Enfant sauvé par un sans-papiers : "Il mérite la Légion d'honneur", estime Alexis Corbière
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49FerméeRéponse directe
C'est évidemment ce qu'il faut faire d'après vous ?
- 4:47OuverteRéponse partielle
Est-ce que cette journée d'hier a créé un rapport de force en votre faveur ?
- 13:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui peut se passer après, d'après vous ?
- 18:15OuverteRéponse directe
Vous êtes de quel côté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« sans doute Emmanuel Macron dira que par exception on donnera des papiers à ce Malien qui n'en a pas. »
- 1:42InvitéFait
« pourquoi pas la Légion d'honneur ? »
- 4:17InvitéChiffre
« il y a une étude hier qui montre que le président de la République, il y a 57% de Français qui sont mécontents de sa politique. »
- 14:35InvitéChiffre
« supprimer 120 000 postes de fonctionnaires »
- 19:36Invité politiqueFait
« Nommé un ministre des Finances qui est résolument hostile à l'euro, c'est potentiellement créer un désordre sur les marchés financiers »
- 24:54InvitéFait
« M. Macron a supprimé avec ses 5 euros d'APL. »
- 24:59InvitéChiffre
« Les bailleurs ont 3 milliards en moins. »
Temps de parole
- Invité58 %
- Alexis Corbière24 %
- Invité 210 %
- Présentateur4 %
≈ 4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alexis Corbière, député de la France Insoumise et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy. Bonjour Alexis Corbière. Bonjour Jean-Michel Apathy.
L'image est formidable, les images sont émouvantes. Un jeune homme, Mamoudou Gassama, c'est un Malien sans papier, escalade à main nue, un immeuble parisien parce qu'un enfant risque de tomber. Cet enfant est en danger, évidemment, accroché à un balcon, on se demande comment cela s'est produit. Mais enfin, et ce jeune Malien va le sauver, il est reçu à 9h50, il sera reçu à 9h50 par Emmanuel Macron, sans doute Emmanuel Macron dira que par exception on donnera des papiers à ce Malien qui n'en a pas. C'est évidemment ce qu'il faut faire d'après vous ?
Oui, moi c'est ce que j'ai dit, je ne suis pas le seul, on est nombreux. D'abord, on a été tous impressionnés de voir ça. On se dit franchement, à titre personnel, moi je ne me sens pas du tout capable de faire ça si j'avais été sur le trottoir. Donc c'est un geste héroïque, courageux. Après on découvre l'histoire, c'est-à-dire que cet homme, en plus j'ai entendu dire qu'il était de mon treuil, de ma circonscription. Si c'est le cas, j'essaierai de le saluer, de le remercier au nom de, je crois, des gens de la circonscription. Et on se dit, on est fiers, et c'est un geste qui a une portée exemplaire.
Donc j'imagine que quand le président de la République le reçoit, je trouve ça plutôt bien, il y a une portée exemplaire. Et puis après, pardon, moi j'en profite au passage pour dire, regardez, on peut avoir toutes les positions sur l'immigration, les migrants, mais regardez notamment ce monsieur, il fait un geste qui d'un certain point de vue, au sens philosophique du mot, le rend français. Enfin, je veux dire, il fait partie de notre communauté nationale. C'est un homme qui risque sa vie pour sauver la vie d'un enfant qu'il ne connaît pas, mais uniquement par altruisme, générosité. C'est beau. Moi j'ai même dit, pourquoi pas la Légion d'honneur ?
Cette décoration, pardon, elle est parfois un peu donnée à des gens, on peut en discuter. Mais honnêtement, un homme qui risque sa vie pour sauver la vie d'un enfant, de mon point de vue, il mérite la Légion d'honneur.
En tout cas, c'est un drôle de clin d'œil du destin, quelqu'un qui vient du Mali pour sauver un petit garçon à Paris.
C'est une histoire assez extraordinaire. Voilà, c'est grand. Et puis, après j'ai même entendu dire qu'il a des propositions de travail, etc. Vous l'avez cité tout à l'heure, je vous écoutais dans le taxi, il y a d'autres exemples, je pense à M. Battilli ou d'autres. Voilà, ça montre par moments, pardon, le débat est tellement par moments coincé sur ces questions d'immigration, on dit que c'est des gens qui viennent profiter, etc. que ces quelques exemples, ça ne va pas tout régler. Mais ça permet de dire, regardez, ce ne sont pas des gens qui viennent profiter, ce ne sont pas des gens qui sont des délinquants, ce sont des honnêtes gens, voire même des gens encore meilleurs que nous.
