Présidentielle, municipales, budget…L'interview de Thomas Ménagé (RN) en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes député RN du Loiret, porte-parole du Groupe Rassemblement National à l'Assemblée. L'année 2026 sera une nouvelle fois éminemment politique, elle commence déjà sans budget pour la France, on y reviendra évidemment mais elle sera aussi marquée par trois échéances majeures pour votre parti mais aussi pour l'ensemble de la classe politique, les élections municipales on y reviendra en mars prochain, le procès en appel de Marine Le Pen et bien sûr le coup d'envoi de la campagne présidentielle. Mais avant cela, hier, c'était les avant-derniers vœux d'Emmanuel Macron, le Président de la République, a promis, je cite, une année utile, une année d'action avec de grands chantiers.
Et vous, qu'est-ce que vous Vous promettez une censure du gouvernement et une instabilité permanente ? On va attendre de voir ce que va nous proposer le Premier ministre. On va rouvrir à de nouveaux débats budgétaires.
Ce qui est triste, c'est de voir que le Président propose une année utile. Ce qui aurait été peut-être utile, c'était d'annoncer une dissolution on y reviendra peut-être c'est peut-être d'annoncer son départ mais une année utile quand on voit ce qu'il a pu dire pendant ces neuf minutes de vœux rien ne va être utile pour les français pour leur pouvoir d'achat pour la sécurité pour leur santé aucune annonce mais C'est pas concret, par exemple, ce projet de loi pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Ce projet de loi fin de vie, il souhaite aller au bout du calendrier législatif ?
C'est des choses qui sont des petites avancées, mais rien de nouveau. C'est des textes qui qui touchent la vie des gens. Mais directement, ce qu'on attend aujourd'hui, c'est les Français, comment ils vont réussir à boucler leur fin de mois ?
Comment on arrive à lutter contre l'insécurité ? Comment dans des territoires comme chez moi, dans le Loiret, on va réussir à obtenir un médecin alors que les Français vivent dans des déserts médicaux qui ne font que croître avec une démographie médicale qui se dégrade chaque jour de plus en plus. Sébastien Cornu a fixé ce genre de priorité, notamment sur les maisons France Santé pour avoir un accès à 30 minutes de chez soi notamment, mais à condition aussi qu un budget passe et on y reviendra.
Vous dites, il n'a pas appelé à son départ ni à une dissolution. Il a dit d'ailleurs, le président de la République, je le cite, je serai président jusqu'à la dernière seconde. Mais vous, vous appelez à sa démission ?
Non, on n'appelle pas à sa démission, on est respectueux des institutions. Mais à un moment, il devrait quand même se poser la question lui-même. Nous, on est respectueux.
Il a été élu, il a été élu démocratiquement. Mais je pense que les Français, dans leur grande majorité, auraient peut-être aimé qu'ils fassent ce choix en responsabilité, comme ils le disent très bien en Macronie, en se disant à un moment, le pays est bloqué, le blocage, on sait très bien que c'est Emmanuel Macron. Il aurait dû se poser la question et se dire dans l'intérêt du pays, parce que là, clairement, qu'est-ce qu'on a entendu hier ?
On a entendu un président qui se met en retrait, qui prépare peut-être son futur, une carrière à l'international, au niveau européen. – Mais vous dites qu'il faut qu'il s'en aille, Marine Le Pen disait « ce serait sage ». – Mais ça serait sage, voilà.
Ça serait sage de se dire « on ne va pas perdre un an et demi ». En fait, là, on est en train de voir un président qui nous dit « au final, rien ne va se faire, on va avoir des petites lois qui vont peut-être aller dans le bon sens ». Je vous dis l'interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes, pour les moins de 15 ans, c'est une bonne chose.
Mais bien sûr, on va le soutenir. Ça se fait dans d'autres pays. À un moment, on se rend bien compte que notre jeunesse est totalement abîmée aussi par ces réseaux sociaux, ce qu'ils peuvent voir en ligne.
