Marc Fesneau : situation en Ukraine et sécurité en Europe - débat à l'Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Marc FesneauFait
« il y a 3 ans l'Ukraine était envahie par la Fédération de Russie dans une guerre d'agression et d'annexe comme nous l'avions pas vu sur notre sol européen depuis le la fin de la Seconde Guerre mondiale »
- 0:30Marc FesneauFait
« en 2014 l'annexion illégale de la Crimée et la guerre déjà au donbas »
- 1:00Marc FesneauFait
« les États-Unis ont voté au côté de la Biélorussie de la Russie et de la Hongrie pour s'opposer à une résolution qualifiant simplement Moscou d'agresseur dans le conflit en Ukraine »
- 5:00Marc FesneauFait
« nous voulons donc nous aussi la paix et parce que nous voulons la paix nous pouvons donner la victoire à l'agresseur »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
permettrait de débuter ma courte intervention en rendant hommage à notre collègue Frédéric petit qui depuis des années et singulièrement depuis février 2022 ne ménage pas ses efforts pour alerter et agir Monsieur le Premier Ministre dire les choses telles qu'elles sont et sans doute dire les choses telles qu'elles sont et sans doute dans les heures que nous vivons le premier des impératifs et donc il faut dire sans relâche qu'il y a 3 ans l'Ukraine était envahie par la Fédération de Russie dans une guerre d'agression et d'annexe comme nous l'avions pas vu sur notre sol européen depuis le la fin de la Seconde Guerre mondiale dire que aussi cette guerre ne venait pas de nulle part et que lui avait précédé en 2014 l'annexion illégale de la Crimée et la guerre déjà au donbas certains avaient cru que 2014 marquait seulement un soubressut de dislocation de l'empire soviétique mais de fait il s'agissait du début d'une offensive géopolitique qui sonnait comme un test de la propre résistance de nos démocraties et du droit international face à l'émergence d'un nouvel impérialisme et nous n'étions pas nombreux à le dénoncer parce que déjà il y a plus de 10 années se développaient des voies nombreuses pour nier pour dénier et au fond par leurs attitudes pour protéger les visés de Poutine il y a donc bien un agresseur et il y a donc bien un agressé et il paraît bien curieux y compris dans un bureau oval aux États-Unis que l'on en vienne à leunier pour justifier de toutes les compromissions comme nous l'avons vu vendredi dernier et je veux saluer le président ukrainien qui par son Actitude a certainement sauvé notre honneur de démocrate et peut-être ouvert le chemin d'un ressaisissement collectif depuis 3 années donc le soutien des Européens à nos frères Ukrainiens n'a pas faibli permettant à l'Ukraine avec d'autres par le courage de son peuple et de ses dirigeants de résister de ne pas se rendre il se au fond pour nous mais depuis quelques semaines alors qu'il nous faut sans cesse rechercher la paix la situation a pris un tour bien plus dramatique puisque les États-Unis alliés d'une relation transatlantique séculaire sont aujourd'hui animés d'une diplomatie qu'on ne saurait encore qualifié mais dont on peut dors déjà dire qu'elle est en rupture absolue avec la tradition et plus encore avec les valeurs que nous pensions avoir en partage celle de la primauté du droit sur la force du dialogue sur le rapport de force ou celle du respect des accords internationaux et donc ainsi le 24 février à l'Assemblée générale des Nations unies les États-Unis ont voté au côté de la Biélorussie de la Russie et de la Hongrie pour s'opposer à une résolution qualifiant simplement Moscou d'agresseur dans le conflit en Ukraine ces épilotes ces épisodes cumulés nous imposent donc ici en France mais aussi dans toutes les capitales européennes de nous prendre enfin en main pour construire notre indépendance collective et donc individuelle nous ne pouvons pas laavir réclamé depuis des années sans nous en donner les moyens aujourd'hui c'est de l'existence même de l'Europe dont il est question désormais et à la sidération et à l'impuissance doivent désormais succéder l'action et la lucidité celle conduisant à une coopération de défense renforcée celle de moyens autonomes à consacrés à notre protection collective celle d'une refondation des rapports internationaux et de nos alliances stratégiques celle enfin d'un réarmement aussi bien intellectuel qu'économique ou militaire dès 2017 en Sorbonne le président Emmanuel Macron indiquait que l'Europe ne pouvait se confier aveuglément à l'autre côté de l'Atlantique et que nous devions créer cette capacité d'action autonome de l'Europe action en matière de défense mais aussi économique et industrielle je le disais il nous faut retrouver la capacité d'instaurer un nouveau rapport de force car si nous ne pesons plus quel sera demain le chemin d'une Europe déconsidérée humilié et divisé j'entends d'ici ce que nous qui nous taxerons de Vat en guerre ou d'inconscient ce qui en écho à ceux qui disaient en 1939 par la voix de Marcel DEA par exemple pourquoi mourir pour Dan C et qui diront pourquoi tant de risque pour Kief j'entends d'ici ceux qui nous inviteront à chercher la paix à tout prix c'est-à-dire à n'importe quel prix c'est-à-dire au prix de déséquilibre et de guerre encore plus certaine j'entends ceux qui d'ici érigeront la paix non pas comme un objectif que nous partagerions mais comme de fait le moyen de justif toutes les lâchetés et tous les renoncements et parce que nous aborons la guerre nous n'acceptons pas une paix du plus fort une paix à tous les prix et nous n'accepterons pas la paix la paix que si elle est le produit d'hommes et de femmes libres et courageux pas le fruit des lâchetés des faiblesses et de petits intérêts ce serait une fausse paix l'histoire nous l'enseigne nous voulons donc nous aussi la paix et parce que nous voulons la paix nous pouvons donner la victoire à l'agresseur et à ceux qui ont voulu cette guerre en ses jours où parfois il y a comme des échos puissants à l'esprit municois je me dis et espère que nous n'ayons jamais ajouté une nouvelle strophe au très beau texte du pasteur Martin nimolaire qui montrait les renoncements successif qui avait amené à la guerre et décrivait la somme des lâchetés ayant abouti à la victoire du totalitarisme en Allemagne et pour ceux qui st souviennent qui commence par lorsqu'ils sont venus chercher et j'espère j'en conclus madame la Présidente que nous n'ayons jamais à dire que lorsqu'ils sont venus chercher les Ukrainiens je n'ai rien dit je n'étais pas ukrainien et que nous ne finissions pas seul monsieur le premier mes chers collègues le meilleur moment pour dire non c'est encore le premier comme le disait des aînés de notre famille politique dans le journal de l'Aube en 1938 après les accords de Munich parfois en ces temps nous avons le sentiment que certains ont dit non trop tard et c'est pourquoi en écho sans doute il est désormais le meilleur moment pour affirmer notre liberté nos valeurs et notre puissance face aux impérialismes qui galopppent et qui menacent je vous remercie merci beaucoup monsieur le président
Marc Fesneau