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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 27 août 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

L'édito de Thomas Bonnet : «2027, les Français auront-ils la mémoire courte ?»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « il y a une tendance qu'on retrouve de part et d'autre de l'échiquier politique, c'est cette volonté d'apparaître comme une solution novatrice, comme un homme neuf ou une femme neuve, vierge de toute responsabilité »
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    « le bilan est tellement piteux que personne ne veut en assumer l'héritage »
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    « le PS et LR tentent de mettre à distance leur bilan pendant qu'ils étaient aux responsabilités »
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    « Mélenchon devra tenter de faire oublier ses dérives passées et montrer la facette prétendument respectable de son personnage »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

qu'il y a une tendance qu'on retrouve de part et d'autre de l'échiquier politique, c'est cette volonté d'apparaître comme une solution novatrice, comme un homme neuf ou une femme neuve, vierge de toute responsabilité, imperméable au droit d'inventaire, hermétique au moindre bilan. On en est quand même arrivé au point où Bruno Lemer, ministre de l'économie et des finances pendant 7 ans et qui a accompagné de gré ou de force la dérive des finances publiques se présente aujourd'hui comme un pompier alors qu'il a des allures de pyoman. On dit même qu'il penserait à être candidat.

Preuve que du côté des macronistes ont mise sur une amnésie globale et soudaine de la population. Cette propension à vouloir faire oublier son passé est particulièrement visible chez les candidats macronistes. Oui.

Et rien que le mot macroniste accollé à leur nom suffit à leur donner des boutons. N'allez surtout pas dire à Édouard Philippe ou à Gabriel Atal qu'ils sont les héritiers du président ou pire qu'ils lui doivent leur leur notoriété politique. Il s'est vertu depuis le départ à prendre leur distance quit à égratiner leur ancien chef.

Il faut dire que le bilan est tellement piteux que personne ne veut en assumer l'héritage, même pas une petite partie. L'heure est donc au postmcronisme où la tiedeur du en même temps doit laisser la place à une radicalité modérée. Sorte d'oxyor qui, à défaut de rompre idéologiquement avec Emmanuel Macron doit nous convaincre que la méthode n'aura plus grand-chose à voir.

En fait, les candidats du bloc central sont un peu des amoureux et conduits qui tentent de reconquérir leur ex-fiancé malgré leur vacherie passée. Et comme en amour, on peut se faire avoir mais retourner dans les bras de son ex. Même s'il vous promet qu'il a changé, c'est toujours un peu risqué.

Tous les partis sont gagnés par cette volonté de faire table race du passé. Oui. Alors tous, mais à un degré différent.

Le PS et LR tentent de mettre à distance leur bilan pendant qu'ils étaient aux responsabilités. chez LFI, s'il veut rassembler au-delà de sa base, Mélenchon devra tenter de faire oublier ses dérives passées et montrer la facette prétendument respectable de son personnage. Entendre aujourd'hui les analyses du paysage médiatique le concernant montrent d'ailleurs la bienveillance qu'il entoure.

Son talent d'orateur efface un peu vite ses sorties nausées à bonde. C'est comme si on avait déjà oublié ses jeunes mots sur les noms à consonance juive. Comme si on avait déjà oublié ses propos sur le 7 octobre.

Alors concernant le RN, qu'est-ce que la stratégie de la dédiabolisation ? la volonté d'effacer les outrances du passé. Mais là, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, l'espace médiatique se chargera de ramener Marine Le Penos père qu'elle a pourtant exclu-même du parti.

Et si ça ne fonctionne toujours pas, alors les belles âmes pénétrées convoqueront l'histoire du parti et de ses fondateurs. Parce que pour le RN, visiblement, le droit à l'oubli n'est pas le même que pour la gauche. En fait, la question c'est de savoir si les Français prendront en considération les passés plus ou moins récents des uns et des autres au moment de choisir leur avenir pour les cinq prochaines années.

On a déjà vu dans l'histoire des hommes et des femmes politiques revenir d'outreet tombe pour vaincre la malédiction des vaincu. C'est donc possible. Est-ce que les Français auront de la mémoire ? réponse en mai prochain.