Face à Face : Marion Maréchal - 01/02
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 sur RMC et BFM TV Bonjour Marion Maréchal Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions Vous êtes vice-présidente du groupe Reconquête Et vous êtes la tête de liste Reconquête à l'élection européenne On va parler agriculture bien sûr et colère sur le terrain Au moment où l'on se parle 91 agriculteurs sont en garde à vue Ils y ont passé la nuit Ils ont été interpellés à Rungis Alors qu'ils ont tenté de rentrer dans l'enceinte du premier marché européen Est-ce que dans ce moment Vous êtes plutôt du côté de ces agriculteurs qui sont en garde à vue Ou du côté du maintien de l'ordre ?
Non je suis du côté de ces agriculteurs Parce que je vais vous dire Moi je soutiens leur démarche de blocage, de manifestation Parce que malheureusement dans ce pays Quand on ne bloque pas Paris Eh bien on n'est pas entendu Je rappelle quand même que pendant des semaines Dès le mois d'octobre et novembre Les agriculteurs ont tenté de faire un certain nombre de manœuvres symboliques Ils ont retourné des panneaux Et ce dans l'indifférence politique générale Donc je regrette Mais je comprends qu'ils soient obligés d'arriver à ce type de choses Pour pouvoir enfin obtenir Ne serait-ce qu'un minimum d'intérêt ou d'écoute De la part de ce gouvernement Aveugle et hostile à leur profession Je rappelle que l'agriculture c'est le plus grand plan social de ces dernières décennies On a perdu 100 000 agriculteurs dans 10 ans On va en perdre 100 000 dans les 10 ans à venir C'est un drame sur le plan stratégique et de la souveraineté pour notre pays Donc moi je crois que quand ils se mobilisent Ils ne se mobilisent pas seulement pour des raisons corporatistes Ils se mobilisent pour l'ensemble de la France et des Français Donc vous êtes derrière eux
Quoi qu'il arrive j'ai envie de dire C'est-à-dire même s'il y a des débordements
Même s'il y a des intrusions La limite évidemment c'est toujours la violence sur les personnes Et c'est toujours la casse Mais en l'occurrence là Les personnes qui ont été mises en garde à vue Manifestement ne sont pas responsables d'un saccage tel que cela a pu être dit
Ils n'y auraient pas eu En tout cas eux disent n'avoir fait effectivement qu'une intrusion Exactement
Et je trouve que Ne pas être responsable de détérioration Que la réponse de Gérald Darmanin et la mise en garde à vue me semble excessive Jusqu'alors il y avait une certaine clémence Pardon mais si ces personnes aujourd'hui sont dans la rue C'est pour moi de la part de la responsabilité du gouvernement C'est-à-dire que si depuis des années On n'avait pas organisé la mise en concurrence de ce secteur Si on ne les avait pas assommés de normes et de réglementations absurdes Si on avait fait en sorte de leur créer des débouchés de marché Pour qu'ils puissent vivre de leur travail Si on n'avait pas laissé s'installer un cinquième des agriculteurs Sous le seuil de provoter S'il n'y avait pas un agriculteur tous les deux jours qui se suicidait dans ce pays Ils ne seraient pas dans la rue C'est des gens qui travaillent 55 heures par semaine Qui sont passionnés par leur métier Qui ne se plaignent jamais Qui ne demandent pas à être désassistés Si on en est à jeter cette France de la terre dans la rue Pour moi les seuls responsables c'est d'abord le gouvernement Je suis à leur côté quoi qu'il arrive
Et on va voir Marion Maréchal dans le détail Les réponses qui sont apportées pour l'instant par le gouvernement Mais aussi par Bruxelles Puisque c'est de là qu'une partie des réponses seront attendues aujourd'hui Sur la question des jachers, sur la question du poulet ukrainien Sur la question du Mercosur Mais encore un mot sur cette mobilisation et sur sa forme Ce matin sur RMC La présidente de la coordination rurale Véronique Lefloc A annoncé que des agriculteurs Convergent au moment où l'on se parle Vers l'Assemblée nationale Écoutez Ce sont les agriculteurs de partout Qui s'organisent pour Constituer, remplir des voitures Et qui nous ont dit Nous on arrive à Paris Quand ?
