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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 14 septembre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesEurope & international

Dette française: Bruno Le Maire assure que la dissolution "a précipité le chaos"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 32 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Vous allez me dire si c'est pour vous une réaction de responsabilité par rapport au vote sur le budget.

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est une position responsable selon vous ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à un moment, Bruno Le Maire, vous dites qu'on risque de se retrouver dans la situation où on ne pourra pas payer les retraites des Français, on ne pourra pas payer l'hôpital, on ne pourra pas payer l'éducation des Français ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Mais ça veut dire que si les mesures de redressement des comptes ne sont pas faites, elles nous seront imposées de l'extérieur ?

  • 4:12RelanceRéponse directe

    Bruno Le Maire, pourquoi vous ne vous êtes pas dressé contre cette situation ? Vous avez alerté, vous avez écrit au Président de la République.

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Mais pourquoi on ne vous a pas écouté ? Vous avez écrit au président de la République sur le taux élevé de nos dépenses et de nos prélèvements.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02Invité politiqueFait
    « qu'il arrive, même un budget qui n'est pas parfait, plutôt que pas de budget du tout, qui ne fera que précipiter la crise financière qui nous pend au nez, tout le monde en a parfaitement conscience. »
  • 1:11Invité politiqueChiffre
    « Quand on a des taux d'intérêt qui s'approchent des 4,5% et qui dépasseront les 5% de manière inéluctable dans les semaines qui viennent, »
  • 2:26Invité politiqueChiffre
    « L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n'a jamais dépassé les 30 points. Il est à près de 100 points aujourd'hui. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « C'est autant que vous n'avez pas pour les urgences des hôpitaux qui en ont bien besoin, pour les écoles, pour les crèches, pour nos universités. »
  • 3:28Invité politiqueFait
    « nous émettrons de la dette, et nos créanciers diront que c'est trop dangereux. On ne suit pas, et on n'achète plus de dette française parce que le risque est trop important. »
  • 5:20Invité politiqueChiffre
    « Les taux d'intérêt moyens, quand j'étais ministre des Finances, étaient à 1,1%. Ils sont à près de 5% aujourd'hui. »
  • 5:45Invité politiqueChiffre
    « l'INSEE a révisé la croissance à près de 2%. Elle est à 0,4% aujourd'hui. »
  • 13:26Invité politiqueChiffre
    « Réduction de 10 milliards d'euros des dépenses sur l'État, austérité, M. le maire, j'ai pris la décision. »
  • 15:11Invité politiqueChiffre
    « Je propose un point. Ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros. »
  • 15:58Invité politiqueChiffre
    « de geler les avancements des fonctionnaires ce qui rapporte près de 4 milliards d'euros, de geler les traitements des fonctionnaires »
  • 18:11Invité politiquePromesse
    « on va faire une vraie réforme des retraites à 65 ans âge égal de départ avec de la capitalisation »
  • 18:39Invité politiqueChiffre
    « un rabais sur notre cotisation en disant voilà, on a un niveau de vie moyen et plus faible. Il n'y a pas de raison qu'on continue à financer les autoroutes du sud de l'Espagne ou de l'est de la Pologne et nous nous demandons un rabais de 5 milliards d'euros. »
  • 24:49Invité politiqueFait
    « c'est une mascarade et les prix du pétrole augmenteront en septembre. »
  • 25:01Invité politiqueChiffre
    « un tiers de la circulation du pétrole étant bloquée »
  • 25:15PrésentateurChiffre
    « l'État prend 1,17€ sur 2€ de carburant »
  • 25:38Invité politiqueFait
    « Quand j'ai lancé le véhicule électrique »
  • 25:42Invité politiqueFait
    « nous avons lancé le leasing social sur le véhicule électrique »
  • 26:33Invité politiqueChiffre
    « ça coûte une fortune et nous ne pouvons pas nous le permettre »
  • 26:55Locuteur non identifiéChiffre
    « ce sera peut-être de 50, de 60, de 80 »
  • 27:12Invité politiqueChiffre
    « si effectivement le prix du diesel arrive à 2,50 euros, 2,60 euros »

Temps de parole

  • Bruno Le Maire62 %
  • Présentateur13 %
  • ?12 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 24 %
  • Locuteur non identifié 32 %

≈ 53,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je voudrais d'abord vous faire écouter la réaction de Marine Le Pen sur le budget. Vous allez me dire si c'est pour vous une réaction de responsabilité justement par rapport au vote sur le budget.

0:11
Locuteur

Nous

0:12
Invité

verrons bien la copie que nous présentera le gouvernement, mais j'assume une position claire. Nous assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite. Un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire.

0:36
Locuteur

Au

0:36
Invité

contraire, s'il n

0:37
Locuteur

'y

0:37
Invité

a pas de budget, nos six premiers mois au pouvoir seraient bien plus difficiles.

0:44
Locuteur

Est

0:45
Présentateur

-ce que c'est une déclaration, une position responsable selon vous

0:49
Locuteur

? J

0:49
Bruno Le Maire

'espère que tous les partis politiques auront la même position, c'est-à-dire l'adoption d'un budget,

0:56
Locuteur

quoi

0:56
Bruno Le Maire

qu'il arrive, même un budget qui n'est pas parfait, plutôt que pas de budget du tout, qui ne fera que précipiter

1:01
Locuteur

la

1:02
Bruno Le Maire

crise financière qui nous pend au nez, tout le monde en a parfaitement conscience. Mais chacun doit mesurer la gravité de la situation pour nos compatriotes.

1:10
Locuteur

Quand

1:11
Bruno Le Maire

on a des taux d'intérêt qui s'approchent des 4,5% et qui dépasseront les 5% de manière inéluctable dans les semaines qui viennent, qu'est

1:20
Locuteur

-ce

1:20
Bruno Le Maire

que ça veut dire pour nos compatriotes

1:21
Locuteur

?

1:22
Bruno Le Maire

Ça veut dire que vos enfants, mes enfants, quand ils vont aller emprunter de l'argent à la banque pour se loger, on va leur dire « Monsieur, le taux d'intérêt c'est 6, 6,5, 7% ». Nos enfants, nos petits-enfants ne pourront plus se loger. Ça veut dire que pour les entrepreneurs, les patrons de PME, les artisans, les commerçants qui veulent emprunter de l'argent pour investir, pour créer de l'emploi, ils ne pourront pas le faire. Ils mettront la clé sous la porte parce qu

1:46
Locuteur

'ils

1:46
Bruno Le Maire

n'auront pas l'argent disponible. Donc chacun doit se sentir responsable, écarter toute querelle politicienne,

1:51
Locuteur

toute

1:52
Bruno Le Maire

querelle partisane pour se dire « c'est l'avenir de la France qui est en jeu, nous nous rassemblons, ce ne sera pas parfait, mais au moins il y aura un budget plutôt que de précipiter la

2:02
Locuteur

crise

2:02
Présentateur

». Le sujet de la dette n'est pas un sujet technique, c'est très concret. Est-ce qu'à un moment, Bruno Le Maire, vous dites qu'on risque de se retrouver dans la situation où on ne pourra pas payer les retraites des Français, on ne

2:10
Locuteur

pourra

2:10
Présentateur

pas payer l'hôpital, on ne pourra pas payer l'éducation des Français ?

2:13
Locuteur

Mais

2:14
Bruno Le Maire

c'est déjà le cas.

