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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 24 septembre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

J-3, quel sera le nouveau Sénat ?

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    « Dimanche, le Sénat sera renouvelé de moitié 178 sièges en jeu. »
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    « Le vote est obligatoire pour les sénatoriales et pour les grands électeurs si vous n'allez pas voter 100 euros d'amende. »
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    « le RN n'a pas gagné Toulon il a quand même gagné énormément d'élus au conseil municipal de Toulon »
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    « il faut 10 sénateurs pour avoir un groupe. »
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    « il faut aller en chercher, un peu plus de 300 encore pour avoir ce fameux siège qui sera le sixième sénateur de Gironde »
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    « Angionde, terre radicale par excellence, terre socialiste, évidemment. »
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    « l'UDR enverra ce message en disant « Je suis la plateforme d'atterrissage pour les élus LR qui veulent quitter, venir vers le RN sans aller jusqu'au RN, venez chez moi ». »
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    « il y a à la fois deux listes, enfin une liste d'union du centre et de la droite puis une liste aussi avec Valérie Boyer qui n'a pas voulu candidate LR »
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    « Les pronostics chez LFI c'est zéro. »

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Et c'est la dernière élection avant la présidentielle. Dimanche, le Sénat sera renouvelé de moitié 178 sièges en jeu. Vous n'êtes pas tous appelés aux urnes. Les sénateurs sont élus par les grands électeurs. 172 000 au total des élus locaux, en très grande majorité des élus locaux, en très grande majorité des conseillers municipaux, des sénateurs élus avec deux modes de scrutin. Scrutin majoritaire dans les départements les moins peuplés qui ne compte qu'un ou deux sénateurs. Scrutin à la proportionnelle dans les départements plus peuplés qui comptent au moins trois élus. Et puis à noter que le vote est obligatoire pour les sénatoriales et pour les grands électeurs si vous n'allez pas voter 100 euros d'amende.

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On va parler des enjeux politiques de cette élection avec Jefferson Despoir. Bonjour Jefferson. Bonjour Ariane. C'est vous qui représentez ce matin la presse régionale, grand reporter à sud-ouest. Michael Darmon est avec nous. Bonjour Michael. Merci d'être là. Et puis Aurore Malval, grand reporter au service politique de Marianne. Bonjour Aurore. Bonjour. Merci également d'être avec nous. On va commencer par les enjeux politiques de ces sénatoriales. Je le disais, c'est la dernière élection avant la présidentielle et on parlera tout à l'heure des conséquences de ce vote sur la présidentielle. Mais d'abord, même si le mode de scrutin... On disait un Sénat relouvené de moitié, élu par des grands électeurs, on est moins dans la réaction politique que quand on élit des députés.

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Mais quand même, c'est un scrutin en jeu, Michael ? C'est un scrutin très fort en jeu. Ça va être la première lecture, je dirais, au microscope des mécanismes qui sont en train de se mettre en place dans les rapports de force politique pour l'élection présidentielle que vous avez évoquée, effectivement, et qui est en fond, avec ses sénatoriales, dans une logique de lever de rideau. On voit effectivement comment les... Je dirais l'onde de choc et les conséquences du scrutin des municipales qui, évidemment, donnent maintenant sa... On va pas donner donc son expression aux élections sénatoriales. De quelle mesure le paysage politique s'en trouve effectivement modelé et on comprend d'ailleurs à quel point, au moment des municipales,

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il est important pour les formations en lice à chaque fois de... Si ce n'est de gagner des villes mais d'avoir, d'engranger, si je puis dire, des élus locaux parce qu'il y a à la fin ce scrutin qui, certes effectivement renouvelle de manière tranquille puisque c'est par touche qu'à chaque fois la chambre se renouvelle mais qui restitue un tableau qui va être quand même celui, toile de fond ou une trame pour le grand combat présidentiel qui commence. Oui effectivement vous l'avez assez bien décrit les élections sénatoriales elles sont un peu à l'image du Sénat c'est-à-dire qu on a effectivement le sentiment en tout cas d'une certaine pesanteur aussi même dans son renouvellement et ça se fait par petites

