« DEPUIS MACRON, LE GRAND GAGNANT, C’EST NI LES PROFS, NI LES ÉLÈVES : C’EST LE PRIVÉ » (P1) #LFP2
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment vous avez vécu la nomination de Gabriel Atal à l'Éducation nationale ?
- 15:00OuverteRéponse directe
La ministre assume avoir mis ses enfants dans le privé. Comment analysez-vous cette déclaration ?
- 20:00RelanceRéponse directe
Le privé sous contrat reçoit des fonds publics mais trie les élèves. Comment répondez-vous à cette critique ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Macron parle de 'choc des savoirs'. Qu'en pensez-vous ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quelles sont les annonces sur la formation des enseignants ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Le taux de remplacement des absences longues est-il vraiment de 95% ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:50Sophie VenetChiffre
« Dans près de la moitié des établissements, il manquait au moins un professeur à la rentrée. »
- 0:30Locuteur 1Promesse
« on va repenser la formation et dès ce trimestre on aura des annonces fortes avec refondte complète du système de formation des maîtres »
- 0:55Locuteur 1Chiffre
« on les rémunère mieux avec le PACT enseignant et c'est des il y a une une part de la rémunération qui a augmenté pour tout le monde qui est inconditionnel et qui est historique on l'avait pas vu depuis les années 90 »
- 1:40Locuteur 1Chiffre
« on a plus de 95 % des absences qui sont comblé telles qu'elles été mesuré c'est absence de plus de 15 jours »
- 2:20Locuteur 2Fait
« en 2017 on était à 97 % donc longue durée duré c'est plus de 15 jours et c'est congé maladie congé maternité et cetera donc en fait situation s'est dégradée pendant le premier quinena »
- 4:20Locuteur 2Chiffre
« il y a très peu de professeurs qui ont signé le pacte papenia avait dit il faut qu'il y en ait 30 % qui signent Gabriel Atal à la rentrée a dit bon bah il y en a 25 % qui ont signé »
- 6:10Locuteur 2Fait
« les grands gagnant depuis 2017 dans l'éducation nationale c'est pas les profs c'est pas les élèves c'est le secteur privé au sens large »
- 7:00Locuteur 2Chiffre
« il va falloir recruter 329000 profs d'ici 2030 »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] messieurs bonsoir la France a peur on meurt de froid dans les rues des grandes villes et rien pas de grands plan de logement on héberge en urgence ceux qui trouvent une place mais on jette à la rue des familles plus vite qu'on construit ou qu'on réquisitionne des logements dont le pays a besoin pas de grand plan même pas de ministère pour le logement pire la semaine prochaine Alexis kuller pourrait nommer un Ministre Guillaume casbarian l'auteur de la loi casbarian dite loi antisquat une loi promulguée en juillet 202 3 une loi qui a accéléré les procédures d'expulsion en cas de loyer impayé les locataires avaient trop de droit les propriétaires trop peu il fallait rééquilibrer un peu le rapport de force selon casbaran en tout cas selon Aurore berger aussi avec laquelle il avait conçu cette loi antiquat Aurore berger qui était encore il y a quelques semaines ministre des Solidarités hein et des familles la solidarité pour Aurore berger rien ne nous sera épargné et si Aurore berger mérite le ministère de la Solidarité alors oui Guillaume casbarian l'expulseur mérite aussi le ministère du Logement c'est sûr alors quelque chose nous a peut-être échappé peut-être que le ministre du Logement c'est pas celui qui doit s'occuper des gens qui ont besoin d'un logement mais que son boulot au contraire bah c'est de prendre soin de ceux qui possèdent 1 2 3 10 logements qui expuls qui font quelques travaux qui prennent quelques photos et qui mettent tout ça sur Airbnb là si oui si c'est pour aider ces gens-là qui font un ministre du Logement alors oui cbaran est un bon choix il mérite d'être récompensé même il mérite sa place dans la lumière sa place chaud dans un ministère du gouvernement Atal pendant ce temps dehors la France a froid à cause de casbarian hein au premier loyer impayé maintenant la France a peur [Musique] générique bonsoir bonsoir bienvenue Bienvenue tout le monde bienvenue le chat bonsoir Denis salut UL et merci merci d'être là pour cette deuxèe édition de la France à peur je vous dis de quoi on va parler ce soir évidemment il y a beaucoup d'actu il y a eu un remanimement il y a eu des polémiques on va revenir sur tout ça très calmement et essayer de se saisir de ce moment-là il y a eu une polémique par exemple sur la ministre de l'Éducation nationale qu'est-ce que ça nous dit plus globalement sur ces questions d'éducation comment elles sont traitées pas seulement sous AOC mais aussi comment elles a été traité sous àal comment Macron les traite depuis le début c'est ces problématiques autour de l'éducation nationale et pour ça on va recevoir dans une première partie Sophie ventité qui est la secrétaire générale du SNES FSU donc le syndicat des profs et qui a d'ailleurs rencontré la nouvelle ministre pas plus tard que cette semaine et donc on va on va on va parler un petit peu de ça en plus Macron a fait quand même beaucoup d'annonces y compris sur la question des profs donc ça vaut le coup de prendre le temps et puis dans une deuxième partie on va recevoir donc dans 1 heure Jean-François Bayard qui va qui avait fait à l'époque souvenez-vous c'était il y a en 2023 je crois un article dans le temps qui avait énormément tourné donc lui ouais c'est ça qui s'appelait où va la France c'est ça et tu l'avais reçu déjà toi en plateau ouis donc on va le recevoir parce qu'il s'est quand même passé plein de choses depuis et bah on va parler là plus globalement de où on en est où va Macron où va Atal euh et bah c'est pas plus mal de refaire un point maintenant oua c'està dire qu'il a Jean-François Bayard qui est un vieux monsieur mais l'esprit très très vif vieux à 75 ans on vieux mais il a il a persévéré il a fait trois papiers le prer où va la France le second on sait mieux où va la France et le troisième qu'il a publié sur Blast la semaine dernière s'appelle la France serait-elle arrivée là où elle va c'est c'est quelqu'un qui a de la suite dans les idées et qui qui creuse quelque chose et sa parole est très forte et puis et ce qu' dit ben le fait qu'il ait autant de vues sur sur le net montre que c'est pertinent en tout cas bah on va en parler avec lui de tout ça et puis évidemment on est sur Blast il faut soutenir Blast il faut vous abonner à blast d'autant plus que maintenant pour la première fois et contrairement à la semaine dernière le mois dernier maintenant si vous vous abonnez il y a un lien sous le player là et puis dans le chat évidemment vous aurez une petite alerte visuelle c'est c'est pas s'abonner sur twitch c'est pas prendre un abonnement twitch c'est vous allez du coup voilà voyez la petite alerte là en haut à enfin le N de l'autre côté et bah pour soutenir blast qui est toujours évidemment en accès libre mais qui ne peut rien faire s'il y a pas quand même un petit peu de financement pour aider à financer tous ces contenus euh contenu écrit contenu vidéo et bah maintenant les streams aussi et on va commencer par ça par parler un petit peu des euh contenu de Blast des derniers trucs à regarder euh et après on va accueillir Sophie dans 10 minutes un truc comme ça d'cord et toi tu as tu as sorti un éedito déjà Denis toi aujourd'hui aujourd'hui ouais en début d'après-midi euh j'ai appelé ça euh latalisme maladie infantile du macronisme pour c'est cette allusion à Lénine qui avait pas parler du du communisme du socialisme du gauchisme éit une maladie infantile du communisme mais là on est on est bas de gamme on est tout en bas là avec et et je je ce que je raconte dans les dito c'est exactement mon état d'esprit c'est-à-dire ça m'intéressait absolument pas ce nouveau gouvernement Atal c'était je je le sentais venir depuis un moment pour des raisons assez longues c'estàd euh on va regarder un extrait et puis et on en parle juste après d'ord et puis soudain vous vous dites udea ouea ça me dit quelque chose vous consultez Google mais bon sang mais c'est bien sûr le mari de la ministre Frédéric ouea il a été le conseiller de Nicolas Sarkozi au budget puis dirigeant de la société générale pendant 25 ans l'affaire kervial et les Panama papers l'ont plombé mais pas tué il a menti comme un arracheur de d devant la commission du Sénat il a promis la main sur le cœur que sa banque n'avait plus de compte dans les paradis fiscaux je précise également qu'il n'y a eu aucune ouvert ure de société patrimoniale offshore immatriculé au Panama par l'intermédiaire de mossac fonsseca depuis 2012 à l'exception d'une société qui a été fermé 3 mois après sa création c'était un client en l'occurrence résident fiscal suisse et de nationalité belge qui nous avait demandé de le faire puis finalement décidé de pas l'utiliser donc elle a duré 3 mois alors qu'elle en avait par paquet y compris à Panama il aurait dû être enduiti de plume et de goudron pour par jure mais non il n'a pas été inquiété du tout le gars jure de