2:15
Locuteur

Quand

2:16
Bruno Le Maire

on commence à dilapider autant d'argent

2:18
Locuteur

pour

2:19
Bruno Le Maire

les intérêts de la dette, je rappelle que quand les taux d'intérêt, ça a l'air un chiffre théorique, augmente d'un point,

2:25
Locuteur

c

2:26
Bruno Le Maire

'est 3,5 milliards d'euros de plus que vous dépensez chaque année, puis 7 milliards, puis 15 milliards. C'est autant que vous n'avez pas pour les urgences des hôpitaux qui en ont bien besoin,

2:34
Locuteur

pour

2:34
Bruno Le Maire

les écoles, pour les crèches, pour nos universités. Donc en réalité, on se prive déjà de capacité d'investissement. On pourrait mettre tout cet argent sur un sujet qui me paraît prioritaire, c

2:46
Locuteur

'est

2:46
Bruno Le Maire

-à

2:46
Locuteur

-dire

2:46
Bruno Le Maire

faire de la France le grand leader des nouvelles technologies de l'intelligence artificielle, construire plus de capacités d'accueil de semi-conducteurs, de construction industrielle verte, mais

2:54
Locuteur

on ne peut pas le faire.

2:55
Présentateur

Mais ça veut dire que si les mesures de redressement des comptes ne sont pas faites, si je vous entends bien, si je vous comprends bien, elles nous seront imposées de l'extérieur. C

3:03
Locuteur

'est

3:03
Présentateur

-à

3:03
Locuteur

-dire

3:03
Présentateur

que les pays que l'on regardait autrefois, parfois, il faut le dire, avec un peu de condescendance, en disant que

3:08
Locuteur

ça

3:08
Présentateur

ne nous arrivera jamais,

3:09
Locuteur

c

3:10
Présentateur

'est ce que nous vivons peut-être en pire ?

3:11
Locuteur

Le

3:12
Bruno Le Maire

choix qui aujourd'hui est posé devant tous les responsables politiques, c

3:16
Locuteur

'est

3:16
Bruno Le Maire

est

3:16
Locuteur

-ce

3:16
Bruno Le Maire

que nous voulons un destin français,

3:18
Locuteur

ou

3:19
Bruno Le Maire

un destin à la Grèce,

3:21
Locuteur

au

3:21
Bruno Le Maire

Portugal, à l'Espagne pendant la crise financière ? Comment est

3:24
Locuteur

-ce

3:24
Bruno Le Maire

que ça se matérialisera

3:25
Locuteur

? Il

3:26
Bruno Le Maire

y

3:26
Locuteur

a

3:26
Bruno Le Maire

un jour, certainement pas dans les semaines qui viennent, mais s'il y a encore plus d'instabilité politique, peut-être même juste avant l'élection présidentielle, nous émettrons de la dette, et nos créanciers diront que c'est trop dangereux.

3:37
Locuteur

On

3:38
Bruno Le Maire

ne suit pas, et on n'achète plus de dette française parce que le risque est trop important. À ce moment-là, évidemment, la Banque Centrale Européenne ne va pas nous laisser tomber. Elle dira qu

3:46
Locuteur

'il

3:46
Bruno Le Maire

faut venir au secours de la France parce que c'est l'avenir de la zone euro qui est en jeu. Simplement, le Conseil de la Banque Centrale Européenne dira « c'est à nos conditions ». Donc on vous prête de l'argent, mais on veut une baisse des pensions, on veut une baisse des traitements des fonctionnaires, on veut une

4:01
Locuteur

réforme des retraites un peu plus

4:02
Bruno Le Maire

ambitieuse. Donc c'est pour éviter des sangs et des larmes qu'il faut tout simplement du courage.

4:06
Locuteur

Je

4:07
Présentateur

salue Edwige Chevrion qui nous a rejoint. Merci d'être là avec Bruno Jeudy, Nicolas Domenac et Anne-Sora Dubois. Avant qu

4:13
Locuteur

'on

4:13
Présentateur

vous pose tous des questions, il y a une question majeure, Bruno Le Maire, et vous essayez d'y répondre depuis plusieurs jours et plusieurs semaines puisque l'on vous voit dans le débat public et politique. Vous n'avez cessé de dire à tout le monde, lorsque vous étiez à Bercy,

4:28
Locuteur

qu

4:28
Présentateur

'il vous a été demandé de rallonger les choses, rallonger les chèques, de maintenir le quoi qu'il en coûte. Mais pourquoi vous ne vous êtes pas dressé contre cette situation ? Vous avez alerté, vous avez écrit au Président de la République. Pourquoi en tant que ministre vous avez dit, moi je ne cautionne pas, je pars et je démissionne

4:44
Locuteur

? Parce

4:45
Bruno Le Maire

que je préfère me battre et que je revendique la position que j'ai choisie, c'est-à-dire obtenir des économies. On a fait des économies, on a pris des décisions. Je rappelle qu'on a fait une réforme des retraites quand même.

4:55
Présentateur

Mille milliards de

4:55
Locuteur

dettes supplémentaires.

4:56
Bruno Le Maire

Retirer ensuite, en 2024, après la dissolution. En réalité, Sonia Mabouk, la faute politique,

5:04
Locuteur

ce

5:04
Bruno Le Maire

qui a précipité le chaos, c'est la dissolution. Je vais juste vous donner

5:09
Locuteur

quelques chiffres. Donc c'est le Président

5:09
Présentateur

de la République ?

5:10
Bruno Le Maire

C'est la décision du Président de

5:11
Locuteur

la

5:11
Bruno Le Maire

République. Mais je veux quand même rappeler quelques chiffres, parce

5:13
Locuteur

qu

5:13
Bruno Le Maire

'effectivement, je préfère défendre la vérité, plutôt que tous les mensonges que j'ai entendus depuis des mois et des mois. Les taux d'intérêt moyens, quand j'étais ministre des Finances, étaient à 1,1%. Ils sont à près de 5% aujourd'hui. L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n'a jamais dépassé les 30 points. Il est à près de 100 points aujourd'hui. Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%.

5:36
Locuteur

Il

5:36
Bruno Le Maire

est à près de 9

5:37
Locuteur

aujourd

5:38
Bruno Le Maire

'hui. Et je rappelle que la dernière année où j'ai été ministre

5:41
Locuteur

de

5:42
Bruno Le Maire

l'Économie et des Finances sur une année pleine, c'est l'année 2023, l'INSEE a révisé la croissance à près de 2%.

5:47
Locuteur

Elle est à 0

5:49
Bruno Le Maire

,4% aujourd'hui.

5:49
Locuteur

Ce

5:50
Bruno Le Maire

que ces chiffres montent, et je ne cible personne, personnellement, je cible les décisions qui ont été faites.

5:57
Présentateur

Mais pourquoi on ne vous a pas écouté ? Vous avez écrit au président de la République sur le taux élevé de nos dépenses et de nos prélèvements. Vous lui avez vraiment proposé de mettre en place une stratégie, semble-t-il, ambitieuse de contrôle de nos finances publiques pour revenir sous les 3% de déficit en 2027. Que vous a-t-il opposé ? Un silence ? Qu

6:12
Locuteur

'est

6:12
Présentateur

-ce que ça veut dire ? Qu'il a préféré la dissolution à la vérité ?

