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InterviewRTL (sur YouTube)· 24 juin 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSantéEnvironnement & énergie

Le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou face à Thomas Sotto sur RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation dans le monde du travail face à la canicule ?

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la France tourne au ralenti, pour reprendre les mots du président du MEDEF ?

  • 1:13RelanceRéponse directe

    Qui gagne entre le maire et le préfet dans ces cas ?

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Notre économie et notre monde du travail tournent-ils à 100% en ce moment ?

  • 2:26OuverteRéponse directe

    Faut-il rediscuter des règles, y compris décaler les horaires de travail comme dans certains pays méditerranéens ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    La CGT a déposé un préavis de grève chez Stellantis pour dénoncer des conditions de travail difficiles. Est-ce que vous les comprenez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34Invité politiqueFait
    « C'est un décret qui est sorti l'année dernière, qui oblige les entreprises à adapter les conditions de travail au niveau de vigilance. »
  • 0:57Invité politiqueChiffre
    « On est à 1 400 contrôles en moins d'un mois pour vérifier que les entreprises déroulent ce plan. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « De ne pas hésiter à prendre des arrêtés préfecturaux pour suspendre tout chantier entre 13h et 21h, si les circonstances l'exigent. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Je suis pour tous les droits sociaux, et le droit de grève en est un. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « 28 degrés, 30 degrés, on connaît ça en France tout le mois de juillet au mois d'août. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « Nos températures commencent à s'aligner avec le climat de ces pays-là. »

Temps de parole

  • Jean-Pierre Farandou74 %
  • Présentateur25 %

≈ 7,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Thomas Soto, RTL Matin. Et c'est donc le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, qui est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Alors qu

0:09
Locuteur

'on

0:09
Présentateur

ne voit toujours pas venir le bout de cette canicule, quelle est la situation dans le monde du travail ? Est-ce que la France tourne au ralenti, pour reprendre les mots du président du MEDEF

0:17
Locuteur

? Nous,

0:18
Jean-Pierre Farandou

on a un plan, effectivement, pour faire face à cette chaleur intense, qui est là, qui est là, et dans plusieurs départements. Beaucoup de départements sont touchés, sont en Ville et Champs-Rouge. Ce plan, il est important, il consiste à adapter l'organisation du travail pour permettre à l'économie de fonctionner. Voilà. Alors d'abord, il y a un plan tout à fait solide en matière réglementaire. C'est un décret qui est sorti l'année dernière, qui oblige les entreprises à adapter les conditions de travail au niveau de vigilance, jaune

0:40
Locuteur

ou rouge,

0:41
Jean-Pierre Farandou

en particulier pour le BTP. En fait, toutes les entreprises qui vont faire travailler des salariés à l'extérieur, bien évidemment, c'est là où les risques de chaleur intense et d'insolation sont les plus importants. Donc il y

0:51
Locuteur

a

0:51
Jean-Pierre Farandou

un plan très solide qui doit se déployer, c'est la responsabilité des employeurs de le faire.

0:54
Locuteur

C'est

0:54
Jean-Pierre Farandou

-à

0:54
Locuteur

-dire,

0:55
Jean-Pierre Farandou

moi j'ai renforcé ce plan par des contrôles. On est à 1 400 contrôles en moins d'un mois pour vérifier que les entreprises déroulent ce plan. J'ai aussi demandé aux préfets, en cas de vigilance rouge, ce qui est le cas dans beaucoup de départements, de ne pas hésiter à prendre des arrêtés préfecturaux pour suspendre tout chantier entre 13h et 21h, si les circonstances l'exigent.

1:13
Présentateur

Vous avez vu, M. le ministre, qu'il y a dans certaines villes, le maire prend un arrêté pour dire non, il ne

1:18
Locuteur

faut

1:18
Présentateur

pas qu'il commence à travailler à 6h du matin parce que ça fait trop de bruit. Alors, qui gagne entre le maire et le préfet dans ces

1:22
Locuteur

cas ?

1:22
Jean-Pierre Farandou

C'est le préfet. C'est pour ça aussi que j'ai demandé aux préfets de prendre des arrêtés préfecturaux parce qu'en thème de hiérarchie des arrêtés, le préfectoral l'emporte sur le municipal. Il ne

1:31
Locuteur

faut

1:31
Jean-Pierre Farandou

pas être égoïste. Il faut penser d'abord à la protection des salariés qui travaillent à l'extérieur. Je pense que les riverains comprendront bien que peut-être, effectivement, leur sommeil sera peut-être un peu dérangé à partir de 6h du matin, mais il en va de la santé profonde des salariés. Je pense que tout le monde le comprendra.