Là, ils partaient ce matin Certains partaient à 5h D'autres partaient à 6h Il y a des départs de partout Ils ont décidé de venir marquer ce soutien Pour nos 91 collègues Qui ont été interpellés hier Et ils seront donc Dans les heures qui viennent Devant l'Assemblée Alors attention C'est pas la même chose Que le mouvement qui était parti d'Agin Qui là était parti en tracteur Là l'idée c'est individuellement Tous ces agriculteurs Qui veulent se retrouver donc Sur le parvis de l'Assemblée nationale Vous y serez ?
Alors je ne sais pas si j'y serai En tout cas j'étais hier Aux côtés des agriculteurs Qui ont tenté de monter sur Paris Depuis la Sologne J'ai été également à Bruxelles Aux côtés des agriculteurs Qui manifestaient il y a quelques semaines De cela En tout cas ce que j'en conclue C'est qu'il y a aussi une insatisfaction A la suite des annonces de Gabriel Attal C'est-à-dire que manifestement Les agriculteurs ils ont raison Ne sont pas dupes C'est-à-dire qu'on a un Premier ministre Qui fidèle d'ailleurs A notre Président Fait du marketing Donc on a tous les mots clés Et tous les mots magiques On a souveraineté alimentaire On a indépendance On a exception agricole Sauf que les agriculteurs Ils savent bien que dans le même temps Ce gouvernement A soutenu toutes les politiques De décroissance agricole Qui sont en train d'être mises à l'oeuvre Au Parlement européen Je pense au pacte vert Je pense à la politique De la ferme à la fourchette Je pense à la restauration De la nature Autant de politiques Qui vont être mises en place Dont on sait aujourd'hui Études d'impact à l'appui Qu'elles vont aboutir A une baisse de la production européenne Et à une réduction Aujourd'hui
Aujourd'hui Le gouvernement Et Emmanuel Macron lui-même Disent On a compris le message Bruxelles même dit On a compris le message Hier A Bruxelles Il y a eu deux annonces L'idée des jachers Et l'idée du poulet ukrainien Ce qu'on appelle le poulet ukrainien Pour résumer C'est la question De l'abaissement considérable Des droits de douane Entre l'Ukraine Et l'Union européenne Pour permettre Par solidarité aussi Avec le peuple ukrainien Qu'ils puissent plus facilement Nous vendre Leurs marchandises agricoles Sur la jachère Prenons précisément Les termes qui ont été donnés La commission européenne A annoncé hier Une dérogation Sur la mise en place De ces jachères C'est l'une des raisons De la colère des agriculteurs Ils imposaient 4% De terres arables En jachères Ils acceptent Que ce ne soit pas le cas Si en échange Il y a 7% En oléagineux Oui le problème Si vous voulez C'est qu'on est sur
Des réponses qui sont Dérisoires et secondaires Par rapport à la réponse Structurelle qu'il faudrait apporter C'est-à-dire que Là je vous parle De toutes les politiques Qui vont être lancées Je n'ai pas vu le gouvernement Remettre en cause Ce fameux pacte vert D'Hursula von der Leyen Mais ça c'est une Pardon C'est une remise en cause Non mais là je vous en parle Oui oui Je vais rentrer dans le détail Si vous voulez Vendr Leyen elle-même Mais vous avez raison En l'occurrence Ce gouvernement a voté Les modalités De la PAC Telles qu'elles existent aujourd'hui Et puis comme d'habitude Ils se rendent compte Après coup Comme sur le nucléaire Et bien d'autres exemples Les modalités de la PAC Pardon les modalités de la PAC
Je pense que les députés Qui étaient RN Qui sont avec vous aujourd'hui Ils ont voté la PAC Madame de Malher Vous savez que la PAC Jordan Bardella A voté cette PAC