6:15
Bruno Le Maire

Tout ça a été parfaitement établi par la Commission des Finances de

6:19
Locuteur

l

6:19
Bruno Le Maire

'Assemblée nationale qui a mené une enquête et qui a approfondi tous ces sujets. Et je pense qu'à un moment très précis, il y

6:26
Locuteur

a

6:26
Bruno Le Maire

eu un choix politique majeur qui a été fait pour la France.

6:29
Locuteur

Est

6:29
Bruno Le Maire

-ce qu'on choisit en juin 2024

6:31
Locuteur

le

6:32
Bruno Le Maire

plan de redressement des comptes publics que j'avais proposé, qui comportait beaucoup de mesures qui sont aujourd'hui sur la table mais qui sont forcément plus dures parce que la situation s'est détériorée

6:39
Locuteur

? Ou

6:40
Bruno Le Maire

est-ce qu'on choisit d'écarter

6:42
Locuteur

ce

6:43
Bruno Le Maire

courage-là en faisant le choix de la dissolution

6:45
Locuteur

? La

6:46
Bruno Le Maire

décision qui a été prise par le président de

6:47
Locuteur

la

6:47
Bruno Le Maire

République, c'est entre le rétablissement des comptes comme je le proposais ou le chaos politique de la dissolution.

6:55
Locuteur

Le

6:56
Bruno Le Maire

chaos

6:56
Locuteur

politique de la dissolution. C'est très grave, pardonnez

6:57
Présentateur

-moi. C'est très grave.

6:58
Bruno Le Maire

Mais c'est un choix qui

6:59
Locuteur

n'appartient que au président de la République. C'est un non-choix que de précipiter la France en vain le chaos politique. Mais je veux simplement,

7:03
Bruno Le Maire

parce que ça fait deux ans que j'entends beaucoup de fables sur le sujet, simplement rappeler que chacun prend ses responsabilités. Moi,

7:10
Locuteur

j

7:10
Bruno Le Maire

'ai certainement, Sonia Mabouk, une part de responsabilité dans la situation des finances publiques parce que peut-être qu'ici, là, on aurait pu aller plus loin, on aurait pu dépenser moins tel ou tel moment. Je prends toute ma part de responsabilité.

7:22
Locuteur

Mais je

7:23
Bruno Le Maire

voudrais juste rappeler

7:24
Locuteur

que la décision

7:24
Bruno Le Maire

fondamentale, c'est la dissolution.

7:26
Locuteur non identifié

Au moment de la dissolution, la Commission européenne est déjà en train d'étudier le fait de placer la France en procédure de déficit exagéré.

7:34
Locuteur

Et

7:35
Locuteur non identifié

la Cour des comptes a jugé,

7:36
Locuteur

a

7:36
Locuteur non identifié

critiqué votre bilan, a repoussé notamment votre argument Covid en disant les voisins européens ont pris des mesures comparables et ne sont pas dans la même situation. Donc déjà, avant la dissolution, c'était déjà très compliqué.

7:45
Bruno Le Maire

Parce

7:45
Locuteur

qu

7:45
Locuteur non identifié

'avant

7:46
Locuteur

la dissolution, bien

7:46
Locuteur non identifié

sûr...

7:47
Locuteur

Ça faisait six ans que

7:47
Locuteur non identifié

vous étiez là. C'est pas pour dire que vous êtes seul responsable, mais enfin, la dissolution, il y a eu aussi votre audition au Sénat dans laquelle vous dites qu'il y

7:55
Locuteur

a

7:55
Locuteur non identifié

eu une erreur d'appréciation des recettes.

7:56
Locuteur

Il

7:56
Locuteur non identifié

y a eu quand même une succession d'erreurs qui ne sont pas dues à la dissolution.

7:59
Bruno Le Maire

qui se sont

8:00
Locuteur

déroulées sous

8:02
Locuteur non identifié

votre

8:02
Bruno Le Maire

direction

8:04
Locuteur

de Bercy. Quand je dis que je prends

8:04
Bruno Le Maire

ma part de responsabilité, je prends ma part de responsabilité. Bien sûr qu'à un moment donné,

8:08
Locuteur

il y a eu un trou

8:09
Bruno Le Maire

dans les recettes, mais on a pris des décisions réglementaires pour corriger ça, des économies sur l'État, des économies

8:15
Locuteur

sur les médicaments. Je les ai prises. Pourquoi

8:17
Locuteur non identifié

les Français l'ont appris si tard ?

8:18
Locuteur

Vous

8:18
Locuteur non identifié

avez dit...

8:19
Locuteur

Il y a eu des

8:19
Locuteur non identifié

recettes qui n'ont pas été anticipées.

8:20
Bruno Le Maire

Bien sûr qu'il n

8:21
Locuteur

'a

8:21
Bruno Le Maire

pas été anticipé.

8:22
Locuteur non identifié

C'est une

8:23
Locuteur

erreur grave qui a été commise

8:24
Bruno Le Maire

par Bercy. Comme j'étais le

8:26
Locuteur

patron

8:26
Bruno Le Maire

de Bercy, je prends toutes mes responsabilités sur cette mauvaise évaluation. Ce que je regrette, c'est qu'on ne comprenne pas que le problème de la dette est un problème de système, un problème de modèle économique qui dépense plus de richesse qu'il en produit. Vous le disiez très bien tout à l'heure. Le problème de la dette, c'est quoi ? Ça a été établi par Nicolas Dufour, le patron de la BPI, par tout le monde.

8:47
Locuteur

Et par François Pérou, ça lui a coûté son poste

8:49
Locuteur non identifié

de Premier ministre.

8:50
Locuteur

La France

8:50
Bruno Le Maire

dépense

8:50
Locuteur

trop

8:50
Bruno Le Maire

pour

8:50
Locuteur

les dépenses sociales,

8:52
Bruno Le Maire

trop pour les retraites et elle ne produit pas assez de richesse. Moi, au moins, j'en tire les conséquences. –

8:57
Locuteur

Mais est-ce que ça n'aurait pas eu plus

8:58
Locuteur non identifié

de force

8:58
Locuteur

de

8:59
Locuteur non identifié

panache de partir et de dire au nom même de ce que vous défendez, de

9:05
Locuteur

briser l'art,

9:06
Locuteur non identifié

de

9:06
Locuteur

dire

9:06
Locuteur non identifié

que ce n

9:06
Locuteur

'est

9:06
Locuteur non identifié

plus possible, on va dans le mur. Et vous avez continué.

9:10
Locuteur

–

9:10
Locuteur non identifié

Mais c'est sympathique.

9:10
Locuteur

–

9:10
Bruno Le Maire

Je ne comprends pas. –

9:11
Locuteur

C

9:11
Bruno Le Maire

'est sympathique, mais je vais vous expliquer.

9:12
Locuteur

– Non, c'est la

9:13
Présentateur

doctrine

9:13
Locuteur

chevalementiste. – On accepte ou

9:15
Bruno Le Maire

pas ?

9:15
Locuteur

–

9:15
Bruno Le Maire

D'accord.

9:16
Locuteur

–

9:16
Présentateur

Un ministre,

9:17
Locuteur

ça

9:17
Présentateur

ferme sa gueule. –

9:19
Locuteur

C'est

9:19
Bruno Le Maire

sympathique sur un plateau de télévision, mais pour la réalité des Français, c'est une catastrophe. François Bayrou a fait ce choix-là.

9:27
Locuteur

Qu

9:27
Bruno Le Maire

'est-ce que ça a amené

9:28
Locuteur

? Le

9:28
Bruno Le Maire

retrait de la réforme des retraites. Donc je préfère me battre,

9:32
Locuteur

pied

9:33
Bruno Le Maire

à pied.