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touches les équilibres ne seront pas bouleversés de façon magistrale mais effectivement ça dessine quelque chose alors ce qui est intéressant et je pense qu'on va le voir quand on rentrera dans les cas particuliers c'est qu'on a un petit peu deux enjeux on a à la fois des départements effectivement comme les Alpes-Maritimes comme dans une moindre mesure d'ailleurs le vous le disiez c'est intéressant parce que le rn n'a pas gagné toulon il a quand même gagné énormément d'élus au conseil municipal de toulon donc ça pèse aussi ça compte aussi et puis vous avez dans la gagne et il a gagné six fours il a gagné d'autres villes dans le Var, la Seine-sur-Mer aussi. Et vous avez dans d'autres départements des départements où le RN n'a pas

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réalisé de vraie percée mais par contre bénéficie d'une sympathie ou en tout cas envers des élus non-encartés, des élus un peu aussi de la ruralité et même parfois ce que j'appellerais peut-être presque un vote caché, c'est-à-dire des gens qui ne se déclarent pas ouvertement soutien du RN, mais qui peuvent le soutenir lors de ces élections. Donc ça, c'est aussi... Ça va être intéressant de voir et c'est ce qui donne finalement parce qu'on dit souvent que ces élections sénatoriales, elles sont très prévisibles parce qu'on peut mesurer les rapports de Le fait est qu'on n'est pas capable encore aujourd'hui de dire pour chaque groupe, voilà le RN par exemple peut faire entre, ils disent leur prévision, il la joue un petit peu modeste je pense, entre 9 et 11.

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A 9 on n'a pas de groupe, à 11 on en a un. Donc effectivement ce sont des enjeux qui sont très importants. Parce qu'effectivement il faut 10 sénateurs pour avoir un groupe. Jefferson là-dessus, c'est intéressant sur le ressort du vote parce qu'on le disait, ce ne sont pas tous les français qui votent au sénatorial, ce sont les grands électeurs, les élus locaux. Est-ce qu'ils votent de manière partisane ? Est-ce qu'il y a un vote caché ? Est-ce qu'il y a d'autres ressorts, sachant que la majorité des conseillers municipaux n'ont pas d'étiquette ? En tout cas, pour faire le lien avec ce qui vient d'être dit, une partie des masques vont tomber dimanche soir, notamment sur ce qu'on appelle le fameux vote caché, c'est-à-dire les votes sans étiquette.

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Et ça va être particulièrement vrai en Gironde parce que c'est la Gironde qui fera ou ne fera pas qu'il y aura un groupe parlementaire et reine au Sénat. C'est l'un des enjeux majeurs puisque le mode de renouvellement fait que les grands équilibres ne changent peu ou pas beaucoup. Et ce sera encore le cas cette année. Mais l'intérêt, c'est de savoir s'il y aura un groupe RN au Sénat. Donc le dixième siège, selon les calculs du RN et ce qu'on me disait encore cette semaine, il va se faire ou ne se fera pas en Gironde, c'est-à-dire sur la candidature d'Edjige Diaz, député de Gironde qui est aujourd'hui candidate au sénatorial et qui fait une intense campagne de terrain. Il y a eu un premier atterrissage chez les municipales avec un début d'implantation

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puisqu'ils ont eu une commune, mais ils sont rentrés dans plusieurs conseils municipaux. Donc ça vous fait déjà un contingent d'une centaine de voix, il faut aller en chercher, un peu plus de 300 encore pour avoir ce fameux siège qui sera le sixième sénateur de Gironde parce qu'en fait l'intérêt de la Gironde, c'est que vous avez six sénateurs. C'est un des départements qui donne le plus de sénateurs. Et donc c'est là où vous avez le plus de chance pour le Rassemblement national. J'ai essayé de synthétiser, de faire court, mais en tout cas c'est là où ça va se jouer. Et donc pour l'URN, on va voir ces les maires sans étiquette, ces grands électeurs sans étiquette se dévoilaient. Si jamais il y a un sénateur Eren, c'est-à-dire que ce sera le sixième siège, ce sera un mini séisme.