dire la vérité toute la vérité raconte à peu près n'importe quoi devant la représentation nationale et pour le remercier on le nomme juste après sa sortie PDG de Sanofi le champion du monde de la deppquine le médicament qui empoisonne les femmes enceintes vous essayez de vous remettre dans votre feuilleton et ça revient par vague sanofille [ __ ] la Big Pharma les emplois délocalisés malgré le milliard d'euros d'êre publique qui n'est pas allé aux hôpitaux et donc sa femme épousée 20 ans plus tôt bon elle après avoir élevé leurs cinq enfants trois en commun deux de lui Macron l'a placé ministre des Sports de l'éducation et des Jeux Olympiques le sport l'éducation les Jeux Olympiques tout ça parce qu'elle a joué un peu au tennis et passé Lena elle était très bonne en junior mais ça s'est vite arrêté il est sorti d'après les gazettes avec Gustave cuerten le joueur brésilien qui a enflammé Roland [Musique] [Applaudissements] [Musique] Garros [Applaudissements] j'adore ce genre de potin si j'avais été conseiller conjugal je l'aurais suggéré de persévérer dans le tennis et donc entre deux matchs elle a fait Lenard avec son mari et Manu ah oui elle est aussi la nièce d'Alain duamel et la cousine de Benjamin duamel qui lui-même est le fils de Nathalie saint-criric la grande prêtresse de la politique sur France Télévision voilà c'est un c'est un tout petit monde he un tout petit monde tout ça et moi je je savais pas pour le que Frédéric oua j'avais pas j'avais pas regardé c'était quoi sa carrière avant c'est ça que j'ai appris en regardant cette Vié mais c'est exactement exactement comme ça que ça s'est passé c'est je regardais mystery Road qui est une très bonne série sur AR ouais mais parce que vraiment j'arrivais pas à m'intéresser à à à au raniment quoi et alors c'était ce qui est quand même très agaçant c'est que même tu regardes un peu la télé tu zappes et tu vois tout le monde s'énerve donne des leçons des analyses prend un air très sérieux alors que bon on se fait enfler mais grave et et que tout ça Castera rien à [ __ ] de de l'éducation comment dire Atal il en a rien à [ __ ] de de rien Macron c'est pareil enfin tu vois on est dans un dans un univers comme ça ou c'est du c'est du placement quoi c'est c'est une démocratie du placement on place parce qu'on a des on a des des acintantces et Dati on a rien à [ __ ] de la culture quoi c'est quoi cette blague donc tu te dis ça ça me fait penser aussi au dernier épisode de rhinoceros celui qu'on avait fait sur France interre on voit que c'est pareil aussi à la direction des médias publics c'est c'est des gens qu' ont fait des les mêmes écoles qui sont un peu des mêmes milieux qui tourn et en fait ils sont assez interchangeables nous on parlait de CB veille par exemple qui elle aussi était avec Macron pendant ses études voilà c'est tout ce petit monde et alors quand tu es critique un peu comme tu l'ai avec Rino ou moi dans un édito on on te fait passer pour comment dire pour pour quelqu'un de alors je sais pas ou d'extrême gauche ou de complètement lunaire et cetera alors qu'en fait il y a c'est un retournement de réalité je pense que c'est nous qui qui rendrons compte du réel quoi mais il y a c'est vrai que je sais pas comment tu es toi mais il y a une grande fatigue c'est-à-dire que tu sens qu'il a une forme d' puissance quoi mais vraiment Macron on a rien à [ __ ] il est capable de de il il veut être dans la il veut être tout le temps dans dans dans dans la frontement dans le il est il est dans une stratégie bien à lui quoi puis même parfois ça paraît mesquin on le disait aussi dans l'épisode ça paraît mesquin de rappeler tiens machin sort avec truc qui est le fils de machin et nous-même on se dit merde on est là on regarde c'est mesquin de le rappeler mais est-ce que c'est mesquin de rappeler que min rien l salam elle est avec Raphaël gluxman faut le dire quand même mais tu as l'air mesquin en le faisant quoi donc entre la petite histoire les petites histoires et l'histoire qu'on subit parce que c'est vrai qu'on subit voilà ces gens ouais c'est vrai mais moi il y a une vanne là dans dans les ditito c'est quand je lui dis que dis je suis pas votre conseiller quand jugal mais vous auriez dû persévérer dans le tennis c'est vrai quand tu vois Gustavo cueran et puis quand tu vois udea derrière tu te dis bon je suis je suis pas je suis pas cette jeune femme mais P je pense qu'elle gagne bien elle gagne mieux que sielle faisait du tennis je pense puis bon il y a on parlera tout à l'heure du du placement de ces enfants mais c'est quand même non ben voilà moi je suis assez content de cet éedito c'est toujours je le fais j'en fais beaucoup moins qu'avant mais c'est toujours compliqué c'est-à-dire je je je jusqu'au dernier moment je sais pas vraiment de quoi je vais parler quoi puis à un moment donné c'est c'est beaucoup d'écriture quand même tu vois c'est du je puis tu fais des liens y compris en général avec des bouquins que tu lis des films que tu vois tu aimes bien faire ça toi on va avancer avec je vrais qu'on parle d'un deuxième format oui doc doc doc doc doc doc oui moi je suis très content de de ça fait longtemps qu' blast on on réfléchit on on on on va se développer de plus en plus sur la la la culture et le documentaire comme d'ailleurs est un peu le parent pauvre quoi a il y a des des dizaines et des dizaines de documentaires dont une une minorité mais quand même ça représente 5 six documentaires qui sortent par semaine qui sont très très bons donc c'est doc doc doc c'est une émission de Blast sur les documentaires ça s'appelle doc doc doc parce que l'idée c'est d'en présenter trois différent sur une thtique des fois voilà et c'est sur un thème et celui qui qui nous mitonne tout ça c'est Nicolas hou qui est un écrivain et et Nicolas donc il se farcile il en regarde beaucoup et à un moment donné une idée lui vient et cette semaine il il fait un truc autour du capitalisme il a vu le doc sur bétoncour il a vu un doc sur aré puis il a vu le doc qu'on a fait avec yannique cargouat qui s'appelle la très- grandre évasion et donc il fait un texte à lui très original et il donne envie et et alors le le l'intérêt c'est aussi que tous les docs dont il parle sont en accès libre et donc voilà après on va faire des partenariats mais c'est l'idée c'est de développer le documentaire parce que moi qui en ai fait ou qui était qui en est produit je peux te dire que c'est un c'est énormément de travail d'investissement et cetera et le jour où il sort c'est terminé puis personne en parle quoi donc il il y a l'idée d'aller même chercher des vieux documentaires qu'on a oublié et Nicolas est très fort très fort pour ça quoi ouais bah très bien c'est bien qu'on ait pris un peu de temps parce que c'est vrai que le documentaire merde maintenant c'est quand même un truc qui tourne pas mal c'est c'est un mode légitime de d'absorption de connaissance vous pouvez regarder ça tranquille casé et doc doc doc sur les il démarre bien je crois que la vidéo démarre pas mal parce que évidemment sur les Ultra riches c'est toujours intéressant notamment voilà revenir sur les bêt en cours c'est quoi c'est quoi ces gens parce que ceuxl contrairement à des léas Salamé ou à des politiques les riches sont discrets donc il faut faut mettre le focus dessus le le documentaire sur bê en cour est est vraiment formidable quoi parce que justement on rentre grâce aux écoutes grâce à tout ce qui s'est passé ce qui a sorti mdiap on on on touche de de près cet univers là la très très grande richesse quoi et c'est quand même assez rare quoi et ben l'occasion de vous rappeler encore une fois parce qu'il y a des gens qui sont arrivés en cours de route évidemment merci d'être là bonsoir c'est le deuxème épisode de la France à peur et vous pouvez vous abonner à blast soutenir blast et il y aura une petite alerte je l'ai pas vu beaucoup donc je sais pas si ça marche j'espère que ça marche il y a toujours un peu des ratés mais là c'est la deuxième devrait y en avoir moins on devrait mieux lancer les jingles et on va tout de suite d'ailleurs en lancer un parce qu'on accueille are invité Sophie venetité jingle tout de suite nickel merveilleux et bonsoir alors on va attendre que qu' çaasseille évidemment oui alors là c'est le jingle peut-être balancé trop tôt j'ai fait trop rapide là c'est moi qui qui qui est trop bourriné là j'aurais dû annoncer avant vous êtes complètement rodé maintenant vous avez fait tous les plateaux de télé une bonne semaine bonsoir Sophie alors je vais euh voilà je vais vous demander de vous rapprocher du micro euh ou de bouger le fauteuil je sais pas non de bouger on a pas bien aligné les trucs ouais vous pouvez c'est bon vous pouvez le tirer hein ça doit être bon là euh ouais je pense qu'il y a des gens qui vous ont donc vous êtes secrétaire général du SNES FSU ouais et je pense qu'il y a des gens qui vous ont vu à BFM TV euh pas mal là cette semaine et puis même depuis quelques années euh je crois qu'on vous avez eu à baxsit aussi moi je crois c'est là que je vous ai rencontré ou et je me suis dit