Olivier Paccaud : « La dissolution est maintenant la décision la plus sage »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quel titre choisiriez-vous pour résumer la situation politique actuelle ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
Pourquoi ce revirement de Bruno Retaillot 2h après sa nomination ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui explique la colère des Républicains ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Avez-vous obtenu des concessions de Sébastien Lecornu ?
- 5:30OuverteRéponse directe
La dissolution est-elle la seule solution selon vous ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Abandonner le 49.3 était-il une bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Olivier PaccaudFait
« On attendait une rupture. C'est monsieur le Cornier lui-même qui l'avait promis. On a tout sauf une rupture. »
- 2:30Olivier PaccaudChiffre
« 80 % des parlementaires LR étaient favorables à une participation exigeante. »
- 4:00Olivier PaccaudFait
« On nous avait vendu euh monsieur le cornu comme un petit maquiavel. On découvre Jean-Claude Dus à Matignon. »
- 6:00Olivier PaccaudFait
« Le gouvernement a un autre outil. Il peut utiliser la procédure dite du vote bloqué, c'est-à-dire l'article 44 de la Constitution. »
- 7:00Olivier PaccaudFait
« Sébastien Lecnu a lui-même reconnu qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République. »
- 8:30Olivier PaccaudFait
« Le Front National au niveau économique, permettez-moi de vous dire qu'il est de gauche, hein. »
- 12:00Charlotte LibertChiffre
« On est à plus de 140000 €. Ce qui veut dire que sur un projet qui en coûte peut-être 300000, on arrivera au-delà des la moitié financée par le participatif. »
- 15:00Olivier PaccaudFait
« Personnellement, je pense qu'il pourrait y avoir certains avantages pour des habitants du sud de Loise qui alors ça peut être en terme de passe navigo. »
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Bonjour Olivier Paco, merci d'être là sénateur LR de Loise. On va longuement évidemment revenir sur cette situation politique inédite, ce coup théâtre hier soir au sein de votre parti et cette situation, elle fait la une de nombreux journaux régionaux ce matin. On va regarder trois titres consacrés justement à ce gouvernement, le corn.
D'abord le républicain Laurin, gouvernement les mêmes et le maire. Le deuxième titre, c'est celui de Presse océan, un gouvernement pour combien de jours ? Et puis le dernier titre, c'est le télégram.
Si vous devez choisir un titre pour résumer ce qui se passe en ce moment, vous choisissez lequel ? Difficile parce que les trois sont bien vus. Un gouvernement pour combien de jours ?
Pour combien d'heures peut-être ? Pour vous, ça se compte en heure ? Je pense qu'on en est là bien sûr euh parce qu'effectivement euh ce qui s'est passé hier soir à 19h40 avec l'annonce d'un gouvernement qui alors j'ai rarement l'occasion d'être d'accord avec et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, mais dans ce que vous avez cité, malheureusement, ils ont raison.
On attendait une rupture. C'est monsieur le Cornier lui-même qui l'avait promis. On a tout sauf une rupture.
On nous ressort le jeu des sep familles. C'est pas possible. les Français euh en ont soupé entre guillemets de de la série du en même temps et donc les républicains ne cautionne pas du tout ça.
Alors ils vont se prononcer tout à l'heure en étant un tout petit peu caricatural. On nous avait vendu euh monsieur le cornu comme un petit maquiavel. On découvre Jean-Claude Dus à Matignon.
Sur un malentendu. Ça peut passer. Non, ça ne peut pas passer.
Mais juste pour qu'on comprenne bien Olivier Paco, qu'est-ce qui explique ce message à 21h30 de Bruno Rotaillot 2h après avoir été renommé au ministre de au ministère de l'intérieur ? Pourquoi ce revirement ? Parce que nous avons l'impression d'avoir été totalement floué.
Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Parce que Sébastien Lecnu ne vous a pas donné la composition du gouvernement. C'est un problème de composition du gouvernement.
Pas seulement, mais surtout. Alors, très concrètement, comment ça s'est passé ? Il y a eu cette espèce de feuille de route he qui a mis du temps à arriver, qui a été négocié, raturé.
