se qualifier. Donc c'est pas qu'il y a un enthousiasme ou une majorité de Français, c'est que voilà la la configuration fait qu'il y a un RN euh très haut et un ticket d'accès au second tour qui est très bas.
Euh et moi, je vais vous dire, je prends la candidature de Jean-Luc Mélenchon très au sérieux parce que les deux dernières élections présidentielles ont démontré qu'il commence souvent la campagne beaucoup plus bas qu'il ne l'a fini. Euh que la fois dernière, il a raté la marge du second tour à un peu moins de 400000 voix. Euh que on sait bien que de toute façon, il n'a pas de véritable concurrence de leadership à gauche, que la gauche François Hollande, il faut pas il faut il faut se faut toujours se méfier danscien secrétaire général du Parti socialiste. Vous avez vous avez raison, vous avez raison. Mais enfin, en tout cas, Jean-Luc Mélenchon est un très bon candidat.
Il ne manquera pas évidemment de retrouver ces petits aspects rondouillard de sénateur socialiste qu'il fut par le passé et de dissimuler le révolutionnaire trotquiste et antifrançais qu'il est fondamentalement. Et puis c'est votre meilleur ennemi. Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est tellement la France est tellement réfratère à Jean-Luc Mélenchon que si c'est Jean-Luc Mélenchon, vous êtes sûr de faire passer votre candidat.
Alors, c'est ce que semblent indiquer les sondages, si vous voulez, mais à partir du moment où l'hypothèse euh d'une qualification au second tour existe pour lui, je prends toujours ça très au sérieux parce que vous savez en France, on a un 3è tour qui sont les élections législatives et qui dit évidemment qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour dit mécaniquement dynamique en sa faveur avec comme pôle central l'extrême gauche de la France insoumise au législative. Donc ça c'est aussi un véritable enjeu véritable enjeu de la majorité derrière obtenue au Parlement. Et pour cela, c'est pour ça que moi je continue de de travailler et de plaider pour cela.
Il nous faut absolument euh raller une majorité des familles de la droite République incomprise. Et donc tout l'enjeu de cette présidentielle, j'espère qu'ils entendront raison, c'est de distinguer l'allié potentiel de l'adversaire existentiel. Et l'adversaire existentiel, c'est évidemment cet extrême gauche allié, rappelons-le quand même, au municipal, à tout le spectre de la gauche parce que les socialistes, le centre gauche fait semblant de s'en offusquer, mais enfin quand les élections arrivent, ils étaient ensemble législatives, ils étaient ensemble au municipal et vous inquiétez pas, ils appelleront tous à voter pour lui à l'élection présidentielle.
Donc pour moi, il y a pas il y a pas eu un centre gauche, une gauche modérée, une extrême gauche. Il y a la gauche. Voilà, il y a des différences de degrés, il y a pas de différence de nature, il y a juste la France insoumise qui est un peu plus pressée que les autres. Voilà, ce qu'il faut comprendre un peu plus violente quand même hein parce que parce que enfin on voit que sa radicalité de plus en plus d'ailleurs frait les français euh et que cette radicalité-là, elle est assumée et qu'elle peut même se traduire en acte, hein. Elle est elle est conceptualisée, elle est doctrinale. Je veux dire, la violence de la gauche et de l'extrême gauche française n'est pas un dommage collatéral.
C'est pas euh le débordement de quelques nervies, c'est quelque chose qui est qui est qui est conceptualisé. Euh d'ailleurs mais Jean-Luc Mélenchon parle toute la journée de la nécessité de conflictualiser le débat. Euh c'est c'est ce sont des révolutionnaires. Donc si vous voulez la révolution, elle doit passer par la mise à bas des institutions et de la société actuelle. Et donc évidemment la violence est un est un moyen pour eux d'accélérer la recomposition. c'est de d'accélérer la table rase et de constituer un ordre nouveau anticapitaliste, antiraciste, antifasciste mais en fait fondamentalement antifrançais.