bon là il y a trop de trucs cette semaine sur l'éducation et certes la polémique parfois on comprend pas quelle polémique prennent ou pas dans l'espace public dans dans dans les médias il y en a parfois ell paraissent ridicules il y en a elles sont gravissimes et elles ne prennent pas et celle-là elle est pas gravissime mais elle est significative cette histoire de cette ministre euh nouvellement nommé maintenant à l'éducation nationale alors qu'elle devait s'occuper des Jos euh qui scolarise ses enfants dans le privé et qui ment sur les raisons de la scolarisation apparemment euh comment ça s'est passé comment vous l'avez vécu l'enchaînement des des euh des des des des erreurs en fait de cette ministre directement bah déjà je pense qu'il y a une première erreur c'était celle de de Gabriel hatthal et et d'Emmanuel Macron qui l'ont nommé certes ministre de l'éducation nationale mais aussi ministre de la Jeunesse des sports des Jeux Olympiques et des Jeux paralympiques et ça ça a été ça a été la le la première réaction très vive qu'on a eu quand on l'a appris on s'est dit mais mais quel mépris en fait non pas qu'on aime pas le sport la jeunesse les Jeux Olympiques et les et les Jeux paralympiques mais on est quand même dans dans un moment où l'éducation nationale c'est pas seulement qu'elle va pas bien c'est qu'elle est en crise enin on pourra y revenir he mais nous on fait beaucoup la la comparaison avec l'hôpital public vu l'état de délabrement qu'on vit au quotidien et on est avvec qu' une rentrée enfin d rentré très difficile et cetera on est l'année des Jeux Olympiques et des Jeux paralympiques et on nous dit vous allez avoir quelqu'un qui va gérer tout ça on s'est dit mais c'est ouais c'est c'est vraiment méprisant on l'a très mal pris on l'a effectivement qualifié de ministre à mi-temps parce que c'était comme ça qu'on qu'on voyait les choses et puis et puis le lendemain premire premier déplacement et puis on on voit tous en fin de journée ce ce ce moment où elle est interrogée et où elle assume complètement de de mettre alors de mettre ses enfants dans le privé mais non seulement elle assume ça mais elle assume aussi et en tant que ministre elle tient un discours qui revient à enfoncer l'école publique c'est qu'elle dit mais puis elle le dit avec une telle désinvolture ouais qui sincérité oui non mais alors là pour le coup je pense qu'elle été très sincère ça je ça je ne lui reproche absolument pas une forme de sincérité dans dans ce qu'elle dit au moins c'est on sait elle dit tout de suite ce que ce qu'elle pense enfs voilà et et elle dit oui mais il y avait un paquet d'heur perdu vous rendez compte et cetera moi je veux le mieux pour mes enfants et puis on s'est beaucoup focalisé sur sur le début de de sa tirade où parle effectivement de ce Paquier d'heur perdu mais il y a la fin aussi il y a la fin qui qui peut-être en tout cas nous chez les profs a c'est quand elle ditors on on va les réécouter juste peutêre en l'écoutant voilà ça sera ça sera encore mieux mais en gros elle dit que dans le privé ses enfants sont heureux oui et puis ils sont des amis et ce ils sont des amis ils sont épanouis et ce comme si dans le public on pouvait pas être heureux on peut pas se faire d'amis on va on va se regarder un premier Magnetto ce qui est un petit peu un résumé de parce que chaque année Blast à la rentrée s'intéresse quand même à à ce qui se passe et petit état des lieux de comment Salomé Saket avait à la rentrée en septembre parler de cette arrivée d'atal ce ce début d'atal qui à l'époque n'était que ministre de l'éducation nationale c'était la grande polémique de la rentrée faut-il interdire ou non les abayas dans les établissements scolaires je vous annonce j'ai décidé qu'on ne pourrait plus porter l'ABA à l'école il faut interdire le port de la BAA dans les écoles la loi pas de signe religieux à l'école donc elles ne rentreront pas la polémique du moment faut-il oui ou non interdire les les ABA et moi ce qui m'inquiète c'est que cette extrême gauche est représenté au sein des enseignants des personnels spécifiques seront détachés au côté des chefs d'établissement et des enseignants pour les soutenir et pour engager aussi un dialogue nécessaire avec les familles et les élèves mais on ne laissera rien passer je trouve que monsieur hatal a parfaitement raison sur toutes les chaînes de télévision dans les journaux sur les réseaux sociaux le sujet a occupé une place extrêmement importante il y a déjà bien assez de contenu sur cette thématique pour que vous puissiez vous documenter et vous faire votre propre avis alors aujourd'hui ce n'est pas de cela dont je vais vous parler sur Blast mais des autres sujets concernant l'éducation nationale et sa politique qui n'ont pas ou peu été abordé car cette rentrée c'est aussi l'occasion de faire le point sur l'état de l'éducation nationale et sans surprise les problématiques économiques matérielles et politiques sont nombreuses tous les ans se pose la même question hein particulièrement ces deux dernières années il y aura-t-il assez de professeurs est-ce que le scénario cette année est aussi grave que d'habitude la rentrée pour le bon élève du gouvernement bon élève parce qu'on le dit très proche d'Emmanuel Macron oui j'ai été à l'école privée je n'ai pas àogier ou à m'excuser pour ce choix qu'on fait mes parents à l'époque comme des millions de parents le font chaque année un pur produit de la macronie qui est en train de se construire une carrière politique de premier plan à une semaine de la rentrée elle n'a toujours pas ses effectifs au complet il manque encore des enseignants qui ne sont pas arrivés un en maternel et un demi-poste en élémentaire pour compléter des enseignants qui sont à temps partiel olivia est venu compléter la liste d'effits scolaires de sa fille son cadi n'est pas bien plein mais elle en a eu tout de même pour 73 € des absences que subit aussi le secondaire au total 15 millions d'heures d'enseignement perdu pour les élèves entre la nomination d'un nouveau ministre de l'éducation nationale les fournitures scolaires dont le prix ne cesse d'augmenter les postes de professeurs vacants les conditions de travail des enseignants ou encore l'augmentation de la reproduction des inégalités aujourd'hui on va essayer de répondre à ces questions dans quel état se trouve l'éducation nationale en cette rentrée qui est le nouveau ministre de l'éducation que révèle la nomination de Gabriel Atal à ce ministère en ce qui concerne les ambitions politiques d'Emmanuel Macron réponse tout de suite dans cette nouvelle émission pour blast donc voilà si vous voulez voir un petit peu ce qui se disait en septembre n'hésitez pas à retourner voir la vidéo de septembre de salomet et comment ça s'est passé déjà on revient du coup en septembre comment ça s'était passé cette rentrée avec Atal au-delà de la BAA justement les les postes non remplacés les machins déjà ben c'est surtout que la BAA a été un faut le reconnaître un grand coup politique de Gabriel hatthal parce que quand il je pas très imaginatif pas très imaginatif mais pour masquer les problème de la rentrée d'un point de vue tactique c'était quand même un un sacré coup politique et médiatique parce qu'il a annoncé ça une semaine avant la rentrée d'ailleurs je me souviens il a fait cette annonce donc sur le 20h de de TF1 et le même soir il fait des annonces sur le baccalaur sur le calendrier du bac en disant je vais déplacer les épreuves du bac de mars à juin ce qui était quelque chose que quasiment tout le monde demandait sauf que ça passe complètement complètement àas parce que il y a l'annonce sur sur les abayas et pendant une semaine on ne parle que des abayas alors que c'était une rentrée dont on savait très bien qu'elle allait être extrêmement compliquée et qu'il n'y allait pas avoir un professeur devant chaque classe à la rentrée et donc ce qui s'est passé d'ailleurs on a entendu Gabriel Atal quelques jour après dire oui il y aura un professeur devant chaque classe à la rentrée nous comme on est un peu joueur au SNES on l'a pris on l'a pris au pied de la lettre et en fait on a lancé une enquête auprès de de tous nos collègues le jour de la de la prèsrentrée on leur a dit interrogez votre chef d'établissement pour savoir s'il manque un ou plusieurs professeurs et on a fait ça pendant 3 jours et au bout de 3 jours on a on a compilé les résultats et on a vu que dans près de la moitié des établissements il manquait au moins un professeur à la rentrée et on a sorti ça une semaine après donc la moitié quand même ouais voilà il manquait à la rentrée il manquait au moins un professeur dans près de la moitié des établissements et on a sorti ça une SEM après la rentrée on a bien senti que ça avait fait dérailler le train de la communication ministérielle on a bien senti que ça leur avait pas beaucoup plu voilà il y a quelques éléments qui me font dire que ça j'ai bien compris que ça leur avait pas plu mais en même temps ça a mis la réalité de cette rentrée c'était la rentrée de la pénurie et et ça devaitêre recrutement