Et donc, ça va être des bonnes avancées. On les soutiendra. Mais concrètement, sur les défis majeurs de notre pays, comment on tourne la France demain vers la prospérité, vers la croissance ?
Comment on règle notre problème de déficit budgétaire ? On oublie quand même qu'il y a quelques semaines, il y a eu un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui a été voté. Tout le monde est content, ça a été Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter en 2027, mais il s'est confié une mission pour la prochaine élection présidentielle.
Écoutons-le ensemble et je vous ferai réagir. Est-on au retour des empires à la remise en cause de l'ordre international je ferai tout pour que l'élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible en particulier à l'abri de toute ingérence étrangère à l'abri de toutes ingérences étrangères c'est une menace à prendre au sérieux mais je je pense que oui, c'est une menace. Aujourd'hui, on le sait.
Alors il ne faut pas non plus affoler les Français, mais il y a des ingérences, des ingérences notamment russes, des ingérences qui peuvent venir d'autres pays. Qui ont visé d'ailleurs Emmanuel Macron en 2017. La Chine, les Etats-Unis, même il y a différentes ingérences qui peuvent exister.
Et en tant que souverainiste, nous on défend l'indépendance de la France et la capacité à ce que la démocratie puisse jouer de manière non faussées avec des ingérences étrangères. Donc, bien entendu, il ne faut pas non plus faire croire aux Français. Nous, on avait demandé une commission d'enquête qu'il y aurait eu des ingérences qui auraient eu un impact lors des précédentes élections.
Le directeur de la DGSI qui avait été auditionné lors de cette commission d'enquête présidée par Jean Philippe Tanguy avait dit qu'il n'y avait rien eu aujourd'hui, aucun parti politique était sous agérance. Oui avec un parti, mais vous lui faites confiance dans cette mission qu'il s'est fixé ? Moi j'ai du mal à faire confiance à Emmanuel Macron globalement, donc sur cette mission ou une autre, j'ai du mal à envisager qu'il puisse être sincère et vraiment pleinement en action, mais je pense que tous les services de renseignement et les services de l'État devront être mobilisés pour éviter, notamment sur les réseaux sociaux, qu'il puisse y avoir une influence quelconque lors de ces élections.
Il a aussi fait référence, le chef de l'État, sans le nommer, à ce traité du Mercosur, ce traité de libre-échange avec les pays d'Amérique du Sud qui provoque les blocages et la colère depuis de nombreux mois des agriculteurs. Ce traité pourrait être signé le 12 janvier prochain par la Commission européenne. La France y oppose toujours, mais est de plus en plus isolée.
Est-ce que les agriculteurs doivent se résigner à la signature de ce traité ? Vous avez tout dit. Il n'a même pas dit le mot.
Il n'a même pas cité le Mercosur. Donc on a la réalité de ce que l'on dénonce au Rassemblement national ce que dit Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis des mois, c'est qu'on a un Emmanuel Macron et des macronistes qui quand ils sont à Paris, qui sont sur les barrages, des crises agricoles disent nous sommes opposés au Mercosur mais quand ils sont avec Madame von der Leyen à Bruxelles ou au Brésil avec M. Lula, ils sont favorables. – Mais qu'est-ce qu'on fait si c'est signé ?
Que peut faire la France ? – Aujourd'hui malheureusement, excepté avoir le courage de dire « Si la Commission ne nous écoute pas, nous arrêtons de participer financièrement à l'Union Européenne. Parce qu'aujourd'hui, on est le principal contributeur net.