Parce que ce qui ce qui est le grand enjeu existentiel pour la France que les Suisses d'ailleurs doivent regarder, j'imagine et bah c'est qu'on a d'un côté pour Jean-Luc Mélenchon la Nouvelle France euh qui se veut en fait la France des immigrés hein, donc africaine, islamique, voilà, qui pour lui est le l'avenir radieux que nous devons embrasser et avec lui embrasser évidemment notre effosement et la fin de notre civilisation. et puis la France euh des euh des tout blancs, tout moches pour reprendre son expression euh raciste qu'il avait tenu lors d'un discours.
Voilà, donc c'est un projet euh raciste et extrêmement euh euh dangereux parce que il a pour carburant en fait électoral un ressentiment post-colonial extrêmement ancré, une frustration matérielle revancharde, un racisme antiblanc et un sentiment antifrançais. Voilà, donc c'est pas un projet bienveillant, tolérant, inclusif. Ça c'est une évidence mais le manque d'intégration et l'assimilation parce qu'une grande partie du problème quand même en France ce sont les cités, ce sont les banlieux, ce sont des gens qui sont français et pas seulement des étrangers. Donc et ce rattage là c'était pas Lfi qui était au pouvoir, c'était pas vous non plus.
Mais ce ratage là, il était notamment dû aussi à la droite et à la gauche au pouvoir et que ce ratage là, comment est-ce qu'on le récupère aujourd'hui ? Ce rattage de l'intégration finalement de ce qui fait quand même une grande partie de la France. Vous avez vous avez raison de le dire et il est lié notamment au fait que nous avons en France le droit du sol qu'il faut évidemment supprimer et que nous avons une politique d'attribution de la nationalité qui est beaucoup trop laxiste.
Et d'ailleurs, de ce point de vue-là, le modèle suisse est très intéressant puisque il y a notamment les fourches codines de du local, voilà, de la validation locale, de l'enquête de voisinage, si je peux dire, pour vérifier que le citoyen au-delà des critères administratifs est un citoyen exemplaire, impliqué. Mais j'ai envie de dire, moi je crois pas qu'il y ait de fatalité. Ça veut dire pourquoi les Français seraient euh moins volontaires que les Danois qui ont réussi à faire chuter de manière spectaculaire les demandeurs d'asile. Exactement.
Demandeur de ce sont c'est la gauche mais la gauche anti-immigration ou que les Suédois qui ont réussi à réduire drastiquement le regroupement familial ou que les Autrichiens qui ont réussi à interdire la confréie islamiste des frères musulmans ou que les Allemands qui sont en train d'organiser la remigration massive des Syriens dans leur pays d'origine. Je veux dire, nous avons la démonstration que c'est possible.
Voilà, le problème c'est qu'il y a en France à la fois euh une lâcheté euh une un électoralisme euh aussi un un clientélisme et puis beaucoup d'idéologie avec toute une voilà cette espèce de de fascination pour la société diversitaire qui en fait est en l'un des symptômes de la haine de soi. Ça veut dire qu'on aborde la France et les Français que comme un peuple rabouis dépassé les héritiers de de salot, de colon, d'esclavagistes qui qui finalement se serait vu apporter la civilisation de l'extérieur par l'immigration. Voilà.
Et donc j'ai envie de dire que le principal rôle du du camp national, au-delà d'appliquer toutes les mesures dont je vous ai parlé, c'est aussi une forme de réarmement psychologique, réarmement moral. Vous avez le droit d'exister, vous avez le droit d'être fier, vous avez le droit à la continuité historique. Voilà qui est le droit euh euh finalement euh humain le plus élémentaire. Hm. Alors, c'est quand même compliqué d' tricoter. C'est vrai que la plupart des gens qui nous écoutent ici ne sont pas forcément du tout d'extrême droite en en Suisse-Romande.
Mais c'est vrai que quand ils vont par exemple à ANAS qui est la ville voisine de Genève, bah voilà, les gens se disent "Mais dans quel dans quel monde je suis arrivé et comment on détricote ça" encore une fois parce qu'aujourd'hui c'est quand même un fait un fait établi. Est-ce qu'on va renvoyer les gens ? Est-ce que on va renvoyer on va contester leur nationalité s'ils sont français ? Comment est-ce que vous comptez faire avec la donne actuelle et pas seulement justement mettre des frontières autour Schengen déjà plusieurs choses parce que déjà moi je je réfute ce qualificatif d'extrooite. J'en parle d'ailleurs longuement dans le livre, j'y reviens sur le plan historique.