9:33
Locuteur

–

9:34
Locuteur non identifié

Mais vous

9:34
Locuteur

avez perdu,

9:34
Locuteur non identifié

il a refusé un projet de loi de finances rectificative, ça n'a rien changé.

9:37
Bruno Le Maire

– Mais pardon, si à un moment donné, le choix politique fondamental qui a été fait était de dissoudre plutôt que de poursuivre,

9:45
Locuteur

ça,

9:45
Bruno Le Maire

ça n'est pas ma responsabilité.

9:47
Locuteur

–

9:47
Bruno Le Maire

Donc quand il s'agit de rétablir

9:49
Locuteur

les comptes… – Donc c'est de masquer

9:49
Présentateur

la réalité. La dissolution, elle

9:52
Locuteur

ne

9:52
Présentateur

sort pas du chapeau comme ça, monsieur le maire. Vous êtes en train de

9:54
Locuteur

dire

9:54
Présentateur

que vous avez tout fait, vous avez alerté, vous n'avez pas été écouté, et pire, il a été décidé de dissoudre pour ne pas dire cette vérité.

10:03
Bruno Le Maire

– Non, pas pour ne pas dire la vérité.

10:05
Locuteur

–

10:05
Bruno Le Maire

Pour la retarder ? – Il y aura peut-être une autre majorité,

10:08
Locuteur

il

10:08
Bruno Le Maire

y

10:08
Locuteur

aura

10:08
Bruno Le Maire

peut-être une autre possibilité, et ça fera passer plus facilement la pilule amère ou le rétablissement des comptes

10:15
Locuteur

qui est proposé peut-être. – Est

10:16
Locuteur non identifié

-ce qu'on pourrait dire, Bruno Le Maire, que la dissolution, c'était finalement un peu de la cavalerie financière ?

10:20
Locuteur

–

10:21
Bruno Le Maire

Je pense que la dissolution, c'est un choix qui n'appartient qu'au président de la République, mais qui a abouti à une fuite en avant. Je redis qu'avant la dissolution, oui, il y avait des difficultés, oui, il y avait des choses qui auraient pu être mieux faites, certainement, mais au moins, nous avions le contrôle de la situation.

10:36
Locuteur

–

10:36
Locuteur non identifié

Mais alors,

10:37
Locuteur

nous avons,

10:38
Bruno Le Maire

avec la dissolution,

10:39
Locuteur

perdu le contrôle, perdu le

10:41
Bruno Le Maire

contrôle de la situation.

10:43
Locuteur

– Bruno Le Maire, – Et c'est bien ça

10:44
Bruno Le Maire

qu'est aujourd'hui. un tout petit peu devant. Ce qui intéresse les Français,

10:48
Locuteur

c'est de savoir de quoi l

10:49
Bruno Le Maire

'avenir va être fait. Jusqu'en juin 2024,

10:52
Locuteur

nous avions le

10:53
Bruno Le Maire

contrôle de la situation. À partir de juin 2024, vous l'avez vu, on abandonne la réforme des retraites, on augmente les impôts, on abandonne la politique économique favorable à l'offre. Donc, on jette tout par-dessus bord. C'est une réalité.

11:05
Locuteur

Donc, nous nous retrouvons à l'heure où je vous parle. est-ce que le responsable de cette cavalerie

11:07
Locuteur non identifié

financière, pour ce que dit Bruno Jeunier, est-ce que finalement, ce n'est pas le président de

11:13
Locuteur

la

11:13
Locuteur non identifié

République qui en fait, c

11:15
Locuteur

'est

11:15
Locuteur non identifié

un peu ce qu'on dit aujourd'hui,

11:16
Locuteur

c

11:16
Locuteur non identifié

'est que

11:16
Locuteur

ça n'intéressait pas en fait.

11:18
Locuteur non identifié

Ça n'intéressait pas tellement

11:19
Locuteur

les comptes de la France. Les personnes qui nous

11:20
Bruno Le Maire

écoutent, je peux me tromper, mais je pense que la seule chose qu'ils attendent aujourd'hui des responsables politiques, c'est comment est-ce qu'on sort de cette situation

11:28
Locuteur non identifié

et

11:28
Locuteur

comment est-ce qu'on évite... Oui, mais j'ai envie

11:29
Locuteur non identifié

de dire, ce n

11:30
Locuteur

'est

11:30
Locuteur non identifié

pas les responsables politiques, c'est

11:31
Locuteur

les politiques.

11:32
Locuteur non identifié

Il n'y a plus le mot responsabilité.

11:34
Locuteur

Mais on le sait, vous avez une grande difficulté à

11:37
Locuteur non identifié

croire

11:37
Locuteur

aujourd'hui de la part des Français. Je vais prendre

11:39
Bruno Le Maire

vos propos qui sont justes.

11:42
Locuteur

La

11:42
Bruno Le Maire

France pêche depuis 40 ans

11:44
Locuteur

en

11:45
Bruno Le Maire

dépensant trop pour l'État-providence et trop pour les retraites. Donc, est-ce que maintenant, on regarde ça en face et on essaye de régler le

11:53
Locuteur

sujet ?

11:53
Bruno Le Maire

À

11:54
Locuteur

l'avenir, est-ce que

11:54
Bruno Le Maire

nous

11:55
Locuteur

sommes

11:55
Bruno Le Maire

prêts, au moment où je vous parle, à dire aux Français, on peut encore sauver la situation ? Ma conviction absolue, c'est qu'il est encore possible de sauver la

12:04
Locuteur

situation, que ça se joue dans les semaines qui viennent et que sur

12:07
Bruno Le Maire

le long terme,

12:08
Locuteur

il faut réinventer notre modèle.

12:09
Présentateur

Vous, vous êtes un homme responsable, vous remontez sur le Titanic quand le commandant vous dit écoutez, j'ai pris l'iceberg mais je n'aurais pas dû, mais cette fois-ci, je vais faire attention, vous remontez

12:18
Locuteur

en famille, avec vos enfants

12:20
Bruno Le Maire

? À un moment donné, on est tous dans le même bateau. Ce bateau, il a un nom,

12:23
Locuteur

il

12:23
Bruno Le Maire

s'appelle la France.

12:25
Locuteur

Et

12:25
Bruno Le Maire

ce bateau-là, il a besoin qu'on

12:27
Locuteur

comble

12:28
Bruno Le Maire

les voies d'eau,

12:29
Locuteur

qu

12:29
Bruno Le Maire

'on les ferme une bonne fois pour toutes

12:31
Locuteur

et

12:31
Bruno Le Maire

ce n

12:32
Locuteur

'est

12:32
Bruno Le Maire

pas dans six mois que ça se joue, c'est maintenant. Donc, c'est maintenant qu'il faut engager non pas 5, 6 milliards d'euros de réduction de la dépense, mais 20 à 30 milliards,

12:41
Locuteur

ça

12:41
Bruno Le Maire

a été établi par tous

12:42
Locuteur

les spécialistes. que n'avez-vous pas dit

12:43
Locuteur non identifié

ça au moment où on vous a refusé le projet de loi de finances rectificative ? Pourquoi maintenant et pas à ce moment-là ? Je ne comprends pas.

12:49
Bruno Le Maire

Mais ça

12:49
Locuteur

a

12:49
Bruno Le Maire

été

12:49
Locuteur

dit.

