L'invité de Bourdin Direct : Eric Ciotti - 03/01
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez R.M.C. C'est le jour d'indirect Jean-Jacques Bourdin.
Éric Ciotti, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Merci à vous et puis bonne année d'abord. Bonne année à toutes celles et ceux qui nous regardent, qui nous écoutent ce matin. Éric Ciotti, vous êtes député LR des Alpes-Maritimes. Vous êtes porte-parole de Valérie Pécresse. Aujourd'hui à l'Assemblée Nationale sera examiné le projet de loi contenant le pass vaccinal. Vous voterez l'instauration du pass vaccinal. C'est bien cela, Éric Ciotti.
Oui, je voterai le pass vaccinal. Pourquoi ? Parce que je crois au vaccin, je crois à la science et je crois que le vaccin est un élément essentiel pour nous protéger de ce fléau qui a ravagé le monde avec son cortège de drames. J'étais encore dans le service de réanimation du CHU de Nice vendredi et je voyais le nombre des patients qui étaient admis et pour l'essentiel n'étaient pas vaccinés. Donc il faut le dire, il faut arrêter avec ces discours complotistes. Alors le pass a des limites, nous les poserons par amendement. Mais sur le principe, moi je crois en la vaccination et je participerai à tous ceux qui favorisent la vaccination.
Bien, et je vais revenir sur les non-vaccinés à l'hôpital en réanimation notamment. Le pass vaccinal donc pour accéder au lieu de loisirs, pour accéder au restaurant, pour accéder au bar, pour accéder aux séminaires, aux salons professionnels, aux transports publics interrégionaux, c'est-à-dire qu'il faudra un pass vaccinal pour prendre le TGV, pour prendre un avion. Mais question aussi, les préfets décideront pour accéder aux magasins et aux centres commerciaux. Est-ce que vous êtes favorable à un pass vaccinal nécessaire pour accéder aux magasins et aux centres commerciaux ?
Il y a une différence entre les commerces de proximité, il faut que tout le monde se nourrisse, et les centres commerciaux. Les grandes surfaces. Les grandes surfaces, il y a déjà eu des restrictions depuis le début de la crise sanitaire qui sont dans les mains des préfets, il y a des jauges, elles pourront s'appliquer. Je ne suis pas favorable sur le commerce de proximité.
Mais la grande surface, est-ce que vous êtes favorable à un pass vaccinal pour accéder à une grande surface ?
Oui, je peux le concevoir en l'état, en fonction de l'évolution de la pandémie.
Bien, pass vaccinal valide à partir du 15 février, 4 mois de délai maximum entre la deuxième dose et le rappel. Vaccination obligatoire, est-ce que vous êtes favorable à la vaccination obligatoire ?
Non, parce que je pense d'abord que c'est une atteinte à la liberté, c'est un premier argument, mais aussi c'est quasiment impraticable dans les faits. Donc moi je suis pour l'incitation, le pass vaccinal naturellement y participe, c'est une forme d'obligation, et je suis également pour aller vers ceux qui ne sont pas vaccinés. Il y a des personnes qui, pour des raisons idéologiques ou personnelles, refusent la vaccination, il faut que ça n'assume les conséquences. Il y en a d'autres qui sont isolés, qui sont des personnes fragiles, précarisées, et on doit aller vers eux. Et là, je crois qu'on ne l'a pas suffisamment fait.
Oui, même si les médecins disent qu'au-delà de 80 ans, c'est moins grave, enfin ça peut être très grave, mais que le passage en réanimation n'est pas forcément utile pour quelqu'un de plus de 80 ans. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est que parfois, quand on souffre de comorbidité, la réanimation ne sert plus à rien, malheureusement. Ce que vous dites, ça veut dire que l'alternative c'est la mort.
L'alternative c'est la mort.
Disons clairement les choses.
Oui, mais je ne m'y résous pas. Oui, mais disons clairement les choses. Vous savez, j'ai été rapporteur de la commission d'enquête sur la première phase de 2020, et on a vu que les personnes âgées avaient moins accès, parce que l'hôpital était submergé, à la réanimation à l'époque. C'est d'ailleurs une des conséquences les plus dramatiques de la crise, et qui a montré qu'on a été submergé au début.
