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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 26 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseBudget & impôtsÉconomie & entreprises

"Recourir aux ordonnances pour sauver la Défense" L'armée menacée si le Budget n'est pas voté ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Quel est ce prix et peut-on se permettre de ne pas le payer ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on fait demain si des drones embarqués sur un porte container frappent Toulon, Brest ou Marseille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Chiffre
    « Le projet de budget 2027 prévoit plus de 63 milliards d'euros pour les armées, soit une hausse de 11 % conformément à la loi de programmation militaire actualisée l'été dernier. »
  • 0:43Chiffre
    « Si le parlement n'adopte pas ce budget, les crédits seront automatiquement plafonnés au niveau de 2026. Dans ce cas, 6,5 milliards d'euros qui disparaissent avec l'impossibilité légale d'engager des investissements sur la durée. »
  • 1:26Chiffre
    « Les armées prévoient d'acquérir plus de 4 milliards d'euros de munition. C'était 2,4 milliards cette année, plus d'un milliard pour la défense sol air, un autre milliard pour l'espace et l'alerte avancée, 700 millions pour la massification des drones et de la robotique. »
  • 2:10Fait
    « La France s'est engagée dans une trajectoire de remontée en puissance face à la guerre en Ukraine, face aux engagements de l'OTAN, face aux menaces qui s'accumulent à l'est et au Sahel. »
  • 2:54Jean-Louis ThieriotFait
    « C'est un immense danger. C'est la fin de l'effort de réarmement qui a été engagé depuis plusieurs années. »
  • 4:19Jean-Louis ThieriotPromesse
    « Il faut je pense recourir aux ordonnances qui est le seul moyen de sauver l'effort de défense. »
  • 5:02Jean-Louis ThieriotFait
    « Un drone développé ou un robot développé, il est caduc au bout de quelques mois. »
  • 6:29Chiffre
    « 6 milliards et demi d'euros, ça représente évidemment des investissements considérables. »
  • 7:12Jean-Louis ThieriotPromesse
    « Pour les armées, l'ordonnance est la seule solution viable. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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[musique] Le Grand Matin Sud Radio, parle en Cach. Et l'on vous retrouve Clara Pierné pour parler de ce budget qui pourrait ne pas être voté, on le sait hein, les discussions sont en cours en ce moment à l'Assemblée nationale et la conséquence, elle pourrait être dramatique pour les armées françaises. Clara, la ministre des armées, Catherine Vautrin, était auditionné jeudi à l'Assemblée et à la sortie des des mots forts, sans budget voté d'ici la fin de l'année, ce serait un arrêt, dit-elle, pour la stratégie d'investissement, de préparation et d'entraînement de nos armées. On est vraiment à ce niveau de gravité. Oui, et les chiffres donnent le vertige. Le le projet de budget 2027 prévoit plus de 63 milliards d'euros pour les armées, soit une hausse de 11 % conformément à la loi

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de programmation militaire actualisée l'été dernier. Si le parlement n'adopte pas ce budget, les crédits seront automatiquement plafonnés au niveau de 2026. Dans ce cas, 6,5 milliards d'euros qui disparaissent avec l'impossibilité légale d'engager des investissements sur la durée. Ce n'est pas une coupe, c'est un gel. Donc concrètement, qu'est-ce qui ne se ferait pas en 2027 si ce budget n'est pas voté ? La liste est précise. Les armées prévoient d'acquérir plus de 4 milliards d'euros de munition. C'était 2,4 milliards cette année, plus d'un milliard pour la défense sol air, un autre milliard pour l'espace et l'alerte avancée, 700 millions pour la massification des drones et de la robotique. Autant de programmes qui ne

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pourraient pas être engagés et côté effectif, un peu plus de 2000 postes civils et militaires supplémentaires, 5500 réservistes de plus pour atteindre 57500 réservistes opérationnels. Tout cela suspendu à un vote. Ouais. Dans un contexte géopolitique tendu. C'est le moment le plus mal choisi finalement hein pour bloquer le réarmement de la chambre de la France. C'est le paradoxe que soulligne la ministre. La France s'est engagée dans une trajectoire de remontée en puissance face à la guerre en Ukraine, face aux engagements de l'OTAN, face aux menaces qui s'accumulent à l'est et au Sahel. Je l'ai le budget au niveau de 2026 dérogé à des engagements pris devant nos alliés et c'est envoyé un signal de faiblesse au moment où l'Europe redécouvre que la

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défense a un prix. Quel est ce prix et peut-on se permettre de ne pas le payer ? C'est ce qu'on va demander à notre invité Jacques. Oui, notre invité c'est Jean-Louis Thierot qui est ancien ministre délégué auprès du ministre des armées, député les Républicains de Saint-Emarnes. Bonjour Jean-Louis Thierriot. Bonjour. Alors quelles conséquences pour l'armée l'armée française ? On a abordé quelques points. Si le budget n'est pas voté, vous diriez en un mot que c'est un recul. C'est un immense danger. C'est la fin de l'effort de réarmement qui a été engagé depuis plusieurs années. Ça veut dire plus de nouvelles commandes. Votre interlocuteur, votre journaliste le