On a reçu effectivement hier un document de trois pages qui s'intitule feuille de route qui est d'ailleurs très étonnant parce qu'il n'est pas signé. On ne sait pas de qui il émane. C'est trois pages qui sont une litanie de porte ouverte en disant qu'on va se battre pour la jeunesse, pour la souveraineté agricole.
Bon, on est évidemment d'accord. Néanmoins, et on a eu un débat à ce sujet entre 14h30 et 17h, tous les Républicains, tous les parlementaires républicains étaient quasiment présents en visio. 185 parlementaires parce qu'il y a les députés européens aussi.
Et on en a conclu qu'il valait mieux participer au gouvernement sans pour autant le cautionner. Quand vous dites on en a conclu, il y a eu des débats. Oui, il y a eu des débats.
Euh, on va dire que 80 % des parlementaires LR étaient favorables à une participation exigeante. Il y a des choses qui nous convenaient pas forcément. Il y ava des fractures entre Laurent Voquier et Bruno Retaillot, c'est ça durant cette réunion.
Laurent Voquier a dit son scepticisme. Bruno Retaillot a dit que valait mieux y aller pour tenter d'infléchir le cours du PB France pour il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur. Voilà.
Maintenant ce qui alors il y a des chos il a été suivi par 80 % des parlementaires. C'est ce que vous nous dites. Oui bien sûr. 80 % des parlementaires.
OK. Donc il est 17h30. Vous dites on participe au gouvernement une participation exigeante.
Exactement. Là, Bruno Retaillot va à Matignon rencontrer Sébastien Lecornu. Est-ce que vous savez ce qui s'est passé à Matignon ?
Non, je n'étais pas avec Bruno Rota. Néanmoins, nous avions bien dit que cette participation exigeante serait conditionnée et pourrait éventuellement euh prendre fin assez vite si en matière fiscale, en matière, je vais prendre un exemple, la location sociale unique, nous y étions favorables simplement pour que le travail paye plus que la sistana, nous avions souhaité qu'elle soit plafonnée à 70 %. Rien n'est précisé dedans.
L'allocation sociale unique, les socialistes la veulent aussi, mais pas du tout de la même façon que nous. Donc c'était encore du en même temps si vous voulez. Et donc très concrètement, nous ne souhaitons pas le en même temps.
Et donc nous avons mais pardon, du coup c'était sur le fond sur la feuille de route, il y avait pas question de quitter en fonction de qui était ou non gouvernement aussi. Peut-être que l'erreur des républicains, c'est d'avoir cru qu'il y aurait un casting un petit peu renouvelé et personne ne pouvait s'attendre à avoir effectivement le jeu des sep familles de la Macronie avec cerise sur le gâteau avarié. Le retour de Bruno Lemire, l'Atila Bery, l'homme qui vaut 1000 milliards de dettes, l'empereur du déficit.
C'est une provocation. C'est une provocation. Les Français n'en veulent pas.
Les Républicains n'en veulent pas. Et donc le comité stratégique effectivement des républicains va se réunir ce matin. Je ne peux préjuger.
Attendez juste pardon Olivier Paco. Ça veut dire que vous n'étiez pas au courant Bruno Retaillot et les Républicains que Bruno Leire faisait son retour au gouvernement. Non nous n'étions pas au courant et je peux vous dire que entre 19h40 et 23h les téléphones ont chauffé et sur les 185 parlementaires LR il n'en est pas un.
Il n'en est pas un qui a été satisfait du casting et les mots les plus durs ont sifflé aux oreilles de monsieur le cornus. J'en suis convaincu. C'est-à-dire c'est une qu'est-ce qui dis qu'est-ce qu'il se disait sur les boucles à l'air ?
Que ce casting est pathétique pour reprendre un mot qui a été cité. C'est catastrophique. On ne peut pas donner euh un nouveau souffle, un nouvel élan en reprenant exactement euh le dernier carré, les derniers grognards de la Macronie.
Ce n'est pas possible. Mais du coup, ce qui vous ce qui ce qui a provoqué la la colère des Républicains, c'est le fait qu'il y ait euh 10 ministres renaissance sur dans le gouvernement ou c'est vraiment la nomination, le retour de Bruno Lemer ? Il y a pas que Bruno le maire hein.