Alors, le problème aujourd'hui, parlons des non-vaccinés, le problème aujourd'hui, et vous l'avez constaté sur le terrain, il y a un reportage dans Le Monde qui est saisissant sur les hôpitaux nord de Marseille, le problème aujourd'hui, ce sont les non-vaccinés dans les services de réanimation. 90% des personnes qui entrent en réanimation ne sont pas vaccinées, ont reçu que deux doses, alors qu'elles sont à risque dans les hôpitaux de Marseille. Les médecins en ont assez, le personnel soignant en a assez. Alors, que faire ? Au Canada, les non-vaccinés en recherche d'emploi ne touchent plus le chômage. Pas de vaccin, pas de chômage. C'est une bonne mesure ?
Moi, je ne suis pas pour les mesures
d'une telle violence. Voilà, on a un système... Alors, que faire ? Que faire ? On a un système de soins, c'est le serment d'Hippocrate, un médecin, il doit soigner, ceux qui sont malades doivent être prêts en compte. Il y a des personnes qui ont été trompées, qui ont été abusées. C'est vrai, dans cette crise, il y a eu des paroles contradictoires, y compris des paroles publiques, pas sur le vaccin, j'en conviens, mais sur les masques. Il y a eu même des scientifiques, des médecins de grande renommée qui tiennent des propos et qui participent un peu du doute de nos concitoyens. Donc, il faut lever ces doutes.
Je ne sais pas s'il ne faudrait pas, à un moment, que la Haute Autorité de Santé publie, parce que c'est une autorité indépendante, des éléments sur les complications qu'il y a pu y avoir. Il y en a très peu. Sur le vaccin, qu'elle donne la vérité des chiffres pour que nos concitoyens se sentent rassurés. Oui, mais il y a des messages contradictoires et trop contradictoires.
Mais il y a des médecins qui avancent des solutions, que les frais d'hospitalisation restent à la charge des patients non vaccinés. Par exemple, il y a même un député LR qui a déposé un amendement dans ce sens, qui a été retiré d'ailleurs.
Je ne suis pas personnellement favorable. On a un système de soins, il doit être universel. Oui, mais il y a d'autres méthodes pour aller vers la vaccination.
Aujourd'hui, il y a des urgences, si je puis dire. Bien sûr. Éric Ciotti, est-il acceptable que les hôpitaux soient obligés de déprogrammer des soins ou des opérations pour admettre des patients non vaccinés, des patients Covid ?
Bien sûr que non. Bien sûr que non. Et d'ailleurs, je reviens à la première phase puisqu'il y avait des études qui démontraient qui ont risqué d'avoir 20 000 décès supplémentaires, notamment sur le manque de dépistage des cancers. C'était une étude du professeur Kayat à l'époque. Il y a eu des études également. Donc, ce sera sans doute, et on le verra à long terme, une des conséquences de la crise. Donc, la solution, c'est le vaccin. On ne peut pas dire autre chose. Et c'est pour ça que, personnellement, je prendrai mes responsabilités. Je veux dire aussi qu'il y a des responsables politiques qui tiennent des discours ahurissants. Desquels ? Irresponsables. Desquels ? Irresponsables.
Vous les connaissez ? Ils sont... Ben dites-les ! Nommez-les ! Si je les connais. Dans le débat public.
Vous les connaissez mieux que moi, apparemment.
Dans le débat public. Moi, je dis que quand on aspire à gouverner le pays demain, et c'est notre cas avec Valérie Pécresse, on doit avoir une attitude de responsabilité. À qui pensez-vous ? Et ne pas mentir aux Français. Je pense à tous ceux qui développent des théories complètes. Mais à qui pensez-vous ? Vous les avez entendus. Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan. Éric Zemmour ? Je ne sais pas. Je n'ai pas entendu des propos là-dessus. Éric Zemmour, d'ailleurs,
vous n'écoutez pas trop ce qu'il dit. Alors, c'est Éric Ciotti. Oui, j'écoute tout le monde dans le débat public. J'écoute tout le monde dans le débat public. Je vous dis ça comme ça. Je vous taquine un peu. J'écoute. Je le vois. J'en profite. Ben tiens, j'en profite. J'en profite. Ça fait du bruit. Je me souviens, lorsque vous avez dit entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour au second tour, je voterais Éric Zemmour. Vous voteriez toujours Éric Zemmour ? Pourquoi voulez-vous que je change ?
Simplement, je vais bien entendu préciser ma position. Moi, aujourd'hui, j'ai une conviction. C'est que seul Valérie Pécresse peut battre Emmanuel Macron. Voilà. Le duel, il est là. Au mois d'avril, soit on aura Emmanuel Macron président de la République, soit ce que je crois, ce que je souhaite et ce pourquoi je me battrai de toutes mes forces, nous aurons Valérie Pécresse. Le reste ne participera qu'à aider à la réélection d'Emmanuel Macron. Donc, cette hypothèse... Mais vous voteriez quand même Zemmour face à Macron. Cette hypothèse, aujourd'hui, elle est hautement improbable. Mais elle existe. Mais dans ce choix, je ne me renie pas. Vous savez, moi, je n'ai jamais changé.