1:45
Présentateur

Vous diriez que notre économie et notre monde du travail tournent à 100% en ce moment ou pas ? Il y a un impact quand même sur l'activité

1:51
Jean-Pierre Farandou

? Elle est forcément un

1:52
Locuteur

peu

1:52
Jean-Pierre Farandou

ralentie puisque c'est un peu la thématique de l'adaptation à la chaleur.

1:55
Locuteur

C

1:55
Jean-Pierre Farandou

'est une forme d'adaptation de l'économie, voire de ralentissement de l'économie. Là aussi, dans les chantiers, on fait des pauses plus longues, bien évidemment. Il faut s'hydrater beaucoup. Oui, il y

2:03
Locuteur

a

2:03
Jean-Pierre Farandou

une forme de ralentissement qui est

2:04
Locuteur

liée

2:04
Jean-Pierre Farandou

à la chaleur. En fait, on est en train de découvrir que nous sommes devenus un pays européen chaud à l'image de l'Espagne, de l'Italie ou de la Grèce. Voilà, donc il y a une adaptation à faire de l'organisation de la société.

2:16
Locuteur

D

2:16
Jean-Pierre Farandou

'ailleurs, à mon avis, bien au-delà du monde du travail, le monde du travail bien sûr, mais au-delà pour s'habituer, pour prendre en compte le fait que peut-être dorénavant, de juin à septembre, on aura comme ça des épisodes de canicule importants dans notre pays.

2:26
Présentateur

Est-ce que vous pensez qu'il faut rediscuter des règles, y compris que les partenaires sociaux décalent les horaires de travail comme ça existe dans certains pays midi-terraniens ? Est-ce que c'est un sujet qu'il faut mettre sur la table, ça ? De dire aujourd'hui, la journée, ce n

2:36
Locuteur

'est

2:36
Présentateur

plus forcément 8h-midi et 14h-18h

2:39
Locuteur

?

2:40
Jean-Pierre Farandou

Oui,

2:40
Locuteur

je

2:40
Jean-Pierre Farandou

pense qu'effectivement, il y a deux choses. D'abord, vous voyez, à court terme, on gère, on a un plan solide pour gérer la situation actuelle, mais il faut effectivement ouvrir des discussions. Je vois les partenaires sociaux cet après-midi, en fin d'après-midi, donc à la fois l'organisation patronale, l'organisation syndicale, et je vais leur proposer d'entamer une réflexion commune,

2:54
Locuteur

d

2:54
Jean-Pierre Farandou

'en faire un retour d'expérience sur ce qui se passe maintenant, et de préparer, si j'ose dire, les canicules à venir. Avec

3:00
Locuteur

des règles

3:00
Présentateur

qui pourraient être donc claires, fixées, écrites, pour dire

3:03
Locuteur

qu

3:03
Jean-Pierre Farandou

'on décale les horaires. Sur les équipements, vous savez aussi qu'il

3:07
Locuteur

y a

3:07
Jean-Pierre Farandou

des vêtements de travail qui sont réfrigérés, c

3:08
Locuteur

'est

3:08
Jean-Pierre Farandou

des choses aussi qui arrivent là-dessus. Il y a aussi, effectivement, peut-être se poser la question, est-ce qu'il faut que tous les examens dans ce pays se passent au mois de juin ? Est-ce que les finales de sport doivent se faire en juin ? Vous voyez, c'est pour ça qu'il

3:19
Locuteur

y a

3:19
Jean-Pierre Farandou

aussi des sujets de société. Il faut regarder ce que font d'autres pays européens plus au sud, et s'inspirer certainement de la manière dont ils ont organisé leur société.

3:26
Présentateur

Chez Stellantis à Mulhouse, la CGT a déposé un préavis de grève qui court jusqu'à dimanche pour dénoncer des conditions de travail rendues très difficiles et très pénibles. On l'imagine quand on est dans des usines,

3:34
Locuteur

on

3:34
Présentateur

fabrique des voitures. Est-ce que vous les comprenez ?

