Commission d’enquête : Maud Bregeon plaide pour un « audiovisuel public fort »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames et Messieurs les ministres, hier la commission d'enquête de l'Assemblée nationale a rendu public son rapport sur la La neutralité et le financement de l'audiovisuel public. Monsieur le Premier Ministre, vous avez dit que ce rapport passe malheureusement à côté de l'essentiel et serait une occasion manquée. Le président de la Commission, lui, a dénoncé un projet politique.
Les insinuations, les calomnies, les accusations mensongères n'ont pas leur place dans une commission d'enquête car elles portent atteinte à sa crédibilité. Et nous regrettons tous ce choix de l'hypermédiatisation qui discrédite plus largement tout le travail parlementaire. Je tiens à rappeler l'attachement du groupe RDSE à l'audiovisuel public, un audiovisuel public de de qualité et vertueux, ce qui n'interdit pas de l'interroger et appelé une gestion rigoureuse.
Mais alors même que nous nous inquiétons d'une forme d'entrisme et d'ingérence de groupes financiers dans le Le contrôle vertical de l'information concentrant journaux, livres, radio et télé pour diffuser leur idéologie et influencer les échéances électorales, le tout relayé par des réseaux sociaux complaisant, la nécessité d'une information sincère, de programmes éducatifs pour notre jeunesse, d'apports culturels pour l'éveil et l'épanouissement de nos concitoyens n'a peut-être jamais été aussi importante. Elle est nécessaire pour résister aux emprises des réseaux sociaux et garder une autonomie face à l'émergence de l'intelligence artificielle. Des réformes seront nécessaires, avez-vous dit M. le Premier ministre ?
Alors, que comptez-vous faire pour garantir cet espace de liberté menacée ? Applaudissements Pour vous répondre la parole Et tu as la ministre déléguée porte-parole du gouvernement, madame Maude Bréjot. Merci monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs.
Monsieur le sénateur, d'abord je vous prie d'excuser Catherine Pégard qui est absente aujourd'hui et dont je me permettrai de répondre à sa place. Commencez par dire d'abord que je partage comme porte-parole du gouvernement votre position sur la nécessité d'avoir un audiovisuel public fort, bien loin du démantèlement dont certains ont voulu mettre en avant ces dernières semaines, ce qui n'exclut pas le contrôle parlementaire et ce qui n'exclut pas un certain nombre de questionnements. Du reste, le rapport de la commission d'enquête est désormais public et dès la première lecture ce qui frappe comme l'a d'ailleurs indiqué le premier ministre c'est que ce rapport passe à côté de l'essentiel l'avenir de l'audiovisuel public son horizon à 10 ans dans un paysage en transformation très rapide pour ne n'évoquer que le sujet du numérique.
Or, précisément, le gouvernement n'a pas attendu cette commission ni son rapport pour y réfléchir. Pour avancer, nous suivons un double principe de confiance et d'exigence. Je peux terminer ma réponse si ça ne vous en met pas, monsieur le sénateur confiance dans les journalistes et les équipes de ces médias qui produisent une information de qualité et jouent également un rôle majeur pour la création et la production audiovisuelle et cinématographique.
Exigence parce que le service d'audiovisuel public est un service public dont nous sommes en droit d'attendre évidemment le meilleur. Dans le détail et sur le plan budgétaire d'abord, un cadre pluriannuel exigeant a été défini dès la fin de l'année dernière. Les Les travaux sur de nouveaux contrats d'objectifs et de moyens attendus depuis 2024 ont été engagés en début d'année.
Comme l'a indiqué la ministre de la Culture, ils seront présentés à l'été au Parlement. C'est comme mettront au cœur de leurs priorités l'exigence d'efficience et de bonne gestion, cette exemplarité qui a été demandée par le Premier ministre afin que le secteur participe au redressement de nos finances publiques. En termes d'offres, ils mettront l'accent sur ces priorités que constitue pour l'audiovisuel publique l'information et notamment l'information locale dans les territoires ainsi que l'accès à la culture à travers en particulier la création audiovisuelle et cinématographique.
Enfin, et je terminerai par là, le gouvernement sera aussi attentif aux propositions qui seront formulées par le rapport de Bruno Lasserre sur la question de l'impartialité. Il s'agit là encore d'un principe essentiel fixé par la loi. Comme l'a souhaité le Premier ministre, le gouvernement est au travail pour construire le service public audiovisuel de demain.
Nous connaissons sa richesse, c'est précisément pourquoi nous allons continuer à le transformer. On a passé le temps de l'interlude. Allez, M.
Fialère. Merci Madame la Ministre. Écoutez, vous savez que le Sénat a fait aussi déjà une proposition par le texte du président Laffont et nous aimerions bien avoir un suivi de toutes les propositions parlementaires.
Bernard Fialaire