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DébatFrance Culture — Le Temps du débat (sur Site radio)· 28 octobre 2026 38 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

État juif ou démocratique : Israël doit-il choisir ?

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 39 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette formule « Netanyahou n'a pas gagné, mais il n'a pas perdu » est juste ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Vincent Lemire, on a besoin d'un peu de pédagogie sur le système électoral israélien.

  • 5:32OuverteRéponse directe

    Valérie Zenati, ces Arabes israéliens, que pèsent-ils politiquement dans le pays ?

  • 8:48OuverteRéponse directe

    Vincent Lemire, est-ce que cette participation massive des anti-Netanyahou signifie que les anti-Bibi ont fait le plein ?

  • 12:31OuverteRéponse directe

    Valérie Zenati, faites-nous ce portrait de cette population qu'on connaît très mal.

  • 16:42OuverteRéponse directe

    Vincent Lemire, est-ce que l'émergence des partis arabes est un retour du refoulé en Israël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:54InvitéChiffre
    « Le Likoud est à 26, 27 sièges. »
  • 36:11PrésentateurFait
    « Netanyahou a voulu interdire ces deux partis arabes israéliens pendant la campagne »
  • 36:40PrésentateurChiffre
    « les palestiniens israéliens n'étaient pas 2 millions »
  • 36:45PrésentateurChiffre
    « les orthodoxes n'étaient pas 14% de la population »
  • 37:39PrésentateurFait
    « ce rabbin qui préconisait un état arabe en israël le rabbin Lando »

Temps de parole

  • Invité41 %
  • Présentateur39 %
  • Invité 216 %
  • ?4 %

≈ 26,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Culture, question du soir. Thomas Négaroff. Nous devons former un gouvernement national de droite fort. Il est interdit, absolument interdit de mettre Israël en danger en formant un gouvernement avec des partis arabes antisionnistes.

0:24
Invité

Benyamin Netanyahou n'a pas gagné, mais il n'a pas perdu. Au lendemain des élections, comme souvent en Israël, aucune majorité ne se dégage clairement. Mais ce qui est inédit, c'est la progression des partis arabes qui pourraient obtenir jusqu'à 19 sièges. Alors que les citoyens arabes représentent environ 21% de la population, leur place dans les institutions reste marquée par des discriminations et une marginalisation politique. Leur poids électoral pose désormais une question centrale et nouvelle.

Si, comme on l'a entendu, Netanyahou rejette presque hors du cadre national les arabes israéliens, l'opposition est-elle prête à s'appuyer sur leurs députés pour former une majorité, au risque de remettre en débat la définition d'Israël comme état juif et démocratique ? C'est la question du soir.

1:09
Locuteur

Et

1:09
Invité

pour en débattre, en discuter, Valérie Zenati, bonsoir.

1:12
Présentateur

Bonsoir.

1:12
Invité

Écrivaine, traductrice, scénariste, merci beaucoup d'être avec nous. Et Vincent Lemire, bonsoir. Bonsoir. Historien, spécialiste de l'histoire, notamment de Jérusalem. Vous enseignez l'histoire à l'université Gustave Eiffel. Et je précise que notre conversation « Israël-Palestine, anatomie d'un conflit » aux éditions Les Arènes Radio France est rééditée ces jours-ci. J'ai commencé en disant « Benyamin Netanyahou n'a pas gagné, mais il n'a pas perdu ». Est-ce que cette formule, vous la considérez comme juste, Valérie Zenati

1:39
Locuteur

? Oui,

1:41
Présentateur

pour l'instant, en tout cas, on attend les résultats définitifs vendredi. Des choses peuvent encore bouger. 600 000 votes

1:47
Locuteur

doivent

1:48
Présentateur

être encore dépouillés. Pour l'instant, ce qu'on peut constater, c'est qu'il a perdu une dizaine de sièges. Enfin, sa majorité a perdu environ 10 sièges,

1:58
Locuteur

pour

1:58
Présentateur

l'instant. Mais que la défaite est moins sévère que ce que l'opposition pouvait espérer. Donc oui, c'est une phrase juste.

2:06
Invité

Que

2:07
Locuteur

fait

2:07
Présentateur

-on de ça

2:07
Locuteur

?

2:08
Invité

Voilà, tout est ouvert, bien sûr. Vincent Levier, on a besoin peut-être d'un tout petit peu de pédagogie pour commencer. C'est un système proportionnel, intégral. Il faut 61 sièges pour être majoritaires. Aujourd'hui, on en est où ? C'est quoi le panorama à l'heure où l'on se parle, le lendemain de l'élection à 18h22

2:26
Locuteur

? Alors, c

2:27
Invité

'est un système à un seul tour, proportionnel, avec une seule circonscription, qui s'appelle Israël,

2:34
Locuteur

et

2:34
Invité

qui d'ailleurs n

2:35
Locuteur

'a

2:35
Invité

pas de frontières. Ce qui permet accessoirement aux colons de voter. Parce que si on avait un scrutin de circonscription, où voteraient les colons ? Dans quelle circonscription ? Puisque Israël, pour l'instant, n'annexe pas officiellement la Cisjordanie. Donc il

2:46
Locuteur

y

2:46
Invité

a une seule circonscription qui s'appelle Israël. Et il y a un scrutin totalement proportionnel à un seul tour. Avec une petite limite, c'est que si on est en dessous de 3,25%, on a zéro élu, et donc ces pourcentages, ensuite, sont redispatchés parmi les listes. Mais ce n

3:00
Locuteur

'est

3:00
Invité

pas le sujet des élections d'hier, parce que les deux parties qui sont en dessous sont très nettement en dessous, 1,50%, je crois. Et donc ceux qui ont voté pour ces parties-là savaient que leur voix serait perdue. Donc voilà, depuis 1948,

3:13
Locuteur

on

3:13
Invité

a 120 députés. Ça fait penser un peu aux douze tribus. En tout cas, c'était ce qui était dit à l'époque. On a toujours 120 députés, quel que soit le nombre d'électeurs. Et donc, là, vu qu'il y avait 5 millions à peu près de votants, donc tous les 40 000 votants, on a un député. C'est simple. Et donc, ce que Valérie Senati vient de dire est très important. Il reste 600 000 bulletins à dépouiller, notamment ce qu'on appelle les doubles enveloppes. C'est ceux qui ne pouvaient pas être sur leur lieu de vote, dans leur bureau de vote, mais pour des raisons précises. Prisonniers, malades, hospitalisés, immobiles, réservistes dans leurs casernes, etc.

Tous les militaires et diplomates en poste à l'étranger.

3:52
Locuteur

Et

3:52
Invité

donc, cette année, il

3:54
Locuteur

y a

3:54
Invité

à peu près 600 000 bulletins à dépouiller. C'est la Knesset qui les dépouille. Et ça commence ce soir à minuit. La dernière fois, il y

4:01
Locuteur

en

4:01
Invité

avait 500 000. Donc, ce n

4:02
Locuteur

'est

4:02
Invité

pas non plus un nombre énorme. Ça va sans doute un petit peu faire baisser peut-être les partis arabes-palestiniens. Mais si je

4:10
Locuteur

sais compter,

4:10
Invité

ça fait quand même plus de 10 députés. Ça fait

4:12
Locuteur

14 députés. Ça fait 12, 14 députés.

