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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 décembre 2025 3 min

La suspension de la réforme des retraites, « un message dangereux »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Forcé de constater que ce PFSS est synonyme de renoncement, le gouvernement propose de suspendre la réforme des retraites. Une réforme qui devrait apporter 8 milliards d'euros d'ici 2028. Pourquoi ? pour accorder un ou deux trimestres supplémentaires à quelques générations.

Je le dis avec gravité, ce choix est une erreur profonde car derrière ce geste en apparence généreux se cache une réalité brutale où mettait en danger l'équilibre du système qui repose sur la solidarité entre les générations. Est-il juste de faire poser ce coude sur nos enfants et nos petits-enfants ? Est-il responsable d'alourdir la dette publique alors que notre pays est déjà lourdement endetté ?

La vérité c'est que reculer aujourd'hui, c'est créer les injustices de demain. C'est envoyer un message dangereux celui qui les réformes difficile peuvent toujours être abandonné au détriment de l'intérêt général. Ce texte va par ailleurs alourdir les charges qui pèsent sur nos entreprises et menace directement l'emploi.

Il instaure un malus sur les cotisations sociales pour les entreprises jugées insuffisamment engagées en faveur de l'emploi des seniors et réduit les allègements des cotisations patronales dans les branches où les salaires sont inférieurs au SMIC. Il alourdit également les charges pesant sur les ménages après avoir laissé disparaître la quasi totalité des mesures d'économie. Le gouvernement soutient une hausse de 1,5 milliards d'euros de la CSG sur les revenus du capital, instaurant ainsi une distinction pour le moins contestable entre les bons et les mauvais revenus du capital.

J'en viens à Londame, vous afficher à 3 %. Vous permettez de financer les priorités de notre système de santé tout en annonçant des économies structurelles mais lesquelles ? En 2026.

Concrètement, que comptez-vous faire ? J'ai parlé de renoncement pour la réforme de retraite. J'emploie le même mot pour la gestion du déficit renoncement.

Les faits sont étus. Nous sommes passés d'un PFSS à - 176 milliards d'euros à un texte à - 24 milliards d'euros. Et encore, ce chiffre est est maquillé.

Vous affichez un déficit en trompelœil artificiellement ramené sous les 20 milliards en allant chercher 4 milliards 6 d'euros sur le budget d'État. Soyons clair, ces 4 milliards 6, vous ne les trouverez pas par magie. Ce sont ce seront plus de dettes, ce seront donc plus d'impôts.

Et plus grave, c'est votre incohérence. Quand nous vous proposions ces transferts en première lecture, vous les refusiez. Vous disiez, et je cite, "Cette politique relève de l'État, son rendement doit revenir à l'État.

Aujourd'hui, vous changez de discours. Ce que vous faites n'est pas de la réforme, ce n'est pas du courage, c'est du report. Et ce report, ce sont les générations futures qui empiront le prix.

Nous sommes, mes chers collègues, aujourd'hui face à un choix de vérité, un choix de responsabilité. Nous avons montré qu'il était possible d'être responsable sans être injuste, juste sans être imprudent. C'est cette voix d'équilibre et de sérieux que nous continuerons à suivre et de défendre.

Et c'est la raison pour laquelle nous refusons ce PFSS issu de l'Assemblée nationale en adoptant la question préalable proposée par la commission des affaires sociales. No.