Chaque année, on perd 9-10 milliards d'euros en participant à l'Union Européenne pour reverser à d'autres pays au sein de l'Union Européenne, par des mécanismes de solidarité. Aujourd'hui, il faut qu'il y un bras de fer très clair en disant si l'Union Européenne, si la Commission ne nous écoute pas, on récupère notre tric, on redonne cet argent aux Français parce qu'on ne peut pas non plus financer une concurrence déloyale des pays européens. Et ce qui est surtout grave dans tout ça, c'est qu'Emmanuel Macron avait dit aussi que ces quinquennats seraient ceux de l'écologie, de la protection de l'environnement et on va signer un accord qui au-delà de tuer notre agriculture va encore plus accentuer le dérèglement climatique en important des produits de l'autre bout de la planète.
C'est une folie écologique et une folie économique. Thomas Ménager, je le disais, l'année 2026 va commencer comme l'année 2025, sans budget pour la France. La semaine dernière, à votre place, à ce micro, face à Pauline de Malherbe, votre collègue député du Rassemblement National, Jean-Philippe Tanguy, disait, je le cite, qu'il valait mieux avoir une loi spéciale pendant un an plutôt qu'un mauvais budget.
Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Ce qui est certain, c'est un équilibre. C'est-à-dire qu'une loi spéciale qui prolonge le budget de l'année précédente peut être, dans certains cas, sur un an, – Eh bien, oui, dans tous les cas, oui, peut-être que sur un an.
Si on n'arrive pas à avoir un budget qui va dans le sens de l'intérêt des Français, de l'intérêt de nos entreprises, de nos retraités, de la France qui travaille, qui bosse, qui se lève tôt, il faudra mieux prolonger le budget de l'année d'avant qui peut être au final moins mauvais qui n'était pas excellent mais moins mauvais qu'un nouveau budget budget qui sera semble-t-il tenu par les socialistes Mais allez dire ça par exemple aux agriculteurs parce que dans ce budget de l'État il y avait notamment des mesures qui étaient en leur faveur l'exonération des indemnisations sur les abattages d'animaux, des guichets d'aides notamment pour les viticulteurs. Allez dire ça aussi à des entreprises en difficulté qui ne pourront pas forcément bénéficier d'aide de certains fonds de solidarité de Bercy. Il faut aussi faire la différence, il y a quand même un certain nombre de mécanismes qui, sur les budgets et les crédits de l'année pression... – Il n'y a pas une croix-crisie, pardon, mais sur les agriculteurs.
Il y a des mesures qui sont favorables aux agriculteurs au budget. – Vous savez, c'est un global. C'est-à-dire, bien entendu, si vous isolez une mesure, on peut y être favorable et on peut dire « oui, il faudrait que celle si elle passe.
Mais on ne va pas sacrifier tous les Français, on ne va pas sacrifier l'ensemble de l'économie. Avoir un budget qui va continuer à augmenter le déficit, à augmenter la dette et donc à tuer les générations futures qui devront payer cette dette pour un un mécanisme. Il y aura la possibilité, dans tous les cas, le gouvernement, il le peut par voie réglementaire, d'utiliser les crédits qui seront logés de l'année précédente pour un certain nombre de mécanismes de soutien.
Après, on n'est pas pour la politique du pire. Donc on vous dit oui, peut-être que dans certains Dans un cas extrême, la prolongation du budget de l'année précédente par une loi spéciale peut être moins mauvaise. Mais nous ce qu'on veut c'est un budget pour le pays mais on n'est pas prêt à accepter n'importe quel budget.
Justement, l'examen de ce budget de l'État va reprendre le 8 janvier prochain à l'Assemblée nationale, quelles sont vos conditions pour voter peut-être pour ce budget ou au moins ne pas empêcher son rejet ? Mais nous, on ne va pas changer. On ne va pas changer de ligne.
Vous savez, ce n'est pas parce qu'on a basculé en 2026 hier Il y a des municipalités qui approchent, les collectivités aussi demandent un budget. Mais les collectivités, ils ne voulaient pas non plus un budget qu'elle leur saignait encore une fois leur dotation et mettre en difficulté les territoires. Notre ligne, elle est claire des des économies structurelles, lever un certain nombre de tabous sur l'immigration, sur la contribution à l'Union Européenne, sur le coût des agences, sur le coût du train de vie de l'État, sur la lutte contre la fraude sociale et la fraude fiscale. – Dans quel cas vous pourriez vous abstenir par exemple ?
