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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 10 septembre 2023 24 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesImmigration & asileSécurité

Le discours de rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 55 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:14PrésentateurChiffre
    « En 2022, plus de 4000 postes d'enseignants n'avaient pas été pourvus au concours de l'éducation nationale. »
  • 5:23PrésentateurChiffre
    « En 2023, près de 3000, dans certaines académies comme en Guyane, ce sont près de 70% des postes qui n'ont pas trouvé preneur. »
  • 7:03PrésentateurFait
    « Les batailles perdues se résument en deux mots trop tard. »
  • 9:38PrésentateurFait
    « Le premier symptôme de notre déclin économique, perceptible chaque jour par chaque Français, est bien sûr l'inflation. »
  • 10:08PrésentateurPromesse
    « Nous réclamons, vous le savez, l'abaissement à 5% depuis maintenant deux ans sur les produits énergétiques. »
  • 10:33PrésentateurChiffre
    « La dette publique, désormais supérieure à 3 000 milliards d'euros. »
  • 12:30PrésentateurChiffre
    « Plus de 54 milliards d'euros au cours des six premiers mois seulement de l'année en cours, un doublement depuis 2016. »
  • 13:18PrésentateurChiffre
    « Et en pèsera 70 en 2027, dépassant les montants que nous consacrons à l'éducation et à la défense nationale. »
  • 15:07PrésentateurFait
    « Que reste-t-il de l'État quand 470 000 personnes rentrent en France légalement et illégalement comme l'an dernier ? »
  • 16:10PrésentateurFait
    « Quand le ministère de l'Intérieur lui-même nous dit que 90% des vols et 60% des agressions sexuelles commises dans les transports franciliens sont le fait d'étrangers. »
  • 16:24PrésentateurChiffre
    « Le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire français est désormais au niveau historiquement bas de 7%, soit une division par deux depuis 2017. »
  • 16:37PrésentateurChiffre
    « Le nombre de clandestins présents sur le sol national tutoie très probablement aujourd'hui le million. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

C'est une joie pour moi de retrouver dans cette belle ville d'Énim-Beaumont le visage de cette France vivante, confiante et fraternelle si chère à nos cœurs. Quel bonheur aussi de pouvoir rassurer enfin quelques journalistes parisiens qui semblaient s'inquiétaient de mon silence. Ils avaient visiblement oublié que c'est ici, parmi vous, et nulle part ailleurs que je fais ma rentrée, et cela ne doit rien au hasard. Car ici, cher Bruno, Ludovic, comme chaque année nous avons perpétué ensemble des traditions qui nous sont chères, dans une ville toujours aussi fière d'elle-même et de son identité, une ville projetée vers l'avenir, ici à Énim-Beaumont.

Nous nous sommes une fois encore remémorés avec émotion l'histoire de ce bassin minier où tant d'ouvriers, incarnations même de la dignité du travail, ont contribué à la grandeur et à la prospérité nationale. Ici à Énim-Beaumont, nous avons une fois de plus constaté que rien n'était impossible. Que même après des décennies d'abandon par les pouvoirs publics, une équipe municipale talentueuse et pugnace, emmenée par un maire inventif, volontaire et profondément soucieux du bien-être des habitants, pouvait rendre leur fierté à nos concitoyens. Enfin, ici à Énim-Beaumont, nous célébrons une fois encore le triomphe du courage et de la persévérance.

Nous célébrons l'amour de la France, plus que jamais chevillé à nos cœurs en ces temps difficiles. Voilà pourquoi, chers amis, c'est à Énim-Beaumont et nulle part ailleurs que je reprends la parole en septembre, parce que c'est là, plus qu'en tout autre lieu, que s'incarne l'esprit conquérant, la volonté et la force que nous aspirons à redonner demain au pays tout entier. À Énim-Beaumont, parmi vous, c'est cette force que je suis revenu chercher.

La force de vous défendre, avec près de 100 députés à l'Assemblée nationale, et croyez-moi, cette force nous est nécessaire pour contester et amender les absurdités technocratiques qui germent chaque jour dans les esprits soi-disant si brillants qui nous gouvernent. La force de porter notre projet inlassablement, chaque jour devant la représentation nationale, devant la presse, devant les milliers de Français que je rencontre chaque année, car il est désormais loin le temps où l'opposition que nous incarnions n'était qu'une force de contestation. Plus que jamais, nous incarnons un espoir et des solutions.