Ce que ne ferait pas
Valérie Pécresse, si j'ai bien compris.
Il y a des politiques, vous lui demanderez, il y a des politiques qui disent toute leur vie, j'ai changé, j'ai changé, c'est un mode de communication. Moi, j'ai la fierté de dire je n'ai pas changé. J'ai des mêmes convictions, je suis un homme de droite, j'aime mon pays, j'aime la France, je crois en l'autorité, je crois en l'identité, à la culture française, et je n'ai pas changé. Voilà, et je ne vois, je ne retrouve rien de cela chez Emmanuel Macron.
Bon, Éric Ciotti, j'en reviens au Covid, on va en terminer avec deux points précis. La rentrée scolaire, Valérie Pécresse demandait que l'on retarde la rentrée scolaire d'une semaine, les pédiatres étaient contre. Éric Ciotti... Pas tout, oh non, non. Vous avez vu... La Société Française de Pédiatrie,
par exemple, était contre. Il y a une semaine, dans le journal du dimanche, il y a eu une tribune de 50 médecins, universitaires, professeurs, qui demandaient le retrait, le report, pardon, le report de quelques jours, comme nous, de la rentrée scolaire. On est dans un pic épidémique majeur, majeur, un million de cas en sept jours, et ça augmente, le ministre le dit lui-même. Mais l'éducation
n'est-elle pas la priorité ? L'éducation des enfants,
les enfants à l'école ? Bien sûr, mais ce n'est pas incompatible avec le report de quelques jours. Cette semaine perdue, on aurait pu la rattraper pendant des vacances scolaires ou tout début juillet, par exemple. Il y avait des solutions. On sait que les enfants, aujourd'hui, même si, heureusement, ils ont des symptômes très faibles, peuvent être des vecteurs de propagation. Donc, il faut les protéger et il faut protéger la société. Ça n'a pas été fait. Je note quand même que le protocole sanitaire qu'a annoncé M. Blanquer est arrivé aujourd'hui dans la presse. Dans la presse. Mais c'est quand même une forme de mépris pour les enseignants, pour les parents.
On a préparé cette rentrée dans le flou le plus total. Et c'est ce que je regrette d'ailleurs dans la gestion de cette crise. C'est le manque d'anticipation. On dirait que M. Blanquer est rentré de vacances hier soir et qui, bon, voilà, il fait une petite interview dans Le Parisien et puis c'est fini. Trois tests pour les enfants. Alors, est-ce que vous soutenez
l'appel à la grève d'un des principaux syndicats d'enseignants de l'éducation nationale ?
Je ne soutiens jamais les appels à la grève dans les services publics. Il y a une continuité du service public. D'ailleurs, sous Nicolas Sarkozy, on avait fait voter cette continuité du service public. La grève est une liberté constitutionnelle. Mais naturellement, je n'appelle pas la grève. Mais il y aurait pu y avoir d'autres réponses. D'autres réponses mieux préparées, et mieux anticipées.
Alors, vous demandez aussi, et j'en terminerai avec le Covid, on va passer à autre chose, vous demandez aussi la généralisation des masques FFP2. Mais pour qui et où ?
En tout cas, le plus largement possible. On parle des enseignants. Difficile de faire court avec un masque FFP2. Oui, mais on peut y arriver. Difficile de parler avec. 800 000 enseignants, un peu moins, devant les élèves. C'est important. On pourrait avoir tous les services publics, je pense, aux policiers, notamment, je pense, aux agents qui sont en contact avec le public. On parlait des centres commerciaux tout à l'heure. Et puis, dans votre département, les agents en portent. Pour les personnes vulnérables, on va le mettre en place avec le président de mon département. Nous avions, nous avons établi un stock de précautions. Nous avons aujourd'hui un million de FFP2.
Et nous allons notamment les diffuser. En tout cas, nous y travaillons pour les personnes âgées vulnérables aussi. Donc, je crois, vous avez vu les études scientifiques qui démontraient que le masque FFP2 protège, je crois, de façon, ce n'est même pas comparable par rapport au masque chirurgical, 100 fois plus par rapport à deux personnes qui sont contaminées, qui peuvent se contaminer. Éric Ciotti, je passe à autre chose.
Pensez-vous vraiment qu'Emmanuel Macron n'aime pas la France ?
En conscience ?
Franchement. En conscience ?