Si, ça va dans le contre-budget, dans le sens du contre-budget qu'on a proposé. C'est-à-dire que ça n'augmente pas les impôts. Ça les diminue même sur les classes populaires et les classes moyennes, sur la France qui travaille, sur les TPE, les PME.
C'est-à-dire ce qui va permettre de créer de la richesse, de la croissance, de relancer notre économie et d'éviter qu'on ait moins de recettes fiscales dans les années à venir. Et des économies, des économies. À un moment, on a eu François Bayrou qui a fait le choix de partir, ancien Premier ministre, en disant la catastrophe, Tout le monde était d'accord, notamment Macroniste et LR en tête, pour dire qu'il a raison, il faut faire attention.
On est dans un virage très dangereux en matière de déficit public, en matière de dette. Mais tout le monde l'a oublié. Là, on continue.
Mais tout le monde l'a oublié. Là, on continue. Pourquoi ?
Parce qu'en final, on a un Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a fait le choix de donner les clés de la Maison de France au Parti Socialiste, qui représente 1 ,5 % dans l'élection présidentielle. – – Vous n'êtes pas un peu vexé, parce que du coup, les socialistes, ils sont devenus au cœur de ce jeu parlementaire. L'année dernière, c'était Michel Barnier qui vous lâchait à peu près tôt au groupe Rassemblement National.
Là, vous êtes un peu cornerisé, marginalisé. – Non, on est là pour défendre l'intérêt des Français. Je veux dire, c'est surtout triste. de voir que les socialistes qui ont été virés avec François Hollande reviennent par la petite porte, après une alliance avec la France insoumise qui a permis de les faire élire et qu'ils existent un ton soit peu à l'Assemblée nationale, qu'on leur donne la capacité à augmenter la fiscalité.
C'est une catastrophe, c'est-à-dire aucune économie et des augmentations d'impôts. Voilà ce qu'on nous propose. Et ce qui est surtout grave, c'est que les Républicains qui, soi-disant, combattent le socialisme et combattent les augmentations d'impôts, laissent passer et ne bloquent pas tous ces budgets et toutes ces hausses d La France Insoumise annonce déposer une motion de censure à la rentrée, vous la voterez ?
Alors on va regarder, nous on vote les motions de censure d'où qu'elles viennent et vous savez une motion de censure qu'elle soit de la France Insoumise Vraisemblablement on se posera la question parce que si c'est pour faire tomber un Marine Le Pen dit je sens surtout donc vous la voterez Vraisemblablement on va regarder si demain Sébastien Lecornu reçoit Marine Le Pen, Jordan Bardella elle leur dit on va enfin faire telles et telles économies on va enfin aller dans votre sens nous on n'est pas pour pour faire tomber tout le monde, tout le temps. Mais non mais je veux dire à un moment...
Je sens surtout Marine Le Pen, 8 octobre 2015. Ces derniers mois après, nous on n'est pas pour la politique du pire. Vraisemblablement, je vous le dis, on est pour la chute de ce gouvernement un retour aux urnes, une dissolution.
Mais si je ne sais pas par quelle grâce de la magie de Noël et de la nouvelle année 2026, Sébastien Lecornu fait un choix de changement de cap, on se posera la question. Et dans le cas contraire, vous pourriez aussi déposer vous-même une motion de censure à l'entrée ? On a la capacité aujourd'hui, parce qu'on a déjà déposé une, on a suffisamment de signatures comme on est le premier groupe de l'Assemblée nationale et notamment avec nos alliés de l'UDR d'Éric Ciotti d'en déposer une.