Je sors de de de l'utilisation de mauvaise foi morale. Mais ça c'est la classification que le gouvernement a fait. Vous êtes donc le droite gouvernement qui est un adversaire politique. Mais je veux dire l'extrême droite sur le plan historique ça répond à des critères très très précis. Que ce soit l'antiparlementarisme que ce soit l'organisation paramilitaire que ce soit la vision totalitariste, c'estàd que le fait de de formater l'individu jusque dans sa sa vie privée, je ne réponds à aucun de ces critères. Voilà. Donc moi je me je me reconnais pas du tout, je me sens une femme de droite absolument, mais je me reconnais pas du tout et encore moins dans les régimes vaincus de de 45. Voilà.
Bon, donc ceci étant dit, vous avez raison de dire que il y a un double sujet. Il y a bon le sujet, on va dire le plus clair qui est celui de l'immigration illégale. Bon, OK, très bien. Et du tarissement des flux parce qu'en fait le sujet c'est qu'avant de gérer ceux qui sont là, encore faut-il stopper ceux qui rentrent parce que l'année dernière nous avons pas eu moins de 400000 entrées légales. C'est un là encore des records sur records, c'est l'équivalent de la ville de Toulouse. Donc avant de de gérer de dire ceux qui sont sur place, faut déjà stopper les les entrées. C'est pas une mince à faire. Ensuite, il y a il y a il y a deux catégories.
Nous avons quand même aujourd'hui en France énormément de personnes qui sont résidents mais de nationalités étrangères. Et là, il y a un vrai sujet remigratoire si je puis dire en ce qui concerne notamment les chômeurs de longue durée, en ce qui concerne les délinquants, en ce qui concerne les fichiers S. Euh voilà, donc ça c'est un c'est un c'est un déjà un énorme chantier et puis ensuite ceux qui ont la qui est complètement d'ailleurs à l'arrêt puisque une grande partie sont viennent d'Algérie et l'Algérie ne reprend pas. Ah oui, mais en plus nous avons des accords évidemment en plus déjà nous avons un droit favorable.
Bien sûr, nous avons déjà un droit migratoire favorable et de surcroix, nous avons des accords particuliers notamment avec l'Algérie qui sont encore plus favorables que le droit, on va dire générique. Donc ça c'est il faut évidemment dénoncer ces accords notamment vu comment l'Algérie nous traite. Mais et c'est vrai qu'après il y a la question de ceux qui ont la nationalité.
On va pas, on va dire généralement enlever la nationalité, mais par contre, on peut se poser la question de l'extension de la déchéance de nationalité, notamment pour des gens dont on sait qu'ils ont des aquatanes islamistes revendiquées, prouvables, des liens avec des organisations étrangères qui sont des ennemis de la France. Euh je veux dire ça ça c'est quand même un chantier qui est possible qui là encore relève de la réforme constitutionnelle mais sur lequel nous devons bien sûr nous attarder. Hm. Alors si on revient à la à la campagne justement euh on a dit il y a beaucoup beaucoup d'hommes.
Est-ce que ça peut-être qu'il y aura votre tente hein on sera on sera déterminé cet été mais est-ce que ça vous titille pas justement de vous dire maintenant moi je vais être candidate aussi parce queon va faire un peu baisser ce taux de testostérone ? [rires] Je sais pas ben moi, c'est vrai que j'ai jamais j'ai jamais regardé la politique à l'ône du du sexe des uns et des autres. Pour moi, c'est pas un critère. Je regarde avant tout le talent et le mérite. Donc on peut pas être féministe quand on est de droite. Non, je crois pas ça.