En conscience, je le crois. Il n'aime pas la France, il est anti-français. Il n'aime pas ce qu'est la France, ses racines, son histoire, sa culture, son identité. Je ne dis pas qu'il est anti-français. Je pense qu'il a une vision qui dépasse les frontières de la France. Il a une vision internationale, il a une vision qui est un peu... Universelle. Universelle. déracinée. Je crois qu'il regarde la France comme un élément dans une partie plus grande, plus importante. Moi, je considère que c'est la France qui est la part la plus importante. Et c'est pour ça que j'ai dit ça. Ça vient d'où ? C'est le crime contre l'humanité dont il a accusé la France par rapport à sa présence en Algérie.
C'est la négation de l'existence d'une culture française. C'est son discours de Lyon en 2017, réitéré à Londres. C'est sa volonté annoncée sur CBS de déconstruire l'histoire de France. Vous conviendrez qu'il y a des éléments convergents qui me font dire qu'il préfère l'Europe à la France. Et c'est cette affaire du drapeau. Voilà, l'affaire du drapeau.
Je vais y venir vite fait parce que c'est une polémique qui a déjà dépassé. Mais tout de même, le drapeau européen sous l'arc de triomphe, initiative temporaire, il a été retiré. Il s'agissait de marquer la présidence française comme prévu, présidence française du Conseil de l'Union Européenne. vous vous êtes précipité pour dénoncer la présence de ce drapeau européen. Est-ce que ce n'est pas une polémique stérile, stupide ? Est-ce que nous ne sommes pas la risée de l'Europe à travers cette polémique ? Franchement.
Je ne crois pas. J'ai entendu les commentaires de toute la Macronie. La Macronie,
ça ne m'intéresse pas.
J'ai compris un éditorialiste ce matin sur votre chaîne. Voilà, moi, ce que je veux dire, c'est que je suis européen. Je crois à la construction européenne. Mais je suis d'abord français. Et il y avait une méthode très simple, c'était de mettre les deux drapeaux. C'est ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy en 2008. Qu'est-ce qu'il avait fait
Nicolas Sarkozy ? Il avait organisé une cérémonie pour allumer la flamme avec des commissaires européens. Vous imaginez aujourd'hui les commissaires européens sous l'arc de triomphe. Contestation. Mais sous le drapeau français. Mais sous le drapeau, les deux drapeaux. Sous les drapeaux français et le drapeau européen. Éric Ciotti, est-ce que le drapeau français
a été retiré ? Le drapeau, en tout cas, il n'a pas été apposé. Quand est-ce qu'il est apposé ? Il n'est pas en permanence. Il est dans les grandes cérémonies. Exceptionnel. Et là, il n'y avait aucune raison qu'il n'y ait que le drapeau européen. C'est un symbole. Alors vous allez, certains, j'entends les discours, dire c'est une polémique, c'est un symbole. Mais les symboles, en République, en démocratie, ça compte. Ce n'est pas neutre. Et moi, j'ai l'impression quand je vois tout ce cérémonial qui a été fait, ces monuments allumés, c'est très bien. Monuments ? Monuments qui s'illuminent en bleu un peu partout. Absolument. Ça vous choque ? Non, ça ne me choque pas.
Mais ça participe de quoi ? Ça participe d'une campagne électorale. Qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ? Il y a que M. Macron veut profiter de la campagne électorale. Ce que n'avait pas fait, rappelez-vous, c'était 2006, chancelier Schröder, quand l'Allemagne, à la veille des élections, on doit prendre la présidence de l'Union européenne, l'Allemagne dit non parce que ça va être troublé par la campagne électorale. Ça, c'est de la hauteur. Ça, c'est de la dignité. Là, aujourd'hui, on est dans la récupération électorale. ça me rémémore, comme vous, la phrase du général de Gaulle, c'était en 1965, qui disait l'Europe, l'Europe, un peu, certains comme un cabri, sautent sur leur chaise.
Nous sommes en 2021. Oui, certains sautent sur leur chaise. La problématique, c'est toujours la même. Le monde change. que M. Macron fasse moins preuve d'arrogance et c'est là qu'il fera avancer l'Europe. Alors, qu'il remette en ordre les comptes publics en France et c'est là où on sera respecté en Europe. Pas avec des éliminations. Elles peuvent être sympathiques, elles peuvent être agréables. Regardez, je regardais hier soir les Invalides. Oui, c'est sympathique, c'est beau, même, j'en conviens, mais n'effaçons pas notre histoire, notre identité,
nos symboles. n'aime pas la France. Est-ce que vous pensez que François Fillon aime la France ? Je vous dis ça parce que vous allez me dire si ça vous choque ou pas. François Fillon qui vient de rejoindre le conseil d'administration d'un géant de la pétrochimie russe, est-ce que ça vous gêne ?