forconé qu'ils avaient fait oui malgré les recrutements forconnés parce que parce que d'abord ils avaient pas tout fait moi je me souviens quelques jours avant la rentrée on s'était baladé sur le site de pôul emploi et sur le site de pôul emploi en date du 25 août il y avait des annonces qui étaient posté par les sur facebook même ou dans ah oui al après dans les passer le passer le 1er septembre c'est un peu les espèce de panique à bord il faut à tout prix remplir l'objectif il y a bien un professeur devant chaque classe à la rentrée je me dans l'académie de Bordeaux il y a un chef d'établissement qui a posté une annonce sur Facebook et et en fait voilà on on en est à ce niveau de bricolage là dans l'éducation nationale et c'est ça qui devrait être un scandale ça devrait être ça le scandale national à la rentrée ça ça devrait être ça mais ça y est maintenant les chefs d'établissement ont le pouvoir de recruter eux-même c'est plus le rectorat alors après ça ça bricole c'està- direire qu'il y a quelqu'un qui répond à la petite annonce non c'est les rectorat c'est les rectorat qui continuent de recruter alors je sais pas ce que nous réserve Stanislas Guerini en terme de de Big Bang de la fonction publique mais mais voilà des chefs d'établissement qui sont complètement qui disent ouais mais alors moi il faut absolument qu' a quelqu'un devant devant mes élèves et qui passe des petites annonces ça fait combien de temps que ça dure ça parce que on sait que il y avait des par exemple quand on prend le la scène Saint- on sait qu'il y avait des problèmes depuis longtemps mais que la situation est aussi générale un petit peu sur tout le territoire ça fait combien de temps ça fait 3 4 ans que ça s'est vraiment vraiment aggravé parce que c'est vrai que les petites annonces c'est pas nouveau moi je me souviens en 2000 cé à la rentrée 2016 on avait trouvé c'était l'ambassade d'Uruguay qui avait fait passer une petite annonce dans ses rangs pour dire le rectorat versail recrute des profs d'espagnol je très bien je commençais à militer à cette époque là donc c'est un des premiers trucs que j'avais repéré donc les petites annonces c'est pas nouveau mais là c'est c'est l'ampleur de la chose et c'est le fait que ça se répète c'estàd que tous les ans on a des des petites annonces tous les ans on a des postes non pourvus tous les ans on recrute un peu à l'arrache des des des collègues contractuels et il faut bien voir dans quelle situation on les met ses collègues c'est qu'ils sont recrutés en 15 minutes et l'éducation nationale assume de les recruter en 15 minutes et après de leur dire bah vas-y va dans on va te former de jours il y a déjà un petit bilan qui peut être fait sur le comment dire la pédagogie le niveau de ces recrutement qui sont faits à l'arrache vous parce que je metsc qui arr tout de suite non c'est qu'il y a des profs qui décrochent des profs qui sont on a depuis longtemps qui on pe plus qui craque une un faible pourcentage et puis ces ces ces ces armées entre guillemets de de profs recrutés un peu n'importe comment comment ils peuvent tenir comment ils tiennent et comment ils sont reçus par les élèves est-ce que vous en tant que syndicat vous avez un éclairage là-dessus ben ils tiennent difficilement parce que c'est difficile de se retrouver devant une classe avec 2 jours de formation au rectorat nous on a pu être solcité enfin ça fait 2 3 ans qu'on est sollicité par des collègues qui au bout alors soit au bout d'une journée ou deux journées nous disent B en fait J'arrête j'y arrive pas comment est-ce que je fais pour démissionner est-ce que vous pouvez m'aider quels sont mes droits il y en a qui qui qui tiennent jusqu'aux vacances jusqu'aux vacances d'automne tant bien que mal et puis qui mais au prix d'une charge de travail absolumentou parce que quand on démarre un nouveau cours c'est faut tout préparer les cours on peut pas se reposer sur ceux de l'année dernière quand on démarre tout de front le travail il est considérable la première année donc c'est vrai que nous on voilà dans les salles des profs on est au côté parce ce sont nos collègues des contrectuels ils sont nos collègues donc on est avec eux on les conseille et cetera mais il y a un moment où on peut pas palier les carences de l'institution dire l'institution les recrute en 15 30 minutes leur fait 2 jours de formation et leur dit bah vas-y tu vas devenir prof de math dans tel collège euh voilà nous on peut on peut les aider on peut les défendre mais on peut pas paliier les carences de l'institution et et ça aussi enfin le fait que l'éducation nationale recrute sur Job Dating ça aussi ça devrait enfin ça devrait scandaliser tout le monde aujourd'hui qui accepterait de monter dans un avion nous le pilote tu a été recruté en 30 minutes parce qu'il aime bien parce qu'il aime bien les avions enfin moi personnellement je monte pas dans un avion comme ça le danger est moindre le danger est moindre mais ou même juste un bus même juste un bus le danger est moindre enfin je ve dire on parle quand même de l'avenir de la jeunesse et et voilà et et moi ce qui me ce qui me frappe alors c'est vrai qu'on on essae quand même de de tirer la sonnette d'alarme auprès des parents d'élèves qui d'ailleurs bien souvent sont sont avec nous sur sur ce combat là mais je trouve que la la société française est quand même encore pas suffisamment réceptive à la crise que traverse l'éducation nationale parce que les médias on parle aussi mal ou assez peu comment vous voyez ça vous on en parle alors je trouve quand même que depuis quelques années on en parle davantage le fait que on parle à la rentrée du fait c'est li au paysage médiatique parce que évidemment par exemple quand on parlait de la BAA tout à l'heure quand Gabriel Atal parle de la BAA il sait très bien que dans ce paysage médiatique avec des grosse chaîne réactionnaire qui ont pris beaucoup de place avec le voilà le JDD qui change de main et ceetera c'est ça qui va marquer ouis le sait parce que le paysage est structuré comme ça mais alors sur les questions d'éducation ordinaire ça ne prend jamais en fait ça prend ça prend un peu plus que certaines années après je trouve que les les sujets édu on ont un peu ont un peu percé mais c'est vrai que il y a eu des sujets qui étaient assez techniques enfin ces dernières années on a enchaîné des réformes réforme du lycée réforme du bac et cetera et moi j'ai j'ai le souvenir qu'on avait pu dire attention par exemple la réforme du bac réforme blancaire enfin on va dans le mur et cetera et et et ça avait pas percé le mur de l'opinion et et l'année dernière tout le monde s'est aperçu que y avait des épreuves au mois de mars et que ou là là les élèves avait plus de trè trimestre les lycées étaient vides et tout le monde a dit ou là là mais finalement peut-être pas si bien que ça cette réforme blancaire bah ouais mais alors par exemple nous au SNES ça faisait 3 ans qu'on l'a dit et on s'est fait traiter de tous les noms y compris par Emmanuel Macron quand on a on s'est mobilisé contre cette réforme je Me souvens Emmanuel Macron il nous a traité de preneur d'otage quand on a fait Greff contre la réforme du bac donc voilà on va repasser à parce qu'on a encore du pain sur la planche on va repasser à notre ministre Amélie oua Castera et c'est ses enfants on va se regarder le petit Magnetto et ensuite on va voir qu'est-ce qu'est-ce qu'on peut en déduire qu'est-ce qu'on peut en penser de cette histoire au-delà de l'an moi je vais vous dire pourquoi nous avons scolarisé nos enfants à l'école stanisla je vais vous raconter brièvement cette histoire celle de notre aîné Vincent Vincent qui a commencé comme sa maman à l'école publique à l'école litré et puis la frustration de ses parents mon mari et moi qui avons vu des ur qui n'était pas sérieusement remplacé à un moment on en a eu marre comme des centaines de milliers de familles qui à un moment ont fait un choix voilà d'aller chercher une solution différente on habitait rue Stanislas scolariser nos enfant à Stanislas était un choix de proximité la première des injustices je l'ai plusieurs reprise évoqué c'est et cela reste malheureusement celle du déterminisme social familiale oui la nouvelle ministre de l'éducation nationale sous pression maximale a décroché son téléphone hier soir pour ce coup de fil à celle qui était l'institutrice de son fils il y a près de 15 ans maintenant c'est cette enseignante qui a démenti sa version lorsquamélie oua ctera expliquéit qu'elle avait dû mettre ses enfants dans le privé à cause disait-elle d'un paquet d'heur non remplacé on vous coupe pardon Raphaël priorité au direct améli casterra la ministre de l'Éducation arrive à l'instant dans cette école litrée du 6e arrondissement où son son fils aîné a été scolarisé pendant 6 mois elle déplorait les paquets d'heur non remplacés dans cette école non il se trouve que mon enfant était dans le la même école publique que que que le le petit de d'Amélie ou ctera l'école qu'elle a cité l'école litrée il y a passé 8 ans entre la maternelle et le primaire il n'y a