La PAC fait partie Des rares politiques Qui nous permettent De récupérer une petite partie De l'argent Que nous versons à l'Union Européenne Vous ne pouvez pas Reprocher au gouvernement De l'avoir voté En l'ayant voté Il y a une différence En vouloir récupérer Une partie de son argent Et donc voter légitimement Pour qu'on puisse récupérer Une partie de cet argent Et il y a une différence Parce que soutenir Et soutenir dès le départ Quand on est dans la majorité Parce que je rappelle Que Renew fait partie de la majorité Donc ils ont la main A Bruxelles Contrairement aux oppositions Je vais préciser
Pour ceux qui nous écoutent Exactement de quoi on parle On parle du vote Au Parlement européen De la PAC Qui est donc renouvelé Tous les trois ans En gros Qui a donc été voté Il y a un an Pour une mise en application Au 1er janvier Exactement Quand vous dites Renew Renew C'est le groupe européen Auquel appartient La Macronie Les députés Macronistes Également Le PPE du groupe DLR C'est de constater Que ce vote là C'était un vote commun Avec les députés De votre sensibilité C'était un vote commun Pas du tout
Parce qu'en l'occurrence On n'était pas du tout d'accord On était d'accord Pour récupérer les subventions On n'était pas d'accord Sur le verre Et qu'est-ce que je reproche Moi sur cette politique Agricole commune C'est que dans les objectifs Donnés à cette politique Agricole commune Il ne s'agit pas De défendre Plus en tout cas Parce que c'était le cas A l'origine L'autonomie alimentaire Du continent Mais d'aller vers des logiques De verdissement Donc dans des pratiques Plus écologiques Et donc la conséquence de cela En parallèle de tout ce que Je vous ai dit tout à l'heure Non mais on a doublé Les importations Depuis 2000 On a un gouvernement Qui a noyé nos agriculteurs Sous la concurrence déloyale De l'Ukraine Sans aucune mesure Si vous voulez De ce qui allait advenir Alors que je rappelle Quand même en Ukraine On est à 200 euros De salaire moyen mensuel On a des exploitations Qui font quasiment La taille du Jura On a des productions De volailles Qui vont jusqu'à 2 millions de têtes Donc c'était criminel D'ouvrir les frontières Comme ils l'ont fait aujourd'hui Une fois de plus La solidarité Ce n'est pas le suicide Donc là aujourd'hui Il commence à vouloir corriger Un tout petit peu Sur l'Ukraine Puisque vous en parlez à l'instant
Voici la proposition De la commission Telle qu'elle a été formulée hier La commission européenne Propose donc oui De prolonger d'un an L'exemption de droits de douane Avec l'Ukraine En solidarité Comme on le disait à l'instant Avec le peuple en guerre Mais elle dit Que sur un certain nombre de points Et notamment les oeufs Et les poulets Il y aura Un cycle sucre Considéré comme un produit sensible Il y aura la possibilité De mesures correctives C'est-à-dire de pouvoir Faire pause Mettre un frein Si Si Tous ces produits
Envahissent Une fois de plus Il s'agit de savoir Si notre agriculture Va survivre ou mourir Aujourd'hui C'est les termes du débat Qui sont posés comme ça Emmanuel Macron Aujourd'hui va se rendre Auprès de la présidente De la commission Les choses qu'il doit demander Est très claire C'est-à-dire qu'il doit demander En effet Des dérogations Aux conditions d'accès A la politique agricole Commune Il doit obtenir Une dérogation Aux droits européens Pour permettre La priorité nationale Dans l'accès Au marché public En particulier De la restauration Collective Ce qui n'est pas le cas Aujourd'hui Moi je me souviens J'étais élue En Provençal Côte d'Azur J'avais un producteur De tomates A Château-Renard Dans les Bouches-du-Rhône Il produisait des tomates A Château-Renard Et dans ce même lycée De Château-Renard On mangeait des tomates Venues du Maghreb Là