Et c'est son cas. Oui, meilleurs que nous.
Non mais meilleurs que moi, je ne sais pas.
Non mais meilleurs que nous, dans le sens où ce qui fait...
Dans la performance physique, c'est sûr qu'il est meilleur que nous. Et le courage.
Ah bien sûr. Je veux dire, franchement, il a risqué, parce que le gars est tombé, il mourrait lui aussi.
Bien sûr, bien sûr. Et donc voilà, au moins une histoire qui a des allures de concorde nationale, puisque...
C'est beau qu'il y ait des moments, ça s'arrêtera, j'imagine, il y aura bien, mais bon, voilà, c'est bien. Beau symbole.
Et donc, redisons-le, le président de la République le reçoit ce matin. Samedi, c'était la marée populaire, vous l'aviez qualifiée comme ça. Quand il avait annoncé cette manifestation le 5 mai, Jean-Luc Mélenchon l'avait fait en ses termes.
Le 26 mai, ce sera, mes amis, le premier jour de la grande marée populaire.
Bon, je ne sais pas si c'était si populaire que ça, il n'y avait pas tellement de monde, on nous a tombé dit, ça n'est pas un succès.
Il y avait du monde. Et déjà, vous faites une erreur, vous n'êtes pas les seuls à la faire. Vous comparez la manifestation du 5 mai, qui était une montée nationale, avec la manifestation parisienne, alors qu'en même temps, je vous ai écouté aussi ce matin, vous l'avez dit, 190 défilés.
J'ai cité le 5 mai, parce que c'est le 5 mai que Jean-Luc Mélenchon avait annoncé le 26 mai.
Mais il y avait plus de monde, hier, dans les rues de France, que ce qu'il y en avait le 5 mai. Donc c'est une étape super. Heureusement, avec 180 défilés. Mais il y avait plus de monde, j'entends dire parfois qu'il y a beaucoup moins de monde, voire même ce matin, un peu par abus de langage, on a l'impression qu'il y a plus de monde qui a manifesté. Ça, c'est un premier aspect. Deuxièmement, Jean-Luc Mélenchon, moi et l'ensemble des gens de la France Insoumise, et puis même beaucoup d'autres responsables, nous menons au combat. Nous disons aux gens qu'il faut avoir confiance.
Nous ne sommes pas là pour passer notre temps à faire baisser la tête aux gens afin qu'ils tombent dans la résignation. J'observe que, notamment, il y a des études d'opinion. Vous savez que nous sommes critiques, mais je vais les utiliser quand elles alimentent ce pour quoi je plaide. Par exemple, il y a une étude hier qui montre que le président de la République, il y a 57% de Français qui sont mécontents de sa politique. Hier, beaucoup de gens ont manifesté. Donc de grâce, arrêtons cette controverse sur le nombre de manifestants. Chaque fois qu'il y en a une, le 5 mai, c'était Mélenchon et Facha et Cruffin.
Au mois de septembre-octobre, on avait fait une manif, c'était Jean-Luc Mélenchon avait dit, c'est les Parisiens qui ont chassé les nazis. C'est à chaque fois, il y a un sujet qu'on ne discute plus de pourquoi les gens protestent, mais de, je ne sais trop quelle polémique. Moi, je dis qu'il y a dans ce pays...
Est-ce que cette journée d'hier a créé un rapport de force en votre faveur ? Elle participe. Renverser quelque chose, vous le croyez ?
Non, mais la preuve qu'elle n'a pas renversé, cher Jean-Michel Apathy, c'est qu'on est lundi et pour l'instant, Emmanuel Morcoyne est toujours là. Mais je dis dans la construction d'un rapport de force.
Mais psychologiquement, ce n'est pas une journée qui va marquer l'histoire.
Si on se fait pilonner depuis samedi, là je vais faire un petit moment où, puisqu'on s'aime bien, on va se critiquer les médias. Si depuis samedi soir, il est de bon ton de dire que c'est un échec, une fois de plus, moi j'ai vu le journal de France 2, qui fait la manœuvre que je viens de dénoncer. C'est-à-dire qu'on compare les chiffres du 5 mai, qui est une montée nationale, avec les chiffres parisiens. Si en permanence c'est ça, si en permanence on dit, de toute façon, c'est un échec, Mélenchon a échoué, regardez, restez chez vous, de tout... Bon, effectivement, ça ne participe pas au rapport idéologique de rapport d'offense dont vous parlez.
