"M. le ministre, vous avez perdu le contrôle" : Vif échange entre Manuel Bompard et Laurent Nuñez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:58OuverteRéponse partielle
Condamnez-vous la répression contre les manifestants et les dégâts matériels ?
- 4:10FerméeÉludée
Le ministre a-t-il perdu le contrôle ?
- 6:49RelanceRéponse partielle
Le ministre nie-t-il les accusations de manipulation des services de renseignement ?
- 7:32OuverteRéponse partielle
L'article de Médiapart est-il mensonger selon le ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence. »
- 1:20Promesse
« Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. »
- 1:58Laurent NuñezFait
« Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
- 2:36Laurent NuñezFait
« C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
de notre pays. Des outreemers comme de l'hexagone expriment sa colère par un mouvement d'une ampleur inédite. Depuis un mois, vous refusez de lui répondre autrement que par le mépris et la violence. Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques. Votre amateurisme a fait le reste. À la souffrance des lycéens et des étudiants, vous avez ajouté celle de commerçants que vous avez abandonné et de manifestants pacifiques que vous avez maltraité. [applaudissements] À la honte internationale de la répression contre nos enfants, vous avez ajouté celle de mairie incendiée ou dégradé. un véritable fiasco dont vous êtes les uniques responsables.
[applaudissements] Monsieur le Premier ministre, vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement comme l'a révélé Médiapart pour accuser la France insoumise [acclamation] de violence qu'elle a toujours refusé. Vous ne vous en sortirez pas davantage par la remise en cause des libertés fondamentales avec des couvre-feu des hélicoptères au-dessus de Paris. Il n'y a pas d'autre réponse à une crise politique qu'une réponse politique. Même le président Macron le reconnaît, les revendications sont légitimes. Alors, mettez fin à l'ignoble parcours CIP qui pourrit l'avenir de nos enfants depuis que vous l'avez inventé.
[applaudissements]
Débloquez les 10 milliards d'euros nécessaires pour reconstruire un système scolaire et universitaire ravagé par vos politiques. [applaudissements] Bloquer le prix des carburants et augmenter le SMIC pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement.
[applaudissements]
Il est temps de renoncer à votre stratégie mortifère. D'autres avant vous ont succédé quand l'avenir de la patrie était en jeu. Chirac l'a fait Popidou aussi. Et vous, monsieur le Premier ministre, qu'attendez-vous ? [applaudissements] Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur.
[applaudissements]
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Manuel Bonpard, votre question est très diverse, elle est très large. Je voudrais simplement rappeler une chose, monsieur le député, vous déplorez que des commerces aient pu être pays pillés, que des commerces aient pu être détruits et vous en imputez la responsabilité au gouvernement. J'ai comme ministre de l'intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité. Mais vous avez la vôtre.
Vous avez la vôtre dans le soutien que vous apportez à l'ultra gauche, dans le soutien que vous apportez à l'extrême gauche radicalisé dont on sait très bien qu'il mettent de l'huile sur le feu, qu'il viennent faire dégénérer les cortèges et qui viennent créer des incidents graves. Vous avez accusé le ministre de l'intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre la France insoumise. C'est faux, monsieur le député. Les services de renseignement dans ce pays ne travaillent pas sur les partis politiques. C'est faux. Vous le savez très bien, jamais il n'a été demandé, comme vous m'avez accusé de l'avoir fait ce matin sur France info, d'écrire sur la LFI. Jamais.
C'est faux. C'est faux. Et c'est votre diversion. C'est votre action de diversion. Vous avez jeté de l'huile sur le feu. Il y a eu de graves incidents et vous avez une part de responsabilité. Alors, je vais vous répondre, monsieur le député, je vais vous répondre sur le fait où on laisserait à penser que l'ultra gauche ne serait pas responsable des incident. L'ultra gauche, l'extrême drô radicalisé. Monsieur le député, dans votre circonscription à Marseille, d'où sont partis les cortèges de la société Eurolinks ? Parce que il y avait l'ultra gauche qui était à la manœuvre et qui a fait que tout a dégénéré ce jour-là à Marseille.
Voilà, monsieur le député, la vérité et je vous rassure, les services de renseignement ne travaillent pas sur les partis politiques, mais le trait d'union, le trait d'union entre la France insoumise et certains gropuscules, il est réel. Vous avez un député qui est membre de la jeune garde dans vos rangs. [acclamation] Merci monsieur le ministre. Monsieur le député, [applaudissements] monsieur le ministre, vous avez perdu le contrôle, vous l'avez avoué. cessez de vous défausser sur les autres et répondez aux revendications et vous démissionner.
[applaudissements] Merci monsieur le député, monsieur le ministre, [applaudissements] monsieur le député, condamnez fermement les casseurs, les pilleurs. Condamnez fermement les violences. Je ne veux pas voir sur les sites de l'ultra gauche la glorification des pillages qui ont eu lieu. C'est ça les sites que vous connaissez. Ce sont vos amis, ne l'oubliez pas. [acclamation][applaudissements] Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole s'il vous plaît. La parole est à monsieur Marc FR.