c'est un exemple Anecdotique Que je vous donne Mais c'est la réalité Quotidienne De ce qui se passe Aujourd'hui On veut qu'Emmanuel Macron Aie un engagement ferme Dorénavant de la commission Que le traité de libre-échange Du Mercosur N'avance pas Contrairement à ce qui a été dit Puisque lui-même L'a défendu Puis est revenu dessus Et puis on découvre en fait Que les négociations continuent Malgré soi-disant L'opposition de la France On souhaiterait qu'il bloque Également l'accord De libre-échange Avec le Chili Dont ses élus Ont voté l'adoption En commission Il y a quelques jours Il y a quelques jours seulement Après avoir voté également L'accord avec la Nouvelle-Zélande Donc qu'ils prennent Un engagement ferme De dire aujourd'hui Stop Il n'y a plus de traité libre-échange Et on doit s'atteler Dorénavant A faire respecter La réciprocité Et donc le respect Des règles Et des normes phytosanitaires Sur les produits Qui arrivent sur le sol français Ce qui n'est pas le cas Aujourd'hui Ça c'est des mesures Très concrètes Qu'on demande Et surtout sur l'Ukraine Il faut arrêter Les importations C'est-à-dire qu'il y a une différence Revenons Vous avez commencé A évoquer le mercredi Je finis juste là-dessus Je reviens Mais ça veut dire Sur l'Ukraine
Vous estimez en tout cas Que les mesures Telles qu'elles ont été annoncées Hier par la commission européenne De mise en pause Ou d'exception Ne sont pas suffisantes
C'est encore des réponses Dérisoires Bureaucratiques Donc vous verrez Que les effets en réalité Ne seront pas à la hauteur Des enjeux On a une augmentation Les frontières Avec l'Ukraine Pour remonter les droits douanes On a une augmentation Des importations de volailles Sur l'année passée En Europe On a aujourd'hui Un poulet sur deux Qui est consommé en France Qui était d'origine étrangère Donc ça n'est pas possible Il y a une différence Entre avoir accepté Ce qui nous avait été vendu au départ De voir les produits ukrainiens Transiter par l'Europe Pour aller vers l'Afrique Et ainsi éviter le blocus Lié à la guerre en Russie Et avoir déversé De manière massive Les produits ukrainiens Dont je rappelle que l'Ukraine A aujourd'hui Un quart de la surface agricole Du continent Donc c'est un drame absolu Donc on ne peut pas se contenter De demi-mesures bureaucratiques Avec je ne sais combien De règles, d'exceptions Comme c'est toujours le cas Dans la bureaucratie européenne On veut un arrêt total On veut des dérogations A la PAC On veut des dérogations Au droit européen Sur la question De la priorité nationale Et on veut des engagements Fermes et clairs Sur les accords de libre-échange En cours et à venir
Quand vous parlez Sur la question aussi De la fixation des prix Sur la loi EGalim Emmanuel Macron lui-même Alors qu'il était en Suède Hier A reconnu Et il l'a dit tel quel Il a dit Force est de constater Que certains de nos distributeurs Ont organisé Par des grandes centrales européennes Le contournement De la loi française Ce à quoi il fait référence C'est ce qu'a reconnu A ce micro Il y a deux jours Le président de Système U Dominique Schellcher Qui reconnaissait Que pour certains produits Pour certaines très grandes marques D'agroalimentaires Au lieu de négocier Les prix sur l'hexagone On les négocie De l'autre côté de la frontière Pour ne pas avoir à respecter La loi EGalim Deux options Soit on impose Que les négociations Se fassent sur l'hexagone Soit on élargit Le périmètre de la loi EGalim Au fond Est-ce qu'on ne pourrait pas Se dire L'Europe c'est très bien Si on prend Nos exigences Et qu'on les impose aux autres Déjà Quel est votre angle de vue là-dessus ?