Je veux dire avoir encore monsieur Barreau aux affaires étrangères, madame Borne à l'éducation nationale, madame Panier Runaché. Enfin objectivement, j'ai cru que c'était une fake moi quand j'ai vu la liste apparaître. Franchement, je pas maintenu Bruno Retaillot est maintenu à l'intérieur.
Asida est maintenu à la culture, Annie Jeanvar est maintenu à l'agriculture. C'est pas ce que vous souhaitiez. On souhaitait le maintien effectivement de de certains ministres ou de Gérald Darmanin qui est dans notre ligne philosophique bien sûr, mais euh vous savez un gouvernement en même temps ça ne peut plus marcher hein.
Je veux dire il y a une une hémiplégie ou un grand écart entre guillemets dont on a vu ce qu'il donnait au niveau et politique et économique et social. Euh ce n'est plus possible. Mais est-ce que vous auriez souhaité plus de ministre au gouvernement ?
Est-ce que c'est aussi ça qui a coincé ? Non, c'est pas uniquement une question de de proportion, même s'il y avait eu des engagements qui a priori n'ont pas été remplis, mais non, c'est pas uniquement l'ego entre guillemets des des LR qui pensaient qu'il devait avoir beaucoup plus de de de min. Le fait que Sophie Prima soit plus porte-parole et figure pas dans la première liste, ça a joué aussi ou pas ?
Je ne pense pas, même si Sophie Prima a été une excellente porte-parole. Non, je non. Du coup euh on est hier soir, il y a ce tweet de Bruno Retaillot.
Est-ce que vous dites ça a chauffé sur les boucles à l'air ? Ça veut dire que Bruno Retaillot, il s'est retrouvé face à une fronde interne de ces de ses parlementaires, de ses élus locaux ? Non, je je pense sincèrement que Bruno Retaillot est le premier à avoir été surpris par le casting.
Le premier, vous savez, c'est un homme de conviction. Euh c'est un homme qui n'a pas de double langage. Il vous le dira certainement beaucoup mieux que moi.
Alors il l'a mis dans un euh tweet relativement policé mais très clair. Les euh la rupture promise ou les conditions de la rupture promise ne sont pas au rendez-vous. À partir de là, nous allons décider après une nuit de sommeil et avec sérénité, la suite à donner.
Et très honnêtement, je ne suis pas optimiste pour ce gouvernement le cornu. Il aura peut-être la gloire d'être le gouvernement le plus court de la 5e République. Est-ce que dans les heures qui viennent, les ministres à l'air vont démissionner du gouvernement le corn ?
Je ne sais pas. Euh je les vois mal rester. Vous souhaitez qu'il souhait moi personnellement.
Oui. Moi personnellement si j'étais ministre, je ne resterai pas dans ce gouvernement. Est-ce que le socle commun a encore un avenir ?
Il y a Bruno Retaillot qui a fait ce tweet Gabriel Atal qui fustige le spectacle affigeant. Hervé Marseille qui dit qu'il reprend sa liberté. Est-ce que ce matin le socle commun existe encore ?
En tout cas, il est plus qu'écorné et c'est vrai que j'ai noté la colère de Derv Marseille, il en faut beaucoup pour le mettre en colère et même de Gabriel Atal. Donc concrètement ce gouvernement ne plaît à personne. Peut-être à Emmanuel Macron.
Oui, peut-être à Emmanuel Macron euh et quand même à Sébastien Lecnu, mais mais une situation qui ne satisfait ni les oppositions, ni la majorité euh fragile, ça ne peut pas durer, ça ne peut pas tenir. Est-ce que pour les LR aussi le en même temps il est un peu difficile à tenir ? On est à l'approche des municipales.
Est-ce que c'était pas compliqué d'être à la fois dans le gouvernement et à la fois dire nous on est l'opposition Emmanuel Macron ? Mais bien sûr que c'est pas facile, que le sentier était très étroit, mais nous sommes un parti euh responsable et on a toujours préférer entre guillemets euh la patrie à notre parti. On pensait que pour mieux servir le gouvernement et éviter une dérive par exemple fiscale parce que il y a eu on il y a eu beaucoup de ballons d'essais sur la taxe Zucmane, la pression logique et légitime de la gauche sur un retour de l'ISF.