Mais la parole d'un homme comme moi, c'est de dire, les amis, ne vous faites pas manœuvrer. Et deuxièmement, quel que soit en plus ce que vous allez dire sur cette manifestation, parce que vous êtes un homme à l'écoute des Français, vous savez très bien qu'aujourd'hui, il y a une colère qui monte dans le pays. Les retraités en ont assez, les fonctionnaires en ont marre, les cheminots, quand on leur donne la parole, ultra majoritairement, disent qu'ils ne veulent pas s'être effrayant, etc. Et c'est ça l'essentiel.
C'est amusant, c'est juste une parenthèse, mais chaque fois que vous citez un média, c'est toujours le service public que vous accablez. Et vous veillez à ne pas être aussi virulent avec les médias privés. Je suis un fervent défenseur du service public, mais ne dites pas ça devant notre ami Bruce Toussaint.
Il quitte le service public, donc vous voyez, pour aller exercer sa belle...
Je ne parlais pas de Bruce Toussaint, je parlais de vous. Non, non, mais attendez, attendez, on va arrêter là-dessus une seconde.
Moi, je défends les médias, je les défends, et vous allez m'écouter, oui, oui, oui, et vous allez m'écouter notamment au mois de juin.
Franchement, si on a tous des défenseurs comme vous, franchement, on est mal passé.
Et s'ils n'avaient que des comme vous, ça n'irait pas très bien, cher Jean-Michel Apathy. Mais je les défends, et vous nous écouterez notamment au début juin à la tribune de l'Assemblée nationale sur le débat sur les soi-disant fake news qui va mettre en danger, une fois de plus, votre profession. Mais parce que je considère qu'il n'y a pas de démocratie sans médias, j'invite à ce que tout de même, le service public par moment, puisque vous l'évoquez, et l'ensemble des médias, ne fasse pas un pilonnage, à un moment donné, au terme d'une manifestation, pour dire aux gens que c'est un échec, et en gros, Emmanuel Macron sort vainqueur de ce rapport de force, ce qui n'est pas encore le cas.
Bon, on va peut-être faire une petite pause, et on va revenir, je vous le dis pour que vous puissiez vous y préparer, on va peut-être revenir, parce que c'est un élément factuel important sur le comptage des manifestants, et les moyens qu'on met en œuvre pour y parvenir.
J'ai oublié ma calculette. Allez, vous restez avec nous, il est 8h40, voici l'essentiel de l'info, Edwige Koupès.
La Ligue d'extrême droite réclame la destitution du président italien Sergio Mattarella, a usé de son veto pour bloquer la nomination d'un eurosceptique au poste de ministre de l'économie. Il convoque ce matin du coup un technocrate, ancien du FMI, pour conduire le pays vers de nouvelles élections. Les populistes, de leur côté, crient à la trahison. Ce jeune homme a toute sa place en France. Yann Brossa, ce matin sur France Info, à propos de Mamoudou Gassama, le jeune Malien sans papier qui a sauvé un enfant samedi à Paris. Pour l'adjoint d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, sa régularisation est tout à fait légitime. Emmanuel Macron le reçoit ce matin à l'Elysée.
Quatre départements de l'Ouest en vigilance orange. Alerte aux orages jusqu'à ce soir dans la Vienne, la Charente, la Charente maritime et les Deux-Sèvres. Il va pleuvoir très fort en très peu de temps. Ce week-end, les intempéries ont détruit des parcelles entières de vignes dans la région. Près de 70 000 spectateurs attendus ce soir au Stade de France pour France-Irlande. Le premier match de préparation des Bleus pour la Coupe du Monde. Les supporters invités par la SNCF à anticiper leur déplacement. C'est le douzième épisode de grève à partir d'aujourd'hui. Il n'y a que trois transiliens sur cinq en circulation. La moitié d'été, deux TGV sur trois et deux intercités sur cinq.
France Info. Alexis Corbière, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Appétit.
Il y avait une forme d'insatisfaction à chaque manifestation, quel qu'en soit l'organisateur, à voir ceux qui l'organisaient dire qu'il y avait 200 000 personnes et la préfecture de police dire qu'il y en avait 20 000. Du coup, les médias se sont groupés à l'initiative. D'ailleurs, rendons-lui hommage de ce point de vue de Thomas Legrand, qui est éditorialiste à France Inter, pour qu'un cabinet, et c'est d'une manière objective, les moyens techniques le permettent aujourd'hui, ce cabinet s'appelle Occurrence, compte les manifestants selon des procédés assez sophistiqués.
Et le directeur de ce cabinet, le président du cabinet Occurrence, Assad Haddari, invite régulièrement les organisateurs des manifestations à venir voir comment ça fonctionne. Il vous a invité, vous n'avez pas répondu à son invitation, on écoute Assad Haddari. Michel, ça fait dix minutes qu'on m'a invité, c'est pour parler de...