Déjà première chose Déjà première chose On ne le découvre pas Je veux dire Le fait que la loi EGalim Soit détournée Et pas appliquée Ça fait des mois Que les agriculteurs Alertent là-dessus Et qu'il ne se passe rien Une fois de plus Il a fallu attendre Qu'ils aillent dans la rue Pour qu'on se réveille Donc maintenant La ligne de conduite Elle est simple Soit on est capable Et la France est capable Et moi je crois Qu'elle pourrait être capable Si elle s'en donnait les moyens D'imposer un certain nombre de choses Au niveau européen Soit elle n'y parvient pas Pour différentes raisons Et dans ce cas-là Elle doit être capable De faire appliquer ça Au niveau national Mais au-delà de la question De la fixation des prix Une fois de plus J'y reviens Il y a la question De la concurrence déloyale Parce qu'il y a aussi Beaucoup de choses Qui sont liées A une réponse franco-française Parce qu'évidemment Il y a la question De l'Union européenne Mais il y a aussi La question De la surtransposition Des normes françaises On pourrait parler De la filière de la betterave On pourrait parler De la filière de la pomme On pourrait parler De la filière de la cerise Autant aujourd'hui De produits Qui ont des réglementations Et des normes Beaucoup plus lourdes En France qu'en Europe Et évidemment Par rapport à l'extérieur De l'Europe Et dont pourtant Ont subi la concurrence Directe De produits européens Allemands par exemple Pour la betterave Ukrainiens également Pour la betterave Pommes polonaises Et qui arrivent Sur nos étals Sans que On ait vérifié Les résidus Futosanitaires Qui sont précis Sur le sol
Qu'elles sont Aujourd'hui Encore une fois On peut avoir des craintes Sur l'avenir Mais au moment Où on se parle La France exporte Davantage qu'elle n'importe Sur le plan agricole
Parfait madame Mais la conclusion quand même C'est que La baisse de la production française Elle est indéniable Que depuis les années 2000 On est passé De deuxième puissance Exportatrice Que ça baisse Je suis bien d'accord Mais je vous dis simplement Les faits Aujourd'hui Nous avons une balance commerciale Le fait aujourd'hui C'est que le modèle agricole Sur le plan agricole Qu'on a construit Le modèle économique Autour de l'agriculture Qu'on a construit Ne fonctionne pas Et aboutit à la disparition De notre agriculture française Donc moi Ce que je veux A un moment donné C'est plutôt que d'entendre Des mots clés Comme souveraineté Et indépendance Qu'on s'en donne les moyens Et si on ne parvient pas A obtenir une majorité Pour changer cela Au Parlement européen Qu'on négocie Des dérogations On a les moyens De la négociation Sur le budget On est aujourd'hui Le deuxième contributeur net On donne plus Qu'on ne reçoit Vous croyez que si demain La France dit Je coupe les robinets Puisque vous êtes en train D'organiser la mort De mon agriculture Vous croyez que la commission Va rien faire Elle va être obligée Donc on a deux moyens
Refuser de faire le chèque Et carrément Mais on en a beaucoup d'autres D'ailleurs
Mais le problème c'est que Emmanuel Macron Ne veut pas faire cela Parce qu'il est d'accord Avec les politiques D'Ursula von der Leyen Il y a un double discours Il faut que les gens l'entendent Il y a un double discours Entre le niveau européen Et le niveau français Sur le Mercosur
Est-ce que vous êtes pour Ou est-ce que vous êtes contre ? Je suis contre Parce que vous étiez proche En tout cas à un moment Je ne sais pas où est-ce que Vous en êtes aujourd'hui De Jaïr Bolsonaro Lui il est pour Proche
Non mais d'accord Il vous a invité là-bas Il a échangé Je ne suis pas une proche De Bolsonaro Je considère qu'il y avait Un certain nombre de choses intéressantes Pour autant Ce qui m'intéresse C'est de défendre Les intérêts français C'est ce que j'ai envie de faire Aujourd'hui en France Et demain au Parlement européen La raison pour laquelle