Il nous semble que dans ce pays ultra fiscalisé, il ne pas il ne fallait pas faire cette erreur. Donc nous souhaitions entre autres participer au gouvernement pour éviter certaines dérives. Visiblement les conditions ne sont pas remplies.
Est-ce que sur le fond vous aviez quand même obtenu des concessions, des garanties de la part de Sébastien Lecnu ? Écoutez certaines petites choses. Par exemple l'annonce d'une loi, d'un texte de loi contre la fraude fiscale et sociale.
Oui, c'est quelque chose que nous souhaitions et qui allait dans le bon sens. Je prends cet exemple là. Bon, laallocation sociale, je vous ai dit que c'était trop vague mais il y avait quand même cette annonce.
Donc, il y avait des petits gestes sur la fiscalité. Alors sur la fiscalité, il met très clairement dans sa lettre de de cadrage qu'elle sera stable en indiquant qu'il pouvait y avoir dans certains cas certaines hausses, dans d'autres éventuellement des baisses, mais tout cela était un petit peu flou. Néanmoins, une lettre de cadrage, c'est pas un discours de politique générale et bon, le flou pouvait peut-être un petit peu s'expliquer ou s'excuser.
Néanmoins, il manquait beaucoup de choses. Je prends un exemple sur l'AM. Rien.
Il n'y avait strictement rien il y compris parce que dans son interview au parisien, il avait laissé sous-entendre qu'il pouvait revoir certains critères, ça y figurait plus. Ça n'y figurait pas dans euh la euh feuille de route. Ça n'y figurait pas et rien d'autre sur l'immigration, ça faisait partie demande.
Le m en faisait partie mais on avait un petit chapitre très évanaissant où il y avait de quoi satisfaire tout le monde en fait. Maintenant et d'autant plus si LR quitte le gouvernement, est-ce qu'il y a d'autres choix pour Emmanuel Macron que de provoquer une dissolution ? J'en vois peu.
J'en vois peu. À partir du moment où à un autre choix, c'est nommé un premier ministre de gauche. Oui, c'est nommer un premier ministre de gauche, un premier ministre d'union nationale, mais euh à chaque fois, il a nommé un premier ministre ultramacroniste.
Il a nommé François Baou, il a nommé Sébastien Lecornu, il a nommé Michel Barnier qui est pas non plus ultra macroniste. Oui, il a nommé Michel Barnier et il n'a pas respecté ses engagements de ne que présider. Enfin, ça s'est mal passé hein et ça n'a pas duré longtemps.
De toute façon, faut pas se raconter d'histoire. La 5e République a été faite pour le fait majoritaire. Il n'y a pas de fait majoritaire à l'Assemblée nationale.
Cette assemblée totalement éparpillée ne peut continuer à fonctionner. Alors donc il faut une dissolution. Je pense que c'est probablement la solution la plus sage même si il y a tous les risques mais et notamment que le fait majoritaire profite au RN.
Vous êtes bien placé pour le savoir que vous dans l'oise ? Oui oui, tout à fait. C'est pas grave, il faut prendre ce risque, vous dites.
Écoutez, ce sont les Français qui décideront. On est dans un pays où la souveraineté est aux mains du peuple normalement et c'est vrai que depuis trop longtemps, on ne recourt plus au peuple. Je me souviens que monsieur Macron une fois, deux fois, trois fois nous a parlé de référendum.
On l'attend toujours. Et donc bah peut-être qu'effectivement il faut remettre le peuple au centre et lui demander ce qu'il veut réellement. Allez, l'avenir du gouvernement le cornu en surcis alors qu'il avait fait des concessions vendredi Alex, il avait annoncé renoncer au 493 pour faire passer le budget.
Comment faire passer ce budget 1493 ? C'est votre éclairage Alex. Effectivement, alors il y a plusieurs scénarios possibles.
Premier scénario, les députés examinent le budget. Il le remanit en votant des amendements. Des compromis se dessinent entre les groupes politiques et à la fin une majorité émerge à l'Assemblée nationale pour voter l'ensemble de ce texte financier.