12:50
Locuteur non identifié

Non, vous ne

12:50
Locuteur

vous

12:50
Locuteur non identifié

l'avez pas dit. Vous auriez pu dire au président c'est maintenant qu'il faut engager ces économies, sinon je m

12:55
Locuteur

'en

12:55
Locuteur non identifié

vais. Vous auriez pu dire au Parlement c'est maintenant qu'il faut les engager, sinon je m'en vais. Vous

12:58
Bruno Le Maire

ne l'avez pas fait, je vois votre véhémence.

13:02
Locuteur

Mais c'est une passion. Parce que c'est un vrai sujet français. J

13:06
Bruno Le Maire

'entends votre passion. Moi, je vous rappelle à la règle institutionnelle. Toutes les décisions qui relevaient de ma compétence,

13:12
Locuteur

je

13:13
Bruno Le Maire

les ai prises entre janvier et juin 24. Je passe rapidement parce que le passé, ça ne intéresse pas forcément les gens. Je les ai prises contre les oppositions.

13:21
Locuteur

La

13:21
Bruno Le Maire

sortie du bouclet tarifaire sur électricité, tout le monde compte. Austérité, M. le maire, j'ai pris la décision. Réduction de 10 milliards d'euros des dépenses sur l'État, austérité, M. le maire, j'ai pris la décision. Mais il se trouve qu'ensuite,

13:33
Locuteur

il

13:33
Bruno Le Maire

y a des règles démocratiques et institutionnelles qui font qu'à partir d'un certain niveau d'économie, il faut que vous alliez devant le Parlement et que le Parlement les vote.

13:41
Locuteur non identifié

La démission,

13:41
Locuteur

c

13:42
Locuteur non identifié

'est toujours dans les compétences des ministres.

13:43
Bruno Le Maire

Toutes les oppositions ont dit plus d'économie, c'est hors de question. Ça va faire de l'austérité.

13:51
Locuteur

Non, c'est sur le

13:51
Locuteur non identifié

diagnostic.

13:52
Locuteur

Mais

13:53
Bruno Le Maire

le diagnostic, il a été fait, il a été écrit,

13:54
Locuteur

il

13:54
Bruno Le Maire

a été dit, je l'ai dit depuis 2021, il faut sortir du

13:56
Locuteur

gouvernement. Vous avez dit ni faute ni dissimulation. Je dis

13:59
Bruno Le Maire

simplement qu'à un certain moment,

14:01
Locuteur

que

14:02
Bruno Le Maire

chacun prenne ses responsabilités. Je ne peux pas, comme ministre des Finances, prendre les responsabilités des oppositions qui ne voulaient pas voter un texte faisant plus d'économie.

14:12
Locuteur non identifié

Bruno Le Maire, si on regarde un tout petit peu devant ses cours, c'est 30 septembre, donc c'est vraiment, c'est après-demain, faire 30 milliards d'économie, comme a priori, c'est ce qui semble se profiler. Est-ce que c'est de l'austérité

14:23
Locuteur

?

14:24
Bruno Le Maire

Mais non, ce n'est pas de l'austérité.

14:25
Locuteur

À chaque fois, on nous revoit... Vous vous posez la question,

14:27
Locuteur non identifié

non ? Non. Elle est légitime.

14:28
Bruno Le Maire

La question est pas pour moi légitime, mais le problème, c'est...

14:31
Locuteur

Vous dites 10 milliards,

14:31
Locuteur non identifié

on vous dit

14:32
Locuteur

que c'est 30 milliards. J'ai l'impression de me retrouver

14:33
Bruno Le Maire

au Parlement où à chaque fois que vous annoncez un euro d'économie, on vous dit austérité. Monsieur le maire, vous voulez couper dans l'électricité et les aides aux Français. Austérité. Mais pardon, l'austérité, c'est ce qui va nous pendronner si c'est la Banque Centrale Européenne qui décide à notre place.

14:48
Locuteur

Donc je

14:48
Bruno Le Maire

préfère le courage à l'austérité.

14:50
Locuteur

Le courage, c'est quoi ? Mais est-ce qu'on peut trouver

14:51
Locuteur non identifié

30 milliards ? Vous êtes ministre de l'économie suffisamment longtemps. Est-ce qu'on peut trouver 30 milliards en 15 jours, en 3 semaines ? Oui. Oui,

14:59
Locuteur

et

14:59
Locuteur non identifié

vous

14:59
Locuteur

les trouvez où alors ? Simplement,

14:59
Bruno Le Maire

je mets mon expérience à disposition puisqu'à chaque budget, j'ai essayé d'apporter des économies. Nous en avons fait. les seules décisions immédiates

15:07
Locuteur

qui

15:08
Bruno Le Maire

sont à la hauteur de la gravité de la situation.

15:10
Locuteur

C

15:11
Bruno Le Maire

'est la désindexation des pensions de retraite. Je propose un point. Ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros.

15:17
Locuteur

C

15:18
Bruno Le Maire

'est la suppression de l'abattement de

15:19
Locuteur

10%. Avec un minimum

15:19
Locuteur non identifié

pour les retraites les plus modestes

15:21
Bruno Le Maire

? Bien sûr, on ne touche pas les retraites les plus modestes et parfaitement

15:23
Locuteur

raison. Et c'est quoi les retraites les

15:24
Locuteur non identifié

plus modestes ? Pardonnez-moi,

15:25
Locuteur

on dirait qu'il y a des retraites

15:26
Présentateur

aisées dans notre

15:27
Locuteur

pays.

15:27
Bruno Le Maire

J'avance sur le sujet. Je rappelle juste sur la désindexation des retraites. Je vous l'ai parfaitement dit tout à l'heure.

15:33
Locuteur

Les

15:33
Bruno Le Maire

salaires ne sont pas indexés.

15:36
Locuteur

Donc les

15:36
Bruno Le Maire

gens qui bossent qui ont un salaire, désolé, eux,

15:39
Locuteur

ils

15:39
Bruno Le Maire

font comment

15:39
Locuteur

?

15:40
Bruno Le Maire

Les rémunérations des fonctionnaires, elles sont gelées, elles ne sont pas indexées. Donc voilà pourquoi il me paraît juste et équilibré aujourd'hui de demander la désindexation de un point des pensions de retraite, de supprimer l'abattement de 10% qui rapporte le double 6 milliards d

15:55
Locuteur

'euros,

15:56
Locuteur non identifié

de

15:56
Bruno Le Maire

geler les avancements des fonctionnaires ce qui rapporte près de 4 milliards d'euros, de geler les traitements des fonctionnaires et j'assortis à ça d'autres mesures qui me paraissent indispensables. Personnellement, je maintiendrai la surtaxe à l'impôt sur les sociétés et celui qui vous dit

16:09
Locuteur

ça. La totalité. En 2020, vous

16:11
Locuteur non identifié

aviez dit que c'était injuste. En 2017, vous l'avez fait, en 2023, vous avez dit que c

16:13
Locuteur

'était injuste.

16:14
Bruno Le Maire

Pourquoi ? J'ai jamais augmenté les impôts des entreprises. Mais là, qu'est-ce que je cherche ? C

16:18
Locuteur

'est

16:18
Bruno Le Maire

la justice. Vous ne pouvez pas demander aux uns de contribuer et aux autres de ne pas participer. Donc il n

16:23
Locuteur

'y

16:23
Bruno Le Maire

a aucune

16:23
Locuteur non identifié

réforme dans ce que vous faites,

16:30
Locuteur

que

16:30
Bruno Le Maire

les réformes structurelles ne donnent de résultats que dans deux ans ou dans trois ans.