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Angionde, terre radicale par excellence, terre socialiste, évidemment. En tout cas, ça dira quelque chose et ça fera cette bascule pour ce groupe parlementaire. Ça va se jouer là et donc dimanche soir, on va avoir un très gros focus sur la Gironde. Mais est-ce que vous arrivez à percevoir... C'est une question difficile, pardon que je vous pose Jefferson, mais est-ce que vous arrivez à percevoir les ressorts du vote ? Est-ce que par exemple les incendies qui ont eu lieu en Gironde cet été s'ajoutent dans les ressorts du vote ? Est-ce que c'est plutôt national ? Est-ce qu'il y a des cas particuliers, des choses que vous arrivez à sentir chez les maires ? Ce qu'on peut dire c'est que la carte électorale si on la colle sur les incendies pour le RN c'est gagnant.

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C'est-à-dire qu'ils sont déjà dans une zone de confort où il y a du vote et rennes. En tout cas ce qu'on peut dire c'est que l'ambition est très forte puisque Marine Le Pen est venue au Porges qui est la ville sinistrée où il y a eu 183 maisons brûlées. Elle est venue la semaine dernière et en parallèle à la fin de cette visite au Porges le soir même aux portes de bordeaux à saint-thauvin du médoc il y a eu une réunion de marine le pen dédiée au sénatorial et exclusivement au sénatorial avec des élus locaux des maires sans étiquette etc tout ça autour d'edvige diaz le messager est très clair, il faut que ce siège émerge. Et l'ambition de Marine Le Pen a fait cette réunion, c'est pour ça. Donc si vous voulez, il y a une vraie pression de ce côté-là.

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Edziz Jazz a réussi à décrocher des mères sans étiquette, elle a réussi à à construire une liste qui a été parfaitement lue par ses adversaires politiques, donc voilà, maintenant je ne peux pas vous donner le score, mais ce qu'on voit apparaître pour l'instant, sauf surprise, c'est que ça se jouera à très peu de choses, la défaite ou la victoire, mais même si ça passe d'un cheveu, ça montrera encore le renforcement de cet éterrissage au plan local. Et c'est l'un des enjeux du scrutin, Mickaël, l'entrée, la constitution d'un groupe RN. Alors on dit RN, mais c'est RN UDR parce que l UDR a son importance dans la constitution de ce groupe. Et pour parler effectivement des ressorts que l'on peut peut-être pas toujours voir ou toujours discerner dans une culture politique du Sénat qui est

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quand même dans le combat feutré, dans derrière les tentures en velours. Enfin, on connaît aussi ce genre de démarche qui fait aussi un peu d'ailleurs les délices aussi de cette maison. Parmi justement les ressorts du vote, il y a aussi des inimitiés personnel. Il y a aussi des vengeances politiques. Et le reportage que vous avez diffusé sur la situation des Bouches-du-Rhône l'illustre bien. Il y a un enjeu d'Éric Ciotti qui vient aussi régler ses comptes avec Renaud Muselier. Et de ce point de vue-là, il est clair qu'il y a une activation de candidats pour pouvoir justement arriver à cette fin-là et pouvoir également jouer le rôle

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de capacité d'organiser et de pouvoir former un groupe avec l'aide de la plateforme UDR qui enverra cette fois-ci un message pour les élections présidentielles parce qu'à ce moment-là, l'UDR enverra ce message en disant « Je suis la plateforme d'atterrissage pour les élus LR qui veulent quitter, venir vers le RN sans aller jusqu'au RN, venez chez moi. » Et c'est comme cela aussi, après les séatoriens, on verra dans quelle mesure Éric Ciotti jouera un rôle président du UDR, jouera un rôle important ou pas dans cette campagne présidentielle comme étant l'allié actif et attractif pour une partie de la droite au profit de Marine Le – Parce que ça aura des conséquences sur la recomposition.