J'invite des représentants de la France Insoumise, de la CGT, et d'ailleurs tous les autres protagonistes, à venir avec nous compter de A à Z, en toute transparence, une manifestation. Je rappelle qu'on avait proposé à la France Insoumise de venir compter avec nous le 5 mai, puis le 26 mai. Et je regrette que personne ne soit venu pour voir si notre chiffre était juste ou pas.
Comme vous accusez tout le monde de manipuler les chiffres, c'est intéressant d'essayer d'objectiver une donnée du débat. Pourquoi vous n'allez pas voir comment ça fonctionne ? Pour qu'au moins on parle de la même chose.
Attendez, j'objective une donnée du débat. Il y avait plus de manifestations dans la rue samedi que le 5 mai, contrairement à ce que vous dites depuis ce matin, vous et les autres médias. Non, on ne dit pas ça. Objectivement, j'ai raison. Si, vous dites ça, c'est ce que je dis le journal de France 2. Après, on va arrêter de passer dix minutes, un quart d'heure. Si vous voulez me démontrer, j'ai bien compris qu'il faut absolument démontrer que c'est un échec, que Jean-Luc Mélenchon a eu un échec, que d'ailleurs je ne devrais même pas être là, je devrais rester chez moi tellement M. Macron est formidable, il faut arrêter. Non, mais pourquoi ? Moi, je vous dis que le rapport de force...
Personne ne dit ça. Mais pourquoi ? De quoi vous voulez que je parle ? On ira aller voir, il n'y a pas de problème. Deux fois, vous ne voulez pas y aller ? Mais j'en sais rien. Je ne suis même pas au courant de ce que vous me dites.
Mais comme ça, vous le saurez.
Non, mais bon, honnêtement, ceci dit, on a le droit aussi de les critiquer, en occurrence. Moi, j'ai vu leur technique. Non, mais ce n'est pas la vache sacrée. Vous dites objectif, je n'en sais rien. Je ne sais pas. D'accord ? Non, mais ce n'est pas le débat. Vous voyez la manière dont sont présentées les choses.
À partir de là, vous dites que les médias mentes manipulent. Jean-Luc Mélenchon a même écrit sur son blog hier que si Emmanuel Macron était encore au pouvoir, c'était uniquement grâce au parti médiatique.
Non, ce n'est pas cette formule. Vous vous pensez... Je vais la citer précisément. Jean-Michel Apathy. Vous pensez qu'aujourd'hui, il n'y a pas, de la part des médias en France, un tropisme, et notamment durant l'élection présidentielle, un tropisme plutôt favorable à M. Macron ? Non, non. Objectivement, comme vous dites.
Non, objectivement, non.
Non, on n'a pas eu une campagne présidentielle où la presse a plutôt été favorable à M. Macron en termes de nombre de unes, regarder les articles plutôt favorables.
Non, mais bon. Mais la presse, elle fait son travail, elle donne la parole à tout le monde.
Ce n'est pas une question de donner la parole. On peut consacrer 60% du temps d'antenne à Jean-Luc Mélenchon et passer son temps à dire que c'est un agent du Venezuela, que son programme était réaliste, que ce serait la Corée du Nord s'il prenait. Je connais ça par cœur. Notre problème n'est pas le fait de parler d'un candidat. C'est aussi comment on en parle. Quand vous avez des unes systématiques en disant que le jeune prodige, que tout le monde se met à ses genoux, c'est M. Macron, et que le diable, c'est M. Mélenchon, ça crée un climat assez particulier.
Et vous, Jean-Michel Apathy, vous ne pouvez pas considérer que l'ensemble des médias a traité de la même façon l'ensemble de tous les candidats à l'occasion de l'élection présidentielle. Et qu'une fois qu'on a dit ça, arrêtez de vous considérer comme le représentant d'une corporation. On peut critiquer les médias. Et je dois même dire en ce micro, on doit les critiquer. On s'en fout de... C'est quoi le problème ? On a le droit de vous critiquer ou pas ? C'est vous qui faites l'opinion, donc on a le droit d'en discuter.
Vous voyez comment on dérive. Je ne dérive pas, vous m'invitez. Nous, on essaie de rendre objectif une donnée du débat.
C'est pas vrai, vous donnez votre opinion.