Bah enfin, je veux dire, je sais pas ce que ce que ce que recoupe le féminisme parce que le féminisme aujourd'hui, tel qu'on le voit se s'exprimer en France, c'est un féminisme en d'extrême gauche W. C'est un transgenrisme d'ailleurs plutôt qu'un féminisme. Ça veut dire que c'est quelqu'un qui explique que il suffit de dire "Je suis une femme pour être une femme" et qui plaide par exemple pour qu'il y ait euh euh des sportifs tro genre dans les compétitions au détriment des femmes biologiques qui pourtant ont trimé des années. Voilà.
Donc je me recaricaturer, il y a une grande partie aussi des femmes de droite qui euh LR qui ont défendu les quotas et que de dire finalement des femmes une femme enfin que les femmes soient représentées à l'ône finalement de leur pourcentage dans la population en plus que vous vous faites une carrière hein, vous n'êtes pas du tout un modèle de femme au foyer entre guillemets. C'est pour ça, c'est pour ça que je vous dis que en fait je si le féminisme c'est simplement le fait de pouvoir considérer que les les hommes et les femmes doivent avoir une égalité des chances dans la société, un traitement égal vis-à-vis de leur mérite et de leur travail et la liberté du choix de vie finalement.
Moi, je suis la démonstration du féminisme. Enfin, je veux dire, j'ai une vie très active. J'ai beau avoir un mari macho italien, bah là, il est en train de garder les filles à la maison. [rires] Voilà. Donc donc je veux dire, j'ai rien à prouver de ce point de vue là. Je veux dire, ça me paraît logique. J'ai deux filles, à quel moment peut-on imaginer que je souhaite que les les droits des femmes régressent en France ? Au contraire, moi je pense que ce qui menace aujourd'hui et c'est là toute l'hypocrisie du féminisme de gauche pour moi ce qui menace le vrai patriarcat en réalité qui sévit et qui frappe dans notre pays, c'est le patriarcat islamique.
Voilà, c'est ça la réalité des femmes aujourd'hui. Il y a il y a quelques années, un sondage avait été fait sur les motivations des femmes qui portaient le voile en France dont on découvre qu'une majorité d'entre elles le font pour des raisons de sécurité. Voilà, c'est ça la réalité. Ne parlons même pas de l'explosion de l'insécurité, des agressions sexuelles, des viols euh dans notre pays et qui ça sont aussi euh malheureusement l'une des conséquences dramatiques de l'immigration inassimilée. Et donc moi, le féminisme aujourd'hui tel que je le conçois, c'est d'abord un féminisme qui garantit l'intégrité des femmes parce que c'est ça qui est menacé aujourd'hui en France.
Il faut en avoir conscience. Voilà. Euh pour le reste, évidemment que voilà, ma [raclement de gorge] vie plaide me semble-t-il pour pour ça. Mais c'est vrai que je m'inscris, j'aime pas trop, j'ai beau être une femme, je je m'inscris pas trop dans cette logique de de de quota, de parité parce que pour moi, ça a été justement la porte ouverte à ce qu'on a vu dans d'autres pays anglo-saxon, fort heureusement pas encore en France, qui consiste à dire "Ah bah telle ou telle minorité de se voir accorter des quotas par la loi au détriment des autres et ça peut créer des dérives qui me semblent pas très saines." Mais est-ce que la France est prête à avoir une présidente ?
Encore une fois, bon la seule candidate avec Marine Tondelier, ce sera votre temp c'est absolument pas un sujet. Ah vraiment, je pense que c'est absolument Oui ou sans aucune difficulté vraiment je crois.
Bah d'ailleurs les sondages par ailleurs le démontrent et puis on voit bien de toute façon enf même l'élection l'élection de euh de Georgia Méloni en Italie euh voilà qui est un pays latin proche de nous fait la démonstration que c'est absolument pas un sujet et je pense que c'est une question de au contraire c'est une question de tempérament et on se rend compte qu'il y a des femmes qui semblent plus aptes à pouvoir tenir le rapport de force avec Poutine avec Trump avec si jing Ping que certains des hommes pourtant pourtant testostéronés qui sont autour nous. Alors justement, on va on va venir à Georgia Mellone et donc vous êtes proche.