4:15
Invité

Bon, mais ça ne va pas, vu les chiffres qu'on a. Voilà. Donc, pour arriver aux chiffres qu'on a, il faut 61 députés. Netanyah en avait 68, en fait, dans la Knesset sortant. Il en avait 64 à lui. Puis, il avait réussi à débaucher 4 de Guidéon Sarr. Donc, il avait 68. Et là, à l'heure où on se parle,

4:35
Locuteur

il

4:35
Invité

y

4:35
Locuteur

en

4:35
Invité

a 53, 54, 55. Donc, c'est quand même une baisse assez nette. Il y a eu

4:42
Locuteur

un revers.

4:42
Invité

Il y a eu

4:43
Locuteur

un

4:43
Invité

revers. Mais,

4:44
Locuteur

ce

4:45
Invité

qui est incroyable, c'est que Netanyahou, c'est le candidat du premier tour. C'est-à-dire qu'il a réussi sur son nom à faire voter Likoud et à mettre le Likoud devant. Donc, le Likoud est à 26, 27 sièges. Et il est loin devant le parti de Hazencote. Yachar, en avant, tout droit, droiture, qui rassemblerait 20 à 21 sièges. Donc, on est avec un bloc de Netanyahou autour de 53, 55 sièges et aucune

5:12
Locuteur

réserve.

5:14
Invité

Donc, a priori, il ne pourra pas avoir de majorité. Mais on est à un bloc d'opposition

5:18
Locuteur

à

5:20
Invité

48, 49.

5:21
Locuteur

Et

5:22
Invité

avec ces fameux 18, 19 députés arabes-palestiniens qui

5:26
Locuteur

vont

5:26
Invité

évidemment faire la décision. Ça, c'est le caractère inédit de ce suffrage. Valérie Zenati, quasiment 80% de participation, 77%. On s'y arrête parce qu'on a beaucoup raconté que cette élection était pour beaucoup la plus importante de l'histoire d'Israël. Beaucoup de binationaux étaient revenus en Israël pour voter. Parce qu'on ne peut pas voter à

5:46
Locuteur

l

5:46
Invité

'étranger, sauf dans des cas qu'évoquait Vincent Lemire à l'instant. Ça racontait quelque chose de très important. Je connais quelqu'un en Israël qui m'a dit, entendre aujourd'hui des Israéliens de l'étranger ou des binationaux dire « On est venu pour voter, on a fait ce qu'on a pu, on ne

5:59
Locuteur

peut

5:59
Invité

pas faire plus ». Comment vous entendez ça

6:01
Locuteur

?

6:02
Invité

Sachant que ces gens-là, souvent,

6:03
Locuteur

ont

6:03
Invité

voté contre Netanyahou.

6:04
Présentateur

Oui, alors j'ai observé effectivement ce phénomène qui a concerné environ 70 000 personnes. Donc finalement, ce n

6:10
Locuteur

'est

6:10
Présentateur

même pas deux sièges. Mais dont on a beaucoup parlé. Israël est un petit pays, il faut le rappeler. Donc effectivement, certaines personnes opposées au gouvernement de Netanyahou pour des raisons très précises, qui sont la faillite du 7 octobre, la conduite de la guerre, les attaques contre la démocratie,

6:31
Locuteur

l

6:31
Présentateur

'état de droit, etc. Donc pour tous ces gens-là, voir arriver un peu leurs copains installés aux Etats-Unis ou en

6:39
Locuteur

France,

6:41
Présentateur

c'était réconfortant. Mais à l'arrivée, il n'y

6:43
Locuteur

en

6:43
Présentateur

a que 70 000 sur un total d'environ 800 000 Israéliens

6:47
Locuteur

qui

6:47
Présentateur

résident à l'étranger. Ça, c'est le chiffre.

6:50
Invité

D'accord, donc

6:50
Locuteur

moins de 10% après le voyage. Voilà, il y

6:52
Présentateur

a aujourd'hui 800 000 Israéliens qui résident à l'étranger. Maintenant, je pense que ce qui s'est joué d'abord et avant tout, parce qu'un pays, c'est d'abord ses habitants, c'est

7:01
Locuteur

que

7:02
Présentateur

oui, il y a eu un désir d'expression démocratique

7:06
Locuteur

réelle

7:07
Présentateur

dans tous les secteurs,

7:09
Locuteur

sauf

7:10
Présentateur

dans un des électorats qui est celui, c'est pointu, c'est l'électorat religieux séfarade, donc les électeurs de chasse, du parti chasse, qui manifestement ne se sont pas mobilisés. C'est vraiment l'électorat qui ne s'est pas mobilisé. Et ça, ça demandera à être interrogé, est-ce que c

7:30
Locuteur

'est

7:30
Présentateur

un désengagement total du politique aussi ? Puisque pour certains religieux, le politique ne prime pas. Ça sera intéressant.

7:37
Invité

C'est un électorat orthodoxe ?

7:38
Présentateur

Orthodoxe séfarade. Il y a un parti orthodoxe séfarade, oriental, et un parti orthodoxe ashténase, dont on peut parler tout de suite, qui est intéressant, parce qu'il est dans la coalition de Netanyahou,

7:50
Locuteur

qui,

7:50
Présentateur

dans le son que vous avez passé tout à l'heure, parle de former un gouvernement sioniste. Or, ce parti est à minima asioniste,

7:59
Locuteur

voire

8:00
Présentateur

anti-sioniste. Le rabbin Lando, qui est le chef spirituel de ce parti, il y

8:06
Locuteur

a

8:06
Présentateur

Adouta Torah, a fait des déclarations il y a quelques semaines qui ont énormément choqué en Israël, où il disait « mais il n'aurait pas fallu qu

8:13
Locuteur

'il

8:13
Présentateur

y

8:13
Locuteur

ait

8:13
Présentateur

l'État d'Israël, il aurait fallu qu

8:15
Locuteur

'il

8:15
Présentateur

y

8:15
Locuteur

ait

8:15
Présentateur

un gouvernement de l'ONU ou un gouvernement arabe. » On s'entendait très bien avec les Arabes avant 1948, et qui refaisait l'histoire sans reprendre du tout le récit sioniste. Or, ce parti ultra-orthodoxe

8:29
Locuteur

est

8:29
Présentateur

dans la coalition actuellement avec Benjamin Netanyahou.

8:32
Invité

Est-ce qu'ils sont avec lui parce qu'il leur a promis de ne pas les engager dans l'armée

8:35
Locuteur

?

8:35
Présentateur

Totalement, totalement. Et ils seront prêts à le lâcher si les autres, à gauche et au centre, leur promettent de ne pas engager les ultra-orthodoxes dans le service militaire.