Non, non, combien de gens participent aux manifestations ? Et vous, personnellement. Mais la réponse à ça, c'est, de toutes les façons, vous mentez pour permettre à Emmanuel Macron d'être au pouvoir. Je sais bien que la meilleure pédagogie, c'est la répétition. Jean-Michel, je vous promets une chose. Si vous n'introduisiez pas ces tensions-là, on débattrait du fond. Plutôt que de traiter les gens de menteurs et de manipulateurs, parce que... J'invite chacun... C'est ce que vous dites souvent. J'invite chacun... Comme ça, on parlerait du débat.
Parce que j'ai une passion du service public, on va arrêter là-dessus, si vous voulez, mais j'invite chacun, et on peut même tous les deux le regarder ensemble, Jean-Michel Apathy. Peut-être que je me trompe, mais je vous assure, j'en suis quasiment certain, le journal de France de samedi soir a présenté les chiffres de la manifestation parisienne de samedi, alors qu'il y en avait 200 en province, avec ceux du 5 qui étaient une montée nationale, pour dire qu'il y avait moins de monde. Et ça crée un effet, évidemment, aussi, c'est un échec.
M. Corbière, on peut passer à autre chose, si vous voulez bien. Et deuxième chose, comme vous l'avez remarqué, nous ne sommes pas à France 2, et je vous invite à prendre contact avec eux, pour éventuellement leur donner tous les griefs que... Mais c'est pas eux, je dis eux, parce que moi, en plus, je défends le service public.
Le Sénat vote sur la réforme de la SNCF le 5 juin. Le Sénat vote sur la réforme de la SNCF le 5 juin. Une commission paritaire parlementaire, donc, est fixée pour le 13 juin. Donc, on y est là, dans 15 jours. Qu'est-ce qui peut se passer après, d'après vous ? Une fois que tout le travail parlementaire est terminé, est-ce que, d'après vous, la contestation doit continuer ?
Je le souhaite, oui, je pense qu'il ne faut pas... Il ne faut pas se résigner de manifestations, là encore. Moi, j'ai vu d'un œil plutôt intéressé le fait que l'arrivée de M. Pavageot à la tête de force ouvrière, il a lancé un appel aux différentes confédérations syndicales. C'est un climat nouveau. On peut peut-être avoir, dans les jours qui viennent, de la part des organisations syndicales, une journée de grève interprofessionnelle. La partie n'est pas finie.
Je vais poser la question différemment. Le Parlement a une légitimité dans une démocratie. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Une fois que le travail parlementaire est terminé, quelle marge de manœuvre reste-t-il pour confester encore la loi ?
Puisque ce sera la loi. Mais moi, je suis pour une démocratie adulte. C'est-à-dire qu'il y a le Parlement. Mais là encore, je mesure mes mots parce que je ne conteste pas le fait qu'Emmanuel Macron a été élu. Mais j'observe. Du moins, j'attire l'attention du président de la République de lui dire « Regardez, M. le Président, vous avez été élu. Vous êtes arrivé en tête au premier tour. Mais au second tour, d'abord dans un rejet de Mme Le Pen. Et la grande majorité dont vous disposez à l'Assemblée nationale est aussi une majorité qui se fait avec plus de 50% d'abstention. Quand je dis ça, j'ai l'habitude de m'appliquer à moi-même.
Je suis élu de Montreuil et Bagnolet, plutôt bien élu avec 58% des voix au second tour. Mais je n'ai que 20% des électeurs qui sont venus voter pour moi. 80% des gens ne sont pas venus. Et donc, le fait qu'il y ait cette crise démocratique ne donne pas les marges de manœuvre, selon moi, au président de la République de faire des choses aussi importantes que remettre en cause le code du travail, supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, sans prendre ce qui est le cœur de la SNCF, des choses comme ça. Ça devrait nous amener à un rebrassage démocratique. Dans ce cadre-là, moi j'ai l'impression parfois que cette Assemblée nationale, elle est assez loin de ce peuple en colère que je vois.
Elle est légitime.
Oui, dans le cadre de la Ve République, elle est légitime.
Elle doit travailler, elle doit prendre des décisions.
Oui, mais j'entends bien. C'est intéressant dans le SNCF, c'est que le Président de la République ne l'a pas dit pendant la campagne présidentielle. Donc, ce que je veux dire à partir de là, c'est que le fait de manifester, de pétitionner, on est d'accord en plus là-dessus, et je vous écoutais tout à l'heure, quand Gérard Collomb dit une bourde d'être le premier à dire « attendez, on a quand même le droit de manifester », c'est pas uniquement pour prendre l'air et se rafraîchir parce qu'on est un peu, on sent le moisi. C'est qu'un pouvoir politique éclairé peut se dire « ça manifeste, ça fait un mois que ça dure, j'essaie de reculer ».