Alors, ce serait le scénario idéal, une victoire pour la démocratie parlementaire, mais c'est très compliqué. Souvenez-vous, l'an dernier, les députés avaient profondément remagné le budget, notamment la partie recette du projet de loi de finance avec des amendements sous l'impulsion de la gauche qui avaient créé des impôts nouveaux. des majorités se dessinaient mais au final et bien une majorité une majorité de députés avait voté contre cette partie de recette du projet de loi de finance et l'avait rejeté à l'Assemblée nationale.
Deuxème scénario, les députés remanent profondément le budget mais la copine plaît pas au gouvernement. Qu'est-ce qui se passe ? Et bien le gouvernement a un autre outil.
Il peut utiliser la procédure dite du vote bloqué, c'est-à-dire l'article 44 de la Constitution. Cela veut dire que à un moment de l'examen de ce budget, le gouvernement arrête les débats et demande aux parlementaires de se prononcer sur l'ensemble du texte mais dans la version rédigée par le gouvernement. Alors, c'est peu probable que le gouvernement utilise le vote bloqué car il serait censuré dans la minute par les députés.
Et qu'est-ce qui se passe si le parlement n'arrive pas à se mettre d'accord sur un budget dans le délai imparti des 70 jours, c'est-à-dire mi-décembre ? Et bien là, ce serait une défaite pour la démocratie parlementaire. Ça veut dire que les parlementaires n'auraient pas réussi à se mettre d'accord sur ce budget.
Et dans l'urgence d'avoir un texte financier d'ici à la fin de l'année, bien techniquement, le gouvernement peut faire passer le budget par ordonnance. Ce texte financier aurait juste à être signé par le président de la République. Alors là aussi, c'est peu probable. un budget qui passe par ordonnance, ça n'est jamais arrivé dans l'histoire de la 5e République.
Et puis enfin, il y a un autre outil pour le gouvernement et celui-là, on le connaît mieux, c'est de faire voter dans les derniers jours de décembre une loi spéciale, c'est-à-dire reprendre le budget de l'année antérieure. La loi spéciale, c'est ce qui s'était passé l'an dernier après la censure du gouvernement de Michel Barnier. Olivier Paco abandonner l'utilisation du 493, est-ce que c'était une bonne idée de Sébastien Lecnu ?
Non, non, je vous le dis clairement. Le surutilisé en abusé n'est pas une bonne chose non plus et malheureusement c'est ce qui a eu lieu ces dernières années. Mais Sébastien Lecnu a lui-même reconnu qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République.
Il se privait ainsi d'un des rares d'une des rares armes qu'il possédait. Ça me semblait pas forcément l'idée la plus lumineuse. C'était de la communication hein.
Faut bien dire les choses telles qu'elles sont. Mais euh la communication a euh ses limites en en terme d'efficacité politique. Alors, c'est une manière de faire peser la responsabilité sur les parlementaires.
Est-ce que vous pensez qu'une majorité peut se dessiner sur le budget ? Non. À l'assemblée ?
Non, je ne pense pas. Euh alors effectivement, vous avez raison. On renverse la responsabilité.
En gros, c'est à vous, messieurs les parlementaires de vous entendre. Et euh si vous ne le faites pas, le peuple vous prendra témoin. C'est vous les méchants entre guillemets.
Emmanuel Macron avait fait exactement la même chose, hein, juste après la dissolution. C'est à vous de vous entendre. Sauf que quand on s'engage en politique, on a des idées, on a des idéaux, on a des convictions.
Et quand par exemple certains veulent plus d'impôts et que d'autres veulent moins d'impôts, je sais pas comment on fait. Objectivement, ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible.
Mais pourtant, le Rassemblement national est aussi favorable à des économies, à une baisse des dépenses publiques. Est-ce qu'il n'y a pas et bien un compromis possible entre le socle commun et le Rassemblement national sur cette question du budget ? Écoutez, le Front National au niveau économique, permettez-moi de vous dire qu'il est de gauche, hein.
Je peux prendre beaucoup d'exemples. Ils ont refusé de conditionner le RSA à 15h de travail. Ils sont pour le retour de la retraite à 62 ans.
Ce sont les meilleurs alliés de la gauche au niveau économique et ils ont souvent voté avec la gauche à l'Assemblée nationale. Donc je vois mal des accords entre guillemets de circonstances avec le socle commun et le le RN sur des problématiques budgétaires. Et Sébastien Lecu qui appelle également une meilleure maîtrise des dépenses des collectivités.