jamais eu d'absence non remplacée pendant 8 ans vous n'avez jamais eu pour jamais dans C j'éé surpris surpris que cette école soit pointée du Doig comme ça parou ellea cité elle a dit c'était l'école litrée h dans cette éle paet d' bah moi il y a pas eu de paquet d'heur d'absence avec mon fils à peine nommé ministre de l'éducation nationale j'ai été interpellé par mdiapart sur les choix de scolarisation de mes enfants j'ai voulu y répondre sans esquiver l'attaque je l'ai fait avec sincérité j'ai tout entendu les leçons de morale sur l'école publique de la part de ceux qui mettent leurs enfants dans l'école privée l'agressivité de ceux qui rêveraient de raviv une guerre entre l'école publique et l'école privée guerre qui n'existera pas dans mes propos de vendredi je me suis appuyée sur le souvenir et le ressenti d'une expérience d'il y a 15 ans où notre famille oui a buté sur des problèmes d'organisation comme nous avons pu nous en souvenir avec l'enseignante de l'époque moi je me suis appuyé avec la plus totale sincérité sur le souvenir et sur le le ressenti du une expérience de maman d'il y a 15 ans maintenant les états statistiques du rectorat et ce qui compte le plus la parole d'une enseignante me donne tort don acte et vous per la bonne foi en tout cas totalement on continue on continue continue excuse-moi finalement alors vous étiez quand même au courant de ce meurre j'étais au courant mais franchement et ça c'est la vérité vraie à l'époque mon ministère ne dépendait pas de de cette sinistre affaire n'est-ce pas donc alors alors finalement responsable quand même responsable mais pas coupable d'accord d'accord bon t que tout le monde est bonne foi ouais moi je voudrais qu'on revienne sur elle a dit on va pas réouvrir une vieille guerre euh le la guerre du public et du privé moi j'ai l'impression que le privé c'est ça a toujours été là moi dans dans ma vie moi je suis né en 85 et pourtant il y a eu une baston en 84 la bataille pour l'école libre où en effet il y avait un projet de la gauche de dire bon le financement public de l'école privé ça va bien et la droite s'est mobilisée très très fort en mode bah vous imaginez la la sociologie de ce genre de mouvement social c'est un peu comme la manif pour tous quoi la droite s'est mobilisée très très fort elle a même rempli un peu les rues pour l'école libre et pour que on en cette situation ne bouge pas ou en tout cas voilà on en est là on en est toujours à c'est ça cette vieille guerre dont nous parle don nous parle la ministre il faut la rouvrir cette vieille guerre moi j'ai trouvé que bah oui tiens on pourrait peut-être la rouvrir cette cette vieille guerre elle est intéressante ben en tout cas oui c'est intéressant c'est intéressant de regarder aujourd'hui ce que fait le prix pr ce que fait le privé sous contrat il faut quand même rappeler une chose le privé sous contrat il bénéficie de fonds publics et il trie les élèves h ça c'est quand même quelque chose fondamentale et une différence fondamentale avec l'enseignement public nous nous ne trions pas nos élèves nous les accueillons tous sans aucune distinction et dans dans le privé les les élèves payent mais il y a un tri les élèves payent nous dans le public on ne trie pas on accueille tous les élèves avec le même objectif c'est de les faire grandir de les faire s'émanciper par par par les savoirs indépendamment de de toute toute influence religieuse ou autre et c'est quand même ça le projet de l'école publique l'école privée est très loin de ça alors quand Amélie oua Castera nous dit oui mais finalement le privé concourt de la même manière que le public au service public d'éducation parce que c'est quand même un peu ce qu'on sent derrière derrière ces déclarations publi et nous c'est ce qu'elle nous a dit quand on l'a rencontrer lundi nous a dit mais en fait public et privé concours au service public d'éducation de la même manière que que dans les transports et ben vous avez des des entreprises publiques et des entreprises privées moi j'étis très choqué par ça c'est la délégation de service public on appelle ça ça veut dire qu'elle en fait elle indifférencie l'école privée et l'école publique et en indifférenciant l'école publique et l'école privée en fait elle affaiblit les je dirais les caractéristiques de de l'école publique non une école qui qui trie les élèves qui sélectionne les élèves ce n'est pas la même chose que l'école publique oui excuse-moi non c'est simplement une question naïve mais la la proportion de de d'écoles privées par rapport aux écoles publiques en France en en primaire et en secondaire vous avez une idée c'est 20 % 10 % ça pas bougé depuis des années ouais voilà c'est un film c'est 2080 je crois ouais on est de de de 2080 après ça peut bouger un peu selon les années à la marge mais en vous écoutant ça m je me dis ils ont le beurre de l'argent public et l'argent du beurre des enfants donc généralement parce que je vois dans la ville où j'habite ils ont vraiment de des moyens supérieurs à l'école publique ils ont alors il y a plusieurs choses ils ont des moyens supérieurs d'ailleurs il il y avait une enquête du monde l'an dernier qui montrait comment à Paris les enseignements les les établissements privés bénéficiaient de moyens supplémentaires par rapport aux établissements publics et et par ailleurs il faut bien voir aussi que ces établissements privés ils représentent une forme d'entre soi d'entre soi social enfin il y a une forme c'est très bien une forme d'homogénéité sociale dans une bonne partie des établissements privés qui est qui est absolument délétaire qui est mê chercher par les parents c'est pas on met pas son enfant à Stanislas pour qu'il ait une bonne éducation catholique on le met pour qu'il soit avec les autres enfants de Stan cl ah oui c'est pour ça que quand la ministre dit un peu pour avoir l'enseignement catholique oui certainement mais quand après quand la ministre mais non mais c'est c'est surtout ce truc de séparatisme social qui est qui est le truc central sinon tu mets au catéchisme à côté et puis mais mais quand elle dit c'était on l'a choisi parce que c'était l'école de quartier h bah non c'était pas parce que c'est l'école de quartier parce qu'il y a une forme d'homogénéité alors après dans le 6e arrondissement je pense qu'il y a une homogénéité sociale un peu partout mais à Stanislas certainement encore plus et et c'est ça qui est recherché et c'est quand même ça qui est recherché dans l'enseignement privé quand on regarde les caractéristiques sociales et sociologiques des des établissements privés oui il y a une forme d'entreçoit l'année dernière le ministère a été obligé de divulguer ce qu'on appelle les IPs les indices de positionnement social qui disent en fait ce qui est ce que sont les caractéristiques sociologiqu de des voilà les les publics des établissements et ben dans la dans dans les dans les établissements qui ont les IPs les plus élevés on trouve essentiellement une très grande majorité des établissements privés donc non on peut pas dire comme le dit la ministre que les établissements privés concourent de la même manière que le que l'école publique au service public d'éducation l'école privée où il y a un entre soi une recherche d'entre soi une sélection un tri ce ne ne recherche pas les objectif de l'école publique h et puis en plus l'école publique n'est pas si mauvaise que ça parce qu'à position sociale équivalente justement les résultats sont même meilleurs pour des élèves dans le public que dans le privé pour pour un enfant dont les parents aur feraient le même métier hein voilà oui B l'école publique alors c'est vrai qu'elle est pas dans un très bon état euh aujourd'hui mais elle est tenue euh par des personnels qui font qui font beaucoup pour faire réussir les les les élèves et euh et aujourd'hui c'est quand même ça qu'il faut avoir en tête d'autant plus que les conditions de recrutement des professeurs sont plus souples dans le privé donc on peut même avoir en fait de meilleurs professeurs dans le public ah oui je pense même qu'on a C oui c'est le but oui euh on va passer à la au à Macron on va passer à Macron je pense que Amélie ou de la Castera c'est bon hein euh mais parlons je peux poser une toute petite question sur sur sur elle c'est vous qui êtes allé au contact direct comment comment enfin est-ce que le fait qu'elle est fait c'est plus qu'une bourde c'est une erreur très grave en début elle perd tout crédit ça ça doit être compliqué y compris pour un syndicaliste de devoir négocier ensuite et et à un moment moi je pensit qu'elle allait pas pouvoir tenir quoi c'est tellement énorme ce qu'elle a dit ce que vous vous êtes dit c'est elle va lâcher l'affaire parce que vous l'avez vu lundi je peux raconter on l'a vu lundi c'est la prise de contact habituel entre les ministres qui arrivent et les organisations syndicales on a fait la même chose chose avec Papa India c'était quelques jours après son arrivée Gabriel Atal cétait en plein cœur de l'été il avait passé quelques coups de fil et on l'avait vu après autour du du 20 août donc