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InterviewFrançois Ruffin (sur YouTube)· 9 septembre 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

Présidentielles 2027 : François Ruffin invité de RTL matin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Bonjour François Ruffin. Député de la Somme, président de Debout et candidat à la présidentielle.

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Vous souhaitez participer à la primaire socialiste mais impossible de prendre la ligne de départ.

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Si vous pouvez y participer et si vous ne la gagnez pas, est-ce que vous allez vraiment pouvoir vous ranger derrière le vainqueur ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Sachalier vous accuse d'être anticapitaliste, souverainiste, contre le nucléaire civil et opposé à la régularisation des travailleurs étrangers. Comment répondez-vous ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Vous en avez avec Dominique de Villepin, qu'est-ce que vous sentez chez lui ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    Vous avez fait beaucoup d'autostop cet été. Qu'en avez-vous retiré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:18François RuffinFait
    « Moi je suis prêt à y aller. Normalement il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. »
  • 3:49François RuffinFait
    « Tu es anticapitaliste, tu es souverainiste, tu es contre le nucléaire civil, tu es opposé à la régularisation des travailleurs étrangers. »
  • 4:27François RuffinFait
    « Je suis pour que dans les entreprises il y ait pas tout le pouvoir au capital mais qui a du pouvoir pour les salariés et qui est des pouvoirs aussi pour les ONG. »
  • 5:07François RuffinFait
    « Il y a deux hommes libres. Oui l'un qui vient de la droite, l'autre qui est de gauche, mais qui débattent avec respect, avec honnêteté. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

RTL [musique] Matin, Silent et l'invité de RTL Matin maintenant à 7h44. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Député de la Somme, président de debout et candidat à la présidentielle. Vous venez d'écouter François Langlais. Mieux payer nos dirigeants pour espérer être mieux gouvernés. Moi, je suis un député SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République osmique parce que je considère que c'est de l'argent de poche. En fin de compte, il y a tout frais payé. Quand on est à l'Élysée, on paye pas ses factures de gaz. On paye pas quand on va à Briganon, on paye on s'arrête pas sur une aire d'autoroute pour faire le plein du péage. C'est pas nous qui sortons notre carte bancaire. Donc les 16000 € dont on parle, c'est de l'argent de poche. Donc je suis prêt à

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très largement diminuer tout ça et dire que un président qui s'était qui avait doublé son salaire, c'était Nicolas Sarkozi. Ça a pas donné d'exemples en maillette en matière ni de politique publique ni en matière de lutte contre la corruption puisque au contraire il est maintenant depuis multicandé avec bracelet électronique et compagnie. Donc Sébastien Lecornu a raison de réfléchir à baisser les indem. En tout cas, je pense que l'exemple doit venir d'en haut et quand on n'arrête pas de demander aux Français de faire des sacrifices, de se serrer la ceinture, bah ceux qui nous dirigent doivent être les premiers à montrer cet exemple là. Bon, pour pouvoir toucher le SMIC à l'Élysée, il faudra être élu. François Ruffin, évidemment, pour l'instant, vous souhaitez participer à la primaire

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socialiste, convaincue de pouvoir la remporter, mais impossible de prendre la ligne de départ. On pensait que l'affaire a été tranchée. Hier, le PS a exposé à la presse les règles de cette primaire et puis dans la soirée, une lettre ouverte d'une centaine de responsables socialistes appelaient encore aller revoir ces règles pour vous permettre de finalement participer comme Marine Tondelier d'ailleurs ou l'homme d'affaires, Mathieu Pigas. Ça vire au mauvais feuilleton. Non. Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis euh ils ont eu peur. Ils ont eu peur que bah les partis socialistes, passe public, euh Raphaël Luxman, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils sont dit "Bon, on va se replier

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dans notre coin mais moi je je lis leur charte." Je dis "Bon ben, j'ai rien contre ça, pourquoi pas y aller ?" Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain avec leurs règles, avec leur arbitre. Et qu'est-ce qu'ils font ? Il ferment la porte à triple tour, il la blindent, il mettent des mines derrière pour pas qu'on puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon non, je je le dis, moi je pense que ça ferait du bien, ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Guxman sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des français, comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays, comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se

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replier. Vous savez si aujourd'hui chacun avance dans son couloir les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis, il y a pas d'espoir de pardon. Je suis là pour bousculer, je suis là pour bousculer cette histoire là. C'est l'an dernier, on il y a eu je suis allé à l'hommage aux invalides à Lionel Jospin. C'était du temps du grand parti socialiste et pourtant il a fait la gauche plurielle avec les communistes et avec les écologistes. Aujourd'hui, on a le petit Parti socialiste, il a pas gagné la présidentielle. Il il aujourd'hui on a le petit Parti socialiste qui dit "Ben non, on va faire ça tout seul dans notre coin. Ça peut pas marcher. Ça peut pas marcher comme

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ça. Et moi je vois je regrette que Raphaël Gluxman ait peur mais il a pas peur de moi en fait il a peur des électeurs. Pourquoi ils font un suffrage transitaire ? Pourquoi ils mettent une barrière de 15 € de droit de péage à l'entrée pour avoir le moins de votants possible ? comme si il y avait un risque que Raphaël Gluxman soit trop populaire et bien il faut en plus queil y ait pas des ouvriers pour venir les déranger. Si vous aviez pu y participer à cette primaire, je j'y suis prêt toujours. Oui mais c'est dans un mois exactement le premier tour donc le délaisse réduit quand même chaque jour. Si vous pouvez y participer et si vous ne la gagnez pas, est-ce que vous allez vraiment pouvoir vous ranger derrière le vainqueur si c'est Raphaël Gluxman ? Sachalier, l'un