16:35
Locuteur

Je révèle. Mais Bruno Le Maire, vous avez raison.

16:38
Bruno Le Maire

La seule réforme qui aurait rapporté aujourd'hui plusieurs milliards d'euros, c'est la réforme des retraites.

16:43
Locuteur

Bruno

16:44
Présentateur

Le Maire,

16:44
Locuteur

s

16:44
Présentateur

'il vous plaît.

16:44
Locuteur

Je termine juste par un point

16:45
Bruno Le Maire

très important dans les propositions.

16:47
Locuteur

Vous avez dit

16:47
Présentateur

juste. Il y

16:48
Locuteur

a

16:48
Présentateur

la question de la justice, il

16:49
Locuteur

y

16:49
Présentateur

a la question de la dignité.

16:50
Locuteur

Vous

16:51
Présentateur

pouvez dire aujourd'hui, pour la formule consacrée les yeux dans les yeux, à ces retraités qu'on appelle aisés, mais je ne sais pas en quoi ils sont aisés. Écoutez, c'est comme ça, vous serez les prochains sacrifiés. On peut leur dire, alors que pèse sur eux un contrat de génération ?

17:05
Bruno Le Maire

C'est une question fondamentale que vous posez.

17:08
Locuteur

Je

17:08
Bruno Le Maire

leur dis juste,

17:09
Locuteur

tout

17:10
Bruno Le Maire

le monde aujourd'hui est en grande difficulté. Les salariés, aujourd'hui, il est probable que leurs salaires ne vont pas beaucoup augmenter.

17:16
Locuteur

Vous

17:16
Bruno Le Maire

êtes à près de 9% de taux de chômage. La pauvreté en France est directement liée au chômage. Donc il faut que tout le monde apporte son écho. Je leur ajoute deux choses très importantes pour les retraités. Il n

17:28
Locuteur

'est

17:28
Bruno Le Maire

pas question de cibler qui que ce soit. Ça n

17:29
Locuteur

'a

17:29
Bruno Le Maire

jamais été ma façon de faire la politique.

17:31
Locuteur

La

17:31
Bruno Le Maire

première,

17:32
Locuteur

c

17:32
Bruno Le Maire

'est que c'est jusqu'à ce que la France soit revenue sous les 3% de déficit. Ensuite, on

17:37
Locuteur

arrête. On a 10 ans.

17:39
Bruno Le Maire

Non, pas 10 ans.

17:40
Locuteur

Vous

17:40
Bruno Le Maire

devez

17:40
Locuteur

tenir un objectif.

17:42
Bruno Le Maire

On

17:42
Locuteur

sera déjà

17:43
Bruno Le Maire

retraités

17:43
Locuteur

nous-mêmes.

17:45
Bruno Le Maire

Je suis désolé s'il faut le faire le plus vite possible.

17:47
Locuteur

Tous

17:47
Bruno Le Maire

les autres pays européens sont revenus sous les 3% de déficit. Vous parlez

17:50
Locuteur

à quelqu'un qui a fait revenir la France sous les 3% de déficit

17:53
Bruno Le Maire

en 2019.

17:55
Locuteur

Je parle d

17:56
Bruno Le Maire

'expérience. Il faut d'abord leur donner cette garantie que c'est limité dans le temps. Et puis, il

18:00
Locuteur

y a

18:00
Bruno Le Maire

une deuxième garantie qui est très importante. C'est de leur dire qu'on va faire une vraie réforme des retraites

18:04
Locuteur

à

18:04
Bruno Le Maire

65 ans âge égal de départ avec de la capitalisation pour qu'ils sachent qu'effectivement, c'est une bonne fois pour toutes qu'on fait cette économie. Je rajoute une dernière chose qui rapporte aussi de l'argent.

18:15
Locuteur

C

18:15
Bruno Le Maire

'est qu'à un moment où la France

18:18
Locuteur

a

18:19
Bruno Le Maire

un niveau de vie moyen inférieur à celui des autres pays européens,

18:22
Locuteur

il

18:22
Bruno Le Maire

me paraît légitime comme

18:24
Locuteur

l'Allemagne,

18:25
Bruno Le Maire

comme l'Autriche, comme d'autres pays européens de demander un rabais.

18:28
Locuteur

Un

18:28
Bruno Le Maire

rabais sur notre cotisation en disant voilà, on a un niveau de vie moyen et plus faible.

18:32
Locuteur

Il n'y a pas de raison qu'on continue

18:34
Bruno Le Maire

à financer les autoroutes du sud de l'Espagne ou de l'est de la Pologne et nous nous demandons un rabais

18:39
Locuteur

de 5 milliards d'euros. Ah, parce que vous parlez des

18:40
Locuteur non identifié

autoroutes.

18:41
Locuteur

Carburos.

18:42
Bruno Le Maire

Si jamais, on va y venir, je suis sûr qu

18:44
Locuteur

'on

18:44
Bruno Le Maire

va y venir,

18:44
Locuteur

si jamais vous faites l'ensemble des

18:46
Bruno Le Maire

mesures que j'ai proposées...

18:47
Locuteur

Ça, tabou pour Emmanuel Macron, ça, touché au rabais.

18:50
Bruno Le Maire

Mais les tabous sont faits pour être levés à un moment où la gravité de la situation justifient des mesures

18:55
Locuteur

exceptionnelles. n

18:56
Présentateur

'y voyez pas de l'ironie. Vous aurez eu d'être ministre de l'Économie avec toutes ces propositions.

19:00
Bruno Le Maire

Non, ministre des Finances, mais quand

19:01
Locuteur

je l'ai été... Vous auriez du l'autre parce que là, c'est parfait comme programme. J'ai fait un certain nombre de ces

19:05
Bruno Le Maire

propositions et je me suis pris, un mur

19:09
Locuteur

de

19:10
Bruno Le Maire

tout le monde, de toutes les oppositions,

19:12
Locuteur

de tous les

19:12
Bruno Le Maire

responsables politiques, d'autres membres du gouvernement qui disaient que ce

19:15
Locuteur

n'était

19:15
Bruno Le Maire

pas possible.

19:16
Locuteur

Mais vous avez dû vivre

19:17
Présentateur

un enfer sans que personne ne

19:19
Locuteur

s'en rende compte. Mon message

19:19
Bruno Le Maire

ce soir... Vous savez, l'enfer est pavé de bonnes intentions, j'ai beaucoup de bonnes intentions, mais je

19:24
Locuteur

n

19:24
Bruno Le Maire

'ai pas vécu l'enfer. L'enfer aujourd'hui, c'est ce que vont vivre les Français et ce que vivent certains de nos compatriotes.

19:30
Locuteur

Si

19:30
Bruno Le Maire

nous voulons garder notre souveraineté, notre liberté et ne pas nous voir dicter demain ce que nous pouvons faire librement aujourd'hui, il faut engager les économies que je propose qui nous permettent de revenir à la liberté financière et demain de réinvestir dans les

19:46
Locuteur

grands programmes d'investissement,

19:47
Bruno Le Maire

dans l'école et

19:48
Locuteur

dans l'hôpital.