là on a été prévenu en fin de semaine en disant ben voilà elle veut vous voir lundi puis elle voit toutes les organisations syndicales en 48h nous on est passé en premier parce que voilà on est le syndicat majoritaire et c'est vrai qu'on s'est dit mais qu'est-ce que qu'est-ce qu'on peut lui dire en fait qu'est-ce qu'on peut lui dire qu'est-ce qu'on va lui dire parce que là elle a quand même enchaîné les déclarations où elle assume une vision de l'école qui n'est pas la nôtre parce que c'est pas c'est pas une erreur he ce qu'elle a fait c'est pas une bourde et cetera c'est assumer une certaine vision de l'école et donc bah finalement excusez-moi même la première déclaration c'est pas une bourde celle où elle dit où elle dit que ses enfants là-bas et elle justifie l'école elle elle vous croyez qu'elle est elle est suffisamment gourde excusez-moi mais pour pour pour penser que son propos est innocent B en tout cas quand on l'a vu elle nous a dit qu'elle ne pensait pas avoir ainsi blessé les les les enseignants mais je pense qu'elle est tellement prigné de cette de cette vision de cette conception de l'éducation qui quelque part est une conception très bourgeoise euh et même quelque part une conception de classe sur l'éducation que elle voilà c'est c'est c'est pas une erreur c'est ce qui relève de son mode de fonctionnement et de son mode de réflexion et et donc lundi matin on y a été elle a elle elle a passé beaucoup de temps à nous dire que vraiment elle se voilà elle regrettait ses ses propos et cetera que il y avait un petit côté où elle surjouait beaucoup les l'émotion elle allait beaucoup sur le terrain personnel nous a refait le coup de j'ai pensé comme une maman et cetera comme je lui ai dit benah je parle pas à la maman je parle à la ministre en fait voilà et et et vu les mois des collègues la colère des collègues on s'est dit il faut on lui a dit la confiance est vraiment entamée pour continuer il faut nous donner des gages faut nous donner des gages et dire qu'on va parler par exemple salaire et conditions de travail bon elle a parlé d'autres choses un moment on lui a dit bah puisque c'est comme ça on s'en va et vous êtes barré et on est parti ouais on est parti parce que c'est c'était aussi pour lui montrer que enfin ça ça ne pouvait pas passer enfin c'était pas normal la situation dans laquelle on on était et enfin on est on est quelques ENF quelques uns en responsabilité on est arrivé depuis 2 3 4 ans on a quand même déjà connu un certain nombre de ministres en 4 ans moi j'ai jamais vu un aussi mauvais départ mais de toute façon vous lui demandiez desgages mais elle elle peut pas faire d'autre chose que sa feuille de route et sa feuille de route elle est plutôt fixée plus haut par Atal puis surtout par Macron peut-être même par Brigitte Macron mais on va regarder ce qu'en disait Macron lors de sa grande conférence de presse il a quand même beaucoup parlé d'duc depuis 2017 nous avons entamé un choc des savoirs le retour des fondamentaux l'enseignement le dédoublement des classes et nous allons le poursuivre avec des maîtres mieux formés mieux payés une rénovation des programmes des évaluations en chaque niveau dès la rentrée 2024 l'instruction civique sera refondée son volume horaire sera doublé une heure par semaine dès la 5e mais l'école dans laquelle la la confiance aussi se déploie où on forge pleinement et on exprime les talents de chacun doit donner une place à la culture et au sport je souhaite que le théâtre devienne un passage obligé au collège dès la rentrée prochaine la tenue unique qui a donné lieu à tant de débats ces derniers mois dans notre pays et qui efface les inégalités entre les familles en même temps qu'elle crée les conditions du respect sera expérimenté dès cette année dans une centaine d'établissements je suis total favorable à ce qu'on apprenne la Marseillaise au primaire totalement c'est même indispensable parce que c'est ce qui nous unit c'est le fruit de notre histoire nous instituons dans chaque collège et dans chaque lycée dès la fin de cette année une cérémonie de remise des diplômes rite républicain d'unité de fierté et de reconnaissance la famille et l'école au fond pour faire des républicains en même temps que pour transmettre des savoirs c'est vrai depuis le début de notre 3e république L l'ordre va avec le progrès l'autorité va avec l'émancipation indissociable la réponse à cela c'est l'école l'école l'école là aussi continuer le travail commencer avec encore plus de force travailler sur les vacances et le temps scolaire Premier ministre naguer ministre de l'éducation nationale avait commencé ce travail pour décaler les examens parce que les vacances longues sont un élément d'injustice sociale et commencer aussi dès la 5è l'accompagnement à l'orientation qui est un élément absolument décisif une plus grande égalité beaucoup de choses hein beaucoup de beaucoup de choses avec quand même une certaine cohérence he dans le dans quand même le le le la tenue unique he il dit pas uniforme il veut mettre des cérémonies il veut qu'on apprenne la Marseillaise moi il me semble que j'ai appris la Marseillaise en primaire ça existe déjà ça ah oui mais il y a dans ce qu'il a dit il y a beaucoup de choses qui existent déjà hein la la cérémonie de remise du brevet ça a été instauré par njat Valot Belkassem la Marseillaise par Jean-Michel enfin c'était Jean-Michel Blanquer qui avait fait pas mal de bruit qui av les paroles donc il y a eu quand même beaucoup de recyclage euh dans dans cette conférence de presse après il y avait aussi des choses qui ont une très grande cohérence qui ne nous surprennent pas parce que ça fait quand même 6 mois que Emmanuel Macron pilone sur sur l'école avec un projet qui est extrêmement conservateur voire réactionnaire avec quand même deux objectifs bien précis d'abord parler à cet électorat là h et ensuite nous on a bien senti depuis le mois de juillet qu'il voulait utiliser l'école pour pour apporter une réponse aux émeutes oui en on sent que ça c'est l'école est de toute façon euh au centre de toutes les attentions est responsable de tout parce que voilà parce que c'est toujours plus ou moins de la faute de l'école voilà on oublie quand même que les émeutes de les émeutes elles ont elles ont pas commencé à cause de l'école elles ont quand même commencé parce que elles ont quand même commencé parce que il y a un policier qui a attiré une balle dans la tête d'un jeune c'est pas un professeur qui a tiré une balle dans la tête d' d'un jeune c'est un policier donc après dire c'est de la faute de l'école parce que moi je me sois au mois de juillet avoir entendu des députés dire ah bah oui mais l'école n'a pas joué son rôle je suis un peu tombé de ma chaise et puis depuis juillet on sent qu'Emmanuel Macron sur la base d'un d'un constat qui est complètement faux quand il parle de décivilisation et cetera dit bah c'est à l'école de remettre entre guillemets dans le droit chemin la jeunesse d'où la mise au pas avec le SNU d'où tout le discours sur l'autorité et l'ordre qui éloigne toujours plus l'école publique de ce qu'elle doit être c'est un lieu d'émancipation pour les élèves h le SNU on en est où parce qu'il avait été question qu'en fait il y a une il y a une je crois en seconde hein c'était ça en seconde les élèves et le choix entre c'est t très flou le SNU parce qu' on voit à peu près où ils veulent aller mais ils y vont on sait pas trop ou et qui est le choix entre faire un stage en entreprise ou faire le SNU mais que faut faut faire un des deux c'est c'est ça les pistes de travail là pour l'instant al on en est où ça enfin on sait où ils veulent aller mais on a un peu de mal à voir le chemin qui veulent qui veulent emprunter donc là il y a les élèves peuvent toujours faire le le SNU sur leurs vacances scolaires de manière individuelle oui pour l'instant c'est la base du volontariat VO sur la base du volontariat après il y a ce qu'on appelle les classes engagées depuis cette anné année donc classe engagée VO vocabulaire ministériel un professeur volontaire inscrit sa classe dans un projet dans pas mal de projets liés à l'engagement et dans ce cas-là euh la classe doit partir une semaine en séjour SNU ah et c'est le professeur professeur principal voilà qui professeur de la classe qui dit bah moi j'ai des projets sur le thème de l'engagement et dans ce cas-là il devient classe engagée et les élèves partiront en SNU sur temps scolaire c'est-à-dire que plutôt que d'être 10 à 12 jours en classe et ben ils iront voilà regarder le drapeau se levé crapauté dans la montagne avec de d'ancien militaire en avec voilà et et après la troisème hypothèse c'est en fin d'année il y a un stage sur la deuxème quinzaine de juin stage en entreprise des élèves qui ne trouveraient pas de stage bah pourrait basculer sur le SNU et on voit bien idé parce qu'on sait très bien quels sont les élèves qui ont pas trouvé de stage oua oua ouais il a déjà des des des régions qui sont testé avec le l'uniforme en ce moment depuis alors vous avez des retours vous en tant que syndicaliste