Franchement. François Fillon a arrêté toute activité. Il était Premier ministre de la France. Il a arrêté toute activité politique, c'est son activité privée, ça relève de son choix. Voilà, on ne peut pas si j'ai bien compris. On ne peut pas arrêter d'accabler en permanence François Fillon. Mais non, mais il ne s'agit pas d'accabler. de tellement d'attaques injustes et avec des procédures qui appellent beaucoup à de questionnements sur la qualité de notre démocratie. Le candidat de l'opposition qui a été éliminé avant une élection présidentielle. Bon, allez, laissons-le tranquille aujourd'hui. Non, mais il ne s'agit pas de jugements apportés.
Il n'a pas de jugement apporté. Il a été Premier ministre de la France. Il n'a pas de jugement apporté. Attendez, attendez, je termine. Si j'ai bien compris, Eric Ciotti, il va défendre les intérêts russes. Il va défendre les intérêts russes et notamment le gaz russe. Est-ce que ce n'est pas porté atteinte à la République française ? Je pose franchement la question. Le gaz russe dont l'Europe a besoin. Oui, non, mais d'accord. Le gaz russe. Oui. Vous êtes favorable,
vous, à Nord Stream 2 ? Je suis favorable à ce qui est des approvisionnements. Oui. Je croyais que vous étiez pour le nucléaire. Il faut aujourd'hui les deux. Si on coupe l'approvisionnement, c'est pour ça d'ailleurs que le prix du gaz a fortement augmenté. Oui, parce que le gaz russe a fortement augmenté. Je suis bien entendu pour le nucléaire, mais sur d'autres pays d'Europe, vous savez que le prix de l'électricité est fixé au niveau européen. Malheureusement, malheureusement, et c'est une réforme qu'il faudra porter, M. Macron, on pourrait s'y intéresser. Et là, on voit bien que le défaut d'approvisionnement de gaz est une des causes de l'augmentation du prix de l'électricité.
C'est totalement absurde, paradoxal, mais c'est,
vous le savez, c'est la réalité. C'est la réalité, mais Éric Ciotti, j'ai une dernière question puis je passe à autre chose, François Fillon. C'est l'argent à tout prix ? Je ne crois pas. Ce n'est pas le François Fillon que je connais. Arrêtons de la... Non, mais il ne s'agit pas d'accabler. C'est un fait. Je ne l'accable pas, Éric Ciotti. C'est un fait. C'est un fait d'actualité. Bon, il a été Premier ministre. Éric Ciotti, si j'ai bien compris, je regardais votre programme, je regardais celui de Valérie Pécresse. Je me demande ce que vous gardez de votre programme. Plus grand-chose, finalement. Le Guantanamo a disparu, le droit du sol remplacé par le droit du sang a disparu.
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
Vous n'en savez rien. Ah, ça m'intéresse. Valérie Pécresse va présenter son programme.
Elle va remplacer le droit du sol par le droit du sang ?
Je parle de façon globale. Nous travaillons activement aujourd'hui sur le projet. Nous aurons d'ailleurs des réunions importantes cette semaine. Valérie Pécresse était il y a quelques minutes sur une chaîne concurrente. Elle a notamment parlé de mon projet sur les transmissions pour diminuer les droits de succession, les droits de donation. C'était une part importante de mon projet économique. nous allons avancer là-dessus. C'est bien. Elle l'a dit ce matin quand on parle de la rétention de sûreté, la rétention de sûreté pour empêcher la sortie sèche des islamistes qui menacent la société de prison. Elle a dans son programme la rétention de sûreté. C'est très exactement ce que je proposais.
Sur le droit du sol, il y aura des modifications très importantes. Nous verrons avec elle. nous mettrons le curseur. Mais moi, aujourd'hui, Valérie Pécresse a gagné. Ça sera son projet. Mais les idées que je défends, celles d'une droite assumée, forte, courageuse, seront largement intégrées dans ce projet.
Eh bien, je lui poserai la question le 18, puisque je vous annonce que le 18 janvier, elle fera sa grande rentrée dans la première grande émission qu'elle fera avec nous le soir sur BFM TV et RMC. Ça s'appellera La France dans les yeux. Et ce sera en direct de Corrèze, face à 50 Français. Elle sera face à 50 Français. Merci. Eric Ciotti d'être venu nous voir ce matin.
Éric Ciotti