On va en parler avec les élus locaux. On va à Vincen. Bonjour Charlotte Libert.
Merci d'être avec nous. Euh vous êtes maire UDI de Vincen. D'abord, est-ce que compte tenu du contexte, vous juger que les collectivités doivent faire des efforts en matière de maîtrise de leurs dépenses ?
Bonjour à tous. Écoutez, je crois que les collectivités font déjà des efforts depuis plusieurs années et nous avons structurellement quelque chose qui nous permet d'être à l'équilibre à chaque fois que nous votons un buggest, ce n'est pas le cas de l'État. Donc bien sûr, on doit tous participer, essayer de trouver euh des solutions pour sortir de cet impasse.
Néanmoins, je crois que les collectivités elles elles ont donc ont déjà participer depuis fort longtemps à cet effort collectif. Euh vous avez lancé vous euh à Vincen une initiative inédite, c'est un financement citoyen pour valoriser le patrimoine culturel. Expliquez-nous.
Oui. Alors en fait c'est c'est né d'une idée simple, c'est de se dire que à l'instant les gens sont assez attachés à leur ville et que ils sont attachés à leur ville parce qu'il existe un patrimoine fort et que pour financer ce patrimoine et pour l'entretenir, ça nécessite un petit peu d'argent. vu les conditions du moment sur le plan financier en terme d'emprunt, il était important pour nous de trouver des alternatives à ce à ce mode de financement classique auprès des banques.
Et j'avais par ailleurs d'autres enfin des citoyens qui me demandaient régulièrement s'il pouvaient participer à la vie de la ville sans avoir forcément du temps à donner, sans avoir forcément autre chose à donner. Et donc je me suis dit que faire euh euh se faire réunir les deux aspects pouvait être une bonne idée. Et ce financement participatif, il permet à des citoyens qui ont peu de temps ou peu de d'autres moyens euh pour aider leur ville de choisir la confiance dans leur municipalité et de prêter de l'argent finalement à leur collectivité pour financer l'entretien de leur patrimoine.
Est-ce que du coup euh euh c'est bénéfique pour vos habitants et c'est bénéfique aussi pour la mairie ? Combien vous avez récolté ? Alors à ce jour, après pratiquement un petit mois de mise en place de la plateforme, on est à plus de 140000 €.
Ce qui veut dire que sur un projet qui en coûte peut-être 300000, on arrivera au-delà des la moitié financée par le participatif. Ça veut dire que c'est ce qu'on retirait potentiellement là puisqu'on est sur un acte complètement volontaire. Si on devait ajouter ça, cet empreint euh à la dette de la collectivité, là c'est pas le cas.
C'est-à-dire que nos citoyens font le choix de financer un patrimoine sur leurs biens propres en faisant confiance à un système qui est un financement participatif qui est rémunéré puisque ces citoyens seront rémunérés au bout de 5 ans euh à 2,5 %. Donc c'est plus que le livret et en même temps c'est un acte fort de confiance dans la situation actuelle. Olivier Paco, qu'est-ce que vous pensez de cette initiative ?
C'est une excellente idée. L'emprunt municipal ou départemental ou régional, ce sont des idées très peu utilisées mais qui me semblent vraiment pouvoir être fédératrice comme madame le maire le dit très bien. Je trouve que c'est remarquable et donc avoir déjà réuni quasiment la moitié de la somme dont elle a besoin sur ce projet-là.
Ça fait plaisir en plus aux gens qui qui qui investissent. Il y en a beaucoup qui d'ailleurs sont donateurs pour la fondation du patrimoine ou des associations caritatives. Là, non seulement elles font le bien entre guillemets, mais en plus financièrement ça rapporte plus pour elles que effectivement de laisser dormir leurs petites économies sur le un livreta ou sur un LDD.
Donc c'est bravo. Voilà. Bravo madame le maire.
Merci beaucoup. C'est le message d'Olivier Paco. Merci Charlotte Libert d'avoir été avec nous maire UDI de Vincen.
Merci beaucoup. On va continuer, on va on va retrouver Jacques Paquier. Bonjour Jacques, merci d'être là.
Directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, vous vouliez interroger Olivier Paco sur un autre sujet, c'est l'avenir du département de Loise en périphérie de la région Île-de-France et du Grand Paris. Absolument.
Monsieur Paco, je vais vous demander comment vous regardiez les débats franciliens. Certains souhaiteraient que la la métropole soit agrandi, élargi aux frontières de la région Île-de-France. Comment vous regardez ces ces débats vous-même ?
Est-ce qu'il ne vous semble pas que cela pourrait accroître l'effet frontière avec une région Île-de-France qui fait 33 % du PIB et puis ses voisins ? Comment regardez-vous ce débat ? J'ai été conseiller régional de Picardi.
Euh Lise est effectivement le département le plus méridional de la Picardie et des Haut-Fance. Néanmoins, euh je suis attaché comme l'immense majorité des habitants de Loise à cette région des Haut-Fance. Mais c'est vrai que quand on habite au sud de Loise, donc en dessous de ce qu'on appelle la RN 31, alors ça va être des communes comme Sanlis, Chantill, Chamblie, euh Merues, on est vraiment euh aux lisières de l'Île-de-Fance.
L'immense majorité des habitants travaillent en Île-de-Fance et effectivement, vous avez parlé d'effets frontières, ça peut poser une petite problématique. Néanmoins, on va pas refaire euh à chaque fois la carte des régions. Déjà, l'agrandissement Picardie Haute-France a posé des problèmes.
Personnellement, je pense qu'il pourrait y avoir certains avantages pour des habitants du sud de Loise qui alors ça peut être en terme de passe navigo ou autre hein, mais objectivement je ne suis pas favorable à écarteler dépessé loise pour qu'une partie du département devienne francilien. Non, nous sommes dans les Haut de France, nous sommes picards et nous y sommes très bien. Oui.
Deuxème question, monsieur Paco, merci beaucoup. quel type de coopération euh renforcé si j'ose dire vous vous souhaitez si c'est le cas euh je sais que les éluses parfois demande des investissements dans les infrastructures de ce transport pour relier plus rapidement euh Loise à à Roissi par exemple. Quel est quels sont vos vos chevaux de bataille sur ces sur ces questions des coopérations interrégionales ou avec l'Île-de-France ?
Vous avez raison, le Picardi Roissi, le le fameux barreau, fait partie des des grands projets qui sont importants pour le développement des Haut-de France et du du sud de Loise plus précisément. On peut parler aussi, on peut souhaiter des coopérations plus fines en matière d'infrastructure scolaire. Je pense par exemple au lycée.
Des fois, c'est peut-être dommage de construire deux lycées à quelques kilomètres. L'un au nord de l'Île-de-France, l'autre au sud de Loise est à Chaumon en vecin. Alors nous, on va aménager un collège en lycée, mais c'est vrai que un partenariat plus fin entre les deux régions aurait pu être peut-être plus pertinent, plus efficace.
On est frontalié nous par exemple aussi avec la Normandie. Et ben figurez-vous qu'on a construit une piscine entre les régions enfin financée par les deux départements et les deux régions. Donc c'est possible et peut-être que ça doit se développer entre la région Haut-Fance et la région Île-de-France.
Oui, merci beaucoup. Merci Jacques. Merci beaucoup d'avoir été avec nous la une du journal du Grand Paris.
C'est la tech au secours du climat. Merci beaucoup Jacques Paquier. Un dernier mot sur un autre sujet, Olivier Paco puisque vous suivez particulièrement ici au Sénat les questions d'éducation, d'enseignement, il y a un syndicat d'enseignants qui a proposer de débaptiser, de laïciser euh le nom des vacances de Noël et de la Toussin.
Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Mon dieu ! Mon dieu !
Quelle c'était la priorité ? Tout le monde attendait ça. Voilà, il y a des problèmes de niveau, il y a des problèmes de recrutement.
Un des principaux syndicats nous sort, il faut laïciser le nom des vacoles, des vacances. C'est stupide. C'est même choquant dans un pays où effectivement on est sur le Titanic, alors il y en a qui réécrivent à l'écriture inclusive la partition n'importe quoi.
Voilà. Donc non, certainement pas. C'est une forme de wisme malsin.
Merci Olivier Paco. Merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. [Musique]
Olivier Paccaud