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InterviewC à vous (sur YouTube)· 15 novembre 2023 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSantéInstitutions & élections

Suppression de l’AME : des médecins prêts à désobéir - Bruno Retailleau - C à vous - 15/11/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous aux médecins prêts à contourner la loi sur l'AME ?

  • 0:52FerméeRéponse directe

    Quels soins seront couverts par la nouvelle AME ?

  • 1:02RelanceRéponse partielle

    Avant 1999, les médecins étaient-ils inhumains sans l'AME ?

  • 1:25FerméeÉludée

    Existe-t-il un tourisme de la protection sociale en France ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Comment expliquer la baisse de 82% des demandes d'asile au Danemark ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Comparaison Danemark-France : pertinence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « 3500 médecins ont annoncé qu'ils seront prêts à contourner la loi, si elle est votée telle qu'elle, pour continuer à soigner les sans-papiers gratuitement. »
  • 0:25PrésentateurFait
    « Nous avons voulu transformer l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence. »
  • 1:25PrésentateurChiffre
    « Vous êtes certain qu'il existe un tourisme de la protection sociale et de l'État-providence ? »
  • 1:51PrésentateurChiffre
    « les demandes de droits d'asile aient baissé de 82% alors même que beaucoup de vos mesures que vous avez votées ne sont pas encore applicables »
  • 2:54PrésentateurFait
    « il faut expulser à grande échelle les gens qui n'ont pas le droit de rester en Allemagne »
  • 3:13PrésentateurChiffre
    « Monsieur Le Pen, père contre Jacques Chirac en 2002, il fait 11,8%. 20 ans après, sa fille, Marine Le Pen, contre Emmanuel Macron, elle fait 59%. »
  • 3:26InvitéFait
    « La vocation de ce texte à la base, c'était quand même qu'il y avait deux ambitions de vocation. Celle de mieux expulser, c'est ce que vous n'arrêtez pas de nous dire, mais il y avait aussi celle de mieux intégrer. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « Est-ce que ce n'est pas un beau cadeau que vous lui faites, parce qu'il devient le premier opposant au président de la République et au gouvernement ? »
  • 5:57PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron traite toujours les crises, non pas dans leur cause, mais il les traite avec des artifices de communication. »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Bruno Retailleau10 %
  • Invité5 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Bruno Retailleau

Au sujet de l'AME, 3500 médecins ont annoncé qu'ils seront prêts à contourner la loi, si elle est votée telle qu'elle, pour continuer à soigner les sans-papiers gratuitement. Ils estiment que c'est leur mission, celle du serment d'Hippocrate. Que leur répondez-vous ?

0:16
Présentateur

Mais je leur réponds que les médecins suédois, que les médecins allemands ne sont pas plus inhumains que demain des médecins qui respecteraient eux la loi. Nous avons voulu transformer l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence. Pourquoi ? Parce que nous sommes le seul pays d'Europe à avoir un panier de soins aussi large. Il est comparable à ceux qui cotisent moins deux choses, les cures médicales et la PMA. Mais pour le reste, il est comparable sur des gens qui sont en situation irrégulière. Donc on a dit, mais on refuse pas de soigner les irréguliers, puisque je vous rappelle...

0:48
Bruno Retailleau

Il faut que ce soit grave, urgent et qu'ils aillent à l'hôpital. En gros, c'est ce qu'on leur dit.

0:52
Présentateur

Il y aura, soyons précis, soyons très précis, il y a un article qui a été voté, c'est les soins d'urgence, c'est les maladies graves, c'est la grossesse, avant, pendant et après, et c'est un certain nombre de prophylaxies. Est-ce que les pays, est-ce que d'ailleurs la France, c'est le gouvernement de Lionel Jospin, en 1999, qui crée l'AME, est-ce qu'avant 1999, les médecins étaient inhumains ? Est-ce qu'avant 1999, il y avait en France un problème de santé publique ? Avions-nous des pandémies ? Est-ce qu'en Allemagne, ailleurs, en France, pendant le Covid, est-ce qu'il y a eu plus de problèmes, alors qu'il n'y avait pas d'AME dans ces pays-là ?

1:23
Bruno Retailleau

Il y avait des dispositifs. On veut organiser...