La force que je viens de trouver ici, enfin, c'est celle qui permet de relever fièrement la tête à chaque bourrasque que nous envoie l'actualité, car chaque jour, mille événements nous rappellent l'état de délabrement dans lequel 40 ans d'erreurs stratégiques ont mis notre pays, en matière économique, sociale, éducative, sécuritaire ou migratoire. Les premiers à qui nous devons redonner cette force, ce sont nos jeunes, car les jeunes Français, étudiants ou jeunes actifs, sont désormais massivement convaincus qu'ils n'accèderont pas au même niveau de vie que leurs parents. Ils ont subi l'effondrement de l'école de la République et de l'enseignement supérieur.

Un effondrement qui est le premier responsable du déclassement des générations futures est déjà perceptible dans la chute sans précédent de la productivité depuis cinq ans. Ils réalisent, bien sûr, qu'avec les faibles salaires qu'ils touchent, ils auront le plus grand mal à payer un loyer, à partir en vacances, à devenir propriétaire ou même à fonder une famille. Or, avec un taux de natalité au plus bas depuis 80 ans, la France est en état d'urgence démographique. Tout cela, nous le disions déjà il y a un an. Notre programme présidentiel, souvenez-vous, comportait plusieurs mesures urgentes de protection de notre jeunesse. Soutien financier aux étudiants qui travaillent et aux apprentis.

Aide massive à l'accès à la propriété des jeunes couples. Exonération d'impôts sur le revenu pour les moins de 30 ans. Toutes ces mesures concrètes sont aujourd'hui, vous le voyez bien, d'une brûlante actualité et ne demandent qu'à être mises en œuvre. Oui, chers amis, au temps de la paralysie d'un pouvoir à bout de souffle doit succéder celui de l'action. Sans quoi c'est une sourde colère qui succédera à la résignation chez nos compatriotes. Prenons l'exemple des services publics, pour lesquels les Français ont l'impression de payer toujours plus, pour une qualité toujours plus dégradée.

Le premier d'entre eux sur lequel se fondaient les espoirs d'ascension sociale des jeunes Français, c'était celui de l'éducation. Or, en 2022, plus de 4000 postes d'enseignants n'avaient pas été pourvus au concours de l'éducation nationale. En 2023, près de 3000, dans certaines académies comme en Guyane, ce sont près de 70% des postes qui n'ont pas trouvé preneur. Quelle réponse nous propose donc M. Attal pour traiter cette situation dramatique ? La première, comme souvent d'ailleurs en Macronie, tient en un slogan, un professeur devant chaque classe. Un professeur ? Mais vraiment ?

Il sera sans doute recruté en 24 heures, grâce au désormais fameux job dating, par lequel on ordonne aux académies de cacher la misère, quitte à tirer un trait, bien sûr, sur le niveau minimal attendu, et tant pis pour les générations d'élèves sacrifiés. La deuxième fausse réponse de M. Attal, et là aussi nous ressentons tous comme un, comment dire, un air de déjà-vu, est une pirouette technocratique. Il propose un pacte pour les enseignants. En réalité, une énième en tourloupe, par laquelle on demandera aux professeurs, pour gagner quelques dizaines d'euros supplémentaires chaque mois, de travailler des centaines d'heures de plus chaque année.

Crois-t-on que ce sera suffisant à rendre son attractivité au métier d'enseignant et son excellence à notre école, qui n'en finit plus, vous le voyez chaque jour, de plonger dans tous les classements internationaux ? Permettez-moi de passer rapidement sur le sujet de l'interdiction de l'Abaïa. J'ai du mal à être fasciné par la mise en place d'une mesure qui, en réalité, aurait dû être en vigueur depuis le vote de la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, si nous avions des gouvernants moitié morés. Ça me rappelle la sentence du général MacArthur. Les batailles perdues se résument en deux mots trop tard. Avoir su trop tard, avoir compris trop tard, avoir agi trop tard.

Pour ma part, je continue à porter un message simple pour redresser l'éducation nationale en France, des augmentations salariales significatives pour les enseignants, un réel retour de l'autorité à l'école, sanctuarisé contre toutes les prédations communautaristes en particulier, une réduction drastique du nombre d'élèves par classe pour le remettre, remettre notre pays dans la moyenne européenne. Et comment fait-on cela ? Eh bien, en remettant nombre de professeurs actuellement dans les bureaux de l'administration centrale. Je souhaitais évoquer plus particulièrement la question éducative, c'est parce qu'elle résume, à mon sens, la politique d'Emmanuel Macron.