On le fera et on le fera surtout si le budget qui nous est proposé continue dans la direction qui a été celle que nous avons eue en cette fin d'année 2025. Votre vœu de 2025 ne s'est pas réalisé, vous demandiez une dissolution. En revanche, il y aura un retour aux urnes cette année avec les élections municipales qui vont se tenir du 15 au 22 mars prochain.
Marine Le Pen a appelé à la mobilisation lors de ses vœux, je la cite, Jordan Bardella parle d'une année de conquête, un succès aux municipales concrètement ce serait combien de mairies gagnées ? On n'a pas de données chiffrées, on n'a même pas encore investi tous nos candidats, ce qui est certain c'est que le rassemblement national qui avait un peu moins de 400 candidats investis en 2020 on a déjà plus de 650 sous la direction de Julian Sanchez qui est le directeur de campagne des sélections municipales. Il y a un certain nombre de villes que l'on espère bien entendu prendre.
Vous connaissez notre collègue Laura Navallette qui mène une campagne très dynamique à Toulon. Ce qui est certain c'est qu'il faut que les français se mobilisent parce que ça sera la préparation des élections présidentielles. S'ils veulent que le Rassemblement national arrive au pouvoir en 2027 s'il n'y a pas de dissolution avant.
Il faut nous donner cet ancrage, ces mairies et toutes les mairies que nous avons gagnées pendant les années précédentes, que ce soit Hénin-Beaumont, que ce soit Bruy la Bussière, les maires ont fait un travail formidable, sont plébiscités, sont souvent réélus au premier tour largement et donc la preuve par l'exemple doit être démultipliée dans d'autres villes. Mais vous parlez de conquête mais pourtant vous n'avez pas d'objectif chiffré. C'est bizarre.
Si je vous donne un objectif aujourd et qu'on en a 5 de moins, vous nous direz que vous n'avez pas atteint votre objectif. Si on double notre objectif, personne ne viendra dire que le Rassemblement national a explosé ses chiffres. On est prudent.
Il faudra qu'il y ait une mobilisation et que les Français ne restent pas chez eux. Ils ont tendance à peut-être des il faut penser que le moment le plus important sera la présidentielle et la suite d'Emmanuel Macron mais s'il ne nous donne pas la capacité et la force de pouvoir réussir ces municipales ça sera beaucoup plus difficile pour la présidentielle. Comment vous expliquez Thomas Ménagé que pour les municipales il y a encore des trous dans la raquette des brebis galeuses, selon l'expression consacrée des législatives anticipées de 2024.
L'un de vos candidats, RN, à la mairie de Saint-Malo, s'est retiré il y a quelques jours. Il a notamment été épinglé pour une photoprise en 2024 avec Dieudonné, l'humoriste condamné pour propos antisémites et incitation à l'Aisne. Ça ne marche toujours pas, votre filtrage ?
Il n'est pas candidat. Je ne sais pas s'il était investi. Je ne connais pas le cas précis que vous me citez.
Ce qui est certain, c'est que quand il y a des problèmes, et vous venez de le prouver, on n'a pas la main qui tremble, on l'a montré au moment des dernières élections législatives. – Mais vous ventez un système de filtrage ultra-efficace ? – Sur ce cas-là, il n'est pas candidat, et aujourd'hui, voilà, il y a un travail, tous nos candidats sont auditionnés.
Après, vous savez, vous avez des personnes, c'est la nature humaine, qui peuvent mentir, qui peuvent cacher un certain nombre d'informations. Et donc, même s'il y a un travail de vérification des réseaux sociaux, de vérification lors d d'auditions, il peut y avoir un certain nombre de personnes. C'est infinitisimal.
C'est vraiment quelques cas. Et quand c'est le cas et quand ça arrive, clairement, on les éjecte. Mais l'essentiel, 99 9 ,9 % de nos candidats sont des gens remarquables, travailleurs qui seront d'excellents maires demain dans leur ville.