19:48
Bruno Le Maire

Bruno

19:48
Locuteur

Le Maire, est-ce

19:49
Locuteur non identifié

que les Français peuvent faire confiance pour réparer les voies d'eau que vous avez décrites du navire France ? Est-ce qu'ils peuvent faire confiance à ceux qui ont contribué à les agrandir, en tout cas, ne les ont pas refermés ? Là, il y

20:01
Locuteur

a

20:01
Locuteur non identifié

un problème quand même. Ça ne

20:02
Locuteur

va pas être

20:03
Bruno Le Maire

facile. Vous avez parfaitement raison de soulever le sujet. C'est pour ça que j'appelle à la responsabilité collective. C'est sûr que si c'est le Premier ministre dont je soutiens les efforts pour avoir un budget qui, tout seul, avec David Amiel, le ministre du Budget, qui fait un travail remarquable, qui dit voilà ce qu'il faut faire, et que tous les autres se planquent

20:22
Locuteur

en disant... Ils ne se planquent pas. Ils sont

20:23
Présentateur

en campagne, M. Le Maire. On est à 7 mois. Pourquoi voulez-vous aider l'équipage du Titanic quand

20:28
Locuteur

vous avez une élection reine ? Parce que chacun devrait comprendre, Sonia Mabrouk,

20:31
Bruno Le Maire

qu'on est tous dans le même navire et que tout le monde coulera ensemble. Mais même celui qui sera élu président de la République coulera.

20:36
Présentateur

Ah bah ça, c'est sûr.

20:37
Locuteur

Il

20:37
Présentateur

va y

20:37
Locuteur

arriver d'une situation... Est-ce qu'on veut demain

20:41
Bruno Le Maire

élire librement

20:42
Locuteur

dans

20:42
Bruno Le Maire

une situation financière

20:44
Locuteur

redressée ? C'est important ce que vous dites. Librement, c'est-à-dire

20:46
Présentateur

qu'on pourrait voir notre élection présidentielle confisquée ?

20:51
Bruno Le Maire

Non,

20:51
Locuteur

je

20:52
Bruno Le Maire

dis simplement qu'à un moment donné, si vous élisez un président de la République qui est au beau milieu du marasme financier et d'une crise financière, ça va être quoi ces marges de manœuvre ? Ça. Eh bien moi, je veux demain un président de la République avec une majorité, avec un gouvernement qui pourra engager des investissements pour le pays, réinvestir dans les grands services publics, en particulier l'hôpital et l'école.

21:14
Locuteur

Vous pensez sincèrement

21:14
Locuteur non identifié

qu'à sept mois de la présidentielle, à sept mois et demi, un budget peut passer

21:20
Locuteur

? Je

21:21
Locuteur non identifié

suis un idéaliste

21:23
Bruno Le Maire

indécrottable.

21:24
Locuteur

Donc

21:24
Bruno Le Maire

je continue à penser que tout de même,

21:27
Locuteur

il

21:27
Bruno Le Maire

peut y avoir dans l'Assemblée nationale un bref éclair de lucidité.

21:32
Locuteur

Que

21:33
Bruno Le Maire

chacun comprenne, je ne leur demande même pas de penser à l'intérêt français. J'en dis que même dans leur intérêt à tous ceux qui sont candidats, ils ont intérêt à avoir une situation financière stable parce que dans six mois, les taux d'intérêt ne seront pas à 4-4, ils seront à 5-5 ou à 6. La dette aura filé et tout l'argent qu'ils voudraient dépenser pour leur programme,

21:51
Locuteur

ils devront le dépenser

21:53
Locuteur non identifié

pour

21:54
Bruno Le Maire

les intérêts de

21:55
Locuteur

la

21:55
Bruno Le Maire

dette. Donc s

21:55
Locuteur

'ils

21:55
Bruno Le Maire

ne pensent pas à l'intérêt supérieur de la nation qui moi m'occupe matin, midi et soir pour ne pas vous dire que ça me tarot de si la nuit, qu'au moins ils pensent à leur

22:04
Locuteur

intérêt.

22:04
Locuteur non identifié

Et vous pensez, Bruno Le Maire, juste une toute petite question, pardonnez-moi, le président ou la présidente qui va être élue, le président de la République, elle n'aura ou il n'aura aucune marche de manœuvre parce qu'on se trouve dans la situation que vous avez décrite. Donc il y aura tous les programmes sur lesquels on va se prononcer, on va débattre pendant 200 jours. Si là on

22:23
Locuteur

donne l

22:24
Présentateur

'impression ou on dit qu'aux Français

22:25
Locuteur non identifié

qui

22:25
Locuteur

n'ont pas de choix, c'est très grave. On a eu une campagne, deux campagnes présidentielles et

22:29
Locuteur non identifié

deux

22:29
Locuteur

campagnes. Du moins

22:29
Locuteur non identifié

c'est ma question, est-ce qu'on en est là ? Les contraintes

22:32
Locuteur

sont-elles ?

22:33
Bruno Le Maire

A mes yeux, nous sommes très exactement en 1958, 70 ans plus tard. Très exactement. Ce n

22:41
Locuteur

'est

22:41
Bruno Le Maire

pas une crise algérienne que vous avez, c'est une crise financière. Elle n'a pas encore éclaté mais elle est sur le point d'éclater.

22:47
Locuteur

C

22:47
Bruno Le Maire

'est à le moment où vous ne maîtrisez plus rien. Est-ce qu'en 1958, il a été impossible de faire quoi que ce soit ? Non. Il faut simplement garder son sang-froid et savoir où on veut emmener les Français. La première chose à faire, exactement comme en 1958 avec Jacques Rueff, vous rétablissez les finances publiques avec toutes les propositions que j'ai faites. Vous le faites en faisant aussi des réformes de structure, l'assurance chômage, les retraites, la définition de ce qu'est l'État, ce qu'il fait encore et ce qu'il ne fait plus. Pour moi l'État,

23:15
Locuteur

c

23:15
Bruno Le Maire

'est la santé, c

23:16
Locuteur

'est

23:16
Bruno Le Maire

l'éducation,

23:17
Locuteur

c

23:17
Bruno Le Maire

'est la sécurité. Tout le reste, il faut qu'il oublie parce que ce n

23:19
Locuteur

'est

23:19
Bruno Le Maire

pas sa

23:20
Locuteur

responsabilité première. Bruno Le Maire, que de temps perdu. Vous pouvez

23:22
Bruno Le Maire

projeter le pays comme cela a été fait en 1958 vers ce qui doit être l'avenir français au XXIe siècle, c'est-à-dire l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les nouvelles technologies parce qu'aucun pays en Europe,

23:32
Locuteur

grâce à l'électricité décarbonée nucléaire, grâce à

23:35
Bruno Le Maire

nos scientifiques et grâce à nos ingénieurs, aucun pays

23:37
Locuteur

en Europe n'a autant le choix de réussir.

23:39
Présentateur

Pendant des années, on s'est endetté, une partie du pouvoir s'est protégée, on nous a dit que c'est temporaire, c'est devenu la norme, donc là, on paye l'addition et certains la payent cash à la pompe. Pourquoi est

23:50
Locuteur

-ce

23:50
Présentateur

qu'on ne baisse pas les prix

23:51
Locuteur

? Parce

23:52
Bruno Le Maire

que vous ne pouvez pas dire qu'il y

23:55
Locuteur

a

23:55
Bruno Le Maire

un sujet financier majeur

23:57
Locuteur

et

23:57
Bruno Le Maire

dire que

23:57
Locuteur

vous

23:57
Bruno Le Maire

allez baisser les taxes sur les carburants. J'ai vu votre reportage, il est exact, on a un niveau de taxation qui est un des plus élevé d'Europe, très bien, mais il faut juste savoir ce qui est possible ou pas possible. Chaque centime de baisse des taxes sur le carburant, c'est 500 millions d'euros.