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Un mot sur cet enjeu pour le RN et l'UDR, Jefferson parlait de la Gironde, évidemment c'est son département, vous nous parliez tout à l'heure au nord du Var, c'est là que Jordan Bardella a choisi de se rendre dimanche soir, ces deux-là dont parlera le président du Rassemblement national. Ça veut dire que c'est aussi là que le RN place ses espoirs de conquête ? Il peut y avoir effectivement, le RN espère faire un siège dans le Var et c'est tout à fait possible lorsqu'on lit en tout cas la carte électorale et les équilibres. C'est aussi le département qui se trouve être entre les Bouches-du-Rhône d'un côté et les Alpes maritimes de l'autre et donc ça permet finalement d'avoir une position assez centrale pour couvrir tout ce Sud-Est qui est déterminant

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effectivement pour le groupe, en tout cas le groupe RN-UDR vous l'avez dit, avec des divisions de la droite alors dans les bouches du Rhône, on l'a vu dans votre reportage, tout le monde est un petit peu divisé, il y a à la fois deux listes, enfin une liste d'union du centre et de la droite puis une liste aussi avec Valérie Boyer qui n'a pas voulu candidate LR qui n'a pas voulu figurer sur la liste d'union du centre et de la droite, et vous avez aussi d'ailleurs, pas tout à fait de la même façon, pas tout à fait pour les mêmes raisons, mais également deux listes dans les Alpes-Maritimes qui sont là, deux listes investies parler à l'air, avec à leur tête Alexandra Borcchio et Dominique Estrosi-Sasson justement pour pouvoir tenter d'arracher deux sièges dans ce département

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qui qui pourraient fournir un gros contingent des lieux au groupe RM. Et qui sont deux sénatrices LR. C'est intéressant que vous parliez des Alpes-Maritimes. Les Alpes-Maritimes, c'est cinq sénateurs. C'était cinq sénateurs LR et Éric Ciotti a remporté la ville de Nice qui pourrait faire ce qu'il devrait sans trop grande surprise, faire perdre des sénateurs ou LR. Est-ce que c'est symbolique finalement les Alpes-Maritimes de cet électorat UDR, RN qui grignotent finalement les Républicains. Il y a un côté laboratoire dans tout ce que vient de raconter Aurore et Mickaël juste avant. C'est ce côté laboratoire sur ce qu'on appelle l'union des droites possibles, ces espèces de passerelles qui pourraient arriver.

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On voit bien qu'il y a une porosité entre LR, UDR et après RN. UDR a l'air d'être le sas de décompensation avant le transfert utile vers le Donc on verra comment tout ça se formalise, mais moi je retiens plutôt ce côté laboratoire parce que l'idée c'est d'envoyer un signal, ce que disait Mickaël tout à l'heure, c'est-à-dire que c'est la dernière élection avant la présidentielle. Là il y a l'occasion d'envoyer des signaux, c'est-à-dire qu'on peut avoir quitté LR comme l'a fait Eric Ciotti en claquant la porte, monté sa propre franchise tout en s'alliant avec le Rassemblement national. Là on voit bien qu'il y a un espèce de continuum qui est en train de se dessiner. Est-ce qu'il sera juste limité au Var, à cette partie du sud-est où est-ce que ça peut aller plus loin ?

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C'est là où l'atterrissage d'un groupe au Sénat fera sens. C'est là où ça enverra des signaux, c'est là où on verra si c'est viable ou pas et si c'est acceptable. Sur les Alpes-Maritimes, je pense que c'est très intéressant, ces départements du sud où en fait ça montre non pas tant d'ailleurs la porosité de l'électorat mais la porosité du personnel politique, c'est-à-dire qu'il y a eu un vrai remplacement d'étiquettes, c'est-à-dire que ce qui d'ailleurs existe déjà dans l'histoire, vous avez dans les Alpes-Maritimes des gens qui ont fait des allers-retours assez nombreux entre le RN et les Républicains, même le FN et le RPR il y a longtemps, c'est pas quelque chose du tout qui est nouveau. Effectivement vous avez ces mouvements d'élus et les électeurs suivent derrière,