Voilà, on vient d'écouter la question enfin l'interpellation plus exactement de Manuel Bonpard à l'encontre du du gouvernement et la réponse virulente de de Laurent Nugèz ont senti dans sa voix, il était extrêmement comment dire remonté et impliqué dans sa réponse au coordinateur de la France insoumise Serge Oui. Sans écrire le script, on avait décrit le scénario hein clairement Manuel Bompard qui avait pas vraiment de question si ce n'est de demander le départ du ministre de l'intérieur en parlant d'un fiasco.
La réponse du gouvernement, celle qu'on entend depuis quasiment le début du mouvement lycéen et et étudiant sur l'implication supposée en tout cas dénoncé par le gouvernement de la France insoumise et dans le soutien au mouvement, ça on l'avait vu, mais aussi apparemment dans le soutien des débordements. Voilà, c'est ce que regrette sans doute Emmanuel Ri en disant que c'est pas ça dont on a besoin. C'est sûr qu'aujourd'hui l'apaisement n'est pas dans le dictionnaire des des députés ni du gouvernement. Mais en tout cas cet échange là, on verra si Mathilde Panu présidente du groupe la France insoumise qui intervient plus tard ira sur un autre registre.
Mais il y a aussi cette cette enquête de média part que le ministre de l'intérieur vient de de déjant qu'en aucun cas il n'avait donné des consignes de charger LFI dans la responsabilité du conflit. En tout cas le décor est planté. Bon Marc Fen ce sera peut-être sur une autre tonalité mais en tout cas c'est parti pour quelques instants. On va écouter Laur La Valallette parce qu'on parlait du rôle du Rassemblement national. On écoutera la député Eren Arian Amadi. Je vous rends la parole comme promis. Oui. Alors votre analyse effectivement sur ce à quoi on est en train d'assister ou euh il y a quand il y a un grand événement il y a deux stratégies.
ou bien on joue l'unité, c'est-à-dire tous ensemble nous allons surpasser cette épreuve ou bien et là c'est le cas, on cherche un coupable parce que quand il y a une phrase qui aussi énorme, il faut chercher des coupables et là la stratégie des uns et des autres est une stratégie de clivage, de confrontation et où en fait il n'y a pas de bonnes versions, il y a des versions concurrentes, ce qui est extrêmement perturbant pour les Français parce que les Français ils ont besoin de savoir ce qui s'est passé et ils ont besoin d'avoir à un moment un fil d'interprétation.
consensuelle par exemple, vous en parliez tout à l'heure, qui qui pille, on sait pas vraiment l'ultra gauche ou à quel moment et donc ce flou dans la version officielle est extrêmement confondant pour les Français, pour les Français qui nous regardent d'ailleurs en ce moment même. Et je pense que la responsabilité politique, alors je suis communiquante politique donc je fais aussi euh comment dire je balaye devant ma porte.
les communiquants politiques, vous savez, on a pas de déontologie officielle, mais on a une déontologie officieuse qui est celle que l'on s'applique et je pense que la question de promouvoir une forme d'unité et d'unité dans la communication politique devrait être de mise. Pablo Vivi une réaction peut-être sur ce qu'on vient d'entendre. Oui, je j'ai trouvé que la question de Ma Bompard était effectivement très large. Elle a susp au déblocage de 10 milliards d'euros pour les les lycéens et les étudiants, le blocage du prix du carburant, augmenter le SMIC et pour finir la démission de Laurent Nugèz. Voilà.
Donc, ce sont toutes les revendications de la France insoumise et d'ailleurs d'une partie du mouvement social, qu'il soit lycéen ou celui qui s'est fait entendre samedi 17 octobre. En revanche, il y a une question, moi dans la réponse du ministre, j'ai pas très bien compris. Est-ce qu'il il a l'air de dire que l'article de Méia Part était mensonger ? C'est-à-dire il palait les accusations de d'ordre qui serait venu du gouvernement à destination de ses services d'accuser la France insoumise que ce soit dans le mouvement des lycéens ou dans le mouvement du 17 octobre.
Si il maintient en fait cette accusation de mensonge, dans ces cas-là, faut qu'il aille encore plus loin et qu'il je sais pas porte plainte en diffamation et qu'ensuite ben la justice tranche. Et moi, j'aimerais bien entendre précisément en fait la quand quand on lit dans l'article de Media Part, il y a des choses indicibles mais quand on nous demande textau d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de la vie générale des renseignements territoriaux, forcément on a des décisions politiques et ça ça vient d'un commissaire du renseignement territorial. Bah qu'est-ce que qu'est-ce que ça veut dire ?
Est-ce que ça c'est vrai ou est-ce que ce n'est pas vrai ? Moi par exemple, c'est ça que j'attends de la commission d'enquête parlementaire. J'attends que elle me dise effectivement s'il y a eu de telles instructions au renseignements territori.