3:37
Jean-Pierre Farandou

D'abord, je suis pour tous les droits sociaux, et le droit de grève en est un. Donc si les syndicats de Stellantis éprouvent le besoin de déposer un préavis de grève, je le respecte. Après, il est normal que les conditions de travail dans ces moments-là sont centrales. Il faut que par leur dialogue social, effectivement, entre l'orientation syndicale et les dirigeants d'entreprise, on trouve les meilleures manières d'adapter les conditions de travail pour que les salariés puissent continuer à produire des voitures puisqu'on est chez Stellantis. C'est ça l'idée. On adapte le monde du travail à cette contrainte nouvelle qui représente ces canicules.

4:05
Locuteur

Ce

4:05
Présentateur

n

4:06
Locuteur

'est

4:06
Présentateur

pas si simple. Le porte-parole du groupe a dit « Il n

4:07
Locuteur

'est

4:07
Présentateur

pas possible écologiquement ou économiquement de climatiser l'ensemble des ateliers. Par contre, nous surveillons toute innovation qui permettrait de pallier des hausses de température de plus en plus fréquentes. » Ça vous va comme réponse, ça

4:17
Locuteur

?

4:18
Présentateur

Honnêtement. Quand on est dans un atelier où il fait 32 ans,

4:21
Locuteur

on

4:21
Présentateur

vous dit « Quand il y aura un système qui permettra de tout climatiser, on le fera.

4:24
Locuteur

»

4:25
Jean-Pierre Farandou

D'abord, je ne peux pas, moi, faire le dialogue social chez Stellantis. Je pense que la clé, je le redis, c'est du bon sens qui peut être du droit aussi. Mais le droit écrit le bon sens. On adapte les horaires pour éviter les moments les plus chauds et travailler quand il fait plus frais. On fait des pauses régulières, on s'hydrate, on se surveille. On est attentif à la santé des gens. C'est ça qui est important.

4:44
Présentateur

Est-ce que vous souhaitez que la loi prévoie une température maximale à partir de laquelle on ne pourra plus travailler ? Aujourd'hui, il n

4:49
Locuteur

'y a

4:49
Présentateur

pas de ça dans le Code du travail. Est-ce qu'il va falloir, compte tenu de ce réchauffement climatique, qui est une réalité ? Vous nous le dites, on l'a tous acté. Est-ce qu'il va falloir l'écrire, ça aussi

4:57
Locuteur

?

4:58
Jean-Pierre Farandou

L'histoire de la température maximale, effectivement, le débat peut être intéressant. Mais on la fixe à quel niveau ? Et si vous fixez le niveau, s'il est trop bas, j'entends parler de certains qui parlent de 28 degrés ou 30 degrés, mais vous arrêtez la France. 28 degrés, 30 degrés, on connaît ça en France tout le mois de juillet au mois d'août. Donc, ça ne marche pas. Et si vous la montez à 40 degrés, vous risquez de dire « On va aller jusqu'à 40 degrés. » alors que parfois, il faut s'arrêter bien avant. L'idée d'avoir,

5:20
Locuteur

c

5:20
Jean-Pierre Farandou

'est... On peut comprendre cette idée-là, mais en fait, elle ne marche pas. Donc, je pense que la bonne idée, ce n

5:24
Locuteur

'est

5:24
Jean-Pierre Farandou

pas fixer une température, c'est d'avoir des mesures adaptées. C'est ce qu'on fait par ce système jaune-orange-rouge, avec les préfets qui veulent prendre des arrêtés pour justement suspendre les chantiers entre 13h et 21h. Voilà, c'est des mesures concrètes d'adaptation. Il faut concilier la protection des salariés, bien évidemment, avec la capacité que le pays fonctionne. On ne

5:41
Locuteur

va

5:41
Jean-Pierre Farandou

pas mettre le pays à l'arrêt parce qu'il fait 30 degrés, ça ne marche pas.

5:44
Locuteur

Est

5:45
Présentateur

-ce qu'on sait combien il y

5:45
Locuteur

a

5:45
Présentateur

de chantiers qui sont à l'arrêt aujourd'hui en France

5:47
Locuteur

?