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votent pour des gens qu'ils connaissent. Ce qui est intéressant dans les Alpes-Maritimes, c'est que vous avez quand même une union des droites en bonne et due forme qui gouverne, qui dirige le conseil départemental depuis maintenant presque plus de trois ans avec une majorité UDR LR. Donc c'est vraiment personne n'en parle ça se passe à bas bruit mais vous avez les LR et l'UDR qui dirigent ensemble cette collectivité. Donc là ça montre bien… – Mais parce que, pour expliquer, parce qu'Éric Ciotti est passé à l'UDR et… – Et a emmené une partie de son groupe mais effectivement… – Et sont tiraillés entre fidélité à Éric Ciotti mais en même temps garder leur étiquette LR. – Et vous avez quand même Charles Anginesi qui a d'ailleurs failli participer… – Qui est le président du département.

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– Qui est le président du département, qui a failli participer à cette liste des sénatoriales, qui a finalement renoncé parce qu'il n'a quand même… enfin il n'assumait pas en tout cas, il ne voulait pas apparaître comme étant sur une liste avec des candidats. RN, UDR ne l'aurait pas dérangé. – Et d'ailleurs ça en sacre aussi si on peut comprendre pourquoi Jean-Germain Bardella choisit d'aller dans le dans cette région du sud-est qu'on vient d'évoquer qui est celle de ce laboratoire de l'union des droites, parce que lui il est pour l'union des droites. Marine Le Pen a fait campagne en Gironde, là où c'est un siège, je dirais, mais herède pure qui peut l'emporter, et non pas dans une logique de l'Union des droites. Et là on retrouve en fait la ligne de clivage à l'intérieur du parti

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entre les tenants de l'Union des droites, Jordan Bardella, et Marine Le qui se refusent absolument à entrer dans cette matrice en disant que je suis au-delà et au-dessus, prenons une sorte de dépassement paradoxal qui serait dans une prolongation d'un dépassement politique qu'on a pu entendre depuis une décennie. Effectivement, on le disait en dernière élection avant la présidentielle, cette élection aura un enjeu à sept mois de la présidentielle. On a parlé de de ce que pourrait être politiquement le symbole de l'arrivée d'un groupe RN en vue de la présidentielle. Jefferson, est-ce que ça pourrait donner une dynamique ? Il y a LFI aussi qui espère rentrer au Sénat.

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Est-ce que là aussi, ça pourrait être un symbole qui donnerait une dynamique aux candidats à la présidentielle ? Je relativiserai quand même cette dimension sur le côté, ça peut être une rampe de lancement pour la présidentielle parce que d'abord, les gants d'équilibre ne vont pas changer. Il y aura toujours une majorité de droite. Gérard Larcher est de nouveau candidat au plateau donc voilà tout ça va quand même se passer, ça va être une forme de continuité. Je trouve que le Sénat pour l'instant c'est un peu quand même le monde d'avant 2017. On a une majorité de droite, on a une opposition de gauche. Dans les votes ça se retraduit de la même manière. Je prends la loi Duplon avec la réintroduction des pesticides, la droite l'approuve, la gauche désapprouve.

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La loi fin de vie, la droite détricote le texte, le vide de la substance, la La gauche le soutient. En fait, on a vu que depuis dix ans, le Sénat est hermétique aux grands changements qui se sont passés à l'Assemblée nationale. Il est hermétique au macronisme. Et pour autant, ces deux pôles de droite et de gauche n'ont pas servi à faire émerger un candidat ou une rampe de lancement pour la présidentielle. Le renouveau de la gauche et le renouveau de la droite, je mets Bruno Retailleau à part, n'a pas servi de rampe de lancement. Bon voilà, le Sénat a vécu quand même dans une forme de bulle, une bulle spatio-temporelle si je puis m'exprimer ainsi. Et puis voilà, ça n'a pas donné les ressorts pour cette présidentielle là.