8:48
Invité

Vincent Lemire, si on parle de 77% un peu plus, même de participation, est-ce que ça veut dire, et qu'on parlait aussi d'un référendum pour ou anti-Bibi, ça veut dire que les anti-Bibi ont fait le plein

8:57
Locuteur

?

8:58
Invité

Qu'on sait maintenant compter dans le pays qui est pour, pour Bibi, et qui est contre Bibi, Bibi, Benjamin Netanyahou

9:03
Locuteur

?

9:04
Invité

C'était la toute première élection depuis à la fois le coup d'État judiciaire de janvier 2023 et le 7 octobre 2023. Donc c'est la toute première fois que les Israéliens pouvaient se compter, pouvaient métaboliser politiquement ce qui leur était à tomber sur la tête deux fois pendant l'année 2023. C'est ce qui paraît fou. En fait, ce qui est fou, c'est qu

9:23
Locuteur

'il

9:23
Invité

n

9:23
Locuteur

'y ait

9:23
Invité

pas eu d'élection avant. Mais pour qu

9:25
Locuteur

'il

9:25
Invité

y ait des élections, on sait, il aurait fallu que Netanyahou se retire dignement. Donc c'est une espèce de métabolisation politique à retardement qui a joué. Donc non seulement les anti-Netanyahou se sont comptés, mais ils se sont comptés très très larges. C'est ça qui rend les choses un peu... On est obligé d'être un peu pessimiste. C'est

9:42
Locuteur

-à

9:42
Invité

-dire que ces anti-Netanyahou, les gens qui nous écoutent,

9:45
Locuteur

qui

9:45
Invité

ne

9:45
Locuteur

sont

9:45
Invité

pas hyper spécialistes, il faut déjà tout de

9:47
Locuteur

suite

9:47
Invité

dire, ce n

9:47
Locuteur

'est

9:47
Invité

pas la gauche. Il y a Yair Golan qui a franchement mené une campagne digne, honnête et droite, et qui est le seul d'ailleurs à avoir réfléchi au coup d'après, à la question de l'intégration des députés arabes, etc. Mais il fait quand même un petit score. Il fait combien ? 10. Il

10:01
Présentateur

a dit député,

10:02
Locuteur

10 sièges.

10:03
Invité

Voilà,

10:03
Locuteur

il

10:03
Invité

fait 10 députés. Ça, c'est le camp de la paix en Israël aujourd'hui.

10:05
Locuteur

C

10:05
Présentateur

'est les démocrates.

10:06
Locuteur

C'est une fois qu'il se présente comme démocrate

10:08
Présentateur

extravailliste.

10:09
Invité

Mais on peut dire, j'aimerais dire que sur les 120 députés, aujourd'hui,

10:14
Locuteur

il

10:14
Invité

y

10:14
Locuteur

en

10:14
Invité

a 10 qui incarnent le camp de la paix. Oui, on peut le dire comme ça. Dans la dernière Knesset, ils étaient combien ? 4 ou 5, les travaillistes. Donc, ils sont passés tout près même d'être éliminés complètement. Donc, ça raconte quelque chose. Mais dans ce bloc, qui n'est pas un bloc justement, anti-Netanyahou, il y

10:31
Locuteur

a

10:31
Invité

aussi des ex-Likoud très à droite. Il y a Bennett, il y a Lieberman. Je veux dire, Bennett et Lieberman ont été directeurs de cabinet d'un certain Benjamin Netanyahou. Tous les deux. C'était des super proches. Donc, il y a beaucoup de gens de droite dans ce bloc anti-Netanyahou qui n

10:47
Locuteur

'est

10:47
Invité

pas complètement solide. Et c'est d'ailleurs une des hypothèses.

10:50
Locuteur

C

10:50
Invité

'est que Netanyahou a réussi à en décrocher 4 la dernière fois. Il a des moyens. Des moyens. Voilà, il sait faire ce genre de choses. Ce genre de discussion, de négociation derrière les portes. Il est très discret depuis hier soir. Netanyahou, il a fait cette déclaration-là. Et puis, c'est tout. Pour l'instant, sans doute, il envoie des messages. Donc, il y a des gens de droite qui seraient possiblement

11:11
Locuteur

corruptibles.

11:13
Invité

Ou en tout cas, qui pourraient partir chez Netanyahou en échange d'un poste.

11:18
Locuteur

Et

11:19
Invité

puis, surtout, encore une fois, il y a l'événement de la journée d'hier. Ce vote massif, cette participation massive des électeurs arabes israéliens.

11:32
Locuteur 2

Les

11:33
Invité

sondages de sortie des urnes indiquent que nous avons atteint notre objectif.

11:38
Locuteur 2

La

11:39
Invité

liste unifiée est une force puissante qui apporte le changement et fera la différence. Youssef Jabari, le leader de la liste unifiée, en effet, qui fait un score extraordinairement important hier. Les arabes israéliens, ils pèsent, alors, démographiquement, 21% de la population. Oui. 19, on ne sait pas vraiment, mais peut-être

12:04
Locuteur

19, peut-être un peu moins

12:05
Invité

avec les voix qui vont arriver.

12:07
Locuteur

Ils sont

12:08
Invité

21% de la population, mais il faut enlever les 4% qui habitent à Jérusalem. J'y tiens beaucoup parce qu'ils sont 400 000, et donc c'est quand même 4%. Et eux, ils n'ont pas le droit de vote. Ils vivent sur un territoire annexé par Israël, Jérusalem-Est, mais ils n

12:21
Locuteur

'ont

12:21
Invité

pas le droit de vote aux élections nationales. Donc, ces 21%, il

12:24
Locuteur

faut

12:24
Invité

les ramener à 17% de l'électorat. Voilà. Donc là, effectivement, ils pèsent à peu près leur poids, et c'est la première fois dans l'histoire. Valérie Zenati, ces arabes israéliens, que pèsent-ils ? Alors, pas démographiquement, pas électoralement,

12:38
Locuteur

mais

12:39
Invité

politiquement dans le pays. Presque culturellement dans le pays. Faites-nous ce portrait de cette population qu'on connaît très très mal.

12:46
Présentateur

Alors, qu'on connaît très mal et qui est un sujet que certains auditeurs savent que j'ai vraiment à cœur, parce que je n'ai cessé de rappeler

12:52
Locuteur

que,

12:53
Présentateur

par exemple, le 7 octobre, il y a eu 70 victimes arabes israéliennes

12:58
Locuteur 6

tuées

12:58
Présentateur

par le Hamas.

12:59
Locuteur

Et

12:59
Présentateur

on n'en a jamais parlé. C'est une population qui est elle-même extrêmement diverse. On a des Druzes, on a des Bédouins, on a des Palestiniens musulmans, des Palestiniens chrétiens. On retrouve une mosaïque. On a même des Libanais qui avaient collaboré avec Israël lorsqu'Israël occupait le Liban. On a 20 000 Libanais qui ont fui le Liban en même temps qu'Israël il y a plusieurs années, et qui sont aujourd'hui israéliens. Vous voyez, on a quand même déjà une mosaïque assez large. Parmi ces gens,

13:28
Locuteur

il

13:28
Présentateur

y a évidemment des religieux, des non-religieux. Alors, tout à

13:31
Locuteur

l

13:31
Présentateur

'heure, vous disiez qu'ils sont discriminés dans les institutions.