Vous parez vous partagez justement ce même groupe et pas celui du RN, ce même groupe à Bruxelles, celui de l'Italia. Oui, le RN c'est les patriotes pour la pour la Europe. Voilà. Donc George Melony, voilà. Est-ce que c'est un modèle ? Est-ce que c'est quelqu'un finalement dont vous inspirez, qui avec qui vous partagez aussi des stratégies ? C'est une inspiration. Alors déjà, c'est vrai que vous avez raison de le relever. J'en parle également dans le livre, mais c'est une femme que je connais depuis enfin avant même son accession au pouvoir. Donc j'ai eu l'occasion de tisser une relation euh plus personnel, voilà, plus amicale.
Euh c'est une femme qui qui étonnante d'ailleurs, on parlait à l'instant de de puissance féminine parce que pour le coup, c'est c'est un petit bout de femme comme on dit. Je doit m'arriver ici mais je peux vous dire que quand vous êtes avec elle dans la pièce, vous mouffetez pas. Euh et elle a la singularité d'être vraiment le le le produit de la méritocratie militante quoi. Elle a été directrice de du mouvement de jeunesse, elle a monté tous les échelons puis elle a été ministre. Et c'est oui, c'est une inspiration parce que déjà c'est une femme et moi je plaide pour ça en France qui a su mettre en pratique une vraie coalition des droites euh la plus large possible.
C'est comme si nous en France nous avions les LR allié au Rassemblement national allié au souverainistes du Pontignan jusqu'à une partie du centre droit. Et et donc ça c'est c'est un vrai tour de force et c'est comme ça qu'elle arrive à mettre en minorité la gauche. C'est une femme qui a réussi d'ailleurs à à créer un lien avec les instances de l'Union européenne sans se sans se marginaliser mais tout en étant capable de défendre ses intérêts, de porter sa voie. Donc ça c'est aussi un modèle très intéressant. Ça prouve que quand on veut et qu'on a la bonne méthode, on peut peser sur les institutions de de l'Union européenne dans le bon sens. Hm.
Donc ça c'est on la voit avec Ursula Vaner Lion et c'est vrai qu'elle est beaucoup plus en tout cas euh elle est pas du tout une détractice premier degré justement euh de l'Union européenne telle qu'on l'imaginait avant son elle est pas pour la sortie de l'Union européenne moi non plus d'ailleurs. Mais elle est elle est beaucoup d'argent mais elle est aussi intéressée par renforcer cette Europe. En tout cas, c'est ce qu'on a elle est euroréformiste. C'est-à-dire que puisque nous nous sommes dans l'opposition Ursela Vanerleon. En revanche, c'est vrai que bah nous tentons de tirer l'Union européenne dans le bon sens.
Nous y arrivons d'ailleurs à certains égards he parce que grâce à certain nombre de nos initiatives, nous avons par exemple récemment durci le droit européen en matière migratoire. On a réhabilité le nucléaire, on est en train de détricoter le pacte vert. Alors pour les Suisses qui ne connaissent pas, c'est tout un pack de législation d'écologie punitive qui est un tsunami réglementaire complètement délirant. Enfin bref, donc on obtient quand même des choses euh mais c'est vrai que pour nous l'Union européenne devrait être en fait le prolongement institutionnel et politique de la civilisation européenne et pas simplement un espèce de marché ouvert froid euh au 80.
Hm, on va écouter ce le mot justement qu'elle vous adresse, mot très touchant parce qu'elle se elle se justement elle se s'allie pas forcément à d'autres droites en Europe qu'elle vous adresse justement euh c'était en septembre au moment euh de la réunion de ces droites juste d'une d'une soirée qui promouvait ses droites et et je vous entendre justement sur cette capacité aujourd'hui aux droites de s'unir en France mais aussi à l'échelle européenne ou mondiale avec les questions aussi que Trump introduit ben d'opposition entre ces droites qui n'ont pas forcément toutes le même agenda. On écoute d'abord Georgia Melon.
Chers Marions, chers amis d'identité liberté du parti, merci d'avoir organisé ces événements importants auquel même à distance je souhait apporter ma contribution et merci de l'avoir intitulé la droite qui gagne car nous devons transmettre clairement le message que nous sommes prêt partout dans le monde à assumer la responsabilité gouvernementale. Dans certains cas comme en Italie, cela était déjà produit. Dans d'autres, il faudra plus de temps. Pour certains, ce sera plus aisé, pour d'autres très difficiles. Et pour changer profondément l'Unateur à nos côtés. Imaginez ce que nous pourrions réaliser avec un nouveau basculement vers la droite au plus haut sommet européen.