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Donc je relativiserai un peu l'impact de cette élection là pour la présidentielle quant à LFI. J'ai juste une petite parenthèse, les pronostics chez LFI c'est zéro. Parce que règlement de compte avec les écologistes et sauf accident ils auront un siège. Effectivement hyperdivisé dans le Rhône et chez les Français de l'étranger où ils auraient pu faire des sièges. En fait en termes de plaques sensibles sur ce qui se passe dans la société et dans la vie politique l'arrivée potentielle et possible d'un groupe RN au Sénat montre justement il y a une intégration de la mutation politique quand même. Mais c'est de ce point de vue là effectivement c'est il y a quand même cette répercussion.

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Ce qui pourrait éventuellement donner une indication sur l'idée de dynamique, ce sera si jamais il y a des ralliements de sénateurs LR justement au groupe RN ou au non-groupe. Alors ça moi j'y crois beaucoup moins c'est à dire que si le RN n'arrive pas à constituer un groupe je doute qu'ils soient en tout cas dans un premier temps aidés par des sénateurs LR qui se diraient bah tiens finalement je vais passer à l'UDR et je vais les aider à constituer un groupe. Peut-être qu'en revanche ça arrivera dans un second temps lorsqu'il faudra vraiment jouer la clarification beaucoup plus proche de l'élection présidentielle et que là eh bien vous aurez des ralliements du personnel. Mais avant ou après ? Ou est-ce que c'est en cas de victoire de Marine Le Pen que là il y aura

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une échoison du groupe LR ? Il peut peut-être y en avoir un petit peu juste avant parce que c'est toujours quand même plus intéressant. Vous êtes souvent mieux traité quand vous vous ralliez avant la bataille mais ça pourra aussi avoir lieu après parce qu'évidemment que selon où vous souhaiterez vous positionner en tout cas dans la majorité, il faudra voir ce qui se passe aussi à la chambre basse, il faudra voir ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Si jamais par impossible vous aviez une majorité si le RN remportait l'élection présidentielle alors là je fais vraiment de la politique fiction mais enfin qui a ses chances d'advenir mais le RN remporte l'élection présidentielle et doit ensuite pour les législatives

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finalement n'obtient pas la majorité absolue et doit nouer justement des accords. Et vous auriez peut-être à ce moment là et bien effectivement des députés LR qui passeraient. Ce même mouvement pourrait aussi s'observer au Sénat, même s'il peut y avoir aussi le mouvement inverse ou vous aurez au contraire un Sénat comme une chambre de résistance contre cette poussée à l'Assemblée nationale. Effectivement, pour prolonger ce que vous dites, Jefferson, le Sénat, c'est-à-dire le président ou la présidente élue en mai 2027, elle devra composer avec ce Sénat élu en septembre 2026. Il n'y a pas de possibilité de dissolution, ça veut dire qu'elle devra composer, que le président ou la présidente devra composer avec une majorité de la droite. Bien sûr, mais c'est déjà le cas. C'est déjà le cas.

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Et à la fin, vous savez très bien, le dernier mot revient à l assemblée. Donc en fait, on a vu émerger la notion de contre-pouvoir à la faveur de commissions d'enquête, notamment au Sénat, où le Sénat a retrouvé une latitude, une expression et l'expression du bicamérisme à la française. donc on a vu ça mais en dernier recours c'est quand même à l'assemblée que ça se joue donc la question c'est selon qui il emportera à la présidentielle en 2027 il y aura vraisemblablement une dissolution pour espérer une majorité si on retombe dans une situation de blocage sans majorité à l'assemblée on repart comme avant et on se demandera à quoi ça a servi donc l'idée il y a quand même on parlait de clarification tout à

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l'heure la clarification elle interviendra pas nécessairement ici il faut qu'elle intervienne d'abord à la présidentielle et ensuite on verra ce qui se passera mais le rôle du sénat aujourd'hui il est parfaitement clair il est parfaitement connu la majorité stable il y a une vie parlementaire particulièrement claire ici c'est pas le cas à l'assemblée où il n'y a pas de majorité. Donc là-dessus, la situation du Sénat, on la connaît. L'inquiétude, elle est plutôt… Enfin l'inconnue, pardon, elle est plutôt de l'autre côté. – Oui, mais il va falloir quand même s'appuyer, le président de la République aura besoin de s'appuyer sur le Sénat. Parce que, alors, il y a les textes de loi, qui sont une navette entre les deux