Si eux, ils veulent la jouer à la Thatcher en disant « rien à foutre, je vais les boxer, façon Mélenchon et ses amis de la CGT, ils ne valent rien », ça crée une tension dans le pays qui me semble être en décalage, ou du moins créer, c'est pas sérieux de la part du président de la République.
On se demande ce qui va se passer maintenant, et Guillaume Pépi, le patron de la SNCF, déclare ce matin « il est inimaginable que la grève se poursuive cet été ».
Eh bien lui, c'est lui, c'est le patron par définition, quand il y a une grève, le patron il n'est pas pour qu'il y ait la grève. Pour vous, c'est imaginable ? Mais tout est possible. Mais est-ce que ça a un sens ? Non mais attendez, mais moi, premièrement, et vous savez, moi je suis député, et vous avez des gens, c'est des salariés, ils ont des enrénations syndicales, et les gens, ils n'ont pas besoin de moi, ils vont le décider, eux. Et s'ils décident de faire grève, je les soutiendrai. D'accord ? Mais il y a une bagarre, et je profite au passage, hier soir j'étais au cinéma, je suis allé voir en guerre, ce film de Noblesé avec notre ami Lindo. Film France Info !
Ouais, ben tiens, bravo, tiens, au moins. Non mais film formidable, par ailleurs, qui montre... Film France Info ! Non mais film formidable, qui montre à l'heure où certains tapent un peu sur les salariés, combien c'est dur de faire grève. Humainement, humainement. Les gens se brisent, pour le coup, pardon de dériver, mais le cinéma peut nous aider parfois à appréhender des réalités sociales, je vous assure, même si vous n'êtes pas d'accord avec la grève, personne ne joue. Personne ne joue. Personne ne se fait plaisir à perdre des journées de salaire, et parfois à déranger les transports des gens. Donc c'est une affaire sérieuse.
Il faut savoir arrêter une grève, disait...
Maurice Torres, je ne savais pas, Jean-Michel Apathy, Maurice Torres, même combat.
Vous restez avec nous ? Je vous en prie. Quasiment 8h50, voici l'essentiel de l'info et de Viche Coupès.
De Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement à la France Insoumise, en passant par SOS Racisme. Les appels à régulariser le Spider-Man du 18e se multiplient. Ce jeune Malien sans papier n'a pas hésité à grimper à la façade d'un immeuble pour sauver un enfant de 4 ans suspendu à un balcon. C'était samedi. Anne Hidalgo, la maire de Paris, l'a appelée pour le féliciter et Emmanuel Macron le reçoit ce matin à l'Elysée. Légitime défense ou pas ? C'est la question au centre du procès d'un ancien bijoutier niçois ce matin. L'homme de 72 ans est jugé pour le meurtre d'un braqueur en 2013. Agressé et volé par deux malfaiteurs dans sa boutique, il a tiré sur l'un d'eux dans leur fuite.
Un ancien haut responsable du FMI chanteur de l'austérité pour former un gouvernement de technocrate, Carlo Cottarelli, convoqué par le président italien ce matin. Sergio Mattarella a usé hier de son veto pour bloquer la nomination d'un gouvernement eurosceptique défendu par les populistes pour la Ligue d'extrême droite. L'Italie est occupée financièrement par la France, l'Allemagne et Bruxelles. Un deuxième sacre européen pour Montpellier en handball, vainqueur de la Ligue des champions hier face à Nantes, 15 ans après son premier titre. Montpellier reste le seul club français à avoir remporté ce trophée.
Alexis Corbière, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis, l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy.
L'Italie, pays important de l'Europe, s'enfonce dans une crise politique dont personne ne sait exactement jusqu'où elle peut aller. Le point ce matin est celui-ci. Le président de la République, Sergio Mattarella, a refusé de nommer précisément un ministre des Finances qui était opposé à l'euro, alors que le suffrage universel, on peut le lire, avait tranché d'une certaine manière le débat. Du coup, la France Insoumise a critiqué le mouvement populiste et le mouvement d'extrême droite qui sont arrivés aux affaires en Italie, mais quand on voit l'attitude du président italien, vous êtes de quel côté ?
Moi, je désapprouve l'attitude du président italien. Voyons, on parle tout à l'heure de légitimité. Je crois que les droits constitutionnels en Italie permettent au président de la République italienne de faire ça, mais c'est une folie antidémocratique. Comme quoi, parfois, vous savez, on peut s'interroger sur est-ce que des institutions sont vraiment l'expression de la démocratie ? Vaste débat. Là, en l'occurrence, je ne suis pas d'accord. Pourtant, je ne suis pas d'accord avec ce gouvernement potentiel d'extrême droite qui se formait. Mais c'est quand même incroyable qu'on dise, au nom du fait qu'un ministre serait contre l'Europe, l'Union Européenne, j'entends. Contre l'euro.