Et le seul moyen du parvenir et de créer deux alliances de Roma à Bruxelles en passant par Paris et Madrid. La est celle de l'unité des droites et du centre droite que Marion Maréchal les soutient justement depuis longtemps. J'espère qu'un jour cela pourra aussi arriver en France pour offrir enfin une alternative gouvernementale fort et crédible à des millions de françaises. Mais cela dépendra de vous chers amis. Est-ce que cette union des droites aujourd'hui c'est vraiment un vœux pieux et à commencer par la France parce que c'est vrai qu'on voit pas beaucoup d'union à commencer même par le RN he qui ne souhaite pas forcément.
C'est vrai que pour réagir pour réagir à ce que à ce que disait Georgia Méloni, moi elle m' elle m'avait quand même confié que en fait elle elle n'imaginait pas pouvoir infléchir l'Union européenne à telle qu'elle le voudrait sans avoir un allié de poids tel que la France.
Euh et donc c'est pour elle un enjeu euh fondamental que 2027, d'autant plus qu'il y a deux gros sujets qui vont occuper l'Union européenne dans les années à venir et qui remettent Paris au centre du jeu, c'est la question militaire évidemment puisque nous sommes la première armée de l'Union européenne, membre permanent du Conseil de sécurité l'ONU et détenteur de l'arme nucléaire et la question énergétique puisque nous sommes une puissance énergétique avec le nucléaire, nous exportons. Je dis ça parce que c'est important de comprendre que cette élection présidentielle, elle va concerner toute l'Europe et tout le monde y est évidemment très attentif. Euh donc ça c'est la première chose.
Maintenant la 2è chose, c'est vrai qu'en France euh nous avons euh contrairement à l'Italie d'ailleurs euh comment dire la petite histoire se mêle à la grande c'est-à-dire que à l'époque euh où eux ont eu Berlusconi qui euh a rompu finalement le cordon sanitaire en intégrant des ministres issus du mouvement social italien donc de la droite nationale italienne et bien au gouvernement de centre droit. Nous nous avons eu Chirak et Chirak lui il a renforcé le cordon sanitaire avec le Front National de l'époque. C'était pas inéluctable hein.
Par exemple le concurrent de Chirak Édouard Baladur, lui avait plutôt plaidé pour des alliances avec le Front National mais c'est ainsi pour des raisons tactiques stratégiques. Et donc c'est vrai que nous nous payons encore le prix de cela avec par ailleurs et et là-dessus un clivage très franco-français qui s'est ajouté au reste qui était le clivage gauliste antigoliste qui est né, je suis sûr que les les Suisses le savent mais pas sur la Seconde Guerre mondiale mais sur la guerre d'Algérie. Bref, mais nous arrivons au bout d' le Front National de votre grand-père est pas effectivement Oui. Oui. grand allié. Non. Ben non.
Non non mais sur la guerre d'Algérie clairement il il avait été très critique de de Gaulle et toute cette toute cette longue histoire a continué de structurer. Mais ce qui est heureux c'est que nous arrivons au moment où la convergence est possible. C'està-dire que les grandes divisions qui ont bah opposé les droites pendant longtemps, donc le gaulisme antigolisme la question européenne, on avait une droite très européiste y compris chez les républicains, l'UMP SarkoZi et une droite plutôt souverainiste. Aujourd'hui, ça converge les républicains ce gain. Exactement. Eux adhéraient, la droite dite parlementaire adhérait au libre échangisme généralisé.
C'était pas le cas de la droite nationale. Ils étaient quand même Exactement. Ils étaient quand même à accompagner le récit diversitaire, multiculturel. Voilà, ils en sont revenus. Donc aujourd'hui, il y a jamais eu autant de convergence mais pas de volonté affichée de justement se réunir. Oui. Mais donc ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui le blocage n'est plus idéologique, ce qui est quand même un pas important parce que ça a été le cas pendant longtemps. Il est plus programmatique. Il est humain. Exactement. il est électoraliste. C'est pourquoi c'est le pire c'est probablement le pire dles avec des idées.