comment c'est accueilli par les les profs élèves alors ouais ça va être testé alors les les régions les plus volontaires comme par exemple au hasard la région ronol voilà avec voilà ils vont ils vont certainement tester dès le printemps donc pour l'instant on n pas d'élèves qui porte l'uniforme et cetera mais dans les régions les plus volontaires ça va être au printemps sinon les autres ça va être à la rentrée donc à la rentrée 2024 nos collègues quand ils ont parfois ils ont vu sortir le nom de leur établissement dans la presse locale ils ont découvert que leur établissement était volontaire pour pour expérimenter l'uniforme ils nous ont dit alors je prends l'exemple dans la région ronalpe il y a des élèves des des collègues qui nous ont dit oui enfin bon on a plus de chauffage depuis 3 jours la fenêtre elle tombe et il y a plus de papier toilette dans voilà il y a plus de papier toilettes pour les élèves alors bon l'uniforme en plus on les a vu hein voqu les a les a présenté ces uniformes c'est franchement bon beaucoup de Français qui aiment bien l'idée de de on revient à l'uniforme et on s'imagine que ça va être joli en plus c'est moche c'estd c'est vraiment le pantalon on dirait vraiment une tenue d'équipier McDo ou car glace euh mais avec marqué République non marqué région vernonalp par que ça quand on tient une région il faut mettre le logo de la région partout parce que du coup c'est comme s' avait marqué voquier directement presque j'aurais une petite question si tu me permets sur le comment dire la la santé mental des profs et leur leur capacité à se révolter on voit depuis depuis quelques années que dès qu'il y a des il y a enfin de mon point de vue mais vous aurez peut-être d'autres chiffres il y a de moins en moins de grèves et surtout il y a de moins en moins de de de de motivation pour faire grève parce que on a on a l'impression que face à ce mur que que que qui que représente Macron quoi qui qui qui lou voie qui dit non à tout en quelque sorte même la grève ne sert plus à rien quoi et même aller dans la rue pour se faire bastonner par des des policiers c'est compliqué donc quel quel moyen il reste pour pour se faire entendre quand on est prof ouais alors oui y a il y a peut-être parfois un peu de il y a peut-être des questions de la part des des collègues en même temps quand je regarde depuis le le depis qu' Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir on a quand même fait la grff des surveillances du bac ce qui était un truc complètement très populaire c'était oui non mais mais ça a fait beaucoup débat chez nous en interne c'était c'était en 2019 en 2019 on avait passé plusieurs mois à se mobiliser ça répondait pas en phase blanquire ne répondait pas sur le bac on s'est beaucoup posé la question de qu'est-ce qu'on fait maintenant et on a fait la greffe des surveillances c'est-à-dire le jour de l'épreuve de philosophie on s'est mis en grève ça nous a beaucoup coûté en tant que prof parce qu'en tant que prof se dire je vais faire quel quelque part oui là ça va directement toucher mes élèves euh ça nous a ça nous a coûté mais on l'a fait ça alienne aussi par voà mais et pour le coup alors derrière effectivement l'opinion publique nous a vu oh là là les méchants profs et cetera ça nous a permis de quand même de mettre la question du bacaloréa sur sur le devant de la de la scène on a vu que quelques années après on avait on avait convaincu tout le monde je pense que l'année dernière sur la la réforme des retraites les profs étaient quand même très présents en début de de mobilisation notamment sur les premières journées de grève on a fait des grèv majoritaire après oui il y a des interrogations sur sur comment est-ce qu'on fait est-ce qu'une journée de grève ça va suffir là en ce moment on a beaucoup de collègues qui nous parlent de la grève au Québec de nos collègues québécois où ils ont fait bah les Québécois ils ont fait ils ont fait une première journée de grève où il y avait 95 % de grvistes et ensuite ils ont enchaîné sur plusieurs semaines de grève et on nous dit bah oui pourquoi est-ce que vous faites pas ça et c'est c'est vrai que nous ça nous interroge parce qu'on voit bien effectivement que sur une journée de grève on a 30 35 % 40 % des des collègues donc c'est pour ça que là on a décidé de de consulter nos collègues euh enfin de consulter nos nos syndicéss dans dans les prochains jours en leur disant bon bah là on est quand même dans un moment qui qui est grave pour l'école euh pour nos métiers pour nos élèes fr syndical en tout cas ça on discute bien et en tout cas nous on va donc on va consulter nos nos syndicats en disant dans le contexte actuel est-ce que vous êtes prêt à faire une journée de grève ou est-ce que vous êtes prêt à en faire plusieurs voilà pour sentir un peu vers quoi on peut aller là l'intersynd enfin on travaille bien entre organisation syndicale l'année dernière on a bien travaillé sur la question du pacte par exemple et là bah on est quand même plusieurs à appelés à la grève le le 1er février et nous on va poser la question à nos collègues alors voilà c'est pour prendre un moment la photographie de 1er février très bien et la revendication c'est quoi c'est desugmentation salair on on va y arriver justement parce que là on a parlé des trucs un petit peu un petit peu symboliques voilà le côté retour à l'ordre ancien le côté voilà vieille France d'Emmanuel Macron avec ses uniformes et c'estes marseillaisees euh maintenant on va écouter bah sur des problématiques plus concrètes les remplacements la formation des prof sœ qu'est-ce qu'il nous disait Macron là-dessus le choc des savoirs c'est avoir des maîtres mieux formés c'est pourquoi on va complètement revoir tout cela moi je crois un système en lien avec notre université mais où on a au fond des compatriotes qui veulent enseigner qui d après le baccalauréat puissent s'être formé au métier d'enseignant je veux pas dire tout de suite qu'on va revenir au vieux système de nos écoles normales c'était pas si mauvais en tout là où aujourd'hui au fond on demande des chemins universitaires qui sont parfois très divers mais on ne forme pas au métier d'enseigner tout de suite donc on va repenser la formation et dès ce trimestre on aura des annonces fortes avec refondte complète du système de formation des maîtres on les rémunère mieux avec le PACT enseignant et c'est des il y a une une part de la rémunération qui a augmenté pour tout le monde qui est inconditionnel et qui est historique on l'avait pas vu depuis les années 90 et une part qui est liée à l'adhésion au pacte pour pouvoir faire des tâches supplémentaires accompagner les devoirs faits qui permettent de lutter contre les injustices permettent de mieux accompagner justement dans l'orientation et permettre entre autres d'adhérer au remplacement remplacement dans notre code je le rappelle c'est censé être une obligation durant mon premier quinena on s'est attaqué au remplacement long je vous le dire parce que moi j'ai creusé le sujet depuis 6 ans et demi et on a des résultats formidables parce que on a plus de 95 % des absences qui sont comblé telles qu'elles été mesuré c'est absence de plus de 15 jours c'est tout ce qu'on a suivi durant le premier kinena on est à 95 % je crois en 2022 2020 23 c'est le taux de remplacement on a même atteint certaines années davantage le ressenti sur le terrain n'était pas le même pourquoi parce qu'on ne faisait pas remonter au National les absences de court terme on ne les mesurait même pas donc on a ouvert le capot et on est allé regarder le remplacement de court terme et on s'est aperçu qu'il y avait une dizaine de millions d'heures chaque année qui étit perdu et c'est ça qui est insupportable pour les parents donc on a on a réussi à répondre au problèm d'absence long des professeurs et là on est en train de s'attaquer au aux absences de courte durée c'est de la réorganisation nos professeurs sont nos meilleurs alliés sur ce sujet-là et c'est aussi pour ça qu'on a décidé de mieux les payer quand ils adhéraient à cela par les heures supplémentaires et par le pacte et ben voilà alors bah c'est bon c'est réglé donc il y a le pacte et puis c'est bon là les heures remplacé quand c'est court c'est bon je sais pas on en est où c'est vrai ce qu'il raconte comment ça ce truc là où il a ouvert le capot puis en fait il y avait des des des des absences non remplacées mais c'était des courtes et qu'on les regardait pas c'est vrai toute l'histoire non il y a beaucoup de réécriture de de l'histoire là dans dans ce que raconte le président de la République d'abord sur les les absences de longue durée il dit quand même on arrive à ce chiffre de 95 % des des absences qui sont remplacées c'est formidable et cetera en 2022 on arrive à ça faut rappeler qu'en 2017 on était à 97 % donc longue durée duré c'est plus de 15 jours et c'est congé maladie congé maternité et cetera donc en fait situation s'est dégradée pendant le premier quinena elle s'est dégradée parce que les moyens de remplacement c'est dans les académies bah il y a des des emplois