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de ses lieutenants vous a interpellé sur X. Il dit "Tu es anticapitaliste, tu es souverainiste, tu es contre le nucléaire civil, tu es opposé à la régularisation des travailleurs étrangers. Comment peux-tu prétendre incarner la gauche sociale-démocrate ?" À le lire, il y a un monde entre vous, mais il y a un monde surtout avec Sachalier, il y a pas de doute, qui a appris le mensonge auprès d'Emmanuel Macron. Donc ça ce n'était qu'un un ramassi mensonge. Mais donc moi je fa vous n'êtes pas anticapitaliste mais je suis pour que dans les entreprises il y ait pas tout le pouvoir au capital mais qui a du pouvoir pour les salariés et qui est des pouvoirs aussi pour les ONG pour un certain nombre d'élus locaux et que le seul but des firmes ça soit pas de faire du profit et de le redistribuer en

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dividende à leurs actionnaires. Mais vous savez il me semble que ça normalement c'est partagé par les socialistes. Je veux dire, moi je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Bloom ou de Jean Jorè. Voilà, je suis dans cette tradition, je suis dans cette tradition qui on considère qu'en effet tout le pouvoir ne doit pas aller à l'argent. Bon, alors à défaut d'avoir des relations apaisées actuellement avec les socialistes, vous en avez avec Dominique de Villepin, vous avez débattu ensemble et vous vous reniflez. Ce sont vos mots. Qu'est-ce que vous sentez chez Dominique de Vilpin ? D'abord dire peut-être que ça fait du bien. Ça fait du bien. Il y a deux hommes libres. Oui, l'un qui vient de la droite, l'autre qui est de gauche, mais qui débattent avec respect, avec

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honnêteté, qui se demandent qu'est-ce qu'on peut faire pour relever les défis du pays. Le défi productif, pas de grand pays, sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie, le défi démographique parce qu'il y a de plus en plus de personnes âgées ensemble et c'est un ticket, on doit imaginer ça. D'abord dire que on en est loin, c'est pas on en est loin, vous savez. Je disais c'est un peu premier rendez-vous de Tinder. Bon bah c'est pas à ce moment-là qu'on présente le pax. B peut-être que ça va vite mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc en revanche dire que il y a des là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qui peut y avoir à l'horizon et sur la nécessité qu'il y a

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de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité. Un train qui amène Marine Le Pen à l'Ély. Il y a quand même des divergences énormes. Votre rapport à l'argent, la question du climat. Mais bien sûr qu'il y a des divergences. Maintenant, vous savez dans mon parcours, je suis venu ici dans ce studio pour présenter un film que j'avais fait avec Bruno Bonnel qui était un député macroniste, chef d'entreprise, ainsi de suite. Et pourtant, nous avons travaillé ensemble sur les métiers du lien d'assistantes maternelles, de d'accompagnante d'enfants en situation de handicap, d'auxiliaire de vie. J'ai fait un autre film avec Sarah Salman, une députée qui était euh qui tenait des propos à l'antenne contre les salariés, ainsi de suite. Je je l'ai remise dans

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le monde du travail quelque part et je l'ai réinséré et euh finalement elle tient des propos qui sont aujourd'hui plutôt de gauche. Donc moi, je suis pas quelqu'un qui figé, qui me dit tiens vous savez quand on me parle de périmètre, on me dit le périmètre politique, j'ai l'impression d'être dans un enclos aux eaux et que je devrais pas en sortir. Mais non, si on laisse faire le jeu tel qui se produit, bah évidemment, on court pire. Et je pense qu'il y a des républicains dans ce pays qui ont envie que on change de chemin et non pas pour faire du bricolage, non pas pour faire du ravodage. Et c'est quelque chose que je partage avec Dominique de Villepin, c'est que l'heure aujourd'hui est venue d'une grande remise à plat. Alors l'enclos, vous en sortez pour

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faire campagne, vous avez fait beaucoup d'autostop cet été. Vous en avez tiré des vidéos qu'on peut voir sur votre chaîne YouTube. Euh, on vous voit attendre beaucoup au bord de la route, échanger parfois avec ceux qui acceptent de vous laisser monter. Vous en avez retirer quoi ? Vous savez, c'est des discussions. Moi, je en tout cas, il s'agissait pour moi de casser le mur de vous savez quand vous faites campagne, vous êtes endoué par des gens qui pensent comme vous. Ben non, je voulais pas ça. Je voulais que rencontrer les Français presque au hasard. Et qu'est-ce que j'en ai retillé ? Il y a un grand temps de rupture dans la vie des français, ce sont les ruptures affectives. Le moment où finalement voilà, il y a il y a un divorce, il y a une séparation et

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derrière c'est un un choc sentimental mais c'est aussi un choc financier. Ça peut être un choc de la pauvreté, c'est un choc sur le logement et je pense que c'est un moment où la société doit agir, où il doit y avoir en gros la sécurité sociale après prévue après guerre une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse, une lutte contre la détresse affective. Je non, c'est pas la détresse affective, c'est que à ce moment-là, il doit avoir une intervention publique pour se demander comment on fait pour que la femme, comment on fait pour que les enfants ne chutent pas dans la pauvreté. Et l'autre sujet qui était endémique, c'est la question du handicap. C'est le handicap ne doit pas être synonyme de pauvreté. Il doit y avoir la possibilité de cumuler les revenus du travail et la

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loxation. On trouve tous ces échanges évidemment sur votre chaîne YouTube. François Rufin, vous restez avec nous. Philip K.