1:25
Présentateur

Vous êtes certain qu'il existe, Bruno Retailleux, vous êtes certain qu'il existe un tourisme de la protection sociale et de l'État-providence, et que des étrangers en grand nombre viennent s'installer sur le sol français et bénéficier de ces prestations ? Je vais vous raconter une histoire qui m'est arrivée avec l'ambassadeur du Danemark. Je fais un séminaire pour pouvoir étudier au fond cette question. Il y a eu un revirement de la gauche danoise pour plus de fermeté migratoire.

Et je lui dis, mais monsieur l'ambassadeur, comment expliquez-vous qu'en quelques années, très peu de temps, les demandes de droits d'asile aient baissé de 82% alors même que beaucoup de vos mesures que vous avez votées ne sont pas encore applicables, notamment l'externisation, vous savez, au Rwanda, comme les Anglais ? Et il me dit, moi, les choses sont très simples. On s'est aperçu que ce qui compte tout autant, ce n'est pas la mesure et son contenu, c'est aussi le signal qu'on envoie, non pas aux pauvres gens qui sont dans le Sahel, etc., mais aux filières de l'immigration. C'est elles, ces filières. C'est eux qui sont les esclavagistes. Comparer le Danemark à la France, François.

Regardez ce que le monde, il y a trois semaines... Danemark n'a pas la Méditerranée qui... Regardez, non mais quand même, écoutez, Patrick Cohen, écoutez, peut-être que je n'ai pas complètement raison, peut-être que vous n'avez pas non plus totalement tort ou raison. J'essaie d'expliquer que partout en Europe, les peuples demandent la même chose. Regardez Olaf Scholz. Olaf Scholz, il n'est pas à droite, il est à gauche. Il vient, après trois lois laxistes, inspirées par la gauche et notamment par les écologistes allemands, de faire un revirement total. Vous le savez parfaitement avec cette phrase qu'a fait la une d'un certain nombre de journaux français et aussi allemands.

Il a dit, je cite textuellement, il faut expulser à grande échelle les gens qui n'ont pas le droit de rester en Allemagne. Ça n'est pas un conservateur de la CDU qui le dit. C'est un socialiste, un social-démocrate allemand. Donc vous voyez bien, regardez même à Mayotte chez nous en France. Monsieur Le Pen, père contre Jacques Chirac en 2002, il fait 11,8%. 20 ans après, sa fille, Marine Le Pen, contre Emmanuel Macron, elle fait 59%.

3:26
Invité

Mais la vocation de ce texte à la base, c'était quand même qu'il y avait deux ambitions de vocation. Celle de mieux expulser, c'est ce que vous n'arrêtez pas de nous dire, mais il y avait aussi celle de mieux intégrer. Et là, j'ai l'impression que vous assumez totalement le fait qu'il faut juste plus expulser et pas mieux intégrer.

3:40
Présentateur

On a, sur l'intégration, on a beaucoup insisté sur le niveau de la langue. Vous voyez, je pense que comme Camus, Camus disait, le français, la langue française, c'est ma patrie. Et je pense que pour pouvoir s'intégrer, il faut parler la langue du pays. Donc c'est parfaitement normal, comme ailleurs en Europe, qu'on exige cet instrument de l'intégration. Je voudrais aussi vous dire autre chose. Partout en Europe, et relisez, vous êtes un grand lecteur, le livre, par exemple, de Christophe Villoui, Society, No Society. Partout en Europe, la demande de la maîtrise de l'immigration, ce n'est pas les Français du haut, les amis. C'est les Français du bas.

Parce que les Français du haut, eux, ils ont les moyens de se protéger contre les conséquences de l'immigration. Ils ont les moyens de mettre dans des bonnes écoles leurs enfants. Ils ont les moyens d'habiter les beaux quartiers pour se tenir loin de ces conséquences-là. Donc faisons attention, ne déracinons pas des gens dans les pays. Il vaut mieux, au contraire, mieux aider ces pays-là. Mais très franchement, quand vous, je n'ai pas eu le temps de m'exprimer tout à l'heure, le journal Le Monde, lorsqu'il y a un mois, il y avait ces 8 ou 9 femmes qui dit toutes que sur le chemin de l'immigration, elles se sont fait violer. Voilà. Donc arrêtons, et y compris d'ailleurs, sur un certain...