Un subtil mélange de marketing et de malhonnêteté. Mais c'est l'ensemble des domaines d'action de l'État, d'ailleurs, qui est affaibli par ce cocktail indigeste. Car ce que je viens de vous dire sur l'éducation est malheureusement valable pour des dizaines de services publics. C'est valable pour l'hôpital, où des dizaines de milliers de postes ne sont pas pourvus, faute d'attractivité. Là aussi, la réponse tient en quelques mesurettes qu'ils ne suffiront pas à enrayer l'hémorragie des personnels soignants. C'est valable pour les EHPAD et les crèches, ou de scandales en fait divers.

Nous constatons chaque jour que le règne de l'individualisme mercantile entraîne la maltraitance et parfois le décès de nos anciens ou de nos enfants. Mais c'est valable aussi pour les transports publics, où dans toutes les régions de France, le manque de personnel entraîne annulation, retard et aggravation des difficultés de nos compatriotes qui ont le malheur d'habiter à la campagne ou dans des petites villes. C'est valable au plus haut niveau de l'État, où M. Macron s'est employé à briser les corps qui contribuaient à donner à la nation sa cohésion et sa force.

Le corps préfectoral, où désormais ce sont les amis du Président qui sont nommés sans aucune formation, mais le corps diplomatique aussi, auquel on peut désormais accéder du seul fait de sa proximité avec le monarque. Dans tous ces domaines, où nous félicitons chaque année avec fierté du rang de la France parmi les nations du monde, l'effondrement est généralisé et il en va de même, mes chers amis, pour l'économie nationale. Le premier symptôme de notre déclin économique, perceptible chaque jour par chaque Français, est bien sûr l'inflation. L'inflation véritable, impôt qui ne dit pas son nom.

Et un impôt, pardonnez-moi du peu, a deux chiffres dans nombre de domaines de la vie quotidienne, à commencer par l'alimentation. Un impôt dont les bénéficiaires sont bien connus. D'abord les finances publiques. Bah, pardon. En particulier par la TVA, dont nous réclamons, vous le savez, l'abaissement à 5% depuis maintenant deux ans sur les produits énergétiques. Mais aussi à 0% sur un panier de produits de première nécessité. Là-dessus, nos propositions ont été balayées d'un revers de la main. Le gouvernement a préféré multiplier des chèques absurdes, mal ciblés, en plus d'être insuffisants, qui ont aggravé l'envolée de la dette publique, désormais supérieure à 3 000 milliards d'euros.

Les autres bénéficiaires sont également bien connus. L'industrie agroalimentaire, la grande distribution, les entreprises du secteur de l'énergie. Nous avons proposé des solutions sans fléchir depuis un an. Mais là non plus, aucun de nos arguments n'a été jugé digne d'intérêt par le gouvernement. Aucune taxation réelle des profits illégitimes. Aucune mesure de contrôle des pratiques commerciales trompeuses. Aucun contrôle des fraudes. Aucun projet de sortie du ruineux marché européen de l'électricité qui aurait permis de maîtriser à nouveau les tarifs et donc le montant des factures des particuliers et des entreprises. Mais est-ce donc cela la start-up nation ?

Ce devait être le pays des libertés et de l'émancipation. Mais chaque jour qui passe nous prouve une chose. La start-up nation, c'est avant tout celle où les prétendues élites publiques et privées communient dans la spoliation économique, fiscale et sociale des Français. En fait, la start-up nation est devenue la stop-up nation. Pendant ce temps, des sondages qui nous auraient laissé incrédules il y a encore 20 ans nous expliquent que 40% des Français les plus modestes ont renoncé à un repas du fait de l'inflation. Et qu'un tiers de nos compatriotes ont déjà renoncé à des soins médicaux, bien souvent faute de moyens financiers, quand ce n'est pas d'ailleurs faute de médecins.

Et quand ils se voient prescrire un traitement, ils font face à l'angoisse des pénuries de médicaments, symptômes supplémentaires de notre désindustrialisation. Pendant ce temps, la balance commerciale française bat des records de déficit, plus de 54 milliards d'euros au cours des six premiers mois seulement de l'année en cours, un doublement depuis 2016. Et cette brillante nouvelle est saluée à l'unisson par Bruno Le Maire qui y voit une performance remarquable. Bon courage d'ailleurs à ce brillant esprit pour l'expliquer aux ménages et aux entreprises qui sont mis en situation de détresse pour les uns, de faillite pour les autres par l'explosion des prix de l'énergie.