13:36
Locuteur

C'est un peu exagéré. C

13:37
Présentateur

'est un peu exagéré, parce qu'ils ne vont pas à l'armée, ils ne font pas leur service militaire. Mais ça, c'était presque pour des raisons de statu quo, et bon, voilà, on n'y reviendra pas là-dessus. Mais par exemple, l'Université Braille de Jérusalem compte comme vice-présidente une palestinienne, Mona Khoury, qui est vice-présidente de l'université. Il y a, dans le secteur médical, aujourd'hui dans les hôpitaux israéliens,

14:01
Locuteur

40

14:02
Présentateur

% des médecins sont des

14:03
Locuteur

Arabes

14:04
Présentateur

israéliens,

14:05
Locuteur

60

14:06
Présentateur

% des infirmiers et infirmières, 70% des pharmaciens. Ils ont investi le champ médical. Et puis ensuite, vous avez aussi des commerçants, vous avez des artistes, Taufik Abouaël, qui avait fait la série Our Boys, Samer Zohabi, des acteurs, des journalistes. Donc, c'est très curieux, parce que c'est à la fois une population qui est parfois repliée sur elle-même dans des villages, et qui vit plutôt en dehors, et où les enfants ne parlent pas forcément hébreu d'ailleurs, parfois repliée et abandonnée par les pouvoirs publics. Donc,

14:44
Locuteur

ce

14:44
Présentateur

n

14:44
Locuteur

'est

14:44
Présentateur

pas tant la discrimination dans les institutions que l'abandon des pouvoirs publics. Les poubelles seront moins souvent ramassées, l'état des routes sera moins bon, les manuels scolaires seront imprimés en noir et blanc, et pas en couleur, des choses comme ça. Il y

15:00
Locuteur

a

15:00
Présentateur

eu aussi, c'est très important à souligner, une criminalité en très forte hausse ces dernières années, qui a été fortement encouragée par Benvir, parce que ça servait ses intérêts de montrer cette population comme étant violente, et donc, une des raisons du vote des Arabes israéliens hier, c'était la sécurité.

15:18
Locuteur

Les

15:19
Présentateur

dirigeants l'ont dit, ils veulent la sécurité chez eux, dans leur village. Ils veulent que la police israélienne, ils sont citoyens israéliens, réagissent à la criminalité de la même manière qu'ailleurs. Donc, ce sont ces gens, qui sont diverses forcément, parce qu'il

15:33
Locuteur

n'y a

15:33
Présentateur

aucune essentialisation possible, qui sont à la fois très présents, qu'on peut voir dans les villes mixtes, comme Yafo, Haïfa... L'Aude, oui. Voilà,

15:44
Locuteur

L

15:44
Présentateur

'Aude, voilà, et qu'on peut rencontrer beaucoup à Bercheva aussi, parce qu'il y a beaucoup de Bédouins, ou en Galilée, mais qui, en même temps, il est vrai, et encore plus depuis le 7 octobre, souffrent dans

15:57
Locuteur

le

15:58
Présentateur

débat public d'une mise à l'écart, d'un soupçon, à minima, d'un soupçon de double allégeance, ou d'un soupçon d'anti-sionisme, tout en, parce que tout ça est très compliqué, cette société est compliquée, tout en mettant en avant des figures arabes-israéliennes extrêmement intégrées, voilà, dans l'équivalent de, vous savez, les émissions, là, de télé-réalité, de Loft,

16:23
Locuteur

ou

16:23
Présentateur

Beatbrothers, je ne

16:25
Locuteur

sais

16:25
Présentateur

pas quoi, il y a pu y avoir des Palestiniens israéliens, et on est très contents de dire, là, il

16:30
Locuteur

y a

16:30
Présentateur

un Palestiniens israélien. Donc, il y a un double regard, il y a une envie de dire, ils sont là, ça prouve que nous sommes une démocratie, et en même temps, il y a un racisme

16:38
Locuteur

évident

16:39
Présentateur

envers

16:39
Invité

eux,

16:40
Présentateur

et une grande méfiance.

16:42
Invité

Est-ce que, Vincent Lemire, le fait que Benyamin Netanyahou, qui a peu parlé,

16:46
Locuteur

mais

16:47
Invité

il a parlé d'eux, il a d'ailleurs même précisé qu'il avait préparé le terrain, il vole les élections,

16:52
Locuteur

etc., c'est des

16:52
Invité

voleurs, est-ce que leur émergence assez impressionnante, là, c'est, d'une certaine manière, une sorte de retour d'un refoulé, qu'Israël ne veut pas les voir, et là, on est obligé de les voir. Oui, exactement, c'est l'angle mort, comme l'a dit Valéry Zenati, c'est un sujet dont on a du mal à parler, parce qu'ils sont utiles pour personne, en fait, pour les Palestiniens de Palestine, pour l'autorité palestinienne, évidemment, pour le Hamas, etc. Ce seraient des collaborateurs, ou en tout cas des gens qui seraient un

17:16
Locuteur

peu trop

17:17
Invité

proches de l'antité sioniste, et pour des juifs israéliens nationalistes, etc., c'est potentiellement des traîtres. Donc, c'est vraiment l'angle mort. Et là, c'est effectivement le retour du refoulé, je reprends vraiment cette expression. Et alors, c'est vrai que Netanyahou avait anticipé ça. Son slogan depuis 15 jours,

17:34
Locuteur

c

17:34
Invité

'était « Voter Yémin ou Palestine ». Yémin, la droite. Voter pour la droite, en hébreu, en arabe aussi d'ailleurs. Voter Yémin ou Palestine. Donc,

17:44
Locuteur

c

17:44
Invité

'était, en gros, mon opposition, c'est la Palestine. Palestine de l'extérieur, Palestine de l'intérieur, le soutien de la Palestine, l'Iran, les Houthis, enfin voilà, c'est une espèce de gros bloc. Donc, il avait anticipé ça. Il a peut-être surmobilisé ces Arabes palestiniens, citoyens d'Israël qui se sont sentis attaqués plus que jamais depuis le 7 octobre et dans cette campagne extrêmement dure. On a vu des bagarres dans des bureaux de vote.