Sa ratification a été suspendue En tout cas au départ Maintenant il y a évidemment La colère des agriculteurs Mais enfin la raison pour laquelle La ratification du Mercosur A été refusée par la France C'était parce qu'Emmanuel Macron Disait ne pas faire confiance Au président brésilien Sur le respect Des normes environnementales Or ce président C'est quelqu'un Dont vous avez fait l'éloge
Merci de rappeler quand même Qu'à un moment donné Emmanuel Macron était donc pour D'ailleurs la mise en place De ce traité Qu'il a changé d'avis Pour des raisons d'ailleurs politiques Et d'opposition politique A Bolsonaro à l'époque Mais aujourd'hui Ah non mais moi je suis très clair Moi je suis contre Le traité de libre-échange Avec le Mercosur Vous êtes pour Bolsonaro Mais je ne suis pas proche D'ailleurs de Bolsonaro Particulièrement Je trouve qu'il y avait Des choses intéressantes Dans son élection Et dans son programme Maintenant ça ne va pas Au-delà de ça Mais ce qui m'intéresse C'est la défense Des intérêts français Et si je peux regarder Parfois avec sympathie Certaines politiques Y compris d'ailleurs en Europe Chez nos amis hongrois Ou polonais Par le passé Ou italiens Pour autant Ma boussole C'est d'abord La défense des intérêts français Et les intérêts français Ne vont pas dans le sens De l'ouverture des frontières Avec évidemment
L'Amérique du Sud Marion Maréchal Tu casses Tu répares Tu salis Tu nettoies Tu défis l'autorité On t'apprend à la respecter Ça pourrait être de vous Oui si vous voulez Le problème c'est que C'est la réponse politique
Qu'il y a derrière Ça c'est toujours pareil C'est donc des mots De Gabriel Attal
Prononcés pendant son discours De politique générale
Oui alors Un discours d'ailleurs Dont je précise Qu'il n'y a quasiment rien Même rien disons-le Sur l'immigration Dont il n'y a rien Aujourd'hui Sur l'avancée De l'islamisation Et l'islamisme dans notre pays Dont on révèle Dont le dernier sondage Du JDD révèle quand même Que chez les jeunes Générations de musulmans Elle continue d'avancer Cette radicalisation Malheureusement On n'a rien non plus Sur la réponse pénale Et la réponse judiciaire Alors que les derniers chiffres De 2023 qui sont sortis Démontrent une fois plus Une augmentation Dans la majorité Des crimes Et des délits Donc moi j'ai l'impression D'avoir un sous-préfet A la simplification Alors on nous parle De la taxe lapin C'est complètement lunaire Quand on y pense On nous parle de la taxe lapin On nous parle pour les agriculteurs D'avancées de trésorerie On nous parle de simplification Très bien Mais enfin à un moment donné La réponse structurelle Elle est où ?
Et c'est pas en nous expliquant Qu'on va faire en sorte Que les élèves passent La serpillère Une fois qu'ils ont sali Renversé de l'eau Dans le hall de l'école Que ça va selon moi Répondre à ce grand défi Aujourd'hui de l'effondrement De l'éducation nationale Et de l'autorité De l'éducation nationale Les professeurs d'ailleurs Sont en grève aujourd'hui Est-ce que eux aussi Vous les soutenez ?
Pour voir les revendications Qu'il y a derrière Mais moi je soutiens En tout cas l'idée D'une réforme profonde De l'éducation nationale Qui n'est pas seulement La question de l'uniforme Je pense que ça c'est important Mais c'est qu'un des points Parmi les très nombreux Moi je veux qu'on ait La fin du collège unique Par exemple Je veux qu'on ait Un vrai retour Sur les fondamentaux En primaire Mais ça veut dire Concrètement Tout ça c'est ce que Gabriel Attal Ministre de l'éducation Défendait Ils ne le font pas depuis 7 ans Ça veut dire que si on remet Les savoirs fondamentaux En primaire Il y a des conséquences Très concrètes Ça veut dire qu'on ne fait plus Que des maths Et du français De l'histoire de géo On ne fait plus d'art plastique On ne fait plus de technologie On ne fait plus d'art plastique On ne fait plus de langue vivante On ne fait pas ce qu'à être Il y a des choix En fait à un moment donné Quand on a Près de 30% des élèves Qui arrivent en 6ème Qui ne savent pas lire et écrire On fait des choix Et donc le retour aux fondamentaux C'est ça Mais depuis 7 ans Vous ministre de l'éducation Vous supprimez Vous supprimez le sport aussi ?