Pendant ce temps, la charge de la dette publique, c'est-à-dire les intérêts de la dette que nous payons chaque année, qui a augmenté comme jamais depuis six ans du fait des décisions désastreuses de ce gouvernement, dépasse 50 milliards d'euros cette année. Et en pèsera 70 en 2027, dépassant les montants que nous consacrons à l'éducation et à la défense nationale. Pendant ce temps, les milieux de job continuent de se multiplier dans les services à la personne, sous-payés, où les droits sociaux sont quotidiennement bafoués, voire tout simplement inexistants, dans les métiers de la logistique, où les corps sont douloureux à la fin de chaque journée et en miettes à partir de 40 ans.

Et c'est à ce peuple qui assiste impuissant à l'effondrement de la place de la France dans le monde, qui observe chaque jour la chute de son niveau de vie qu'on a ordonné, de travailler deux ans de plus à coups d'article 49.3, en balayant le consensus national, sacré coup aussi au pouvoir d'achat des Français, tant sont nombreux ceux qui ne pourront bénéficier d'une retraite à taux plein du fait de la réforme des retraites. Notre peuple, je le dis ici avec solennité, il compte désormais plus de 10 millions de pauvres et dépend de plus en plus, comme un pays en développement, du travail acharné et dévoué d'associations caritatives.

A ce sujet, permettez-moi de saluer ici, cher Steve, le versement d'une aide exceptionnelle au Resto du Coeur par la ville de Hénin-Beaumont, que tu as récemment décidé. Bravo. Mais il y a, plus grave encore, si c'est possible, mes chers amis, que ce déclassement économique. Je veux parler du désintérêt, voire de la nonchalance qu'affichent Emmanuel Macron et certains de ses ministres pour la protection des Français, élément pourtant fondamental de légitimité de l'État. Car en effet, que reste-t-il de l'État quand 470 000 personnes rentrent en France légalement et illégalement comme l'an dernier ?

Quand le président de la République réclame une immigration de peuplement début août pour, trois semaines plus tard, exiger une réduction drastique des flux. Évidemment, on a tous compris qu'il s'agissait là de pur opportunisme politicien. Mais tout de même, ça commence à être voyant. Quand les tribunaux et les prisons, pardon, mais débordent sous le poids de la criminalité étrangère, que reste-t-il de l'État quand nous apprenons qu'en 2020, 156 plaintes pour agressions sexuelles ont été déposées chaque jour par des femmes dans les seuls transports d'Île-de-France, sans qu'aucune mesure ne soit prise pour y répondre, ni en matière législative, ni en matière de politique pénale.

Quand le ministère de l'Intérieur lui-même nous dit que 90% des vols et 60% des agressions sexuelles commises dans les transports franciliens sont le fait d'étrangers. Que reste-t-il de l'État quand le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire français est désormais au niveau historiquement bas de 7%, soit une division par deux depuis 2017, quand le nombre de clandestins présents sur le sol national tutoie très probablement aujourd'hui le million.

Que reste-t-il de l'État quand face aux émeutes dans les banlieues, le gouvernement consacre l'essentiel de son temps à minimiser les chiffres des dégâts et à relativiser le poids massif de l'immigration parmi les casseurs et les criminels. Cette faillite est celle d'Emmanuel Macron, mais aussi celle d'un système où la communication tient lieu d'action et où les renoncements sont maquillés en choix et en la matière, je crois pouvoir dire que Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti ont atteint de mensonges en déclaration martiale jamais suivi d'effet, bien sûr, des sommets d'hypocrisie et d'inefficacité.

Et d'ailleurs, en vérité, peu importe aux Français de savoir si cette démission du politique résulte d'une incapacité à gouverner ou au contraire d'une volonté délibérée de transformer le modèle économique et social de notre pays sans le dire clairement. La facture, ce sont toujours les Français qui la payent. Chers amis, je l'ai dit à de nombreuses reprises, je chéris l'action politique, mais je chéris surtout la France, au-delà de tout, sans doute trop et parfois plus que moi-même. Cet amour de notre pays, que je sais nous partageons, m'a toujours donné une conscience aiguë de mes devoirs envers le peuple français. Le premier de ces devoirs est l'honnêteté intellectuelle.

Je n'ai jamais masqué, ni d'ailleurs surjoué mon inquiétude face à l'État de la France. Mais il y a une dizaine d'années, je pouvais encore affirmer que certains domaines essentiels à la prospérité nationale comme la production énergétique, l'agriculture ou la santé demeuraient peu ou prou préservés. La situation s'est dramatiquement dégradée depuis. Aucun secteur économique n'est plus protégé du déclassement. Aucun service public n'échappe plus à la dégradation des prestations fournies à la population et l'effondrement des rémunérations des fonctionnaires n'est pas pour rien dans cet état de fait.