En politique, c'est pas disons quelque chose que on fait pas souvent mais dis-l quand son sa carrière sa propre carrière survie politique est en jeu. Je sais pas parce que du coup ce qui est intéressant c'est que le rapport de force aujourd'hui est en train de tourner à l'avantage quand même du camp national. Et donc moi ce que je crois, en tout cas ce à quoi je travaille, c'est que je pense que malheureusement à l'élection présidentielle, bon tout le monde va partir dans son écurie et que le meilleur gagne. Euh mais je pense que le vrai enjeu, il est aux élections législatives.
Et moi, je crois qu'aux élections législatives, nous verrons une recomposition notamment d'une partie des républicains qui ne voudront pas perdurer avec les alliances avec la Macronie. Et je vous dis ce qui me rend optimiste c'est justement ce qui se passe au Parlement européen. Je vais pas m'y attarder ici parce que je sais que c'est pas le quotidien mais vous êtes tous divisés hein. L'AFD d'Alice Weidel on n pas le temps de d'approfondir dans un autre groupe mais sauf que ce qui est le Rassemblement national dans un autre et Fratel et vous dans un trè donc pas dans une franche union au niveau parlementaire européen.
Oui j'ajouterai même que François Xavier Benami DLR est dans encore dans un autre groupe mais je veux dire c'est c'est pas ça le plus intéressant. Le plus intéressant certes on n'est pas dans les mêmes groupes mais néanmoins ça nous empêche pas de travailler ensemble. C'est dire que on arrive au Parlement européen, ce qu'on arrive pas à faire en France, c'est dire on travaille malgré nos différences de groupes ensemble et on arrive à construire des majorités euh et à mettre en minorité à gauche. Et ben voilà. Exactement. Alors, il nous reste très très peu de temps.
On va parce que vous vous êtes effectivement alors très clair hein pour le coup franchement vous avez un programme qui n'a que peut déroger enfin vous dérogez pas votre ligne. Vous êtes libérale et conservatrice très chrétienne aussi. Euh j'aimerais vous interroger sur cette fracture aussi au sein au sein de de de l'église aujourd'hui. Euh cette fracture avec euh Trump Trump et les Européens, mais cette fracture aussi avec euh le pape Léon XIV justement qui euh lui mène une guerre aussi contre Donald Trump aujourd'hui. Qu'est-ce qu'est-ce que c'est quoi un modèle, une référence, une franche opposition de votre part ?
Non, je vous savez je je c'est marrant d'ailleurs parce que je je développe ça aussi dans le livre, cette question euh sous-jacente quand on est euh catholique ou qu'on essae de l'être en tout cas euh et qui semble euh et qu'on veut être de droite et contrôler réguler l'immigration et don qu'on nous présenterait comme incompatible avec le catéchisme de l'église catholique. Mais quand on se penche un peu sur le sujet, ce qui a été mon cas, en fait le catéchisme de l'église catholique ne dit absolument pas qu'il serait interdit de contrôler ou de réguler l'immigration. Vous dites comme div mais ça c'est c'est contesté par le pape.
Donc est-ce que le pape aujourd'hui est une autorité morale plus importante que justement Non non je je crois pas du tout que le pape dise dise l'inverse mais par contre ce qui est vrai c'est qu'il faut faire la part des choses. Il a élu il a il a désigné un un ancien migrant sans papier justement comme nouvel évêque du je me souviens plus de de Georgie je crois. Bien sûr mais il faut il faut distinguer aussi ce qui relève de la de la Charles en Virginie justement un ancien symboliquement donc lui il est pas sur la fermeture des frontières. Je je sais mais il faut distinguer ce qui relève de la parole infaillible du pape et ce qui ne se relève pas de la parole infailllible.