18:10
Locuteur

On

18:10
Invité

a vu des soi-disant observateurs likoudniques du Likoud venir dans les villages palestiniens. Ils habitent pour moitié en Galilée, ces Arabes israéliens. Ils sont à 80% musulmans, à peu près à 10% chrétiens, à 10% druzes. Pour moitié,

18:28
Locuteur

ils

18:28
Invité

vivent en Galilée. Et sinon, effectivement, dans le Negev, dans ce qu'on appelle le petit triangle, et puis dans les villes mixtes. Et donc, ils se sont sentis effectivement discriminés. Alors, discrimination, je pense que le terme est quand même, pour le coup, c'est peut-être un désaccord entre nous. Je pense que le terme est justifié parce qu'il y a des gens, on sait qu'il

18:49
Locuteur

y a

18:49
Invité

des gens qui parlent d'apartheid, y compris pour eux. Moi, je ne reprends pas ce terme-là parce que je considère que juridiquement,

18:54
Locuteur

ils ont quand même droit

18:55
Invité

aux mêmes juridictions que les Israéliens. C'est-à

18:58
Locuteur

-dire,

18:58
Invité

s'ils sont en conflit, par exemple, immobilier ou commercial avec un Israélien, ils vont être devant la même cour de justice. Alors que,

19:04
Locuteur

moi,

19:05
Invité

je considère qu'on peut parler d'apartheid pour les Palestiniens de Cisjordanie parce que s'ils ont un accident de voiture avec un colon israélien, les uns dépendent du tribunal militaire et les autres d'un tribunal civil. Donc là, il

19:13
Locuteur

y

19:13
Invité

a la situation d'apartheid.

19:14
Locuteur

Moi,

19:14
Invité

je distingue. Mais discrimination, c'est vrai que, par exemple, il

19:17
Locuteur

y

19:17
Invité

a un taux de pauvreté qui est aussi le terreau de l'insécurité. 50% des enfants de ces Arabes israéliens, 50% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que c'est seulement 20% des enfants

19:29
Locuteur

juifs israéliens. Mais

19:30
Présentateur

c'est après le

19:30
Locuteur

même taux que chez les

19:31
Présentateur

ultra

19:31
Locuteur

-orthodoxes. Oui,

19:32
Invité

chez les ultra-orthodoxes. Oui,

19:33
Locuteur

oui,

19:33
Invité

chez les ultra-orthodoxes. Mais c'est seulement 20% seulement dans la population juive israélienne. Ça aussi,

19:39
Locuteur

c

19:39
Invité

'est un facteur de... Un mot de lexique aussi, parce qu'on emploie depuis quelques jours beaucoup le terme palestinien-israélien. Ça fait un peu oxymore. Pourquoi est

19:50
Locuteur

-ce

19:50
Invité

qu'on emploie ce terme-là, Vincent ? Alors, c'est un débat aussi parmi eux. Alors, c'est vrai qu'Aravim, les Arabes... Moi,

19:57
Locuteur

j'ai toujours

19:57
Invité

entendu Arabes israéliens, comme

19:58
Locuteur

tu as

19:59
Invité

été dit en histoire.

20:00
Locuteur

En

20:00
Invité

Israël, on dit les Arabes israéliens. Et certains parmi eux se définissent comme palestiniens.

20:08
Locuteur

Donc,

20:09
Invité

nous sommes des Palestiniens citoyens d'Israël. Donc, on doit leur laisser le choix de leur propre définition identitaire. Selon... Voilà. Il y a effectivement, il y

20:19
Locuteur

a

20:19
Invité

le parti... Ensuite, il

20:20
Locuteur

y

20:20
Invité

a des nuances très fortes. Il y en a qui sont très laïques. C'est les anciens communistes, Hadash, etc. Et puis,

20:26
Locuteur

il

20:26
Invité

y a Rahm, qui est un parti islamiste modéré, d'une certaine manière bien mieux adapté au système électoral clientéliste israélien.

20:35
Locuteur

C

20:35
Invité

'est-à-dire, je te soutiens si tu finances mes écoles. C'est un peu un chasse-parti-chasse. Oui,

20:41
Locuteur

et d'ailleurs, et c

20:42
Présentateur

'est intéressant, pardon, pour voir la complicité de la politique.

20:46
Locuteur

Et

20:46
Présentateur

la politique est peut-être toujours une affaire d'accord entre les gens. Mansour Abbas, qui dirige ce parti, hier sur un plateau de télé israélienne, disait qu'il avait reçu un appel d'un proche de Netanyahou il y a trois jours. Donc, Netanyahou peut faire la déclaration qu'il veut. Il l'a fait appeler il

21:04
Locuteur

y a

21:04
Présentateur

trois jours pour savoir quelle était sa position sur un point très important, qui est la loi qui empêcherait tout mis en examen de former un gouvernement. Donc, ça le concerne lui directement, étant donné que Netanyahou est mis en examen. Il tâte le terrain pour savoir si Mansour Abbas

21:20
Locuteur

serait

21:20
Présentateur

favorable ou pas. Mansour Abbas est capable de faire des accords aussi avec Netanyahou, aussi aberrant que ça puisse paraître vu d'ici.

21:28
Invité

Alors, c'est vrai, sauf qu'il y a deux listes arabes, et c'est la liste dont on a écouté le leader, la liste unifiée, qui a travaillé largement en tête, et elle est plus radicale, disons, dans son idée d'aller faire des compromis, si j'ai bien lu ce que j'ai bien lu, même si la vie politique est complexe. Mais, alors, projetons-nous sur l'après. Ces 19 mandats, là, ces 19 députés, est-ce qu'ils sont prêts à aller s'allier contre Netanyahou ? Et est-ce que, alors que Vincent Lemire nous disait, c'est pas du tout la gauche contre la droite, est-ce que Eisencott, qui n'est pas un homme du tout de gauche, et on l

21:59
Locuteur

'a

21:59
Invité

raconté hier soir avec un IndiGov dans la partie idée de question du soir, est-ce que ces gens-là sont prêts, contre Netanyahou, à se mettre d'accord

22:06
Locuteur

? Ou

22:07
Invité

est-ce que c'est absolument impensable, impossible, d'aller gouverner aujourd'hui avec les Arabes ? Alors, ces députés arabes israéliens sont parfaitement prêts à soutenir une coalition anti-Netanyahou. Alors, soit soutien passif, soit soutien actif. Rahm est OK pour rentrer à nouveau dans le gouvernement, comme ça s'est déjà fait. Il y a déjà eu des ministres arabes israéliens ? Absolument. Et pour ce qui est de la liste unifiée, ce serait un soutien passif, c

22:39
Locuteur

'est

22:39
Invité

-à

22:39
Locuteur

-dire

22:39
Invité

un petit peu un accord de non-censure, pour parler comme en français. C'est-à

22:44
Locuteur

-dire,

22:44
Invité

on ne vote pas les lois, mais on ne fait pas tomber le gouvernement. Donc,

22:48
Locuteur

en

22:48
Invité

fait, ce n

22:48
Locuteur

'est

22:48
Invité

pas de leur côté qu'est le problème. Jabarin a offert, a dit, on peut bouger, on peut offrir cette alternative. Ce que vous avez utilisé pour l'émission est absolument juste. On est, en fait, à l'heure de vérité. Israël se définit comme un État juif et démocratique. Et on sait qu'il y

23:06
Locuteur

a

23:06
Invité

une tension de plus en plus forte entre ces deux définitions. Soit c

23:12
Locuteur

'est

23:12
Invité

le caractère démocratique qui prime, et alors, à l'heure où on parle,

23:15
Locuteur

il

23:15
Invité

y a 65 ou 67 députés

23:17
Locuteur

qui

23:18
Invité

font donc une majorité ferme et stable contre Netanyahou, et qui peuvent faire un gouvernement, et qui peuvent faire des réformes qui iraient dans le sens que voudrait la majorité de la population, c'est

23:29
Locuteur

-à-dire

23:29
Invité

la majorité des électeurs. Ça, c'est si l'État est d'abord démocratique. S'il est d'abord juif, si c'est ça qui prime, alors, ipso facto, ces députés

23:39
Locuteur

arabes,

23:40
Invité

non-juifs, sont exclus, et donc ils se retrouvent à une cinquantaine de députés. On est vraiment à un moment où, en fait, l'ambiguïté de la définition de l'État en 1948 se retrouve dans sa contradiction la plus vive et la plus manifeste.