5:48
Jean-Pierre Farandou

Non,

5:48
Locuteur

je

5:48
Jean-Pierre Farandou

n

5:48
Locuteur

'ai

5:48
Jean-Pierre Farandou

pas la réponse. Je peux vous dire que par rapport à la demande que j'ai faite au préfet ce week-end, il y a déjà presque une dizaine de départements qui ont décidé de mettre en œuvre ces arrêtés. Je pense au Puy-de-Dôme,

5:57
Locuteur

je

5:57
Jean-Pierre Farandou

pense à Toulouse, à la Haute-Garonne et toutes les agglomérations autour de Toulouse, la région Île-de-France aussi, où il y a pas mal de départements qui l'ont fait. Voilà, on voit que tout ça se met en œuvre. Et je peux vous dire aussi, d'ailleurs, que je vais échanger vendredi avec la ministre espagnole, puisque je commence moi aussi à faire des comparaisons. J'ai eu un échange avec elle pour qu'elle m'explique comment l'Espagne s'est organisée. Ça va venir alimenter ce travaux de réflexion,

6:17
Locuteur

ce

6:17
Jean-Pierre Farandou

travaux

6:17
Locuteur

de perspective. Aujourd'hui,

6:18
Présentateur

on doit se comparer à des pays comme l'Espagne, dans notre organisation du travail ?

6:21
Jean-Pierre Farandou

Je pense que c'est l'idée. On est en Europe, on ne

6:22
Locuteur

va

6:22
Jean-Pierre Farandou

pas se comparer peut-être à l'Asie, aux Etats-Unis, quoique, mais en tout cas en Europe. On a l'Europe du Sud, le Portugal,

6:27
Locuteur

l

6:27
Jean-Pierre Farandou

'Espagne, l'Italie, la Grèce. Regardons comment ces pays s'organisent. Et on voit que nos températures commencent à s'aligner avec le climat de ces pays-là. Il suffit de regarder comment ils font. Chez eux, c'est plus culturel. On voit qu

6:38
Locuteur

'on

6:38
Jean-Pierre Farandou

a un sujet culturel. On sait bien que ces pays-là, culturellement, sont habitués à vivre sous la chaleur. Il faut qu

6:44
Locuteur

'on

6:44
Jean-Pierre Farandou

s'inspire de leurs méthodes et qu

6:45
Locuteur

'on

6:45
Jean-Pierre Farandou

les déploie certainement en France.

6:46
Présentateur

Vous parlez de l'Espagne. Marine Tondoli s'est inspirée de l'exemple espagnol pour proposer la création d'un congé climatique. Ce serait 5 jours par an, justement, pour faire face à ce type de situation. Vous dites quoi ? Ok, oui, non, pourquoi pas ? Parlons-en

6:58
Locuteur

?

6:59
Jean-Pierre Farandou

On peut toujours parlons-en. Le parlons-en est possible. Au fond

7:01
Locuteur

de

7:01
Jean-Pierre Farandou

moi,

7:04
Locuteur

je

7:04
Jean-Pierre Farandou

pense que ce n

7:04
Locuteur

'est

7:04
Jean-Pierre Farandou

pas la solution. D'abord, c'est venu comment ? Ce n

7:06
Locuteur

'est

7:06
Jean-Pierre Farandou

pas venu par la chaleur, c'est venu par les inondations. Ces 5 jours,

7:08
Locuteur

ils

7:08
Jean-Pierre Farandou

sont venus, quand vous avez les énormes inondations qu'il

7:11
Locuteur

y a

7:11
Jean-Pierre Farandou

eu à Valence...

7:11
Locuteur

C

7:11
Présentateur

'est venu par un péril climatique. Oui, c'est ça. Donc c'est commun, parce que là, quand on est à plus de 40, on peut parler d'un péril

7:16
Jean-Pierre Farandou

climatique. Oui, non, ce n

7:16
Locuteur

'est

7:16
Jean-Pierre Farandou

pas la même raison. La raison, c'est que les gens ne pouvaient pas aller bosser. Donc, comme ils ne pouvaient pas aller bosser, on en prenait acte. On les laissait chez eux sous la forme d'un congé. Donc,

7:23
Locuteur

ce

7:23
Jean-Pierre Farandou

n

7:23
Locuteur

'est

7:23
Jean-Pierre Farandou

pas un problème de santé au travail. C'était un problème d'impossibilité. Moi, le ministre du Travail, ce qui m'intéresse, c'est la santé au travail. Donc, ces 5 jours, à

7:30
Locuteur

l

7:30
Jean-Pierre Farandou

'espagnol, ne traitent pas la santé au travail. La santé au travail, pour les traiter, c'est l'adaptation. Après, au passage, qui paye ? Si c'est les entreprises, c

7:37
Locuteur

'est

7:37
Jean-Pierre Farandou

le coût du travail. Vous allez mettre 5 jours de congé supplémentaire. Il y en a quand même pour 4 ou 5 milliards, quand même, ce n

7:41
Locuteur

'est

7:41
Jean-Pierre Farandou

pas rien. Et si c'est l'État, l'État, pourquoi 4 ou 5 milliards de

7:44
Locuteur

plus ?