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chambres donc le Sénat sans moins dire et puis il y a des réformes constitutionnelles puisque beaucoup dans leur programme ont des réformes constitutionnelles et c'est pas possible de faire une réforme constitutionnelle ça viendra à un des points clés ça dépendra de qui veut s engager dans une réforme de la Constitution ou d'un référendum, s'il veut réunir le Congrès ou pas. Mais ça, il faut savoir quels seront les programmes et comment on... Enfin, celui qui l'emportera, tout simplement. – Mais ça veut dire difficile de faire sans le Sénat. – Difficile de faire sans le Sénat, et c'est bien pour ça, d C'est d'ailleurs que le Rassemblement national, en tout cas, parle de ces révisions constitutionnelles jusqu'à présent, en tout cas même en évoquant l'article 11 et non pas l'article le 89,

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qui doit servir à réviser la Constitution et qui nécessite justement un vote favorable au Sénat. Et c'est bien parce qu'ils savent qu'ils ne l'obtiendront pas. Alors que l'autre, c'est le Alors que l'autre, c'est le référendum qui doit normalement porter sur l'orgueil de la conduite de la politique économique sociale de la nation. Et aujourd'hui, le Rassemblement national persiste à parler de ce au référendum direct en se passant, finalement, de l'accord des chambres. Et quand même, elle sait, Marine Le Pen, qu'elle doit absolument préserver cette chambre. C'est la raison pour laquelle, récemment, elle a dit qu'elle ne comptait pas supprimer le Sénat, c'était bien le moins en pleine campagne

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sénatoria et eu égard au projet d'éventuel. Effectivement. Juste parce qu'on a parlé du RN, on a parlé des chances de la France insoumise sur le bloc central. Là, c'est peut-être un petit peu plus subtil. Mais en fait, au Sénat, on le disait, il y a une majorité de la droite et du centre. Il y a des groupes horizon, mais pas que horizon. Il y a un groupe macroniste. Il y a un grand groupe centriste, dans lequel siègent notamment des UDI, des Modem. Bref, il y a une explosion du bloc central sur les groupes. Est-ce que c'est aussi un enjeu pour les candidats, notamment pour Édouard Philippe, de renforcer son groupe au Sénat ? Effectivement, c'est très important.

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Le centre règne un petit peu en maître et les équilibres, en tout cas entre eux, ce ne sont pas le premier groupe, mais effectivement les équilibres entre la droite et le centre vont être scrutés. Parce qu'effectivement, Edouard Philippe, c'est le parti, enfin Horizon, c'est un parti qui s'est constitué justement sur cette réserve des élus locaux, des mères, et donc de cette expression aussi au Sénat. Vous avez également François Patria qui était le chef du groupe justement des macronistes, qui est mort cette année, et du coup eh bien ça a fait aussi un petit peu, enfin c'est ce qu'ils disent prendre conscience à ce groupe,

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aux autres élus justement de Renaissance au Sénat, que leur groupe était important, qu'il devait se mobilisés. Alors, on prédit depuis longtemps la disparition de ce groupe. À chaque fois, on leur prédit de mauvais résultats. En tout cas, eux, pour l'instant, sont quand même confiants sur le fait qu'ils vont réussir à se maintenir. Mais bien sûr, tous ces équipes... D'autant qu'on le rappelle, le CNR a une velée de moitié. Ça veut dire qu'il y a des sénateurs qui ne sont pas concernés par le renouvellement. Merci, merci Michael, merci Aurore, merci Jefferson d'avoir été avec nous pour parler des sénatoriales. J-3 on vous l'a dit les sénatoriales. Dimanche journée spéciale évidemment sur l'antenne de public Sénat à partir de midi

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puis grande soirée électorale à partir de 17h30 à suivre tous les résultats, les analyses et les réactions des sénateurs sur notre antelle et puis nous on se retrouve également pour une émission spéciale depuis la salle des conférences du Sénat. Ce sera lundi 2h de 7h30 à 9h30. Merci à tous de nous avoir suivis, très bonne journée.