24:00
Locuteur

Valérie

24:00
Invité

Zénetti, sur cette dimension qui est, en fait, fondamentale, c'est quoi Israël, en fait

24:05
Locuteur

?

24:05
Invité

Est-ce que c'est un État d'abord juif ? Est-ce que c'est un État d'abord démocratique ? Est-ce qu'on peut être les deux avec une population arabe-israélienne qui progresse et qui a beaucoup progressé ? C'est d'ailleurs le cauchemar de l'extrême droite israélienne. Israël en est là aujourd'hui.

24:23
Présentateur

Israël en est là aujourd'hui. Je pense que ce serait très difficile de répondre.

24:27
Locuteur

Et

24:27
Présentateur

puis, bien entendu, j'imagine des Israéliens disant que ce n'est pas à moi à répondre à cette question d'ici.

24:32
Locuteur

Mais

24:33
Présentateur

partons du principe que

24:34
Locuteur

ce

24:34
Présentateur

n

24:34
Locuteur

'est

24:34
Présentateur

pas à moi à répondre d'ici.

24:36
Locuteur

Le

24:36
Présentateur

problème, c'est qu'en Israël même, personne ne sera d'accord pour vous dire si Israël est un État juif, quelle doit être la définition de cet État juif ? Parce que des Juifs

24:50
Locuteur

sionistes,

24:51
Présentateur

laïcs, n'auront pas la même définition de ce qu'est cet État que des Juifs orthodoxes ou que des Juifs ultra-nationalistes. Vous voyez ? Donc, c'est même pas... Moi, je peux avoir une idée qui... Enfin, ma vision des choses, c'est que ce serait une chance pour Israël

25:08
Locuteur

de

25:09
Présentateur

considérer qu'aujourd'hui, on ne doit pas parler d'ailleurs de gauche et de droite, mais effectivement, de démocrate et d'antidémocrate.

25:15
Locuteur

Parce

25:16
Présentateur

que c'est là-dessus que les pôles se sont concentrés, finalement. Netanyahou a entraîné le pays vers une dérive qui est une attaque contre la démocratie.

25:24
Locuteur

Et

25:25
Présentateur

en face, vous avez des gens

25:26
Locuteur

qui

25:26
Présentateur

n'ont pas forcément les mêmes positions, mais qui sont au moins pour préserver la démocratie.

25:31
Locuteur

Et

25:32
Présentateur

y compris les Arabes israéliens ou les Palestiniens d'Israël. Donc, il y a ces deux forces, démocrate et antidémocrate.

25:37
Locuteur

Moi,

25:38
Présentateur

de ce que je sais, je connais beaucoup de Palestiniens israéliens, j'ai des amis parmi eux. Pour moi, je sais que pour eux, leur situation, vous avez dit que c'était un oxymore, elle est en quelque sorte intenable parce qu'ils sont soupçonnés de toutes parts, ils sont rejetés de toutes parts. C'est très difficile d'être un palestinien israélien ou un Arab israélien.

25:58
Locuteur

Et

25:58
Présentateur

en même temps, je pense que si aujourd'hui, les partis politiques démocrates en Israël saisissaient cette chance de gouverner avec eux, ils renforceraient l'identité démocratique d'Israël, assurément, sans mettre en péril le fait que ça reste un État à majorité juive et où les juifs ne seront pas persécutés comme une minorité et ne seront pas mis en danger en tant que telles. Parce que de toute façon, il y a mille façons d'être juifs.

26:31
Locuteur

Et

26:31
Présentateur

personne n'empêchera un juif d'être juif dans cet Israël où il y aurait des ministres arabes israéliens. Donc pour moi, et je le dis depuis toujours, c'est une chance parce que j'ajouterais qu'il y a les Palestiniens israéliens, les Arabes israéliens, mais qu'Israël se trouve au Proche-Orient. Les élections israéliennes ont passionné les pays alentours. Les Libanais en ont parlé. Ils ont fait la une dessus. Les Émirats. Alors avec aussi des visions différentes. L'Orient le jour ne fait pas la même une que le journal affilié au Hezbollah. N'empêche qu'il s'y intéresse. Israël est inscrite dans cette région.

Et donc moi, je pense que le jour où Israël aura comme ministre des Affaires étrangères un arabe israélien par exemple, ce sera peut-être beaucoup plus facile de discuter avec l'autorité palestinienne, avec le Liban, peut-être de faire la paix avec le Liban qui a un gouvernement extrêmement ouvert depuis plus d'un an. Et donc en fait, cette fragilité des Palestiniens israéliens devrait être une force

27:27
Locuteur

s

27:28
Présentateur

'il y avait un petit peu de logique, de jugeuse, d'attachement à la démocratie.

27:32
Invité

Vincent Leguin. Le problème, c'est que l'opposition, à part Yair Golan, est tombée dans le piège de Netanyahou pendant la campagne et n'a pas osé dire, prendre son risque en disant on intégrera les députés arabes israéliens dans une majorité, dans une éventuelle majorité. Il fallait le dire. Ça,

27:54
Locuteur

c

27:54
Invité

'est claironner à tout bout de champ. On ne gouvernera pas avec les arabes israéliens avant le scrutin. Ça rend les choses beaucoup plus difficiles après. Alors que l'arithmétique était déjà claire. Puis la deuxième leçon politique aussi, c'est peut-être qu

28:08
Locuteur

'ils

28:08
Invité

sont tombés dans un autre piège mais qui est symétrique. C'est qu'ils n'ont pas réussi à imposer leur propre thème. Justement, la pauvreté, la sécurité, le logement. Il y a des choses, je veux

28:18
Locuteur

dire,

28:18
Invité

il y

28:18
Locuteur

a eu

28:18
Invité

un mouvement social en Israël extrêmement puissant en 2011, le mouvement des tentes sur le boulevard Rothschild, la question du logement, les jeunes. Quand les jeunes partent d'Israël, aujourd'hui, ce n

28:26
Locuteur

'est

28:26
Invité

pas seulement pour des questions politiques. C'est qu

28:27
Locuteur

'il

28:27
Invité

y en a juste qui n'arrivent plus à s'en sortir. Le coût de la vie est monstrueux. Le coût de la guerre, c'est 100 milliards de dollars depuis 2023. Donc, ils auraient pu aussi imposer leur propre thème. Si on élargit un peu le débat, moi, j'ai l'impression que là où on arrive à faire reculer l'extrême droite, ça s'est vu en Serbie, ça s

28:44
Locuteur

'est

28:44
Invité

vu au Brésil, ça s'est vu face à une droite autoritaire comme à New York, c'est avec une campagne positive. C'est-à-dire quand la gauche fait campagne sur ses propres thèmes et arrive à imposer ses propres thèmes et ne se laisse pas intimider non plus par les accusations en phase de traîtrise ou etc. Là, c'est vrai que le bloc anti-Netaniaou est tombé

29:02
Locuteur

dans ce

29:03
Invité

double piège.