Thomas Ménager, avant les municipales il y a une échéance importante pour le Rassemblement National, c'est le procès en appel de Marine Le Pen qui va commencer le 13 janvier prochain, 5 semaines de procès qui vont donc déterminer son avenir politique. Et si elle est de nouveau empêchée en appel de se présenter en 2027, c'est Jordan Bardella qui sera votre candidat. Est-ce qu'il a le même niveau que Marine Le Pen pour l'élection présidentielle Aujourd'hui, les Français plébiscitent ce binôme.
Ils ont tous les deux des qualités qui sont différentes, qui sont propres à leur personnalité, mais qui travaillent main dans la main et quel que soit le candidat. Et aujourd'hui, notre candidate, c'est Marine Le Pen. Elle va prouver son l'innocence en appelle.
J'espère qu'il y aura une décision qui fera fi de toute considération politique, qui sera une décision en droit parce qu'elle est innocente et elle va le prouver. C'est votre meilleure chance ? Mais c'est notre meilleure chance.
Aujourd'hui, c'est Marine Le Pen qui est notre candidate. Et c'est surtout ce qu'il faut voir et ce qui plaît aujourd'hui aux Français, ce qui fait notre différence par rapport aux autres groupes politiques, par rapport aux autres partis politiques, c'est quand ils se tirent tous dans les pattes pour avoir tous la place. Nous, on a deux personnalités politiques qui sont aujourd'hui plébiscité.
On avait vu, il y a eu le top 50 des personnalités françaises préférées. Les seuls qui sont...
Il y a deux personnalités politiques dans les 50 personnalités préférées des Français. C'est Jordan Bardella et Marine Le Pen. Et pourquoi ?
Parce que les deux travaillent main dans la main. Ils ne pensent pas à leur intérêt personnalité. Ils pensent à l'intérêt des Français, à l'intérêt de la nation.
Quand vous regardez les sondages, et on les regarde tous, y compris vos sympathisants et vos militants, on voit que Jordan Bardella est plus aimé des Français que Marine Le Pen. On voit que Jordan Bardella est devant dans les intentions de vote dans les sondages, que Marine Le Pen qui les donnait gagnant dans un certain nombre de configurations. Est-ce qu'il ne faudrait pas acter tout simplement maintenant ?
Finalement, le changement de candidat naturel pour la présidentielle du Rassemblement National Premier point, déjà, en fonction des sondages, ça se joue dans la marge d'erreur. Parfois l'un au-dessus, parfois l'un en dessous, à un point, un demi-point de différence. Mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas aux sondages, ni aux juges, ni aux sondages, ni aux médias, ni à nos opposants politiques de décider qui sera notre candidat.
Le candidat du Rassemblement national, aujourd'hui, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen a été très claire, il y aura un candidat du Rassemblement national, si jamais elle était empêchée pour quelques raisons que ce soit, et Jordan Bardella aurait, bien entendu, tout le niveau pour pouvoir être candidat. Mais aujourd'hui, ce n'est pas des sondages un an et demi avant de décider.
Et je vous le dis, ils sont tous les deux plébiscités tout en haut de tous les instituts qui les testent. En quoi il est meilleur qu'elle ? Il y a sûrement des points où il est meilleur et d'autres, pour la Marine Le Pen, l'est.
C'est deux personnalités différentes. Ils n'ont pas le même âge, ils n'ont pas le même parcours. Elle a trois campagnes présidentielles derrière Mais c'est pour ça que...
Deux débats d'entre deux tours. C'est pour ça que Marine Le Pen est aujourd'hui notre candidate, notre candidate naturelle, mais Jordan Bardella se prépare à être Premier ministre. Quand vous vous préparez à être Premier ministre, puisqu'il serait Premier ministre de Marine Le Pen dans le cadre d'une victoire en 2027, il a le niveau quand vous pouvez être Premier ministre pour être Président de la République.