Contre l'euro.
C'est ça, contre l'euro.
Il n'est pas possible de brider l'expression des peuples.
Mais en même temps, si on... En gros, ce que je veux dire, c'est que le président de la République
serait d'accord avec le fait qu'il pourrait y avoir des racistes dans ce gouvernement, des gens qui insultent les musulmans tous les 4 matins. Ça, c'est possible. Tout est possible. Quelqu'un qui va dire qu'on va casser le code du travail, tout est possible. Par contre, quand on dit peut-être qu'on va critiquer l'euro, voire même sortir de l'euro, alors là, ça devient impossible. Ça, c'est pas possible. De mon point de vue, c'est antidémocratique et dangereux.
Nommé un ministre des Finances qui est résolument hostile à l'euro, c'est potentiellement créer un désordre sur les marchés financiers et potentiellement voir la France subir les effets de cette crise, augmentation des taux d'intérêt, peut-être la croissance du coût qui pourrait en souffrir. Ça a des conséquences en chaîne et que peut-être que Sergio Mattarella protège aussi nos intérêts.
Non, mais d'accord. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. Ça, c'est la cocotte minute sur laquelle je mets le couvercle et boum, ça explose. On ne fait rien contre les peuples. D'accord ? Si des gens sont si intelligents et pensent que le projet européen est fantastique, qu'ils aillent devant les électeurs italiens et qu'ils aillent les convaincre. Le problème, précisément, c'est que ce qu'il y a parfois de piquant dans le dossier italien, et vous avez compris, d'ailleurs, vous l'avez rappelé, je vous remercie, que je n'ai rien à voir avec cette Ligue du Nord qui est d'extrême droite et le mouvement 5 étoiles avec lequel, parfois, abusivement, on nous compare, qui sont aussi des xénophobes.
Mais je n'ai rien à voir avec ça. Nos amis s'appellent Potere al Populo, c'est une autre force politique en Italie. Mais je ne suis pas d'accord pour qu'on étouffe comme ça les peuples. Parce que ça, c'est ce qui est ouvertement le moteur de la crise au niveau européen. Ça n'est pas possible. Ça me rappelle l'exemple grec. M. Tsipras, première période, j'ai envie de dire élu, celui de la France qui le prend à la gorge et qui dit tu dois céder. Ça, on ne construit rien sans les peuples. Y compris les exemples totalitaires l'ont démontré, les avant-gardes éclairées libérales qui, contre les peuples, veulent faire leur bonheur, ça ne marche pas et en général, c'est l'enfer qu'elles produisent.
Donc, c'est une crise. Je voulais aussi souligner, regardez, il y a un an, M. Renzi, à l'image de M. Valls, c'était le jeune Mozart européen, fantastique, etc. On a vu comment la route tourne. C'est intéressant. M. Renzi, maintenant, il est dans les poubelles L'intolérance,
les violences, il y en a partout. De toute nature, on a vu au Pontet, près d'Avignon, des gens d'origine turque, purque peut-être aussi, sans prendre au kiosquier qui avait un affiche la une du point. Le point faisait sa une cette semaine avec le président turc, Erdogan, en le qualifiant de dictateur et cela a fâché des gens qui ont exigé, obtenu, que les kiosques retirent la une du point. Regardez ces images et écoutez des gens qui s'expriment à ce sujet.
Notre président, ce n'est pas un dictateur et puis il n'a pas de crime, messieurs. Ça, tout le monde le sait très bien. On ne peut pas dire dictateur à un monsieur
comme ça. On ne peut que le être le remercier du travail qu'il fait. Alors ça, ce sont soit des Français d'origine turque, soit des Turcs aujourd'hui qui sont sur le territoire français qui ont obtenu qu'on retire des kiosques la une du point. Vous comprenez la réaction ou vous convenez la réaction ? Non, non,
ça va aller très vite. Il est hors de question en France que des gens demandent à ce qu'une une soit retirée. Je ne sais pas quoi. Liberté de la presse. Pour le coup, voilà. En plus, je pense que M. Erdogan, il n'est pas le démocrate que nous présentent ces gens. C'est tout l'inverse. Il a notamment frappé nos amis kurdes qui nous ont été fort utiles dans le combat contre Daesh et les libertés publiques les plus élémentaires sont remises en cause en Turquie. Mais au-delà de ça, c'est assez scandaleux qu'une une de journal, même si après, vous savez, je ne suis pas le dernier, vous l'avez souligné, à critiquer le travail de la presse. Mais ce n'est pas tolérable. Restons-en là.