Et c'est vrai que le pape n'est infaillible que sur le dogme. Pour le reste, ça relève de la politique et parfois d'ailleurs des arbitrages de chefs d'état. Donc ce qui est vrai, c'est qu'on peut avoir un regard critique sur la parole politique du pape. Maintenant bon, il y a quelques limites à ne pas dépasser. Et voilà. Et ce qui est vrai, c'est que j'ai beau avoir par ailleurs des sympathies ou des convergences idéologiques avec Jid Evans, quand on instrumentalise, comment dire la doctrine sociale de l'église pour pouvoir justifier sa guerre en Iran en expliquant que ce serait une guerre juste eu égard à la doctrine sociale de l'église.
Donc vous rompez avec Trump comme Jamel au niveau en tout cas je je je je peux pas on peut pas on peut pas voilà justifier sa guerre en Iran. On peut trouver d'autres justifications mais pas celle-ci et par ailleurs, les attaques ont été euh virulentes et très irrespectueuses. Voilà. Maintenant, en ce qui concerne Donald Trump, pardon, excusez-moi. Non, non, pardon, non, non, c'est moi, euh c'est moi parce qu'on effectivement, on est en train d'exploser le timing. Mais une toute petite question parce que ça je pouvais pas, je peux pas vous lâcher avant de l'avoir posé quand même sur la question de cette religieuse qui a été agressée à Jérusalem par un fondamentaliste juif.
une une réaction euh par rapport à ça et par rapport justement à cette peut-être nouvelle croisade, hein, et cette haine qui se qui se noue, pas seulement entre musulmans et chrétiens ou musulmans et juifs, mais aujourd'hui entre juifs et euh chrétien.
Oui, ben c'est évidemment extrêmement choquant et je suis heureuse pour le coup que la réponse de l'État israélien a été euh a été directe et ferme parce que euh il y a évidemment des individus qui se tiennent euh extrêmement mal euh et je regrette d'ailleurs que euh c'est vrai le sujet de la cause palestinienne euh empoisonne finalement l'entente qui me semble-t-il devrait être assez naturelle entre les chrétiens et et les juifs en Israël face à la montée de l'islamisme. Liban le Liban est beaucoup qui sont aussi bombardés. Bien sûr, bien sûr. Et d'ailleurs la France est un ami historique séculaire du Liban.
et nous sommes très attachés à ce que évidemment euh la réponse d'Israël puisse être proportionnée, ce qui objectivement à l'heure actuelle ne nous semble pas être absolument le cas. euh et que dans le cadre de des accords négociés avec l'Iran, le sujet du désarmement du esbola soit une condition euh j'ai envie de dire indépassable parce qu'il n'y aura pas euh de de d'avenir possible au Liban et de et de comment dire de de calme retrouver dans cette région du monde tant que le Esbola continuera de sévir et de menacer par capillarité l'existence d'Israël qui la record est aussi bien légitime à vouloir se défendre. Merci Mario Marchal.
Tout ça sans justement relier votre grand-père et en assumant son son héritage. Je vous remercie vraiment d'avoir été sur ce plateau. Mario Maréchal si tu te sens le Pen. Voilà et tous les paradoxes et toutes les questions qu'on peut se poser à votre sur votre programme et sur le reste et franchement je dois dire que qu'on partage ou pas vos idées. On y lit une femme très intelligente et donc j'encourage à cette lecture et on a besoin effectivement de politiques intelligents qu'on partage ou pas leurs idées. Je vous remercie beaucoup. Je vous souhaite une bonne suite de séjour en Suisse et bon retour en France.
Merci beaucoup et merci à vous toutes et tous de nous avoir suivi ce soir sur les M bleu. On vous retrouve exceptionnellement dimanche ce dimanche et non pas mercredi prochain. D'abord ce dimanche et ensuite mercredi prochain avec une émission "Sommes tout sommes-nous encore américain aujourd'hui ? Quel est notre lien aux États-Unis évidemment par rapport à la guerre que mène Donald Trump et à toutes ces actions ? Est-ce qu'on a encore du sang américain ? Est-ce qu'on est encore dans cette American Dream en Europe ? On on en parle donc dimanche soir à 20h. Merci beaucoup. On se retrouve donc dimanche et on souhaite une excellente soirée sur les M bleu.