7:44
Jean-Pierre Farandou

Donc,

7:44
Locuteur

c

7:44
Jean-Pierre Farandou

'est

7:44
Locuteur

parlons-en, mais vous

7:45
Jean-Pierre Farandou

êtes plutôt contre, on est d'accord. Oui, oui, non, il faut être clair. Je pense que c'est une idée, pourquoi pas ? Mais quand on regarde les modalités pratiques, elles ne

7:50
Locuteur

s

7:50
Jean-Pierre Farandou

'appliquent pas au sujet de la santé au travail.

7:52
Présentateur

On a compris, monsieur le ministre, que le quoi qu'il en coûte n'était plus d'actualité. Néanmoins, et là encore, ça rejoint le même sujet, est-ce qu'il ne faudrait pas réfléchir à un dispositif pour aider les parents qui travaillent ? Parce que quand on dit, gardez vos enfants parce que l'école est trop chaude, on parlait dans le journal de 7h30 de cette entreprise qui permet aux enfants de venir, mais ça ne

8:08
Locuteur

peut

8:08
Présentateur

pas être une solution pérenne. Est-ce qu'il faut réfléchir à un dispositif là-dessus

8:11
Locuteur

?

8:13
Jean-Pierre Farandou

Réfléchir, oui, à coup sûr, on en revient à

8:14
Locuteur

ce

8:14
Jean-Pierre Farandou

que je disais sur la société. Si vraiment le mois de juin ressemble à un mois de juillet, un mois d'août,

8:18
Locuteur

ça

8:18
Jean-Pierre Farandou

veut dire que l'école aura du mal à fonctionner, sauf si on équipe les écoles. Il ne

8:21
Locuteur

faut

8:21
Jean-Pierre Farandou

aussi pas renoncer à l'idée peut-être de climatiser les écoles.

8:24
Locuteur

C

8:24
Jean-Pierre Farandou

'est quand même ça, c'est la réponse structurelle, c'est faire en sorte qu'on puisse continuer à faire des cours au mois de juin. Ça me semble quand même envisageable. Ensuite, à court terme, la réponse que j'amène, avec prudence, parce qu'il

8:33
Locuteur

y

8:33
Jean-Pierre Farandou

a des cas où ça marche, des cas où ça ne marche pas, c'est peut-être revenir à du télétravail pour permettre à des papas ou à des mamans, peu importe, de rester chez eux et garder les enfants. Il faut faire attention, il faut que ce soit sous le volontariat de la personne, parce qu'il y

8:44
Locuteur

a

8:44
Jean-Pierre Farandou

des gens aussi qui vous disent, vous allez chez moi,

8:46
Locuteur

il

8:46
Jean-Pierre Farandou

fait encore plus chaud qu'au travail. Bref, mais en tout cas, le retour au télétravail, de revenir à cette forme-là d'organisation, peut permettre à des familles de gérer ce problème de garde-enfants. Il y

8:54
Locuteur

a

8:54
Jean-Pierre Farandou

encore pour quelques jours, on n

8:55
Locuteur

'est

8:55
Jean-Pierre Farandou

pas très loin des vacances d'été dans les écoles, mais il faut leur permettre effectivement de garder leurs enfants pendant les 5 ou 6 jours qui viennent.

9:01
Présentateur

Rapidement, vous étiez, avant de devenir ministre, le PDG de la SNCF. La SNCF et ses trains qui ont du mal à avancer avec les fortes chaleurs. Il y a eu un raté de modernisation, parce que que les rails se dilatent avec la chaleur, soit personne n'y peut rien, mais qu'on doive annuler de nombreux trains parce qu'ils ne sont pas climatisés, il y

9:15
Locuteur

a

9:15
Présentateur

un problème là, non

9:15
Locuteur

?

9:16
Jean-Pierre Farandou

Oui, c'est sûr que vous en parlez, parce que c

9:18
Locuteur

'est

9:18
Jean-Pierre Farandou

un sujet que

9:19
Locuteur

je

9:19
Jean-Pierre Farandou

connais bien, même si maintenant, je laisse la

9:21
Locuteur

SNCF. 6 ans, la tête

9:22
Présentateur

de la SNCF.