de prof qui sont fléchés pour être remplaçant et ben en fait Emmanuel Macron en a supprimé donc effectivement aujourd'hui on est dans cette situation complètement obubuesque où un congé maternité qui est quand même par définition le congé assez prévisible hein que même au rectorat ils sont au courant bah ils ne sont pas forcément remplacés dès le 1er jour voilà et ensuite sur les absences de de courte durée celle de moins de 15 jours c'est voilà c'est quand on maladie maladie enfant malade formation et cetera et donc là Emmanuel Macron dit c'est génial avec le pacte le pacte enseignant ce côté on demande aux professeurs de remplacer leurs collègues au pied levé c'est ça le le pacte en plus de leurs heur mais on vous fera on vous payera plus là aussi enfin bon pour le dire rapidement il raconte n'importe quoi d'abord il y a très peu de professeurs qui ont signé le pacte papenia avait dit il faut qu'il y en ait 30 % qui signent Gabriel Atal à la rentrée a dit bon bah il y en a 25 % qui ont signé d'ailleurs une fois je lui ai dit bah ça veut dire qu'il y en a 75 % qui n'ont pas signé c'est pas si mal 25 % non bah c'est 25 % c'est c'est pas c'est pas beaucoup 25 % par rapport à l'objectif c'est pas beaucoup et surtout ça veut dire selon Gabriel Atal 75 % des professeurs n'ont pas signé le PCT la motivation c'était de gagner un peu d'argent en plus quoi c'était de gagner un peu d'argent et c'est c'est très cynique de leur part c'est-à-dire que ils ne font pas d'effort sur les salaires sur le point d'indice et sur le point d'indice des fonctionnaires et cetera et ensuite ils disent bah si vous voulez gagner plus il va falloir travailler plus parce que c'est ça en fait le le PACT et et les remplacements quand quand il a un prof qui a signé le PACT quand on lui demande de remplacer son son collègue c'est pas forcément la même discipline c'est pas du poste pour poste en fait le prof d'histoire géo qui est pas là on peut demander à n'importe quel prof y compris un prof de math de venir le remplacer alors il va faire des maths mais leur histoire j elle est perdue ou et dans le même temps les boîtes privées qui font de soutien scolaire explosent quoi elles font plein de tunes ouais et bah ça c'est quand même une des constantes aussi de depuis 2017 éc privé a PR effectivement le privé beaucoup bénéficié de parcours sup le privé a beaucoup bénéficié euh des des carences de l'institution en terme de remplacement en fait les grands gagnant depuis 2017 dans l'éducation nationale c'est pas les profs c'est pas les élèves c'est le secteur privé au sens large hein donc pas seulement les les écoles mais c'est vrai que même parcours sub voilà il y a des il y a des parents qui sont prêts à payer pour que leurs gamins s'en sortent mieux avec cet algorithme mystérieux qu'on a du mal à comprendre obtiennent les les bons établissement et pour ça pareil il y a des il y a des prestations qui sont vendues c'est extraordinaire et sur euh le la formation des des aujourd'hui pour être pour devenir alors Macron dit le maître parce que il est très très très vieille France comme on le disait mais en vrai c'est l'instituteur on pourrait dire euh ou professeur des écolur des éc et professeur voilà moi aussi je suis r en fait et euh comment on peut devenir un tite en combien de temps c'est quoi la formation parce que il veut il a évoqué l'École Normale faut rappeler qu'avant l'École Normale ça veut dire qu'après le bac on pouvait rentrer directement dans une école qui allait nous former à devenir professeur des écoles et bah non pas à l'époque Ctait pas professur des écoles mais où même on était payé je crois pendant ce temps de formation et juste avec le bac quoi et après c'était parti on en est où là parce que il a parl de la fac oui et il a dit bon faut pas séparer mais on va peut-être y revenir mais un petit peu pas trop qu'est-ce que vous avez compris là-dedans bah pas grand-chose comme souvent quand il parle de l'éducation nationale aujourd'hui il faut un bac plus 5 pour devenir pour devenir professeur ce qui garantit quand même un un bon niveau de de connaissance enfin quand on doit transmettre de l'histoire géo des maths et cetera faut quand même avoir un bon niveau de de maîtrise de de la discipline et alors là en fait en 4 mois ce qui a aussi eu une fonction aussi c'est d'effectuer aussi un un filtre un tri social c'est alors quand on regarde les statistiques pas pas à ce point-là c'estàd que souvent on dit ah bah oui mais c'est ce qui fait qu'il y a moins moins d'élèves de enfin moins d'étudiants de milieu défavorisé quand on ge les statistiqu dans dans certaines disciplines sur certains concours non c'est c'est pas vrai ça fait partie des choses qui qui circulent et ce qui circule aussi c'est ce que dit Emmanuel Macron depuis 4 mois d'ailleurs au mois de à la fin du mois d'août il avait dit ouais on va recréer les les écoles normales exactement ce qu'il vient de dire là nous une semaine après on rencontrit Gabriel Atal qui n disait non non c'est c'est pas l'ordre du jour et et on a ensuite commencé à travailler sur enfin on a commencé échanger avec le le le le ministrein l'ex ministre qui nous disait bon bah est-ce qu'on va pas sur un schéma avec un concours à bac+ 3 mais alors en même temps on a Emmanuel Macron qui nous dit recrutement après le bac donc en fait on sait pas là on devait avoir une réunion cet après-midi sur le sujet qui évidemment a été annulé dans le contexte actuel reporté à on sait pas quand donc on sait qu'ils veulent toucher à la formation des au recrutement et à la formation des des professeurs il y a certainement des choses à revoir dans dans la formation après nous on pense que le concours à bac+ 5 il est quand même voilà c'est la garantie d'un d'un bon niveau de maîtrise de de la discipline mais de toute façon une chose est certaine on va pas attirer plus de monde vers le concours si on paye pas mieux les professeur et si onaméliore pas les les conditions de travail aujourd'hui tout le monde sait que professeur le enfin c'est un métier c'est un métier qu'on aime faire c'est un métier c'est un beau métier mais dans de telles conditions aujourd'hui je dire on est mal payé on est dans des conditions qui sont parfois difficiles des classes surchargées on n'est pas forcément respecté considéré et et aujourd'hui bah ouais ça ça fait plus forcément ça fait plus forcément rêver et on va terminer sur cette grève prévue donc du 1er février quelles sont les mots d'ordre justement des moyens alors justement c'est la question des salaires demandez pas le la démission d'Amélie oua casttera alors non aujourd'hui non voilà bah c'est c'est de toute façon la politique on sait on sait que le centre de gravité de du ministère de l'Éducation nationale il est paru de Grenelle il est entre Matignon et l'Élysée donc on appelle à la grève le 1er février sur la question des salaires sur la question des conditions de travail et puis aussi sur la question de la défense de l'école publique enfin ça nous semble important dans le contexte actuel euh parce que c'est c'est ce qu'on a beaucoup entendu chez nos collègue là depuis depuis une semaineou ça a touché quelque chose enfin la colère très éruptive moi ça m'a rappelé certaines déclarations de Jean-Michel blanqu enfin je me suis retrouvé dans ma salle des profs vendredi et samedi c'était une une colère en disant oui elle a provoquer elle a c'est une forme de provocation de non seulement de ce qu'on fait mais aussi de ce qu'on est et ça ça a fait très mal aux collègues et et oui moi j'ai entendu des comparaisons avec Jean-Michel Blanquer qui sont quand même très révélatrices he quand un ministre de l'éducation nationale est comparé à Jean-Michel Blanquer généralement ça se passe pas très très bien donc oui on a on voudrait mettre au centre du débat à travers cette grève la question des salaires des conditions de travail de l'avenir du service public mais aussi de la nécessaire défense du service public et on le rappelle 80 % des enfants sont scolarisés dans le public voilà ça reste c'est c'est voilà c'est c'est c'est ce qui permet de préparer quand même l'avenir d'une bonne partie de la de la jeunesse mais aujourd'hui le service public est dans une situation absolument dégradée qui est le résultat de la politique qui a été menée par Emmanuel Macron depuis 2017 on a des des défis absolument gigantesque devant nous par exemple il va falloir recruter 329000 profs d'ici 2030 2030 c'est demain et si on se s'il y a pas des décisions fortes qui sont prises maintenant euh c'est à chaque rentrée on va plus ouaistip truc oui voilà et ben merci beaucoup d'avoir été beauououp merci beaucoup d'avoir été avec nous pour commenter cette séquence complètement zinzin et puis bah courage force pour la suite pour le 1er février voilà s'il y a des profs qui nous regardent et puis rapprochez-vous de vos syndicats ça ça vaut pour tous les pour tous les métiers c'est quand même utile d'être syndiqué merci et bah à la prochaine fois ouais avec plaisir merci à vous merci et voilà c'est bon c'est le générique [Musique]