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disait très justement. Comme les programmes sont sûrs de nombreuses années, on devra déjà payer les factures des commandes déjà faites. Donc ça veut dire pas de munition en plus. Ça veut dire pas de défense spatiale, pas de défense solaire à un moment où les menaces de drone sont euh partout. Donc c'est une conséquence sur l'équipement, c'est une conséquence sur l'activité des soldats, leur quotidien puisque il y a une hausse qui est prévue. C'est un décrochage par rapport à nos alliés européens. Nous nous devons dépenser 63 milliards. Les Allemands cette année vont en dépenser 120. Enfin, et c'est un élément qu'on oublie trop, s'il n'y a pas ce budget des armées, c'est 4500 PME

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qui vont terriblement souffrir parce qu'elles ont déjà intégré ces hausses de commande, près de 40 milliards dans euh leur plan d'activité. les grands alors les Dassau, les Talèes et cetera seront pas menacés mais c'est toute la chaîne des sourit dans 4500 entreprises euh qui seront menacé. Donc je crois vraiment que face à la gravité de la situation internationale, il faut un budget d'une manière ou d'une autre. S'il n'est pas voté et il ne sera pas voté. Ce qui se passe au Parlement est ahurissante démagogie. 17 milliards de dépenses en plus des projets euh d'économie qu'on avait présenté par exemple avec mon collègue Casparian rejeté alors que ça pouvait faire 30 milliards bilan, il

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faut je pense recourir aux ordonnances qui est le seul moyen de sauver l'effort de défense. Alors euh vous le disiez et à travers ce que vous nous dites, on mesure les conséquences et la difficulté euh pour des moyennes ou en tous les cas pour les PME dont vous parliez de faire euh de faire des affaires et de et de et de préserver les acquis euh 4500 PME euh qui euh avaient déjà intégré les augmentations budgétaires qui peut-être ne seront pas là. Pour qu'on comprenne bien 200000 salariés, ça représente 200000 salariés. C'est énorme. C'est énorme. Vous vous avez raison de le préciser. Euh et dans tout ce qu'on a dit, moi il y a quelque chose qui m'interpelle, c'est la question des drones et de la robotique. Si on ne prend pas ce terrain et ce tournant là tout de suite, on se

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met en danger très vite. On est déjà en danger. On a eu du retard à l'allumage aujourd'hui. On voit à quel point ça va vite en Ukraine. Un drone développé ou un robot développé, il est caduc au bout de quelques mois. Donc il faut aller très vite. On a en particulier un projet pour l'armée de terre, le projet Paind Dragon euh qui prévoit de robotiser euh une partie du combat terrestre. Un an de retard, c'est des années ensuite dans la mise en œuvre. Donc on est vraiment il est minuit- 5 pour la défense française. Jean-Louis Tierriot, ancien ministre délégué auprès du ministre des armées et députés les républicains de de Saint-Emarnes. Pour qu'on comprenne bien ce que nous disent les spécialistes

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aujourd'hui sur les attaques hybrides du futur, elle passent inévitablement par les drones et la robotique. En tout cas, c'est un des un des champs d'action. Il y a aussi les attaques cyber. Il y a d'autres il y a des sabotages, hein. On l'a vu euh chez certains de nos nos alliés, je pense au Pays-Bas ou en Pologne. Mais oui, les drones sont une menace majeure. Qu'est-ce qu'on fait demain si des drones embarqués sur un porte container frappent euh Toulon, Brest ou Marseille ? Évidemment qu'il faut une défense antidrone robuste et on en est qu'au début. Ouais. Vous parliez et on le précise hein de 63 milliards de dotations supplémentaires. C'est ce qui était

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prévu dans ce projet. Donc on imagine le manque à gagner. Non pas supplémentaire. Pas supplémentaire. C'est un budget à 63 milliards et 6 milliards de plus. Voilà exactement qui a été voté dans le cadre de l'actualisation dont j'étais rapporteur qui a été voté en juillet. Mais 6 milliards, donc je reprends le bon chiffre mais avec la même question 6 milliards et demi d'euros, ça représente évidemment des investissements considérables. S'ils ne sont pas là euh les conséquences sont importantes. Le seul espoir euh c'est donc de prendre cette décision par ordonnance. Je n'en vois pas d'autres. Euh je doute que les parlementaires redeviennent raisonnables dans les quelques jours euh qui viennent. C'est l'intérêt du pays. Un 493

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et une loi spéciale, ça aboutit au à la reconduction de l'année dernière. Donc on perd les 6 milliards. Donc oui, pour les armées, l'ordonnance est la seule solution viable. J'ajoute que si le gouvernement tombe après les ordonnances, le budget demeure. Donc ça permet quand même d'avancer ensuite au prochain ou à la prochaine présidente de la République d'adapter le budget. Mais ça permet au moins d'avancer, de faire pour les armées et probablement d'éviter tout de suite une crise de la dette. Merci infiniment Jean-Louis Thierot, ancien ministre délégué auprès du ministre des armées, député des Républicains de Saarne.