Oui, oui, oui, absolument. Il y a à peu près un mois. Vous pourrez faire le fact-checking. Il n'y a pas de souci. Mais arrêtons de penser que, par exemple, sur les métiers en tension, il faut aller chercher de la main-d'œuvre à bas coût, sans doute pour maintenir les salaires assez bas en France. – Ce n'est pas d'aller chercher, mais de régulariser celle qui est déjà présente. – Oui, je sais, mais quand même, ce sont des signaux qui sont perçus. Et il faut une politique de fermeté. Et je pense que souvent, cette fausse générosité cache des intérêts d'une criminalité, je le dis, qui sont celles des passeurs.

5:17
Bruno Retailleau

– Un mot sur la décision d'Éric Ciotti, le patron des LR, de boicoter la rencontre des chefs de parti vendredi à Saint-Denis à l'invitation d'Emmanuel Macron. Jordan Bardella, lui, il sera bien là. Est-ce que ce n'est pas un beau cadeau que vous lui faites, parce qu'il devient le premier opposant au président de la République et au gouvernement ?

5:33
Présentateur

– Est-ce que vous avez observé, j'en suis sûr, parce que vous êtes professionnel, les couronnes de lauriers que la Macronie a tressées à M. Bardella lors de la première réunion de Saint-Denis ? – Si, il a été mis en valeur. – Il y a eu un propos rapporté. – Il y a eu des propos rapportés qui n'ont jamais été démentis. Plusieurs. Non, non, franchement. Ce que je veux dire, c'est qu'Éric a raison. Il est allé à la première... Éric Ciotti, pardon. Il a raison, je pense. Pourquoi ? Parce qu'Emmanuel Macron traite toujours les crises, non pas dans leur cause, mais il les traite avec des artifices de communication. Vous vous souvenez, les gilets jaunes. Il y a eu le grand débat.

Vous vous souvenez ensuite, une élection présidentielle, une élection législative ratée. L'élection présidentielle réussie, l'élection législative ratée, puisqu'il a une majorité absolue. Ça débouche sur le Conseil national de la refondation. Qu'est-ce que ça apporte toujours ? Et hier, les émeutes. Et ça débouche sur cette grande initiative de grande ampleur. Tout ça, je pense que c'est de l'artifice de communication. Si on peut parler, par exemple, du référendum, si vous le souhaitez, vous l'avez abordé.

6:33
Bruno Retailleau

Oui, vous le souhaitez et qu'il sera au menu de la discussion. Oui, qu'il est au menu de la discussion, c'est exactement...

6:37
Présentateur

Franchement, ce qui me choque beaucoup, c'est que le général... Regardez, la posture du général de Gaulle. Le général de Gaulle, c'était quoi ?

6:42
Bruno Retailleau

Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé du général de Gaulle.

6:43
Présentateur

Non, mais il est président de la République, c'est notre président de la République. Moi, je suis opposant, mais c'est quand même mon président de la République. Je veux dire, voilà. Et je suis gaulliste. Mais le général de Gaulle, lui, souhaitait se tenir à l'écart des partis. Et par contre, être au milieu du peuple. D'où la pratique du référendum. Emmanuel Macron, c'est l'inverse. Il organise des réunions avec les partis. Il n'a pas défilé, vous voyez, avec les Français dimanche. Il y a quelque chose, vous voyez, qui...

7:09
Bruno Retailleau

Ça, c'est l'un des arguments développés par Éric Ciotti pour expliquer son boycott. Oui, mais...

7:14
Invité

Et auquel le chef de l'État a répondu il y a quelques minutes, en disant que ce n'était pas la place d'un président. Et il a jugé d'ailleurs indigne la non-participation au rencontre de Saint-Denis. Il parle de fautes politiques.

7:23
Présentateur

François Mitterrand. François Mitterrand avait manifesté. François Hollande a manifesté, bien sûr. Et là, quand même, l'antisémitisme, c'est quand même quelque chose de grave. Il y a eu la Shoah. Et on sait que malheureusement, avec Vichy, la France, malheureusement, à cette époque-là, s'est désénorée. Donc ça devrait quand même sonner à l'oreille de tous les Français du Président de la République comme une sorte d'avertissement, une alerte. Bon, il a choisi de ne pas y aller. Je ne la câble pas plus, simplement. Je dis que je n'ai pas compris son absence. C'est tout. C'est tout.

7:53
Locuteur

C'est tout. C'est tout.