Ils ont des personnalités différentes mais je vous dis c'est cette complémentarité qui fait notre force et que ça soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella même si ce n'est pas aujourd'hui le cas choisi par le Rassemblement national comme candidat, les deux travailleront main dans la main dans l'intérêt du pays. Vous respecterez la décision de justice si elle est une nouvelle fois condamnée en appel pour inégibilité empêchée pour 2027 ? Mais on respecte toujours les décisions de justice.
Parce que vous avez attaqué les magistrats, décisions politiques ? Vous pouvez contester une décision mais vous savez nous on n'appelle pas l'insurrection, on n'est pas la France insoumise. Nous dès lors qu'il y a eu une élection quand on la perd, on accepte le résultat des urnes.
Si on a une décision de justice, même si ça serait une profonde injustice, puisque Marine Le Pen est innocente. Et surtout, ça serait quelque chose qui va contrevenir à un principe fondamental. C'est la liberté de choix des électeurs.
Comment on peut, dans une démocratie comme la France, empêcher les électeurs de pouvoir choisir la candidate et la future présidente de la République qui serait celle qu'ils souhaitent. Ça c'est très grave mais on respectera dans tous les cas la décision, Marine Le Pen l'a toujours dit, on est des gens sérieux qui respectons l'état de droit. Thomas Ménager, on arrive à la fin de cet entretien, est-ce que c'est une fierté la naturalisation française de Georges Clounet ?
Oui je pense que d'accueillir dans la communauté nationale Georges Clounet, qui est quelqu quelqu'un de talentueux, qui vient en plus, qui a demandé la nationalité et qui ne vient pas pour profiter des avantages de la nationalité, mais qui va faire rayonner le pays, participer à la France ? Il a bénéficié d'une procédure d'exception, facilité par le ministère des affaires étrangères, parce qu'il contribuerait selon le ministère au rayonnement de la France. Il reconnaît ne pas maîtriser le français.
C'est normal de naturaliser quelqu'un qui...
Il respecte la procédure. Il ne maîtrise pas le français. Il y a une procédure spécifique.
Procédure d D'exception. D'exception, mais qui n'a pas été faite pour lui. C'est quelque chose qui existe, je crois, depuis les années 90...
Pour les étrangers émérites qui contribuent au rayonnement de la France. Mais bien sûr, vous vous rendez compte ? Si on pouvait accueillir des Georges Clounet avec son niveau de Ça ne va pas être la même pour tous.
Il y a une procédure, il a respecté la loi. Il y a certaines personnalités qui...
Et je vais continuer à bosser son français. Je crois qu'il dit qu'il continue à le travailler, même s'il n'a pas un français parfait. Mais on accueille quelqu'un qui va arriver dans notre pays avec son argent et son talent Il faut qu'il paye ses impôts en France ?
Il y a des droits et des devoirs, vraisemblablement et il devrait demander sa résidence fiscale en France mais c'est plus compliqué que ça parce qu'on a des conventions bilatérales avec les Etats-Unis au niveau de la fiscalité. Il reste, je pense, franco-américain. Après, on parle beaucoup et on polémique beaucoup sur la naturalisation de Georges Clounet.
Par contre, j'aurais préféré qu'on polémique sur la naturalisation du Malien qui, lui, a poignardé trois femmes dans le métro la semaine dernière qui a été...
ça a été annoncé eu un dysfonctionnant mais celui-ci, il n'aurait peut-être pas dû être naturalisé mais celui-ci, il n'aurait pas dû être naturalisé j'aurais préféré qu'on parle plutôt de ce cas de naturalisation, je pense que la naturalisation de George Foudé en matière d'immigration et d'assimilation, il n'y aura pas de problème et dans tous les cas qu'il soit résident fiscal ou non il va payer ses impôts, il va payer de la TVA, il va consommer, il va employer Merci beaucoup Thomas Ménager d'avoir été notre
Thomas Ménagé