Ah bah non J'ai pas dit le sport J'ai dit Excusez-moi J'ai dit que le retour aux fondamentaux Quand on a aujourd'hui Un tel effondrement Dans les capacités de lecture Et de calcul Et de français Chez les élèves Donc quant à l'inverse Emmanuel Macron
On va remettre de la culture Et on va remettre du théâtre En primaire
Recentrer sur les fondamentaux Excusez-moi C'est ce que ça veut dire Alors alors il va falloir M'expliquer ce que Gabriel Attal dit Et veut dire En expliquant Et en ressortant cette phrase tout le temps Donc tout le monde S'accorde à dire En mener les enfants De l'école primaire Au musée Pour aller voir des tableaux A un moment donné On parle des langues vivantes Tout à fait accessoires Quand on a des élèves aujourd'hui Qui à 6, 7, 8 ans Ne sont pas capables D'acquérir les bases du calcul De la lecture et de l'écriture Je suis désolée On récupère des heures De langue vivante Tant plus pour l'accès à la culture Non mais c'est pas Madame Je ne suis pas en train de vous dire Aucun homme politique Je ne suis pas en train de vous dire Qu'on va arrêter les sorties scolaires Je ne suis pas en train de vous dire On va arrêter les sorties scolaires Vous parlez de l'art plastique De la technologie Et des langues vivantes Je dis oui Il faut dégager des heures Et des langues vivantes Ou de toutes les activités Vous ne pensez pas Que c'est important ?
Je parle en primaire Je ne dis pas Qu'il ne faut pas faire de langue vivante Dans le cursus Je crois que nombre de parents Se disent qu'aujourd'hui C'est important pour leurs enfants Qui parlent une langue étrangère Je considère qu'à 6, 7, 8 ans La priorité c'est d'abord De maîtriser sa langue Parce que quand on ne maîtrise Pas correctement sa langue On n'est pas capable Si vous voulez D'apprendre une langue étrangère Ça c'est la base On n'est même pas capable De lire correctement Et c'est ce qui se passe aujourd'hui Dans les écoles Donc oui il y a des choix à faire Des choix qui sont des choix radicaux Ça ne veut pas dire Qu'il n'y a pas des sorties scolaires Et des sorties culturelles Ou du sport Bien évidemment Ce n'est pas le sujet Mais qu'à un moment donné Il ne suffit pas de dire Les mots et les mots magiques Il faut qu'il y ait des mesures précises Qui soient prises derrière Mais entendez-moi Quand vous dites
Même les langues étrangères Il y a quelque chose aussi Oui d'une forme De refus de l'étranger Non mais qu'est-ce que vous racontez Je trouve ça étonnant On doit d'abord se comprendre C'est marrant
Je parle anglais Je parle italien Je suis très content De parler des langues étrangères Mais il n'y a pas de problème Mais d'ailleurs Je n'ai pas dit Qu'il ne fallait pas l'apprendre Au collège et au lycée Je suis en train de vous dire Qu'aujourd'hui en primaire Au regard de ce qui est en train De se passer Et de l'effondrement du niveau On a besoin de dégager des heures Et donc on a besoin De se recentrer Sur les fondamentaux Voilà c'est un choix éducatif Pour pouvoir remonter le niveau Et faire en sorte Qu'on n'ait pas autant d'élèves Qui arrivent en sixième Avec si peu de capacité De maîtrise De la lecture De l'écriture Et du calcul C'est tout ce que je dis Et une fois de plus Qui vont faire tilt Donc ordre Savoirs fondamentaux Autorité Indépendance Souveraineté Mais quelles sont Les politiques derrière Et une fois de plus Gabriel Attal Il est responsable De la politique Menée depuis sept ans Par ce gouvernement
Marion Maréchal Vice-présidente du groupe Reconquête Et candidate Reconquête A l'élection européenne Merci d'être venue Dans ce studio ce matin Il est 8h53 Sur AMC BFM TV
Marion Maréchal