29:03
Locuteur

Mais

29:03
Invité

qui n'est pas la gauche. Non, mais en gros, ils n'ont fait qu'une campagne tout sauf Netaniaou, c'est-à-dire une campagne contre.

29:10
Présentateur

Les démocrates ont

29:11
Locuteur

essayé de parler dessus de la vie, de l'éducation. C'était

29:15
Invité

il faut faire sortir Netaniaou et Netaniaou, ça lui va très bien d'être en fait, de focaliser toute l'attention, toute la haine ou toute l'adhésion, etc. Ça lui va parfaitement en fait. Tout tourne autour de lui. Premier piège et puis deuxième piège, on s'interdit de faire alliance avec les 20% de la population qui pourtant sont prêts à démocratiser le pays. Ça a été la double erreur. Est-ce que le bloc anti-Netaniaou va réussir à s'en sortir ? Et pourquoi

29:40
Locuteur

? Pourquoi

29:41
Invité

ils ne l'ont pas fait ? Est-ce que c'est parce que le contexte sécuritaire est tel ? On était quelques jours après une nouvelle action militaire à Hébron parce que la guerre à Gaza n'est pas achevée, parce que cette question de l'ordre reste fondamentale en Israël.

29:55
Locuteur

Est

29:55
Invité

-ce que c'est pour ces questions-là qu'on n

29:56
Locuteur

'a

29:56
Invité

pas osé de la poser ? Ou c'est parce que la question du débat du soir, la question État juif, État démocratique n'est pas réglée nulle part en fait dans la société israélienne ?

30:05
Présentateur

Alors en fait, je pense qu'il ne faudrait pas poser forcément la question de ces termes aux Israéliens parce que ce n

30:12
Locuteur

'est

30:12
Présentateur

pas tant sur la définition je crois que ça achoperait. Mais de fait, pour connaître Israël, parce que j'y ai vécu mon adolescence et que j'ai tout simplement vu de telle manière on enseignait l'histoire là-bas, je pense qu'il y a un problème de narratif depuis le début de la création de l'État.

30:33
Locuteur

Alors,

30:34
Présentateur

il y a bientôt 80 ans et sur le moment, bien sûr, qu'il y avait un récit, un narratif sioniste qui s'était imposé.

30:42
Locuteur

mais

30:43
Présentateur

je pense que depuis, on n'a pas, y compris la gauche, n'a pas essayé de le changer avec, il faut quand même le souligner, une réticence de la population arabe israélienne pendant plusieurs décennies.

30:56
Locuteur

C

30:56
Présentateur

'est-à-dire que pendant plusieurs décennies, la population arabe israélienne n'allait pas voter

31:00
Locuteur

parce

31:00
Présentateur

qu'elle estimait qu'elle ne faisait pas vraiment partie de ce pays. Elle avait le droit, ils avaient le droit de voter et d'être élus mais à part les communistes, les autres n'allaient pas voter la plupart du temps. Et donc, cette mobilisation des arabes israéliens, elle signe aussi finalement leur inscription dans le pays. Mais c'est relativement récent. C'est relativement récent. Et donc, on ne peut pas refaire l'histoire depuis 48 ans en permanence. Aujourd'hui, c'est aujourd'hui. Et je pense qu'aujourd'hui, le centre et la gauche israélienne devraient faire quelque chose mais qui doit être profondément douloureux, c'est d'intégrer un nouveau narratif avec,

31:37
Locuteur

vous

31:37
Présentateur

savez, il y

31:38
Locuteur

a

31:38
Présentateur

des choses encore comme, effectivement, si on regarde en arrière, comme l'Anakba qui ne sont pas tout à fait reconnus par tout le monde. Donc, il y

31:44
Locuteur

a

31:44
Présentateur

une reconnaissance.

31:46
Locuteur

la

31:46
Invité

catastrophe, l'expulsion des Arabes

31:48
Locuteur

en

31:48
Invité

48. En 48, après la guerre

31:50
Locuteur

indépendante.

31:51
Présentateur

Tout le travail des historiens qui a été fait pendant des années pour reconnaître les torts causés aux Palestiniens

31:56
Locuteur

n

31:57
Présentateur

'ont pas été pris en charge politiquement et sont encore moins enseignés dans les livres d'histoire. Ça, c'est sûr.

32:02
Locuteur

Je

32:03
Présentateur

pense que la prise en charge politique de l'histoire est très importante

32:06
Locuteur

et

32:07
Présentateur

la prise en charge aussi du présent, même si elle est très difficile. Parce qu'on a pu reprocher à quelqu'un de formidable comme Ayman Odey d'avoir de la compassion pour les Palestiniens

32:17
Locuteur

de Gaza.

32:18
Présentateur

Alors, c'est l'ancien dirigeant,

32:19
Locuteur

c

32:19
Présentateur

'est celui qui a cédé sa place à M. Jabarin qu'on a entendu tout à l'heure. Mais qui lui vient plutôt du parti communiste donc qui est pour une coexistence. Ayman Odey, quand vous l'entendez, il vous parle aussi bien des Palestiniens que des Israéliens, de la peine d'une mère palestinienne, de la paire d'une mère israélienne, des enfants des deux côtés. Il milite tout simplement pour que les gens cessent de mourir dans cette région et cessent de se détruire. On ne peut pas reprocher à quelqu'un et dire à quelqu'un que c'est anti-sioniste de pleurer pour Gaza. Évidemment qu'on ne peut pas lui dire logiquement. Mais le champ politique israélien n'a pas encore intégré ça totalement.

32:54
Locuteur

Ils

32:54
Présentateur

n'ont pas encore eu le temps peut-être. Il y a encore des guerres et on sait très bien que Netanyahou peut déclencher une guerre contre l'Iran la semaine prochaine avec Trump et

33:04
Locuteur

remettre

33:05
Présentateur

tout ce qu'on dit en question.

33:07
Invité

Vincent Lemire ? Oui,

33:08
Locuteur

oui.