9:22
Jean-Pierre Farandou

Oui, et puis 45 ans, on s

9:24
Locuteur

'est

9:24
Jean-Pierre Farandou

de la compagnie, donc ça donne un peu d'expérience. Vous avez les deux sujets. Alors,

9:27
Locuteur

je

9:27
Jean-Pierre Farandou

pense que sur les rails, ils se dilatent. Effectivement, le phénomène est connu. On intervient, les gens des SNCF réseaux interviennent notamment au printemps pour enlever les contraintes, desserrer les contraintes de dilatation. Là, je pense qu

9:38
Locuteur

'ils

9:38
Jean-Pierre Farandou

sont gênés par le fait que la chaleur intervient trop tôt. Ils ont un mois qui est perdu.

9:42
Locuteur

Même

9:42
Jean-Pierre Farandou

sur la climatisation des trains. La climatisation, c'est les vieux trains. Alors, les vieux trains, on sait ce que c'est, c'est les corails, les locomotives et les corails. Les corails, ils ont plus de 40 ans. Il

9:50
Locuteur

y

9:50
Jean-Pierre Farandou

a 3 ans de retard, c'est une commande qui

9:51
Locuteur

a

9:51
Jean-Pierre Farandou

été passée par l'État. La solution,

9:53
Locuteur

on

9:53
Jean-Pierre Farandou

la connaît, c'est les matériels neufs. Ils arrivent début 2027 avec 3 ans de retard. En attendant, les matériels anciens, ils sont vieux. Et en plus, leur climatisation a été calée. A l'époque, sur 30 ou 35 degrés maximum. Forcément, et pas sur 40. Donc, à 40 degrés, elles ne tiennent pas. Et comme elles ne tiennent pas, il vaut mieux supprimer que de faire des trains avec des gens qui vont se retrouver avec 40 degrés à l'intérieur. Je pense que c'est plus sage, en matière de précaution, de supprimer quelques trains.

10:14
Présentateur

Jean-Pierre Farandou, pour terminer une question que de nombreux auditeurs, hommes, nous ont posées. Ont-ils le droit d'aller travailler en Bermuda

10:19
Locuteur

?

10:20
Jean-Pierre Farandou

Ça, c'est les entreprises qui décident. Vous

10:24
Locuteur

êtes

10:24
Présentateur

en costume, ce matin.

10:25
Jean-Pierre Farandou

Je suis en costume et j'ai une cravate. Vous l'avez marqué, c'est le dress code du ministre et je le respecte. Mais enfin, moi, je ne

10:31
Locuteur

fais

10:31
Jean-Pierre Farandou

pas de travail physique. Donc, moi, je ne

10:32
Locuteur

suis

10:32
Jean-Pierre Farandou

pas un bon exemple. Moi, si j'étais chef d'entreprise, je le permettrais. C'est un peu l'égalité

10:37
Présentateur

des sexes, parce que les femmes peuvent

10:38
Jean-Pierre Farandou

aller

10:40
Présentateur

en robe légère et en sandales. Mais nous, il faut qu

10:42
Locuteur

'on

10:42
Présentateur

soit en pantalon.

10:43
Jean-Pierre Farandou

Moi, je le permettrais si la tenue est correcte. Il

10:45
Locuteur

y

10:45
Jean-Pierre Farandou

a Bermuda et Bermuda. Là, si c'est un joli Bermuda bien coupé, avec une chemisette qui a de l'allure, avec des chaussures qui vont avec, je pense que

10:52
Locuteur

c

10:52
Jean-Pierre Farandou

'est tout à fait possible. N'est-ce pas, M. Soto ? Vous ne me contredirez pas. Parce

10:55
Locuteur

que j'ai

10:55
Présentateur

un Bermuda. Moi,

10:56
Locuteur

je suis déjà

10:57
Présentateur

viré,

10:57
Locuteur

donc ça ne compte pas. Je

10:58
Jean-Pierre Farandou

ne le risquerai. Donc, moi, en ce qui me concerne, oui,

11:00
Locuteur

il

11:00
Jean-Pierre Farandou

faut s'adapter.

11:01
Locuteur

Il

11:01
Jean-Pierre Farandou

faut du bon sens.

11:02
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Pierre Farondou. C'est aussi la Fashion Police qui est venue nous voir ce matin sur RTL.