Aucune zone géographique n'est plus préservée jusque dans les plus petites villes du développement exponentiel des revendications islamistes comme de l'explosion de la délinquance et de la criminalité. Et ce sont d'ailleurs nos maires dans ce dernier domaine dont je tiens à saluer avec gravité l'engagement de plus en plus souvent au péril de leur sécurité personnelle qui font les frais de cette pandémie de violence débridée. Face à cette situation je ressens plus que jamais l'inquiétude mais aussi son corollaire l'impérieuse nécessité de l'action et de la transformation.

La France a encore les moyens d'un rebond salutaire par la volonté des Français par l'ensemble des mesures que nous continuons de porter et dont le réel chaque jour nous rappelle la pertinence et l'urgence. La France a encore des forces vives et vous en êtes d'ailleurs précisément témoin. Elle a encore des forces vives qui n'attendent qu'une chose qu'on leur permette de donner le meilleur d'elles-mêmes. Des chefs d'entreprise aux serviteurs de l'État des commerçants aux agriculteurs des ouvriers aux cadres supérieurs et cette formidable jeunesse de France qui à corps et à cri réclame son dû la France.

Le deuxième de nos devoirs c'est celui de l'engagement et du travail acharné aux services de la nation. Lors de la dernière élection présidentielle le Rassemblement National a présenté le programme de gouvernement le plus ambitieux je le dis le plus crédible et cohérent en matière économique fiscale sociale migratoire sécuritaire éducative ou sanitaire.

Tous les défis que je viens d'évoquer nous savons déjà comment y répondre et les français d'ailleurs nous en donnent à chaque élection la force par leur suffrage de plus en plus nombreux car c'est ce travail mené avec constance et rigueur qui a permis l'élection de 89 députés à l'Assemblée Nationale des députés qui sont désormais chaque jour des artisans de la défense de ces dizaines de millions de nos compatriotes amoureux comme nous de ce si grand et beau pays qu'on appelle la France. Des dizaines de millions de français qui sont blessés comme nous de le voir chaque jour abaissé déclassé par l'incurie ou l'action toxique d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron sous l'influence de l'imaginaire dépassé qu'il incarne le mondialisme le libre-échange le laxisme en un mot le défaitisme. Nous répondons pour notre part au défi du temps qui vient par l'ancrage plus que jamais essentiel dans la nation dans ses forces vives humaines et économiques il est temps il est plus que temps de leur rendre enfin leur pleine liberté d'action par la mise à bas des dogmes du passé la concurrence internationale déloyale le dumping social l'angélisme migratoire.

Plus que jamais nous incarnons cette force de gouvernement qui redonnera demain sa puissance à la France qui redonnera à ces dizaines de millions de français enfin la capacité d'agir démocratiquement en faveur de cette si noble cause qu'est la grandeur de la nation. Plus que jamais le rassemblement national sous l'autorité de son président Jordan Bardella incarne la possibilité d'un renouveau démocratique la possibilité à nouveau de modeler le réel de sculpter notre destinée et non plus d'être les jouets passifs des vents de la mondialisation et de la déconstruction.

Chers amis la date de notre prochain rendez-vous avec l'histoire est connue c'est le 9 juin 2024 avec les élections européennes qui seront un rendez-vous démocratique essentiel un rendez-vous démocratique fondamental pour les français. Rappelez-vous bien cette date parce que nous allons vous la répéter tout au long des quelques mois qui nous séparent de cette élection tant elle est importante. nous évoquerons lors de notre rentrée politique à Bocquer les enjeux extraordinairement importants de cette élection de mi-mandat tant l'Union européenne est un accélérateur de nos maux et de notre longue glissade.

J'y présenterai une proposition qui devrait réunir tous ceux qui sont attachés à leur nation et qui sont conscients que sans elle il n'y a plus ni liberté ni prospérité ni identité ni sécurité ni progrès. Chers amis au lait cœur nous avons une nation à reconstruire un avenir à rebâtir pour nos enfants. Je ne connais pas de tâches plus exigeantes je ne connais pas de missions plus nobles il nous reste tant à faire mais aucune tâche n'est impossible car nous sommes des millions. nous avons une volonté d'airain et nous avons un programme prêt à être mis en œuvre.

Ensemble c'est à nous qu'il revient désormais de répondre à l'appel de l'histoire ensemble nous redonnerons corps à ce nouveau rêve français vive la République vive la France