33:08
Invité

Moi, je suis entièrement d'accord. On ne peut pas refaire l'histoire et en même temps on sera, je pense, tous les trois d'accord pour dire que toutes les contradictions dont on est en train de parler aujourd'hui elles trouvent leurs origines dans la fondation de l'État y compris d'ailleurs dans l'histoire du mouvement sioniste. En 1948, Ben Gurion

33:30
Locuteur

pour

33:31
Invité

des raisons pragmatiques il fonde un État sans constitution

33:34
Locuteur

ça

33:35
Invité

permet le coup d'État judiciaire de janvier 2023 un État sans frontières ça permet la colonisation massive aujourd'hui on a 800 000 colons ils étaient 80 000 en 1980 et puis il laisse deux angles morts parce qu'à l'époque ce n

33:48
Locuteur

'est

33:48
Invité

pas très important les Palestiniens de 1948 la Nakba Valérie a entièrement raison ce n

33:52
Locuteur

'était

33:52
Invité

pas un sujet qui était traité qui était métabolisé à l'époque et les ultra-orthodoxes parce qu'à l'époque ils ne

33:56
Locuteur

sont

33:56
Invité

pas importants ce n

33:57
Locuteur

'est

33:57
Invité

pas la peine de leur faire le service militaire on les laisse dans leur yeshivot et on voit bien que ces quatre sujets la constitution un État stable sur le plan juridique les frontières les Palestiniens de 1948 et les ultra-orthodoxes c'est les quatre contradictions qui sont en train de péter à la figure du système politique israélien dans son ensemble et effectivement il est certain que si on veut être un petit peu optimiste je suis un indécrottable optimiste c

34:26
Locuteur

'est

34:26
Invité

mon plus gros défaut on peut se dire que en tout cas quoi qu'il arrive dans les semaines qui viennent je ne

34:30
Locuteur

suis

34:30
Invité

pas forcément optimiste parce qu'effectivement ce qui risque de se passer c'est que Netanyahou va rester en poste parce que quand on n'arrive pas à trouver de majorité le premier ministre sortant reste là qui va déclencher des frappes contre l'Iran et qui va profiter de tout ça mais ça c'est le court terme mais si on regarde un petit peu si on dézoome on peut penser que ces élections sont un moment important dans la métabolisation politique d'un autre Israël possible où effectivement on va intégrer ces deux millions de Palestiniens israéliens qui ont le cardinal une entité israélienne on va du coup ils vont eux revendiquer leurs droits en échange de leur soutien parce que c'est pas gratuit Raham a des revendications Hadash a des revendications c'est à

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Locuteur

dire

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Invité

il faut une police il faut une sécurité il faut plus de moyens pour l'école pour les écoles arabophones etc enfin tout ça sera positif pour tout le monde et voilà mais ça suppose effectivement que la gauche soit de gauche à nouveau qu'elle arrive à imposer ses propres thèmes termes ses propres thèmes et ses propres termes et puis qu

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Locuteur

'elle

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Invité

se fasse pas intimider par l'extrême droite et là bon voilà on va dire que ce chemin là n'est pas encore abouti mais ce moment électoral est quand même un moment intéressant

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Locuteur

il

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Invité

y a un côté très existentiel dans ce que vous nous dites l'un l'autre sur Israël j'aime beaucoup l'idée de la métabolisation de problèmes engagés et en fait pas traité il y a

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Locuteur

80 ans c'est quand même très

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Invité

intéressant

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Présentateur

pas traité il y

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Locuteur

a

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Présentateur

80 ans ce qui ne permet pas de traiter ceux d

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Locuteur

'aujourd'hui mais

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Présentateur

moi j'ajouterais deux choses d'abord c'est vraiment un test de la démocratie israélienne aussi imparfaite soit-elle mais les israéliens ne cessent de dire nous sommes la seule démocratie de

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Locuteur

la

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Présentateur

région il ne

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Locuteur

faut

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Présentateur

pas oublier que Netanyahou a voulu interdire ces deux partis arabes israéliens pendant la campagne il a voulu leur interdire il n

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Locuteur

'y a

36:17
Présentateur

pas plus tard que 3-4 semaines voilà donc c'est peut-être la dernière fois qu'ils pouvaient se présenter je ne sais pas mais je crois qu'Israël prouvera que c'est une démocratie si on considère qu'un député est un député qu

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Locuteur

'il

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Présentateur

n

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Locuteur

'y a

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Présentateur

pas de député qui vaut plus qu'un autre etc.

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Locuteur

en

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Présentateur

termes de légitimité

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Locuteur

mais

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Présentateur

alors moi je suis écrivaine et en même temps observatrice de la réalité si on considère la réalité démographique parce que la démographie a joué aussi les palestiniens israéliens n'étaient pas 2 millions et

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Locuteur

les orthodoxes n'étaient pas 14% de la population

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Présentateur

je pense que dans 30 ou 50 ans on peut avoir un Israël c'est pas la gauche qui sera majoritaire et je crois qu'elle ne le sera plus pendant longtemps mais on pourrait être dans un Israël où ceux qui seront majoritaires ce seront les palestiniens israéliens d'un côté et les ultra-orthodoxes de l'autre

37:02
Locuteur

et

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Présentateur

là peut-être que miraculeusement les uns ne voulant pas faire la guerre les ultra-orthodoxes ils ne veulent pas l'alarmer ils ne souhaitent pas ils peuvent faire tomber un gouvernement pour ne pas aller à l'armée peut-être que dans cette confédération qui semble aberrante vue d'ici mais qui est la réalité démographique de là-bas quelque chose se jouera entre les ultra-orthodoxes et les arabes israéliens et ça sera voilà j'aimerais bien être là pour voir mais c'est pas c'est pas une c'est pas de la science-fiction ce sont des projections sur des intérêts communs parce que je cite de nouveau ce rabbin qui préconisait un état arabe en israël le rabbin Lando

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Locuteur

on

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Invité

voit bien que notre discussion elle dépasse largement le fait de savoir ce qui va se passer dans les heures ou les jours qui

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Locuteur

viennent j'allais quand même vous

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Invité

poser la question pour terminer en quelques secondes Vincent Lemire le président israélien dit qu'il veut tout faire pour qu

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Locuteur

'il

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Invité

n

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Locuteur

'y

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Invité

ait pas de nouvelles élections

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Locuteur

il

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Invité

peut y arriver ? oui oui il va essayer il va appeler les uns les autres etc mais s'il n'y

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Locuteur

a

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Invité

pas 61 députés à un moment pour voter pour

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Locuteur

le gouvernement

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Invité

on revotera ce sera sans doute en février-mars et d'ici là février-mars

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Locuteur

à

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Invité

l'échelle de Netanyahou ça lui laisse beaucoup beaucoup beaucoup de temps on a vu ce qu'il a fait sur la dernière semaine merci beaucoup Vincent Lemire merci beaucoup Valérie Zenati pour cette discussion de très haute volée je remercie également Léa Varin pour la préparation de l'émission Marie-Lise de Saint-Salvi à la production déléguée et ce soir Colin Gruel à la réalisation