Après, peut-être que physiquement, ils ont imposé, je n'ai pas tout suivi, le retrait de cette une. Et par exemple, ils ont le droit de critiquer la une.
Au pontet près d'Avignon, ils ont menacé de mettre le feu au kiosque. Ils ont le droit de critiquer,
de pétitionner, de s'adresser en droit de réponse. Je n'en sais rien. Mais le fait qu'une bande de gens physiquement aille menacer un kioski et de retirer un truc, ce n'est pas bon.
Pour en terminer, on va vous demander si vous l'acceptez, puis réponse de Valérie Pécresse.
Je ne vais pas vous faire un plan parce que, quelque part, ça n'aurait aucun sens que deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s'échangent l'un à un rapport et l'autre disant on m'a remis un plan, je l'ai découvert. Ce n'est pas vrai. Ça ne marche plus comme ça.
Et donc, réponse de Valérie Pécresse hier matin sur Europe 1.
Je suis une femelle blanche et je revendique d'avoir installé le conseil régional en banlieue, de m'être installée en banlieue et d'avoir quelque chose à dire sur l'avenir de ces banlieues, de ces quartiers populaires.
Qui a raison, d'après vous ? Moi, je voudrais répondre à Emmanuel Macron. C'est une folie, son propos. Donc, vous êtes d'accord avec Valérie Pécresse ? Non. Le monde n'est plus binaire que ça. Je suis d'accord avec la France insoumise. Mais premièrement, je vais dire, avouez un truc à M. Macron, il va peut-être tomber de sa chaise s'il m'écoute. En banlieue, il y a des mâles blancs aussi. Ils n'étaient peut-être pas au courant, mais ce n'est pas que les Noirs et les Arabes qui, par ailleurs, sont des Français. Deuxièmement, ce pseudo-vocabulaire anticolonialistes à deux balles pour en plus retourner le truc. En gros, je ne vais pas m'occuper des Noirs et des Arabes.
Moi, je ne suis qu'un mâle blanc qui se débrouille entre eux est une folie. Enfin, quand il s'agit d'aider les mâles blancs qui sont du CAC 40 et de leur supprimer l'ISF, ça, il est disponible. Tout ça est absurde. C'est une manière de parler aux gens absurde. Moi, je suis pour l'égalité. J'en ai assez de voir la couleur des gens. Ou alors, du moins, il faut voir les discriminations qui sont réelles. Mais cette manière en plus de prendre une posture qui, en vérité, n'est là que pour accompagner le fait que son plan est totalement creux, que les banlieues ont été laissées en plan. C'est-à-dire que moi, je suis élu de Seine-Saint-Denis.
Je me bats notamment pour Cabagnolet, dont souvent, ça fait la une, hélas, des médias pour des questions de délinquance. Nous n'avons même pas un commissariat de plein exercice. D'accord ? J'ai demandé à M. Collomb, avec le maire de la ville, d'être reçu. Il ne me reçoit pas, par exemple. On a vu le centre des impôts, ça vient de fermer. Les écoles, quand il y a des maîtres qui sont absents, ils ne sont pas remplacés. Tout est fermé. Les rideaux de toutes les boutiques sont fermés. Il n'y a quasiment plus rien. D'accord ? Dans le quartier, on a besoin de services publics, d'égalité. C'est ça que veulent les gens. Je termine, M. Macron a supprimé avec ses 5 euros d'APL.
Ça s'est tourné vers les bailleurs sociaux. Les bailleurs ont 3 milliards en moins. Moins de moyens pour réparer les ascenseurs. J'annonce à M. Macron que dans la cité de la capsulerie, il y a des problèmes d'ascenseurs et vous avez des gens âgés qui ne peuvent plus descendre parce que l'ascenseur ne marche pas. C'est ça l'urgence. Et lui, il doit intervenir et ne pas prendre la posture en disant parce que je suis un mâle blanc, je ne ferai rien. Je termine un mot. Il voit même plus loin sur la question... Non mais ça m'a mis en colère.
Sur la question de la délinquance en disant c'est aux gens des banlieues de régler le problème de l'insécurité, ce qui fait écho au propos de Colomb, vous avez souligné, tout ça a été une folie. Allez, les amis, gardez courage. Merci beaucoup Alexi Corbière.
La Maré Poubière a été un succès. Bonne journée à vous.
Alexis Corbière