24:12
Locuteur

Mais vous

24:12
Présentateur

êtes attaché

24:12
Locuteur

à la concurrence nationale. Vous

24:14
Présentateur

ne voulez pas qu'il y ait de nouveau

24:15
Locuteur

des

24:16
Présentateur

Français dans

24:16
Locuteur

la rue, des tensions, des

24:17
Bruno Le Maire

débordements.

24:18
Locuteur

C'est pour ça que la

24:18
Bruno Le Maire

proposition que je fais, elle est très simple, c'est de dire tous ceux qui bossent, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, que ce soit les aides-soignantes, que ce soit les ouvriers qui habitent loin de leur usine, eux, il faut les aider. Et croyez-moi, quand on regarde les masses, parce que ça compte... C

24:32
Locuteur

'est ce que fait le gouvernement,

24:32
Locuteur non identifié

les aides ciblées.

24:33
Bruno Le Maire

Oui, mais je pense que c'est une bonne politique, simplement, on aurait pu l'anticiper.

24:37
Locuteur

Vous

24:37
Locuteur non identifié

pensez que ça suffit

24:38
Locuteur

?

24:38
Bruno Le Maire

On aurait pu l'anticiper. Je rappelle qu'en avril dernier, quand tout le monde se réjouissait de l'accord entre Donald Trump et l'Iran, j'ai donné une interview à vos collègues du Parisien pour dire c'est une mascarade et les prix du pétrole augmenteront en septembre. Tout le monde m

24:53
Locuteur

'a

24:53
Bruno Le Maire

rayonné. Je

24:53
Locuteur

vous pose la question, est-ce que les aides quelles sont aujourd'hui ? Je vous

24:55
Bruno Le Maire

dis

24:56
Locuteur

aujourd

24:56
Bruno Le Maire

'hui que face à ce qui se passe dans le détroit de Bab el-Bandab, face à ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz, un tiers de la circulation du pétrole étant bloquée, les prix vont continuer à

25:06
Locuteur

augmenter. Il y a un autre scandale, il y a le

25:09
Présentateur

contexte géopolitique.

25:09
Locuteur

Il

25:10
Bruno Le Maire

faut inscrire les aides à ceux qui travaillent dans le temps pour

25:14
Locuteur

les aider. Est-ce que l'État

25:14
Présentateur

prend 1,17€ sur 2€ de carburant

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Locuteur

?

25:17
Bruno Le Maire

Oui, l'État prend beaucoup d'argent sur

25:18
Locuteur

le carburant. Je ne vais pas vous dire le

25:19
Bruno Le Maire

contraire.

25:20
Présentateur

Pardonnez-moi, donc il y a quand même une marge de manœuvre liée à la géopolitique et on ne peut rien aux

25:24
Locuteur

humeurs de Trump et aux bouquins

25:25
Bruno Le Maire

de Poutine. La marge de manœuvre elle est dans la liberté par rapport au pétrole et par rapport aux énergies fossiles. Nous ne le produisons pas. Pardon, mais c'est du bon sens de dire que tout ce qu

25:35
Locuteur

'on

25:35
Bruno Le Maire

ne produit pas on s'en débarrasse, on s'en libère. Quand j'ai lancé le véhicule électrique, quand nous avons lancé le leasing social sur le véhicule

25:43
Locuteur

électrique, nous avons déployé les bornes.

25:45
Locuteur non identifié

Sur lequel vous

25:45
Locuteur

êtes

25:45
Locuteur non identifié

revenu ?

25:46
Locuteur

Je n'ai

25:46
Bruno Le Maire

jamais revenu dessus Edwige Chevrillon.

25:47
Locuteur

J'ai toujours défendu

25:49
Présentateur

Pec et On

25:50
Bruno Le Maire

l'idée d'offrir à tous ceux qui sont les plus modestes l'accès des véhicules électriques. Pourquoi ? Pour que dans 5 ans, 10 ans, 15 ans nous soyons libres du

26:00
Locuteur

pétrole. Mais

26:00
Présentateur

attend, pardonnez-moi. Déjà, presque, on ne

26:02
Locuteur

va

26:02
Présentateur

plus

26:02
Locuteur

être

26:03
Présentateur

libre pour l'élection présidentielle. Moi, je veux comprendre. L'État prend sa part avant même que le pétrole n'arrive à la pompe. Sur certaines stations, l'État encaisse plus que le producteur, le transporteur et le pompiste réunis. Pourquoi il n'y a pas cette marge de manœuvre en réalité ? Pourquoi il n

26:16
Locuteur

'y

26:16
Présentateur

a pas une mission parlementaire sur les prix ? Pourquoi vous ne donnez pas la transparence pour qu'on voit véritablement où

26:21
Locuteur

va l

26:21
Bruno Le Maire

'argent ?

26:21
Locuteur

Mais toute la

26:21
Bruno Le Maire

transparence, elle est faite et on sait où on voit l'argent. Maintenant, nous sommes au pied du mur.

26:26
Locuteur

Certains

26:26
Bruno Le Maire

proposent la baisse des taxes. Ça peut justifier, vous le dites de

26:30
Locuteur

manière très claire. On fait les Espagnols ou

26:32
Bruno Le Maire

les Italiens ? Mais bien sûr, mais ça coûte une fortune et nous ne

26:37
Locuteur non identifié

pouvons pas nous le permettre. On

26:39
Locuteur

ne peut pas se permettre ce

26:39
Locuteur non identifié

qu'ont fait les Espagnols ou

26:40
Locuteur

les Italiens parce que nous n'en

26:41
Locuteur non identifié

avons pas les moyens. Mais le problème, Bruno Le Maire,

26:43
Locuteur

c

26:43
Locuteur non identifié

'est que la politique des aides ciblées, je vous l'accorde, a plutôt fonctionné tant qu'on était encore dans un prix

26:49
Locuteur

qui

26:49
Locuteur non identifié

ne dépassait pas les 2,20 euros, 2,30 euros comme on est dans le cas aujourd'hui. Et vous nous promettez, et c'est une évidence de le dire, que ce sera peut-être de 50, de 60, de 80, ça existe déjà. Mais là, ça ne va plus tenir.

27:01
Locuteur

Ça

27:01
Locuteur non identifié

ne

27:01
Locuteur

va

27:01
Locuteur non identifié

plus tenir à ce niveau de

27:02
Locuteur

prix.

27:02
Locuteur non identifié

C

27:02
Bruno Le Maire

'est bien pour cela que j'appelle à ce qu'il y ait des aides qui soient suffisamment massives pour ceux qui travaillent. Plus que

27:09
Locuteur

les actuelles ?

27:09
Bruno Le Maire

Inscrites dans le

27:10
Locuteur

temps, peut-être.

27:11
Bruno Le Maire

Si effectivement le prix du diesel arrive à 2,50 euros, 2

27:15
Locuteur

,60 euros,

27:16
Bruno Le Maire

il faut aider davantage ceux qui travaillent. Mais en ayant cette perspective de long terme qui

27:20
Locuteur

est de se libérer

27:21
Bruno Le Maire

des énergies

27:22
Locuteur

fossiles

27:22
Bruno Le Maire

et d'aller vers l'électrification.